Vénerie sous terre : des centaines de blaireaux sauvés et de nouvelles audiences à venir

Vénerie sous terre : des centaines de blaireaux sauvés et de nouvelles audiences à venir

Vénerie sous terre : des centaines de blaireaux sauvés et de nouvelles audiences à venir
09.07.2025
France
Vénerie sous terre : des centaines de blaireaux sauvés et de nouvelles audiences à venir
Animaux sauvages

Allier, Eure, Rhône… En 2025 comme en 2023 et 2024, nous nous sommes lancés, avec l’ASPAS et AVES, et pour certains la LPO, FNE et leurs branches locales, Perche-Nature, Eure-et-Loir Nature, dans une véritable course de fond pour sauver un maximum de blaireaux des déterreurs. Depuis 2019, One Voice mène le combat contre cette pratique mortifère. Et comme toujours, la justice nous donne massivement raison. Malgré ces victoires à répétition, autorités et chasseurs s’acharnent à massacrer de nombreux animaux au fond de leurs terriers. Alors que nous attendons le verdict pour une suspension en urgence en Charente-Maritime et dans l’Eure-et-Loir, et qu’une audience en référé est prévue le 17 juillet au tribunal administratif de Limoges pour la Haute-Vienne, nous préparons une nouvelle série de requêtes !

De l’Allier à l’Eure en passant par le Rhône, les pelles resteront au garage cet été

Pour s’occuper quand la saison des tirs est terminée, les chasseurs ne manquent pas d’idées. Alors qu’à cette période de l’année, les blaireaux, pacifiques colocataires au pelage noir et blanc, éduquent les petits tout juste nés, les hommes préparent leurs pinces géantes pour aller les traquer pendant des heures et leur ôter la vie. Comme chaque année, ils nous trouvent, avec nos partenaires, sur leur chemin. 

Dans l’Allier et l’Eure, les représentants de l’État avaient autorisés le déterrage au printemps. Alors même que les autorités cherchent constamment à nous mettre des bâtons dans les roues pour nous empêcher d’agir, les juges eux, ont suspendu les mises à mort. Dans ces deux départements, des petits allaient être abattus en toute illégalité

Idem dans le Rhône – où la préfète ne s’est même pas défendue – : le juge administratif vient de stopper net la période de chasse ouverte depuis le 15 mai 2025. Une première pour ce département ! Dans le Finistère aussi, les blaireaux ont été sauvés après une annulation quelques jours après le début de l’ouverture 

La vénerie sous terre, une chasse qui recule… Nous maintenons la pression !

Le nombre de départements qui autorisent ce loisir cruel en pleine période de reproduction n’a jamais été aussi faible : 12 en 2025, contre 72 en 2020. Le fruit d’un travail de longue haleine, du soutien massif du public – 84 % des Français sont favorables à l’interdiction du déterrage – et de la multiplication des décisions de justice. Parfois – mais c’est bien trop rare -, les préfets reviennent à la raison : dans le Lot et le Loir-et-Cher, ils ont finalement abandonné leurs projets, après plusieurs défaites successives devant les tribunaux. 

Mais le combat n’est pas encore gagné pour autant. Dans le Cantal et le Puy-de-Dôme, c’est au prix d’une incompréhensible (absence d’) argumentation que le juge a rejeté notre demande, laissant la voie libre aux chasseurs pour s’en donner à cœur joie, sans vergogne. Dans le Tarn-et-Garonne, le tribunal a considéré que la mise à mort de quelques individus ne justifiait pas qu’il se prononce en urgence. 

Aussi, partout en France, nous continuons de contester, chaque fois que nous le pouvons, ces arrêtés inacceptables qui signent l’arrêt de mort de centaines d’animaux. Dans quelques jours, la justice se prononcera pour la Charente-Maritime (avec AVES, l’ASPAS et la LPO), l’Eure-et-Loir (avec AVES, l’ASPAS et Eure-et-Loir Nature), avant une nouvelle audience le 17 juillet à 14 h au tribunal administratif de Limoges pour la Haute-Vienne (avec AVES et l’ASPAS). 

Alors que nous préparons nos recours pour de nombreux autres départements, exigez avec nous l’interdiction définitive du déterrage des blaireaux !

Alerte sur l’inaction pour la biodiversité et les animaux : l’Etat français dans le viseur

Alerte sur l’inaction pour la biodiversité et les animaux : l’Etat français dans le viseur

Alerte sur l’inaction pour la biodiversité et les animaux : l’Etat français dans le viseur
08.07.2025
France
Alerte sur l’inaction pour la biodiversité et les animaux : l’Etat français dans le viseur
Habitat naturel

Ce lundi 7 juillet 2025 est sorti le nouveau rapport évaluant l’application de la mise en œuvre des lois et des politiques environnementales de l’Union européenne au niveau global et national. Dénommé EIR (Environmental Implementation Review), cet examen est un outil important pour déterminer si l’État français est un bon élève… Il fait suite notamment à la réunion du 2 juillet, lors de laquelle nous avons été reçus par la Direction générale pour l’environnement de la Commission européenne. Un échange riche de plus de 3h30 s’est déroulé sur les enjeux auxquels sont confrontés les animaux, la nature et la biodiversité, mais surtout le constat alarmant sur ce qu’il reste à accomplir au niveau politique et législatif.

Bilan pour la biodiversité, le climat et les animaux : des résultats mitigés

L’EIR nouvellement publié montre une fois de plus les nombreux travaux à entreprendre pour la nature. Au prisme de graphiques très représentatifs, la France tire un bilan qui n’est pas meilleur qu’en 2022, dénotant quelques avancées bafouées par des choix incompréhensibles. Malgré la stratégie nationale en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030, la protection de la nature reste particulièrement préoccupante. 

  • À quand une pollution zéro ?

Le Gouvernement doit faire des efforts pour réduire la pollution atmosphérique. Il est par ailleurs demandé de garantir l’accès des citoyens à des informations claires et transparentes sur les risques et les comportements à adopter en cas d’accident concernant les pollutions des industriels, ainsi que leur intensité. 

La Directive « Seveso III » et celle sur « l’eau » visent à réduire l’altération due aux rejets de nutriments, de substances chimiques et de métaux dans les rivières. Sur ce point, et après la fermeture de tous les élevages de visons pour la fourrure, One Voice dénonce les projets d’ouverture et d’agrandissement des élevages piscicoles, mais aussi ceux concernant l’expérimentation animale qui polluent jusqu’aux fleuves et mers…

  • Biodiversité et capital naturel souffrants

Il y a trois ans déjà, la France était sommée de compléter son réseau Natura 2000 en raison des insuffisances relevées concernant les oiseaux migrateurs et les zones côtières marines. Ces sites de protection étaient de 13% en 2023, mais beaucoup d’efforts restent à fournir, en particulier pour le milieu marin. Essentielles à l’application des Directives « Oiseaux » et « Habitats », les actions prioritaires sont axées sur des mesures efficaces de restauration des habitats et des espèces qui se trouvent dans un mauvais état de conservation. Des thématiques que One Voice a largement contribué à alimenter grâce à ses campagnes (enquêtes, procédures, actions de terrain, plaidoyers…) sur la défense de ces animaux.

Des pratiques agro-environnementales sont privilégiées pour assurer le respect de la législation européenne. Aujourd’hui, seuls 9,87 % des terres sont concernés par l’usage du bio… Il en résulte que la France ne contribue pas suffisamment à l’objectif de 25 % des terres agricoles de l’UE couvertes par ces cultures d’ici à 2030. Et ce but risque difficilement d’être atteint avec la réintroduction des néonicotinoïdes, tueurs des pollinisateurs et avec eux de l’ensemble de la biodiversité…

Pire, les incendies de forêt sont très préoccupants. Alors que la France a depuis 2021 l’intention de planter un milliard d’arbres et de renouveler 10 % de sa surface forestière d’ici à 2032, plus de 780 600 hectares de forêt sont partis en fumée rien qu’en 2022. La préservation de ces zones est plus qu’essentielle pour protéger les animaux sauvages et les écosystèmes, et il devient urgent de respecter le règlement européen sur les produits « zéro déforestation ».

  • Action pour le climat : halte à la canicule ?

L’État français patine quand il s’agit de préserver les animaux et la biodiversité. Entre 1990 et 2022, la baisse des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) de la France était de 28%, ce qui en fait l’un des pays à avoir enregistré une diminution inférieure à la moyenne. Par exemple, l’urbanisation massive, représentant 21% des rejets, doit être réduite de 22%. Plus que jamais, l’absentéisme concernant les objectifs 2030 favorise les périodes de canicule. Depuis de nombreuses années, les scientifiques alertent les pouvoirs publics sur les risques d’une accélération trop rapide des températures. Les animaux, plus encore que nous, en subissent les conséquences.

Quand le coût de l’inaction dépasse celui de l’action environnementale 

Pourquoi la stratégie privilégiée est-elle de fermer les yeux sur les conséquences de cette inertie ? Les déficiences observées peuvent donner lieu à des infractions importantes qui nuisent aux finances. La Direction générale pour l’environnement estime le coût du manque d’application du droit de l’Union européenne à 180 milliards d’euros (soit 1 % du PIB européen), alors que le coût de l’action est, quant à lui, bien inférieur : 120 milliards d’euros. Des économies réelles seraient possibles et ce dès maintenant, pas dans un futur lointain, surtout pour une nature si précieuse et essentielle pour tous. Pour ce faire, la Commission européenne souligne la possibilité pour les États membres d’user de « Crédits nature » destinés à récompenser les actions positives en faveur de la nature par le biais d’investissements, notamment privés.

Avec One Voice, interpellez les décideurs publics contre leur inaction et exhorter-les à prendre leurs responsabilités quant à la mise en œuvre de politiques efficaces pour l’environnement. Pour les animaux, la biodiversité, les écosystèmes, et notre santé, le combat résonne encore plus fort !

Malgré l’incendie ravageur, audience à Narbonne les 9 et 10 juillet pour des thons rouges victimes d’une surpêche illégale

Malgré l’incendie ravageur, audience à Narbonne les 9 et 10 juillet pour des thons rouges victimes d’une surpêche illégale

Malgré l’incendie ravageur, audience à Narbonne les 9 et 10 juillet pour des thons rouges victimes d’une surpêche illégale
08.07.2025
Aude
Malgré l’incendie ravageur, audience à Narbonne les 9 et 10 juillet pour des thons rouges victimes d’une surpêche illégale
Animaux sauvages

Alors que les thons rouges luttent pour leur survie en mer Méditerranée, la Fédération française de pêche maritime (FFPM) et l’Association narbonnaise de pêche en gros (ANPG) n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’élaborer un système de fraude permettant une surpêche illégale de ces animaux. Entre 2017 et 2020, nombre d’entre eux ont fini sur les étals des thonades qui se tiennent chaque année à Narbonne. Les 9 et 10 juillet, nous prenons leur défense au tribunal judiciaire de la sous-préfecture de l’Aude.

Une biodiversité marine fragilisée…

Longtemps en danger de disparition, les thons rouges sont aujourd’hui toujours classés comme quasi menacés par l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), alors même qu’ils sont reconnus comme étant un des piliers de la biodiversité en mer Méditerranée. Pour remédier à cette situation, la pêche dite de loisir de ces animaux est encadrée par des arrêtés ministériels annuels, qui en fixent les périodes et les quotas maximums de captures.

… dont les pêcheurs n’ont cure

Mais à Narbonne, les autorisations déjà accordées ne suffisaient visiblement pas aux pêcheurs avides d’arracher toujours plus d’animaux à leur milieu. C’est ce qu’a constaté l’Office français de la biodiversité (OFB) en découvrant les thonades mises en place annuellement dans la ville. D’où venaient cette multitude de poissons ? Le doute était permis, et son enquête a fini par révéler qu’entre 2017 et 2020, de nombreux individus vendus lors de ces événements avaient été la cible d’un véritable système de fraude organisée mis au point par la Fédération française de pêche maritime et l’Association narbonnaise de pêche au gros. Pendant des années, les deux organismes ont poussé les pêcheurs de loisir à enfreindre la règlementation en usant de procédés bien huilés. Pour faire ces razzias ni vu ni connu, ils n’avaient qu’à falsifier leurs déclarations, en commençant par utiliser une même bague pour plusieurs thons au lieu d’un seul. Pour couronner le tout, ils profitaient chaque année des thonades pour écouler illégalement leurs malheureuses prises…

Un loisir mortel

Pour les mis en cause, le peu de cas fait de la souffrance des poissons semble encore de trop. Quand ceux-ci ne sont pas sortis de force de leurs habitats pour occuper les pêcheurs du dimanche, ils peuvent aussi faire l’objet d’expériences pour lesquelles le recours à la pêche électrique n’est pas exclu. Et ces pratiques cruelles ne s’arrêtent pas là, puisque de nombreux oiseaux en font également les frais.

Pour les thons tués illégalement à Narbonne, pour porter la voix de tous les poissons victimes d’agissements semblables et protéger la mer, nous sommes au tribunal judiciaire en tant que partie civile les 9 et 10 juillet 2025.

Canicule et souffrance animale au Jardiland de Perpignan: il faut que cela cesse

Canicule et souffrance animale au Jardiland de Perpignan: il faut que cela cesse

Canicule et souffrance animale au Jardiland de Perpignan: il faut que cela cesse
08.07.2025
Canicule et souffrance animale au Jardiland de Perpignan: il faut que cela cesse
Animaux familiers

Alors que la canicule frappait durement le pays avec des températures avoisinant ou dépassant les 40 °C à l’ombre selon les régions, des signalements alarmants nous parviennent à propos du magasin Jardiland de Perpignan. Un lanceur d’alerte, choqué par ce qu’il a vu, a documenté la détention d’animaux dans des conditions totalement inadaptées, voire cruelles. Nous demandons au groupe de faire immédiatement le nécessaire pour soulager les individus concernés, de stopper les nouveaux arrivages et ventes pendant l’été et de mettre un terme définitif au commerce d’êtres sentients.

Tous exposés à la chaleur extrême, sans protection ni prise en compte de leurs besoins

En plein soleil à l’extérieur, posés sur du béton brûlant, des poules et d’autres oiseaux halètent sous des tôles métalliques qui transforment le lieu en four. Des thermomètres affichent jusqu’à 45 °C en cette première semaine du juillet. 

Quant à ceux détenus à l’intérieur, ils ne sont pas mieux lotis puisque l’absence de climatisation rend l’air suffocant — un danger majeur pour la santé. Dans les bacs, les poissons rouges — une espèce vivant dans l’eau froide — tentent de survivre dans une eau dépassant les 30 °C. 

Les employés travaillent aussi dans cette atmosphère… mais eux ont la chance de pouvoir au moins rentrer chez eux le soir, traverser des zones de fraîcheur durant la journée ou lorsqu’ils déjeunent…

generics.video.play

Une maltraitance déjà dénoncée dans plusieurs magasins

Ce n’est pas un cas isolé. Au printemps 2024, nous dénoncions déjà les conditions de détention insoutenables de poussins entassés dans un terrarium au Jardiland de Bonneuil-sur-Marne, se piétinant et mourant sous les yeux des clients. En avril 2025, c’est l’établissement de Metz qui laissait agoniser des poissons dans des aquariums devenus répugnants à force de négligence.

Chaque fois, la même logique est à l’œuvre : vendre des êtres vivants comme s’il s’agissait de simples objets. Leurs besoins fondamentaux ? Jetés aux oubliettes.

Des êtres vivants, pas des produits

Le commerce d’animaux doit cesser. Ces pratiques ne sont plus acceptables dans une société qui prétend se soucier de leur bien-être. Les conditions d’élevage, de transport, de « mise en rayon », et maintenant de détention en pleine canicule, montrent l’ampleur de la souffrance infligée à des êtres sensibles pour des raisons purement commerciales.

Il est urgent que Jardiland prenne ses responsabilités :

  • En mettant immédiatement en place des mesures pour soulager les animaux actuellement détenus dans ses rayons à Perpignan ;
  • En stoppant les nouveaux arrivages dans les magasins Jardiland dès cet été ;
  • En arrêtant définitivement la vente d’êtres vivants sentients dans tous les établissements de l’enseigne.

Agissez dès maintenant !

Écrivez au siège de Jardiland pour demander l’arrêt immédiat de la vente d’animaux et la prise en compte réelle de leur bien-être :

Un message simple peut faire la différence. Faites entendre votre voix pour celles et ceux qui ne peuvent pas parler. Parce qu’un oiseau qui halète, un poisson qui « cuit » lentement ou une poule qui brûle sous un toit de tôle ne sont pas des « produits saisonniers ». Ce sont des êtres vivants. Et ils méritent mieux. Notre espèce en sortirait grandie, une fois n’est pas coutume…

Emmanuel Macron, en fossoyeur des loups : une prise de position rétrograde de plus à Roquefort !

Emmanuel Macron, en fossoyeur des loups : une prise de position rétrograde de plus à Roquefort !

Emmanuel Macron, en fossoyeur des loups : une prise de position rétrograde de plus à Roquefort ! 04.07.2025
Emmanuel Macron, en fossoyeur des loups : une prise de position rétrograde de plus à Roquefort ! Animaux sauvages

Le dernier grand projet en date d’Emmanuel Macron pour les animaux ? « Empêcher l’implantation des loups là où il y a du pastoralisme », quitte à en « prélever davantage ». Pour favoriser à la place l’implantation d’une agriculture destructrice, entretenue à coups de pesticides tous plus toxiques les uns que les autres. Nous entendons rappeler quelques vérités sur les loups qui font bien plus pour l’équilibre de nos écosystèmes que nos pouvoirs publics et ceux qui prétendent « aimer » la nature.

La honte ! Ce second quinquennat du Président Macron est celui de la guerre à la biodiversité jusqu’au bout, et même au lendemain d’une canicule sans précédent. Tout au long de ses mandats, il se sera comporté comme le fossoyeur des loups et de tous les animaux sauvages pour flatter les lobbys de l’élevage et de la chasse. Son déplacement et sa prise de parole à Roquefort ce jeudi 3 juillet 2025 n’en sont que les expressions les plus récentes.

La mort comme unique solution…Spoiler : ce n’est même pas efficace  

Peu coutumière du fait, la préfète coordonnatrice du Plan National d’Actions sur les loups s’est déjà inquiétée de ce qu’un « chiffre inédit » de loups tués avait déjà été atteint en France à cette époque de l’année. Le chef de l’État, lui, choisit, de rajouter de l’huile sur le feu.

« Il ne faut pas qu’on attende qu’il [les loups, NDLR] se soit installé, que vous ayez fait tous les investissements, pour pouvoir prélever ». Usant d’un vocabulaire technocratique immonde (« prélever », dit-il…), Emmanuel Macron endosse le rôle de premier partisan de l’éradication des animaux sauvages, des loups en premier lieu. Par ces mots, il fait l’aveu de son propre échec : faire croire aux éleveurs que l’abattage est la seule solution, et non la cohabitation. Cela fait déjà plusieurs mois que les mises à mort sont facilitées, à grand renfort d’arrêtés ministériels tous plus hypocrites les uns que les autres. 

 

Une politique stupide et méchante

Les tirs systématiques ne résolvent en rien la colère des éleveurs ! Les scientifiques sont unanimes : en Espagne et dans le Michigan (USA), ils ont constaté que les tirs conduisaient à une hausse des prédations les années suivantes et dans les alentours. En France, cela fait des années que cette politique inefficace et meurtrière est pratiquée… 

Les loups sont nos alliés, comme tous les autres êtres vivants

La déconnexion du pouvoir politique avec la réalité atteint des sommets. Emmanuel Macron est mauvais élève et bon démagogue : il affirme que les loups auraient été réintroduits, un mensonge affolant de la part d’un président. Il ferait mieux d’écouter les huit Français sur dix (sondage Ipsos/One Voice, novembre 2024) qui pensent que les loups ont toute leur place dans la nature. N’en déplaise à leurs détracteurs. 

Traquer chaque nouveau venu dans les départements, à l’image de Camille en Saône-et-Loire, de Milo et Mina en Corrèze, ne résoudra rien. 

Les discours étatiques s’inspirent grandement de ceux, nauséabonds, des lobbys. Les chasseurs des Alpes-Maritimes affirment que les loups menacent la faune sauvage. Cela ne s’invente pas, venant de ceux qui massacrent les animaux sauvages à tout-va. Ont-ils peur que les loups soient bien meilleurs qu’eux à leur soi-disant mission de « régulation » ?

Les faits sont là : aux Pays-Bas, il a été démontré que les loups préfèrent les ongulés sauvages tels que les chevreuils et les sangliers. Autour du mont Ventoux, ils ont participé à la régénération des forêts. En Pologne, ils sont les bienvenus en « régulant » les cerfs et sangliers présents dans les champs

Incendies et érosion des sols, conséquences d’un pastoralisme débridé

Les principaux responsables de la dégradation de la nature, ce sont les activités intensives, dont le pastoralisme débridé fait partie. Décidément, les lobbyistes ont bien travaillé ! Emmanuel Macron semble méconnaître la base : la source des déséquilibres dans les écosystèmes ne provient jamais de la nature elle-même ! Quand elle reprend ses droits et retrouve la santé, on devrait l’accueillir au contraire comme une bénédiction. 

Avec nous, refusez que les loups soient les victimes expiatoires d’un système mortifère à bout de souffle qui nous mène dans le mur à grande vitesse. Signez pour mettre un terme à leur persécution !

Catastrophe environnementale dans le Pas-de-Calais : Local Ocean, le sombre projet d’une ferme-usine de saumons

Catastrophe environnementale dans le Pas-de-Calais : Local Ocean, le sombre projet d’une ferme-usine de saumons

Catastrophe environnementale dans le Pas-de-Calais : Local Ocean, le sombre projet d’une ferme-usine de saumons
03.07.2025
Pas-de-Calais
Catastrophe environnementale dans le Pas-de-Calais : Local Ocean, le sombre projet d’une ferme-usine de saumons
Animaux sauvages

Les élevages piscicoles se sont imposés en Europe et un peu partout dans le monde, causant des dégâts écologiques majeurs. Aujourd’hui, la société Local Ocean veut s’implanter en France, au Portel. Son but ? Produire en grande quantité pour répondre à la demande française et plus encore la stimuler. Derrière cette course au profit se profilent des pollutions dévastatrices, tandis que  le bien-être des saumons est quant à lui anéanti d’un coup de filet… One Voice s’engage pour ces animaux, grands oubliés de tous, et se joint à l’action engagée par ses associations partenaires pour stopper ce projet insensé.  

Le modèle en circuit fermé : le greenwashing  des élevages piscicoles

2 millions de saumons par an : quand Local Ocean se vante d’ouvrir une pisciculture à grande échelle – pas moins de 12,6 hectares sont nécessaires pour sa construction – sur le modèle du recyclage de l’eau de mer, elle en oublierait presque le reste. L’élevage en circuit fermé, ou recirculating aquaculture systems (RAS), ne fait pas de bien à l’environnement, loin de là, et dénote un système loin d’être maîtrisé. Pollution de l’eau, des sols et de l’air, destruction d’habitats et de zones humides, perturbations du parc marin, dérangement des oiseaux locaux et des phoques… Les nombreux rejets en mer liés aux déjections animales – avec un volume annuel estimé à 260 tonnes d’azote et 87 tonnes de phosphores par an – ne sont que la partie émergée de l’iceberg. 

Le préfet du Pas-de-Calais ferme littéralement les yeux sur les nombreux risques pour la nature. Que ce soit au Chili, au Canada, les problèmes sont bien connus. En Norvège, des milliers d’animaux aquatiques se sont récemment échappés de leur élevage, mettant les saumons sauvages dont la population est déjà en déclin, en danger de disparition. Entre  croisements et transmission de maladies, c’est un désastre pour eux. Pire, la nourriture dans ces fermes-usines est à base de farine animale, nécessitant une aggravation de la surpêche. Voici comment l’entreprise « noie le poisson » !

Souffrance insoupçonnée pour des millions de saumons entassés

Local Ocean envisage une cruauté supplémentaire, à l’image de ce qui existe déjà dans les élevages extensifs, par exemple ceux destinés à la chasse, mais cette fois-ci… dans l’eau ! D’après de nombreuses études, comme dans les élevages écossais, les saumons sont privés de l’espace minimal et leurs conditions de vie seront déplorables : blessures aux nageoires ou à la queue, lumière artificielle en permanence, stress et anxiété… Une promiscuité qui implique systématiquement un traitement préventif par antibiotiques à volonté, Et bien sûr, la simple défaillance du système engendrerait la mortalité de masse de ces saumons. 

Pour lutter contre cette aquaculture de grande ampleur, One Voice intervient dans le recours déposé par France Nature Environnement Hauts-de-France, le GDEAM-62, L214 et Nord Nature Environnement devant le tribunal administratif de Lille.

En attendant, retrouvez notre tract pour approfondir le sujet et signez contre ces fermes-usines piscicoles !

Pièges tuants, stop au massacre

Pièges tuants, stop au massacre

Pièges tuants, stop au massacre
02.07.2025
France
Pièges tuants, stop au massacre
Animaux sauvages

Aveugles, ils tuent et mutilent chaque année des milliers d’animaux sauvages et familiers dans un silence assourdissant. Instruments de torture qui minent nos espaces naturels, les pièges constituent une des pratiques les plus lâches et les plus cruelles qui soient. Forts de notre récente victoire pour les ESOD, qui en sont les premières victimes, nous initions une action auprès du ministre chargé de la chasse pour demander la fin de l’homologation de 13 modèles. En cas de refus, nous irons jusqu’au Conseil d’État.

Des heures d’angoisse et de souffrance

Disséminés dans les sous-bois et la campagne, les pièges n’ont qu’un seul but : massacrer un maximum d’animaux dont le seul tort est d’être arbitrairement considérés « indésirables ». Il y a les cages, dans lesquelles les animaux sont appâtés avant que les grilles ne se referment violemment et qu’un homme vienne les abattre au fusil, à l’arme blanche… ou au gourdin

Il y a les lacets, qui enserrent les membres de ceux qui s’y font prendre ou asphyxient les victimes pendant des heures. Et, bien sûr, les dispositifs équipés de mâchoires, dont l’unique objectif est de briser le cou ou d’écraser la colonne vertébrale. 

Destinés à tuer les petits mammifères et notamment tous ceux qui sont classés ESOD (Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts) comme les belettes ou les fouines, ces engins de mort n’ont en outre rien de sélectif et foudroient de nombreux autres animaux sauvages tels les faons et même les loups. Nos compagnons domestiques n’y coupent pas non plus. Exemples parmi d’autres, le chien Collier Rouge qui y a laissé une patte, ou Cooky, qui lui, a perdu la vie après des heures d’agonie. Le chat Tigrou en est mort lui aussi, coupable d’être parti en balade.


Pour l’interdiction effective des pièges à mâchoire !

Le caractère ultra-violent de ces dispositifs n’est plus à démontrer. Pourtant, vingt ans après l’interdiction des pièges à mâchoire par l’Union européenne, les autorités de notre pays continuent d’en homologuer à la pelle, ainsi des pièges à palette, des kill-traps ou encore des pièges à œuf*. 

Chaque année, des centaines de milliers d’individus en sont victimes. Cette hécatombe silencieuse doit cesser. En 2019, après une forte mobilisation à laquelle nous avons participé, les pièges noyants étaient interdits. Le 13 mai dernier, nous obtenions une victoire historique contre l’idée même du classement ESOD : désormais, la capture des martres est interdite partout en France, ainsi que celle de nombreuses espèces dans des dizaines de départements. Aujourd’hui, il est temps de transformer l’essai.

One Voice demande au ministre chargé de la chasse de retirer l’homologation de 13 pièges à mâchoire. En l’absence de réponse ou en cas de réponse négative, nous saisirons le Conseil d’État pour contester le refus. En attendant, retrouvez notre tract et signez pour exiger l’interdiction de tous ces engins de mort !

* Pièges constitués d’une palette ou de mâchoires avec un système d’appât, imitant parfois celui d’un œuf. Le système se déclenche et le piège se referme sur l’animal qui endure alors d’atroces souffrances.

Expérimentation animale : la Commission européenne élabore sa feuille de route

Expérimentation animale : la Commission européenne élabore sa feuille de route

Expérimentation animale : la Commission européenne élabore sa feuille de route
02.07.2025
Union européenne
Expérimentation animale : la Commission européenne élabore sa feuille de route
Expérimentation animale

Engagée pour bâtir une Europe sans expérimentation animale, et représentée à cette occasion par l’ECEAE et Cruelty Free Europe, One Voice participait en juin dernier au 3e et dernier atelier organisé par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) à Helsinki. L’objectif : établir une feuille de route pour en finir avec les tests sur les animaux dans l’évaluation des cosmétiques, produits d’entretien et médicaments, qui relèvent tous de la même réglementation.

Cette feuille de route s’inscrit en réponse à l’Initiative citoyenne européenne « Save cruelty – free cosmetics – Commit to a Europe without animal testing », lancée en 2021 dans 22 pays. Portée en France par One Voice, qui en était aussi membre du comité d’organisation, elle a recueilli 1,2 million de signatures en une seule année.

L’étape est cruciale. Les 16 et 17 juin dernier, les défenseurs des animaux étaient à nouveau présents face aux représentants des milieux industriels, académiques et des autorités pour le troisième et dernier atelier organisé par l’Agence européenne des produits chimiques. Autour de la table, 550 personnes étaient réunies dans un objectif commun : en finir avec les expériences sur les animaux dans l’évaluation de la sécurité chimique, tout en assurant un haut niveau de protection.

À l’issue des interventions, la Commission européenne a présenté les grandes lignes d’une feuille de route à venir pour réduire rapidement l’usage des animaux. 

Elle envisage notamment de :

  • supprimer les tests redondants sur deux espèces, en général les rongeurs, puis les chiens, les primates ou les cochons ;
  • promouvoir activement les méthodes alternatives telles que l’intelligence artificielle ou la modélisation ;
  • justifier de façon scientifique le nombre d’animaux utilisés.

Ce plan d’action nécessitera la création préalable d’outils opérationnels comme :

  • une structure qui coordonnera sa mise en œuvre ;
  • l’identification des expériences qui pourraient être remplacées à court, moyen et long terme.

À plus longue échéance, les méthodes alternatives devront être développées, standardisées et harmonisées dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Rappelons que des millions d’animaux souffrent encore chaque année dans les laboratoires au sein de l’Union européenne. Près de 8,5 millions d’utilisations comptabilisées en 2022… Pour changer de cap, l’action des associations et des citoyens est essentielle. En faisant partie de ces deux coalitions, nous avons la meilleure place pour agir en matière de plaidoyer et de peser en faveur des animaux victimes de l’expérimentation. Ensemble, continuons de faire bouger les lignes !

La canicule, un supplice supplémentaire pour les animaux

La canicule, un supplice supplémentaire pour les animaux

La canicule, un supplice supplémentaire pour les animaux
01.07.2025
France
La canicule, un supplice supplémentaire pour les animaux
Habitat naturel

Contraints d’annuler nos actions de ce mercredi pour cause de canicule, nous pensons à tous les animaux qui souffrent de cette chaleur extrême et vivent constamment exposés aux risques que cela entraîne : incendies, sécheresse, manque d’eau, etc. Nous continuons à nous battre pour que captifs ou libres, ils puissent vivre dignement, sans être victimes de la hausse des températures causée par les humains. 

Les conditions de vie indignes des animaux captifs, aggravées pendant les fortes chaleurs 

Alors qu’ils subissent l’année entière un quotidien délétère, les animaux prisonniers des cirques souffrent davantage lorsque les températures atteignent des sommets : l’eau vient à manquer, sur le bitume des parkings ou dans les camions de tôle, ils suffoquent. Nous avons ainsi alerté l’opinion publique sur le sort d’un âne sans eau ni ombre dans un cirque. 

L’absurdité de la captivité bat son plein lorsque Marineland infligeait à l’ours Raspoutine les températures extrêmes de la Côte d’Azur. L’enfermement cruel est sans limite lorsqu’il s’agit de « divertir », peu importe la souffrance générée. La chaleur intense se répercute également violemment sur les orques Wikie et Keijo si loin des eaux islandaises où leurs parents ont été capturés. L’eau de leurs bassins devrait être refroidie à 15°C au maximum, ce qui n’est déjà pas le cas en temps normal.

Dans les élevages destinés à l’expérimentation animale, comme ceux de chiens à Gannat ou Mézilles, ou de primates à Rousset, des centaines d’animaux sont enfermés dans des cages ou des volières, souvent sans isolation thermique suffisante. Privés d’un environnement naturel, ils endurent la canicule, sans possibilité de se rafraîchir ni de s’abriter efficacement. Double peine avec les expériences…

Pour les individus abandonnés à eux-mêmes tels que les chats errants, cette fournaise ne fait qu’aggraver leur situation déjà dramatique. 

Le transport vers les lieux d’abattage est insupportable, mais il devient carrément suffocant lors des chaleurs extrêmes. Les animaux des cirques se retrouvent aussi ballottés de ville en ville dans des camions-cages surchauffés. 

Les primates victimes de l’expérimentation, eux, sont importés depuis l’Île Maurice ou l’Asie pendant vingt heures ou plus, dans des cages minuscules, sans accès à la nourriture ni à l’eau. 

Les animaux libres, premiers témoins du dérèglement climatique 

Les animaux sauvages sont les premières victimes du dérèglement climatique. Ils voient leurs territoires partir en fumée, doivent affronter des feux qu’ils ne peuvent fuir. Ceux qui ne sont pas piégés dans les incendies peinent à se nourrir et à s’hydrater. Il y a urgence à préserver leurs habitats : la 6e extinction de masse est en cours. Le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme considère la crise climatique comme une « crise des droits humains ». Mais qu’en est-il de tous les animaux et des écosystèmes qui souffrent de par l’action de notre espèce et désormais de notre inaction quasi générale ? 

Ces derniers jours, avec un thermomètre très largement au-dessus des normales saisonnières, ont été pour eux d’une violence sans nom. Les centres de soins qui leur portent secours sont surchargés. 

Il est temps de repenser nos pratiques vis-à-vis de la nature, pour leur survie. Ils subissent de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique, et les chasseurs et l’urbanisation à outrance leur assènent le coup fatal. 

Pourtant, huit Français sur dix sont d’accord avec le principe d’interdire la chasse dans les régions ayant souffert de la sécheresse (sondage Ipsos/One Voice, octobre 2023).

Nous appelons les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités plutôt que de céder aux volontés destructrices des lobbys de l’agriculture intensive et de la chasse. Il est de notre devoir à tous de protéger le monde dans lequel nous évoluons et la multitude de faune et de flore qui le peuple. Ces événements météorologiques extrêmes viennent nous rappeler que nous sommes dépendants de cette nature que l’humanité chahute tant. Pour elle et tous ceux qui l’habitent, nous continuons à lutter

Face à la mort des poissons de la Grenne, One Voice interpelle la préfecture restée silencieuse

Face à la mort des poissons de la Grenne, One Voice interpelle la préfecture restée silencieuse

Face à la mort des poissons de la Grenne, One Voice interpelle la préfecture restée silencieuse
26.06.2025
Loir-et-Cher
Face à la mort des poissons dans la Grenne, One Voice interpelle la préfecture restée silencieuse
Habitat naturel

Également appelée « ruisseau de Tuilerie », la Grenne subit des altérations de son milieu naturel… et pour cause : une entreprise classée Seveso seuil bas (1) est installée à proximité. Le 12 mars 2025, tous les poissons présents meurent, sans alerte ni explication des autorités. Animaux sauvages et familiers, flore et humains sont menacés par des risques sanitaires potentiels. Le temps passe, et pourtant, l’opacité règne : la préfecture du Loir-et-Cher ne donne aucun détail sur les vérifications de l’eau. Aujourd’hui, One Voice soutient les riverains, sollicite la communication des informations et la restauration de ce milieu naturel habité.

Un site sous surveillance, mais pas sans impact

Barbeaux, brochets, anguilles, truites, écrevisses : jusqu’à récemment, le bras de la Grenne abritait tout un écosystème. Mais le 12 mars, une véritable hécatombe est découverte : les individus sont retrouvés agonisants et s’éteignent les uns après les autres. Tel l’effet d’une bombe, la pollution qui serait à l’origine du désastre reviendrait aux activités de l’établissement Aalberts, situé à quelques pas de la rive. 

Spécialisée dans la production de systèmes de canalisation de liquides et de gaz, cette dernière n’est pas inconnue des habitants : déjà en 2018 et 2021, des produits toxiques sont rejetés dans l’eau. Des incendies se sont également déclarés dans l’usine. Cette société abrite de nombreux éléments chimiques dangereux, expliquant son classement en tant que SEVESO seuil bas… Elle est ainsi surveillée mais pas totalement vertueuse. Ces sites industriels, aux abords de zones naturelles, révèlent chaque jour un peu plus leur dangerosité et la mise à mort des animaux et de la biodiversité dans son ensemble. 

Une eau polluée, des poissons morts… et une absence de transparence

Une suspicion de présence de brome, de cyanure et de javel serait responsable de la dégradation de la qualité de l’eau. Des ingrédients toxiques, qui peuvent provoquer des irritations des voies respiratoires, des réactions oculaires, la mort. Surtout, ces composants ne disparaîtront pas sans une intervention humaine… 

Mais comme si de rien n’était, aucune mesure n’est prise : ni la population, ni d’ailleurs les agriculteurs qui en font partie et sont les premiers concernés, n’ont reçu d’éléments sur cette pollution. Alors qu’une analyse des eaux est réalisée, on note un manque crucial de transparence : après l’absence de publication par les préfets, ce sont désormais les rapports qui demeurent inconnus de tous. L’Office français de la biodiversité avait relevé une eau contaminée en alcalis, ce qui a conduit à l’interdiction de la pêche par arrêté. Mais du jour au lendemain, la décision est levée. Les substances nocives se seraient-elles envolées miraculeusement ? Contre les atteintes à l’environnement et l’empoisonnement de la nature, qu’il soit volontaire ou non, les faits ne resteront pas ignorés.

Dès maintenant, signez la pétition « La Grenne en vie ! », et avec One Voice, interpellez les autorités pour demander la communication des résultats des analyses et la restauration du lieu : 

Monsieur le Préfet, 

Le 12 mars 2025, de nombreux poissons sont retrouvés morts dans la rivière de la Grenne. Par suite, des analyses ont été réalisées et sont aujourd’hui passées sous silence. 

Or, les articles L. 311-1 et suivants du Code des relations entre le public et l’administration disposent que les personnes publiques ont l’obligation de communiquer les documents administratifs qu’elles détiennent aux personnes qui en font la demande.

C’est également ce qui ressort du Code de l’environnement, qui impose la communication « de toutes informations relatives à l’environnement détenues, reçues ou établies par les autorités publiques », dont « l’état des éléments de l’environnement, notamment l’air, l’atmosphère, l’eau, le sol, les terres, les paysages, les sites naturels, les zones côtières ou marines et la diversité biologique, ainsi que les interactions entre ces éléments » (articles L.124-1 et suivants). 

Les nombreux risques environnementaux et sanitaires sont aujourd’hui méconnus et pourtant, aucune communication n’a été faite aux riverains, ni même aux agriculteurs.

Qu’en est-il de l’utilisation de l’eau de cette rivière ? Faut-il attendre une nouvelle hécatombe avant que ne soient transmis ces documents ? 

Combien d’animaux, sauvages et domestiques, de végétaux, de plantes, d’algues, et de citoyens, seront touchés par les conséquences désastreuses de ce silence ? 

Nous vous demandons de mettre fin à l’opacité et de communiquer toutes informations relatives aux analyses effectuées à la suite de ces faits, dans des délais suffisants pour permettre à tout citoyen intéressé de connaître les incidences de cette pollution sur l’environnement et sa propre santé.

Nous sollicitons également la prise de mesures visant à restaurer et maintenir la biodiversité.    

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

 

1 Site classé en raison des risques industriels, qu’ils soient modérés (seuil bas) ou majeurs (seuil haut), liés à la présence de produits chimiques dangereux. L’usine doit alors respecter des règles de sécurité strictes pour prévenir tout accident.