Des abattoirs de chiens et de chats en France

Des abattoirs de chiens et de chats en France

Des abattoirs de chiens et de chats en France
17.06.2016
Des abattoirs de chiens et de chats en France
Animaux familiers

Des milliers de chiens et de chats sont tués. Au terme d’une vie plus ou moins longue, ils ont été abandonnés, jetés au rebut après avoir été consommés…

Des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats y sont tués. Leurs cadavres iront à l’équarrissage. Au terme d’une vie plus ou moins longue, ils ont été abandonnés, jetés au rebut après avoir été consommés…

L’euthanasie. Pas celle qui se pratique par amour, pour soulager, non. Celle qui est un acte commercial ou un acte rendu obligatoire, fait à contrecœur parce qu’il n’y a pas d’alternative… Cette euthanasie qui n’a pour seule raison d’être que l’aveuglement, la désinformation, l’esprit consumériste. Cette euthanasie est insupportable ! Elle se pratique en masse, dans des proportions dépassant les pires scénarios. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats, sont oubliés, jetés puis tués parce qu’on les a fait naître, parce qu’ils ne sont plus utiles, parce qu’ils encombrent, parce qu’on les a «cassés» avec des pratiques suffisamment traumatisantes pour rendre impossible la vie avec eux, parce qu’ils ne sont pas à la hauteur de ce qui avait été imaginé…

Ce massacre a pour théâtre les cabinets vétérinaires pratiquant l’euthanasie dite de «complaisance», les refuges débordés qui se résignent au sacrifice parce qu’ils n’ont pas d’autre choix et sont déjà en sureffectif, et puis les fourrières commerciales, celles qui en ont fait leur fond de commerce…

Chaque semaine, dans certains refuges et plus souvent dans les fourrières, il y a les jours d’abattage. Ces jours-là, les animaux sont tués à la chaîne, leurs dépouilles emportées par des véhicules utilitaires, remplissant de grands congélateurs… Imaginez les chatteries, le sol jonché de cadavres, les chats tués les uns après les autres par une piqûre intracardiaque — geste hautement technique pour être efficace — car les anesthésies préalables coûtent trop cher. Et puis il y a aussi les euthanasies «maison». Pour éviter les frais. Un massacre de masse, ni plus, ni moins.

Contre cette pratique cruelle, les solutions à mettre en œuvre sont pourtant aussi simples que ses causes sont futiles.

À l’origine des abandons, il y a souvent de gros malentendus qui engendrent une impossibilité de vivre ensemble et résultent en des traumatismes parfois graves. C’est ce qu’a notamment pointé du doigt notre enquête dans les clubs canins. Pour une vie harmonieuse avec les compagnons animaux, One Voice a donc lancé une campagne Compagnonnage dont les conférences sur les chiens et les chats sont déjà un succès depuis deux ans !

Mais ce qui vient aussi inonder les refuges, c’est la surpopulation engendrée par des portées inopinées, répétées, irresponsables… Rendre la stérilisation obligatoire, c’est éviter des euthanasies en masse et un commerce illicite parallèle. Nos compagnons ne sont pas des biens de consommation !

Et pour que chiens et chats soient enfin correctement protégés, signez et diffusez la pétition «Chiens et chats : notre famille».

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies
16.06.2016
Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies
Autre campagne de l’association

One Voice lance Espace Dog Partner. Avec ses refuges partenaires et des vétérinaires spécialement formés, le combat contre les abandons et les euthanasies est lancé !

Espace Dog Partner est un projet inédit d’accompagnement des abandons et des adoptions au sein des refuges partenaires de la Cellule Zoé. Grâce à un logiciel d’évaluation comportementale mis en place dans le cadre de La Conduite Accompagnée du Chien, il permet la collecte des informations importantes lors de l’abandon pour maximiser les chances d’une future adoption réussie.

Un protocole, établi conjointement avec la Dre Nathalie Simon à l’origine de la méthode, permet d’ouvrir le dialogue avec les familles afin de leur offrir, par un accompagnement spécifique et efficace, une alternative à l’abandon.

Dans le cas où ce dernier est inéluctable, il permet un meilleur accompagnement du chien pour lequel tout est fait afin de réduire le stress.

Les informations collectées permettent la mise en place de procédures de rééducation lorsqu’elles s’avèrent nécessaires, y compris pour les problèmes d’agressivité. Elles permettent aussi d’assurer que le profil d’un potentiel adoptant ainsi que ses attentes correspondent au profil et aux besoins du chien. Le suivi de l’adaptation lors de l’adoption permet d’en maximiser les chances en aidant à la mise en place d’une relation harmonieuse.

La création des Espaces Dog Partner fait suite à une enquête de One Voice dans les clubs d’éducation canine qui a révélé la violence des méthodes qui y sont employées, expliquant ainsi l’augmentation des abandons et des euthanasies.

Soutenir Espace Dog Partner, c’est lutter de manière durable contre les abandons et les euthanasies !

Les anti-loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?

Les anti-loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?

Les anti-loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?
15.06.2016
Les anti-loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?
Animaux sauvages

Ils ont peur du loup, peur des joujoux, peur de tout. Mais pas du ridicule ! Une conférence sur la biologie des loups qui devait avoir lieu ce mercredi 15 juin à Nyons (26) vient d’être annulée sous la pression d’éleveurs. Après l’interdiction en mai dernier d’une peluche représentant un loup, les éleveurs anti-loups continuent d’imposer leur diktat.

Intitulée « Les loups, biologie d’un mythe », la conférence prévue de longue date au CFPPA (1) de Nyons a dû être annulée par cet établissement public, sous la pression d’un groupuscule d’éleveurs et du sous-préfet invoquant la menace de troubles à l’ordre public. Pourtant, cette conférence proposée par la SFEPM(2) a déjà été accueillie sans problème en plusieurs lieux du sud-est de la France depuis le début de l’année, notamment dans des lycées agricoles à la demande des enseignants ou des étudiants. Elle présente de façon dépassionnée les connaissances scientifiques disponibles sur le loup, dans le but d’informer les étudiants et les citoyens sur un sujet complexe.

Les 27-28 mai dernier, les organisateurs du Giro (tour cycliste d’Italie) avaient retiré leur mascotte lors du passage de la course en France, sous la pression d’élus locaux et de la préfecture des Hautes-Alpes obéissant aux injonctions d’éleveurs qui menaçaient de bloquer la course. La cause unique : la mascotte représentait un loup. Encore une fois, des responsables locaux se font les complices d’une poignée d’éleveurs qui dictent leur volonté d’éliminer les loups, jusqu’aux peluches à leur effigie et jusqu’aux informations scientifiques sur cette espèce.

Les éleveurs vivent de subventions publiques et doivent savoir que 80% des Français veulent protéger les loups
(3). Les citoyens qui payent les éleveurs par leurs impôts vont-ils supporter longtemps qu’une minorité obscurantiste impose ainsi sa loi ? La conférence de la SFEPM(2) sera donnée en d’autres lieux y compris en Drôme, pour favoriser le partage des connaissances et l’échange avec les citoyens, particulièrement avec les agriculteurs ouverts à l’information et au dialogue. Prochaine conférence prévue : ce mardi 14 juin à 20h, à la Maison de la géologie de Puy-Saint-André (Hautes-Alpes).

Les associations de CAP Loup

(1) CFPPA : Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole

(2) SFEPM : Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères

(3) Sondage IFOP ASPAS/One Voice, septembre 2013

Communiqué de CAP Loup du 14 juin 2016

Des fermes d’élevage de dauphins en France ?

Des fermes d’élevage de dauphins en France ?

Des fermes d’élevage de dauphins en France ?
13.06.2016
Des fermes d’élevage de dauphins en France ?
Delphinariums

Delphinariums : un arrêté doit être prochainement voté autorisant l’ouverture de ces lieux en faisant croire à une avancée de la réglementation… Mobilisons-nous !

 

Discrètement, un arrêté doit être prochainement voté. Il autorise l’ouverture de delphinariums en faisant croire à une avancée de la réglementation ! Avec lui pourtant, les dauphins souffrant en captivité vont se multiplier en France… Il faut se mobiliser !

Les cétacés souffrent et meurent de la captivité. Rien qu’en France, en moins d’un an, l’orque Valentin est mort, à peine quelques mois après sa mère. Ce fut ensuite le tour du jeune dauphin Alizé. Et aujourd’hui, les cas de Lucille et Galéo sont particulièrement préoccupants. Combien de temps vont-ils tenir ? Malgré cela, des projets de delphinariums ne cessent d’éclore : ce fut le cas à Amnéville et, dernièrement, à Beauval, dont le projet a été abandonné au terme d’une campagne de pression de plusieurs mois.

Autoriser, comme le propose l’arrêté, les delphinariums à se multiplier, c’est faire de la France une ferme d’élevage de dauphins, à l’encontre non seulement de l’éthique mais d’une prise de conscience planétaire largement amplifiée par l’effet Blackfish : la place des cétacés est dans l’océan. Aucun cétacé n’a à subir l’enfermement, l’isolement et la folie qu’ils engendrent.

Pour One Voice, cette décision n’est pas acceptable. Elle a envoyé un argumentaire complet à la ministre de l’Ecologie pour stopper ce projet inique. Car si en théorie, une mesure interdit la détention des orques et des dauphins non régulièrement détenus, les dauphins nés captifs en sont exclus… C’est donc bien l’élevage de ces derniers que l’arrêté autorise. On pourrait même parler d’élevage en batterie dans les petits bassins bétonnés à l’eau chlorée.

À aucun moment cet arrêté ne tient compte du fait que ni la physiologie, ni la psychologie des dauphins ne sont compatibles avec la captivité. Qu’ils soient ou non nés captifs n’y change rien ! Concernant les orques, rien de suffisamment précis n’est édicté qui entérinerait leur disparition progressive des parcs aquatiques comme l’interdiction de détention le suggère. En outre, le délai de carence de 6 mois avant l’entrée en vigueur de l’arrêté fait craindre un remplissage massif des bassins qui disposeraient ensuite de… 10 ans (!) pour se mettre aux nouvelles normes. De quoi devenir fou, et en mourir.

Vidons les bassins des delphinariums ! Ne cautionnons pas leur remplissage ! Les cétacés ne sont pas des marchandises : ce sont des êtres sentients.

Signez et diffusez nos pétitions pour sauver Galéo et fermer les delphinariums !

Urgence pour Galéo

Urgence pour Galéo

Urgence pour Galéo
09.06.2016
Port Saint Père
Urgence pour Galéo
Exploitation pour le spectacle

Dre Ingrid Visser établit un rapport alarmant. Il révèle la situation dramatique des dauphins à Planète Sauvage, dont Galéo. Pour lui, One Voice a déposé plainte !

 

Un rapport accablant de la Dre Ingrid Visser, établi pour One Voice, révèle la situation dramatique des dauphins à Planète Sauvage, dont le cas inquiétant de Galéo. Pour lui, One Voice a déposé plainte. Il faut le sauver !

Qu’est-il arrivé à Galéo ?

Lorsqu’il a quitté le Parc Astérix en janvier 2015, laissant derrière lui sa mère et son groupe de naissance, la peau du jeune dauphin était encore intacte. Aujourd’hui, des coups de dent en râteau, des lacérations, des blessures à vif, des traces de morsures la strient de la caudale au rostre. Des cicatrices anciennes attestent que le martyre de Galéo ne date pas d’hier. S’ils se battent souvent en liberté pour se disputer les faveurs d’une femelle, même les dauphins mâles très âgés ne portent pas autant de marques que le jeune Galéo. Sans arrêt persécuté, son pauvre corps est un peu plus abîmé chaque jour.

Galéo a également perdu beaucoup de poids. L’arrière de son crâne s’affaisse peu à peu en «tête de cacahuète», signe généralement évocateur de malnutrition chez les cétacés. Enfin, tout son corps est criblé de petits points noirs et d’auréoles de la variole des bassins, une infection principalement induite par le stress.

Né dans le bassin de spectacle

En août 2009, Bailly, sa mère, a commencé le travail en fin de show, lequel fut donc interrompu pour qu’elle puisse accoucher. Ensuite, faute de bassin d’isolement approprié, tous les spectacles ont été suspendus pendant plusieurs semaines pour laisser le temps à Bailly d’élever son enfant sans être dérangée par les saltos de ses compagnons. On s’extasiait alors sur le nouveau-né et, jusqu’à l’âge de deux ans, son dressage précoce ne manqua pas d’être suivi et illustré par de nombreuses photos sur le site du parc Astérix.

À 4 ans, Galéo se voit brutalement enlevé à la seule « famille » qu’il connaît

Quand il arrive à Port-Saint-Père aux côtés du petit Aïcko, Galéo perd aussitôt le soutien de sa mère. Il se retrouve seul, jeune mâle immature, face au caïd du parc, le «vieux» Péos à la gueule cassée, de dix ans son aîné. Lui aussi est né au Parc Astérix, et c’est là qu’un mauvais coup reçu lors d’une bagarre entre femelles lui a déplacé la mâchoire. Dans son ombre, le jeune Océan, qui vient d’arriver de Bruges, les trois femelles venues de Hollande, Parel, Amtan et la pauvre Lucille, elle aussi fraîchement déportée. Dès son arrivée, Galéo devient le souffre-douleur du groupe.

Selon le rapport de la Dre Visser, la situation des autres dauphins est à peine meilleure

Ils souffrent de stéréotypies, ces gestes privés de sens que les animaux captifs répètent sans fin. On entend à travers les vitres et le brouhaha, leurs claquements de mâchoires, qui indiquent des conflits constants, une tension permanente à l’intérieur du groupe. Ils sont sept à se partager le grand bassin de spectacle vide de tout jouet, de tout objet. Les dépôts jonchant le fond témoignent d’une filtration défectueuse. Trois petits bassins latéraux permettent d’isoler les dauphins mais sans nulle part où s’abriter du soleil, pas plus que du regard des gens : les vitres du sous-sol permettent d’observer les bassins en permanence.

Le rapport de la Dre Ingrid Visser est accablant.

Mais il confirme ce qu’on pouvait craindre dès 2008 et qui faisait d’ailleurs l’objet d’une «étude» initialement prévue dans la demande d’autorisation du parc : que se passe-t-il lorsqu’on regroupe plusieurs jeunes dauphins nés dans des parcs différents et tous enlevés très tôt à leur famille d’origine?

La réponse est claire. On obtient une société captive d’une rare brutalité, dans l’esprit de Sa Majesté des mouches, une violence pénitentiaire qui règne aussi parmi les orques de Loro Parque. Il n’est pas surprenant que, dans ce climat de stress, Lucille ait craqué face à Parel en tuant son petit. Si toutes les sociétés captives sont par essence des constructions humaines, celle de Planète Sauvage est certainement un cas d’école en matière de «bricolage social raté», avec toutes les conséquences dramatiques auxquelles on pouvait s’attendre.

Face à l’urgence de la situation concernant Galéo, One Voice a déposé une plainte le 4 juin et prépare un nouveau dossier pour le procureur. Il faut le sortir de là avant qu’il ne soit trop tard. Chaque jour peut être le dernier ! Il est encore temps…
Signez et diffusez la pétition !

MAJ d’octobre 2017 : La Cour a condamné One Voice en appel, estimant que l’urgence n’était pas caractérisée pour faire réaliser le constat d’huissier, au delphinarium de Planète Sauvage, sur les conditions de détention des dauphins (et notamment l’absence de dispositif de protection contre le soleil) et l’état apparent de Galéo (marques de dents). Elle a toutefois rejeté la demande de Planète Sauvage, qui demandait notre condamnation à leur payer 5000 euros de dommages intérêts pour procédure abusive… Le combat pour sauver Galéo continue.

Rappel :

  • Lucille, née à SeaWorld le 16 avril 1989 (de Ralph et Louise), transférée à Harderwijk le 9 juin 1997 puis à Planète Sauvage le 7 avril 2015 laissant derrière elle ses deux petits.
  • Péos, né le 23 juin 1999 au Parc Astérix (de Amaya et Pichi). Transféré le 1er octobre 2007 au Dolfinarium de Harderwijk. Retour le 17 avril 2008 au Parc Astérix. Transféré à Planète Sauvage en décembre 2008.
  • Amtan, née le 13 mai 2001 au Dolfinarium de Harderwijk (de Molly et Moby Dick). Transférée en octobre 2008 à Planète Sauvage.
  • Océan, né le 13 août 2003 au Boudewijn Sea Park (de Roxanne et Tex). Amené à Planète Sauvage en avril 2014.
  • Parel, née le 8 juin 2008 au Dolfinarium de Harderwijk (de Roxy et Prince). Transférée le 29 mars 2012 à Planète Sauvage.
  • Galéo, né le 10 août 2009 au Parc Astérix (de Baily et Guama). Amené à Planète Sauvage en janvier 2015.
  • Aïcko, né le 14 août 2010 au Parc Astérix (de Aya et Guama). Amené en janvier 2015 à Planète Sauvage. Décédé le 6 novembre 2016.

Bientôt un sanctuaire pour les éléphants en Europe!

Bientôt un sanctuaire pour les éléphants en Europe!

Bientôt un sanctuaire pour les éléphants en Europe!
08.06.2016
Haute-Vienne
Bientôt un sanctuaire pour les éléphants en Europe!
Exploitation pour le spectacle

Bientôt, un sanctuaire pour les éléphants en Europe pourrait ouvrir, et il serait en France! Grâce au partenariat et au soutien de One Voice, le refuge d’Elephant Haven fait un grand pas de plus pour offrir aux premiers éléphants une retraite début 2017…

En 2006, One Voice se voyait confier l’éléphante Vicky qui avait été saisie dans un cirque, et la transférait dans un zoo polonais accueillant les animaux en souffrance. Mais le problème des pachydermes est récurrent. Les saisir, oui, mais pour les placer où? En 2013, c’était pour Samba, l’éléphante échappée de son cirque et tuant un homme dans sa fuite, que s’était posée la question. Elephant Haven, contacté, n’était malheureusement pas prêt à l’époque.

Selon Muriel Arnal, présidente de One Voice, « un vaste mouvement citoyen se lève en France contre les cirques avec animaux sauvages. Les autorités municipales en tiennent compte et les communes sont de plus en plus nombreuses à les refuser. C’est donc le moment ou jamais de disposer enfin de ce genre de sanctuaire, qui existe déjà aux États-Unis, mais aussi en Inde créé par One Voice et Wildlife SOS . Sofie et Tony nous offrent ici un projet inespéré. Un rêve se réalise et nous avons vraiment hâte de voir le premier éléphant gagner le sanctuaire! »

Tony? C’est Tony Verhulst. Il travaillait au zoo d’Anvers dès 1993 et s’occupait à plein temps des éléphants depuis quinze ans. L’idée d’Elephant Haven est née de sa passion et de ses connaissances. Sofie Goetghebeur travaillait au zoo d’Anvers durant la même période. Ces deux experts ont été vivement touchés par l’état de certains éléphants captifs qu’ils ont croisés durant leur carrière. La solution s’est imposée à eux: le tout premier sanctuaire pour éléphants en Europe.

Elephant Haven se construit à Bussière-Galant, dans la Haute-Vienne

Situé sur un terrain légèrement ondulé, le domaine comprend 28 hectares de terres agricoles, qui s’agrandiront encore à l’avenir. L’ambition du centre est d’offrir un havre de paix aux éléphants âgés, fatigués par le cirque, à ceux qui restent solitaires dans un zoo oublié. Ils pourront ainsi retrouver une vie sociale paisible jusqu’à la fin de leur vie, dans un cadre de collines douces et de petits bois. Bien sûr, les éléphants ne seront jamais enchaînés, ni dressés. Aucun moyen de contrainte ne sera utilisé et le public invité à venir les voir ne pourra le faire qu’à distance, sans interférer avec eux. Aucun programme de reproduction n’est prévu, le but étant d’accueillir un maximum d’éléphants en souffrance et non de créer un zoo.

À l’annonce du partenariat de One Voice, Tony s’est exclamé sur les réseaux sociaux: « Nous sommes heureux de vous annoncer que grâce à One Voice, nous avons fait un grand pas vers la réalisation d’un refuge pour éléphants en Europe! Les éléphants et nous l’en remercions du fond du coeur! »

Sofie a renchéri pour sa part en ces termes: « Très heureuse du partenariat avec One Voice! Nous pouvons réaliser tant de choses en travaillant ensemble… Et c’est ensemble que nous verrons les premiers éléphants arriver au début de l’année prochaine! »

Grâce au partenariat de One Voice avec Elephant Haven, nous espérons que, bientôt, Samba marchera côte à côte avec Betty ou Syndha dans les prairies du Limousin, agitant leurs oreilles de plaisir…

Dory, message de liberté ou massacre annoncé?

Dory, message de liberté ou massacre annoncé?

Dory, message de liberté ou massacre annoncé ?
07.06.2016
Afrique
Dory, message de liberté ou massacre annoncé?
Animaux sauvages

Des millions d’enfants attendent la sortie du film Le Monde de Dory. Cet engouement planétaire pourrait menacer de mort son héroïne, Dory, le poisson-chirurgien bleu.

Des millions d’enfants attendent impatiemment la sortie du film Le Monde de Dory ce 17 juin 2016. Mais cet engouement planétaire pourrait menacer de mort son héros éponyme, Dory, le poisson-chirurgien bleu. One Voice lance une alerte pour les petits poissons.

Après les poissons-clowns Marin et Nemo, c’est Dory, leur amie, un poisson-chirurgien dont la mémoire défaille, qui est en tête d’affiche.

Bien que le scénario soit resté secret jusqu’ici, la bande-annonce du film nous montre déjà des bélugas et des requins en train de se languir dans des piscines semblables à celles de SeaWorld, une pieuvre qui tente sans cesse de s’échapper et des poissons tropicaux hurlant de terreur tandis qu’une main les saisit au fond de leur aquarium. Les scénaristes de Pixar reconnaissent volontiers qu’ils ont été touchés par le documentaire Blackfish. Ellen DeGeneres, qui fait la voix de Dory, a également laissé entendre qu’un message de liberté serait au cœur du Monde de Dory. « Je pense que les poissons devraient se trouver dans l’océan », a-t-elle insisté.

Pourtant, One Voice s’inquiète à juste titre de la vague de popularité que va connaître le « Blue Tang » ou « chirurgien bleu », déjà appelé Dory par les aquariophiles. On sait que le succès du dessin animé Nemo a provoqué la mort de milliers de poissons-clowns. Gérer correctement un aquarium d’eau de mer n’est en effet pas à la portée de tout le monde. La mode en est pourtant devenue virale en Europe et aux États-Unis, et c’est à qui possédera le plus gros poulpe ou le plus gros requin dans son salon…

Le chirurgien bleu peut atteindre une taille importante, aussi demande-t-il un aquarium encore plus vaste et plus coûteux, qui lui est rarement fourni. De ce fait, peu de ces poissons parviennent à l’âge adulte en captivité et tous décèdent sans descendance. À l’instar d’innombrables autres poissons tropicaux, le « Blue Tang » est de toute façon incapable de se reproduire en milieu artificiel. En France, certains vendeurs prétendent le contraire. C’est évidemment faux. Ce poisson intelligent a besoin de l’environnement marin pour socialiser et se reproduire selon des rituels complexes.

Pour le marché mondial des aquariums, la plus grande partie des poissons d’eau de mer sont capturés en milieu naturel, de manière souvent illégale et toujours extrêmement cruelle. Les trafiquants pulvérisent du cyanure de sodium sur les coraux puis ramassent les poissons temporairement paralysés. Certains de ceux-ci suffoquent et se noient, beaucoup meurent un peu plus tard. Et le cyanure endommage également les coraux ! Un mètre carré de récif est détruit pour chaque poisson vivant pris de cette manière. Les pertes sont donc importantes mais les profits fabuleux… Après avoir traversé le globe en avion dans des sachets d’eau suroxygénée, les survivants se retrouvent enfin confinés dans un aquarium, parmi de faux rochers et des pompes filtrantes. Le vrai pays du poisson-chirurgien bleu à palette, ce sont les récifs coralliens bouillonnant de vie, de sensations et d’aventures, les mers chaudes qui s’étendent de l’Afrique de l’Est à la Micronésie. Pas cette vie en bocal d’un ennui abyssal où l’on tourne sans fin sous la lumière bleutée de spots HQI…

Si elle se réjouit du message anti-captivité fort porté par ce film, One Voice enjoint cependant les parents d’expliquer à leurs enfants que la place de ces êtres merveilleux est dans l’océan. Et nous demandons à tous les adultes de renoncer aux poissons d’aquarium ! Eux aussi sont des êtres sensibles et conscients, qui souffrent d’être privés de liberté comme n’importe quel autre animal captif humain ou nonhumain…

Le gorille et l’enfant

Le gorille et l’enfant

Le gorille et l’enfant
03.06.2016
Ohio
Le gorille et l’enfant
Animaux sauvages

Lorsque Harambé a vu tomber le garçonnet dans le fossé de son enclos, il s’en est approché aussitôt. Un enfant humain ou un enfant gorille, pour lui, c’était pareil

Lorsque Harambé a vu tomber le garçonnet dans le fossé de son enclos au Zoo de Cincinnati, il s’en est approché aussitôt. Un enfant humain ou un enfant gorille, pour lui, c’était presque pareil, ils se ressemblent tant ! Le jeune gorille n’était pas encore père lui-même mais s’est inquiété du petit humain comme il l’aurait fait de l’un des siens. Il s’est assuré que le bambin vivait toujours puis l’a protégé de son grand corps sombre et puissant.

C’est alors que les cris ont commencé, les hurlements stridents, les « Oh my God ! » et la foule hystérique massée sur le parapet qui les regardait tous deux en jetant des objets.

Surpris, le gorille a traîné l’enfant dans l’eau un peu plus loin, avec la force qui est la sienne. Puis ils se sont arrêtés de nouveau, non loin de la cascade. Le gorille a pris la main du garçon dans la sienne. Il l’a remis debout, lui a même remonté sa culotte et réajusté son T-shirt. Le gorille a regardé longtemps l’enfant dans les yeux. Et puis d’un coup, sans prévenir, une balle lui a explosé le crâne. Le bel Harambé est mort à 17 ans, au lendemain de son anniversaire.

On aurait pu le distraire avec des friandises ou l’éloigner avec une lance à eau. On aurait pu évacuer la foule, calmer le grand singe, lui parler doucement. Franz De Waal et d’autres spécialistes du comportement des primates l’ont répété ces jours-ci : à aucun moment, Harambé n’a montré le moindre signe d’agressivité, seulement de l’inquiétude à l’égard du public.

Mais ce n’était qu’un singe, après tout, dont la vie ne vaudra jamais celle d’un humain. Plutôt que de prendre le moindre risque, on a préféré régler le problème avec des armes.

Pour le Zoo de l’Ohio, qui avait acquis cet étalon en 2015 au Gladys Porter Zoo, Harambé n’était qu’un réservoir de gènes précieux. L’absurde logique eugénique des programmes de reproduction veut que l’espèce prévale toujours sur l’individu. Aussi a-t-on prélevé aussitôt le sperme de son cadavre pour le réfrigérer et l’injecter le jour venu à une femelle soigneusement choisie. C’est que les naissances au zoo sont aussi très lucratives.

Pourtant, quel que soit le nombre de gorilles des plaines de l’Ouest que l’on pourra élever en batterie, ceux-ci ne sauveront jamais l’espèce elle-même. Aucun de ces grands singes nés parmi les humains ne serait capable de retourner au pays de ses ancêtres et d’y survivre. Les gorilles sont des êtres de culture, des personnes paisibles, intelligentes et végétariennes qui ont évolué au sein de la forêt primaire depuis des millénaires. Ils se transmettent leurs connaissances de génération en génération et nul humain ne saurait les leur enseigner.

La véritable urgence, ce n’est donc pas de multiplier, en fonction des besoins de l’industrie du loisir, de petits groupes de gorilles de spectacle, que l’on ira voir en famille en mangeant du pop-corn et moyennant finance. La véritable urgence, c’est de sauver au plus vite, tant qu’on le peut encore et avec des moyens sérieux et importants, l’habitat de ces grands singes, tels la réserve de Dzanga Sangha ou les Monts Virunga. Sans la forêt, les gorilles ne sont plus des gorilles mais des monstres de foire, de pitoyables King Kong de pacotille devant qui la foule aime frémir à distance.

Harambé n’était pas King Kong. Ce n’était qu’un jeune prisonnier né captif dans un univers confiné où il n’avait absolument rien à faire, au propre comme au figuré. Que restera-t-il de cette tragédie ? Une querelle vaine sur la responsabilité des parents, un grand chagrin chez les gorilles de Gorilla World, mais pas encore, hélas, une mise en cause radicale de ce qui a vraiment tué Harambé : les zoos. C’est un
zoo
qui l’a fait naître, c’est un autre qui l’a tué, avec le même souci productiviste que l’on accorde aux malheureux poulets d’élevage.

Repose en paix, Harambé. Nous mettrons tout en œuvre pour qu’en France et ailleurs dans le monde, de tels drames cessent un jour d’exister.

 

Un pas de plus vers des cirques sans animaux!

Un pas de plus vers des cirques sans animaux!

Un pas de plus vers des cirques sans animaux!
30.05.2016
Un pas de plus vers des cirques sans animaux!
Exploitation pour le spectacle

Enfin des cirques sans animaux! Avec près de 50 villes qui les interdisent, la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques apparaît plus que jamais inéluctable. Les cirques qui s’adonnent encore à cette pratique cruelle n’auront bientôt plus nulle part où aller!

Depuis ses débuts, One Voice aide les communes confrontées à l’installation sauvage des cirques. Elle participe à la formation des autorités chargées de faire respecter la réglementation concernant la détention d’animaux sauvages, bien souvent peu respectée. (voir l’historique de notre combat)

Les cirques avec animaux sont non seulement de hauts lieux de souffrance pour les animaux qu’ils détiennent, mais ils constituent aussi une menace pour la sécurité du public et des riverains. Les accidents, parfois mortels, n’ont de cesse de le rappeler.

En 16 ans de campagne, leur nombre a chuté de 200 à moins de la moitié… One Voice félicite donc les communes qui expriment désormais clairement leur refus de voir s’installer en leur sein des établissements où l’asservissement est un spectacle! Si leur arrêté est contesté par les cirques, elle offre de leur apporter toute l’aide juridique nécessaire à faire valoir leur droit… Depuis quinze ans, elle propose déjà d’aider les circassiens à se reconvertir en véritables artistes de cirque. Les spectacles humains sont magiques et émerveillent, ils relèvent de la performance librement consentie… Le cirque éthique de demain, c’est aujourd’hui!

Découvrez la carte des communes qui ont déjà pris position, mise à jour régulièrement.

Pour contribuer à ce beau mouvement, One Voice vous propose une marche à suivre si un cirque est annoncé sur votre commune… Vous pouvez la consulter ici.

Et pour une information complète de votre mairie par exemple, découvrez nos rapports:

Sécurité et bien-être dans les cirques

Cirques en France: des éléphantes en souffrance

Chevaux en souffrance – Tortionnaire sous surveillance

Chevaux en souffrance – Tortionnaire sous surveillance

Chevaux en souffrance – Tortionnaire sous surveillance
24.05.2016
Chevaux en souffrance – Tortionnaire sous surveillance
Animaux familiers

Le 18 octobre 2016, M. P. sera devant les tribunaux. Suivi par One Voice depuis dix ans, l’éleveur a gardé des dizaines de chevaux chez lui dans des conditions criminelles. Certains en sont morts. Après deux saisies, une interdiction de posséder des animaux a été prononcée. Mais l’homme persiste. One Voice aussi.

Tout a commencé en 2006

M. P. a été signalé à notre service d’enquêtes pour les mauvais traitements qu’il infligeait à ses chevaux. Un jeune étalon venait de mourir quand One Voice est intervenue. Une première saisie a alors eu lieu, qui sauve 45 chevaux. Leur déchéance physique était extrême. Faute d’entretien, leurs sabots étaient abîmés, ils souffraient de dénutrition, de lymphangite, d’arthrose et de la « gale de la boue », une affection qui touche le bas des membres mais aussi le dos et la croupe, laissant la peau du cheval enflammée et croûteuse. Aucun point d’eau n’était prévu pour eux, aucun abri. Certaines juments étaient gravides mais pas une seule d’entre elles ne pourra mettre au monde un poulain vivant, du fait de l’absence de soins et d’installations adaptées.

Céleste, âgée de vingt ans environ, faisait partie de la liste des premiers chevaux à secourir. Mais pendant deux ans, son propriétaire est parvenu à la cacher. Quand l’enquêteur de One Voice a enfin retrouvé la trace de la petite jument en 2008, il était déjà trop tard. Céleste se tenait dans un coin de prairie. Tête basse, appuyée contre un mur, elle était à peine capable de rester debout, tant sa jambe était rongée par des tumeurs fibreuses. L’éleveur l’avait fait pouliner deux fois, et par deux fois ses petits étaient morts, faute de lait. La DDPP, dépêchée sur place, a décidé d’euthanasier Céleste pour abréger ses souffrances atroces. One Voice n’a pas pu la sauver. Mais ce n’a heureusement pas été le cas des autres chevaux.

L’éleveur était coutumier du fait

Au terme de la saisie de 2006, une interdiction définitive de détenir un animal a été prononcée à son encontre par la justice. Une surveillance discrète mais constante permettra cependant de réaliser que l’homme n’en a cure. Il achète de nouveaux chevaux, qu’il dissimule chez l’un ou l’autre des ses amis. À la demande de One Voice, une nouvelle saisie est donc ordonnée, qui se déroule sur trois jours, du 6 au 8 février 2014. Lors de cette opération, on trouve à nouveau plusieurs chevaux dans un état de santé inquiétant.

Ainsi, Baloo, un jeune mâle de quatre ans, a toujours la taille d’un poulain de dix mois. Il souffre de telles carences alimentaires et d’une telle faiblesse qu’il faut le placer sous perfusion avant de songer à le déplacer. Octave a été isolé dans un champ en lisière d’une forêt. Aucun point d’eau prévu pour lui : il lui faut boire dans les flaques ! Lui aussi ressemble à un poulain d’un an, alors qu’il en a déjà trois ! On découvre aussi Annabelle et son poulain au fond d’un pâturage détrempé en compagnie d’autres chevaux, derrière une clôture électrique de fortune, sans fourrage ou aliment quelconque à leur disposition. Le poulain est très affaibli. Ses côtes sont apparentes et il est presque sauvage, car aucun humain ne semble jamais l’avoir touché. Lors de cette nouvelle saisie, 19 chevaux sont emmenés.

Mais cela suffira-t-il à freiner la passion des chevaux des éleveurs criminels ? Rien n’est moins sûr. Surveillances, enquêtes, saisies, plaintes et procès risquent encore de se reproduire pour ces tortionnaires patentés.

La lutte de One Voice contre la maltraitance animale est incessante

Mais celle-ci exige les moyens de ses ambitions. La Cellule Zoé, qui en est l’outil privilégié, doit puiser dans ses fonds pour assurer les actions judiciaires mais aussi le suivi des animaux. L’état de santé dégradé des victimes exige des soins permanents, parfois très lourds. Toute aide est donc bienvenue dans ce combat de fond, dont la presse parle peu mais qui est essentiel.