Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée

Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée

Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée
20.10.2023
Chasses traditionnelles : le gouvernement choisit le passage en force par une porte dérobée
Chasse

On les pensait définitivement enterrées, mais le gouvernement a sorti la pelle pour leur donner une seconde chance. Depuis 2018, des dizaines de décisions de justice nous ont donné raison, et ont permis d’éviter le massacre de centaines de milliers d’oiseaux. Mais le gouvernement ne recule devant rien pour faire plaisir aux chasseurs. Sous couvert “d’expérimentations scientifiques” (qui ne feront en rien avancer la science, seulement la chasse), il a décidé d’ouvrir la voie au retour des matoles, des pantes et des tenderies dans nos campagnes. Alors que les vanneaux huppés, les pluviers dorés ou encore les alouettes des champs passent déjà leur vie à éviter les tirs, nous ferons tout pour que ces arrêtés soient annulés, et que ces chasses cruelles restent le vestige d’un passé révolu.

Au nom de la “tradition”, une souffrance insupportable pour les animaux

Un chasseur-piégeur attrape une petite alouette des champs, qui se débat, lui accroche une cordelette autour de la patte ou de l’aile et l’enferme dans une cage avant d’aller se cacher. Puis il tire sur la corde. La douleur fait hurler l’alouette, qui cherche à s’enfuir, mais elle est prise au piège. Entendant ses cris, des dizaines de ses congénères – et d’autres espèces – volent à son secours. C’est à ce moment-là que le piège se referme : des filets tombent de part et d’autre, les piégeant tous, sans distinction. Les individus sélectionnés sont ensuite tués un à un, méthodiquement, et qu’importe si d’autres sont blessés dans la manœuvre…

Au nom de la “tradition”, les chasses à la glu, aux matoles, aux pantes ou aux tenderies étaient encore autorisées jusqu’à récemment. Mais c’était compter sans notre action (et celle de la LPO, avec qui nous avons mené combat en parallèle, avec deux visions complémentaires) : depuis 2021, One Voice a obtenu une décision de la Cour de justice de l’Union européenne suivie par des dizaines de décisions du Conseil d’État, qui nous ont toutes donné raison : ces chasses sont tout simplement contraires à la directive “Oiseaux”. Si la chasse à la glu n’est plus qu’un triste souvenir, pour les autres techniques, le gouvernement s’acharne et le combat juridique continue. En octobre 2022, le Conseil d’État suspendait en urgence la chasse des alouettes des champs aux pantes et aux matoles dans le sud-ouest. Nous en attendons le jugement au fond. Et en mai dernier, il imposait même au gouvernement d’abroger les arrêtés de 1989 qui autorisaient le principe même de ces chasses.

Mais le ministre est manifestement prêt à tout pour faire plaisir à ce lobby, et n’hésite pas à balayer d’un revers de main les décisions de justice de la plus haute autorité administrative du pays pour lui permettre de tuer des animaux.

Les chasseurs, ces “scientifiques” bien connus, à la fois juges et partie!

Pour permettre la mise à mort de plusieurs milliers d’oiseaux en plus, le gouvernement a ou va lancer, dans cinq départements, une “expérimentation” afin de démontrer que ces modes de chasse seraient sélectifs. Et ce alors même que, concernant la chasse aux pantes et matoles, le Conseil d’État a d’ores et déjà tranché la question. Et bien évidemment, ces expérimentations seront menées par… les fédérations départementales des chasseurs. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, n’est-ce pas ! Et on se targue d’être de grands scientifiques avec ça…

Nul besoin d’être un spécialiste pour bien voir que ces expériences n’ont de scientifique que le nom. Menées par les chasseurs et pour les chasseurs, cette mascarade a un seul objectif : ouvrir la voie au retour des pantes, des tenderies et des matoles. Dans les Ardennes, ce ne sont pas moins de 500 vanneaux huppés qui vont être ainsi capturés, et 15 pluviers dorés. Dans le Lot-et-Garonne, 1000 alouettes des champs vont finir dans les filets et les cages. Trois autres départements (Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques) doivent encore publier leurs arrêtés. Nous prévoyons de les attaquer également.

Ils s’abriteront derrière la “science”, ils diront que les oiseaux ne seront pas tués et invoqueront la “tradition”. Mais peu importe : contre ces modes de chasse barbares, nous porterons toujours la voix des animaux et de 83 % des Français qui souhaitent que ces pratiques disparaissent (sondage Ipsos/One Voice 2022). Nous attaquons ces arrêtés, et serons au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 26 octobre à 11 h 30 (pour les Ardennes)

Moana vient de mourir dans la prison chlorée du Marineland qui aura été son seul horizon pendant ses douze ans de vie. One Voice va en justice à nouveau

Moana vient de mourir dans la prison chlorée du Marineland qui aura été son seul horizon pendant ses douze ans de vie. One Voice va en justice à nouveau

Moana vient de mourir dans la prison chlorée du Marineland qui aura été son seul horizon pendant ses douze ans de vie. One Voice va en justice à nouveau
18.10.2023
Antibes
Moana vient de mourir dans la prison chlorée du Marineland qui aura été son seul horizon pendant ses douze ans de vie. One Voice va en justice à nouveau
Delphinariums

Colère, sidération… Voilà ce que nous inspire la mort de Moana. Cela fait des années que One Voice alerte les pouvoirs publics et la justice sur le calvaire qu’il vivait avec Inouk, Wikie et Keijo. Nous lançons une procédure en justice et demandons accès à l’autopsie de cette toute jeune orque. Les responsabilités doivent être clairement établies et les trois autres orques, mises en sécurité.

Moana, un adolescent né et mort malgré nos cris d’alarme

Aujourd’hui, Wikie a perdu son fils préféré, âgé de 12 ans seulement. Keijo a vu mourir son grand frère. Il n’est plus possible de laisser les trois orques partir dans leur état actuel. Inouk, dont la santé est extrêmement préoccupante, Wikie et Keijo qui depuis cet été montrent des signes visibles de leur état, doivent être pris en charge tout de suite.

Depuis des années, nous documentons et dénonçons l’inquiétante dégradation de l’état des bassins

Aujourd’hui, nous en appelons à Christophe Béchu et Sarah El Haïry pour qu’ils interviennent enfin en faveur de ces précieux animaux dont le haut degré d’évolution n’est plus un mystère. Depuis deux ans, nous demandons au ministère de l’Écologie de discuter des solutions existantes pour ces orques nées en France.

Nous proposons à nouveau au ministère et à Marineland l’intervention des vétérinaires spécialistes des orques au bord des bassins, tant qu’il est encore temps. Et supplions l’État de stopper immédiatement toute délivrance de permis d’exportation. Ce sont nos orques, elles sont sa responsabilité. Que cesse cet indécent silence laissant des tractations commerciales scandaleuses se faire sur le dos de cette famille, la seule en captivité dans le monde.

Des soins adaptés, un accompagnement par les meilleurs spécialistes mondiaux, et enfin… un avenir.

One Voice réclame justice pour Moana et demande une prise en charge urgente de sa famille

Nous allions publier aujourd’hui même un article, études scientifiques à l’appui, présentant l’importance de ne pas séparer les orques détenues au Marineland d’Antibes, car une telle séparation dans un clan familial représente une violence et un stress tels qu’ils pourraient se révéler fatals pour ces orques fragiles. En septembre, nous avions enfin obtenu qu’une expertise indépendante soit ordonnée par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, justement pour Moana et son oncle Inouk.

Les faux-semblants du delphinarium qui joue la transparence une fois au pied du mur

Aujourd’hui, Marineland fait mine d’être transparent, mais pourquoi a-t-il combattu notre demande d’expertise indépendante ? Pourquoi avons-nous dû batailler pied à pied pour ce qui est considéré dans tant d’autres dossiers comme une simple formalité ?

Un vétérinaire spécialiste des orques, ayant travaillé pour un autre delphinarium, s’était rendu sur place pour nous il y a deux semaines, et son nouveau rapport est sans équivoque : l’état des quatre orques est inquiétant. La preuve est sans appel aujourd’hui.

À l’aune de ces nouvelles constatations, nous avons déposé une requête en référé conservatoire au tribunal administratif de Nice. Car sans cela, impossible de nous assurer que les orques ne soient pas envoyées au Japon avant que l’expertise ordonnée par la cour d’appel d’Aix-en-Provence soit effectuée.

Crier dans le désert, et voir les orques mourir

Nous avions raison depuis le début, et cela ne nous donne aucune satisfaction : Moana était en danger, il dépérissait, sa peau, l’effondrement brutal de sa nageoire dorsale, son comportement stéréotypé et l’état de ses dents… tout exprimait sa détresse. Il n’était plus qu’un appel à l’aide, et nous étions les seuls à porter sa voix, claire, nette, vive. Ce soir, nous avons la rage au cœur. Le ministère de l’Écologie n’a pas bougé le petit doigt pour l’aider, ni lui, ni Inouk, Keijo ou Wikie.

La loi maltraitance 2021 censée protéger ces géants des océans n’est que poudre aux yeux, nous ne nous y étions hélas pas trompés.

Nous lançons une procédure en justice dans laquelle nous demandons à recevoir le rapport d’autopsie et un accès immédiat aux orques par les spécialistes.
Nous restons plus déterminés que jamais à tout tenter pour Inouk, Wikie et Keijo.

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie

Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie
18.10.2023
France
Les chiens et l’expérimentation animale : notre rapport fait grincer des dents l’industrie
Expérimentation animale

Pour le Gircor (lobby de l’expérimentation animale en France), notre rapport sur l’utilisation des chiens par les laboratoires n’est qu’une « énumération désordonnée de contre-vérités et remises en question de la science, jouant avant tout sur l’émotionnel ». Une nouvelle tentative de nous décrédibiliser, tout aussi vaine et hors-sujet que les précédentes, de la part d’un organisme qui sent le vent tourner.

Morceaux (rigoureusement) choisis

Il a tiré quelques leçons de notre réponse à ses commentaires sur notre rapport concernant l’expérimentation sur les primates. Dans son nouveau « fact-checking », le Gircor a remplacé la savoureuse expression « Morceaux choisis ! » par une référence d’apparence plus sérieuse à la « loi de Brandolini » – selon laquelle il faut plus d’énergie pour réfuter du baratin que pour le produire. Voilà donc pourquoi ce lobby a soigneusement choisi les passages qui l’intéressaient…

Après tout, pourquoi parler des résultats déplorables des inspections et des sanctions presque inexistantes ? Cela ne motive qu’un bon quart des revendications exprimées dans notre rapport ! Et il aurait sûrement été mal venu de commenter nos propos sur l’entreprise Marshall BioResources (leader du « marché » des chiens pour les laboratoires et membre du Gircor) – à laquelle nous avons pourtant consacré exclusivement quatre pages du rapport.

Il valait sûrement mieux dénoncer l’inadéquation de nos exemples de degrés de souffrance. Quant à lui, le lobby préfère souligner l’« immense majorité de procédures légères / modérées »… en oubliant de préciser ce que ces termes peuvent concrètement désigner.

Même la logique n’est pas leur fort

Autopromotion oblige, le « fact-checking » renvoie vers une liste des prix Nobel qui sont « le fruit de recherches impliquant les animaux ». Et si autant de Nobel implique des expérimentations animales, c’est bien que la science n’aurait pas pu avancer sans ça… n’est-ce pas ? En fait, avec ce même raisonnement, le fait qu’une écrasante majorité de ces prix ont été attribués à des hommes signifierait que les femmes seraient incapables de faire avancer la science sans les hommes même si on leur en donnait les moyens – ce qui est, évidemment, faux.

Mais il ne fallait pas en attendre plus de la part d’un organisme qui nous reproche de « jouer sur l’émotionnel » quelques jours après avoir félicité la propagande honteuse des éleveurs mauriciens qui alimentent les laboratoires du monde entier en macaques et jouent sur la peur pour manipuler l’opinion publique.

Cerise sur le gâteau : notre rapport serait inspiré par « des chercheurs… en philosophie morale » (que le Gircor ne considère manifestement pas comme des experts « rigoureux »). Pourquoi ? Parce que les deux pages qui y sont dédiées à l’éthique citent effectivement… des spécialistes de l’éthique, c’est-à-dire de la philosophie morale.

Vous pouvez nous aider

Pour aider les chiens, vous pouvez agir en signant nos pétitions pour la fin de leur utilisation par les laboratoires et pour la fermeture de l’élevage de Marshall BioResources à Mézilles.

P.-S. : une fois n’est pas coutume, nous remercions le Gircor pour les informations qu’il a communiquées concernant la Finlande dans son article. C’est mieux que rien.

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation

Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
12.10.2023
Loups : la Coordination Rurale de Haute-Vienne (CR87) tente de bâillonner One Voice en faisant interdire une manifestation
Faune sauvage

Pour demander la fin du massacre des loups dans notre pays, One Voice organise tout au long du mois d’octobre des actions militantes dans différentes communes de France.Ce samedi 14 octobre à Limoges, une animation est prévue par nos bénévoles pour informer le public sur les loups, leur sensibilité, leur intelligence, leur mode de vie et l’importance de leur place dans la biodiversité. La coordination rurale de Haute-Vienne, effrayée par un stand de sensibilisation, tente de faire interdire notre manifestation à coups de communiqués de presse. Nous lui souhaitons bien du courage car One Voice n’a jamais reculé pour défendre les loups.

Les meutes sont en réalité de véritables familles, où chaque individu a son rôle à jouer pour la survie de chacun. Contrairement à ce que leurs détracteurs tentent de faire croire en les diabolisant, les loups ne représentent pas de danger pour les humains, qu’ils cherchent à éviter autant que possible.

Mais manifestement, à la CR 87, plutôt que de s’informer, on persiste à propager les mêmes sempiternelles fadaises sur les loups. Voire, on laisse libre cours à une imagination débordante : ainsi, chacun pourra lire que « ces loups ont été lâchés, et même les associations Pro-loup ont reconnu l’existence d’élevages clandestins complètement opaques et difficilement gérables. »

Un syndicat notoirement anti-loups

Ce même groupement, qui s’oppose à une manifestation à vocation pédagogique, déclarée et autorisée par la préfecture, n’hésite pourtant pas à inciter ses membres à commettre des infractions. Ainsi, fin 2021, la Coordination Rurale 87 appelait ouvertement à braconner les loups ! « En Haute-Vienne, nous avons du plomb et du poison et nous régulerons par nous-mêmes ! », disait alors son représentant dans la presse.

Nous ne céderons en rien à cette tentative d’intimidation d’un lobby mortifère, qui envoie chaque année plus d’un milliard d’animaux à l’abattoir en France et milite pour exterminer les loups, déjà dans une situation de vulnérabilité critique. Nous serons bien présents ce samedi à Limoges pour défendre leur droit à vivre en paix. Déjà 138 d’entre eux ont été abattus cette année, 6 autres braconnés, et le massacre n’est malheureusement pas terminé. L’État a en effet revu le nombre maximum de tirs dérogatoires à la hausse, autorisant la mise à mort de 209 individus pour 2023. Sans compter ceux qui meurent « accidentellement » de causes purement humaines : circulation, piégeage

Venez nous rencontrer à Amiens (80), Digne-les-Bains (04), Montpellier (34), Limoges (87), Metz (57), Aix-en-Provence (13), Troyes (10), Flers (14) ; à Rouen (76) ; à Nantes (44), Bar-Le-Duc (55), et à Strasbourg (67). En attendant la fin des tirs, signez notre pétition pour demander le respect pour les loups.

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire

Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
11.10.2023
Aude
Audience du 12 octobre 2023 : les palombes des Pyrénées victimes de la chasse méritent une défense claire
Chasse

En mars 2022, nous avions réussi à faire partiellement suspendre un arrêté de la préfecture de l’Aude autorisant l’abattage de palombes en pleine période migratoire. Le 12 octobre 2023, nous serons au tribunal administratif de Montpellier pour demander l’annulation de ce même texte et protéger ces animaux à long terme. L’acharnement sur ces oiseaux, déjà victimes de l’agriculture intensive et de l’urbanisation grandissante, doit cesser.

Pigeons ramiers, oies sauvages, corbeaux freux et corneilles noires, ou encore perdrix grises et alouettes… One Voice se bat depuis des années pour tous les oiseaux qui subissent l’obsession destructrice des chasseurs alors même que leur survie est déjà mise en péril par les activités humaines. À croire que ces acharnés de la gâchette ne s’arrêteront que quand la nature sera silencieuse… Jamais nous n’accepterons ces tueries.

Les pigeons ramiers pris pour cibles

En classant les pigeons ramiers, aussi appelés palombes, parmi les “Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD), la préfecture de l’Aude a autorisé la reprise des tirs le 20 février 2022, dix jours après la fin de la période de chasse et en pleine migration prénuptiale. Un texte qui piétinait la directive européenne “Oiseaux” en plus de n’apporter aucune preuve des dommages soi-disant causés aux cultures.

Ces nomades, seulement de passage dans le ciel de notre littoral à leur retour d’Espagne, allaient être tués avant même d’avoir pu se poser sur le sol français. Nous avons réussi à faire partiellement suspendre cet arrêté, dont le seul but était de prolonger un passe-temps mortifère, et demandions depuis près d’un an et demi qu’il soit annulé pour pouvoir mettre un point final à cette affaire.

Les chasseurs veulent remplacer les battements d’aile par le sifflement des balles… Nous nous y opposons !

En 2018 déjà, le ministère de la Transition écologique, dont la complaisance envers nos opposants relève plus de la règle que de l’exception, leur avait offert sur un plateau l’autorisation de tuer dès le mois de février les oies cendrées traversant notre ciel.

Pour les palombes des Pyrénées, nous serons au tribunal administratif de Montpellier le 12 octobre 2023, pour l’audience qui commencera à 10 heures.

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie

Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie
11.10.2023
Savoie
Justice : six associations déposent un recours contre la chasse aux marmottes et aux lièvres variables en Savoie
Communiqué de presse

L’Association Justice Animaux Savoie (AJAS), l’ASPAS, Animal Cross, AVES France, FNE Savoie et One Voice déposent un recours contre l’arrêté préfectoral autorisant la chasse aux marmottes et aux lièvres variables, animaux emblématiques des Alpes. Ces deux espèces, protégées par la convention de Berne, sont en déclin à cause de la destruction de leur espace de reproduction et du changement climatique. Pourtant, leur chasse est encore autorisée ! Une audience en référé est prévue dans les prochains jours à Grenoble tandis qu’une pétition ayant récolté près de 80 000 signatures demande au gouvernement l’interdiction pure et simple de la chasse aux marmottes sur tout le territoire national.

Une chasse scandaleuse sur des espèces protégées et menacées par le réchauffement climatique

Interdite depuis 1992 en Italie, la chasse aux marmottes reste autorisée en France où elle a provoqué la mort de 427 animaux en Savoie l’an dernier. Les marmottes sont pourtant protégées par l’annexe III de la Convention de Berne. Leur “gestion” doit ainsi “être réglementée afin de maintenir les populations hors de danger”. Problème : il n’y a, à ce jour, aucun comptage officiel permettant de connaître avec exactitude l’état de leur population, et l’on joue sur cette méconnaissance pour continuer à autoriser leur chasse.

Les marmottes se portent pourtant bien mal, victimes des effets du réchauffement climatique, et de nombreux scientifiques tirent la sonnette d’alarme comme le Conseil scientifique de la Vanoise dans un avis rendu en mai 2023. Un constat alarmant aussi pour le lièvre variable puisque, en 2017, l’Union internationale pour la conservation de la Nature (IUCN) a revu leur statut afin de le classer en « quasi menacé » compte tenu du déclin marqué de leurs populations sur le territoire national.

Une chasse trophée loin du discours des chasseurs comme “les premiers écologistes de France”.

La chasse aux lièvres rejoint celle de 24 espèces en état de conservation défavorable en France, soit 27% des espèces chassables. En réalité, loin d’être les premiers écologistes de France, les chasseurs sont les fossoyeurs de la biodiversité. Ils chassent par plaisir et par goût des trophées, les marmottes n’y font pas exception. D’ailleurs les Français n’en sont pas dupes.

Contre l’avis des citoyens, le Préfet de Savoie autorise la chasse aux marmottes

Dans le cadre de la consultation publique préalable à la publication du plan de chasse 2023-2024 pour la Savoie, 88 citoyens se sont exprimés explicitement contre cette pratique. Le Préfet a ainsi été contraint de se justifier, avançant des arguments plus absurdes les uns que les autres ! Selon le document officiel de la Préfecture “les terriers creusés dans les prairies occasionnent des blessures aux bovins, parfois aux exploitants avec des entorses, des casses de matériel de fauche, des dégradations de tuyaux d’arrosages etc.” En outre, dans le document présenté suite à la consultation publique par le Préfet de Savoie, il n’y a aucun comptage officiel permettant de connaître avec exactitude l’état des populations des Lièvres variable et de Marmottes. Ni les Préfets ni les chasseurs ne sont au-dessus des lois, c’est la raison pour laquelle nos associations ont décidé de déposer un recours à l’encontre de l’arrêté préfectoral prévoyant la chasse aux marmottes et aux lièvres en 2023.

Une action en justice et une pétition au gouvernement

Tant que ces pratiques ne seront pas interdites au niveau national, chaque Préfet pourra décider de manière arbitraire d’autoriser ou non ces chasses. C’est la raison pour laquelle nos associations se sont mobilisées dans une tribune dès 2022 pour demander la fin de la chasse à la marmotte. Objectif ? Passer de 78 000 à 100 000 signatures de la pétition afin d’obtenir du gouvernement l’interdiction ferme et définitive de la chasse aux marmottes partout en France.