Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice

Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice

Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice
10.10.2023
Le gouvernement refuse de sécuriser la chasse, nous l’attaquons en justice
Chasse

Chaque année, 45 millions d’animaux tombent sous les balles des chasseurs, en plus des victimes humaines. Depuis 2003, ce sont plus de 400 personnes qui ont perdu la vie, auxquelles il faut ajouter des centaines de blessés. Il y a trois mois, nous avons formellement demandé au ministre de la Transition écologique d’agir. Malgré nos alertes répétées, les autorités persistent dans l’immobilisme et ont purement ignoré notre demande. Parce que ce « loisir » mortel représente plus que jamais une menace pour les animaux et les humains, avec des proches de victimes, nous attaquons l’État en justice. Notre recours est déposé devant le Conseil d’État.

Le gouvernement et la chasse : mensonges et inaction

Il y a quelques mois, la secrétaire d’État à l’Écologie annonçait la main sur le cœur qu’il serait désormais interdit de chasser sous l’emprise de l’alcool, en se calquant sur les limites liées à la sécurité routière. Tout cela n’était qu’une vaste plaisanterie : finalement, il sera seulement interdit d’être en état d’ivresse « manifeste » ! Autrement dit, tant qu’ils ne tituberont pas, les chasseurs pourront continuer de tirer à tout va dans les forêts… Difficile dans ces conditions d’être rassuré.

Face à ces mesurettes sans adéquation avec l’ampleur du problème, nous avons formellement demandé au ministre de la Transition écologique, il y a deux mois, de prendre les mesures nécessaires pour limiter le risque d’accidents. Sans grande surprise, il n’a même pas pris la peine de répondre à notre courrier. Une preuve de plus du mépris qu’il porte à tous ceux qui veulent simplement profiter de la nature sans massacrer d’animaux, et aux 87 % des de Français qui considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité.

La nature n’appartient pas aux chasseurs et ne doit plus être considérée comme leur terrain de jeu. Les animaux ont le droit d’y vivre sans crainte et les familles d’en profiter sans risque. Nous avons donc déposé un recours au Conseil d’État contre ce silence coupable, et pour que des mesures efficaces soient enfin adoptées.

Des armes semi-automatiques et des balles expansives

Le rapport que nous avons commandé à un expert en armement et balistique, qui a servi à l’élaboration de notre recours, est sans appel : aujourd’hui, les chasseurs disposent d’un arsenal quasi-militaire pour pratiquer leur “loisir”.

Le gouvernement a ainsi légalisé en 2013 les munitions “30-06 Springfield”, auparavant réservées à l’usage militaire, et qui peuvent être chargées dans des fusils ayant une portée de plus de 3 kilomètres. À ces balles s’ajoutent les munitions « expansives », qui s’ouvrent à l’intérieur de l’animal pour causer un maximum de souffrances et de dégâts. Et que dire des instruments de visée et autres gadgets qui peuvent être achetés sur Internet, sans jamais être réglés par un professionnel ?…

Une réglementation plus que lacunaire

Armés jusqu’aux dents, les chasseurs ne font pourtant l’objet d’aucun contrôle de la vision ni de l’audition, au-delà d’un “certificat médical” au moment du permis. En 2022, des accidents de chasse ont été causés par des tireurs de plus de 80 ans. Quant aux jeunes, qui peuvent chasser entre 15 et 16 ans sans même avoir passé cette farce que constitue le permis de chasser, ils ne font l’objet d’absolument aucun contrôle.

Pourquoi cet entêtement à refuser tout examen médical ? Cette obstination est d’autant plus incompréhensible que les pratiquants du tir sportif doivent, eux, passer devant un médecin chaque année…

Pour limiter les risques, nos solutions concrètes et efficaces !

Les réformes à mettre en œuvre de manière urgente sont donc clairement identifiées. Nous demandons solennellement au gouvernement, notamment :

  • d’interdire la chasse le dimanche, les jours fériés et pendant les vacances scolaires ;
  • d’interdire strictement l’exercice de la chasse sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ;
  • de renforcer le contrôle de l’aptitude physique des chasseurs ;
  • de renforcer l’examen du permis de chasser ;
  • d’interdire l’emploi de certaines armes et munitions à la chasse ;
  • de rendre obligatoire le contrôle des instruments de visée par un expert.

Pour pousser l’État à agir, au-delà des actions en justice, nous avons plus que jamais besoin de vous ! Signez notre pétition pour exiger une réforme radicale de la chasse !

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice

Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice
07.10.2023
Galliformes : des centaines de vies suspendues à des décisions de justice
Chasse

La saison de chasse des oiseaux de montagne bat son plein : dans les Alpes et les Pyrénées, depuis quelques jours, des tireurs pourchassent sans répit les perdrix grises, les lagopèdes ou encore les tétras lyres. Alors que nous apprenons tout juste le rejet de notre requête par le tribunal administratif (TA) de Pau, et que nous sommes toujours dans l’attente des décisions pour la Haute-Savoie et l’Isère, de nouvelles audiences sont prévues : le 9 octobre à 9h15 pour les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes (au TA de Marseille), le 10 octobre à 10h pour la Savoie (au TA de Grenoble, aux cotés de l’ASPAS avec qui nous avons travaillé main dans la main) et le 11 octobre à 10h concernant l’Ariège (au TA de Toulouse).

Aujourd’hui, la vie d’un oiseau de montagne est un véritable parcours du combattant. Il faut résister au réchauffement climatique, à l’urbanisation des zones naturelles, au pastoralisme intensif… et bien entendu aux balles des chasseurs. Autant de fléaux pour ces habitants des sommets qui meurent en silence et dont les populations diminuent de jour en jour.

Pourtant, chacun de ces oiseaux de massif ne cherche qu’à vivre en paix. Parce que ce droit leur est constamment dénié et parce que l’Etat et les chasseurs s’acharnent contre eux, One Voice se mobilise depuis plusieurs années et dénonce cette chasse, nuisible pour l’ensemble des animaux et les milieux montagneux.

Pour les perdrix grises et bartavelles, les tétras lyres, les lagopèdes alpins et les gélinottes des bois, nous avons engagé une dizaine de procédures. Pendant les audiences, les préfets et les chasseurs se sont contentés de répéter leurs éléments de langage habituels : peu importe que les fusils séparent des familles et que ces espèces soient “quasi menacées” : du moment qu’elles ne sont pas éteintes, ils devraient pouvoir continuer de les tuer sans être inquiétés !

Ces arguments ont malheureusement suffi à convaincre les juges administratifs de Pau. Sans aucune explication, le tribunal a rejeté notre recours, alors même qu’il nous avait donné raison dans ce département l’année dernière.

Département après département, nous portons la voix de chaque oiseau, car, menacés ou pas, aucun d’entre eux ne mérite d’être abattu pour le plaisir de quelques-uns. Les audiences se poursuivent, dans les jours qui viennent nous serons à Marseille, Toulouse et à nouveau à Grenoble, où nous défendrons sans relâche ces animaux en danger de mort.

Propagande sur l’expérimentation animale à Maurice : « un singe ou votre enfant ? »

Propagande sur l’expérimentation animale à Maurice : « un singe ou votre enfant ? »

Propagande sur l’expérimentation animale à Maurice : « un singe ou votre enfant ? »
02.10.2023
Ile Maurice
Propagande sur l’expérimentation animale à Maurice : « un singe ou votre enfant ? »
Expérimentation animale

Les éleveurs de primates mauriciens pour les laboratoires ont diffusé cette semaine une propagande honteuse dans le journal Le Défi Plus. Dans ce faux « Formulaire de Consentement aux Traitements Médicaux », le public a donc le choix entre reconnaître « l’importance » et le caractère de « sacrifice nécessaire » des expériences sur les animaux, ou renoncer aux « traitements médicaux reconnus », « traitements de pointe capables de sauver des millions de vies à travers le monde » qui ont impliqué des expériences sur des primates. Quant aux singes et à ce qu’ils vont endurer ici, qui s’en soucie ? Certainement pas la Cyno Breeders Association. Analyse critique de One Voice.

Avec l’arrêt du transport des primates par Air France et les révélations accablantes sur les pratiques des laboratoires, à Maurice comme chez nous, l’industrie de l’expérimentation animale a senti le vent tourner. Depuis plus d’un siècle, quand elle s’estime suffisamment menacée pour renoncer à toute discussion éthique rationnelle, elle se rabat sur la peur : « un chien ou votre enfant ? ».

150 ans d’appel à l’égoïsme

À lire de telles énormités, on voit que sa défense n’a pas beaucoup changé. Dès 1884, sa tactique « invariable » était dénoncée en ces termes par Paul Viguier*:

«on lance (…), sous formes d’appréciations impartiales, des affirmations de découvertes médicales, mises à l’actif de la vivisection, et qui sont de nature à chatouiller l’égoïsme féroce de “tout le monde” qui est malade, ou qui se sent capable de le devenir. — De là à conclure que les tortures de quarante mille chiens ne sont rien au regard du soulagement d’un seul malade, il n’y a qu’un pas : et ce pas, on laisse au public apeuré le soin de le franchir. — Au besoin, s’il hésite, on l’y aide.»Paul Viguier, 1884

Aujourd’hui, le public n’en est plus à hésiter : l’enquête d’opinion détaillée publiée par Ipsos et One Voice au printemps 2023 révèle qu’en France, près de huit adultes sur dix sont opposés à l’expérimentation animale. Et la situation est la même dans le monde entier. C’est ainsi que l’appel à la peur prend le relais…

La peur n’est jamais bonne conseillère

Alors, un singe ou votre enfant ? La question n’est pas nouvelle, et elle a déjà reçu une réponse pertinente il y a plus de cent ans **:

«Pour sauver mon enfant, je serais sans doute prêt à viviséquer l’honorable personne qui a demandé si j’accepterais la vivisection d’un chien pour cela, mais ce ne serait certainement pas considéré comme une preuve que j’ai la morale de mon côté en le faisant.»G. G. Greenwood, 1913

Même pour les personnes qui ne refusent pas catégoriquement ces pratiques, si un débat éthique doit avoir lieu, encore faudrait-il le faire de manière rationnelle, sans se laisser influencer par la peur, qui motive trop souvent des discriminations et des injustices fondamentales.

Le combat n’est pas fini

La bonne nouvelle ? Si les éleveurs mauriciens en sont là, c’est que l’expérimentation sur les primates est en voie de disparition. Voilà une disparition qui ne fera pas pleurer grand-monde ! Mais le combat n’est pas fini. Cette propagande, qui fait appel à l’égoïsme de chaque personne, est dangereuse.

Pour nous aider à en finir avec ces horreurs, vous pouvez signer nos pétitions pour la fermeture de NeuroSpin et pour l’arrêt de l’importation et de l’utilisation des macaques.

 

* Cité par François-Victor Foveau de Courmelles dans La Vivisection : erreurs et abus (1912), p. 36.
** Cité par A.W.H. Bates dans Anti-Vivisection and the Profession of Medicine in Britain: A Social History (2017), p. 148.

L’insupportable acharnement contre les galliformes de montagne rencontre notre résistance !

L’insupportable acharnement contre les galliformes de montagne rencontre notre résistance !

L’insupportable acharnement contre les galliformes de montagne rencontre notre résistance !
29.09.2023
L’insupportable acharnement contre les galliformes de montagne rencontre notre résistance !
Chasse

Entre la mi-septembre et le début du mois d’octobre, dans les zones montagneuses de France, les galliformes de montagne sont dans la ligne de mire des chasseurs et des préfectures. La traque de ces six espèces emblématiques des Alpes et des Pyrénées est ouverte pendant trois semaines à deux mois. Parce que le loisir de certains ne justifiera jamais la mise à mort de centaines d’animaux, nous demandons la suspension en urgence des arrêtés préfectoraux. Quatre audiences de référé sont prévues dans les prochains jours à Grenoble et à Pau.

Des oiseaux décimés, mais dont la chasse reste autorisée

Sur les hauteurs des Alpes, une famille d’oiseaux au plumage singulier, oscillant du brun moucheté en été au blanc en hiver, se promène paisiblement. Les parents vivent ensemble depuis plusieurs mois et sont accompagnés de leurs petits. Tout est calme quand, soudain, un coup de feu brise le silence. La neige est tachée de sang, les survivants s’envolent et un tireur vient récupérer la dépouille de sa proie. Les lagopèdes alpins, comme tous les galliformes de montagne, sont tués un à un.

Les préfets tentent de se retrancher derrière des calculs, plafonds et autres quotas pour justifier l’injustifiable : le maintien d’une traque sans merci pour le seul plaisir d’un groupe ultra-minoritaire et bien trop influent. Mais derrière chaque oiseau tué, une nuée, voire l’espèce entière est menacée. Partout, c’est l’hécatombe : plus de tétras lyres dans les Ardennes ni en Franche-Comté, plus de gélinottes dans le Languedoc-Roussillon et une situation de quasi-extinction en Alsace et en Auvergne, des populations de perdrix bartavelles de plus en plus cantonnées dans le haut des massifs…

Face aux arrêtés indéfendables, des recours

En Isère, le préfet a autorisé chaque chasseur à tuer deux lagopèdes alpins et un nombre illimité de gélinottes des bois. Ce sont des centaines, voire des milliers d’oiseaux qui pourront donc être massacrés avec la complicité de l’État. En somme, c’est une sorte de Noël avant l’heure pour les chasseurs.

En Haute-Savoie, les perdrix bartavelles et les tétras lyres entrent dans une période de tous les dangers. Pour ces derniers, le préfet n’a même pas pris la peine de fixer un cadre : c’est le président de la fédération départementale lui-même qui a déterminé le nombre d’individus à tuer ! Une fois encore, les animaux s’apprêtent à payer de leur vie la puissance incontrôlée de ce lobby et l’abstention fautive de l’État.

Et ces schémas se répètent dans tous les départements alpins et pyrénéens… En agissant ainsi, les préfets signent les arrêts de mort de milliers d’animaux qui n’aspirent qu’à vivre paisiblement dans les massifs montagneux constituant leurs derniers refuges. Pour eux, nous serons présents au tribunal administratif de Grenoble le 2 octobre à 10 h 30 (Isère) le 5 à 13h30 (Haute-Savoie) et le 10 à 10 h (Savoie). Et au tribunal administratif de Pau, le 4 octobre à 15 h (Pyrénées-Atlantiques).

Peu importe l’avis du gouvernement, One Voice continue son combat pour les loups

Peu importe l’avis du gouvernement, One Voice continue son combat pour les loups

Peu importe l’avis du gouvernement, One Voice continue son combat pour les loups
29.09.2023
Peu importe l’avis du gouvernement, One Voice continue son combat pour les loups
Animaux sauvages

Il y a quelques jours, le gouvernement présentait les grandes lignes du futur Plan national d’actions loup 2024-2029, et faisait part de sa volonté à peine masquée de poursuivre l’éradication des loups en France. Simplification des obtentions de tirs, généralisation des lunettes à visée nocturne, augmentation du nombre de tireurs… l’objectif est clairement de tuer le plus grand nombre de loups possible. Pourtant, les massacrer avec l’appui de la loi ne suffit même pas à ceux prêts à tout pour les éliminer, y compris à des actes de braconnage. C’est pour l’une de leurs victimes que One Voice sera présente au tribunal judiciaire d’Annecy le 2 octobre. Poursuivi par un chauffard tentant de le renverser volontairement, ce loup a échappé de justesse à une collision et une mort certaine.

Depuis le 1er janvier, ils sont 135 à avoir été tués avec l’approbation de l’État, et six ont en plus été victimes de braconnage. Quand ils parviennent à éviter les coups de feu, ils subissent des « captures accidentelles », des empoisonnements ou des accidents routiers.

Un prévenu qui s’incrimine tout seul…

En mars 2023, l’un d’entre eux a failli être victime d’un acte illégal en Haute-Savoie. Triste innovation, c’est un véhicule qui a tenté de le percuter. Alors qu’il essayait simplement de traverser une route, un loup a été poursuivi par un conducteur changeant délibérément de direction et de voie pour le renverser. Fier de lui, le chauffeur avait filmé son acte pour s’en vanter auprès de ses proches, mettant à mal sa défense consistant à nier les faits. C’est cette vidéo qui a permis à l’Office français de la biodiversité d’identifier le mis en cause.

Si, fort heureusement, l’animal a échappé de justesse à cette tentative de mise à mort, One Voice s’est constituée partie civile afin d’obtenir justice pour lui, faire reconnaître la persécution des loups en France et demander la condamnation de l’accusé. Ce dernier encourt en effet jusqu’à trois ans de prison et 150 000 euros d’amende pour « tentative de destruction d’une espèce protégée ».

Le braconnage des loups, un secret de polichinelle

Combien d’autres loups ont été en réalité percutés volontairement, mais leur mort considérée comme accidentelle par manque de preuves ? L’an dernier, nous avions déposé plainte contre plusieurs lobbies agricoles invitant sans état d’âme à tuer les loups en toute illégalité, et à faire disparaître les corps pour cacher tout indice, se mettant en scène cagoulés et armés.

Tant que les loups n’auront pas la paix, One Voice défendra leur droit à vivre sans risquer d’être tués légalement ou non, et luttera pour qu’ils bénéficient enfin d’un régime de protection efficace et que les tirs soient définitivement interdits. Aidez-nous à faire avancer ce combat : signez notre pétition pour que cesse la persécution des loups en France.

*ajout de la mention de l’amende le 6 octobre 2023

Nage forcée : un combat de longue haleine

Nage forcée : un combat de longue haleine

Nage forcée : un combat de longue haleine
27.09.2023
France
Nage forcée : un combat de longue haleine
Expérimentation animale

Depuis notre découverte de l’autorisation d’un projet impliquant d’infliger des chocs électriques et le test de nage forcée à des centaines de rats, nous tentons d’en savoir plus, d’obtenir des images de projets similaires déjà réalisés en France et de motiver les entreprises et les universités françaises à s’engager contre ce test. Pour faire face à la résistance des autorités, One Voice saisit les tribunaux administratifs.

Le test de nage forcée est l’une des pratiques d’expérimentation animale les plus décriées de nos jours. Non seulement des entreprises et des universités s’engagent à ne plus autoriser son utilisation partout dans le monde depuis plusieurs années, mais un comité parlementaire australien s’y est récemment intéressé pour demander son abolition. Plus proche de chez nous, le comité britannique sur l’utilisation scientifique des animaux a reçu de nombreuses demandes à propos de ce test. Mais d’un côté comme de l’autre, les réponses des autorités manquent clairement d’ambition et d’imagination.

Autorités et langue de bois

En France, les autorités sont encore moins réceptives. Le ministère de la Recherche avait déjà confirmé aux médias l’existence du projet que nous dénonçons, tout en la nuançant par les réassurances habituelles, de l’existence des comités d’éthique au cadre réglementaire « le plus strict au monde » : une réponse vide de contenu que vous avez probablement reçue comme nous si vous avez écrit au ministère.

Non content d’avoir botté en touche, le ministère continue d’autoriser des projets impliquant des situations de stress et de douleur pour les animaux, mais aussi le test de nage forcée. En novembre 2022, un projet a été approuvé qui va soumettre plus de 3000 souris à divers protocoles de stress afin de les rendre dépressives de différentes manières. La nage forcée fera partie d’une batterie de tests destinés à évaluer la valeur de ces « modèles » de dépression.

Nous voulons plus d’informations

Notre lettre ne contenait pas seulement une dénonciation. Elle demandait également au ministère de nous fournir des documents contenant des précisions sur le projet et sur les délibérations du comité d’éthique qui l’a approuvé.

Le ministère a refusé d’accéder à notre demande. Nous avons saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), qui nous a donné raison. Mais le ministère faisant toujours la sourde oreille, nous avons dû avoir recours au tribunal administratif – une procédure longue et fastidieuse, mais qui permettra d’obliger l’administration à nous fournir les documents demandés.

Les images de la nage forcée en France

Mais peut-on faire appliquer ces mêmes lois pour obtenir des images tournées dans les laboratoires par les équipes de recherche elles-mêmes ? Alors que les images de nage forcée sont relativement rares sur Internet, a fortiori quand il s’agit de la France, nous avons demandé à trois équipes universitaires de nous fournir les vidéos de nage forcée qu’elles avaient tournées.

La première a affirmé les avoir déjà supprimées, ce qui pose question sur la transparence de la recherche et la science ouverte, concepts importants du 21e siècle. La deuxième ne s’est pas d’abord pas embarrassée de répondre, puis a dit qu’elle aussi avait déjà supprimé les vidéos entre 2012 et 2017. La troisième, enfin, tente de nous refuser ses images au titre… du droit d’auteur ! Comme si des vidéos de tests standardisés constituaient une démarche originale au point d’être élevée au rang des créations intellectuelles aux yeux de la loi.

Les tribunaux administratifs devront trancher.

Signez pour en finir avec le test de nage forcée

La campagne de One Voice contre le test de nage forcée :

Extension d’une prison géante pour chiens « de chasse à courre » en Vendée : c’est non !

Extension d’une prison géante pour chiens « de chasse à courre » en Vendée : c’est non !

Extension d’une prison géante pour chiens « de chasse à courre » en Vendée : c’est non !
25.09.2023
Vendée
Extension d’une prison géante pour chiens « de chasse à courre » en Vendée : c’est non !
Chasse

Depuis des années, nous alertons l’opinion sur le sort des chiens exploités pour la chasse à courre et la chasse en général. Considérés comme de vulgaires outils pour permettre aux chasseurs de s’adonner à leur loisir mortifère, et au-delà des blessures qu’ils peuvent subir pendant la traque des animaux, ils sont souvent parqués dans des chenils saturés de bruit, le cou enserré de colliers électriques et soumis à un fort stress. Pour vous opposer à nos côtés à l’extension de cette infrastructure, participez à la consultation publique ouverte par la préfecture !

Vénerie : des vies de souffrance pour les animaux

Les chasseurs à courre exploitent leurs chiens dans un seul objectif : faire souffrir, le plus longtemps possible, des victimes pourchassées pendant des heures, qui finiront achevées à l’arme blanche ou au fusil. Ils sèment la terreur dans les forêts, n’hésitent pas à violer la loi et poursuivre les cerfs jusque dans les villages et les propriétés privées, comme l’a révélé notre enquête de plus de trois ans.

La vie de ces chiens est un enfer, de leur naissance à leur mort. Nous l’avons montré dans le cadre de notre infiltration, ces pauvres animaux sont utilisés comme de simples instruments à disposition de leurs “propriétaires” et vivent dans des conditions insupportables, à l’image de tous les chiens “de chasse”. Livrés à eux-mêmes et quasi abandonnés dans le Lot-et-Garonne, exposés à des températures extrêmes dans le Jura, soumis à des traitements cruels dans l’Hérault, la plupart d’entre eux ne connaîtront jamais la chaleur d’un foyer et d’une famille. Et que dire des blessures ? Elles sont inévitables, quand on sait qu’ils sont dans de nombreux endroits entassés dans des espaces pas plus grands que des clapiers, contraints de vivre dans le froid et la boue, rongés par les maladies de peau, avant d’être jetés dans des camions de transport comme des objets.

En Vendée, un projet d’extension insensé

Le préfet de Vendée s’apprête ainsi à autoriser l’extension d’un « chenil », qui permettra à terme la détention de 120 individus destinés à servir de chair à canon aux veneurs. Chacun d’eux disposera en tout et pour tout d’à peine 9 m2 pour vivre. Les femelles exploitées comme reproductrices, elles, seront isolées dans une petite zone d’à peine plus de 5 m2

On n’ose à peine imaginer la souffrance de ces animaux si sociaux, qui ont besoin d’espace, et qui finiront enfermés sans aucune possibilité de courir et sauter en dehors des moments de traque, où ils seront malmenés et soumis à tous les risques. Certains se perdront et devront passer des jours seuls dans la forêt, risquant de mourir de faim, de soif ou de se faire renverser sur les routes avant d’être récupérés, si jamais ils ont la chance de l’être. D’autres recevront les coups de fouet des veneurs et, épuisés après avoir parcouru des dizaines de kilomètres, finiront prostrés dans la boue, à deux doigts de se laisser mourir, comme nous l’avons constaté par le passé.

Nous nous opposons fermement à ce projet, et entendons bien le faire savoir à la préfecture. Pour cela, nous avons besoin de vous ! Participez à la consultation publique, en mettant en avant l’incompatibilité d’un tel projet avec le respect du bien-être de ces animaux si proches des humains ! Vous pouvez transmettre vos observations jusqu’au 7 octobre 2023 à la préfecture par mail (pref-participationdupublic@vendee.gouv.fr) ou par courrier[1]. Et en attendant, signez notre pétition exigeant que les chiens exploités pour la chasse bénéficient de la même protection que tous les autres !

[1] Préfet de la Vendée – DCPATE – bureau de ’environnement – 29, rue Delille – 85922 LA ROCHE-SUR-YON Cedex 9

Orques à Marineland: One Voice obtient qu’une expertise indépendante soit ordonnée!

Orques à Marineland: One Voice obtient qu’une expertise indépendante soit ordonnée!

Orques à Marineland: One Voice obtient qu’une expertise indépendante soit ordonnée!
21.09.2023
Orques à Marineland: One Voice obtient qu’une expertise indépendante soit ordonnée!
Delphinariums

Victoire pour la justice, pourrait-on dire. One Voice obtient ce matin ce qu’elle demandait à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, à savoir une expertise indépendante de l’état des orques Inouk et Moana, et des infrastructures du parc Marineland à Antibes où elles sont détenues avec Wikie et Keijo. Une décision qui permettra, espérons-le, de faire toute la lumière sur leur état de santé, et de contribuer à leur faire bénéficier d’une vie loin des spectacles et des bassins bétonnés.

Pour soutenir notre affaire en appel, nous avions produit devant la cour des rapports d’expertise des Dres Ingrid Visser, Naomi Rose et David Perpiñan mettant en évidence l’état de santé délétère des deux mâles les plus âgés du groupe, accompagnés de vidéos des orques et des bassins pris du ciel et au bord de ceux-ci, montrant des problèmes sous-jacents potentiels et aux yeux de l’association, criants. La pulpe des dents d’Inouk est à vif à force de ronger le béton du bassin. D’après les scientifiques, la douleur est continue.

En première instance, le dossier présenté par One Voice avait été rejeté. Avec ces nouveaux éléments, la cour d’appel d’Aix-en Provence a accédé à notre demande qu’un expert indépendant soit diligenté. Une décision équilibrée et de bon sens que nous louons.

Quel avenir ?

Il s’agit à présent pour nous de voir ce qu’il est possible de faire en matière d’alternative pour que les quatre orques françaises ne soient pas envoyées dans un delphinarium japonais (ou un autre lieu où elles seraient encore exploitées). Un voyage interminable pour des animaux n’ayant jamais quitté l’eau des bassins d’Antibes, avec la souffrance liée aussi aux effets de la pesanteur sur leurs organes. Le fait qu’elles soient séparées nuirait également à leur équilibre, ces quatre orques formant une vraie famille, la seule en captivité à notre connaissance. Or, dans la nature, les orques passent toute leur vie en famille. Il y a quelques jours, One Voice a également publié un rapport sur Wikie, la femelle et matriarche du groupe, dont la santé nous préoccupe aussi. Nous avons à ce propos écrit aux autorités japonaises.

Nous travaillons ainsi depuis des années à soutenir et déployer des solutions alternatives à celles prévues par Parques Reunidos (propriétaire de Marineland Antibes) avec l’ensemble de nos partenaires au niveau européen et mondial. Une solution de sanctuaire nécessiterait que Marineland accepte notre main tendue, et travaille en bonne intelligence avec nous pour l’avenir de ces orques. Jusqu’à présent, le parc refuse de parler ou de répondre à qui que ce soit de One Voice.

La loi « Protection animale » de 2021 prévoyait l’envoi des orques dans un sanctuaire marin, notre structure étant en construction. Pourtant, le ministère de l’Écologie semble tout faire pour se débarrasser des animaux avant de prendre des décrets clairs. Dans le cas des orques, comme dans celui des éléphants des cirques, cette loi est pire que le statu quo.

Notre détermination, elle, est sans faille, pour obtenir une meilleure vie pour Inouk, Moana, Wikie et Keijo. Signez notre pétition !

Renards, corbeaux, corneilles : un acharnement sans fin dans la Nièvre et le Jura

Renards, corbeaux, corneilles : un acharnement sans fin dans la Nièvre et le Jura

Renards, corbeaux, corneilles : un acharnement sans fin dans la Nièvre et le Jura
21.09.2023
Renards, corbeaux, corneilles : un acharnement sans fin dans la Nièvre et le Jura
Animaux sauvages

Dans la Nièvre et le Jura, les préfets s’acharnent contre les renards, les corbeaux freux et corneilles noires qui sont déjà classés comme « susceptibles d’occasionner des dégâts ». Ces animaux peuvent être tués partout et tout le temps ! Comme si cela ne suffisait pas, les préfets de ces deux départements ont ordonné des battues administratives pour en massacrer toujours plus. Face à cet entêtement incompréhensible, nous défendons bec et ongles ces mal-aimés devant les tribunaux. Nous attendons désormais les dates d’audience du tribunal administratif de Dijon et de la cour administrative d’appel de Nancy.

L’actualité est bien sombre pour les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». La sortie de l’arrêté ministériel du 3 août 2023 a signé la prolongation du droit de mise à mort illimitée des renards, belettes, martres, fouines, geais des chênes, pies bavardes, étourneaux sansonnets, corneilles noires et corbeaux freux. Nous avons attaqué cette liste de la honte en espérant que le Conseil d’État tranche en faveur de ces animaux encore considérés à tort par certains comme « nuisibles ». Et comme l’acharnement contre ces mal-aimés n’a pas de limite, les préfets n’hésitent pas à aller plus loin en ordonnant en plus des battues administratives, qui autorisent à tuer ces animaux toute l’année, partout et tout le temps ! Exemples dans la Nièvre et le Jura.

Dans la Nièvre, tuer les renards… pour garder le monopole du massacre des faisans et perdrix d’élevage !

Dans ce département, les renards ont été pris pour cible par le préfet. À l’été 2022, il a adopté plusieurs arrêtés ordonnant des battues administratives dans 22 communes, pour une durée de deux mois et incluant le recours aux tirs de nuit. Un véritable cauchemar pour ces animaux qui sont déjà chassés au fusil et déterrés au fond de leurs terriers dans le cadre de cette pratique sadique qu’est la vénerie sous terre.

La raison de cette tuerie ? S’assurer que les renards ne touchent pas aux faisans et aux perdrix relâchés par les chasseurs dans le but de les tuer ultérieurement ! Les chasseurs veulent réduire à néant toute concurrence, et surtout celle d’autres animaux… Et peu importe que les renards soient des auxiliaires des cultures et contribuent de surcroît à limiter la propagation de la maladie de Lyme, et qu’ils soient tout à fait capables de réguler eux-mêmes leur propre population. Une nouvelle preuve de l’absurdité totale de ces méthodes qui ne visent qu’à protéger les intérêts d’un lobby bien trop puissant.

Dans le Jura, le tribunal nous a donné raison, mais le préfet s’acharne et fait appel !

Dans le Jura, le 23 juin dernier, le tribunal avait annulé une décision autorisant une battue administrative de grande ampleur contre des corneilles noires et des corbeaux freux. Une maigre consolation pour ces centaines d’oiseaux tués en toute illégalité. Mais décidément, l’administration tient à ce qu’ils n’aient aucun répit. Depuis quelques jours, nous savons que le préfet a décidé de faire contester cette décision.

Cet entêtement a un objectif : permettre l’adoption d’arrêtés autorisant la traque d’animaux sans même avoir à organiser de consultation du public ! Bref, organiser des mises à mort méthodiques sans que personne puisse faire valoir son opposition. Que le préfet compte sur nous pour tous les défendre avec toute notre énergie devant la cour administrative d’appel.

À ce stade, il ne s’agit même plus de battues, mais tout bonnement d’acharnement contre des espèces accusées de tous les maux. Nous ne nous laisserons pas démonter par les arguments fallacieux de la préfecture et des chasseurs qui laissent entendre qu’il faudrait toujours tuer plus massivement ces animaux !