L’hiver est tombé sur la prison des baleines

L’hiver est tombé sur la prison des baleines

L’hiver est tombé sur la prison des baleines
01.02.2019
Russie
L’hiver est tombé sur la prison des baleines
Exploitation pour le spectacle

L’hiver est tombé d’un coup sur la prison des baleines. Un champ de glace grise enserre désormais les enclos flottants des 11 orques et des 87 bélugas enfermés dans la baie de Srednyaya, aux confins de l’Extrême-Orient russe. Il faut agir de toute urgence avant que le froid ne les tue tous !

UPDATE: This is Cyril, he’s the next Orca most likely to « escape » (i.e., die) from the Srednyaya Bay « Whale Prison. » Cyril is completely inactive and just drifts at the surface while ice freezes to his body. He’s lost a lot of skin, most likely to frostbite, & may have pneumonia. pic.twitter.com/K7OZWUFqit

— Quad Finn (@Quad_Finn) 25 janvier 2019

A l’ombre d’un hangar, l’orque Cyril se laisse flotter mollement, le rostre collé au filet qui l’enferme. Alexandra et Vitas, ses compagnons d’infortune, vont et viennent, très agités. Lui ne remue même plus, soulevé seulement par leurs mouvements dans l’eau. Peu à peu, le givre recouvre son corps meurtri par les cordages et les infections. Son souffle est lent, presque inaudible. Ce mâle encore très jeune ne survivra probablement pas à la pneumonie qui le mine.

Plus loin, les bélugas s’en tirent mieux dans leurs cageots à ciel ouvert où dérivent de gros glaçons. Nager sous la banquise fait partie de leurs talents. Mais le vacarme des ouvriers cassant la glace à coups de pelle et le passage des visiteurs payants qui les caressent sans s’être lavé les mains, leur inflige un stress incessant.

Ces terribles images qui ont fait le tour du monde, nous les devons à l’opiniâtreté d’une poignée d’activistes russes. Au terme d’interminables procès, ils ont fini par obtenir qu’une délégation de scientifiques et de vétérinaires inspectent les détenus du «Centre d’Adaptation des Mammifères Marins», le nom officiel et pompeux de la « prison de baleines ».

Tout le monde savait depuis septembre que quand la glace figerait la baie, les cétacés seraient en danger de mort. Des plans faciles à mettre en œuvre avaient été proposés sans succès. On aurait pu ainsi emmener jusqu’au large tout ce petit monde dans d’immenses filets rectangulaires tirés doucement par des remorqueurs. La flotte russe se disait prête à collaborer et Vladimir Poutine lui même s’était inquiété de cette situation tragique.

 

Fears Orcas held Captive in Russia will Freeze to Death as Winter Seas Ice Over: Srednyaya Bay is now frozen and will not thaw until late February. Many of the 11 orcas in the « Whale Prison » suffering from frostbite & pneumonia may not last until then.https://t.co/6WXRVcxMLD pic.twitter.com/qYenxe1sHl

— Quad Finn (@Quad_Finn) 27 janvier 2019

Mais nous sommes en Russie, où la bureaucratie très lente n’échappe ni aux pressions ni aux pots de vinSi la capture de ces malheureux cétacés a bien été déclarée illégale par le procureur général de Russie et leur exportation interdite en avril 2018, les autorités locales semblent n’en avoir cure et persistent à protéger les 4 compagnies commerciales propriétaires des captifs.

Aujourd’hui, neuf orques russes bondissent déjà au coup de sifflet face aux gradins du Chimelong Ocean Kingdom à Zhuhai, près de Macao. Plus de 200 bélugas, échangés contre des dauphins de Taiji, se laissent mourir l’un après l’autre dans les eaux surchauffés de delphinariums japonais et chinois.  Que deviendront les détenus de la baie de Srednyaya ? Il y a là tant d’argent à gagner !  S’ils ne partent pas vers la Chine, tout porte à croire qu’ils finiront comme Narnia, la première orque capturée en 2012 : dans l’enfer des delphinariums russes !

Nous ne pouvons laisser ce massacre se dérouler sans réagir. Nous ne pouvons pas accepter que la Russie continue à vendre ses malheureux cétacés. One Voice vous engage de tout coeur à signer la pétition en ligne ou à écrire directement à Vladimir Poutine, via le site de la campagne Free Russian Whales (site en anglais) ! Il faut sauver les orques et les bélugas de la prison des baleines!

Chasse : quel sinistre jeu de l’oie!

Chasse : quel sinistre jeu de l’oie!

Chasse : quel sinistre jeu de l’oie!
31.01.2019
France
Chasse : quel sinistre jeu de l’oie!
Animaux sauvages

Le lobby de la chasse en rêvait, l’État l’a fait ! Un arrêté ministériel vient d’étendre la période de chasse des oies sauvages soit un quota de 4 000 prélèvements supplémentaires durant le mois de février. Une intolérable atteinte à la biodiversité sous le fallacieux prétexte d’une « gestion adaptative » de trois espèces protégées.

Edit du 1er février:
L’audience aura lieu au Conseil d’Etat, mardi 5 février à 11h.

Elles ont les noms de rieuses, de cendrées, des moissons… Ces oies font aujourd’hui grise mine. Depuis plusieurs années, les chasseurs français intriguent pour que ces oiseaux, immortalisés par Michel Delpech ou Raymond Devos, puissent être tuées en plus grand nombre légalement… Pourtant protégées par les conventions internationales de Bonn et de Berne, par la Directive Oiseaux de l’Union européenne, voici qu’elles font l’objet d’un arrêté sur mesure concocté à cet effet par notre ministère de la Transition écologique et solidaire. One Voice s’insurge !

Une décision irresponsable

Nichant ou faisant halte en France sur les routes migratoires les menant en Scandinavie et en Sibérie, ces oies déjà lourdement impactées par la chasse légale voient aujourd’hui la tuerie étendue au mépris de leurs cycles de reproduction. Rien ne justifie cette extension des abattages sur notre sol (Alsace exceptée), c’est tout le contraire !

L’état des connaissances sur les populations concernées indique qu’il est irresponsable d’étendre les périodes de chasse. Elles sont près de 20 000 oies cendrées hivernant dans notre pays chaque année. La moitié est abattue durant leur trajet migratoire. On veut aujourd’hui tuer 4 000 individus de plus en étendant la période des tirs autorisés. Pourquoi ? Au nom d’un projet de gestion internationale préparé depuis plusieurs années, qui fait état de « nuisances » dans d’autres pays européens, et permettrait aux chasseurs de l’Hexagone d’y remédier… en tirant sur des oies « françaises », qui n’y sont pour rien !

Gestion adaptative ?

Des problèmes posés hier à l’aéroport d’Amsterdam par des vols migratoires de populations d’oies nichant en Hollande, des dégâts aux cultures locales (très peu documentés)… la ficelle est un peu grosse pour justifier un surplus de canardages en France : ce ne sont pas les mêmes populations d’oies, et ici elles sont déjà en déclin !

Nous parlons d’oiseaux courageux et intelligents. Malgré les aléas climatiques, les oies sauvages préservent leur mode de vie, la notion de couple à vie, prodiguent une aide infinie aux juvéniles, passant des heures d’apprentissage sur leurs terres de passage et de nichées, du sud au nord de l’Europe. Tout indique que leur nombre diminue, comme celui de bien des oiseaux, et le mois de février est décisif dans leur cycle de reproduction. Toute gestion adaptative de ces espèces voudrait que les périodes de chasse soient raccourcies, et non étendues.

Tuerie connectée

L’arrêté ministériel dont nous contestons la légalité n’est d’ailleurs en rien assis sur des chiffres ou cas précis justifiant l’extension. En revanche, et c’est un comble, tout en autorisant des tirs supplémentaires, il mandate clairement les fédérations de chasseurs dans le comptage précis des 4 000 victimes annoncées (« chassadapt » une appli pour smartphones permettra d’enregistrer les animaux abattus jusqu’au quota ; après, c’est trop tard, les animaux sont eux déjà morts, mais ne faites plus « enter » car vous êtes théoriquement en infraction).
Le bilan des tableaux de chasse consolidés est prévu à l’été, et en novembre un rapport d’évaluation attendu permettra certainement d’assurer que les tirs supplémentaires n’ont en rien affecté l’état de conservation des oiseaux, et que globalement la coopération internationale est satisfaisante. On délègue donc aux chasseurs, solidaires et connectés, la gestion de leurs victimes. Bravo !

Il faut agir !

Voilà plusieurs années que les chasseurs d’Europe, n’en pouvant plus de voir ces vastes et magiques vols sauvages passer autour d’eux sans canarder dedans, pistent ces migrateurs comme supplément de cibles. Cyniquement, l’arrêté français précise que ces tirs additionnels sont à des fins « non récréationnelles ». Pour les oies, on s’en doute.

One Voice a déposé des recours devant le Conseil d’État, afin que cette mesure soit suspendue pour sauver les 4 000 condamnées et jugée sur le fond… Le mercredi 6 février 2019, nous appelons également à manifester (RDV à 12 heures, place de l’Hôtel de Ville de Paris) contre ces nouveaux droits de chasse et pour la défense de la biodiversité. Ces oies ne sont pas celles du Capitole, mais elles sont juste capitales ! #LaissonsMigrerLesOiesSauvages

Au tribunal contre l’opacité de Marineland et de l’Etat

Au tribunal contre l’opacité de Marineland et de l’Etat

Au tribunal contre l’opacité de Marineland et de l’Etat
31.01.2019
Antibes
Au tribunal contre l’opacité de Marineland et de l’Etat
Exploitation pour la Mode

Dès lors que les delphinariums gardent captifs des cétacés, animaux protégés (et inscrits à la CITES), ils ont l’obligation de prouver qu’ils agissent pour protéger la faune sauvage, en transmettant tous les trois ans un rapport récapitulatif aux préfectures locales. Marineland ne l’a pas transmis et la Préfecture feint de ne pas savoir de quoi nous parlons. Nous avons lancé une procédure en justice pour obtenir ce document. Pour les dauphins et les orques, nous ne lâchons rien!

Un cadre légal piétiné

Les delphinariums répondent notamment au même arrêté ministériel que les parcs zoologiques. A ce titre, ils doivent contribuer à la préservation des espèces animales sauvages, libres ou captives, et à la conservation de la diversité biologique. Ces actions sont d’autant plus importantes qu’il est aujourd’hui établi que les spectacles de dauphins et d’orques sont dépourvus de toute valeur éducative et mettent en danger les populations d’orques et de dauphins libres.

Les delphinariums doivent donc dans ce cadre participer par exemple à :

  • la recherche pour une meilleure connaissance et visant à la conservation des espèces,
  • la formation concernant cette conservation,
  • l’échange d’informations,
  • et au repeuplement et à la réintroduction d’espèces dans les habitats sauvages.

Tout cela, en assurant le bien-être des animaux concernés. De plus, un rapport faisant état des actions entreprises doit être transmis au préfet au minimum tous les trois ans.

Un puzzle coulissant sans fin pour obtenir justice

Afin d’obtenir la fermeture des delphinariums et en plus de nos actions de sensibilisation, nous souhaitons montrer que leurs véritables intentions sont commerciales d’autant que les cétacés captifs ne sont jamais relâchés dans la nature. Pour cela, nous devons mettre la main sur les rapports d’activité des parcs. Nous avons donc demandé fin octobre 2017 aux services des préfectures correspondant à chaque delphinarium français, la copie de ces rapports.

Pour le Parc Astérix, la Préfecture a le rapport et, en parfaite connaissance des obligations légales, nous l’a transmis. Pour Planète Sauvage, le rapport n’a pas été transmis à la Préfecture qui ne peut donc nous le transmettre, mais cependant, elle est au courant de l’obligation du delphinarium et donc du cadre légal applicable aux parcs zoologiques.

Marineland et la Préfecture des Alpes Maritimes feignent l’ignorance

Pour la Préfecture des Alpes Maritimes en revanche, non seulement Marineland n’a pas transmis de rapport, mais les services de l’Etat se font le bras armé de cette mascarade en cherchant à nous faire tourner en bourrique. Prétendre ne toujours pas savoir de quel rapport nous parlons après que nous avons dû faire appel à la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) pour les contraindre à nous transmettre ce document, c’est jouer de la bureaucratie. C’est inquiétant et grave! Cela démontre le mépris que peuvent avoir certains de nos représentants pour ces individus sensibles et intelligents.

Nous entamons une procédure en justice, pour les orques et dauphins captifs!

Nous avons donc saisi le tribunal administratif de Nice pour obtenir ce rapport de Marineland, notamment sur les orques qu’il détient captives à Antibes. Il y a déjà eu bien trop de morts. Dans les minuscules bassins comparés à leur taille et à leurs besoins de nager et de plonger, Wikie, Inouk, Moana, et Keijo tournent en rond, et doivent assurer le spectacle, obéir. Shouka, la dernière des cinq orques françaises est isolée à l’étranger. Qu’ont-ils fait pour mériter cela? Rien. Absolument rien.

Toutes ces actions entreprises prennent du temps mais avancent. Notre combat pour les dauphins et les orques détenus par les delphinariums est juste. L’audience aura lieu le 7 février à 11h30 au Tribunal Administratif de Nice.

 

Jamais nous ne baisserons les bras, quelle que soit la puissance de nos adversaires. En Amérique du Nord, en Russie, dans le Grand Nord, au Japon, ou plus près de nous, en Espagne, au Portugal ou même en Grèce, nous sommes présents toute l’année auprès des cétacés captifs et souffrants, nous participons au financement d’actions à l’étranger et établissons des partenariats à l’international. Les dauphins, bélugas et orques ne connaissent pas les frontières, nous devons les protéger et les défendre. Nous avons déposé un recours au Conseil d’Etat pour faute de l’Etat français à adopter un nouvel arrêté identique au précédent, annulé pour un détail technique, et lui réclamons 500 000 euros pour cette carence.

Signez notre pétition pour mettre fin aux delphinariums en France.

La création de l’European Link Coalition : un changement de cap majeur pour les recherches sur le Lien

La création de l’European Link Coalition : un changement de cap majeur pour les recherches sur le Lien

La création de l’European Link Coalition : un changement de cap majeur pour les recherches sur le Lien
29.01.2019
Union Européenne
La création de l’European Link Coalition : un changement de cap majeur pour les recherches sur le Lien
Animaux familiers

Il a été démontré qu’en Europe de l’Ouest et aux États-Unis, les animaux de compagnie sont généralement considérés comme des membres de la famille. Il existe cependant en Europe des pays où les animaux domestiques se multiplient sans contrôle dans les rues, si bien qu’ils ont fini par être considérés comme des nuisibles et traités comme tels.

L’étude « Making the Link » (21), la première jamais menée dans ces pays, explore les Liens entre la maltraitance endémique sur les animaux et la maltraitance sur les humains. L’étude de certains facteurs a révélé que la dégradation du statut de l’animal dans la société a suscité un « transfert de l’agressivité », la maltraitance des animaux étant aussi corrélée à la violence et à la maltraitance envers les personnes et les biens. Une diminution de l’empathie a aussi été observée chez les auteurs de maltraitance.

L’empathie est la capacité à pénétrer l’univers émotionnel d’autrui. Il a été montré que son absence prédit une réaction insensible face à une exposition à la violence et à la maltraitance. Ceci évoque un Cycle de Maltraitance apprise du fait de l’exposition à la violence et de l’expérience de la violence, exercée et redoublée à l’encontre d’animaux sans abri, au statut dégradé et d’accès facile, et lorsque le problème n’est pas réglé, transmise à la génération suivante.

L’European Link Coalition

Des organisations de divers pays d’Europe se sont maintenant rassemblées pour former l’European Link Coalition (22). Un forum s’est ainsi constitué, au sein duquel chaque pays peut partager des informations sur les derniers développements en matière d’application du Lien, et les autres pays peuvent tirer des leçons de ces expériences. Compte tenu de la riche diversité des cultures en Europe, la possibilité d’une unification des programmes stratégiques en est accrue.

Les nations se sont rassemblées pour créer la coalition « European Link » et comme une nouvelle prise de conscience se fait jour au sein de la population et des autorités en Europe, la maltraitance des animaux cesse d’être un problème isolé. Elle devient révélatrice d’un malaise plus profond affectant la société, et l’étude de cette association permet de briser les Cycles de Maltraitance ; les abus sur les individus sont davantage révélés et la maltraitance des animaux, par association, devient une chose socialement détestable.

«L’histoire de la Coalition « European Link » est un peu comme un fleuve, elle commence par un ruisseau tranquille, qui devient de plus en plus fort au fur et à mesure du regroupement des pays, jusqu’à devenir un fleuve toujours plus large et puissant. Un océan de changements est dans l’attente…»

Et avant la coalition « European Link » ?

Alors que les initiatives précédentes en Europe, pendant une vingtaine d’années, tournaient autour de l’identification par des vétérinaires d’indicateurs associés à la violence et à la maltraitance humaines, le succès est resté limité dans ce domaine. Les raisons avancées sont la confidentialité et le souci, chez les vétérinaires, de leurs intérêts commerciaux. Comme le suggère Nathalie Norden, de VOOV en Suède :

«Les vétérinaires et autres personnels des cliniques vétérinaires sont généralement très motivés pour participer, mais ils hésitent encore à agir. Ils ne savent pas très bien quelles blessures il s’agit de détecter, comment intervenir, ni quelles seront les conséquences pour les sujets exposés au risque, humains ou animaux. C’est l’objectif de notre projet : former le personnel des cliniques vétérinaires et mettre en œuvre un plan d’action pour l’ensemble de l’établissement (avant, pendant et après un cas suspect). Il est malheureusement vrai que les vétérinaires sont relativement moins enclins à signaler les cas suspects de maltraitance animale en raison de préoccupations d’ordre financier. Cette situation est très dépendante de la gestion de chaque centre de soins pour animaux et de leur attitude vis-à-vis du signalement de problèmes de bien-être animal ou de maltraitance des animaux en général. »Nathalie Norden

On voit apparaître aujourd’hui un changement de cap : maintenant, les premiers intervenants en cas de maltraitance animale procèdent à des recherches sur les éventuels cas associés de maltraitance sur des personnes humaines.

Au Royaume-Uni, un accord entre la RSPCA* et la NSPCC* a permis de faire progresser la protection de l’enfance grâce au signalement d’éventuels cas associés. Auparavant, 86 % de ces cas d’enfants maltraités restaient ignorés des autorités. En faisant référence au Lien entre la maltraitance animale et la maltraitance envers les personnes, ces cas d’enfants avaient auparavant été « dissimulés ». Ce processus est actuellement en cours d’amélioration, et des attributions élargies permettent de déceler un éventuel « danger » associé à un cas de maltraitance animale. On peut ainsi espérer qu’un grand nombre de cas d’enfants et d’adultes vulnérables, jusqu’alors ignorés, pourront désormais être signalés et pris en charge.

*RSPCA : Royal Society for the Prevention of Cruety to Animals
*NSPCC : National Society for the Prevention of Cruelty to Children

Sources
21 Journal of Interpersonal Violence.
22 European Link Coalition

Révélations tragiques sur Ula, la fille de Morgan

Révélations tragiques sur Ula, la fille de Morgan

Révélations tragiques sur Ula, la fille de Morgan
26.01.2019
Tenerife
Révélations tragiques sur Ula, la fille de Morgan
Exploitation pour le spectacle

Ula, dont la naissance a été célébrée en fanfare par le delphinarium Loro Parque, est probablement entre la vie et la mort. La petite orque semble assaillie par les infections de tous ordres. Une tragédie de plus se déroule sous les yeux du public, bercé des mensonges de la direction du delphinarium espagnol.

Morgan a été sauvée en 2010 sur une plage aux Pays-Bas, soignée, mais jamais relâchée. Une capture qui ne dit pas son nom…
Contrairement à la loi en vigueur concernant les orques nées libres, Loro Parque a permis que Morgan, à peine pubère, tombe enceinte, donnant ainsi naissance à Ula.
Dans la nature, elle aurait pu compter sur l’aide de ses tantes, de ses sœurs et de sa mère. Le bébé aurait été entouré de l’affection de sa fratrie dans leur pod, groupe familial guidé par la matriarche.
Là, enfermée dans le bassin, rien ne permet ni un attachement maternel, ni le moindre soutien de la jeune maman par les siens dans ces moments si importants.

Selon Loro Parque, mère et fille étaient très proches dans les premiers jours consécutifs à la naissance, et Morgan faisait état d’instincts maternels exemplaires, ne quittant pas sa petite, Ula nageant à ses côtés. Peu après pourtant, le parc a séparé la mère de sa fille, tout d’abord sous prétexte qu’elle aurait trop peu de lait, puis que c’était pour des raisons de sécurité… Après seulement trois jours! Ula est donc isolée de sa maman, nourrie au biberon par un humain dans une position qui n’a rien de naturelle…

Ula a été photographiée par un lanceur d’alerte depuis les gradins du public. Les images, que nous avons également reçues, ont pu être analysées à la demande de Voice Of The Orcas, partenaire de One Voice, par des spécialistes, notamment Ingrid Visser, qui travaille avec nous depuis des années. Sans surprise, ils confirment tous ce que nous redoutions.

Actuellement, Ula est maintenue dans un bassin à part, sous une tente qui la protège du soleil. Elle a des lésions photo-toxiques de la peau, une malformation de la tête, et une nageoire pectorale gauche malade. Sur sa queue, on peut distinguer des traces de piqures, probablement d’antibiotiques.

«Je n’ai jamais rien vu de semblable dans la nature. Ni une telle déformation du crâne, ni une pareille pathologie corporelle comme ce que l’on voit sur ce pauvre bébé. Je suis vraiment triste pour elle et sa mère, Morgan. Cela souligne à quel point la détention de ces animaux dans des lieux comme Loro Parque est une erreur.» Ingrid Visser, biologiste marine du Orca Research Trust

One Voice est partenaire de longue date de la Free Morgan Foundation, et membre de Dolphinaria-Free Europe, coalition européenne qui lutte pour les dauphins et les orques détenus par les delphinariums. En France, nous continuons notre combat contre ces parcs aquatiques, et avons attaqué l’Etat pour faute à prendre un nouvel arrêté interdisant la reproduction en captivité et les échanges de cétacés entre delphinariums.

Signez notre pétition pour fermer les delphinariums et que les animaux qui y sont gardés captifs soient transférés dans des sanctuaires marins!

La Chine clone des singes pour les priver de sommeil

La Chine clone des singes pour les priver de sommeil

La Chine clone des singes pour les priver de sommeil
25.01.2019
Chine
La Chine clone des singes pour les priver de sommeil
Expérimentation animale

Ils sont encore si petits, ces macaques nés après clonage pour étudier les troubles du sommeil. Mais ils montrent déjà des niveaux élevés d’anxiété.

La Chine vient de cloner cinq singes à partir d’un macaque aux gènes modifiés présentant des troubles du sommeil. C’est une première. Peut-on s’en vanter? Ils se blottissent les uns aux autres, perdus… et vont subir l’horreur. #ExpérimentationAnimale pic.twitter.com/4vDbRlr28a

— One Voice (@onevoiceanimal) 24 janvier 2019

Ils se serrent les uns contre les autres, les yeux hagards. Leur frayeur est légitime, leur incompréhension aussi. A leur âge, ces petits singes devraient être en sécurité dans les bras de leur mère. Cette mère, ils ne la connaîtront jamais, qu’est-elle devenue après les sordides opérations qu’elle a subies pour le clonage?

Les chercheurs chinois ont pu cloner des singes il y a quelques mois, et viennent de recommencer. Ils nous assurent que les expériences que vont subir ces singes seront supervisées par un comité d’éthique selon les normes internationales. Il y a de quoi frémir pour ces animaux qui, s’ils survivent aux expériences invasives qui les attendent, seront expérimentés pendant de très longues années sans un instant de répit.

2018, Zhong Zhong et Hua Hua, les premiers primates non humains à être clonés

Ces animaux sensibles et intelligents n’ont pas leur place dans des laboratoires. Et au-delà des années d’immense souffrance qui les attendent, se posent de nombreuses questions morales. Les scientifiques ayant recours au clonage d’animaux devront en répondre!

En Chine, aucune législation n’existe pour protéger les animaux. En 2008, notre équipe juridique avait travaillé sur un texte avec les associations chinoises. Il avait été proposé aux politiques qui souhaitaient faire bouger les choses. Depuis, nos partenaires chinois se battent de toutes leurs forces, mais face à quelles résistances!

C’est à nous toutes et tous de continuer la mobilisation en France, comme dans le monde avec nos partenaires.

Comme nous, écrivez à l’ambassade de Chine pour dire toute votre indignation :
A l’attention de son Excellence,
Monsieur ZHAI Jun,
Ambassadeur de la République populaire de Chine en France
20 Rue Monsieur
75007 Paris

ou par mail : chinaemb_fr@mfa.gov.cn

Ula, le Joyau de la Mer en cage

Ula, le Joyau de la Mer en cage

Ula, le Joyau de la Mer en cage
24.01.2019
Tenerife
Ula, le Joyau de la Mer en cage
Exploitation pour le spectacle

Le bébé de Morgan s’appellera donc Ula, « Joyau de la mer » en celte, bien qu’elle soit destinée à ne jamais voir l’océan. La presse locale n’a pas assez de superlatifs pour chanter « le merveilleux bonheur de la maman et de son bébé dans les bassins de Loro Parque » et les bonds fantastiques qu’elles feraient faire à la science. Pourtant ce n’est pas la première orque à naître à Tenerife et chaque fois, le même scénario désastreux se répète : le rejet du bébé par une mère trop jeune et inexpérimentée.

Comme on pouvait s’y attendre, les débuts de la petite Ula furent difficiles. Enlevée à Morgan dès le troisième jour de sa naissance, au prétexte que celle-ci ne lui donnait pas assez de lait, «une équipe de 15 soignants et de 3 vétérinaires, assistés d’experts belges et américains » l’aurait veillée 24 heures sur 24 et nourrie au biberon. Désormais, ce sont des caméras qui surveillent Ula la nuit venue, la nuit, tandis que ses dresseurs l’occupent « avec des sessions d’apprentissage, des jeux et surtout, de l’affection », à défaut de celle de Morgan.

Le bébé est d’ores et déjà soumis à des tests scientifiques, comme nous l’explique un chroniqueur :  «Le meilleur zoo du monde (sic) collabore avec des experts de l’université du Danemark pour déterminer le moment où débute l’écholocation chez les jeunes épaulards », une recherche bien inutile pour aider les orques libres, mais qu’importe.

Loro Parque travaillerait également avec l’Université de Zurich pour étudier l’apprentissage de la communication chez les orques, un autre « sujet inconnu de la science » selon le zoo espagnol, qui n’a sans doute pas lu l’abondante littérature déjà publiée sur ce thème, «et comment le bébé adopte les sons du dialecte du groupe».

Le dialecte du groupe ? On doute vraiment que les deux femelles Kohana et Skyla et leurs demi-frères, Keto et Tekoa, tous nés captifs et prêtés par SeaWorld en 2006, aient jamais pu acquérir quelque dialecte que ce soit. Quant à Morgan, capturée fort jeune et rapidement imprégnée par les humains au delphinarium de Harderwijk, elle ne possède sans doute que quelques bribes du langage de sa tribu norvégienne.

Encore faudrait-il d’ailleurs sa fille soit près d’elle. Et ce n’est pas gagné. Aujourd’hui, nous apprend-on, « les soigneurs étudient le comportement entre mère et fille, et font en sorte qu’elles soient aussi souvent que possible ensemble. Des séances spéciales sont prévues pour la rapprocher de Maman Morgan, sous la supervision directe du directeur de Loro Parque, Wolfgang Kiessling, si fier et si heureux du beau succès que représente Ula ».

Leur séparation ne serait-elle donc pas due au seul manque de lait ? De fait, jusqu’à ce mois de janvier, aucune photo ne montrait Morgan et Ula ensemble. Ce n’est que tout récemment qu’on a pu les voir se regarder à la jonction de deux bassins ou se tenir côte à côte mais à bonne distance, tandis que des dresseurs vigilants se tiennent prêts à intervenir.
Par prudence, sans doute, car lorsqu’une orque rejette son enfant par inexpérience de la maternité, elle risque aussi de lui faire du mal.

En 2010 déjà, Kohana avait rudement repoussé son premier bébé enfant, obligeant les dresseurs à nourrir à la main le frêle petit Adan. Le malheureux survit toujours, aussi discret que possible pour échapper aux coups des caïds du bassin. En 2012, la même Kohana accouchait à nouveau et repoussait une nouvelle fois sa fille, appelée Victoria. Affaiblie par la lourde consanguinité propre aux orques de SeaWorld, Vicky s’est éteinte à l’âge de 10 mois.

Cela n’empêchera pourtant pas Loro Parque de s’exclamer encore et encore que la naissance d’Adan, de Victoria puis d’Ula aujourd’hui «confirme le bien-être des orques accueillies (sic) par Loro Parque».

On rirait presque d’un tel déni de réalité si la souffrance de sept orques n’en était pas la conséquence. One Voice réclame le transfert de ces victimes de la cupidité humaine, vers le sanctuaire du Whale Sanctuary Project ou toute autre structure similaire à même de leur garantir une vie digne.

Sources : El Cotarro et Loro Parque

Stop à l’huile de palme dans les carburants!

Stop à l’huile de palme dans les carburants!

Stop à l’huile de palme dans les carburants!
23.01.2019
Paris
Stop à l’huile de palme dans les carburants!
Habitat naturel

Ce lundi 21 janvier 2019 à Paris, nous étions rassemblés aux côtés des associations ANV COP21, Canopée, Greenpeace, Les Amis de la Terre, et SumOfUs devant la représentation française de la Commission européenne. Simultanément à Berlin, Madrid, Rome et Bruxelles, nos partenaires faisaient de même. A cette occasion, la Commission à Paris nous a reçus afin de nous assurer qu’ils porteraient le vote du Parlement français du 18 décembre dernier au niveau européen pour mettre fin aux subventions pour l’huile de palme dans les carburants.

Les arbres sont coupés, brûlés, les bulldozers ont pris possession des lieux à grand bruit. Les habitants de cette forêt tropicale, les orangs-outans, tentent d’empêcher l’irréparable comme ils peuvent, mais que peuvent-ils? A part faire barrière de leur corps?

Les mères s’interposent entre leur nid suspendu et les machines de métal hurlant. Tentative désespérée de sauver leurs petits, leur mode de vie, le seul possible. Mais elles sont tuées dans l’opération.
Car quel est le poids d’une mère orang-outan face aux lobbys industriels?

En Malaisie et en Indonésie, les derniers orangs-outans meurent! A ce titre ils sont inscrits à l’Annexe 1 de la CITES : c’est-à-dire parmi les plus menacées de toutes les espèces sur Terre. Ils s’éteignent un à un, car ils ne peuvent vivre que dans les arbres de cette forêt primaire, poumon de la planète, et elle disparait à vue d’œil. Il n’y a plus de place pour eux. C’est en Asie que cela se passe, mais la France a sa part de responsabilité.

L’agro-alimentaire et les voitures

Le cauchemar dure déjà depuis bien longtemps à cause de l’industrie agro-alimentaire. Fallait-il vraiment ajouter celle des carburants? Car à présent on en crée aussi enrichi à l’huile de palme, et on l’appelle cyniquement bio-carburant. Le 13 décembre dernier, en action devant l’Assemblée Nationale, rien n’était encore joué.

 

Nous sommes avec les @amisdelaterre, @Canopee_asso, @APEnvironnement devant @AssembleeNat pour dire stop à l’#huiledepalme dans les carburants. #orangsoutans pic.twitter.com/eYvfO08aG7

— One Voice (@onevoiceanimal) 13 décembre 2018

Et quelques jours après, c’était fait! Les deux chambres parlementaires avaient voté
contre l’avis du gouvernement, qui de son côté, cherche encore à maintenir à flot et à tout prix le projet du géant des carburants, Total. Ce projet de « bio »-raffinerie géante en France doit être abandonné! A présent que l’Assemblée Nationale et le Sénat se sont mis d’accord, que va-t-il se passer?

Nos dirigeants doivent prendre conscience que chaque décision prise au mépris de la planète et de ses habitants non humains est une décision de courte vue, que nous n’aurons de cesse de combattre. Les animaux ne sont pas des sous-êtres sans valeur dès lors qu’ils ne nous sont pas utiles! Ils ont le désir de vivre et des droits que nous devons défendre ou obtenir pour eux!

Lors de notre entretien lundi 21 janvier 2019, les membres de la Représentation française à la Commission européenne nous ont assurés qu’ils porteraient le vote du Parlement français et donc de notre peuple au niveau européen. C’est une belle victoire pour les orangs-outans et l’ensemble de la biodiversité. Espérons que l’ensemble des pays membres porte le même message.
Pour donner plus de poids à ce combat pour la biodiversité contre les biocarburants à base d’huile de palme, signez la pétition soutenue par une dizaine d’associations dont nous faisons partie.

Photo: SumOfUs – GUENOLE-LE-GAL-2576 – Mobilisation #NotInMyTank à Paris le 21/01/2019

Des mobilisations de Paris à Rome pour dire à l’UE : STOP à l’huile de palme dans les carburants!

Des mobilisations de Paris à Rome pour dire à l’UE : STOP à l’huile de palme dans les carburants!

Des mobilisations de Paris à Rome pour dire à l’UE : STOP à l’huile de palme dans les carburants !
21.01.2019
Paris
Des mobilisations de Paris à Rome pour dire à l’UE : STOP à l’huile de palme dans les carburants !
Habitat naturel

One Voice et ses partenaires se sont rassemblés devant la commission européenne à Paris et les représentants ont été reçus pour dire stop à l’huile de palme dans les carburants.

Photo: SumOfUs – GUENOLE-LE-GAL-2596 – Mobilisation #NotInMyTank à Paris

Une coalition d’ONG s’est mobilisée aujourd’hui dans cinq capitales européennes – Paris, Berlin, Madrid, Rome et Bruxelles – pour demander à l’Union européenne de mettre fin aux subventions pour l’huile de palme dans les carburants.

A Paris, 75 personnes se sont rassemblées devant la représentation de la Commission européenne. Des militants des associations ANV COP21, Canopée, Les Amis de la Terre, One Voice, SumOfUs et Greenpeace, y ont installé une « forêt tropicale », avec de faux palmiers à huile et des personnes en déguisement d’orangs-outans. Les responsables des associations ont même été reçus dans les locaux parisiens de la Commission, face à l’Assemblée Nationale. Lors de l’entretien, il leur a été confirmé que le message serait porté au niveau européen.

Les manifestants ont également remis à la Commission européenne les pétitions d’une dizaine d’organisations européennes – parmi lesquelles Canopée, Les Amis de la Terre et SumOfUs – ayant recueilli plus de 500 000 signatures
demandant la fin des subventions européennes pour l’huile de palme dans les carburants.

En mai dernier, le Parlement européen a adopté une loi pour mettre un terme à l’incorporation dans les carburants de matières premières qui sont à « haut risque » pour le climat, comme l’huile de palme. Cette loi propose de plafonner puis d’éliminer des produits controversés et demande aux distributeurs de carburants davantage de transparence. La Commission Européenne doit entériner cette volonté par un acte délégué, attendu pour le 1er février.

En France, les agrocarburants sont responsables de 75% de l’huile de palme consommée. Selon les ONG, ces « biocarburants » sont en réalité trois fois plus néfastes pour le climat que les carburants conventionnels, à cause de la déforestation qu’ils entraînent. Les plantations de palmier à huile sont en train de ravager les dernières forêts tropicales primaires de la planète et la précieuse biodiversité qu’elles abritent.

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, « Le fait que les biocarburants puissent contenir de l’huile de palme est impensable à tant de niveaux… En premier lieu pour les orangs-outans qui meurent de la disparition de leur habitat. Et pour ajouter à l’absurde de la situation, pour des prétextes écologiques! Comment peut-on oser laisser faire? »

Pour Sylvain Angerand, président de Canopée Forêts Vivantes et porte-parole de la fédération des Amis de la Terre France pour cette campagne: « L’Assemblée Nationale a supprimé l’avantage fiscal permettant l’incorporation d’huile de palme dans les carburants mais Total, propriétaire de la bioraffinerie de La Mède, a annoncé vouloir remettre en cause le vote des députés en demandant une dérogation. Si la Commission ne tranche pas clairement et ouvre des dérogations, il est certain que Total s’engouffrera dans la brêche. »

« L’Union européenne est sous la pression des lobbies depuis des années pour soutenir l’utilisation d’huile de palme dans les carburants, et elle a réussi à faire passer cette industrie de la destruction pour une alternative écologique, » a déclaré Fatah Sadaoui, responsable de campagnes chez SumOfUs. « Pourtant, des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour dire à l’UE : nous ne voulons pas être complices de la destruction des forêts tropicales, donc nous ne voulons plus d’huile de palme dans nos réservoirs. Il faut que la Commission européenne agisse au plus vite pour sauver les derniers orangs-outans, les forêts tropicales et les communautés qui y vivent et en dépendent. »

Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne Forêts et Climat à Greenpeace France, « la production d’agrocarburants à l’huile de palme ravage les forêts, alors qu’elles sont une des meilleures protections contre le changement climatique. Il est urgent d’en finir avec cette fausse solution. Nous comptons aujourd’hui sur la Commission européenne pour entendre les attentes des citoyen-ne-s et résister aux sirènes des multinationales, comme Total, qui privilégient leurs profits destructeurs. »

Informations supplémentaires

Les pétitions :

https://actions.sumofus.org/a/…

https://www.act.transportenvir…

SumOfUs est un groupe mondial de consommateurs, travailleurs et investisseurs qui fait campagne pour faire rendre des comptes aux grandes entreprises. Plus de 14 millions de personnes ont mené plus de 50 millions d’actions dans le monde avec SumOfUs depuis son lancement. www.sumofus.org/fr

One Voice est une association radicale (prenant les problématiques à la racine), qui défend les animaux depuis 1995. Active sur tous les fronts de la souffrance animale en France et dans le monde, l’association se bat contre l’exploitation des animaux dans les cirques, les delphinariums et les laboratoires, pour la mode, la chasse, etc. Elle lutte contre l’errance et travaille en concertation avec les autorités pour obtenir des condamnations exemplaires des tortionnaires d’animaux et placer leurs victimes en sécurité. Non violente, One Voice croit en l’unicité des combats et se veut une même voix pour les animaux et la planète. Les problématiques animales, humaines et environnementales étant étroitement liées, seule une approche globale permettra d’offrir un monde en paix aux générations futures ! www.one-voice.fr

Greenpeace est un réseau international d’organisations indépendantes qui agissent selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix. Il s’appuie sur un mouvement de citoyennes et citoyens engagé-e-s pour construire un monde durable et équitable.
www.greenpeace.fr

Little Grey et Little White, bientôt libres!

Little Grey et Little White, bientôt libres!

Little Grey et Little White, bientôt libres!
21.01.2019
Islande
Little Grey et Little White, bientôt libres!
Exploitation pour le spectacle

Faire passer deux jeunes bélugas d’un aquarium en Chine à une baie en Islande n’est pas facile! Grâce à un travail assidu, Little Grey et Little White vont pouvoir voyager par les airs, sur terre et en mer, jusqu’au sanctuaire de bélugas de la baie de Klettsvik, au large de la côte Sud de l’Islande. Un merveilleux processus de remise en liberté de bélugas gardées captives, qui aura pris plusieurs mois… voire des années.

EDIT au 10 août 2020

Depuis le 7 août 2020, Little Grey et Little White ont rejoint un sanctuaire marin. A terme, elles devraient rejoindre l’océan.

 

Capturées petites, Little Grey et Little White ont vécu l’essentiel de leur vie en captivité. Elles viennent de rejoindre un sanctuaire marin. A terme, elles devraient rejoindre l’océan. Voilà qui met le sourire aux lèvres! @BelugaSanctuary @SeaLifeTrust pic.twitter.com/HgmrP5TxU2

— One Voice (@onevoiceanimal) August 10, 2020

Les belugas, des êtres si délicats et si fragiles

Capturées en Russie quand elles étaient toutes petites, Little Grey et Little White ont à présent douze ans. Elles ont vécu l’essentiel de leur vie en captivité dans l’aquarium de Shanghai.

Les bélugas ont le plus grand mal à survivre en captivité, et encore moins à s’y reproduire. Peut-être est-ce pour cela que la Chine a accepté de libérer ces deux dames de 4 mètres, et 900 kg chacune. Pour l’instant, elles sont incapables de survivre seules. Mais c’est la fin du tunnel pour Little White et Little Grey. Tourner en rond à l’infini dans un bassin minuscule, c’est bientôt derrière elles. Nous le savons depuis le mois de juin 2018, et nous en réjouissions pour elles.

 

Little White & Little Grey, deux femelles #bélugas de 12 ans, vont être libérées dans quelques mois de l’#aquarium de Shanghai, pour bénéficier du magnifique espace naturel du #sanctuaire islandais @BelugaSanctuary! #StopCaptivité @WHALES_org @SeaLifeTrust https://t.co/MzEl7CHuBc

— One Voice (@onevoiceanimal) 28 juin 2018

Un projet qui met le sourire aux lèvres

Depuis l’été dernier, tout a été mis en œuvre pour préparer leur arrivée. Le sanctuaire « Beluga Whale Sanctuary », du Sea Life Trust, prend forme au large de la côte Sud de l’Islande, dans l’une des baies de l’Ile Heimaey. C’est là-bas que Keiko, l’orque dressée utilisée pour jouer dans la série de films « Sauvez Willy! » a pu goûter à la liberté et retrouver de grands espaces.

Si tout se passe pour le mieux, Little White et Little Grey pourront vivre encore 40 à 50 ans dans les 32 000 mètres carrés sur 10 mètres de profondeur de ce sanctuaire naturel.

10 000 kilomètres à parcourir avant la liberté!

Si tout se passe bien, car elles vont tout de même traverser quasiment 10 000 kilomètres, par les airs, sur terre et par mer avant d’arriver. Trente heures de trajet, sous analgésiques et à moitié recouvertes d’eau. Et le stress que ce voyage induit ne sera pas de tout repos.

D’ici-là, pour leur assurer un bel avenir, les humains qui s’occupent d’elles tentent de les entrainer à leur future vie en mer, car barboter dans un bassin minuscule d’aquarium ne permet pas de muscler ses nageoires, ni de retenir suffisamment sa respiration.

 

#WhaleHelloPlane! We’re relocating two #beluga #whales with transport partner @Cargolux_Intl to the world’s first @SeaLifeTrust #belugasanctuary! Our policy manager Rob Lott was there when a very special plane was unveiled! #BelugaFlight
Track it here: https://t.co/66A9dHdl2O pic.twitter.com/GjGVpkFX3A

— WDC (@WHALES_org) 13 janvier 2019

Un projet qui voit le jour grâce à de nombreuses organisations

Ce projet est l’aboutissement de nombreuses volontés humaines, le Whale and Dolphin Conservation, CargoLux (en charge du transport aérien), et tant d’autres!

La Dre Lori Marino, spécialiste en neurobiologie et comportement des cétacés avec qui nous travaillons ponctuellement est une amie de longue date de l’association. Elle est associée à ce projet depuis toujours, et prévoit la création d’un autre sanctuaire en Amérique du Nord, le Whale Sanctuary Project, projet d’envergure qu’elle nous avait présenté lors de la conférence Superpod 6. Celui-ci pourrait accueillir des bélugas, dauphins et orques telles que Morgan et Lolita.

 

Dre Lori Marino explique le @whale_sanctuary et revient sur le nombre de cétacés captifs dans le monde. #Superpod6 #BlackfishEffect pic.twitter.com/KFKLCxpwWZ

— One Voice (@onevoiceanimal) 18 juillet 2018

One Voice suit de très près ces deux projets de sanctuaires marins. Nous espérons toujours qu’un nouvel arrêté ministériel voie le jour et interdise les delphinariums. Un arrêté interdisant les échanges et la reproduction en captivité nous suffirait même, comme le précédent. Mais il est urgent que l’État prenne sa part de responsabilité sur ce sujet. Nous le combattons dans l’intérêt des cétacés actuellement captifs en France, comme (Wikie, Inouk, et les autres), mais nous préférerions largement ne pas avoir à aller jusque-là… ni si souvent.

Signez et partagez notre pétition pour fermer définitivement les delphinariums français!