Le drame de Lizy-sur-Ourcq, bien plus qu’un fait divers…

Le drame de Lizy-sur-Ourcq, bien plus qu’un fait divers…

Le drame de Lizy-sur-Ourcq, bien plus qu’un fait divers…
12.09.2013
Lizy-sur-Ourcq
Le drame de Lizy-sur-Ourcq, bien plus qu’un fait divers…
Exploitation pour le spectacle

Il y a deux jours, Tania, une éléphante qui a tenté de s’échapper d’un cirque, a provoqué la mort d’un joueur de pétanque. Ce drame qui a frappé la petite commune de Lizy-sur-Ourcq, est présenté comme un fait divers. Pour One Voice, il devrait être, plus justement, classé dans la rubrique société. Car ce regrettable accident qui a coûté la vie à un homme n’est pas le fruit du hasard et n’aurait jamais dû avoir lieu : les animaux sauvages ne sont pas à leur place dans nos cités…

One Voice est d’autant plus atterrée que l’éléphante désignée comme Tania n’est autre que Samba pour la libération de laquelle elle se mobilise depuis des années.

Changer le nom de l’éléphante et du cirque dans lequel elle est détenue a été pour le Continental Circus devenu ainsi le Cirque d’Europe, un moyen d’échapper aux répercussions de la campagne de mobilisation de One Voice en faveur de Samba.

Depuis 2003, One Voice réclame la libération de cette jeune éléphante. C’est cette année-là que Samba émet son premier signal public de détresse : elle refuse d’exécuter un numéro particulièrement douteux -mimer sa propre mort-, ce qui lui vaut les coups violents de son dresseur dont la fureur n’a pu être stoppée (du moins en public) que par les pleurs et les suppliques d’enfants témoins. One Voice, alertée, n’avait pu alors que dénoncer les conditions catastrophiques de détention de l’éléphante, manquements confirmés en 2005 dans un rapport par le docteur vétérinaire Knight qui avait recommandé « avec insistance » de la sortir de là.

Durant toutes ses années, Samba est restée au cœur des combats de One Voice qui a veillé sur elle en se rendant au Cirque d’Europe, a organisé des mobilisations pour protester contre ses conditions de vie (cercles de silence de 2010 et 2011) et en a fait le porte-drapeau de sa campagne Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? contre l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques.

Malgré les demandes répétées de l’association de lui confier Samba, les pouvoirs publics sont restés sourds…

Vont-ils continuer après ce qu’il vient de se passer aujourd’hui ? L’issue tragique de la tentative de fuite de Samba aurait pu être évitée puisque dans son rapport de 2005, One Voice signalait, outre les maltraitances subies par Samba, de graves manquements aux règles les plus élémentaires de sécurité.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Il faut à présent que les pouvoirs publics prennent leur responsabilité et, dans l’immédiat, les mesures qui s’imposent. One Voice demande à ce que Samba ne soit plus utilisée pour les spectacles et appelle à une forte mobilisation afin de se la voir confier pour la ramener chez elle. One Voice vient de trouver un refuge agréé par la CITES en Afrique du sud. Là, elle pourra enfin redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cessé d’être, un éléphant, un être libre et sauvage qui n’a aucun risque de se retrouver au milieu d’une ville et de ses habitants… »

« Long transports : ils souffrent. Stop. »

« Long transports : ils souffrent. Stop. »

« Long transports : ils souffrent. Stop. »
04.03.2013
« Long transports : ils souffrent. Stop. »
Autre campagne de l’association

C’est à bord d’un camion arborant ce slogan que One Voice, en collaboration avec Animals’ Angels, sillonne la France du 5 au 21 mars 2013 pour sensibiliser l’opinion publique à la souffrance des animaux lors des longues heures de transports vers l’abattoir.

Onze étapes sont prévues, au nord (Lyon, Reims, Amiens, Valenciennes), à l’est (Mulhouse, Nancy), à l’ouest (Rennes, Lorient, Nantes) et au sud (Bordeaux, Toulouse).

Onze étapes pour un objectif : faire connaître aux Français les animaux destinés aux abattoirs.

L’ignorance sur ces animaux est soigneusement entretenue : il est de l’intérêt de tous de les considérer comme des machines à viande. Toutefois, des études de plus en plus approfondies démontrent l’iniquité d’une telle attitude : ces animaux sont des êtres sentients, c’est-à-dire qu’ils éprouvent une large palette d’émotions et de sentiments. Ils sont capables d’interactions non seulement entre eux, mais envers les autres espèces. Des exemples tels que ce bélier servant de guide à une vache aveugle ou encore ce bœuf refusant de quitter la tombe de son propriétaire en témoignent.

Si le public était correctement informé et acceptait de prendre conscience que ce qu’on lui propose à manger est un être capable d’amour, d’amitié, de loyauté mais aussi de tristesse, d’angoisse, de désespoir, ne serait-il pas scandalisé du calvaire que représentent les longs transports et tout aussi outré de manger de la vache, du cochon ou de l’agneau qu’il l’a été récemment d’avoir consommé contre sa volonté du cheval ?

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « L’industrie de la viande va trop loin. Au-delà des scandales à répétition, les faits sont là : gaspillage d’eau potable et de nourriture, déforestation, chaos climatique, multiplication des pathologies. Et, pendant ce temps-là, des êtres sentients sont transportés sur des distances interminables endurant des souffrances physiques et psychiques qui n’en finissent pas. C’est pour eux une descente infernale vers une mort contre-nature, et pour nous, une chute vertigineuse de notre humanité. »

Christa Blanke, Fondatrice d’Animals’Angels déclare : “Animals’Angels est fière de soutenir la tournée de One Voice pour les animaux de ferme en France. Nous espérons que le public sera nombreux à visiter le camion et découvrira les terribles conditions de transport des animaux. Aussi longtemps que des animaux pourront être transportés à travers l’Europe, d’innocentes créatures souffriront et la santé des consommateurs sera en danger. Car ce commerce ne peut être contrôlé. Nous demandons la limitation du temps de transport des animaux à 8 heures.”

Liste des villes visitées

Toutes les actions ont lieu entre 14 et 17 h, sauf le 9 mars de 10 à 13h.

SEMAINE 1

  • 5 mars LYON place Carnot
  • 6 mars MULHOUSE place de la Concorde
  • 7 mars NANCY place Carnot, côté passage de Haldat
  • 8 mars REIMS rue Général Estienne
  • 9 mars VALENCIENNES place d’Armes

SEMAINE 2

  • 13 mars AMIENS, action annulée pour cause d’intempéries.
  • 14 mars RENNES , action annulée pour cause d’intempéries.
  • 15 mars LORIENT place Alsace Lorraine
  • 16 mars NANTES place du Commerce

SEMAINE 3

  • 20 mars BORDEAUX place de la Victoire
  • 21 mars TOULOUSE Esplanade François Mitterand

©Animals’ angels

Procès en appel du chenil de l’Oise

Procès en appel du chenil de l’Oise

Procès en appel du chenil de l’Oise
29.10.2012
Procès en appel du chenil de l’Oise
Animaux familiers

Le 7 novembre prochain, à Amiens, aura lieu le procès en appel du chenil de l’Oise, où 46 chiens avaient été saisis au printemps 2011. Au vu de la gravité des faits, One Voice espère une confirmation du jugement.

En mars 2011, au terme de 8 ans d’enquête, menée en collaboration avec la DDPP, et avec la gendarmerie dès 2010, 46 chiens étaient saisis dans le chenil de l’Oise. Prise en charge par One Voice, qui en a assumé la logistique avec l’aide d’associations amies, l’opération a permis d’en sortir plusieurs bouledogues anglais, bouledogues français et dogues de Bordeaux, ainsi que d’un American staff, un chien nu et un croisé berger. La plupart vivaient enfermés dans des caisses et étaient atteints de pathologies graves.

Le 22 février 2012, à Senlis, les propriétaires de l’élevage ont été jugés pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, poursuite d’une exploitation classée non conforme, exercice malgré mise en demeure d’activité d’élevage sans certificat de capacité et détention de chien de garde ou d’attaque sans assurance et sans permis. Ils ont été condamnés à 6 mois de prison ferme chacun ; une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des animaux pour lui (c’était déjà le cas pour elle) – à la fois dans le domaine social et professionnel ; diverses amendes et, surtout, une interdiction définitive de détenir un animal… Les chiens confisqués ont été confiés par la justice à One Voice.

A leur demande, un procès en appel aura lieu le 7 novembre prochain à Amiens.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Ce que ces éleveurs ont fait subir aux chiens n’est pas anodin. One Voice espère une confirmation du jugement dont les condamnations nous semblent tout à fait adaptées. Ce procès est le point final d’une longue et pénible affaire. Il a été rendu possible grâce au concours des services vétérinaires. Leur expertise sur le terrain est le pendant indispensable du travail des associations comme la nôtre. Le manque de moyens dont ils souffrent actuellement ne peut donc que susciter notre plus vive inquiétude quant à l’avenir de ce type de dossiers. »

Procès en appel du chenil Savoyard

Procès en appel du chenil Savoyard

Procès en appel du chenil Savoyard
29.10.2012
Savoie
Procès en appel du chenil Savoyard
Animaux familiers

Le 8 novembre prochain, à Chambéry, aura lieu le procès en appel du chenil savoyard, où 61 dogues du Tibet et 3 ânesses avaient été libérés de leur enfer en janvier 2011. One Voice espère un durcissement des peines qui empêchera toute récidive.

En janvier 2011, les services vétérinaires, la gendarmerie, les pompiers et plusieurs associations amies, participaient aux côtés de One Voice à une saisie exceptionnelle en Savoie. 61 dogues du Tibet et 3 ânesses vivaient attachés ou enfermés, sans eau ni nourriture, au milieu des détritus et des cadavres de leurs congénères. La propriétaire des lieux avouera même jeter certains morts en pâture aux vivants.

Le 12 décembre 2011, le tribunal de Grande Instance d’Albertville lui confisquait définitivement les animaux et les confiait légalement aux bons soins de One Voice. Cinq ans d’interdiction d’élevage ont été requis, assortis d’une peine de 3 mois de prison avec sursis et plusieurs amendes et dommages et intérêts.

Cette peine semble très légère, considérant la gravité des faits. Il est possible que les autorités aient cru et se soient émus de la coupable, qui a déclaré vivre sur place, alors qu’aucun élément ne le prouve. Or cette peine ne s’oppose pas à ce qu’elle reprenne une activité d’élevage passé le délai d’interdiction, ce qu’elle a d’ailleurs déclaré souhaiter à la barre et qui est particulièrement inquiétant…

One Voice, qui a fait appel de cette décision, souhaite que soient reconnus les actes de cruautés, et qu’une interdiction définitive de détenir un animal soit prononcée. Le procès en appel aura lieu le 8 novembre prochain à Chambéry.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Ces animaux ont vécu le pire. Si pour eux l’avenir s’annonce désormais radieux au sein des familles qu’ils ont rejointes, il est de notre devoir de tout tenter pour qu’un tel cauchemar ne se reproduise plus. One Voice espère que la condamnation de cette éleveuse sera exemplaire et ne lui autorisera aucune récidive. »

4 juillet 2012 : Journée Internationale pour les dauphins captifs

4 juillet 2012 : Journée Internationale pour les dauphins captifs

4 juillet 2012 : Journée Internationale pour les dauphins captifs
04.07.2012
Espagne
4 juillet 2012 : Journée Internationale pour les dauphins captifs
Exploitation pour le spectacle

A l’initiative de la fondation espagnole FAADA*, une  coalition d’ONG européennes, dont One Voice est le représentant français, lance une grande campagne en faveur des dauphins captifs en Espagne. Dès le 4 juillet, à Madrid, Valence, Málaga et Barcelone, où se trouvent les principaux delphinariums espagnols,  une vidéo sera projetée, avec la participation exceptionnelle de plusieurs célébrités locales !

Une grande campagne d’information et de sensibilisation du public aux problèmes de la captivité et de l’exploitation des dauphins et des orques sera lancée le 4 juillet prochain. Organisée par la fondation FAADA, elle a recueilli le soutien de plusieurs associations européennes : One Voice (France), ANDA (Espagne), Infocircos (Espagne), Infozoos (Espagne), Humane Society International (USA) et The Born Free Foundation (UK). Elle débutera par la projection sur un écran géant d’une vidéo inédite, avec la participation exceptionnelle de plusieurs célébrités nationales, telles que le réalisateur Bigas Luna et le groupe de musique Macao.

La vidéo sera diffusée sur Internet et sur un écran géant, lors d’une tournée débutant le 4 juillet, dans les villes où sont établis les principaux delphinariums du pays.

L’Espagne compte sans nul doute les pires delphinariums de toute l’Europe, comme en atteste une forte mortalité des mammifères marins qui y sont enfermés… Les chiffres y varient donc très vite, mais on estime actuellement que 90 dauphins, 2 belugas et 5 orques y sont détenues en captivité.

Pour ces voyageurs insatiables, habitués à parcourir quotidiennement de longues distances à travers l’océan, un bassin sera toujours une prison. Leurs besoins sont trop complexes. Les occuper avec un ballon ne sera jamais suffisant ! C’est ce qui provoque de multiples comportements déviants, telle que de l’agressivité – en particulier chez les mâles, qui sont traités avec des stéroïdes ! – et surtout beaucoup de stress et d’anxiété – qui se traduisent notamment par des avortements et de multiples problèmes de santé – conduisant certains zoos, comme celui de Barcelone, à les mettre sous Valium….

Les spectacles qui les mettent en scène s’apparentent au cirque. Ils ne sont que contraintes et n’ont aucune portée éducative… En outre, aucune recherche sérieuse ou programme de conservation ex situ n’est possible pour ces animaux qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes dans les delphinariums, où leur vie est bien souvent abrégée.

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à cette problématique, 3 actions conjointes vont être menées :

  • La création du site Internet SOSdelfines.org qui regroupe de multiples informations et sensibilise le public à la problématique de la captivité de ces animaux. Il l’invite notamment à ne pas visiter les zoos, aquariums et delphinariums afin de ne pas promouvoir les spectacles et la captivité de ces animaux. Le site propose également le témoignage d’Albert Lopez, ancien dresseur de dauphins en Italie, au zoo de Barcelone et dresseur de l’orque Ulysse pendant 14 ans.
  • La diffusion d’une pétition adressée au Ministre de l’Agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, Miguel Arias Cañete, qui demande à ce que la réglementation en vigueur pour les zoos soit appliquée. La pétition sera prochainement disponible sur le site Change.org.
  • La diffusion sur le web, dans les cinémas et sur un écran géant dans les villes où se trouvent les principaux delphinariums, d’un reportage inédit :

A BARCELONE le 4 juillet

Où : Moll de Bosch i Alsina. Port Vell

Horaires: de 10h à 14h et de 16h à 20 h

Interlocuteur : Albert López, ancien dresseur du zoo de Barcelone

A VALENCE le 5 et le 6 juillet

Où : Estación del Norte

Horaires : de 16h à 20 hours le 5 juillet, de 10h à 14h le 6 juillet

Interlocuteur : à confirmer

A MADRID le 7 juillet

Où : Estación Príncipe Pío

Horaires: from 10 to 14 and from 16 to 20 hours

Interlocuteur : Alberto Díez, Représentant de ANDA (Asociación Nacional en Defensa de los Animales

A MÁLAGA le 9 juillet

Où: Avenida de Andalucía, 4 / El Corte Inglés

Horaires : de 10h à 14h et de 16h à 20 h

Interlocuteur : à confirmer

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « L’Espagne bat des records en terme de captivité pour les cétacés. Pour ces animaux, à l’intelligence et à la sensibilité accrues, la captivité est particulièrement intolérable. Innocents condamnés à perpétuité, ils n’ont d’autre issue que la folie et parfois même le suicide. On ne peut continuer à cautionner une telle souffrance. Elle est indigne de notre société, indigne de notre humanité. »

Campagne 8 hours : remise de plus d’un million de signatures à Bruxelles !

Campagne 8 hours : remise de plus d’un million de signatures à Bruxelles !

Campagne 8 hours : remise de plus d’un million de signatures à Bruxelles !
06.06.2012
Campagne 8 hours : remise de plus d’un million de signatures à Bruxelles !
Autre campagne de l’association

Le 7 juin 2012, dans le cadre de la campagne pour limiter le temps de transport des animaux vers les abattoirs, 1 103 248 signatures vont être remises au Commissaire européen John Dalli, à Bruxelles.

La pétition lancée à l’initiative de Animal’s Angels et député Dan Jørgensen, et diffusée en France par One Voice, a suscité une mobilisation sans précédent des citoyens européens. Ils sont plus d’un million – 1 103 248 ! – à soutenir le projet de modification de la réglementation, qui limiterait à 8 heures le temps de transport des animaux vers les abattoirs. Les signatures seront remises jeudi matin, à Bruxelles, au Commissaire européen John Dalli, par Muriel Arnal et les autres représentants de la campagne 8hours.

A l’approche d’un vote important en juin au sein du comité pour l’Agriculture, le conseil des ministres européens demeure réticent à se positionner clairement en faveur d’une modification de la réglementation du transport d’animaux vivants. Deux comités parlementaires ont cependant déjà pris position en faveur de notre projet. Il s’agit du comité Environnement et du comité Transport. Cela a été rendu possible grâce au soutien des députés européens signataires de la déclaration écrite 49, qui sont nombreux à s’être mobilisés à ces deux occasions. En septembre, c’est le Parlement qui devra s’exprimer.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « La remise des signatures est une étape importante. Elle officialise la mobilisation citoyenne des européens qui ne veulent plus que les animaux souffrent déjà pendant leur transport vers l’abattoir. Elle symbolise une première étape franchie vers un peu plus d’éthique. Une des plus importantes aussi, car elle indique une volonté commune, clairement exprimée, et qui ne peut être ignorée plus longtemps ! »

Parution aux éditions One Voice du livre : Les animaux et les humains – Le lien

Parution aux éditions One Voice du livre : Les animaux et les humains – Le lien

Parution aux éditions One Voice du livre : Les animaux et les humains – Le lien
15.05.2012
Parution aux éditions One Voice du livre : Les animaux et les humains – Le lien
Autre campagne de l’association

Sous la direction du célèbre Andrew Linzey, c’est une approche inédite de la violence qui nous est livrée, au travers d’une série de publications qui confirment le lien entre maltraitance animale et violence envers les personnes. Une approche aussi avant-gardiste que prometteuse !

Enthousiasmée par les conclusions de la conférence internationale organisée en 2007 à Oxford sous l’égide d’Andrew Linzey, One Voice a choisi de publier la traduction française du livre : Les animaux et les humains – le lien qui regroupe notamment les différents articles préparés pour l’occasion.

Pour la première fois, c’est un collectif de professionnels d’horizons multiples (droit, sciences humaines, psychologie…) qui s’est penché, ensemble, sur la problématique du cycle de la violence au sein des familles et sur le lien existant entre maltraitance des animaux et violence envers les personnes.

A travers cet ouvrage, on découvre ainsi que les animaux sont souvent chronologiquement les premières victimes d’actes violents, et que la violence s’apprend et se développe sur le modèle familial. Le cycle de la violence s’accélère conjointement à une banalisation de la souffrance et à une perte grandissante de la capacité d’empathie. Mais ce modèle, qui illustre sans condescendance les cas de violence extrême et illégale, reste valide et pertinent lorsqu’il décrit la violence banalisée et légale cette fois qui fait partie du quotidien de nos sociétés. Il ouvre ainsi des pistes de réflexion quant à une évolution de nos modes de vie et de notre rapport à l’animal, et plébiscite en particulier la collaboration des organismes de lutte contre la maltraitance des personnes avec ceux de protection animale.

Muriel Arnal déclare : « Enfin un groupe d’experts démontre qu’il n’y a pas de justification valable à distinguer la violence qui s’exerce sur les animaux de celle qui est perpétrée contre des personnes ! Cet ouvrage a le potentiel pour bouleverser notre regard sur la société. C’est un fabuleux outil pour tous les professionnels concernés par ce débat. Le choix de le publier en français était une évidence tant sa thématique est en résonnance avec notre positionnement. Il est temps de déconditionner les esprits pour tendre vers une éthique globale au bénéfice de chacun ! »

Poignard dans des mains d’enfants

Poignard dans des mains d’enfants

Poignard dans des mains d’enfants
06.05.2012
Gard
Poignard dans des mains d’enfants
Exploitation pour le spectacle

Jouer. Grandir. Aimer. Trois mots qui devraient résumer l’enfance. Au lieu de ça, au coeur même de notre pays pourtant privilégié, des enfants sont encouragés à devenir apprentis tortionnaires. Au sein des arènes, ils doivent apprendre à tuer, apprendre à surmonter l’image terrible du sang, oublier leur empathie naturelle… Face à eux : de jeunes taureaux qui devront supporter leur inexpérience à travers une mort lente et douloureuse. One voice dit STOP ! Et lance une vaste campagnepour la promotion de la paix avec les animaux.

Tous les ans, à Nîmes, se déroule un terrifiant spectacle, un spectacle de l’horreur. L’horreur d’un enfant, armé d’une dague, assassinant un veau ou un jeune taureau. Le cauchemar d’un enfant qui fait couler le sang, d’un enfant qui perd son innocence, marqué à jamais par son premier crime. Mais le cauchemar aussi d’un jeune animal, terrifié, torturé sous les applaudissements d’une foule enthousiaste…

Graines de toreros

Graines de toreros est un trophée organisé chaque année par les 27 communes de l’agglomération nîmoise. Plusieurs jeunes apprentis toreros s’opposent durant toute une saison pour déterminer lequel d’entre eux sera élu meilleur espoir… Dans un premier temps, une tienta1 permet une présélection des jeunes toreros qui auront accès à la seconde partie du spectacle, avec mise à mort de jeunes taurillons. Durant cette seconde partie, il n’y a pas – contrairement à une corrida classique – de picador (intervenant à cheval avec une pique). Les apprentis ont cependant droit aux banderilles s’ils le souhaitent. Le « spectacle », qui est tout demême très approximatif même pour les aficionados, est gratuit et censé promouvoir ainsi le « sport » taurin auprès d’un large public. Et en effet, dans le public pas toujours intéressé (sic), les images révèlent la présence de nombreux enfants de tous âges…

Des mises à mort particulièrement violentes

Qui dit apprenti, dit « manque de maîtrise ». Cela vaut aussi pour les toreros. Quand on sait les dérives de ceux qui sont considérés comme des professionnels, on devine les extrêmes auxquels mène ce type de concours. Car jamais nos enquêteurs, qui ont assisté à plusieurs sessions, n’ont pu voir unemise à mort rapide. Au contraire, avec ces jeunes apprentis toreros, la mise à mort n’était rien d’autre qu’une longue scène de torture, d’une cruauté insoutenable. Et ces adolescents, ces enfants, étaient encouragés par leurs parents, par le public, parfois aidés aussi, accompagnés comme pour apprendre à faire du vélo : « Doucement, prends ton temps […] le poignet plus ferme […] tends le bras, etc. » Mais on entendait aussi : « Tiens-la droite cette épée ! » Car pour eux, il s’agissait d’apprendre à tuer…

Poignardés !

Lorsque l’estocade finale, portée avec une épée, n’est pas fatale au taureau, le torero doit le tuer d’un coup de descabello (sorte de grand couteau) dans la nuque. Ce geste, déjà peu évident pour les « habitués », a donné lieu à des scènes terribles. Ces jeunes taureaux, ces veaux, les yeux terrifiés, se sont littéralement fait poignarder par les « graines » de toreros. Quelles pensées ont bien pu accompagner cet acharnement sur des animaux sans défense, victimes résignées que l’on n’arrive pas à tuer alors qu’on y met toute son énergie ? Quelle part de conscience doit être occultée pour que tuer devienne une mécanique, une expression artistique ? Comment ces enfants survivent- ils à cette obligation de prendre la vie pour plaire aux adultes, à leurs modèles, à leurs référents ? Quelle part d’euxmêmes les oblige-t-on à sacrifier ? Clairement, pour y parvenir, ils doivent « oublier » ce qu’ils font, oublier une part sensible d’eux-mêmes, pour considérer ces taureaux non plus comme des animaux mais comme du matériel d’entraînement. Comment sinon survivre à leurs gémissements ?

Car ce qui a frappé nos enquêteurs lors de ces mises à mort, ce sont les pleurs des taurillons. Des pleurs de souffrance, des pleurs qui appellent à la clémence, à la grâce ou à la délivrance…

Au-delà de la cruauté

Les gestes portés aux taureaux ont montré une violence sourde, une cruauté aveugle, comme ce coup de pied à un taureau qui ne se couchait pas mais continuait à faire face. Ce fut également le cas d’estocades finales qui n’avaient rien de final, comme celle de ce jeune torero obligé de planter six fois son épée, ou de cet autre qui a transpercé le taureau de part en part, faisant jaillir le sang de son abdomen et provoquant l’émoi des enfants dans le public.

Le cauchemar d’un taureau

Pour l’un des jeunes taureaux, c’est un cauchemar sans fin. Il est jeté dans l’arène déjà en piteux état, mais avec les excuses du présentateur qui explique que c’est arrivé pendant le transport, et qu’il n’y a pas de « remplaçant » disponible… Car ce taureau s’est arraché une corne, désormais seulement retenue par un peu de peau.Mais pour lui l’horreur est loin d’être terminée. Encore vivant après le coup de grâce (sic), il est toujours conscient lorsque le jeune torero lui coupe les oreilles, et toujours aussi tandis qu’il est accroché pour être tiré hors de l’arène… Et il lui faudra encore subir plusieurs coups de poignard avant d’être enfin libéré de toute cette souffrance.

Pour un monde en paix !

Si la corrida participe à n’en pas douter à la banalisation de la violence, le concours « Graines de toreros » revêt une dimension particulière. Aucun enfant ne peut sortir indemne de ces spectacles, qu’il y participe ou simplement y assiste. Des images d’une violence équivalente leur seraient clairement déconseillées sur le petit écran ! Ériger en exemples, voire en héros, ceux qui donnent lamort ne peut qu’entrer en contradiction avec les fondements d’une société moderne. L’éducation que nous donnons à nos enfants, les valeurs que nous leur inculquons constituent le monde de demain. Nous ne pouvons leur souhaiter un monde de guerres et d’oppositions, un monde violent où l’on peut jouer à tuer, où l’on peut exploiter les plus faibles et en tirer du plaisir. Nous voulons pour nos enfants un monde plus juste, un monde en paix !

1 – Tienta : dérapage d’un picador Une tienta est une épreuve de sélection des animaux qui seront destinés à la reproduction pour fournir des taureaux de corrida. L’objectif n’est donc pas de les tuer mais de tester leur «bravoure». C’est le picador qui s’en charge, armé d’une pique à pointe réduite. Au cours de l’une d’entre elles, qui précédait le concours « Graines de toreros », le picador a largement raté son objectif : le jeune taureau a vraisemblablement été touché à la colonne vertébrale car il ne tenait plus debout. À dix reprises, il a chuté et on l’a obligé, non sans mal, à se relever ! Touchés, certains spectateurs ont demandé au picador d’arrêter, d’autres sont partis. Enfin, l’apprenti picador a abandonné, et le jeune animal a rejoint le toril – traîné par des spectateurs descendus dans l’arène ! – où il a sans doute été abattu…

Dénoncer l’exploitation industrielle des ours en Chine

Dénoncer l’exploitation industrielle des ours en Chine

Dénoncer l’exploitation industrielle des ours en chine
18.04.2012
Chine
Dénoncer l’exploitation industrielle des ours en Chine
Animaux sauvages

La Chine a créé les fermes à ours dans le but de réduire la menace qui pesait sur les populations sauvages. Force est de constater que loin d’endiguer le danger, ces fermes ont dopé un marché en pleine croissance, encourageant par la même la capture d’animaux sauvages sur son territoire, comme dans les pays voisins, soit pour alimenter ses fermes, soit pour répondre à une demande de plus en plus exigeante.

 

Photo : WSPA

Lors de l’implantation des fermes, 1 000 ours étaient capturés chaque année. La très difficile reproduction en captivité des ours et le fort taux de mortalité entraîné par l’extraction de la bile ont conduit les fermes à poursuivre leur approvisionnement dans la nature. En 1999, l’Union internationale pour la préservation de la nature estimait à 2 000 les ours en Chine, alors qu’ils étaient, selon les autorités chinoises, 46 530 individus en 1997 ! Le déclin des effectifs des ours à collier et des ours bruns est le plus notoire.

Un marché en pleine croissance

Avant que les fermes à ours ne soient créées, la médecine chinoise traditionnelle consommait chaque année 500 kg de bile. Dix ans après l’apparition des premières fermes à ours, la production dépassait les 7 000 kg de bile, dont 4 000 kg pour la seule consommation chinoise (Fam, 1999). Pour rentabiliser ces lieux de torture et toucher de nouveaux marchés, les fermes se sont lancées dans un marketing forcené. Shampoings, crèmes et même boissons, comme le vin proposé dans les aéroports internationaux chinois, intègrent de la bile d’ours sans qu’aucun effet bénéfique ne puisse être prouvé scientifiquement. Les consommateurs deviennent, en outre, de plus en en plus exigeants : ils veulent de la bile d’ours sauvage réputée plus efficace.

Des conditions de captivité inadéquates et cruelles

Les enquêtes et les études menées par des associations de défense des animaux et des médecins vétérinaires, tant chinois qu’étrangers, ont démontré, preuves à l’appui, l’inadaptation et la cruauté de l’élevage d’ours, notamment dans la majorité des fermes chinoises. L’ours ne s’adapte pas à la vie en cage : il s’automutile en cherchant un moyen d’en sortir. La taille des cages non adaptée à la morphologie des ours est source d’atrophies diverses. La séparation des oursons de leur mère avant l’âge de 2 à 3 ans entraîne soit la mort, soit des déficiences comportementales. La chirurgie liée à la pose des cathéters et des pompes à bile, la plupart du temps réalisée par des non professionnels, conduit au développement de nombreuses pathologies et le plus souvent à la mort…

Obtenir la suppression des fermes à ours

Poursuivre la traite de la bile d’ours dans ces conditions, et alors qu’il existe pas moins de 54 remèdes connus à base de plantes dont l’efficacité est reconnue par Earthcare et l’Association chinoise de médecine et de philosophie, est amorale et indigne de l’humanité. Par ses actions d’information, One Voice soutient l’action des associations qui, en Chine, plaident pour la classification des ours à collier en animal protégé de classe I, leur garantissant la pleine protection (ils représentent, avec les ours bruns, 95% des ours peuplant les fermes), et pour la fermeture des fermes, dont la plupart sont étatiques. Si le nombre des fermes tend à diminuer (247 en 1998  contre 601 en 1992), du fait essentiellement de leur concentration (75% du nombre total des ours sont détenus dans 27 grandes fermes), le nombre des ours captifs reste constant : environ 7 000 ours. Comme l’a souligné un éminent médecin, ces fermes sont « cruelles et inacceptables d’un point de vue éthique ».

Données extraites du rapport de Carol McKenna « L’exploitation de la bile d’ours en Chine »

Les enquêtes et les études menées par des associations de défense des animaux et des médecins vétérinaires, tant chinois qu’étrangers, ont démontré, preuves à l’appui, l’inadaptation et la cruauté de l’élevage d’ours, notamment dans la majorité des fermes chinoises.

MAUX D’ÉLEVAGE

Lors d’études menées sur des fermes chinoise, coréenne et vietnamienne (cf.  Rapport de l’exploitation de la bile d’ours en Chine) et d’examens d’animaux sauvés des fermes, une longue liste des maux relevés par des médecins vétérinaires attestent de l’inadaptation des ours à l’élevage et de la cruauté de l’extraction de la bile d’ours :

  • confinement extrême entraînant des blessures et des lésions sur les pattes,
  • atrophie musculaire et déformations osseuses des quatre membres,
  • déformation de la cage thoracique,
  • graves lésions dues à la teigne, à la gale,
  • incarnation de griffes trop longues dans les coussinets,
  • comportements anormaux : stéréotypie, agressivité, irritation de la peau et des plaies, dents cassées sur les barreaux des cages, agitation anormale,
  • infections et inflammations dues aux cathéters,
  • maladies telles que grippes, pneumonies, gastroentérites, pancréatites, intoxications alimentaires, ostéoporose, anémie, calculs biliaires, péritonite…,
  • taux de mortalité élevé : 50 à 60 % lors de l’introduction des cathéters ou peu de temps après,
  • une espérance de vie ramenée à 10 ans, au lieu de 25 ans dans la nature,

Informer, éduquer et préserver les ours en voie de disparition au Vietnam

Informer, éduquer et préserver les ours en voie de disparition au Vietnam

Informer, éduquer et préserver les ours en voie de disparition au Vietnam
03.04.2012
Vietnam
Informer, éduquer et préserver les ours en voie de disparition au Vietnam
Animaux sauvages

Capturés dans leur biotope, les ours font également l’objet d’élevage intensif pour répondre à une demande croissante. Même si les autorités vietnamiennes sont conscientes du risque de disparition des espèces endémiques, le changement des cultures est long et difficile. L’information et l’éducation sont à même de faire évoluer les mentalités et de permettre la préservation des ours au Vietnam.

Malgré le renforcement des lois contre le braconnage et l’exploitation des ours, il semblerait que le commerce d’ours ne se soit jamais aussi bien porté au Vietnam. Très lucratif, 2 ml de bile se vendent de 4 à 8 dollars (de 2,55 à 5,10 €), celui-ci entraîne le développement des captures d’oursons dans leur milieu naturel tout comme celui des élevages d’ours. Hanoi compte pas moins de 200 élevages. Dans tout le Vietnam, ce sont 5 000 ours qui sont ainsi détenus alors qu’il est scientifiquement reconnu que l’élevage n’est pas adapté à ce mammifère plantigrade. Le pronostic vital dans les fermes d’extraction de la bile est faible. Mais l’ours y est aussi traqué pour ses pattes à la base d’une soupe très réputée et onéreuse.

Animaux menacés d’extinction

Les ours proviennent de deux espèces endémiques, Ursus Thibetanus (ours noir d’Asie) et Ursus Malayanus, figurant sur la liste des animaux menacés d’extinction de la Convention internationale sur le commerce des espèces en danger. Les acheteurs se les procurent auprès de braconniers qui tuent souvent les mères pour capturer les oursons. Violemment arrachés à leur milieu naturel, leur chance de survie est pourtant quasi nulle. De plus, ces espèces ne se reproduisent pas en captivité.

Enquête d’investigation

Devant un tel risque pour le patrimoine naturel vietnamien, et mondial, One Voice a commandité une enquête d’investigation sur place dont les résultats ont été communiqués aux représentants du gouvernement vietnamien en France. Lors de sa rencontre avec ces derniers, l’association les a alertés sur le danger que cette exploitation fait courir aux espèces endémiques et de la responsabilité gouvernementale dans cette disparition. D’autant plus que cette exploitation est également le fait d’instances militaires comme l’a vérifié notre enquêteur lors de son investigation sur place.

Actions d’information et de sensibilisation

Si les instances vietnamiennes semblent conscientes du problème et paraissent disposer à agir pour y remédier, cette volonté ne sera couronnée de succès que si elle va de pair avec un changement des mentalités. One Voice s’est associée à des associations locales pour mettre en place des actions d’information et de sensibilisation des Vietnamiens à la protection des ours. Afin de faire appliquer la loi et empêcher la capture d’oursons dans la nature, une brigade de gardes forestiers sera mise en place à cet effet.
Oeuvrant déjà en Inde, One Voice entend poursuivre au Vietnam son combat contre l’exploitation des ours pour leur bile, ou leurs pattes, en partageant son expérience et en contribuant aux projets visant à permettre aux ours de survivre et à les protéger.