Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux

Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux

Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux
22.07.2021
Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux
Animaux sauvages

S’il est exact que les blaireaux figurent parmi les animaux sauvages susceptibles d’être hôtes de la tuberculose bovine, au même titre d’ailleurs que les sangliers ou les cerfs par exemple, il s’agit bien d’une maladie qui provient des troupeaux de bovins. Donc, quand les éleveurs et chasseurs clament dans les médias que laisser la vie sauve aux blaireaux serait source de propagation de cette maladie, et que l’annulation de l’arrêté que nous avons attaqué y participe, on ne peut que leur opposer les faits. On ne peut leur laisser dire n’importe quoi au public qui pourrait se laisser berner par leurs arguments trompeurs.

Le déterrage : une chasse à risque pour les chiens qui peuvent attraper la maladie

La vénerie sous terre est une pratique à risque s’agissant de la tuberculose bovine puisqu’elle met les chiens de chasse en contact avec les blaireaux et avec les galeries où peut se trouver de l’urine de blaireau, ce qui augmente les risques de propagation. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 dispose que dans les zones à risque, le préfet peut interdire la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens. Le préfet le sait d’autant mieux qu’il l’a justement fait interdire sur une partie de ce département, précisément pour cette raison !

Il est donc totalement paradoxal et contre-productif de pratiquer le déterrage pour lutter contre la tuberculose bovine ! Nous l’avions d’ailleurs souligné dans le recours que nous avons gagné, contre l’arrêté du préfet du Lot-et-Garonne…

Diviser pour mieux régner : quand les chasseurs font le jeu de la tuberculose bovine…

Tuer des blaireaux reste malheureusement autorisé de septembre à mi-janvier, notamment par la chasse à tir. Or plusieurs études scientifiques ont démontré que l’abattage indifférencié de blaireaux conduit à une augmentation de l’incidence de la tuberculose chez les bovins et des risques de diffusion vers des territoires limitrophes en raison des mécanismes de dispersion et de réorganisation sociale et territoriale des individus survivants.

L’ANSES a produit deux rapports sur la question en 2011 et 2019 dans lesquels elle estime que l’abattage ne se justifie pas comme mesure préventive dans les populations de blaireaux encore indemnes de la tuberculose. Cela semble d’ailleurs logique : on n’abat pas des individus en bonne santé, pour éviter qu’une maladie se transmette !

L’annulation de l’arrêté que nous avons contesté ne favorise en rien la propagation de la maladie !

Les déterreurs pleurnichent en réalité sur l’annulation de leur loisir favori de l’été pour des raisons tout à fait fallacieuses. D’une part, ils rejettent la faute de l’abattage de troupeaux de bovins – destinés à l’abattoir par les éleveurs, faut-il le rappeler ? – sur les blaireaux et sur nous, leurs défenseurs, alors que ce sont ces élevages qui sont la source de la transmission de la maladie aux animaux sauvages.

D’autre part, la chasse ne sert pas à lutter contre la diffusion de la tuberculose bovine. Des arrêtés spécifiques de destruction administrative sont pris pour cela dans le cadre du dispositif Sylvatub. L’annulation de l’arrêté que nous avons obtenue ne change rien sur ce point.

De même, en cas de dégâts imputables à des blaireaux et dûment constatés sur les cultures, il est possible de mettre en place des solutions alternatives (répulsifs, comblement du terrier pour que les blaireaux « déménagent », selon les cas de figure). Et le préfet a – malheureusement – la possibilité toute l’année et chaque fois qu’il l’estime nécessaire, d’ordonner des « destructions » administratives de blaireaux. Là encore, l’annulation de l’arrêté du préfet du Lot-et-Garonne que nous avions contesté ne change rien.

Donc des abattages de blaireaux restent largement possibles (ce que nous déplorons)… L’argumentaire mensonger des chasseurs-éleveurs ne tient pas une minute. Nous avons obtenu l’annulation d’un arrêté parce que le préfet n’avait pas fait procéder à une consultation publique au préalable. Mais il permettait aussi la pratique d’un loisir qui en tout état de cause n’était ni corrélé à l’existence de dégâts ni à un risque sanitaire.

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux
19.07.2021
Lot-et-Garonne
Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux
Animaux sauvages

L’audience concernant notre recours au tribunal administratif de Bordeauxpour défendre les blaireaux s’est déroulée le 29 juin 2021. Pour le rapporteurpublic, l’arrêté pris par le préfet du Lot-et-Garonne le 11 décembre 2020permettant la tenue de la période complémentaire de vénerie sous terre desblaireaux de mi-mai à mi-septembre 2021 devait être annulé totalement oupartiellement. Nous étions donc optimistes, et la bonne nouvelle est tombée ce soir du 19 juillet 2021: l’arrêté est annulé!

Parmi les griefs que nous avions envers cet arrêté, il y avait le fait que le préfet n’avait pas fait précéder a publication d’une consultation publique. Pour nous, l’arrêté était également « entaché d’une erreur manifeste d’appréciation », il « méconnai[ssai]t le principe de précaution » et était « entaché d’un détournement de pouvoir ».

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice : « Les blaireaux sont des animaux pacifiques qui sont protégés dans la majorité des pays d’Europe. Et pour cause ! Leur population reste relativement stable et ils ne créent pas de dommages. La seule raison pour l’autorisation de périodes complémentaires de leur déterrage, c’est le seul plaisir des chasseurs ! »

Le tribunal administratif de Bordeaux vient de décider de suivre les conclusions du rapporteur public. C’est une grande nouvelle pour les blaireaux du Lot-et-Garonne. En effet, les déterreurs de blaireaux, qui sont autorisés à exécuter leur sinistre besogne de l’automne au printemps, ne pourront plus le faire cet été. Alors, certes, de mi-mai à aujourd’hui, il leur a été possible de tuer des blaireaux en creusant dans le sol meuble des terriers, mais là s’arrête leur jeu macabre. Nous sommes extrêmement heureux de cette conclusion positive.

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !
07.07.2021
France
One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !
Exploitation pour le spectacle

One Voice fait campagne depuis vingt-cinq ans contre la corrida en France pour, d’une part, éviter la souffrance et la mort aux taureaux et, d’autre part, faire interdire l’accès aux arènes et la participation des enfants à cette torture. Dans ce cadre, une journée d’actions coordonnées dans treize départements aura lieu le 10 juillet prochain. L’association de défense des animaux demande l’interdiction des corridas sur tout le territoire national.

Les corridas sont considérées comme un spectacle traditionnel où la violence est banalisée. Ces séances de torture génèrent l’excitation des aficionados dans le public, dans les rangs duquel on trouve même des enfants, emmenés par leurs parents assister à ces scènes sanguinolentes. Ces « spectacles » devraient être constitutifs d’actes de cruauté et de sévices graves envers les animaux et donc condamnés par le Code pénal. Pourtant, ils bénéficient d’une exemption dans les régions où ils ont lieu, car s’inscrivant, selon le droit français, dans une tradition locale « continue et ininterrompue ».

Qu’elles soient à pied, à cheval ou portugaises, les corridas torturent puis tuent toujours les taureaux en public ou en coulisses. Il en existe plusieurs sortes : les bécéradas avec des veaux de 2 ans, les novilladas avec des veaux de 3 ans, et les corridas avec des taureaux de 4 ans. Ce sont donc tous de très jeunes individus qui sont sacrifiés en public. Lors de nos enquêtes dans des écoles de tauromachie pour enfants en 2012 et 2019, nous avons vu des adultes forcer des enfants apeurés à participer à l’innommable, et de très jeunes taureaux mis à mort par des adolescents.

Qu’y a-t-il de normal dans le fait de tuer un animal ou d’assister à sa mise à mort ? La tauromachie participe clairement à la banalisation de la violence. Loin d’être du sport ou de l’art, ces pratiques sont abominables et nous exigeons qu’elles soient interdites sur tout le territoire français, sans aucune exception, plutôt que subventionnées par des mairies en quête d’animation locale.

Les événements :
Veuillez vérifier les dates, heures et lieux le jour même sur l’événement Facebook correspondant qui sera mis à jour, car parfois les préfectures les modifient à la dernière minute.

Dépts Ville Lien Facebook Lieu Horaire
05 Embrun Lien événement Lieu-dit « Plan d’Eau » Dimanche 11/07
14h30 à 17h
06 Nice Lien événement La Coulée verte, Le Paillon 16h30 à 18h
08 Charleville-Mézières Lien événement Rue Pierre Bérégovoy 14h30 à 16h
13 Aix-en-Provence Lien événement Allées Provençales 11h à 12h30
14 Pont d’Ouilly Lien événement Devant L’Épicerie Du Coing 14h30 à 17h
17 La Rochelle Lien événement Place de la Caille 14h30 à 16h
33 Bordeaux Lien événement Quai de la Garonne Dimanche 11/07
12h à 17h
34 Montpellier Lien événement Place de la Comédie 14h30 à 16h
57 Metz Lien événement 12 Rue du Petit Paris 15h à 16h30
59 Lille Lien événement Grand’Place 14h30 à 16h
67 Strasbourg Lien événement Rue des Grandes Arcades 14h30 à 16h
69 Lyon Lien événement Place Saint-Jean 15h à 17h
75 Paris Lien événement Place Edmond Michelet 14h30 à 16h

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte
04.07.2021
Roquebrune-sur-Argens
Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte
Animaux familiers

Une fête de la chasse comme il y en a tant se déroule ce week-end à Roquebrune-sur-Argens. Un éleveur primé y bat ses chiens… Mais là, un témoin filme la scène et nous l’envoie. Nous déposons plainte pour mauvais traitements commis par un professionnel (un délit)!

Quand l’une de nos sympathisantes s’est retrouvée nez à nez avec cet éleveur-chasseur à Roquebrune-sur-Argens, ça a fait des étincelles. L’homme, primé pour son élevage de chiens Porcelaine lors de la fête de la chasse Diane Roquebrunoise ayant lieu ce dimanche 4 juillet 2021, rentrait ses chiens dans un chenil grillagé en les frappant à l’aide de ce qui ressemble fort au manche d’un fouet. Le pauvre chien filmé, effondré au sol, terrifié et battu, doit certainement ressentir tout l’amour que les chasseurs claironnent ressentir pour leurs chiens…

Une chance que l’une des participantes du happening organisé par le collectif VESEA ait filmé ce moment. Nous déposons plainte pour mauvais traitements commis par un professionnel – une circonstance aggravante – car une fois encore ces actes de violence envers les animaux ne peuvent rester impunis.

Lors de l’échange verbal, l’éleveur, reparti les bras pleins de prix dont celui du meilleur éleveur – un comble! – ne semblait même pas avoir conscience que sa conduite était répréhensible. Il les battait tous les uns après les autres et face à son acte, dit en défiant sa contradictrice: « Ah ben comment faut faire?! » Les chasseurs ne peuvent continuer à traiter les chiens comme des objets corvéables à merci devant obéir tels des robots. Les êtres sensibles qu’ils sont doivent être protégés. Nous sommes là pour nous en assurer.

Inauguration du Chatipi de Davejean le 7 juillet

Inauguration du Chatipi de Davejean le 7 juillet

Inauguration du Chatipi de Davejean le 7 juillet
01.07.2021
France
Inauguration du Chatipi de Davejean le 7 juillet
Animaux familiers

La mairie de Davejean dans l’Aude, a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants sur sa commune. L’association de défense des animaux, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un abri et des panneaux pédagogiques. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. A Davejean, l’inauguration du chatipi aura lieu le 7 juillet 2021 à 17h.

Une conférence de presse aura lieu devant le chalet des chats à l’occasion de cette inauguration à Davejean le 7 juillet à 17h, chemin du Presbytère. Mme Bornia, la mairesse de Davejean, sera présente, tout comme la présidente de l’association locale Protection Animale Hautes-Corbières (APAHC), Mme Vanessa Adam, ainsi que des bénévoles et nourrisseuses. Enfin, c’est Justine Audemard, chargée de campagne qui, ayant mené le projet à terme, représentera notre association.

One Voice développe actuellement le programme Chatipi dans une trentaine de communes.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique permettant de créer dans les communes des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles. Le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats pour avancer vers une solution durable à cette problématique.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants et autonomes, alors qu’ils sont vulnérables en cas d’abandon (bien plus fréquent et bien moins visible que celui des chiens).

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. Il existe environ 11 millions de chats errants en France. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car les familles humaines concernées ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui ont également un impact sur la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Davejean

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chatipi et assure les frais vétérinaires d’une quinzaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests). Exceptionnellement, l’association de défense des animaux a pu financer la prise en charge de vingt-cinq d’entre eux, grâce à des frais vétérinaires très avantageux. La mairie, quant à elle, met à disposition un espace dédié pendant au moins cinq ans et financera la construction du chalet, qui devient, avec le panneau d’information pédagogique, sa propriété. À son tour, l’APAHC montera, aménagera le chatipi et l’entretiendra, pour que les vingt-cinq chats puissent s’y reposer et s’y restaurer. Elle veillera également à leurs soins au quotidien et à leur relâchage après traitement, en coordination avec la municipalité.

Nos enquêteurs ont vu Ula en état d’extrême cachexie

Nos enquêteurs ont vu Ula en état d’extrême cachexie

Nos enquêteurs ont vu Ula en état d’extrême cachexie
01.07.2021
Espagne
Nos enquêteurs ont vu Ula en état d’extrême cachexie
Exploitation pour le spectacle

En ce mois de mai, et alors que les dernières nouvelles d’Ula publiées en avril par le Loro Parque étaient mauvaises, nos enquêteurs se sont rendus au delphinarium de Tenerife. Nous devions aller voir nous-mêmes ce qu’il en était. Après cette visite des bassins espagnols, nous ne sommes pas du tout confiants sur l’avenir d’Ula.

Le Dr Gallego, vétérinaire spécialiste des cétacés, a analysé le comportement et l’aspect physique d’Ula et de sa mère Morgan à notre demande. Il ressort de son expertise qu’Ula est dans un état de cachexie extrême. À deux ans et demi, elle devrait prendre du poids rapidement et en permanence. Au lieu de cela, la petite orque née avec une difformité à la nageoire gauche a subi un épisode de maladie digestive grave qui a fait craindre pour sa vie jusqu’à la direction du parc.

Un passé déjà jalonné de difficultés

Séparée dès la naissance de sa mère, Ula n’a pas pu être allaitée par Morgan. Et depuis cette phase d’urgence critique du printemps, elle est isolée du reste des orques. Nos enquêteurs ont pu voir que pendant le spectacle, elle était déplacée du bassin médical à un autre, sans doute pour ne pas perturber les numéros. En effet, quand elle ne reste pas immobile dans le bassin du delphinarium, elle jette un regard dans l’autre bassin. Les adultes, eux, passent du temps devant l’entrée de son bassin, comme pour garder contact avec elle.

Une santé fragile

D’après nos sources dans le delphinarium, elle a commencé à maigrir sans perdre l’appétit, puis ne s’est plus alimentée. Une sonde gastrique garnie de purée de poisson très diluée a dû être employée car elle vomissait tout ce qu’elle avalait autrement. Elle accepte à nouveau de manger de petits poissons toutes les deux heures depuis peu, ce qui rend les soigneurs optimistes. Mais cela ne suffit absolument pas pour qu’elle reprenne assez de forces et de poids.

Pour le vétérinaire spécialiste des mammifères marins, Ula « ne semble pas être en rémission totale ». Certes, elle va mieux, mais son état est tout de même encore catastrophique : on peut voir ses côtes saillir, ce qui n’arriverait jamais chez une orque en bonne santé. De la même manière, on distingue la séparation entre sa tête et le reste de son corps, donnant à la première la forme d’une cacahuète, signe d’une grave perte de graisse sous-cutanée, ce qui est tout à fait alarmant. Par ailleurs, sa nageoire dorsale commence à s’affaisser, ce qui dénote un manque de graisse et de muscle, et donc d’exercice. Tout cela a une répercussion certaine sur sa flottabilité : elle a plus de mal à retourner à la surface pour respirer.

Un avenir précaire

Ula demeure dans un état critique même si le retour de son appétit est une bonne nouvelle. Dans tous les cas, elle comme Morgan ne devraient pas être enfermées dans ces bassins. Il n’aurait d’ailleurs jamais dû être possible, vu la réglementation sur les delphinariums, qu’une orque non née en captivité telle que Morgan donne naissance à un bébé en bassin. Un avenir meilleur existe pour les orques des delphinariums : les sanctuaires marins. Nous sommes d’ailleurs en train de travailler à une solution de ce type pour les orques françaises avec les plus grands spécialistes de la question. Morgan et Ula pourraient peut-être en bénéficier… si la petite survit d’ici-là.

* Correction le 17 novembre: retrait de la mention du propriétaire du delphinarium.

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Poix-Terron le 3 juillet 2021 à 16h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Poix-Terron le 3 juillet 2021 à 16h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Poix-Terron le 3 juillet 2021 à 16h
30.06.2021
ardennes
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Poix-Terron le 3 juillet 2021 à 16h
Animaux familiers

L’association de défense des animaux, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un abri et des panneaux pédagogiques. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. À Poix-Terron, l’inauguration du chatipi aura lieu samedi 3 juillet 2021 à 16h.

One Voice développe actuellement le programme Chatipi dans une trentaine de communes.

Une conférence de presse aura lieu devant le chalet des chats à l’occasion de cette inauguration à Poix-Terron le 3 juillet après-midi, rue du Chellois près du cimetière, en présence de bénévoles et de multiples acteurs locaux ayant pris part au projet. Coralie Colinet, conseillère municipale de Poix-Terron, sera présente, ainsi qu’un représentant de l’association locale la Ligue dans l’intérêt de la société et de l’animal (LISA). Enfin, c’est Mathilde Perrot, en charge du programme Chatipi, qui représentera One Voice.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique permettant de créer dans les communes des espaces pour les chats errants, de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles. Le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats pour avancer vers une solution durable à cette problématique.
En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants et autonomes, alors qu’ils sont vulnérables en cas d’abandon (bien plus fréquent et bien moins visible que celui des chiens).

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. Il existe environ 11 millions de chats errants en France. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car les familles humaines concernées ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui ont également un impact sur la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Poix-Terron

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chatipi et assure les frais vétérinaires d’une quinzaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests).

Lors de l’installation du chalet, de nombreux acteurs locaux se sont manifestés et ont participé au projet : des bénévoles ont aidé à aménager le chalet, de petites niches ont été décorées par les enfants du village, une pharmacie a fait don des pipettes anti-puces et vermifuges pour les chats, M. Jacques a offert trois arbres à chat et des gamelles pour les bénéficiaires du chatipi.

La mairie met à disposition un espace dédié pendant au moins cinq ans et construit le chalet, qui devient, avec le panneau d’information pédagogique, sa propriété. Elle entretient également le chatipi au quotidien, pour que les quinze chats puissent s’y reposer et s’y restaurer. Conjointement avec la LISA, elle assure les frais de nourriture et de soins vétérinaires. Enfin, la LISA veille à leurs soins au quotidien et à leur relâchage après traitement.

Chasse à la glu: le Conseil d’État a tranché, victoire pour les oiseaux

Chasse à la glu: le Conseil d’État a tranché, victoire pour les oiseaux

Chasse à la glu: le Conseil d’État a tranché, victoire pour les oiseaux
28.06.2021
France
Chasse à la glu: le Conseil d’État a tranché, victoire pour les oiseaux
Animaux sauvages

Le 28 mai 2021, le Conseil d’État étudiait sur le fond la requête déposée notamment par One Voice contre les arrêtés de 2018 et 2019 autorisant la chasse à la glu. Une décision positive avait été rendue par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), il était permis d’être optimiste.

La décision de la plus haute juridiction publique française vient de tomber : le Conseil d’État juge que la chasse à la glu est illégale.

Par ailleurs, les cinq arrêtés du 24 septembre 2018 du ministre d’État, de la Transition écologique et solidaire, relatifs à l’emploi des gluaux pour la capture des grives et des merles noirs destinés à servir d’appelants, respectivement, dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de Vaucluse et du Var, pour la campagne 2018-2019, sont annulés.

«Quelle belle victoire pour les oiseaux qui ne seront plus pris dans la glu en France !
Voici quatre ans que One Voice se bat également devant le Conseil d’État contre toutes les autres chasses traditionnelles. Pour ces petits oiseaux, nous irons jusqu’au bout.» Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice

Le Conseil d’État juge que la chasse à glu est illégale

Saisi par des associations de défense des animaux qui demandaient l’interdiction de la chasse à la glu et des fédérations de chasse qui réclamaient son maintien, le Conseil d’État juge que cette technique ne peut être autorisée en l’état. Après avoir interrogé la Cour de justice de l’Union européenne, le Conseil d’État annule la règlementation française autorisant la chasse à la glu des grives et des merles car elle est contraire au droit européen. En effet, il n’est pas démontré que les autres oiseaux capturés accidentellement avec cette méthode, le sont en faible nombre et sans conséquence grave. En outre, le fait qu’il s’agisse d’une méthode « traditionnelle » de chasse ne suffit pas à justifier une dérogation.

Technique de chasse « traditionnelle » dans cinq départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var), la chasse à la glu ou aux gluaux consiste à enduire de glu des baguettes (gluaux) afin de capturer vivants, pour servir d’appelants, les oiseaux de certaines espèces qui s’y posent. Les autres oiseaux capturés par cette technique doivent être relâchés.

La directive européenne dite « Oiseaux » du 30 novembre 20091 interdit le recours à des méthodes de capture massive ou non sélective et cite notamment, parmi les pratiques en principe interdites, la chasse à la glu. La directive prévoit toutefois qu’une dérogation peut être accordée, « s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante », pour capturer certains oiseaux en petites quantités, « dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective ».

Après avoir interrogé la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour qu’elle précise l’interprétation à retenir de ces dispositions de la directive Oiseaux, le Conseil d’État tire les conséquences de la réponse de la Cour et annule aujourd’hui les arrêtés ministériels fixant le nombre maximal de prises de grives et de merles noirs par la chasse à la glu en France. Par trois décisions, il répond à des recours de l’association One Voice et de la Ligue française pour la protection des oiseaux, qui réclamaient l’interdiction de cette technique, ainsi qu’à celui de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui demandait son maintien.

Le Conseil d’État observe que ni le Gouvernement, ni la fédération de chasseurs, n’ont apporté de preuves suffisantes permettant d’affirmer que la chasse à la glu ne conduit à ne capturer qu’en petite quantité des oiseaux appartenant à d’autres espèces que celles recherchées. Il relève qu’on ne peut non plus affirmer que les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés, en particulier au niveau de leur plumage.

En outre, il précise que si des méthodes traditionnelles de chasse peuvent être autorisées par la directive Oiseaux, le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive. Enfin, il relève qu’il n’a pas été démontré qu’il n’existait pas d’autre solution satisfaisante possible à la pratique de la chasse à la glu.

Chronologie

  • Septembre 2018 et septembre 2019 : Le Gouvernement autorise par arrêté la chasse à la glu de grives et de merles noirs dans cinq départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour les saisons de chasse 2018-2019 et 2019-2020.
  • Novembre 2019 : Saisi par l’association One Voice et la Ligue française pour la protection des oiseaux, le Conseil d’État demande à la CJUE de préciser l’interprétation de la directive « Oiseaux » (voir décision).
  • Août 2020 : Dans l’attente de la réponse de la CJUE, le Gouvernement refuse d’autoriser la chasse à la glu pour la campagne 2020-2021.
  • Septembre 2020 : La Fédération nationale des chasseurs saisit le Conseil d’État pour qu’il ordonne au Gouvernement de réautoriser la chasse à la glu.
  • 17 mars 2021 : La CJUE répond au Conseil d’État (voir décision).
  • 28 juin 2021 : Le Conseil d’État annule les arrêtés fixant le nombre d’oiseaux pouvant être capturés en 2018-2019 et 2019-2020 et valide le refus du ministre d’autoriser ces captures en 2020

1Directive 2009/147/CE du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages

Lire le communiqué de presse

Télécharger les décisions n°443849, 434365 et 425519

Canards appelants: pas d’impunité! Audience à Amiens pour un chasseur ce 29 juin.

Canards appelants: pas d’impunité! Audience à Amiens pour un chasseur ce 29 juin.

Canards appelants: pas d’impunité! Audience à Amiens pour un chasseur ce 29 juin.
28.06.2021
France
Canards appelants: pas d’impunité! Audience à Amiens pour un chasseur ce 29 juin.
Animaux sauvages

6 novembre 2020 : la grippe aviaire se propage parmi les oiseaux migrateurs. Malgré l’arrêté en vigueur qui interdit notamment la chasse au canards migrateurs, deux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) interpellent un chasseur en flagrant délit, avant de tomber eux-mêmes dans un guet-apens. Face à ce mépris des lois, One Voice se porte partie civile contre le chasseur. L’audience se tient ce 29 juin au tribunal de police d’Amiens.

Image issue de notre enquête en janvier 2021 dans la Baie d’Authie Sud et dans la Baie de Somme.

Edit du 30 juin 2021:

L’audience a fait l’objet d’un renvoi à la date
du 26 octobre 2021 à 9h.

À 8h15, le 6 novembre dernier, deux inspecteurs de l’Office français de la biodiversité effectuent une patrouille de surveillance à Boismont dans une zone humide de la Somme. Ce jour-là, la France est confinée et les déplacements, hors motifs impérieux, sont interdits. La chasse au gibier d’eau est également prohibée : la grippe aviaire, hautement pathogène pour l’avifaune sauvage, sévit. Les chasseurs n’ont donc pas le droit de chasser avec des appelants, ces oiseaux vivants enfermés dans des cages et utilisés comme appâts.

La mise en scène du chasseur

Pourtant, les deux agents repèrent très vite un homme en tenue de chasse. Ils s’approchent, l’interpellent, mais l’homme s’éloigne. Il finira par obtempérer, sans dissimuler le motif de sa manœuvre. « Je gagne du temps. J’ai prévenu les autres chasseurs de votre arrivée », avoue-t-il finalement.

Près de la mare, les deux agents constatent la présence de onze canards appelants enfermés. Dans la hutte, ils découvrent dix oiseaux encagés, un duvet en boule et un fusil de chasse à canon démonté. Les preuves sont évidentes. Mais quand les agents demandent à l’homme son permis de chasser pour contrôler son identité, il ne l’a pas et remet son permis de conduire. À la suite du contrôle, les agents repartent vers leur véhicule, mais se retrouvent bloqués par un groupe d’une dizaine de chasseurs. Kevin D. a prévenu ses « collègues ». Pendant près d’une heure, les agents de l’OFB essuient vociférations, insultes, menaces…

Face à la toute-puissance des chasseurs

Aujourd’hui, Kevin D. est poursuivi pour plusieurs infractions :

  • Transport et utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau en violation d’un arrêté d’interdiction.
  • Chasse sans être porteur du permis de chasser sur soi.
  • Défaut d’identification des appelants détenus (baguage).
  • Défaut de déclaration des appelants.
  • Non-tenue du registre d’identification des appelants.

Il reconnaît uniquement les 3 dernières, pour lesquelles il va être jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Ce fait divers affligeant illustre une fois de plus le sentiment de toute-puissance des chasseurs. Organisés via le collectif des « chasseurs en colère », ils exigent l’impunité quand ils violent la loi.

La propagation de la grippe aviaire ? Ce n’est pas leur problème. La loi censée protéger le plus grand nombre ? Ils la bafouent sans vergogne. Pris en flagrant délit par nos enquêteurs fin janvier, ils se moquent éperdument des conséquences de leurs actes et ont même mis en place une cagnotte « solidaire » pour payer leurs contraventions.

Le soutien des politiques

Que pouvons-nous faire, si les chasseurs ont, en plus, l’appui des politiques ? Xavier Bertrand affiche son soutien au collectif des « chasseurs en colère » et propose même d’inscrire la chasse au gibier d’eau et les chasses traditionnelles au patrimoine mondial de l’Unesco.

Quand on sait que cette pratique utilise des oiseaux captifs pour tuer leurs congénères, on croit rêver ! Ce 29 juin, Kevin D. devra répondre de ses actes au tribunal de police d’Amiens. Nous y serons.

One Voice part à la rencontre des collégiens

One Voice part à la rencontre des collégiens

One Voice part à la rencontre des collégiens
24.06.2021
Côtes-d’Armor
One Voice part à la rencontre des collégiens
Exploitation pour le spectacle

En janvier dernier, nous sommes partis à la rencontre de deux classes de 4e dans un collège des Côtes-d’Armor. Invités par une enseignante engagée dans la défense des animaux, nous avons évoqué les conditions de vie des chats errants et celles des éléphants de cirque. Les collégiens ont ensuite rédigé une nouvelle émouvante.

Les animaux ressentent-ils des émotions ? Quelles sont les différences entre un animal qui vit dans son milieu naturel et un animal enfermé derrière les barreaux d’une cage ? Quel est le rôle d’une association comme One Voice ? Invités par une enseignante sensible et engagée dans la défense animale, nous sommes allés à la rencontre de collégiens des Côtes-d’Armor. Là, grâce à des photos et des vidéos, nous avons présenté aux élèves les conditions de vie des chats errants et des éléphants de cirque. Les adolescents ne comprenaient pas toujours pourquoi ces chats sans abri étaient en mauvaise santé. Avec l’enseignante, nous avons écouté leurs remarques, leurs ressentis. Nous avons passé du temps à décrypter les images et à expliquer que ces félins passent leur journée à chercher un abri, de la nourriture, qu’ils ne sont pas soignés… Un travail pédagogique nécessaire pour éveiller les consciences des plus jeunes.

De nombreuses questions

Passionnés par les deux sujets, les collégiens avaient beaucoup de questions. Les points de vue ont fusé, les idées aussi. Car si l’objectif de cette action pédagogique était bien évidemment de les sensibiliser aux conditions de vie très dures des chats errants et des éléphants captifs, l’idée était aussi de les inviter à s’exprimer et à se forger une opinion personnelle, à travers un temps d’échanges et de débats.

Pour illustrer notre propos, nous avons évoqué la véritable histoire de Samba : une éléphante qui a grandi au Kenya auprès des siens, puis qui a été capturée, enfermée et asservie dans un cirque. Les élèves ont pris conscience de la cruauté de ce trafic des animaux sauvages. Ils ont rempli un tableau pour visualiser les différences de mode de vie : dans la savane/sur un parking, jeux avec les autres en plein air/ dressage ; enchaînement, solitude… Puis, aidés par un auteur, les collégiens ont écrit et illustré l’histoire de Happy : un éléphanteau originaire de Thaïlande, capturé, forcé à faire des numéros de clown, puis sauvé par une jeune militante. Happy end !

Extraits de l’œuvre des collégiens, l’histoire de Happy.