Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai

Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai

Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai
23.04.2022
Gard
Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai
Animaux sauvages

Les renards, blaireaux, sangliers, cerfs, chevreuils et daims sont visés par la préfecture du Gard. One Voice attaque l’arrêté du 21 février 2022. Audience le 3 mai.

Les renards et les blaireaux, ainsi que les animaux tels que les sangliers, cerfs, chevreuils et daims sont visés par la préfecture du Gard. Le 21 février dernier, la préfète a ordonné notamment aux lieutenants de louvèterie et autres agents assermentés, de les tuer ou de les capturer. Les renards sont visés indéfiniment, les autres animaux le sont du 24 février au 11 septembre 2022, soit pendant six mois, période où leur chasse est censée être interdite. One Voice attaque donc cet arrêté qui donne carte blanche aux chasseurs et assimilés. Un recours et un référé suspension ont été déposés contre cette battue administrative qui, sans ça, fera couler le sang à flot dans le maquis gardois. L’audience aura lieu au tribunal administratif le 3 mai prochain à 14h.

Edit du 14 mai 2022:

Le 9 mai 2022 le juge des référés a rejeté notre requête de suspension de l’arrêté. Nous attendons désormais la date d’audience pour le recours en annulation que nous avons également déposé.

Les
raisons avancées par la préfète du Gard pour justifier de tuer les animaux sont
toujours les mêmes : accidents de la circulation et dégâts sur les biens
pour les uns, maladies potentiellement transmissibles aux humains pour les
renards.

Les renards, nuisibles : vraiment ?

Or
l’on sait depuis bien longtemps et grâce notamment à des rapports officiels,
que les renards ne sont pas plus dangereux que des chiens qui ont l’habitude de
la vie au grand air. Côté échinococcose alvéolaire, des campagnes de prévention
peuvent sans problème éviter les contaminations (il ne faut pas manger les
fruits ayant pu être infectés par les excréments des renards et les choisir donc en
hauteur). Côté maladie de Lyme, la présence des renards est, au contraire, un
bénéfice : quand ils sont présents sur un territoire, ils évitent la
propagation de cette maladie en s’attaquant aux hôtes des tiques, les
campagnols. Ils sont aussi, du même coup, à la source d’une baisse de l’usage
des pesticides dans les cultures. Les renards roux souffrent d’une
mauvaise réputation injustifiée

qui leur colle aux poils et fait plus d’un demi-million de morts chaque année
en France (voir notre rapport de 2017).

Les chasseurs ont un appétit insatiable pour le sang versé

Les animaux considérés comme du gibier, tels les blaireaux, déterrés sans merci (comme les renards), les sangliers, les cerfs, chevreuils et daims, chassés en automne et en hiver chaque année, ne sont laissés tranquilles que pour la période de reproduction et d’éducation des petits.

Les chasseurs ne peuvent pas, sous prétexte de vouloir procéder à leur loisir sanglant toute l’année, dicter aux préfectures ce qu’ils veulent et ce, sous de faux prétextes ! Dire que ces animaux sont des dangers pour la circulation ou créent des dégâts, c’est ni plus ni moins refuser d’admettre que ce sont nos routes humaines qui traversent leurs forêts, et non les animaux qui traversent nos routes… ou que les agriculteurs ne peuvent supporter le terrier d’une famille de blaireaux, par ailleurs utilisé par d’autres espèces animales, et que les blaireaux sont donc une source de richesse pour les écosystèmes. Au lieu de cela, des « dégâts » sont proclamés, souvent sans données chiffrées à l’appui, et l’autorisation de sortir les fusils, instaurée. Comme si la seule solution à nos petits inconforts, c’était toujours de tuer.

Un arrêté préfectoral que nous contestons pour plusieurs raisons

Ces animaux, visés par cet arrêté du 21 février 2022, sont les victimes d’un faux procès.
Il faut en urgence suspendre cet arrêté, sans quoi des milliers d’animaux vont périr (le nombre autorisé est illimité) ! Les lieutenants de louveterie, agents assermentés du service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB) et agents de développement assermentés de la Fédération départementale des chasseurs du Gard, peuvent, au passage, s’adjoindre les services de qui ils veulent, du chasseur lambda, par exemple.

Par ailleurs, depuis des années, les mêmes dispositions sont reconduites pour une durée de six mois, de sorte que les « destructions » sont opérées tout au long de l’année. Il ne s’agit alors plus d’une mesure exceptionnelle ordonnée afin de répondre à un problème localisé dans le temps et l’espace (ce qui est autorisé par le Code de l’environnement), mais d’une véritable délégation de pouvoir donnée, depuis des années et tout au long de l’année, sur tout le département aux personnes concernées.

L’hécatombe a déjà commencé. Il y a donc urgence, d’autant plus que le public n’a pas été consulté. L’audience aura lieu au tribunal administratif de Nîmes le 3 mai prochain.

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!
22.04.2022
Oise
Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!
Exploitation pour le spectacle

Mercredi 20 avril dernier a eu lieu une saisie au Parc Saint Léger, dans le cadre de notre plainte pour maltraitance. Une inspection large a été ordonnée par les autorités judiciaires sur la propriété et auprès du personnel et menée également animal par animal avec l’aide des vétérinaires. Nous avons organisé la prise en charge des animaux saisis à l’issue de ce contrôle et qui nous ont été confiés.

Nous ne pouvions rien en dire le jour J, d’autant plus que rien n’était garanti jusqu’à la dernière minute. Mais à présent que le parquet de Beauvais s’est exprimé, nous pouvons vous annoncer qu’onze individus ont été saisis et mis sous la protection de One Voice par le substitut du procureur qui a mené les opérations. Ces deux muntjacs (de tout petits cervidés), ce porc-épic, ce cygne, les deux aras (des perroquets), les quatre tortues et le python ont quitté le Parc Saint Léger aussitôt la décision prise et les papiers signés.

Onze animaux en sécurité chez nos partenaires

Arrivés sur place dans les refuges de nos partenaires, les animaux ont été dans un premier temps placés en quarantaine. Ils pourront très prochainement prendre leurs aises dans des enclos bien plus vastes et plus en sécurité qu’au Parc Saint Léger où, par exemple, les tortues se faisaient fréquemment piétiner comme en attestent les panneaux « ne pas marcher sur les tortues », que nous avons pris en photo plusieurs fois depuis des années, et la faible hauteur des clôtures autour de l’espace qui leur était réservé. Du côté du cygne, celui-ci est éjointé, ce qui l’empêche de s’envoler en cas d’attaque…

Des animaux encore sur place

Les lions et tigres de ce cirque sédentarisé sont soumis au dressage et doivent se produire en spectacle tous les jours d’ouverture du parc aux visiteurs. Des personnes du public sont invitées à entrer dans la cage aux fauves... sans compter les tigreaux exhibés et passant de bras en bras à la fin du spectacle… Les makis cattas aussi, qui ont été filmés il y a quelques mois en train de monter sur des enfants, lécher des mains, risquer de se faire piétiner… Pour eux, nous ne lâcherons rien. Et ce n’est pas de l’acharnement contre les propriétaires du parc ! Nous n’avons rien contre eux, mais un cirque fixe ne peut pas confiner à vie des fauves dans un camion. Qui peut encore faire croire que c’est un habitat acceptable pour eux ? Ce sont clairement les animaux qui en font les frais.

Dans tous les cas, il s’agit d’un placement provisoire. Nous attendrons donc bien évidemment la fin de l’enquête et d’obtenir la décision finale du magistrat, mais nous sommes confiants pour l’avenir de ces onze animaux. Nous ferons notre maximum pour les autres, dont l’avenir reste incertain, d’autant plus que le parc est en vente.

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe
20.04.2022
France et International
Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe
Expérimentation animale

One Voice organise un week-end d’actions de sensibilisation sur le terrain, partout en France, les 23 et 24 avril prochains, à l’occasion de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires. À cette occasion, nos militants échangeront avec le public dans une douzaine de villes et l’inciteront à signer l’Initiative citoyenne européenne SaveCrueltyFreeCosmetics pour renforcer l’interdiction de tester les cosmétiques sur les animaux au sein de l’Union européenne votée il y a neuf ans, et aussi d’aller plus loin en mettant fin à l’expérimentation animale au sein de l’UE. Et pour que la transparence soit à l’honneur, nous publions une représentation graphique de certains aspects des chiffres de l’expérimentation animale en France, sur un site internet dédié.

Des chiffres officiels pas si transparents…

Selon les chiffres officiels qui viennent d’être publiés, 1,6 million de procédures ont été effectuées en France en 2020 sur des animaux. Il y a donc eu moins d’expériences que l’année précédente, mais pas moins de victimes de l’expérimentation animale pour autant, puisqu’en 2020 l’épidémie de Covid a mené à des absences dans les laboratoires… et dans ce cas, les animaux sont tués. Or en France, contrairement à la quasi-intégralité de l’Europe, on ne compte pas les décès des animaux non expérimentés dans les chiffres de l’expérimentation animale.

Une visualisation de l’évolution des chiffres détaillés par espèce sur un site dédié

Réutilisation des animaux, douleurs sévères, stress, etc. Pour aider le grand public à mieux comprendre l’étendue et la gravité de l’expérimentation animale, nous avons demandé au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de nous fournir le détail des déclarations annuelles disponibles afin d’améliorer réellement la transparence sur l’utilisation des animaux dans les laboratoires en France. Nous présentons les résultats sous forme graphique pour découvrir et visualiser les chiffres détaillés et voir leur évolution au fil des années pour les nombreuses espèces concernées.

Le site des chiffres détaillés

La souffrance des animaux dans les laboratoires

Les animaux victimes de ces procédures passent leur vie entière enfermés. Tout n’est que barreaux, stress, terreur et souffrance. Ils sont utilisés entre autres pour la recherche fondamentale et appliquée, ainsi que pour des tests de toxicologie.

Pour Jeanne Mas, qui sera présente à Paris lors de notre action du 23 avril pour témoigner de sa solidarité envers ces animaux, cette citation de George Bernard Shaw résonne comme aucune autre :

«Les atrocités ne sont pas moins atrocités lorsqu’elles se produisent dans les laboratoires et qu’on les appelle recherche médicale.»

Or les deux tiers des procédures impliquent des souffrances non négligeables. Pire, près de 430000 animaux endurent ce qu’on appelle des « souffrances sévères » !

Les parents ou grands-parents de nombreux animaux dont les primates sont capturés dans la nature, transportés dans des conditions délétères et destinés à une existence de reproducteurs à la chaîne, leurs petits leur étant systématiquement retirés. D’autres sont élevés en France (les chiens de Mézilles et Gannat, les microcèbes du Muséum national d’Histoire naturelle, des poissons), mais beaucoup le sont à l’étranger (les macaques à Maurice ou en Indonésie… qui peuvent aussi transiter par la France via des établissements comme Silabe, lié à l’Université de Strasbourg). Certains proviennent même de zoos !

La loi interdisant l’expérimentation animale pour les cosmétiques en danger !

L’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques sur le territoire de l’UE, votée il y a neuf ans après une longue bataille et une première Initiative citoyenne européenne (ICE) victorieuse, est en danger. Le lobby de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) s’est mis en marche, et remet en question cette décision.

Une nouvelle Initiative citoyenne européenne qui va plus loin, à signer et partager

C’est pourquoi nous avons pris part à une nouvelle ICE pour sauver les cosmétiques sans tests sur les animaux, mais plus globalement pour l’arrêt de l’expérimentation animale tout court dans l’UE ! Et nous sommes soutenus par nos représentants au niveau européen : il y a quelques mois à peine, les eurodéputés se sont exprimés lors d’un vote historique pour l’arrêt progressif de l’expérimentation animale au sein de l’Union européenne.

Ainsi, bien que la France ait dépassé de peu son seuil minimal de signatures dans le cadre de l’ICE SaveCrueltyFreeCosmetics, il en faut plus d’un million pour l’ensemble de l’Union. Nous devons donc continuer à signer et faire signer cette ICE au plus de citoyens européens possible !

Une sensibilisation de terrain partout en France menée par nos militants

Nos militants seront présents dans de nombreuses villes les 23 et 24 avril prochains (sans précision, l’action a lieu le 23/04). Consultez l’événement national et celui de chaque ville ci-dessous.

Attention, les lieux et dates peuvent être modifiés jusqu’au dernier moment (autorisations de la préfecture, météo…). Reportez-vous à chacun d’eux, ils seront mis à jour en temps réel.

Département Ville Événement Facebook Lieu Date et Horaire
06 Nice https://www.facebook.com/events/254074546861420/ Promenade du Paillon Attention, report au 30/04 
10 Troyes https://www.facebook.com/events/1618991778466024 71, rue Émile Zola Attention, report au 30/04
33 Bordeaux https://www.facebook.com/events/559524238668117 Place de la Comédie 24 avril 14h à 17h
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/1165495784205266 Place de la Comédie Attention, report au 07/05
44 Nantes https://www.facebook.com/events/678598936698710/ Place Royale 14h à 15h30
61 Flers https://www.facebook.com/events/323247553239726/ Place Saint-Germain 10h à 11h30
64 Anglet https://www.facebook.com/events/478513874013354 Esplanade des Gascons Attention, report au 30/04
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/556268385699860/ Place du Corbeau 14h à 16h
69 Lyon https://www.facebook.com/events/1379938835802908 Place Saint-Jean Attention, report à une date ultérieure
74 Annecy https://www.facebook.com/events/256747959925474 63, rue Carnot Attention, report au 21/05
75 Paris https://www.facebook.com/events/5459245317442367/ Hôtel de ville 14h30 à 16h
76 Rouen https://www.facebook.com/events/542340967410545/ Place de la Cathédrale 14h à 16h

En action également sur les réseaux sociaux

Si vous voulez également prendre part à la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires mais que vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer, voici des publications que vous pouvez utiliser (et adapter) à loisir sur vos réseaux sociaux tout au long du 24 avril prochain, pour faire signer l’ICE. 

  • Aujourd’hui, c’est la #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires ! Savez-vous qu’il s’est pratiqué plus d’un million d’expériences sur des rats dans l’UE en un an ? Stoppez la barbarie en signant l’Initiative Citoyenne Européenne : http://savecrueltyfree.eu #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • L’expérimentation animale en Europe doit cesser ! 72 % des citoyens de l’UE souhaitent en finir avec cette barbarie mais l’UE fait la sourde oreille. Faisons-la évoluer ! Signez pour une UE sans cruauté : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Il est temps de mettre fin à l’expérimentation animale en Europe ! Nous avons besoin de VOUS pour ajouter votre signature afin que ces pratiques barbares cessent dans l’UE. Signez dès aujourd’hui : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires  #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Les animaux ont besoin de votre aide ! Signez l’Initiative Citoyenne Européenne, rejoignez et partagez la campagne enjoignant à l’UE de mettre fin à l’#ExpérimentationAnimale. En savoir plus: http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Diffusez largement ! J’appelle l’UE à mettre fin à l’expérimentation animale en Europe. Rejoignez-moi en partageant ce post et en signant à votre tour : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • L’expérimentation animale est barbare, coûteuse et inefficace. Je publie ce message pour témoigner de mon soutien à une UE sans cruauté. Rejoignez-moi en signant et partageant http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Dans toute l’UE, des MILLIONS d’animaux souffrent lors de tests et d’expériences. Chaque signature compte pour les animaux en Europe. Signez dès aujourd’hui pour mettre fin à l’expérimentation animale : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • 5 millions d’expériences pratiquées dans l’UE ont impliqué pour les animaux victimes ce que la législation qualifie de « souffrance grave ou modérée ». Rejoignez-moi pour une UE sans cruauté en signant : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Compte à rebours lancé pour mettre fin à l’#ExpérimentationAnimale dans l’UE ! Plus d’un million de signatures nécessaires pour stopper les tests sur animaux. Rejoignez-moi en cette #JournéeMondialedesAnimauxdansLesLaboratoires : signez http://savecrueltyfree.eu ! #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • 11194 expériences sur des primates en l’espace d’un an seulement, c’est 11194 expériences de trop. Aujourd’hui, c’est la #JournéeMondialedesAnimauxdansLesLaboratoires. Me rejoindrez-vous pour une UE sans cruauté ? Signez et partagez SVP : http://savecrueltyfree.eu #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique
19.04.2022
Maurice
Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique
Expérimentation animale

Le 14 avril à 6 heures du matin, Air France 473, un vol passager de nuit en provenance de Maurice a atterri à l’aéroport Charles de Gaulle (CDG), probablement plein de touristes revenant de leurs vacances sur l’île paradisiaque. Ce que les passagers ignoraient, alors qu’ils appréciaient leur confort en vol, c’est que 100 singes terrifiés se trouvaient juste sous leurs pieds dans la soute. Quel contraste violent entre ces vacanciers et les singes emprisonnés dans des caisses. Pour ces derniers, la destination finale était un laboratoire de test britannique dans lequel ils vont endurer le pire avant une mort certaine.

Un vol de 11 heures avant… les paillasses

Un travailleur concerné de l’aéroport de Roissy a alerté Action for Primates et One Voice après avoir appris le sort qui attendait ces macaques à longue queue expédiés en fret. De Paris, les singes ont été soumis à plus d’heures de confinement dans les caisses lors de leur transport vers le Royaume-Uni. Nous soupçonnons qu’ils ont été transportés par le transporteur allemand – Bin Air – de la France au Royaume-Uni, arrivant à l’aéroport de Manchester, une destination clé pour les singes importés au Royaume-Uni pour l’industrie de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement). La destination finale des singes était Labcorp (anciennement connue sous le nom de Covance) à Harrogate, une société mondiale de recherche sous contrat spécialisée dans les tests pharmaceutiques, chimiques et de produits phytosanitaires.

Un commerce opaque et abject

One Voice et Action for Primates ont déjà révélé le monde secret et cruel du commerce et du transport de singes vers l’Europe pour les utiliser dans les laboratoires et le rôle d’Air France dans le transport régulier de singes du Vietnam et de Maurice vers l’Europe. L’île Maurice est le principal fournisseur de singes des laboratoires européens et américains, exportant plus de 14000 êtres en 2021. La France est l’un des pays au cœur de ce commerce cruel, avec Silabe (Simian Laboratory Europe), une société basée à Niederhausbergen, faisant office de une étape connue pour importer des centaines de singes qui sont ensuite vendus à des laboratoires à travers l’Europe.

Avec l’inquiétude généralisée du public, bon nombre des principales compagnies aériennes du monde qui transportaient autrefois des singes vers des laboratoires – comme American Airlines, British Airways, United Airlines, South African Airways, Air China, China Airlines, Delta Airlines, Eva Air et Air Canada – ont mis fin leur implication dans cette entreprise cruelle. De nombreuses autres compagnies aériennes de passagers et compagnies de fret ont également déclaré leur intention de ne pas s’impliquer dans ce commerce.

Ce qui les attend…

Les macaques à longue queue sont l’espèce de primate non humain la plus utilisée dans les laboratoires. La majorité des individus sont utilisés dans des tests pour évaluer la toxicité des médicaments et des produits chimiques. Dans ces tests «d’empoisonnement», les singes reçoivent une substance par injection ou ingestion forcée pour voir les effets néfastes sur les animaux. Encore. différentes espèces réagissent différemment à un médicament ou à un produit chimique et les tests de toxicité ne peuvent pas prédire les effets indésirables que les humains subiront. Il y aura toujours des difficultés à extrapoler d’une espèce à une autre, et des expériences de laboratoire soigneusement contrôlées à la condition humaine et aux situations réelles de la vie humaine.

Agissons ensemble pour les macaques

Veuillez vous joindre à Action for Primates et One Voice dans notre appel à Air France pour qu’elle cesse de transporter des primates non humains et rejoigne les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce cruel.

Envoyez un message à :
Anne Rigail, Directrice générale : anne.rigail@airfrance.fr
Christophe Boucher, vice-président exécutif d’Air France Cargo, chboucher@airfrance.fr
Frédéric Kahane, Directeur de la fidélisation du groupe Air France, frederic.kahane@airfrance.fr

Vous pouvez également écrire à Bin Air pour demander des éclaircissements sur son rôle dans le transport de singes destinés à la recherche et l’exhorter à ne pas faire partie du commerce mondial cruel de la vie des singes: cierpka@binair.eu et charter@binair.eu

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h
07.04.2022
Chanteloup les vignes
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h
Animaux familiers

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. L’inauguration du Chatipi aura lieu à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h.

Crédit photo: SOS Matous de Chanteloup

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie, et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. C’est donc ce qui s’est passé à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, où l’association locale « SOS Matous de Chanteloup » et la mairie ont fait appel à One Voice pour qu’elle prenne en charge la problématique des chats errants sur la commune. Le programme Chatipi permet aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. L’inauguration du Chatipi aura lieu à Chanteloup-les-Vignes, le samedi 9 avril à 11h.

L’inauguration aura lieu devant le chatipi le samedi 9 avril à 11h, rue d’Arlequin, près du Chapiteau de la Compagnie des Contraires, en présence de Sophie Chergui, présidente de l’association SOS Matous de Chanteloup, des associations et des élus locaux. Enfin, c’est Cindy Tucci, la référente du groupe militant Paris-Ile de France, qui représentera One Voice.

Le site dédié au programme Chatipi a été inauguré au début du mois de mars et présente de multiples informations sur ce programme pédagogique en faveur des chats.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine sont en cours de développement. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.
En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Chanteloup-les-Vignes

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et prend en charge les frais vétérinaires et d’alimentation d’une vingtaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests) ainsi que le panneau pédagogique. La mairie a construit la dalle en béton et, avec l’association locale, a réalisé le montage du chalet et son aménagement. L’association locale va gérer les trappages pour la stérilisation des chats et leur suivi sanitaire. Elle assurera aussi leur nourrissage et le nettoyage du chalet.

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Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?

Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?

Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?
07.04.2022
France
Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?
Expérimentation animale

Tous les ans, on attend les chiffres de l’expérimentation animale, et tous les ans, ils sont décevants. Entre les animaux oubliés par les statistiques, l’absence d’évolution des pratiques et la représentation des souffrances et des morts dans des tableaux dénués de toute émotion, on voit bien que le combat est loin d’être gagné.

Encore et toujours, les chiffres de l’expérimentation animale arrivent très tard en France. Fin février 2022, on vient tout juste de connaître ceux de l’année 2020. On nous dira que c’est deux mois plus tôt qu’en 2019 (où il avait fallu attendre fin avril et une plainte de notre part contre la France auprès de l’Europe pour avoir les chiffres de 2017) et quatre mois plus tôt qu’en 2020 (avec la publication fin juin des chiffres de 2018). Si cette « enquête statistique » était complète, bien présentée, et accompagnée de relevés détaillés comme en Angleterre, on pourrait pardonner ce retard. Mais quand on se retrouve face à un document de quelques pages qui oublie d’indiquer d’où proviennent les primates utilisés et qui n’établit aucune comparaison avec les années précédentes, on se dit que la « transparence », récemment devenue un leitmotiv dans la défense de l’expérimentation animale, n’est vraiment que de la poudre aux yeux.

Des chiffres en baisse… sur le papier

L’enquête signale une bonne nouvelle du côté du nombre d’animaux utilisés, puisqu’il est inférieur de 200 000 au nombre calculé pour 2019 – mais le ministère reconnaît lui-même dans le document que « cette baisse s’explique en partie par l’épidémie de COVID-19 qui a conduit à la suspension de l’activité de certains établissements ». Bonne nouvelle, dans ce cas? Pas vraiment : dès mai 2020, un chercheur mentionnait à la radio le « sacrifice » de milliers d’animaux dans les laboratoires « puisqu’on n’avait plus la possibilité pour le personnel de venir s’en occuper ». L’OPAL, association de professionnels de l’expérimentation animale, avait même publié des directives indiquant des seuils d’absence à partir desquels prévoir des procédures d’euthanasie (15% d’absents), commencer les euthanasies (40% d’absents) ou euthanasier massivement les animaux (60-75% d’absents).

S’il faut encore le rappeler, les chiffres fournis par le ministère ne désignent pas un nombre d’individus utilisés et/ou tués, mais un nombre de procédures. Les euthanasies seules n’étant pas considérées comme des procédures, les animaux tués à cause du manque de personnel ne sont pas décomptés dans l’enquête. Nous avions d’ailleurs déjà dénoncé cette mauvaise pratique d’enquête statistique à propos des animaux tués pour récupérer leurs tissus ou pour gérer les surplus d’élevage, dans la mesure où cela permet de réduire artificiellement les chiffres de moitié. La baisse des chiffres de l’enquête ne veut donc pas dire que moins d’animaux sont morts dans les laboratoires en 2020, mais simplement qu’il y a eu moins d’expériences.

En bref : espèces et but des expériences

Comme d’habitude, les rongeurs, les poissons et les lapins forment l’immense majorité des animaux utilisés en 2020. Mais il y a encore des chiens, des chats, des primates, des furets, des vaches, des cochons, des équidés, des oiseaux, des céphalopodes, des reptiles, des amphibiens… À part les grands singes (pour lesquels, a priori, aucune dérogation n’a été donnée ces dernières années en France), très peu d’espèces échappent tout à fait à l’expérimentation animale.

Quant au but des expériences, il n’a pas changé. Environ 90% d’entre elles se répartissent entre la recherche fondamentale, la recherche appliquée et les études toxicologiques, de manière variée selon les espèces: autant les reptiles, les céphalopodes, certains rongeurs, les chèvres et les prosimiens sont presque tous utilisés pour la recherche fondamentale, autant les lapins, les chiens, les cochons d’Inde et les macaques crabiers sont principalement utilisés pour tester la toxicité de médicaments pour humains, tandis que les chats et certains oiseaux servent surtout à tester des produits vétérinaires.

Les animaux viennent-ils tous d’élevages agréés?

On nous répète en boucle depuis des années que les animaux doivent venir d’élevages spécialisés et agréés spécifiquement pour l’expérimentation animale – comme si cela justifiait l’expérimentation animale! Pourtant, seulement 82-83% des animaux proviennent de ces élevages ces dernières années, et ce chiffre est très variable selon les espèces. On voit notamment que 30% des chiens et 21% des chats utilisés pour la première fois en 2020 ne viennent même pas d’élevages européens non agréés, mais d’élevages situés ailleurs dans le monde, sur lesquels il serait bien difficile d’avoir des informations. Encore un bel exemple de transparence, sur lequel on n’entend jamais s’exprimer les partisans de l’expérimentation animale.

La situation des macaques crabiers (aussi appelés macaques à longue queue ou macaques cynomolgus) est encore moins enviable. Avec plusieurs milliers de procédures chaque année, ce sont les primates les plus utilisés dans les expériences. Pourtant, le ministère n’a pas daigné renseigner dans les enquêtes 2019 et 2020 les provenances de ces animaux. Si l’on en croit les enquêtes des années précédentes, les macaques crabiers proviennent majoritairement de pays extérieurs à l’Europe – ce qui nous étonne peu, vu que l’on dénonce depuis longtemps les élevages mauriciens qui se réapprovisionnent régulièrement en animaux sauvages, et plus récemment les captures de primates sauvages en Indonésie, destinés principalement aux États-Unis et à la Chine (dont les élevages peuvent fournir aussi les primates utilisés en France).

Le rapport émis par la Commission européenne en 2017 mentionnait que, d’après les résultats de l’étude de faisabilité réalisée les années précédentes, tous les primates utilisés à partir de novembre 2022 devront être issus de deuxième génération en captivité au moins (primates « F2 »[1]) – à l’exception des études impliquant de vieux primates, qui pourront utiliser des primates F1 vieillissants. On se demande bien comment la France va pouvoir atteindre cet objectif, quand on constate que de 66,9% de primates F2 en 2018, on est passé à 66% en 2019 avant de remonter légèrement à 69% en 2020. Cela indique que près de 30% des primates utilisés en 2020 étaient de première génération en captivité. En d’autres termes, leurs parents avaient été capturés dans la nature. D’après le rapport de la Commission européenne, il s’agit principalement des macaques crabiers – ce qui nous ramène encore une fois aux élevages mauriciens et aux captures en Indonésie…

[1] Les primates utilisés dans les laboratoires sont recensés en trois catégories: les « colonies autonomes » (qui n’achètent pas de primates à l’extérieur et dont le renouvellement des individus se fait par la reproduction au sein de la colonie), les primates « F1 » (première génération en captivité, c’est-à-dire que leurs parents ont été capturés dans la nature) et les primates « F2 » (deuxième génération ou plus en captivité, c’est-à-dire que leurs parents sont des primates F1). Au-delà de la deuxième génération, on parle de primates « F2+ ».

Ceux dont on ne parle pas

À côté de ces animaux dont on parle souvent, on entend rarement parler des espèces auxquelles font référence les « autres mammifères », « autres carnivores », « autres oiseaux » de l’enquête statistique. À y regarder de plus près en ayant recours aux chiffres détaillés (obtenus sur demande au ministère), on voit que ces espèces sont principalement utilisées en éthologie et en biologie animale en ce qui concerne des chevreuils, des sangliers, des cerfs, des phoques, des baleines, des dauphins, énormément d’oiseaux et quelques espèces de rongeurs – avec des procédures impliquant un stress ou une douleur au moins équivalente à l’introduction d’une aiguille, puisqu’elles sont enregistrées comme de l’expérimentation animale. Quant aux « autres oiseaux », ils regroupent beaucoup de canards, d’oies, de dindes… qui subissent entre autres choses des expériences destinées à améliorer la productivité de leur espèce en matière de consommation humaine (notamment dans la filière foie gras…).

N’oublions pas non plus les cas où les « élevages non agréés » de l’Union européenne sont des zoos — One Voice avait déjà relayé l’alerte d’une association allemande en 2014, qui dénonçait les expériences réalisées sur des primates nés dans des zoos français près de Nantes. D’ailleurs, les statistiques du ministère pour l’année 2018 mentionnent explicitement les « parcs zoologiques » comme provenance pour le requin roussette. Sans parler du Muséum national d’Histoire naturelle, dont nous avons récemment dénoncé l’élevage de centaines de microcèbes mignons pour la recherche. Là encore, avec cette seule mention en petits caractères dans un document obscur, on ne peut pas vraiment parler de transparence: comment savoir si les zoos près de chez vous fournissent des animaux aux laboratoires?

D’année en année, les souffrances perdurent

On en arrive au plus grave, au cœur du rejet de l’expérimentation animale: les animaux souffrent. On nous parle de « raffinement » des expériences et des conditions de détention, mais il s’agit quand même de mettre des souris dans des boîtes en plastique, des chiens dans des box, des lapins dans des cages, dont ils ne sortiront que pour subir les expériences auxquelles on les destine.

Et ces expériences sont loin d’être bénignes : en 2020, presque 225 000 procédures « sévères » ont été réalisées. La réglementation affirme que ces procédures sont susceptibles de provoquer chez les animaux « une douleur, une souffrance ou une angoisse intense ou une douleur, une souffrance ou une angoisse modérée de longue durée » ou « d’avoir une incidence grave sur le bien-être ou l’état général des animaux ». Ce sont des transplantations, des maladies génétiques provoquées ou facilitées, des irradiations et autres brûlures, des chocs électriques auxquels les animaux ne peuvent pas échapper…

Depuis 2016, les procédures sévères représentent environ 15% des expériences réalisées en France, sans diminution significative. Bien que les chiens et les chats soient proportionnellement moins concernés, certains n’y échappent pas: 118 chiens et 27 chats ont subi ces procédures en 2020. Le nombre d’animaux élevés pour présenter des modifications génétiques délétères augmente quant à lui depuis 2016, pour atteindre presque 84 000 animaux sur l’année 2020 – il s’agit principalement de souris, mais aussi de rats, de chiens et de poissons-zèbres.

Presque 50% des procédures sont « modérées », c’est-à-dire susceptibles de provoquer « une douleur, une souffrance ou une angoisse modérée de courte durée ou une douleur, une souffrance ou une angoisse légère de longue durée » ou d’avoir « une incidence modérée sur le bien-être ou l’état général des animaux ». Il peut s’agir d’inductions de tumeurs, de jeûnes forcés, de chirurgies sous anesthésie, de tests de toxicité, de certaines modifications génétiques et ainsi de suite… Ce chiffre qui augmente chaque année légèrement au détriment des procédures « légères » (30%) telles que les prises de sang, les biopsies ou les confinements courts en cage métabolique. En fait, au-delà des procédures légères que les défenseurs de l’expérimentation animale aiment mettre en avant, 65% des expériences impliquent des souffrances qui sont loin d’être négligeables.

Que retenir ?

L’expérimentation animale est une injustice à laquelle nous devons mettre fin. Les personnes qui la défendent masquent leurs victimes derrière des chiffres, des pourcentages et des graphiques. Elles cherchent à nous faire croire que ces animaux sont mis au service du bien commun, tout en refusant l’opinion publique et en tentant de l’infléchir quand elle ne leur est pas favorable. C’est pourtant bien le grand public qui finance la plupart des centres de recherche. C’est bien au grand public que les résultats sont censés profiter.

Finalement, les chiffres de 2020 révèlent surtout que cette aberration morale qu’est l’expérimentation animale se poursuit, et qu’il nous faudra encore nous battre pour arriver à en sortir – en réclamant plus d’investissements dans le développement des méthodes non animales, en exigeant une obligation stricte de rechercher et d’appliquer ces méthodes dès qu’elles existent et, à l’échelle individuelle, en soutenant l’Initiative Citoyenne Européenne qui demande l’interdiction stricte des tests d’ingrédients cosmétiques sur les animaux.

Nouvelle enquête: Jumbo et ses compagnons de misère, toujours enfermés au Cirque Muller

Nouvelle enquête: Jumbo et ses compagnons de misère, toujours enfermés au Cirque Muller

Nouvelle enquête: Jumbo et ses compagnons de misère, toujours enfermés au Cirque Muller
06.04.2022
Bouches-du-Rhône
Nouvelle enquête: Jumbo et ses compagnons de misère, toujours enfermés au Cirque Muller
Exploitation pour le spectacle

Depuis le dépôt de notre recours en cassation en février dernier, nos enquêteurs sont retournés voir comment se portait Jumbo au sein du cirque des Muller, à Vitrolles. Début mars 2022, donc, nous l’avons filmé dans le camion, dont la porte était entrebâillée mais jamais ouverte. Comme toujours. Et une fois encore, la piscine était remplie d’eau sale, et par là même inaccessible. Jusqu’à ce qu’arrive le dernier jour où il put enfin, sortir du camion quelques minutes. Nos plaintes suivent leur cours. Jumbo, lui, reste au cirque.

Notre combat pour sauver Jumbo de cet enfer en tôle est un chemin semé d’embûches. Entre ceux qui ne veulent pas que les choses changent et ceux qui sont convaincus du bien-fondé de l’enfermement des animaux pour le divertissement, les animaux captifs semblent avoir parfois peu d’alliés. Pourtant, depuis plus de vingt ans les chapiteaux se vident, de nombreux circassiens choisissent de cesser d’exploiter des animaux. Nous pouvons les aider dans cette démarche. Nous sommes partenaires de sanctuaires en France, en Europe, mais aussi en Afrique et en Inde.

Tout vaut mieux, en tout cas, que de se sédentariser ou d’envoyer les animaux à l’étranger pour mieux continuer à les exploiter! Ou pire, de les abattre pour les vendre à des taxidermistes en prévision des décrets d’application de la loi sur la maltraitance animale votée mais toujours en suspens sans ces textes essentiels.

Des images exceptionnelles, une vue d’ensemble jamais montrée

Les singes, les tigres et Jumbo sont enfermés quasiment tout le temps. Des tigreaux sans leur mère, sont confiés à une lionne… Le seul événement qui rompt leur ennui est le spectacle et ses numéros indigents et humiliants, pour un seul des singes et pour les tigres, et sous la menace permanente des accessoires de coercition, trois ou quatre jours par semaine. Le reste du temps et pour le reste d’entre eux, c’est les barreaux, les chaînes, les regards, le bruit, le fouet… Comment peut-on rester en bonne santé ainsi? Des animaux qui ont tant besoin d’exercice. Et pour les tigres, tant besoin de solitude, et pour les hippopotames, de compagnie.

Nos images, inédites, témoignent une fois de plus du fait que les animaux sont enfermés à longueur de journée. Elles dévoilent ce que, depuis le sol on ne peut montrer, car les circassiens montent la garde, et mieux vaut ne pas se frotter aux Muller… De nombreux militants pacifistes en ont fait les frais, ainsi que les forces de l’ordre, en tentant de mettre à exécution une décision de justice.

Nos procédures en cours

Notre recours en cassation, engagé par l’association en février 2022, devra déterminer si les consorts Muller peuvent se voir octroyer le remboursement de leurs frais d’avocat et intervenir au soutien d’un mémoire de l’État qui n’existe pas, d’une part, ainsi que, d’autre part, déterminer si le préfet est bien habilité en tant qu’autorité administrative à procéder au retrait des animaux placés dans des conditions susceptibles de leur occasionner des souffrances. Car si le préfet n’est pas habilité et que les tribunaux classent les plaintes des associations, qui a la responsabilité de la protection des animaux alors?

Depuis, l’association a introduit une nouvelle demande auprès du préfet, puis du tribunal administratif pour demander, au vu des condamnations pénales des Muller, qu’il soit procédé au retrait des autorisations d’ouverture et des certificats de capacité de ces exploitants défaillants. Cette procédure est toujours en cours.

Enfin, une nouvelle plainte déposée pour non-conformité des conditions de détention de l’hippopotame a abouti à une médiation pénale à laquelle les Muller n’ont pas daigné répondre. Le dossier est reparti au parquet de Valence pour suite à donner.

Pour les animaux de ce cirque et pour Jumbo en particulier, jamais nous n’abandonnerons le combat. Signez la pétition!

Déterrage des blaireaux en Gironde: les chasseurs et la préfète déboutés

Déterrage des blaireaux en Gironde: les chasseurs et la préfète déboutés

Déterrage des blaireaux en Gironde: les chasseurs et la préfète déboutés
05.04.2022
Gironde
Déterrage des blaireaux en Gironde: les chasseurs et la préfète déboutés
Animaux sauvages

En mai 2021, la préfète de Gironde autorisait les chasseurs à bénéficier d’une large période complémentaire pour déterrer les blaireaux. Nous avions attaqué cette décision. Le tribunal administratif de Bordeaux vient d’annuler cette décision, jugée illégale et dangereuse pour le renouvellement des populations.

Les chasseurs n’en ont jamais assez et ne cessent de réclamer des périodes d’ouverture complémentaire pour tuer notamment des petits qui ne sont pas encore sevrés. Le 7 mai 2021, au mépris flagrant du Code de l’environnement, la préfète de Gironde leur avait ainsi accordé la possibilité d’aller déterrer des blaireaux entre le 15 mai 2021 et le 14 septembre 2021. Pour éviter ce carnage, nous avions aussitôt déposé une requête en urgence. Le tribunal avait rejeté notre requête, estimant que la préfecture avait suffisamment encadré cette activité et que la vénerie sous terre en Gironde n’avait pas d’impact sur les populations de blaireaux. Et pourtant…

Un scénario qui se répète partout en France

Dans les documents que les chasseurs ont soumis au tribunal, on peut lire que les blaireaux n’auraient pas de prédateurs naturels, causeraient des dégâts sur les cultures et des collisions routières. Ils se proposaient donc de les éliminer et ainsi de « rendre service » à la population qui ne leur a en réalité rien demandé! On le voit, cette rhétorique hypocrite est bien huilée et ce mauvais scénario se rejoue partout en France. Comme dans le Morbihan, en Saône-et-Loire et dans l’Ain, où des blaireaux sont à chaque fois en danger de mort.

Pour le seul plaisir des chasseurs

En Gironde comme ailleurs, la préfète s’est appuyée sur les données fournies par les chasseurs pour justifier sa décision. Outre que la méthode est discutable, ces données manquent de précisions. Quels sont les dégâts causés? Sont-ils réellement le fait des blaireaux? Si oui, où? Combien? Quels sont les impacts réels? La préfecture n’a pas correctement justifié sa décision pour ordonner cette période de chasse complémentaire.

Et nous posons la question: qui va contrôler les chasseurs? Comment connaître les dégâts collatéraux qu’ils commettent, notamment sur des espèces protégées? Pour cela, il faudrait une police indépendante de la chasse et une réforme radicale de ces pratiques barbares. On en est loin. Notre enquête le prouve. La vénerie sous terre est particulièrement violente et synonyme de mort cruelle pour, entre autres, de jeunes blaireaux.

Une victoire qui pointe l’illégalité des procédures

Avec cette victoire, nous n’avons pas pu empêcher le massacre des blaireaux de Gironde à l’été 2021. Mais la décision du tribunal administratif de Bordeaux a le mérite de mettre en lumière les manœuvres des chasseurs qui veulent en permanence allonger la saison de chasse par tous les moyens possibles. Oui, cette décision déclare illégales les tueries des chasseurs de fait, en complicité avec les services de l’État. Elle nous met du baume au cœur et fournit des arguments supplémentaires pour les combats futurs en faveur des blaireaux.

Vous pouvez continuer à signer notre pétition pour une réforme radicale de la chasse, qui comprend l’abolition de la vénerie sous terre!

Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan

Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan

Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan
01.04.2022
Morbihan
Urgence absolue pour les blaireaux du Morbihan
Animaux sauvages

Dans le Morbihan, un arrêté préfectoral menace d’élargir la période de vénerie des blaireaux du 15 mai au 14 septembre. Ensemble, nous pouvons empêcher ce massacre. Nous appelons tous ceux qui s’opposent à la barbarie à se mobiliser et à répondre à la consultation publique. Nous avons jusqu’au 15 avril pour ce faire.

Début mai, les blaireautins pointent le museau hors du nid. Âgés d’environ huit semaines, ils sont encore allaités par leur mère et aiment jouer dans l’herbe fraîche. Leur vie commence à peine. Va-t-elle s’arrêter net sous les coups de pioche des chasseurs du Morbihan? Dans ce département, les services de l’État, encore une fois sous l’influence de la Fédération des chasseurs, projettent en effet d’élargir l’autorisation de la vénerie sous terre pour une période complémentaire du 15 mai au 14 septembre 2022. Une consultation publique est en ligne, ouverte jusqu’au 15 avril. Nous sommes donc invités à nous prononcer sur ce massacre annoncé. Faisons-le.

Des pratiques mortelles pour de nombreux animaux

Cette fois, le préfet n’impose pas sa décision de façon arbitraire et la soumet à la consultation publique. Peut-être parce que l’an dernier, il n’a pas eu gain de cause et a été débouté par le tribunal administratif. Pour justifier cinq mois de traque supplémentaires, les chasseurs invoquent les dégâts causés par les blaireaux sur les cultures agricoles. L’argument ne tient pas. Il n’est absolument pas nécessaire d’assassiner des animaux pour protéger les plantations: les clôtures et des barrages olfactifs sont une solution. D’autant que ces pratiques barbares ne sont pas seulement mortelles pour les blaireaux: des chats forestiers, des loutres ou des chauves-souris, (autant d’espèces protégées) en font aussi les frais. Par ailleurs, la destruction des blaireaux au mois de mai met en péril le renouvellement de leur population.

La France, à la traîne de ses voisins européens

Particulièrement violente, la vénerie sous terre consiste à introduire des chiens dans les galeries de blaireaux pour les acculer à sortir. Brutalement saisis par des pinces, ils sont abattus d’un coup de fusil. Sous terre, chiens et blaireaux se livrent à de véritables combats, dont les chiens sortent aussi blessés. Notre enquête en infiltration en témoigne.

En Europe, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg ou encore la Suisse ont interdit la vénerie sous terre. Pourquoi pas la France?

Nos actions ont déjà permis de belles victoires pour les blaireaux, récemment en Saône-et-Loire où nous avons réussi à faire suspendre un arrêté similaire, ainsi que dans l’Ain où nous avons eu gain de cause.

Aujourd’hui, il est temps de monter au front pour les blaireaux du Morbihan. Nous invitons les services de l’État de ce département à ne pas céder à la pression d’une minorité de chasseurs défendant un loisir d’un autre âge. Nous vous invitons à consulter notre article sur les arguments pouvant être opposés à ce type d’arrêtés, à reformuler avec vos propres mots. Ensemble, emparons-nous de cette consultation publique et battons-nous pour la protection de la faune sauvage et le respect des animaux.

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…

Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…
01.04.2022
Ain
Les animaux du cirque Franco-Belge toujours exploités…
Exploitation pour le spectacle

Depuis des mois les signalements pleuvent concernant le cirque Franco-Belge, que nous étions allés visiter il y a tout juste deux ans à Milly-la-Forêt. Le 1er mars, il était à Villelaure, mi-février à Digne-les-Bains, l’été dernier à Villefontaine, à la Tour du Pin ou encore à Meylan… De nouveau, cette fois dans la périphérie de Bourg-en-Bresse, le public se révolte de voir des animaux derrière des barreaux, enfermés dans des camions-cages, et devant exécuter sur la piste des numéros indigents sous la contrainte. Nous avons besoin de vous pour écrire à la mairesse de la commune!

Ce jeudi 31 mars, le cirque de Jackson Muller a été signalé dans l’Ain, à Péronnas, une petite ville jouxtant Bourg-en-Bresse. En plus des « classiques » animaux domestiques, poneys et chameaux, le cirque exploite aussi des zèbres, des singes, des lionnes et des tigres dont un tigre blanc (« produit d’appel » pour les cirques, toujours friands de nouveautés), issu d’un croisement qui entretient une maladie génétique, menant souvent ces animaux à des problèmes de vue, respiratoires et cardiaques…

Des animaux stressés qui s’ennuient profondément et un danger pour les riverains

Les images filmées par la lanceuse d’alerte montrent que les tigres tournent en rond dans les camions-cages, un symptôme de mal-être lié à la captivité. En effet, dans la nature, les animaux sauvages peuvent se soustraire à la vue de tous, et circuler comme bon leur semble.

De plus, le cirque n’assure aucune surveillance des animaux, alors qu’ils représentent un danger pour quiconque ne respecterait pas les barrières ou les écriteaux.

Une loi toujours pas en application

Les décrets d’application de la loi sur la maltraitance animale concernant les cirques itinérants ne sont toujours pas publiés. Or, les délais votés et inscrits dans la loi sont déjà longs avant l’arrêt de la reproduction (deux ans) et celui de l’itinérance (sept ans). Mais ils ne prendront effet qu’à la publication desdits décrets. Il est grand temps que les maires, indépendants du pouvoir en place (contrairement aux préfets), tapent du poing sur la table. Ils peuvent agir et ne plus laisser faire en refusant d’accueillir ces établissements de souffrance mobiles sur leur territoire.

Les spectacles commencent dès ce vendredi 1er avril, et auront lieu jusqu’à dimanche. Ecrivons tous en masse à la maire de Péronnas, afin de lui demander de ne plus accueillir de cirques qui exploitent des animaux.

 

Adresse et email de la commune:

Mairie de Péronnas
Place de la Mairie, BP 20
01960 PERONNAS

Formulaire de contact

Lettre/email type:

À l’attention de Madame Hélène Cedileau, mairesse de Péronnas

Madame la Mairesse,

Je suis outré(e) que votre municipalité accueille sur son territoire un cirque exploitant des animaux parmi lesquels figurent des animaux sauvages, dont la place n’est pas dans des camions, à subir jour après jour la terreur du dressage, la promiscuité et l’itinérance.

Le cirque Franco-Belge, actuellement installé à Péronnas, exploite des tigres, qui sont de grands solitaires, ainsi que des lionnes qui, en liberté, règnent sur des centaines de kilomètres carrés de territoire. Les singes et les zèbres, eux aussi, ont besoin de vivre dans des espaces naturels et non derrière des barreaux ou à l’attache, sous la menace du fouet. La place des animaux des cirques est dans des sanctuaires, pas derrière des grillages à la vue de tous, ni sous les projecteurs, harcelés par les bravos des spectateurs ou la musique tonitruante des circassiens.

Sans parler du grand danger que représentent de tels animaux pour les riverains, sachant qu’aucune surveillance n’est assurée par les employés du cirque.

Dans l’espoir qu’à l’avenir vous ne renouvellerez pas l’autorisation d’installation du cirque Franco-Belge sur votre commune ni d’aucun autre cirque détenant des animaux ; dans l’espoir aussi que vous diligenterez une visite de l’OFB ou, à défaut, de la DDDPP sur place avant son départ, je vous prie d’agréer, Madame la Mairesse, mes respectueuses salutations.

Signature