Tigre ou lama? Nous faisons un recours après le nouveau décès d’un animal dans un cirque

Tigre ou lama? Nous faisons un recours après le nouveau décès d’un animal dans un cirque

Tigre ou lama? Nous faisons un recours après le nouveau décès d’un animal dans un cirque
03.03.2018
Loiret
Tigre ou lama? Nous faisons un recours après le nouveau décès d’un animal dans un cirque
Exploitation pour le spectacle

L’évacuation du cadavre d’un tigre d’un cirque à Orléans le 2 mars 2018 a été filmée par des défenseurs des animaux. Dans l’article de “la République du Centre”, les autorités parlent d’un lama… Nous intentons un recours pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à cet animal.

Les journalistes décrivent l’odeur sentie par les militants lors de l’enlèvement du corps du tigre pour l’équarrissage. Les autorités indiquent que l’animal décédé n’aurait pas été victime de maltraitance. Qu’en savent-elles? Il s’agirait d’une tigresse Golden Tabby souffrant de problèmes rénaux, qui aurait quasiment cessé de s’alimenter depuis plusieurs semaines, comme sa mère et sa sœur avant elle, mais que le cirque aurait pourtant exhibée sur la piste il y a 15 jours… Les problèmes rénaux sont fréquents chez les carnivores, et dans les derniers jours les félins peuvent souffrir terriblement. Si la tigresse a été soignée et soulagée, ce que nous espérons, pourquoi son cadavre aurait-il été laissé ainsi pendant plusieurs jours?

Etant donné les nombreuses zones d’ombre, nous faisons un recours en justice afin que toute la lumière soit faite sur le décès de ce “lama” dans ce cirque. Nous réclamons le rapport de la DDPP, ceux des autopsies des trois tigresses, et la copie du registre des accidents. Et nous déposerons plainte si nécessaire.

Un lama aurait-il aussi perdu la vie?

Quel signalement ou information le cirque a-t-il donnés? Pourquoi les autorités ne sont-elles pas venues faire des constatations sur place le jour-même? De quoi cet animal est-il réellement mort? A-t-il souffert? Suivait-il un traitement? Y a-t-il eu une erreur sur l’espèce de l’animal décédé? Ou s’agit-il de deux animaux? Pourquoi la tigresse était-elle en piste si elle était malade ou souffrante ? Les tigres n’ont jamais été aussi proches de l’extinction. Alors qu’on sait que l’élevage de tigres golden tabby ou blancs a pour unique but d’obtenir des animaux attractifs et fait souffrir les individus concernés, pourquoi est-il toujours autorisé?

Autant de questions auxquelles l’enquête que notre recours va déclencher, permettra nous l’espérons de répondre.

Delphinariums: notre lettre à Nicolas Hulot

Delphinariums: notre lettre à Nicolas Hulot

Delphinariums: notre lettre à Nicolas Hulot
02.03.2018
France
Delphinariums: notre lettre à Nicolas Hulot
Exploitation pour le spectacle

Monsieur le Ministre,

Notre association One Voice est surprise que vous n’ayez, à ce jour, toujours pas adopté un nouvel arrêté interdisant la détention de tout nouveau cétacé au sein des établissements situés sur le territoire national, en réponse à l’annulation de l’arrêté du 3 mai 2017 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés prononcée le 29 janvier 2018 par le Conseil d’Etat.

Nul doute que les parcs vont mettre à profit ce nouveau délai qui leur est octroyé pour poursuivre et intensifier leur programme d’élevage de dauphins tursiops truncatus augmentant ainsi le nombre d’individus destinés à la captivité avec son lot de souffrance.

Vous êtes cependant parfaitement informé des vies misérables de ces animaux dans ces aquariums, ainsi que des conséquences désastreuses de ces activités de divertissement sur la protection des espèces auxquelles ils appartiennent et dont l’article 1er de l’arrêté annulé s’est fait écho. Dès lors notre association s’interroge sur ces atermoiements?

Nous vous remercions par suite de bien vouloir nous indiquer la date à laquelle interviendra le prochain arrêté d’interdiction.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, Cher Nicolas Hulot, l’assurance de mes salutations les plus sincères.

Fait à Paris, le 2 mars 2018

Muriel Arnal
Présidente et Fondatrice One Voice

One Voice adresse une mise en demeure à Marineland concernant les orques

One Voice adresse une mise en demeure à Marineland concernant les orques

One Voice adresse une mise en demeure à Marineland concernant les orques
02.03.2018
Antibes
One Voice adresse une mise en demeure à Marineland concernant les orques
Exploitation pour le spectacle

Monsieur le Directeur Général (de Marineland),

L’association One Voice, qui milite pour la protection des animaux et la défense de leurs droits, me demande de vous mettre en demeure de justifier du sort des quatre orques que vous détenez.

A cet effet, l’association m’expose:

Que le 16 avril 2017 vous déclariez, par voie de presse, que les quatre orques détenus dans vos bassins seraient les derniers accueillis au sein de votre établissement.

Que cette annonce faisait suite à l’engagement pris par votre société, le 8 juin 2016, devant le Ministre de l’environnement représentée par le Directeur de l’Eau et de la Biodiversité, de ne plus faire reproduire vos orques, de même que de ne plus accueillir de nouvel orque.

Que vous précisiez, en outre, à cette occasion, que l’activité de présentation au public des orques en France cesserait au décès du prochain individu, un groupe d’orques, selon vos dires, devant être constitué d’au moins trois animaux.

C’est la raison pour laquelle l’association One Voice, soucieuse du devenir et du bien être de ces individus hautement cognitifs et sociaux, m’a mandatée à l’effet de vous mettre en demeure de bien vouloir lui confirmer l’arrêt de votre exploitation des orques au décès du prochain animal, et de lui indiquer quel sort sera alors réservé aux 3 orques restants.

L’association One Voice se propose de participer au transfert de ces animaux dans un sanctuaire afin qu’elles puissent y vivre une existence plus conforme à leurs besoins.

Je vous invite à soumettre cette lettre à votre avocat(e) et demeure à la disposition de cette dernière ou de ce dernier, pour toute autre question.

Maitre Arielle Moreau, avocate de One Voice

Parution d’un livre de littérature de jeunesse sur l’écosystème de la forêt et la protection du renard roux

Parution d’un livre de littérature de jeunesse sur l’écosystème de la forêt et la protection du renard roux

Parution d’un livre de littérature de jeunesse sur l’écosystème de la forêt et la protection du renard roux
27.02.2018
Parution d’un livre de littérature de jeunesse sur l’écosystème de la forêt et la protection du renard roux
Animaux sauvages

En vacances chez ses grands-parents, Roxana se retrouve nez à nez avec un renard lors d’une promenade en forêt. Lui veut-il du mal ou est-il encore plus effrayé qu’elle?
A travers les aventures de Roxana, les enfants seront amenés à comprendre l’importance du renard dans l’écosystème de la forêt de manière ludique.

Le livre se termine par le “coin des parents”, rédigé avec l’association One Voice, qui permettra de mieux détailler ces thèmes et d’aborder la notion de chaîne alimentaire.

Inscrit en France sur la liste des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts”, le renard roux est chassé dans de nombreuses régions et on estime à plus de 600000 le nombre de victimes en 2017. Pourtant, loin d’être nuisibles, les renards sont particulièrement utiles à la biodiversité. Ils chassent les rongeurs et limitent leur présence dans les champs, empêchant ainsi la propagation de la maladie de Lyme (véhiculée par les tiques). Mieux encore, les laisser jouer leur rôle dans la nature permettrait de réduire l’utilisation des pesticides par les agriculteurs. Le rôle crucial des prédateurs dans l’écosystème de la forêt est cependant peu abordé et mal compris par les jeunes enfants souvent habitués à des histoires qui donnent le mauvais rôle au renard et au loup.

Roxana et le renard en danger sera disponible à partir du 27 février 2018 en précommande sur le site de l’association One Voice  ( version: anglais-français-espagnol et version: anglais-français-allemand ) et sur celui du Jarvin Crew. Les premières livraisons auront lieu au début du mois d’avril.

Les livres du Jarvin Crew s’adressent à tous les enfants de la planète à partir de 5 ans. Ce titre sera disponible en deux versions trilingues: anglais-français-espagnol et anglais-français-allemand. Ces livres sont imprimés en région Rhône-Alpes sur du papier intérieur certifié PEFC avec des encres végétales.

Fondé en 2016, le Jarvin Crew s’est lancé le défi de réaliser une collection de livres pour apprendre aux enfants à protéger la planète et ses espèces animales en s’amusant. C’est en découvrant les deux premiers livres de la collection Jo Bonobo & Prisca Orca, parus en septembre 2017, que One Voice a proposé la thématique du renard roux à la maison d’édition.

Plus d’information sur le combat de One Voice pour un retrait d’urgence du renard de la liste des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” et une protection de cette espèce par la loi: www.one-voice.fr

Contact: presse@one-voice.fr

Plus d’information sur le Jarvin Crew
www.JarvinCrew.com ou http://www.facebook.com/JarvinCrew
Contact: vincent@jarvincrew.com

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Nelly et Brigit, deux autres victimes de l’industrie du spectacle de cirque

Nelly et Brigit, deux autres victimes de l’industrie du spectacle de cirque

Nelly et Brigit, deux autres victimes de l’industrie du spectacle de cirque
26.02.2018
Nelly et Brigit, deux autres victimes de l’industrie du spectacle de cirque
Exploitation pour le spectacle

Nelly et Brigit ont été capturées en 1971 en Asie. Depuis 47 ans, elles sont ballottées de ville en ville en camion, attendent que passent les heures sur des parkings et des terrains vagues, sans réelle litière, ni accès libre à de l’eau pour boire ou s’asperger. Rien n’est fait pour qu’elles aient un semblant de vie d’éléphant.

Les spectacles de cirque avec animaux nous sont vendus comme la pérennisation d’une tradition ancestrale, d’une culture, même. On tente de nous vendre une “famille”, nous ne voyons que de pauvres éléphantes arrachées dès le plus jeune âge à leur seule véritable famille dans la nature, où elles vivaient à l’état libre, et des éléphants subissant une vie de douleurs, de peurs, de stress et d’empêchements.

Tout ça, pour que des humains tirent profit du spectacle de leur domination.

Car il s’agit bien de cela: les images que nous avons tournées montrent Nelly et Brigit empêchées de marcher normalement, obligées de patauger dans leurs déjections, sur le bitume abîmant leurs pieds et leurs articulations. Pas d’eau en accès libre, elle est rationnée, donnée au bon vouloir de leur geôlier. Leur besoin naturel de protéger leur peau, en se recouvrant de poussière est contré: on les brosse avec une sorte de balai, aucun bain de boue ne leur est proposé. Aucune protection ni ombre ne leur sont procurées.

Quand elles ne mangent pas, elles se balancent, signe de leur ennui profond, de leur état de souffrance. L’absence d’exercice fragilise leurs pattes qui, sans muscles, supportent difficilement le poids de leur corps. Or c’est par là que viennent la plupart des infections.

Lors du spectacle, leur numéro est une suite de coups de pique (l’ankus). Sur toutes les zones sensibles de la tête, la bouche, les oreilles, la trompe, les pattes, l’arrière-train… C’est à coups de pique aussi que le dresseur les emmène de l’enclos au chapiteau, et il ne s’en cache même pas pendant le spectacle. Nelly comme Brigit performent sous la contrainte, pas du tout volontaires. Leurs mouvements sont lents au milieu de la foule, de la musique criarde, et de spots lumineux aveuglants. On perçoit clairement leur crainte de l’ankus et des gestes brusques de leur dresseur. Et pour cause!

Les coups répétés pendant les quelques minutes que dure le spectacle, laissent imaginer l’usage terrible qui est fait de cet instrument en dehors de la piste et de la vue des spectateurs.

Nous avons déposé plainte pour chacune d’elles. Tout comme Maya, elles méritent une vraie vie, loin des coups de pique, dans un lieu protégé, où elles pourront marcher dans la nature, boire et se baigner à loisir, écouter le vent et les oiseaux, et choisir leurs activités.
Nos sanctuaires partenaires nous proposent leur aide pour les accueillir.

Un cheval visiblement en souffrance, un tigre avec une plaie au cou, nous portons plainte contre le cirque

Un cheval visiblement en souffrance, un tigre avec une plaie au cou, nous portons plainte contre le cirque

Un cheval visiblement en souffrance, un tigre avec une plaie au cou, nous portons plainte contre le cirque
23.02.2018
Gard
Un cheval visiblement en souffrance, un tigre avec une plaie au cou, nous portons plainte contre le cirque
Exploitation pour le spectacle

Grâce à un signalement, nous venons de prendre connaissance d’images démontrant la détresse de plusieurs animaux détenus et exploités par un cirque actuellement à Alès. Il s’agit d’un cheval, allongé au sol, d’un tigre ayant une plaie au cou et d’images montrant Nelly et Brigit, les deux éléphantes qui vivent dans le même cirque que Maya pour lesquelles nous avons déjà porté plainte. Maya, elle, serait actuellement enfermée dans sa remorque.

Ces images nous ont glacé le sang: ce pauvre cheval, allongé au sol, qui semble peiner à respirer, ce tigre avec une plaie, laissé dans sa cage minuscule au sol nu, et les éléphantes Nelly et Brigit prises de forts balancements, manifestation de leur profonde anxiété.

Le cheval souffre-t-il? C’est ce que nous avons cherché à déterminer en alertant les différentes autorités. Le tigre photographié présente une plaie, nous les avons également interrogées sur l’origine de cette lésion.

Nous déposons immédiatement plainte pour actes de cruauté pour ces animaux en grande détresse, en complément de celle déposée pour Nelly et Brigit. Ce cirque détient également Maya, pour laquelle notre plainte fait actuellement l’objet d’une enquête.

Nous avons précisé au procureur de la République que One Voice se tient prête à prendre en charge tous ces animaux en souffrance et à leur offrir enfin une vie digne dans nos sanctuaires partenaires. Ça a assez duré!

Crédits photo & vidéo A.M.

Une victoire d’étape contre l’expérimentation sur des macaques à l’Institut Max Planck

Une victoire d’étape contre l’expérimentation sur des macaques à l’Institut Max Planck

Une victoire d’étape contre l’expérimentation sur des macaques à l’Institut Max Planck
23.02.2018
Allemagne
Une victoire d’étape contre l’expérimentation sur des macaques à l’Institut Max Planck
Expérimentation animale

Il aura fallu quasiment quatre ans pour que l’enquête préliminaire aboutisse à un jugement et une sanction pour les chercheurs-abuseurs. Le procureur de la République allemande a condamné trois expérimentateurs de l’Institut Max Planck (IMP) à Tübingen (Allemagne) visés par notre plainte commune. La cour a estimé que la douleur et la souffrance des animaux expérimentés n’ont pas été maintenues à un minimum indispensable. C’est un euphémisme, l’un d’entre eux est mort des séquelles de ces tests invasifs et violents! Cette condamnation est une victoire dans ce monde si fermé, mais ne compense en rien l’extrême souffrance qu’ont subi ces êtres si intelligents et sensibles.

Pendant sept mois de 2013 à 2014, Cruelty Free International, partenaire de One Voice au sein de la coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), en collaboration avec l’association allemande Soko Tierschutz, a infiltré l’un des laboratoires de l’IMP.

Au visionnage des images filmées sur place, on ne peut que trembler de compassion pour ces petits macaques : nous assistons à d’abominables actes de torture (trépanation et implantation d’électrodes à même le cerveau, manipulations à l’aide de colliers et piques, maintien dans des tubes en plastique dont ne sort que la tête, privation d’eau…). C’est simple: on se demande comment de telles méthodes sont scientifiquement et moralement acceptables.

Ces singes sont nos compatriotes!

Qui plus est, apprenant que huit d’entre eux étaient nés dans des parcs français, Planète Sauvage et Savane Nature, nous n’avons jamais cessé de dénoncer ces pratiques inhumaines et dégradantes pour nos cousins si proches. Nous leur avons donné un nom, eux qui étaient réduits à des “numéros de série” ou affublés par les chercheurs de sobriquets moqueurs. La frêle Stella (en photo) est morte d’une infection au tout début des expériences. Léa, Hugo, Tom, Lisa, Max, Mila et Lucie ont continué de subir d’atroces expérimentations.

Où sont-ils?

Notre campagne ayant eu raison du laboratoire qui a fermé. Les petits primates ont été, comme toujours quand ils ne meurent pas, “rentabilisés”, c’est-à-dire envoyés dans d’autres laboratoires, pour y subir d’autres tests. Ne sachant pas ce que l’IMP avait fait d’eux, ni où il les avait envoyés, puisque la transparence n’est pas la politique de ce milieu, nous avions déposé une requête en droits d’accès à l’information en juillet 2017. Un laboratoire en Belgique a admis en avoir reçu cinq, sur lesquels d’autres expériences sont encore perpétrées…

Libérons-les!

Nous continuons de nous battre pour leur retour en France, et qu’ils nous soient confiés. Ils doivent être sauvés de cet enfer et remis en liberté dans des sanctuaires, où ils auront enfin droit à une existence digne! Jane Goodall s’était jointe à notre appel pour demander leur libération.

Interdisons l’expérimentation animale sur les singes.

Avec nos partenaires anglais et allemands (CFI et Doctors Against Animal Experiments), nous avions obtenu à l’époque, grâce à une vaste campagne internationale et à votre mobilisation en France, plus de 90000 signatures demandant l’abolition des expériences sur les primates non-humains.

Continuons à nous battre en mémoire de Stella, pour Léa, Hugo, Tom, Lisa, Max, Mila et Lucie, et pour l’arrêt de l’expérimentation animale sur les primates! Les protocoles expérimentaux qu’ils subissent sont barbares, rien ne les justifie.

Crédit photo: Cruelty-Free International/Soko Tierschutz

Camouflet pour le cirque, la justice affirme notre droit à défendre Maya!

Camouflet pour le cirque, la justice affirme notre droit à défendre Maya!

Camouflet pour le cirque, la justice affirme notre droit à défendre Maya!
22.02.2018
France
Camouflet pour le cirque, la justice affirme notre droit à défendre Maya!
Exploitation pour le spectacle

La juge a pris le parti de la liberté d’expression pour la défense des animaux!

Le 13 février dernier, nous avons été mis en justice par le cirque qui détient et exploite Maya. Le cirque prônait la censure, en nous interdisant de la défendre, exigeant non seulement notre silence, mais nos excuses publiques.

Il était hors de question que nous arrêtions d’accomplir notre mission, à savoir tout mettre en œuvre pour défendre les animaux!

La justice nous a donné raison.

Pendant plusieurs semaines, Maya était introuvable, et nos courriers au cirque étaient restés sans réelle réponse. Ils ont laissé courir la rumeur qu’elle était morte, alors qu’eux seuls avaient la possibilité de dissiper le doute.

A l’audience, nous avons donc appris que Maya était vivante. L’inspection vétérinaire demandée par la préfète avait eu lieu la veille, et le cirque avait fait soigner son abcès à l’arrière-train quelques jours avant. Nous avons alerté sur cette grosseur dès le mois d’octobre!

Mais a priori, rien n’a été fait pour ses pieds, alors que sa posture nous montre de manière criante que c’est de là qu’elle souffre physiquement le plus! Elle ramasse ses pieds sous elle, pour compenser son poids de l’arrière vers l’avant, et tente de les soulager en les levant les uns après les autres.

Quand on sait que la grande majorité des problèmes de santé des éléphants viennent des pieds, on ne peut que s’inquiéter d’une telle méconnaissance. Toutes les éléphantes de ce cirque ont été filmées en train de piétiner leurs excréments, car elles étaient bloquées sur place, on a même filmé Maya en train de boire à même un tuyau d’arrosage au sol!

La stéréotypie de Maya est aussi très préoccupante, elle est liée à sa douleur, mais aussi à son impossibilité de marcher, besoin naturel impérieux pour les éléphants. Redisons-le, les éléphants sont faits pour la marche et une vie riche en groupe, or dans les cirques leur mobilité est on ne peut plus limitée et ce, toute l’année. A cela, il faut ajouter les perpétuels voyages en camion, sur des routes sinueuses qui sollicitent énormément les pieds et les pattes des éléphants.

Nous saurons prochainement si ce vétérinaire a pris en compte son bien-être dans sa globalité ou s’il ne s’est attaché qu’à l’aspect sanitaire, comme l’ont fait jusqu’à présent les vétérinaires du cirque.

Pendant l’audience, l’avocat du cirque a montré à de multiples reprises qu’il ignorait l’anatomie d’un éléphant, et maniait la mauvaise foi comme un spécialiste.

Morceaux choisis:

« Les salières sont vers les flancs » alors qu’elles sont au dessus des tempes;

« Les abcès au derrière sont habituels passés 50 ans » alors qu’ils sont dus à la maltraitance.

« Maya est hébergée dans ce cirque, et non captive. Elle fait partie de la famille, et n’est pas considérée comme un outil de travail… » Donc elle pourrait partir quand elle voudrait, non?

« Toutes les études montrent qu’un éléphant vit plus longtemps captif que libre… » Pour nous, une vie de détention et d’exhibition n’est pas une vie digne. Dans la nature, ils doivent être protégés, et en captivité ils doivent être libérés!

Nous avons d’autres actions prévues pour elle en 2018, il est temps que Maya obtienne un peu de répit, et soit aidée, à la hauteur de ses besoins!
Nous déposons également plainte contre les mauvais traitements que subissent Nelly et Brigit, les deux autres éléphantes détenues par ce cirque. Ces éléphantes âgées et en souffrance, méritent, comme tous les autres de cette planète une vie d’éléphant, pas de circassien. Ils ne nous feront pas taire!

Délibéré: camouflet pour le cirque, One Voice continuera à défendre l’éléphante Maya

Délibéré: camouflet pour le cirque, One Voice continuera à défendre l’éléphante Maya

Délibéré: camouflet pour le cirque, One Voice continuera à défendre l’éléphante Maya
22.02.2018
Strasbourg, Bas-Rhin Délibéré: camouflet pour le cirque, One Voice continuera à défendre l’éléphante Maya
Exploitation pour le spectacle

La juge du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg a tranché. La liberté d’expression de One Voice est sauve, pour la défense des animaux.
Nous déposons plainte contre la famille propriétaire de ce cirque pour les conditions de vie indignes de Nelly et Brigit, les deux autres éléphantes qu’ils détiennent.

Le 13 février dernier, One Voice a été assignée en référé d’urgence au TGI de Strasbourg par le cirque qui détient et exploite Maya, une éléphante d’Asie de 50 ans.

La volonté ici est une véritable intention de nuire en muselant l’association One Voice. Maitre Arielle Moreau Avocate de One Voice

En effet, le cirque réclamait le retrait de toute représentation de l’éléphante sur le site internet de l’association, ses réseaux sociaux, tracts et panneaux lors de manifestations. Autrement dit, il réclamait que défendre publiquement Maya devienne illégal. Il exigeait également des excuses publiées dans le journal quotidien régional paraissant là où est déclaré le siège social du cirque.

Pendant plusieurs semaines, le cirque a laissé courir la rumeur que Maya était morte, en la cachant, en refusant de répondre aux courriers de l’association leur faisant part de ses interrogations légitimes, alors qu’eux seuls avaient la possibilité de dissiper le doute. Maniant mauvaise foi et faux semblants, l’avocat a tenté de retourner la situation à l’avantage de ses clients, en insinuant que One Voice aurait propagé la rumeur, alors qu’elle a tout fait pour y mettre fin.

A l’audience, l’association a ainsi appris que Maya était vivante, que l’inspection vétérinaire demandée par la préfète du Lot-et-Garonne avait eu lieu la veille, et que le cirque avait fait soigner un abcès à l’arrière-train de l’éléphante avant cette inspection.
Rien n’a cependant été fait pour ses pieds, alors que sa posture nous montre de manière criante que c’est de là qu’elle souffre physiquement le plus. Elle ramasse ses pieds sous elle, pour compenser son poids de l’arrière vers l’avant.
Nous saurons prochainement si le vétérinaire mandaté par les pouvoirs publics a pris la mesure de la détresse de Maya en plus de sa douleur.

Le recours déposé pour Maya par One Voice au Tribunal Administratif de Bordeaux est toujours en cours et la plainte pour actes de cruauté a permis l’ouverture d’une enquête. S’y ajoutera la plainte de l’association pour deux autres éléphantes du même cirque, Nelly et Brigit, détenues comme elle depuis de longues années, remisées elles aussi dans des remorques de camion comme des outils de travail, et présentant également d’inquiétants signes de stéréotypie. One Voice rappelle que la place pour Maya au sanctuaire Elephant Haven (en Limousin) est réservée par l’association depuis le mois d’octobre 2017 et auquel l’association a fait un don important en 2016 pour l’achat du terrain.

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Micha, ours « de cirque », exhibé dans un restaurant pour la St Valentin

Micha, ours “de cirque”, exhibé dans un restaurant pour la St Valentin

Micha, ours « de cirque », exhibé dans un restaurant pour la St Valentin
21.02.2018
Paris
Micha, ours « de cirque », exhibé dans un restaurant pour la St Valentin
Exploitation pour le spectacle

Un ours dressé, exhibé parmi les tables d’un restaurant parisien? Une attraction inconsciente, illégale et d’un autre temps… One Voice a interpelé les autorités sur ce spectacle révoltant!

Ce n’est pas une peluche, mais un véritable ours. Son nom est Micha. Même muselé et tenu en laisse, on ne peut prévoir son comportement parmi les convives de cet établissement qui a invité un dresseur d’ours afin d’animer sa soirée de la Saint-Valentin…. Nous ne sommes pas au Moyen-Âge, mais en février 2018, à Bagnolet en banlieue parisienne, le tenancier va se frotter les mains de son attraction et les photos vont crépiter sur les réseaux sociaux… et dans les yeux de Micha. Difficile de mesurer son stress dans cet univers si peu approprié. Les dresseurs d’ours ont encore droit de cité dans la France de ce siècle, ce cirque continue à exploiter Micha, Bony et Glasha!

Triste pitrerie médiévale

Nous suivons Micha depuis plusieurs années dans le triste destin que lui infligent ses dresseurs, Alexandre et Dany Poliakov. Un ancien employé du couple, propriétaire de plusieurs animaux exploités dans des cirques, nous a livré un témoignage saisissant. Si nous avions déjà été écœurés par des images montrant Micha devant marcher sur un ballon, ce que nous avons appris de ce témoin a achevé notre conviction. Ces détenus  – Micha, mais aussi Bony (grizzly mâle) et Glasha (ourse brune) – vivent dans des conditions indignes.

Nourris avec des invendus de supermarché, en nature et quantité variables, ces ours ont longtemps partagé un même camion remorque séparé en 3 cages. Un contrôle a précipité leur transfert dans un bâtiment en dur non achevé, au sol de béton brut, garnis de quelques copeaux toujours humides, et à l’éclairage déficient. Pas étonnant que leur état sanitaire soit déplorable (allergies, dermatoses aigües à se gratter jusqu’au sang…).

Vie de misère

Nul parc en plein air, nul enrichissement pour ces plantigrades voués à une sordide captivité pour s’assurer qu’ils veuillent bien travailler lors de rarissimes “sorties”. Notre témoin affirmait aussi n’avoir pu, durant 5 mois, les abreuver normalement car selon leurs exploitants un excès d’eau aurait coupé leur appétit, soit leur rendement potentiel. Bref, une vie de misère dans des installations et conditions sommaires, censées stimuler leurs dispositions à des sorties “de travail”. Mais que fait donc l’administration, censée s’assurer des conditions de détention des animaux sauvages? Nous frapperons à toutes les portes afin que ces êtres, éminemment sensibles, n’endurent plus ces traitements d’un autre âge, au mépris de la loi et de la dignité.