Des macaques français en Allemagne !

Des macaques français en Allemagne !

Des macaques français en Allemagne !
04.06.2015
Allemagne
Des macaques français en Allemagne !
Expérimentation animale

En décembre 2014, One Voice a lancé un appel d’urgence pour la libération de sept macaques nés en France et envoyés au Max Planck Institute en Allemagne pour y subir des expériences aussi cruelles qu’inutiles.

Des singes français envoyés en Allemagne

La Cruelty Free International, partenaire de One Voice au sein de l’ECEAE*, en collaboration avec l’association allemande Soko Tierschutz, a infiltré durant sept mois, de 2013 à 2014, un laboratoire de recherche du Max Planck Institute for Biological Cybernetics. Ayant découvert que certains singes provenaient de parcs français, elle a immédiatement prévenu One Voice. Les images sont insoutenables. On y comprend le calvaire de ces singes, sacrifiés au nom de la recherche fondamentale… Ils étaient au nombre de huit mais l’un d’eux a vite succombé. Les sept autres macaques peuvent encore être sauvés. One Voice les a renommés Léa, Hugo (alias Boateng), Tom (alias Carlos), Lisa, Max, Mila et Lucie. Ils sont nés en France et leur place n’est pas là-bas. Nous devons les libérer!

Entraînés à souffrir

Dans ce laboratoire, on utilise des primates pour comprendre comment leur cerveau traite l’information. Mais quelle fiabilité espérer de résultats obtenus sur des macaques intensément stressés, voire terrorisés, maintenus immobiles dans des appareils de contention? Avant d’être exploités, ils ont été « entraînés ». En d’autres termes, « cassés » pour qu’ils coopèrent sans broncher. Une des méthodes employées consiste à les endormir puis à les obliger à se réveiller, le corps maintenu par le cou dans un tube cylindrique. Ils peuvent également être privés d’eau pour les « motiver », au point que certains boiront leur urine ou celle de leurs congénères. Cette étape peut durer plusieurs mois, voire des années.

Directement dans le cerveau

Une fois « habitués » au dispositif, les chercheurs procèdent à la trépanation de leurs sujets, puis à la mise en place de chambres d’injection, ou d’électrodes, directement à travers le crâne pour un accès direct et permanent au cerveau. Certains sont pourvus d’un implant qui permet de visser littéralement leur tête à un support pour qu’elle ne bouge pas pendant l’expérience. Cette chirurgie lourde est douloureuse et traumatisante. Elle peut provoquer des infections. Pour ceux qui la supportent, s’ensuivront jusqu’à plusieurs années d’expérimentations…

Sept concitoyens à sortir de l’enfer !

Léa, Hugo, Tom, Lisa, Max, Mila et Lucie sont nos concitoyens. Tom et Hugo sont nés chez Planète Sauvage à Port-Saint-Père (44). Léa, Lisa, Max, Mila et Lucie sont nés chez Savane Nature à Monnières (44). Qu’un singe naisse libre ou sauvage, rien ne le prédispose à subir des expériences. Où qu’il soit né, sa douleur sera la même. One Voice réclame leur libération immédiate et leur retour en France où ils seront définitivement mis à l’abri de souffrances délibérément infligées, comme elle l’a déjà fait pour 36 macaques et 18 lémuriens à ses débuts. La mobilisation pour leur sauvetage a permis de réunir 81 774 signatures qui ont été présentées au Max Planck Institute par Muriel Arnal, présidente de One Voice, Docteure Corina Gericke, directrice de Doctors Against Animal Experiments et Abbie Parker de la Cruelty Free International. Simultanément, un cercle de silence a permis au public de manifester son soutien à la cause de Léa et de ses compagnons, en présence de nombreux médias allemands.

Pour obtenir leur libération, restons mobilisés ! Vous pouvez diffuser notre rapport sur la sentience des macaques, ainsi que celui sur l’expérimentation animale en France. Et continuez à signer la pétition!

* ECEAE : Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale

Des nouvelles – Avril 2016
Un travail minutieux d’analyse de données a été réalisé par les enquêteurs de la police allemande au sein du Max Planck Institute à Tübingen. Ils ont analysé pendant un an l’ensemble des informations relatives au traitement des singes par le laboratoire, afin de déterminer si celui-ci respectait la réglementation relative au bien-être animal. Leur rapport est actuellement examiné par un expert, ce qui pourrait prendre encore au moins 6 mois d’après le procureur allemand Marin Klose.

Des dauphins et des ringards

Des dauphins et des ringards

Des dauphins et des ringards
15.04.2015
Portugal
Des dauphins et des ringards
Exploitation pour le spectacle

One Voice se mobilise pour dénoncer une nouvelle exploitation des dauphins pour les besoins d’une émission de télé-divertissement en tournage au Portugal.

Dernière minute : l’émission est suspendue !

Sous la pression et les actions d’ONG rassemblées autour de la
Dolphinaria Free Europe (DFE) dont est membre One Voice, l’émission a été suspendue. Cependant, le risque qu’elle soit produite dans d’autres pays européens, et notamment en France, existe toujours. Restons vigilants !

Présentation de l’émission

Le concept de l’émission intitulée Dolphins with the Stars – produite par Shine Iberia et diffusée par SIC – est de rassembler « les stars les plus populaires et les animaux les plus adorés »**. Dix duos, formés par une célébrité et un dauphin, doivent présenter en prime time une performance élaborée et dûment filmée durant trente jours. Des « juges » et les téléspectateurs les départageront et désigneront le vainqueur.

Une émission non éthique

« Les animaux les plus adorés » se passeraient bien de cet engouement qui alimente une industrie de plus en plus cynique. Le delphinarium Zoomarine de la région d’Algarve (Portugal) où est tournée l’émission détient 21 dauphins dont cinq au moins ont été capturés de manière certaine dans la nature. Outre la captivité, les dauphins « partenaires des stars » doivent subir un stress supplémentaire lié aux entraînements et à l’euphorie de ce genre d’émission dont le but principal est de faire le show sans considération pour les animaux.

Une émission dangereuse

La diffusion d’un tel programme participe à la désinformation organisée du grand public concernant les dauphins, tant du point de vue de l’éthologie que de celui de la
sentience. Ce qui entraîne une chosification de l’animal sauvage. Les stars, si soucieuses de leur image, devraient prendre conscience de la ringardise de ce type d’émission et de la responsabilité qu’elles endossent en se rendant complices d’une telle exploitation.

Une émission hors-la-loi

Le Zoomarine est accrédité par la EAAM*** dont les objectifs principaux sont le bien-être et la connaissance des mammifères marins. Deux objectifs ostensiblement bafoués par Dolphins with the Stars. De plus, en abritant cette émission, le Zoomarine va à l’encontre des lois portugaises et européennes régissant les zoos auxquels est assimilée cette structure. La licence à laquelle il est soumis, selon la Loi de décret non. 59 (2003), devrait en conséquence lui être retirée.

Notre action

Considérant les violations des lois portugaises et européennes que perpètre l’émission Dolphins with the Stars, One Voice s’est portée signataire de la lettre envoyée aujourd’hui au Président portugais lui demandant d’intervenir. D’autres actions sont en cours de préparation.

Soyons vigilants !

Pour l’instant, cette émission se cantonne au Portugal. Néanmoins, le concept est déjà convoité par la Chine et 14 pays européens, dont la France. Il semblerait qu’une société de production française ait déjà manifesté son intérêt, pour le plus grand plaisir d’un delphinarium.

Si un tel projet venait à voir le jour, One Voice compte sur votre mobilisation.

* Dolphinaria-Free Europe
** Termes employés par La Competencia, la société de production espagnole à l’origine de l’émission
*** European Association for Aquatic Mammals

Oiseaux, reptiles : le trafic continue

Oiseaux, reptiles : le trafic continue

Oiseaux, reptiles : le trafic continue
20.02.2015
Oiseaux, reptiles : le trafic continue
Animaux sauvages

Les oiseaux, à l’instar des NAC, sont victimes d’un intense trafic destiné à remplir des cages très rentables. Mais avant même de les rejoindre, beaucoup d’entre eux périront…

Aujourd’hui encore, des perroquets sont prélevés par milliers dans les forêts puis revendus en Asie, en Europe ou aux États-Unis. 10 à 20 % des animaux ne survivent pas à leur première cage. Alerté par ce massacre, le gouvernement américain avait édicté le Wild Bird Conservation Act en 1992, pour réguler le commerce. En vain : chaque année, plus de 150.000 perroquets et autres oiseaux exotiques continuent d’être importés illégalement via la frontière mexicaine.

Le Pakistan exporte pour sa part près d’un million d’oiseaux exotiques par an ! La plupart d’entre eux sont importés puis élevés en captivité, tant pour le marché local qu’international.

Karachi est le plus grand centre d’élevage d’oiseaux nicheurs du pays, suivi par Lahore. Les principaux clients résident à Dubaï, devenu la plaque tournante du trafic d’oiseaux exotiques, mais aussi aux Pays-Bas, en Turquie, en Thaïlande, en Russie et en Iran.

Les animaux exportés par cette industrie lourde sont les perruches, les moineaux de Java, les pinsons, les callopsittes, les perroquets à collier, les colombes et les coqs « de combat ». Le cacatoès et l’ara sont également élevés au Pakistan, mais leur production à l’heure actuelle suffit à peine à la demande locale.

Dans le sud de l’Inde, sur les marchés de Chenai, les trafiquants d’oiseaux aux mille couleurs tiennent boutique sans complexe. Ils « recueillent » puis élèvent des capucins à tête blanche, des mainates des collines et quelques autres oiseaux des zones boisées du nord de l’Inde, avant de venir les vendre dans le sud du pays. Les captures commencent en septembre et se poursuivent jusqu’en mars. Les poussins de mainate sont vendus chacun 750 roupies, tandis que les adultes valent dans les 4.000 roupies.

Bien d’autres marchés aux oiseaux existent dans le monde (les uns officiels, les autres beaucoup moins), qui tous pillent la nature sauvage.

Il en va de même pour les reptiles et autres animaux « de salon » qui impressionnent tant les amis sur Facebook. Les « nouveaux animaux de compagnie » (NAC) ont envahi les foyers français. Sur les 63 millions d’animaux de compagnie que compte l’Hexagone, plus de 6 millions sont des NAC, dont près d’un million de reptiles dans les animaleries spécialisées. Chaque Français peut détenir jusqu’à 25 serpents. Cette explosion des ventes entraîne une demande d’animaux sans cesse plus exotiques. Autant d’existences misérables, qui finissent souvent dans la poussière sous le canapé.

Pour One Voice, tous les animaux ont le droit à la liberté et au respect. Le trafic et le commerce des NAC doit cesser !

Le triste chant du canari
Plus que tout autre, poissons et oiseaux souffrent de la captivité. Le poisson est privé des eaux vives et l’oiseau du ciel.

Très vite, le beau guppy cobra orage, acheté 3,50 € sur Internet, aura fait le tour de son aquarium et en connaîtra les moindres détails. C’est alors une vie d’ennui pesant, de bagarres, qui s’ensuit. Une triste vie source de parasitoses dues au confinement, dans ce même petit univers peuplé de faux rochers et de scaphandriers en plâtre.

L’oiseau, lui, se heurte aux barreaux de son enclos minuscule en deux sauts. Son univers se limite à trois perchoirs en escalier, un bassinet pour le bain, une mangeoire, une pipette d’eau et un petit miroir qui tourne. La bonne pratique veut qu’une cage soit assez large pour qu’un oiseau puisse y déployer ses ailes sans s’accrocher aux barreaux, c’est-à-dire qu’elle fasse au moins deux fois son envergure et soit au moins deux fois plus haute que lui. Quel humain pourrait survivre à une contention pareille ?…

Si la perruche ou le mainate s’attachent à nous, c’est que ces oiseaux des cimes sont privés de toute vie sociale avec leurs semblables. Lorsqu’il fait beau, on accroche la cage du canari en façade. Alors, regardant le ciel traversé par les vols d’hirondelles, celui-ci appelle au loin une compagne impossible d’un chant magnifique et désespéré…

L’État entendait protéger des moutons… qui ne sont plus vraiment là !

L’État entendait protéger des moutons… qui ne sont plus vraiment là !

L’État entendait protéger des moutons… qui ne sont plus vraiment là !
24.11.2014
L’État entendait protéger des moutons… qui ne sont plus vraiment là !
Animaux sauvages

Dans le contexte de l’hystérie anti-loup, les préfets se croient tout permis sous prétexte de calmer des éleveurs qui ne le seront jamais ainsi et autorisent illégalement des tirs de loup, espèce protégée. Trois associations viennent de gagner leurs recours juridiques contre l’État.

La justice vient à nouveau de donner raison à l’ASPAS, Ferus et One Voice, en suspendant deux arrêtés illégaux de « tirs de prélèvement » de loups, cette fois dans les Alpes-de-Haute-Provence. Nos associations avaient attaqué ces arrêtés du préfet du 24 septembre dernier qui ordonnaient l’abattage de quatre loups, avec possibilité de tir par les chasseurs jusqu’au 25 décembre sur les communes d’Allos, Thorame-Basse et Thorame-Haute, soi-disant pour « la protection des troupeaux contre la prédation »… alors que les moutons ne sont plus sur les alpages à cette période de l’année !

Dans son ordonnance du 20 novembre, le tribunal administratif de Marseille estime donc que ces deux arrêtés préfectoraux ne respectent pas les conditions fixées par l’arrêté ministériel du 15 mai 2013. En particulier d’après le juge des référés, « il n’est pas suffisamment établi, par les pièces produites par le préfet, que les troupeaux demeurent exposés, durant la totalité de la période d’exécution de l’arrêté, à la prédation du loup […] ».

Qu’on se le dise, il n’est pas autorisé d’abattre des loups quand les moutons sont redescendus à la bergerie en automne ! L’argument officiel de la « protection des troupeaux » ne trompe plus personne : une véritable chasse aux loups est engagée par certains préfets, avec tant de zèle qu’ils en oublient même le respect des lois. Treize loups ont ainsi été abattus depuis fin août. Face à cette politique délirante, nos associations en appellent à la raison et à la responsabilité des représentants de l’État. Nous continuerons d’attaquer en justice les arrêtés considérés illégaux.

Abattre des loups hors du contexte de la prédation sur les troupeaux n’est d’aucune utilité pour le pastoralisme. Les préfets font mine de répondre aux difficultés des éleveurs en offrant aux chasseurs des tirs de loups à tire-larigot, quitte à mettre en péril une espèce protégée. Plutôt que de s’enfoncer dans cette politique de la gâchette, les pouvoirs publics feraient mieux d’accompagner réellement les éleveurs dans leur nécessaire adaptation à la présence des loups.

Suite au drame de Lizy-sur-Ourcq, les enjeux du procès

Suite au drame de Lizy-sur-Ourcq, les enjeux du procès

Suite au drame de Lizy-sur-Ourcq, les enjeux du procès
23.06.2014
Lizy-sur-Ourcq
Exploitation pour le spectacle

Le 30 juin prochain, se déroulera à Meaux le procès faisant suite à l’évasion d’une éléphante d’un cirque, ayant provoqué la mort d’un homme le 8 septembre à Lizy-sur-Ourcq. One Voice, espère que les véritables enjeux y seront évoqués.

Ces enjeux quels sont-ils ?

Le premier est de s’interroger sur la présence des éléphants dans les cirques et ses conséquences sur la sécurité publique. Le drame de Lizy-sur-Ourcq illustre malheureusement que les structures itinérantes détenant des éléphants ne peuvent pas assurer la sécurité du public et des habitants des villes qui les reçoivent. Comment le pourraient-elles alors qu’elles ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins élémentaires tant physiques que psychiques d’animaux dotés d’une force extraordinaire ?

Les résultats de l’enquête de One Voice faite après l’accident de Lizy-sur-Ourcq sont accablants tant au niveau des conditions de détention des éléphants qu’à celui de la sécurité du public.

A l’appui de cette enquête, le rapport pour One Voice rédigé en mai 2014 par le Docteur John Knight sur la situation des éléphants dans les cirques et l’état de plus en plus dégradé de Samba (qu’il avait étudié déjà en 2005) est éloquent. Cet éminent spécialiste de la faune sauvage pointe, preuves matérielles et scientifiques à l’appui, les conséquences dramatiques sur la santé et le comportement des pachydermes détenus dans les cirques et les risques sécuritaires et sanitaires pour les humains.

Le second enjeu est d’ordre éthique. Comment justifier de priver de liberté et de ses besoins les plus fondamentaux (marcher, boire à volonté, se laver, manger des aliments variés, avoir une vie sociale) un être doté d’une sensibilité aiguë et d’une intelligence reconnue ? Enfin, comment justifier de le contraindre à faire des numéros contre sa nature ?

«Dick Gregory, compagnon de lutte de Martin Luther King, a dit que les animaux dans les cirques lui faisaient penser à l’esclavage car ils représentent la domination et l’oppression qu’il a tant combattues. Il est temps que la France, pays phare en matière des droits de la personne humaine, sorte de son inertie et considère le sort injuste de ces personnes animales enchaînées que sont les éléphants dans les cirques ! One Voice est, quant à elle, ouverte au dialogue avec les dresseurs pour trouver ensemble des solutions pour libérer, dans l’intérêt de chacun, ces êtres dont rien ne justifie la vie indigne. » Muriel Arnal Présidente de One Voice

Poissons : l’effet Nemo

Poissons : l’effet Nemo

Poissons : l’effet Nemo
28.12.2013
Poissons : l’effet Nemo
Animaux familiers

L’aquariophilie n’est pas seulement un loisir cruel, c’est aussi un loisir destructeur. Pour un bout de nature dans le salon, combien de victimes ? Combien de sites détruits ?

En 2015, 12,3 millions de foyers américains gardaient chez eux des aquariums d’eau douce, 4,9 des aquariums marins, 5,4 des reptiles et autant détenaient d’autres petits animaux tels que fennecs, rats ou tarentules.

En France, 54 % du marché des animaux domestiques est occupé par les poissons « d’aquarium », loin devant les chats, les chiens et les oiseaux en cage.

L’aquariophilie est devenue un hobby mondial qui compte des millions d’adeptes. L’Europe et les États-Unis sont les plus grands importateurs de poissons ornementaux, pour un marché annuel de 1.000 millions de dollars. La plus grande partie des spécimens détenus en bocal sont des poissons d’eau douce, mais le film
Finding Nemo a fait tripler la demande en aquariums marins. Les poissons-clowns ont été massivement capturés aux îles Vanuatu, épuisant d’un seul coup la population locale. En Australie, près de la Grande Barrière de corail, l’industrie des poissons exotiques pèse à elle seule plus de 350 millions de dollars, incluant les pêcheurs, les éleveurs et les intermédiaires.

Tous les moyens sont bons pour la capture, depuis la pêche au filet jusqu’au sulfate de guinaldine répandu sur les récifs. Cet anesthésique sert à endormir les poissons lors de la prise mais aussi durant le transport. Il tue collatéralement de nombreux invertébrés. Les clients font leur choix sur Internet et si la pièce rare manque au catalogue, un plongeur ira la chercher pour eux. Regroupés dans des « centres d’élevage », les poissons sont ensuite livrés aux collectionneurs par caissettes isothermes.

Ceux qui survivent au voyage finissent leurs jours dans un aquarium, loin de la fabuleuse biodiversité de leur monde et de leur vie sociale. Décoré de « pierres vivantes » taillées au pic à glace dans les récifs coralliens, peuplé de crevettes, d’étoiles de mer et d’anémones, l’aquarium a tout pour faire vrai, sauf aux yeux de ceux qui sont contraints d’y vivre.

Pour One Voice, leur souffrance n’est pas tolérable. La place de ces poissons est dans l’océan. Il est temps que ceux qui les exploitent pour leur plaisir prennent conscience de la souffrance des animaux capturés et détenus dans des cages ou des bocaux. Voyez qui ils sont, voyez ce qu’ils subissent : c’est le martyre de toute une vie de prisonnier ! Stoppons le commerce de la souffrance.

 

Compagnonnage animaux : Mieux connaitre nos compagnons pour mieux vivre avec eux

Compagnonnage animaux : Mieux connaitre nos compagnons pour mieux vivre avec eux

Compagnonnage animaux : Mieux connaitre nos compagnons pour mieux vivre avec eux
03.12.2013
Compagnonnage animaux : Mieux connaitre nos compagnons pour mieux vivre avec eux
Animaux familiers

Dans le cadre de la Cellule Zoé, One Voice lance le programme : « Compagnonnage animaux ». Il vise à donner des clés de compréhension du mode de vie et d’être des animaux vivant à nos côtés, instaurant ainsi la connaissance comme antidote à la maltraitance.

« Compagnonnage animaux » sera lancé le samedi 7 décembre 2013, à l’occasion d’une conférence sur le chat, animée par le docteur Nathalie Simon, vétérinaire comportementaliste. Elle aura lieu à 14h, à la Maison Municipale du Bénévolat, 10 boulevard Marx Dormoy, 19312 Brive La Gaillarde – en présence de l’équipe du refuge SPA de Brive, partenaire local de One Voice. De la maltraitance à l’abandon, les violences dont sont victimes les animaux familiers ont fréquemment la méconnaissance comme point de départ.

Au sein de la cellule Zoé, qui combat déjà sur le terrain les actes de cruauté avérés – plusieurs élevages ont été dernièrement condamnés –, One Voice a développé un axe pédagogique dont l’objectif est d’agir en amont afin d’éviter l’apparition des comportements involontaires, mais maltraitants envers les animaux.

« Compagnonnage animaux » est un programme réalisé avec des refuges et associations, partenaires de la Cellule Zoé. Il concernera le chat en 2014 et le chien dès 2015.

Afin de toucher un public le plus large possible, One Voice a choisi deux outils : la publication de tracts d’information, et l’organisation de conférences/formations qui seront animées par Nathalie Simon. Le quotidien avec l’animal y sera abordé dans le but de souligner les gestes les plus adaptés dans la relation avec eux. Ces conférences laisseront une large part à l’interaction avec le public. Destinées à tous, elles se veulent aussi un outil pratique pour les futurs adoptants, le personnel des associations ou pour toute personne amenée à être en contact avec l’animal.

Les chats sont des animaux étonnants et méconnus. Avec Compagnonnage animaux, le public pourra découvrir la relation particulièrement subtile qui est possible avec eux. Basée sur le respect partagé, elle est entièrement dépourvue de domination ou de possessivité… Muriel Arnal Présidente de One Voice Le refuge déborde d’animaux traumatisés par les humains qui les avaient en charge. C’est d’autant plus triste que la maltraitance dont ils ont été victimes à souvent à sa base beaucoup d’idées fausses et peu de curiosité. Je suis convaincue qu’avec un peu d’information pertinente, de nombreux dénouements tragiques pourront être évités. Bernadette Arnal présidente de la SPA de Brive

Appel à la Russie à la vieille des jeux olympiques pour qu’elle mette fin aux combats d’animaux dignes du Moyen-Age

Appel à la Russie à la vieille des jeux olympiques pour qu’elle mette fin aux combats d’animaux dignes du Moyen-Age

Appel à la Russie à la vieille des jeux olympiques pour qu’elle mette fin aux combats d’animaux dignes du Moyen-Age
07.11.2013
Russie
Appel à la Russie à la vieille des jeux olympiques pour qu’elle mette fin aux combats d’animaux dignes du Moyen-Age
Exploitation pour le spectacle

Une nouvelle enquête révèle qu’en Russie, des ours sont capturés, enchaînés et livrés à des chiens dont on teste les aptitudes pour la chasse.

One Voice et Baltic Animal Care lancent aujourd’hui une campagne internationale pour révéler ce que subissent des animaux sauvages qui sont utilisés comme instruments vivants d’évaluation des aptitudes des chiens de chasse en Russie.

Les enquêteurs de One Voice se sont intéressés au symbole national de la Russie, l’ours brun, qui sera aussi un des symboles des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014. Ils ont visité quatre centres d’entraînement des chiens de chasse, situés dans quatre régions différentes de Russie. Ils y ont découvert sept ours et les pires situations de souffrance animale auxquelles ils aient été confrontés depuis leurs débuts, il y a déjà plusieurs dizaines d’années.

Ils ont filmé des ours enchaînés ainsi que des blaireaux et des sangliers enfermés, poursuivis et attaqués par des Laïkas, une race russe de chiens de chasse. Ils ont rencontré les juges qui présidaient les épreuves et qui notaient les chiens en fonction d’anciennes règles, basées notamment sur le pistage, les aboiements, l’agressivité et le courage. Dans ces épreuves, l’agressivité est récompensée. Lors d’un test sur un ours, par exemple, le chien obtiendra une bonne note s’il mord profondément l’ours aux jarrets, aux talons ou au postérieur, mais il perdra des points s’il bat en retraite ou s’il ne le mord pas assez fort.

Nos investigateurs sont hantés par ce qu’ils ont vu. Lors d’un concours auquel ils ont assisté, l’ours a été attaqué et mordu par des chiens toute la journée, puis il est resté toute la nuit enchaîné à une poulie, prêt à resservir le lendemain. Dans un autre centre, deux oursons se partageaient une cage qui mesurait environ 5 x 3 x 2,5 m. Ils étaient dans un état pitoyable. Ils étaient recouverts d’une épaisse couche de boue et d’excréments, comme le sol de leur cage. C’est un sort épouvantable pour ces animaux, parmi les mammifères les plus intelligents, et réputés pour être de grands voyageurs et des explorateurs hors normes. Muriel Arnal présidente de One Voice Les tests utilisant un ours impliquent de l’enchaîner à un système de poulie, fonctionnant à l’aide d’un câble tendu entre deux arbres. Un employé se place de chaque côté, pour tirer l’ours ou le repousser. Des juges spécialisés observent et évaluent la performance des chiens, qui doivent l’attaquer et le mettre aux abois. Elena Bobrova Baltic Animal Care

Chaque fois que le chien ne satisfait pas à un critère établi, on soustrait des points à un score maximal possible de 100. Ainsi, par exemple, si ses morsures ne sont pas assez fortes, le chien perdra jusqu’à 8 points, s’il aboie mais ne mord pas l’ours, il perdra 10 points, et s’il s’éloigne de l’ours au lieu de le mordre, il perdra entre 10 et 15 points.

Sachant qu’un « test » dure normalement dix minutes et que plusieurs chiens sont notés chaque jour, un même animal sauvage peut servir de cible à de multiples reprises.

Le prix à payer pour faire souffrir un animal sauvage de cette manière n’est pas élevé. Les enquêteurs de One Voice ont noté qu’un test de dix minutes coûtait entre 200 et 400 roubles, soit environ 5 à 10 euros.

En Russie, on nomme ces activités « essais » ou « tests sur le terrain ». Elles bénéficient du soutien officiel d’associations d’élevages canins et de clubs de chasse. Selon les informations disponibles, il existerait en Russie plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tels centres d’entraînement. Ils font l’objet de publicités sur la voie publique, dans la presse et sur Internet. Différentes espèces sauvages y sont utilisées pour entraîner et tester les chiens de chasse : des blaireaux, des ours, des renards, des martres et des chiens viverrins. Ces animaux sont en général capturés dans la nature, mais les investigateurs de One Voice ont découvert que les ours étaient parfois rachetés à des cirques ou à des zoos. Différentes races de chiens participent, notamment les Laïkas, les Barzoïs et les Teckels.

Les chiens qui font leurs preuves peuvent ensuite participer à des concours régionaux, inter-régionaux ou nationaux, ainsi qu’à des concours internationaux. Les chiens qui ne donnent pas satisfaction peuvent se voir refuser leur pedigree. Pour les Laïkas par exemple, l’obtention du pedigree requiert la réussite à plusieurs épreuves de terrain, où ils sont confrontés à différents animaux, dont un ours captif.

L’enquête de One Voice a révélé le mépris total qu’avaient les centres russes d’entraînement de chiens de chasse envers la nature et les besoins des animaux sauvages. Ils se placent ainsi en complet décalage avec la communauté internationale, qui promeut la connaissance et la protection de la faune sauvage et du bien-être animal.

One Voice et Baltic Animal Care invitent le public international à se mobiliser en écrivant au Président Poutine et à l’ambassadeur de Russie pour leur pays, afin de réclamer une meilleure protection des animaux et l’interdiction de l’utilisation d’animaux sauvages dans les tests des chiens de chasse.

Nous espérons que notre nouveau rapport et les vidéos que nous publions sur Internet, serviront de catalyseur à la campagne internationale qui demande à la Russie de cesser d’utiliser des animaux sauvages captifs pour entraîner les chiens de chasse. On ne saurait imaginer plus grand contraste avec les images de cosmonautes du XXIe siècle portant la torche olympique, que le monde entier va découvrir aujourd’hui, que ce que l’on peut voir dans ces centres d’entraînement russes. Ces scènes de chiens lâchés sur des animaux sauvages, dignes du Moyen-Âge, devraient définitivement appartenir au passé. Muriel Arnal Présidente de One Voice

Notes :

1. la version papier du rapport, ainsi que la version en anglais peut être obtenue sur demande au 02 51 83 18 10 ou via le formulaire de contact.

2. Laïkas – En russe, le mot « Laïka » est dérivé du verbe « layât » qui signifie aboyer. Les Laïkas descendent de chiens indigènes et ils sont utilisés depuis longtemps comme chiens de chasse et comme chiens de garde. Il existe en Russie quatre races reconnues qui sont le Laïka carélo-finnois, le Laïka russo-européen, le Laïka de Sibérie occidentale et le Laïka de Sibérie orientale. Les trois dernières font partie des races répertoriées par la Fédération cynologique internationale (FCI). Le Laïka carélo-finnois et un proche parent du Spitz finlandais et ces deux races ont été fusionnées en 2006.

3. La législation de protection des animaux en Russie – la seule protection des animaux référencée dans cette étude est la protection limitée contre les souffrances physiques que leur accorde le Code pénal dans sa 2e partie, section IX, chapitre 25, article 245, qui stipule : « Tout acte de cruauté envers un animal ayant provoqué la mort ou une blessure, s’il a été perpétré par malveillance ou par intérêt, ou avec l’utilisation de méthodes sadiques, ou en présence de mineurs, sera puni (…) » À première vue, il semblerait que cette législation puisse être appliquée pour prévenir la souffrance des animaux sauvages dans les centres d’entraînement de chiens de chasse. Cependant, Elena Bobrova, de Baltic Animal Care, explique que les tentatives d’application de cette législation ont échoué, les autorités responsables ayant considéré que les centres d’entraînement de chiens de chasse étaient légaux. Une nouvelle législation est nécessaire de toute urgence afin d’empêcher que des animaux sauvages continuent d’être capturés et utilisés pour évaluer les chiens de chasse en Russie.

Les Français se prononcent pour l’étiquetage de la méthode d’abattage des animaux

Les Français se prononcent pour l’étiquetage de la méthode d’abattage des animaux

Les Français se prononcent pour l’étiquetage de la méthode d’abattage des animaux
01.10.2013
Les Français se prononcent pour l’étiquetage de la méthode d’abattage des animaux
Autre campagne de l’association

Le sondage IPSOS commandé par l’OABA et One Voice les 27 et 28 septembre indique clairement que les Français veulent être informés sur les méthodes d’abattage des animaux.

La Commission européenne doit rendre d’ici la fin de l’année un rapport sur l’opportunité d’informer les consommateurs sur les méthodes d’abattage. De son côté, la mission sénatoriale d’information sur la filière viande a récemment présenté 40 mesures parmi lesquelles l’étiquetage du mode d’abattage des animaux.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le sondage IPSOS commandé par l’OABA et One Voice en septembre dernier. Comme l’ont démontré plusieurs enquêtes réalisées par ces deux organisations, confirmées par des rapports officiels (COPERCI, septembre 2005, CGAEER, novembre 2011), l’abattage sans insensibilisation préalable des animaux tend à se généraliser en France. Une partie de la viande provenant d’animaux abattus sans insensibilisation au prétexte d’abattages dits rituels (viandes cacher et halal) se retrouve ainsi dans le circuit « classique » de distribution des viandes, à l’insu des consommateurs.

Or, ces derniers sont une large majorité (85%) à considérer l’insensibilisation comme un élément primordial ou nécessaire. En toute logique, 71 % des personnes interrogées souhaitent retrouver sur la viande ou les produits contenant de la viande, l’indication de l’utilisation d’une méthode d’insensibilisation des animaux.

Fait important, le sondage indique également que 58 % des consommateurs n’achèteraient plus un produit s’ils venaient à apprendre qu’il contient de la viande issue d’un abattage sans insensibilisation.

Ce sondage marque donc un fort positionnement des Français, pour lesquels la question de la méthode d’abattage est susceptible d’avoir un impact sur leurs choix de consommation.

L’OABA et One Voice espèrent que le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, qui s’est abstenu de toute prise de décision sur cette problématique lors du SPACE¹, saura enfin répondre aux attentes de nos concitoyens lors du sommet de l’élevage qui se tient à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) du 2 au 4 octobre 2013.

Frédéric Freund, directeur de l’OABA : « Ce sondage démontre que, pour plus de 80 % de nos concitoyens, éviter la souffrance animale lors de l’abattage est un impératif. 6 consommateurs sur 10 se détourneraient des produits carnés s’ils savaient que les animaux ont souffert lors de leur mise à mort. Pour continuer à vendre, la filière viande doit donc faire évoluer ses techniques d’abattage ou continuer de mentir aux consommateurs ».

Muriel Arnal, présidente de One Voice : « Le résultat de ce sondage indique sans ambiguïté le positionnement des Français concernant l’abattage et leur souhait légitime d’être informés sur ce qu’ils achètent. Que la prise en compte des animaux prime sur les habitudes alimentaires signe clairement la mutation de notre société vers un mode de vie plus éthique. Il est grand temps que le gouvernement entende ce message et fasse en sorte que les consommateurs aient accès à une information claire et transparente. »

¹Salon international de la production animale qui a eu lieu du 10 septembre au 13 septembre 2013, à Rennes.

Alerte à l’insécurité dans les cirques

Alerte à l’insécurité dans les cirques

Alerte à l’insécurité dans les cirques
23.09.2013
Alerte à l’insécurité dans les cirques
Exploitation pour le spectacle

Le 8 septembre dernier, à Lizy-sur-Ourq, une commune de Seine-et-Marne, une éléphante s’échappe de l’enclos d’un cirque. Un homme âgé est malencontreusement sur son passage, il décède suite à des blessures. Ce tragique accident ne suffit pas, semble-t-il, aux autorités pour prendre les mesures qui s’imposent : éviter que cela se reproduise.

En effet, dès le lendemain, et sans égard pour la famille de la victime, le cirque continue sa tournée et ses représentations avec son éléphante d’Afrique, Samba (Tania).

Pourtant, la fin tragique de l’octogénaire n’est pas due à la fatalité mais est bien la conséquence des sérieux problèmes de sécurité liés à la détention des éléphants dans des cirques. Pourquoi les normes de sécurité imposées aux parcs zoologiques hébergeant des éléphants ne peuvent-elles pas être mises en place dans des structures itinérantes ? Parce que c’est impossible.

En effet, un parc zoologique qui souhaite accueillir ces animaux doit garantir la sécurité du public en installant des barrières suffisamment solides pour résister à la poussée d’un éléphant ; une clôture électrique ne suffit pas. Il doit également assurer le bien-être des éléphants en offrant un grand espace aménagé pour leur permettre d’exprimer au maximum leurs comportements naturels et permettre la cohabitation de plusieurs individus car ce sont des animaux sociaux.

L’absence de ce bien-être dans les cirques est de toute évidence à l’origine de souffrances dont les animaux tentent désespérément de se libérer. La fuite de Samba l’illustre de manière poignante. Ses conséquences sont dramatiques.

Depuis 2003, One Voice a alerté à plusieurs reprises le ministère de l’Ecologie sur les problèmes de sécurité posés par les conditions de détention de Samba. En 2005, ceux-ci avaient été pointés dans le rapport de John Knight, vétérinaire spécialiste des animaux sauvages, publié par l’association et dans lequel il demandait avec insistance que Samba soit replacée aussi rapidement que possible. Aujourd’hui encore, dans une lettre adressée aux autorités, il continue à faire les mêmes recommandations. (lettre disponible sur demande)

Suite à l’accident de Lizy-sur-Ourcq, la première mesure logique à prendre afin d’en éviter un nouveau était bien de sortir l’éléphante. Ainsi, One Voice a-t-elle immédiatement réclamé la saisie de Samba et proposé de la prendre en charge. Elle a notamment trouvé un transporteur spécialisé prêt à se déplacer dans les 24 heures et la grue pouvant soulever 30 tonnes. Elle a contacté des spécialistes, ainsi que le Parc et Château de Thoiry, qui accueille déjà des éléphants d’Afrique et a offert de recueillir Samba et de la garder dans d’excellentes conditions.

Pourtant, contre toute logique, l’affaire en est restée là : aucune saisie n’a été faite, aucune mesure n’a été prise.

A Lizy-sur-Ourcq, la clôture électrifiée n’a pas retenu l’éléphante tentant de fuir. Les experts sont formels : une clôture électrique, aussi importante soit elle, ne peut suffire à retenir un éléphant décidé à la franchir. Que dire alors du muret dérisoire entre la piste où les numéros s’effectuent et les gradins où sont assis les enfants ?

Il est surprenant que les pouvoirs publics n’aient pas pris de mesures réelles. La détention des éléphants dans des structures itinérantes ne permet pas de garantir la sécurité du public. Pour preuve, l’accident dont cet homme âgé a été victime. Sans compter les risques sanitaires encourus par le public au contact d’animaux qui peuvent être porteurs de maladies contagieuses comme la tuberculose facilement transmissible à cause de la multiplicité des contacts dus à l’itinérance.

Muriel Arnal, fondatrice et présidente de One Voice, déclare : « Nous nous posons beaucoup de questions. Faut-il attendre qu’un enfant soit la prochaine victime pour que des mesures soient enfin prises? One Voice demande le placement immédiat de Samba dans une structure qui garantisse la sécurité du public et qui lui apporte ce dont elle a besoin pour vivre paisiblement. »