Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes

Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes

Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes
07.10.2022
Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes
Chasse

Aujourd’hui 7 octobre 2022, le journal officiel publie les quatre arrêtés du ministère de l’Écologie remettant en place les chasses traditionnelles. Les arrêtés de 2018 à 2021 avaient pourtant clairement été suspendus et annulés deux fois de suite l’année dernière par le Conseil d’État, après la décision de la Cour de justice de l’UE, deux juridictions que One Voice avait saisies aux côtés de la LPO. À nouveau, nous saisissons le Conseil d’État.

Les arrêtés du 4 octobre 2022*, relatifs au nombre et à la capture des alouettes des champs, dans les Landes, le Lot-et-Garonne, mais aussi en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques, à l’aide de pantes (filets) et de matoles (cages), sont une fois de plus un non-sens vis-à-vis de la directive Oiseaux, qui explicite notamment que les pièges doivent être sélectifs. Et une fois encore ils ont été publiés un vendredi, comme l’année dernière, pour permettre aux chasseurs de commencer à tuer les oiseaux tout le week-end, avant que nous puissions intervenir.

Le nombre maximum d’alouettes des champs pouvant être capturées à l’aide de pantes a ainsi été fixé à 38600 dans le département de la Gironde, à 56672 dans les Landes, à 1230 dans le Lot-et-Garonne et à 2200 dans les Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2022-2023, et en ce qui concerne les matoles, le nombre maximum autorisé d’alouettes des champs capturées a été fixé à 2 870 dans le Lot-et-Garonne et à 4928 dans les Landes. Soit 106500 alouettes dez champs, auxquelles il faut ajouter les victimes collatérales, d’autres oiseaux pris dans les pièges, qui se débattront et perdront la vie avant l’arrivée des chasseurs-piégeurs.

One Voice, qui se bat depuis des années pour faire interdire ces méthodes cruelles qui peuvent tuer sans distinction tous les oiseaux piégés, y compris des individus d’espèces protégées, déposera, comme elle l’a déjà fait et comme elle l’avait annoncé, les recours et référés nécessaires pour permettre la survie des oiseaux du Sud de la France. Ce n’est pas parce que ce type de chasse particulièrement barbare ne serait pratiquée que par peu de chasseurs qu’il faut la laisser avoir cours. Pour chaque oiseau pris dans ces pièges, on parle de vie ou de mort.

Le bénéfice est essentiel pour les oiseaux concernés et symbolique en matière de coût pour l’ensemble de la population.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice :

“Les oiseaux sont des êtres vivants à protéger en tant que tels. Ils sont parmi les plus durement frappés par la sixième extinction de masse des espèces que nous vivons actuellement, les pesticides les mettent dans une situation de famine chronique, l’urbanisation porte préjudice aux populations par le bruit, la lumière et le manque de lieux où nidifier… La sécheresse et les incendies de cet été ont fini de les frapper de plein fouet. Il est essentiel que nous nous mobilisions pour eux. Ces arrêtés “chasses traditionnelles” sont une honte.”

Notre sondage Ipsos/One Voice, paru le 6 octobre 2022, montre clairement que huit à neuf Français sur dix refusent que soit pratiquée la chasse dans les lieux décimés par la chaleur et les incendies estivaux, et qu’ils veulent une interdiction des chasses traditionnelles (83% dont 56% “tout à fait d’accord”).

One Voice sera présente dans toute la France ce week-end pour sensibiliser le public sur les méfaits de la chasse, sur les animaux chassés mais aussi sur les chiens, utilisés comme armes et considérés comme des objets.

Sensibilisation sur les méfaits de la chasse : One Voice se mobilise dans dix villes de France les 8 et 9 octobre

Au lendemain de la publication des arrêtés sur la chasse traditionnelle des alouettes des champs, que One Voice attaque au Conseil d’État, et de la publication du sondage IPSOS/One Voice sur l’opinion des Français à l’égard de la chasse, le week-end des 8 et 9 octobre, One Voice organise une action nationale coordonnée de ses antennes locales pour sensibiliser la population sur les méfaits de la chasse… Sur les animaux tués, bien entendu, mais aussi sur les chiens utilisés comme armes et considérés comme des outils, sur l’insécurité pour les humains, et sur la pollution que ce loisir engendre dans les espaces naturels. One Voice sera donc présente à Bordeaux, Gap, La Rochelle, Lille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rouen et Troyes.

Sortie du nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse

Sortie du nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse

Sortie du nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse
06.10.2022
France
Sortie du nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse
Animaux sauvages

Un an après la diffusion des premières images d’enquête en infiltration de One Voice sur la chasse révélant les propos tenus par des chasseurs, notamment sur la sécurité, l’association renouvelle son sondage IPSOS mesurant l’opinion des Français vis-à-vis de la chasse, dans le contexte de réouverture de la saison 2022-2023.

Un contexte dans lequel les chasseurs rencontrent enfin une forte opposition sur le terrain: la nôtre

Entre-temps, de nombreux événements ont eu ou s’apprêtent à avoir lieu. Le gouvernement hésite encore à autoriser à nouveau les chasses traditionnelles des petits oiseaux contre une décision du Conseil d’État suivant celle de la Cour de justice de l’Union européenne.

La commission en charge du dossier sur la proposition de loi de sécurisation de la chasse du Sénat, qui nous avait pourtant reçus, a rendu un rapport plus que décevant, alors que s’ouvre dans quelques semaines le procès sur la mort de Morgan Keane qui avait déclenché la pétition de « Un Jour Un Chasseur » ayant obtenu plus de 120000 signatures sur le site du Sénat. 87% des Français trouvent que la chasse pose des problèmes de sécurité pour les promeneurs. Environ trois personnes sur quatre vivant près d’une zone de chasse sont inquiètes à l’idée de se balader dans la nature en raison de la présence de chasseurs, près de huit personnes sur dix ayant déjà évité de sortir dans ce cas, six à de multiples reprises.

Des milliers d’animaux ont péri dans les incendies de l’été ou ont été terrassés par la canicule. Tous ont souffert.
Les blaireaux et leurs petits ont été pourchassés jusqu’au fond de leur terrier dans de nombreux départements, nous avons fait l’union en justice avec de nombreuses associations locales et nationales pour mettre fin à ce loisir mortifère, dont nous avons aussi documenté le processus. La commission du développement durable de l’Assemblée nationale nous a également entendus fin septembre 2022 sur l’engrillagement de la Sologne, après celle du Sénat l’an passé, car notre enquête dans les chasses en enclos de Sologne et d’ailleurs nous a apporté une solide expertise du terrain.

Seul un Français sur quatre est favorable à la chasse

Les résultats du sondage IPSOS/One Voice de septembre 2022 donnent cependant à réfléchir aux défenseurs des animaux que nous sommes. En effet, depuis l’an dernier, la proportion des personnes déclarant avoir une opinion favorable de la chasse a augmenté (26% contre 20% en septembre 2021). La « gestion des populations animales », notamment, est un aspect de la chasse que six Français sur dix pensent valide. C’est donc que les Français ignorent encore ce qu’est, en réalité, la chasse: un loisir qui n’a d’autre justification que le plaisir de tuer, sans limite ou presque. Malgré une forte actualité liée à la dangerosité et à des demandes de dérogations sans fin des chasseurs, certains leur trouvent du charme, à tort.

Les élevages d’animaux pour la chasse: perdrix, sangliers, cerfs… ou l’agrainage (le fait de nourrir des animaux sauvages toujours au même endroit pour pouvoir les abattre dès l’ouverture de la chasse) n’existeraient pas si les chasseurs étaient véritablement des « régulateurs ».

L’année passée, il semble aussi qu’aient été oubliées les huit millions annuels de tonnes de plomb tombées au fond des zones humides par la faute de ces même chasseurs, polluant l’ensemble de l’écosystème fragile de ces étangs et bords de mer, où des huttes peuvent être installées et des canards vivants attachés pour appeler leurs congénères à se poser sur le passage de leur migration – eux aussi oubliés… Nous ne l’omettons pas, et ferons tout pour que l’information soit à nouveau rappelée.

Après la canicule et les incendies, les Français favorables au fait de laisser les animaux tranquilles

Les chasseurs justifient leur existence en arguant qu’ils aiment la nature, et qu’ils régulent les espèces animales qui, sans eux, « proliféreraient ». D’une part, personne d’autre qu’eux ne croit à ce statut autoproclamé d’écologistes de terrain. Le sondage de l’an dernier le montre bien. D’autre part, si c’était vraiment le cas, aucun chasseur ne tirerait cette année, étant donné la souffrance et même l’hécatombe de cet été sur l’ensemble du territoire français. Huit à neuf Français sur dix sont d’accord avec une interdiction de chasser dans les zones touchées par la sécheresse ou les incendies, une majorité est même « tout à fait d’accord » avec cela.

L’opinion la plus partagée est toutefois toujours une opposition globale à la chasse (48%), un solide soutien des mesures d’encadrement de celle-ci (toutes les mesures proposées sont soutenues par une majorité de Français « tout à fait pour », et 76% à 92% en faveur de celles-ci). Enfin, une vision négative de ce qu’elle est (d’un autre âge et pas un loisir comme un autre), de ce qu’elle fait vivre aux animaux (cruelle à 65%) et aux humains (intrinsèquement source d’insécurité).

One Voice – au moment où les associations animalistes menant des enquêtes sont menacées par un amendement-baillon adopté en commission des finances à l’Assemblée nationale – qui se veut une seule voix pour les animaux, la planète et les humains, fera tout pour soutenir les animaux contre le lobby des chasseurs, et informer toujours au mieux le public sur la réalité de ce qu’est la chasse : une activité dangereuse, barbare et polluante.

Télécharger le sondage dans son intégralité
Les Français et la chasse – Une étude Ipsos pour One Voice

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux
05.10.2022
France
PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice s’insurge des amendements-baillons pour les associations animalistes, adoptés aujourd’hui en commission des finances.

One Voice a pris connaissance des trois amendements qui ont étés adoptés (n°I-CF16, n°I-CF98 et n°I-CF607, photo ci-dessous) aujourd’hui en commission des finances sur le Projet de Loi de Finances, et qui visent à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels.

L’association, qui est lanceuse d’alerte ou relaye la parole de lanceurs d’alerte sur de nombreux sujets liés aux irrégularités et manquements, aux maltraitances ou actes de cruauté dont sont victimes les animaux, de la part d’éleveurs, de circassiens etc, ne peut que dénoncer cette tentative de mettre en difficulté les associations qui défendent en réalité le respect des lois déjà en place, contre des dissimulations. Ce n’est pas parce que des groupes de pression en faveur d’intérêts privés ont l’oreille du ministre de l’Agriculture que nous laisserons la loi à ce point se déséquilibrer en faveur de ces lobbys défavorables aux animaux et à la nature.

One Voice est une association radicale et non-violente. Ses méthodes, notamment l’investigation, permettent de montrer ce qui est caché par des personnes qui enfreignent la loi. Et les images qu’elle produit en justice ont permis de nombreuses victoires en faveur des animaux.

Par exemple, l’enquête sur les dix tigres détenus par un dresseur de cirque ayant mené à leur saisie en décembre 2020, celle dans les fermes de visons, dont les images ont permis que les parlementaires décident fin novembre 2021 de bannir les élevages de fourrure du territoire national. Mais aussi nos investigations au sein des élevages d’animaux (oiseaux, cervidés, sangliers) servant de gibier aux chasseurs.

One Voice appelle donc l’ensemble des députés et tout particulièrement ceux attachés à la défense des animaux, ceux attachés au droit d’informer et au droit à la désobéissance civile, à rejeter ces amendements lors de la séance plénière.

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile
05.10.2022
France
PLF : un amendement de plus pour museler la société civile
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d’être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels.

Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d’être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels. (1)

Si cet amendement était réellement voté en plénière, il toucherait de plein fouet l’ensemble des organisations qui dénoncent les dérives de notre système agricole et industriel, notamment via des actions de désobéissance civile. Nous appelons donc les députés à rejeter cet amendement lors du passage du texte en séance plénière.

Cet amendement est une nouvelle preuve de l’acharnement des pouvoirs publics envers les organisations de la société civile, et une nouvelle étape pour entraver nos associations qui œuvrent pour l’intérêt général.

Pour rappel, la loi “séparatisme”, votée en 2021, ouvre un champ large de restrictions imposées aux associations, remettant notamment en cause de possibles actions en justice des associations de défense de l’environnement et de lutte contre la corruption. Il y a deux semaines, c’est cette même loi qui a été évoquée par le Préfet de la Vienne pour revenir sur la subvention de la Mairie de Poitiers à un festival proposant des ateliers de désobéissance civile.
Quant à la cellule Demeter, cellule de renseignement de la gendarmerie nationale, créée en 2019 sous la pression de la FNSEA, elle est toujours bel et bien active pour “lutter contre les atteintes au monde agricole”, et en réalité museler toute voix critique du système agro-industriel.

Face à cette nouvelle tentative d’intimidation de la société civile, nous continuerons de défendre sans relâche nos libertés d’opinion et de manifestation, si essentielles face aux épreuves que nous traversons et pour la démocratie, et d’alerter les citoyennes et citoyens sur ces dérives sécuritaires.

Organisations signataires (par ordre alphabétique)

Action Non-Violente COP21
Agir pour l’Environnement
Aitec
Alofa Tuvalu
Alternatiba
Altrimenti
Amis de la Terre France
APESAC
ASPAS
Association Végétarienne de France
ATTAC France
Bio consom’acteurs
BLOOM
CFDT-Journalistes
CIWF France
CODE (Communication et Démocratie)
foodwatch France
Fondation pour la Nature et l’Homme
France Nature Environnement
Générations Futures
Greenpeace France
Humanité et Biodiversité
Les Ami.e.s de la Confédération paysanne
L214 Éthique & animaux
LPO
Maison des Lanceurs d’Alerte
Notre Affaire à Tous
Nothing2Hide
One Voice
Oxfam France
Réseau Action Climat
Sciences citoyennes
SNJ-CGT
SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires
Sud Recherche EPST – Solidaires
Terre & Humanisme
Virage Energie
VRAC France
WECF France
Welfarm

(1) – L’amendement stipule que “le bénéfice de la réduction d’impôt est exclu pour les dons aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d’actes d’intrusion sur les propriétés privées agricoles et établissements industriels ou d’actes de violence vis-à-vis de professionnels.”

Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?
03.10.2022
Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?
Expérimentation animale

Alors que la Chine n’exporte plus de singes et de guenons vers les laboratoires depuis deux ans, Air France prévoit la fin de leur transport pour bientôt et l’Union européenne s’apprête à interdire l’utilisation des primates nés de parents capturés dans la nature. Des changements qui ne sont pas au goût de tout le monde…

Vendredi 18 juin à Marseille. Le congrès international FELASA 2022 est terminé, et il nous laisse un goût amer. Parmi les dernières interventions du congrès, le président du lobby européen de l’expérimentation animale a tenu à parler de la menace qui pèse sur l’utilisation des primates par les laboratoires. Une mauvaise chose, selon lui.

Les primates de première génération en captivité bientôt interdits

En effet, l’utilisation de nouveaux primates de première génération née en captivité (« F1 », c’est-à-dire dont les parents ont été capturés à l’état sauvage) sera théoriquement interdite à compter de novembre 2022, d’après un rapport de la Commission européenne rendu en 2017 à la suite d’une étude de faisabilité.

Au sein du congrès, les réactions sont mitigées, au mieux. Après tout, « quelle différence entre F1 et F2+, puisque tous sont nés en captivité et n’ont rien connu d’autre ? ». Comme si cela justifiait quoi que ce soit… Et « si la réglementation s’inquiétait des captures et voulait les décourager par cette mesure, elle aurait dû le préciser » ! Ce qu’elle fait, explicitement, puisqu’on lit dans le rapport de la Commission européenne que cette mesure vise à « mettre un terme à la capture de primates non humains à l’état sauvage à des fins scientifiques et d’élevage ».

Enfin, il ne faudrait pas que des chercheuses et des chercheurs très préoccupés du « bien-être » de « leurs » animaux s’exportent en Chine, où les conditions sont « déplorables », si l’Union européenne en venait à trop restreindre leurs sources d’approvisionnement ou à poser des limites trop strictes à ce qu’ils peuvent infliger aux primates. La préoccupation pour ce « bien-être animal » ne vaudrait donc que si la réglementation locale l’impose ?

On parlait dans le billet précédent de myopie éthique, mais elle atteint ici un tout autre niveau, et on aurait du mal à croire qu’elle n’est pas volontairement entretenue par l’industrie.

Le problème des captures

On entend même de la part d’une chercheuse que les difficultés de cohabitation pourraient justifier la capture d’individus par les élevages qui fournissent les laboratoires. Encore une moisissure argumentative dont les prémisses sont contredites par un webinaire récent organisé par la coalition Asia for Animals (dont One Voice fait partie).

Il est vrai que la cohabitation entre la population humaine et les autres primates est parfois difficile – ce qui implique des problématiques d’insécurité pour les personnes humaines, et à des maltraitances et des trafics régulièrement violents pour les primates non humains (en particulier les macaques). Mais les spécialistes de ce sujet soulignent bien que c’est l’éducation des populations humaines à la gestion des déchets et au partage de l’espace avec les autres espèces qui est primordiale pour résoudre les conflits de cohabitation, en parallèle de campagnes de stérilisation ciblée des femelles macaques.

Les captures n’ont jamais rien résolu, et ont même créé un nouveau problème : malgré des proliférations locales, les macaques à longue queue sont aujourd’hui menacés d’extinction à l’échelle mondiale. Dès les années 2000, un rapport de la CITES mentionnait le risque représenté par les captures pour ces populations de macaques. Et il ne s’y trompait pas : cette espèce a été classée « vulnérable » en 2020, puis « en danger » en 2022 sur la liste rouge de l’IUCN.

Un classement qui fait écho à l’embargo de la Chine sur les exportations de primates depuis le début de la pandémie de Covid-19, mais aussi à la décision récente d’Air France d’arrêter bientôt les transports de primates vers les laboratoires.

La bataille médiatique

Face à cette convergence de facteurs qui pourrait accélérer la fin de l’utilisation des primates en expérimentation, les médias font face à deux sons de cloche.

D’un côté, les personnes qui défendent l’expérimentation animale s’organisent au sein de leurs interprofessions pour convaincre le public et les politiques que l’utilisation des primates est absolument indispensable à la découverte de nouveaux traitements – mettant de côté le recul épistémologique qui devrait caractériser tout travail de recherche scientifique.

De l’autre, les associations et les personnes qui veulent voir la fin de l’expérimentation animale tentent comme elles peuvent d’avoir voix au chapitre, par des tribunes ou par des lettres adressées aux médias pour dénoncer le traitement unilatéral du sujet.

Le travail journalistique est très complexe. Mais le travail démocratique l’est encore plus quand des établissements publics et des entreprises privées se regroupent pour défendre des pratiques décriées par le public et reposant sur une injustice fondamentale.

Nous invitons les journalistes à nous contacter afin d’équilibrer les débats sur la base d’informations sourcées parfois difficilement accessibles.

Cet article est le dernier d’une série qui présente différents aspects du congrès FELASA 2022 :

  1. Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
  2. Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
  3. L’industrie de l’expérimentation animale fait sa propagande
  4. La myopie éthique de l’expérimentation animale
  5. Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

One Voice en justice pour les galliformes de montagne!

One Voice en justice pour les galliformes de montagne!

One Voice en justice pour les galliformes de montagne!
30.09.2022
France
One Voice en justice pour les galliformes de montagne!
Animaux sauvages

Pour faire plaisir aux chasseurs, les préfets continuent de s’en prendre aux oiseaux. Plus spécifiquement à deux galliformes de montagne: les Tétras lyres dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Perdrix grises dans les Pyrénées-Atlantiques. Les audiences en référé sont prévues respectivement lundi 3 octobre au tribunal administratif de Marseille à 14h, affaire dans laquelle One Voice dépose en intervention volontaire en soutien du dossier de la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur les Tétras lyres, et au tribunal administratif de Pau le mardi 4 octobre à 14h, où One Voice sera seule à défendre les Perdrix grises.

Les chasseurs sont caressés dans le sens du poil par les préfectures. Une habitude des services de l’État qui n’ont toujours pas compris que la société a changé et que l’exigence d’exemplarité en matière de respect de la nature et de la biodiversité est essentielle pour la population. Sous prétexte que cela s’est toujours fait ainsi, il n’est plus concevable ni tolérable de publier des arrêtés de complaisance aux chasseurs, en les justifiant, de plus, sous des prétextes clairement fallacieux.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice:

« Les chasseurs sont perpétuellement en train d’essayer de repousser les limites de leur loisir mortifère. Mais il n’est pas concevable de laisser des animaux pourtant inscrits sur la liste des animaux à protéger se faire tirer dessus! Les rapports ne manquent pas, qui confirment ce que nous clamons depuis des dizaines d’années: les animaux disparaissent de la planète, ce qui est extrêmement préoccupant pour nous tous. Nous ne pouvons pas laisser faire en restant les bras croisés. »

Urgence à sauver les Perdrix grises des Pyrénées-Atlantiques!

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques n’a pas ménagé ses efforts pour plaire aux chasseurs. L’arrêté que nous contestons et cherchons à faire suspendre en urgence leur permet actuellement d’abattre quatre perdrix chacun dans le massif montagnard, pour la campagne 2022-2023. Mais ce qu’a omis de mentionner la préfecture dans son arrêté est, ni plus ni moins, le nombre de chasseurs et le nombre maximal autorisé de perdrix abattues!

Si l’on prend donc le texte au pied de la lettre, et alors même que l’espèce est protégée au niveau européen par la directive Oiseaux, il serait théoriquement possible d’éradiquer ces animaux du département, si tant est qu’il y ait un nombre de chasseurs « suffisant »! Un scandale de plus quand on sait que la population de ces oiseaux est d’ores et déjà en constante diminution dans le massif des Pyrénées, et classée « quasi menacée ». Le moindre coup de fusil sur l’une de ces Perdrix grises, c’est donc également un coup fatal porté à l’espèce tout entière.

Au secours des Tétras lyres en sursis…

Quant aux Tétras lyres des Alpes de Haute-Provence, la préfecture a autorisé, alors que l’espèce est « vulnérable » en région Rhône-Alpes et elle aussi « quasi menacée » en France depuis 2016, l’abattage de quarante-deux d’entre eux! Une aberration, quand on comprend que la raison invoquée pour délivrer cette autorisation est le succès reproducteur de ces oiseaux pour l’année en cours. Mais… n’est-ce pas exactement l’inverse de l’effet escompté par les efforts constants de conservation de l’espèce mis en œuvre? Comme dans tant d’autres dossiers, on est face à des services préfectoraux totalement déconnectés de l’urgence climatique et, dans ce cadre, également de la nécessaire protection de la faune sauvage.

Les animaux se meurent de l’inertie et de la vision court-termiste de notre administration, renforcée dans ses réflexes conservateurs par un lobby de la chasse très ancré dans les réseaux locaux. Pour faire avancer la cause animale et défendre les oiseaux et l’ensemble des animaux, One Voice ne cédera pas un millimètre de terrain.

Inauguration des chatipis de Marignane (13) et de Valbonne (06)

Inauguration des chatipis de Marignane (13) et de Valbonne (06)

Inauguration des chatipis de Marignane (13) et de Valbonne (06)
30.09.2022
France
Inauguration des chatipis de Marignane (13) et de Valbonne (06)
Animaux familiers

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie et des associations locales, pour sensibiliser la population, identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. C’est donc ce qui s’est passé à Marignane (Bouches-du-Rhône) et à Valbonne (Alpes-Maritimes), où les municipalités et les associations locales, respectivement « La Paix entre les bêtes » et « Extrême sauvetage », ont donc signé avec One Voice une convention pour qu’elle prenne en charge la problématique des chats errants des deux localités.

Le programme Chatipi permet aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère et avant tout, de faire de la pédagogie sur les chats ainsi que sur l’errance féline.
Les inaugurations des chatipis de Marignane et de Valbonne auront lieu respectivement le dimanche 2 octobre à 17 h 30 et le mardi 4 octobre à 17 h.

À Marignane, l’inauguration aura lieu devant le chatipi le dimanche 2 octobre à 17 h 30, rue Fabre au niveau des espaces verts, en présence notamment du maire de la ville, Eric le Dissès, ainsi que de Véronique Tardy, 5e adjointe à la condition animale et présidente de l’association locale « La Paix entre les bêtes ». Enfin, c’est Sylviane Réau, militante One Voice et membre du conseil municipal à la condition animale de la ville voisine Les Pennes-Mirabeau, qui représentera l’association.

À Valbonne, l’inauguration aura lieu devant le chatipi le mardi 4 octobre à 17 h, rue Émile Pourcel, au fond du parking des Anciens Combattants, pendant la célébration de la Journée mondiale des animaux, en présence notamment du maire Joseph Cesaro et de ses conseillers municipaux, ainsi que de l’association locale « Extrême sauvetage » et de ses bénévoles. Enfin, c’est Corinne Bouvot, coordinatrice nationale terrain de One Voice, qui représentera l’association.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine de projets sont en place et quasiment autant en cours de développement. Pas plus tard que le 26 septembre dernier, le chatipi de Laroque-de-Fa a ouvert ses chatières dans l’Aude. Sur place, c’est l’Association Protection Animale Hautes-Corbières (APAHC) et la municipalité qui en sont les deux autres parties prenantes. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’autres hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Marignane et à Valbonne

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et prend généralement en charge les frais vétérinaires et d’alimentation d’une quinzaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests) ainsi que le panneau pédagogique. La réalisation de la dalle en béton et le montage du chalet sont dévolus aux municipalités. L’association locale de chaque ville gère quant à elle l’alimentation et le suivi sanitaire des chats ainsi que l’aménagement intérieur des chalets.

À Marignane, la mairie, qui est très engagée pour les animaux depuis plusieurs années (les produits d’entretien utilisés à la mairie ne sont pas testés sur les animaux, il existe des ruches municipales, un guide de l’animal en ville, des campagnes de prévention contre les abandons sont menées…), a fait le premier pas vers One Voice pour l’installation du chatipi. Le projet concerne une trentaine de chats sur le site, tous stérilisés et identifiés.

De même, c’est la municipalité de Valbonne qui est également à l’initiative du projet situé dans son centre historique. Dans ce cas spécifique, One Voice n’a eu à stériliser et identifier que trois chats, les douze autres l’étant déjà.

Le site dédié au programme Chatipi a été inauguré au début du mois de mars 2022 et présente de multiples informations sur ce programme pédagogique sur les chats.

* Edit du 4 octobre 2022: La date de l’inauguration de Valbonne n’est en fait pas le 5 mais le 4 octobre 2022, nous avons donc modifié les dates correspondantes.

Peut-être pas le « Pablo Escobar du Rigaou », mais ce retraité a tué et revendu des milliers de rouges-gorges

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27.09.2022
France
Peut-être pas le « Pablo Escobar du Rigaou », mais ce retraité a tué et revendu des milliers de rouges-gorges
Animaux sauvages

Aux termes de ses propres déclarations, il braconnait ainsi 20 à 25 rouges-gorges par jour, soit selon la projection de l’Office Français de la Biodiversité́, 5000 oiseaux tués par saison annuelle !
Ce 26 septembre, le tribunal judiciaire de Toulon a tranché : un braconnier écope d’une lourde peine après avoir piégé, tué et vendu des milliers de rouges-gorges. One Voice se réjouit de cette décision mettant fin à des années de sévices contre une espèce protégée.

«Mais où étaient les chasseurs ce lundi, pour défendre la biodiversité, eux qui touchent des millions d’euros pour cette mission ? On ne les a ni vus ni entendus évidemment. Sans l’OFB et nos associations, les rouges-gorges déjà si fragilisés continueraient de périr braconnés ou piégés à la glu. Qu’on ne s’y trompe plus, les seuls défenseurs de la biodiversité, c’est nous ! »Muriel Arnal, présidente de One Voice

Mardi 26 septembre 2022 se tenait l’audience nous opposant à un agriculteur retraité poursuivi pour destruction et vente de rouges-gorges au Revest-les-Eaux, ainsi que détention d’armes sans autorisation.

One Voice ainsi que l’ASPAS, France Nature Environnement PACA et la LPO se sont toutes quatre portées partie civile dans cette lugubre affaire incriminant cet homme s’étant livré régulièrement à des activités illégales de capture et de mise à mort de rouges-gorges en quantité́ phénoménale.

Pour perpétrer ses forfaits, le prévenu possédait plusieurs pièges, aussi « traditionnels » que cruels, et dont l’usage a pourtant été suspendu par le Conseil d’État à la suite de notre recours en 2021. En l’occurrence, ce sont des mâchoires d’acier qui se refermaient sur le cou de ses victimes. Une fois décapitées, il les consommait ou les congelait pour les écouler sous le manteau.

Aux termes de ses propres déclarations, il braconnait ainsi 20 à 25 rouges-gorges par jour, soit selon la projection de l’Office Français de la Biodiversité́, 5000 oiseaux tués par saison annuelle !

Sur les dénonciations d’un témoin lui ayant acheté des rouges-gorges 8 euros la douzaine, nous avons découvert que le braconnier pratiquait ces exactions de longue date et était responsable de la mort de dizaines de milliers de rouges-gorges supplémentaires…

Face à de tels délits et après une audience très dense, le procureur a requis 5.000 euros d’amende, l’interdiction de détenir une arme et la publication du jugement dans Le Chasseur français.

Le tribunal correctionnel est allé beaucoup plus loin. Il l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis, 25 000 euros d’amende, la confiscation de tous les scellés, l’interdiction de détenir une arme, l’indemnisation de toutes les parties civiles à hauteur de 3000 euros de préjudice moral chacune, ainsi que la publication de sa décision dès son caractère définitif dans Le Chasseur français.

*Rigaous : nom provençal des rouges-gorges.

Pétition contre le déterrage au Sénat : nous demandons neutralité et transparence !

Pétition contre le déterrage au Sénat : nous demandons neutralité et transparence !

Pétition contre le déterrage au Sénat : nous demandons neutralité et transparence !
27.09.2022
Pétition contre le déterrage au Sénat : nous demandons neutralité et transparence !
Animaux sauvages

Le 21 septembre, le Sénat a pris acte du succès de la pétition « Pour l’interdiction du déterrage des blaireaux » déposée par l’ASPAS en mars dernier et signée par 104 745 citoyens. La balle est maintenant dans le camp de la Commission des affaires économiques qui a la charge de mettre sur pied une mission de travail et de désigner un rapporteur public dans les prochains mois.

Le 21 septembre, le Sénat a pris acte du succès de la pétition « Pour l’interdiction du déterrage des blaireaux » déposée par l’ASPAS en mars dernier et signée par 104 745 citoyens. La balle est maintenant dans le camp de la Commission des affaires économiques qui a la charge de mettre sur pied une mission de travail et de désigner un rapporteur public dans les prochains mois.

Il s’agit de la 4e pétition seulement à atteindre l’objectif des 100 000 signatures en moins de six mois, et la deuxième à exiger un changement radical des modes et pratiques de chasse en France : preuve qu’il y a une attente très forte des Français à laquelle nos représentants politiques se doivent de répondre. À l’heure où la condition animale préoccupe de plus en plus les citoyens, nos associations se félicitent qu’une suite puisse être donnée à la demande concernant l’interdiction de la vénerie sous terre, une pratique de chasse brutale et source de grandes souffrances pour les blaireaux, mais aussi les renards, autres animaux concernés par ce loisir sanglant toujours légal en France.

Nous regrettons que le Sénat n’ait pas choisi d’étudier la question du déterrage en séance plénière, ce qui aurait permis de déboucher plus rapidement sur un texte parlementaire. Cependant, la mise en place d’une mission au sein de la Commission des affaires économiques permettra au moins à nos associations de démontrer en quoi la pratique du déterrage devrait être abandonnée, comme l’ont déjà fait la plupart de nos pays voisins.

Nos associations tiennent cependant à affirmer notre très grande vigilance quant à la composition de la future mission, de sa fiabilité scientifique et de son objectivité. Nous ne manquerons pas de dénoncer haut et fort toute tentative d’étouffement démocratique par l’intrusion du lobby de la chasse. Il serait inconcevable que le rapporteur désigné ait une quelconque accointance avec l’objet dénoncé par la pétition, comme cela a été le cas pour la mission sécurisation de la chasse, et dont certaines conclusions du rapport ont scandaleusement tourné à l’avantage du lobby des armes et de la chasse.

Sans attendre la mise en place de la mission parlementaire, nos associations poursuivent dès aujourd’hui le combat contre le déterrage devant les tribunaux, sur le terrain, dans les médias et là où nous le pourrons, pour qu’un maximum de Français soient alertés de l’existence et de la légalité de cette pratique injustifiable du point de vue scientifique, économique et éthique.

Communiqué co-signé par ADH, Animal Cross, APRAD, ASPAS, AVES, Collectif Renard Blaireau, Education Ethique Animale, Fondation Brigitte Bardot, Mille Traces, One Voice, Un Jour Un Chasseur ainsi que Catherine Le Troquier, élue de Valaire.

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