Des associations demandent l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy!

Des associations demandent l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy!

Des associations demandent l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy!
21.10.2022
Bargy, France
Des associations demandent l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy!
Animaux sauvages

Quelques jours avant la visite du Ministre de l’Agriculture en Haute-Savoie, le Préfet a pris à la hâte un nouvel arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 75 bouquetins. Il a déclenché immédiatement dans la nuit de dimanche à lundi une opération de grande ampleur en interdisant l’accès au massif du Bargy jusqu’au lendemain soir pour y perpétrer cette tuerie à huis clos. Résultat de cette opération funeste: 61 bouquetins ont été abattus en 2 jours…

Il reste un espoir pour 14 bouquetins qui peuvent encore être sauvés. Huit associations* ont déposé en urgence au tribunal administratif de Grenoble, ce mercredi 20 octobre, un référé suspension contre l’arrêté autorisant cet abattage indiscriminé. L’audience se tiendra le 3 novembre.

L’abattage indiscriminé des bouquetins n’est clairement pas une solution à l’éradication de la brucellose. Depuis le printemps 2022, 170 bouquetins ont été capturés et il a été constaté que plus de 96% n’étaient pas porteurs de la maladie. Les scientifiques du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) avaient déjà émis un avis défavorable à l’arrêté préfectoral et l’hypothèse d’une contamination directe bouquetin-bovin n’a jamais pu être établie avec certitude dans la mesure où d’autres animaux sauvages, tels que des chamois, des cerfs et des chevreuils se sont également révélés être porteurs de la bactérie.

La justice avait déjà donné raison aux associations en mai 2022 en suspendant un arrêté préfectoral qui visait à abattre 170 bouquetins de façon indiscriminée.

En dépit de tout cela, le Préfet récidive. Contre les avis des scientifiques du CNPN et de citoyens, qui sont 88 % à avoir émis un avis négatif lors de la consultation publique menée cet été, il a décidé de « nettoyer » le massif du Bargy quelques jours avant la venue du Ministre de l’Agriculture. Il s’agit là d’un massacre, au sens propre du terme, car seuls 2 ou 3 bouquetins sont potentiellement séropositifs selon les premières analyses.

L’État n’écoute ni les scientifiques, ni la justice, ni les citoyens, ni les associations. Il cède à la pression des lobbys agricoles.

D’ici là, nous en appelons directement à vous, Monsieur le Ministre de la Transition Écologique. Monsieur Béchu, il est de votre responsabilité d’interdire tout tir supplémentaire avant le verdict de la justice sur la légalité de cet arrêté. Il est de votre responsabilité de démontrer que nous sommes encore dans un Etat de droit et que l’Etat respecte la Justice et défend ces espèces protégées.

(*) AJAS, Animal Cross, ASPAS, AVES, FNE Auvergne-Rhône-Alpes, FNE Haute-Savoie, LPO, One Voice

En Corrèze, l’arrêté préfectoral sur le déterrage des blaireaux était illégal

En Corrèze, l’arrêté préfectoral sur le déterrage des blaireaux était illégal

En Corrèze, l’arrêté préfectoral sur le déterrage des blaireaux était illégal
18.10.2022
Corrèze
En Corrèze, l’arrêté préfectoral sur le déterrage des blaireaux était illégal
Animaux sauvages

Nette victoire de One Voice: le tribunal administratif vient de décider le 13 octobre dernier l’annulation de l’arrêté préfectoral du mois de mai 2022 -déjà suspendu- de Corrèze, qui autorisait une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux. Cet arrêté était donc illégal.

Voilà une bonne nouvelle, qui confirme la suspension de l’arrêté obtenue par One Voice en urgence peu après sa publication et ayant permis d’épargner la vie de nombreux blaireaux, blairelles et blaireautins. Le tribunal a relevé de multiples illégalités.

L’opacité de la note de présentation

D’abord sur la forme: la note de présentation accompagnant le projet d’arrêté lors de la consultation du public ne détaillait ni les motifs conduisant à autoriser la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux, ni ne donnait de données locales sur les blaireaux. Le tribunal considère que la violation de cet article du Code de l’environnement a privé le public, et notamment les associations de défense de l’environnement, d’une garantie.

La Commission en charge d’estimer les conséquences pour les animaux mal informée

Avant toute publication d’un arrêté, la Commission nationale de la chasse et de la faune sauvage doit être convoquée selon des règles qui n’ont pas été suivies à la lettre dans ce cas. Non seulement ses membres n’ont pas eu accès aux documents qui doivent leur être transmis pour étudier le projet d’arrêté suffisamment en amont de la réunion, mais ces documents n’étaient pas tous réunis! Notamment, ils n’ont pas eu connaissance du « projet d’arrêté, [d]es dates de cette période complémentaire, ni [d]es estimations de la population des blaireaux dans le département ou, plus largement, [des] incidences qu’une extension de la période de la chasse était susceptible d’avoir sur la présence de l’espèce dans le département de la Corrèze. » (Extrait de l’ordonnance.)

La légèreté des arguments avancés par la préfecture

Enfin et sur le fond, le tribunal a jugé que la préfète avait fondé sa décision sur des dégâts occasionnés aux productions agricoles qu’elle n’établit pas, et que la survie des petits ainsi que la présence potentielle d’autres animaux dans les terriers devaient être pris en compte, ce que la préfète n’avait pas fait.

« La période complémentaire de chasse aux blaireaux ainsi ouverte conduit à tuer de jeunes animaux, non encore sevrés ou débutant une alimentation mixte. De plus, le nombre important de terriers secondaires creusés par les blaireaux permet à d’autres animaux de les utiliser pour leurs propres besoins. Or la préfète de la Corrèze n’a assorti sa décision d’aucune prescription particulière évitant la destruction ni de jeunes blaireaux alors que la croissance démographique de cet animal est faible, ni à la destruction d’autres espèces. »

Extrait de l’ordonnance.

Nous sommes bien d’accord avec le tribunal!

Nous avons déposé de nombreux référés et recours cette année pour tenter de faire suspendre et annuler des périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux, seuls ou avec nos partenaires.

Pour soutenir notre demande de protection des blaireaux, signez notre pétition!

Mise à jour du 21 octobre 2022: les deux occurrences des termes « ordonnance de jugement » ont été remplacées par « ordonnance », plus juste.

Chasse: pour les Galliformes de montagne, One Voice au tribunal administratif de Grenoble le 18 octobre

Chasse: pour les Galliformes de montagne, One Voice au tribunal administratif de Grenoble le 18 octobre

Chasse: pour les Galliformes de montagne, One Voice au tribunal administratif de Grenoble le 18 octobre
17.10.2022
Savoie
Chasse: pour les Galliformes de montagne, One Voice au tribunal administratif de Grenoble le 18 octobre
Animaux sauvages

Les arrêtés pleuvent sur tous les territoires où vivent les Galliformes de montagne, pour autoriser leur abattage par les chasseurs et ce, malgré leur mauvais état de conservation! Pour One Voice, cela est inacceptable. Nous avons attaqué l’arrêté préfectoral de Savoie du 23 septembre 2022 autorisant à chasser des Tétras lyres, des Lagopèdes alpins et des Perdrix bartavelles. L’audience en référé aura lieu au tribunal administratif de Grenoble demain mardi 18 octobre. Nous espérons bien faire suspendre au plus vite cette autorisation de les chasser.

One Voice attaque l’arrêté sur le fait qu’il autorise des abattages pour ces trois espèces d’oiseaux. La nouveauté dans ce dossier, par rapport à d’autres sur les Galliformes de montagne, est que nous avons choisi de nous battre non seulement pour les Lagopèdes et les Tétras lyres, mais également pour les Perdrix bartavelles classées « quasi menacées » et pour lesquelles les chiffres de l’Observatoire des Galliformes de Montagne (chargé des recensements in situ) ne sont pas bons.

Chaque chasseur de chaque territoire peut tuer un Lagopède alpin, pendant que le sort des Tétras lyres et Perdrix bartavelles est laissé à l’appréciation des plans de chasse individuels, qui peuvent aller jusqu’à tuer 414 individus pour les premiers et 190 pour les secondes.

Est-ce normal que la vision court-termiste qui autorise la chasse prévale? Est-ce normal que des quotas soient établis en fonction des données récoltées l’année précédente? On ne calcule pas un budget prévisionnel, là: ce n’est pas du théorique, des vies sont en jeu, et pas des moindres! Les Galliformes de montagne sont petit à petit en train de disparaître. Si l’on autorise à en abattre plus les années où, enfin, ils peuvent vivre et se reproduire en paix, ce n’est pas comme cela que l’on va assurer leur survie alors qu’ils ont déjà tant de mal à le faire sans être en ligne de mire. Si on ajoute à cela que la période de chasse est en ce qui les concerne, particulièrement longue dans le département, on pourrait finir par croire qu’il y a là une volonté de les faire disparaître au plus vite.

Chasses traditionnelles des alouettes, perdrix grises et pigeons ramiers: des arrêtés sur la sellette

Chasses traditionnelles des alouettes, perdrix grises et pigeons ramiers: des arrêtés sur la sellette

Chasses traditionnelles des alouettes, perdrix grises et pigeons ramiers: des arrêtés sur la sellette
17.10.2022
France
Chasses traditionnelles des alouettes, perdrix grises et pigeons ramiers: des arrêtés sur la sellette
Animaux sauvages

Notre équipe et nos avocats seront mobilisés en nombre le 20 octobre pour plaider, en même temps que la LPO, la cause des oiseaux à Paris au Conseil d’État. La suspension des arrêtés ministériels sur la chasse traditionnelle des alouettes y sera discutée et disputée! Et au même moment au tribunal administratif de Haute-Garonne à Toulouse, où le sort des perdrix grises et des pigeons ramiers sera dans la balance de la justice administrative.

Les avocats des cabinets de Me Gossement et de Me Thouy défendront respectivement les perdrix grises et les palombes (ou pigeons ramiers) dans le Sud-Ouest; Me Lyon-Caen sera quant à lui au Conseil d’État pour porter notre combat pour les alouettes des champs et autres oiseaux pris dans les pantes (filets pliants) et matoles (cages tombantes).

Malgré un été particulièrement dévastateur, l’État remet le couvert pour les chasses traditionnelles aux oiseaux

On est en 2022… Après l’été que nous avons passé et les difficultés pérennes que rencontrent les oiseaux à cause de l’urbanisation et de l’agriculture intensive, on attendait autre chose du ministère de l’Écologie et des préfectures. Le premier s’entête à publier de nouveaux arrêtés pour maintenir les chasses traditionnelles contre l’avis répété du Conseil d’État, de la Cour de justice de l’Union européenne et contredisant ses propres déclarations. Et à Toulouse, la préfecture se fait chambre d’enregistrement des desideratas des chasseurs, contre les protections des oiseaux mises en place et également contre la directive européenne dite « oiseaux ».

Les palombes (ou pigeons ramiers) chassées en Haute-Garonne… par habitude?

Nous attaquons en référé suspension les arrêtés du 31 août et du 8 septembre 2022, approuvant le plan de gestion cynégétique qui autorise la chasse des pigeons ramiers du 1er octobre au 30 novembre de 2022 à 2026 et prévoit ainsi les périodes et lieux d’ouverture de celle-ci. Outre les vices de forme, l’arrêté est vide de contenu. Or le statut protégé des palombes dans différents textes oblige à justifier une multitude d‘éléments pour autoriser leur chasse. Le plan de gestion approuvé par l’arrêté ne fait rien de tout cela et se contente d’exposer que la chasse de la palombe doit être maintenue en raison d’une tradition qui existerait dans la région. En d’autres termes: l’existence de cette chasse justifie sa perpétuation. Absurde. Nous considérons qu’il est urgent de suspendre cet arrêté car la saison de chasse aux palombes est déjà ouverte, et chaque vie perdue représente une atteinte à l’espèce.

Que les chasseurs défendent (mal) leurs intérêts est une chose, mais ce qui est grave, c’est que le préfet de Haute-Garonne a approuvé ce plan de gestion en substituant son appréciation à la leur.

En Ariège et en Haute-Garonne, deux et quatre perdrix grises par chasseur… sans limite?

Nous avons attaqué en référé suspension également les arrêtés préfectoraux du 1er octobre permettant de fixer le quota à deux perdrix par jour et par chasseur dans l’Ariège et du 22 septembre 2022 à quatre perdrix par chasseur en Haute-Garonne. Les deux arrêtés ayant été publiés à quelques jours à peine du début de leur application. Mais les perdrix grises, elles aussi, sont protégées par la directive oiseaux. Les préfectures ne peuvent pas ne pas mettre de limite maximale de chasseurs ou d’oiseaux!

La vulnérabilité de l’espèce et l’absence de connaissance exacte de ses effectifs couplées au fait que la chasse affecte irrémédiablement l’état de conservation de l’espèce permettent de prouver l’urgence à suspendre ces arrêtés. C’est exactement cet argument qui nous a permis le 4 octobre dernier de faire suspendre l’arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques, par le tribunal administratif de Pau.

Un ministre de l’Écologie persistant à faire abattre des petits oiseaux… avec cruauté et sans sélectivité!

Comme nous l’avions annoncé et comme la LPO, nous avons saisi le Conseil d’État de la suspension en urgence des quatre arrêtés ministériels du 7 octobre 2022 permettant la capture et l’abattage d’alouettes des champs, oiseaux pourtant protégés, selon des méthodes dites de « chasses traditionnelles » dans le Sud de la France (Landes, Lot-et-Garonne, Gironde et Pyrénées-Atlantiques). Cela représente plus de 106 500 alouettes, auxquelles s’ajoutent ceux d’autres espèces prises dans les filets ou dans les cages tombantes, qui par définition ne sélectionnent pas les animaux qu’ils piègent.

Le ministère avait indiqué qu’il ne prendrait pas de nouvel arrêté tant que la décision au fond ne serait pas intervenue dans ce dernier dossier… Or l’audience en question vient d’être fixée au 24 octobre prochain pour l’annulation des arrêtés de 2021, déjà suspendus. Force est de constater que ses engagements n’ont pas été respectés.

Nous demandons la suspension en urgence de ces arrêtés de la honte. La directive oiseaux est une fois encore piétinée par l’État français. Les critères clairement mis en avant par la Cour de justice de l’Union européenne et qui avaient permis au Conseil d’État de rendre le 6 août 2021 sa décision d’annuler les arrêtés 2018 à 2020 et de suspendre ceux de 2021 ne sont toujours pas pris en compte. Les chasses traditionnelles s’ajoutent à la chasse « à tir » et ne s’y substituent pas. Il n’y a pas non plus de contrôles supplémentaires. Bref, l’autorisation de ces chasses n’est donc pas dans « l’intérêt des oiseaux ». Mais qui en doutait? Quelle chasse pourrait l’être?

Trois projets de recherche sur la douleur et le stress approuvés en 2022

Trois projets de recherche sur la douleur et le stress approuvés en 2022

Trois projets de recherche sur la douleur et le stress approuvés en 2022
13.10.2022
France
Trois projets de recherche sur la douleur et le stress approuvés en 2022
Expérimentation animale

Depuis le début de l’année, la France publie les résumés des projets d’expérimentation animale approuvés sur la base de données européenne ALURES. L’occasion pour le public de découvrir au fil de l’eau les souffrances qui attendent les animaux dans les laboratoires.

Alors que notre campagne sur la nage forcée se poursuit, nous découvrons un nouveau projet accepté par le ministère chargé de la Recherche, qui va soumettre 420 souris « à une douleur chronique pendant 9 semaines ou un stress chronique pendant 3 semaines avec dans les deux cas développement de troubles anxiodépressifs » traités par deux antidépresseurs dont le fonctionnement sera étudié grâce à des « tests anxiodépressifs d’une durée comprise entre 5 et 6 minutes ».

Cet euphémisme n’est pas isolé, puisqu’on le retrouve avec la mention de « tests comportementaux » sans plus de précisions dans un autre projet approuvé récemment, parmi d’autres. Une belle manière d’éviter de mentionner le test de nage forcée, dont c’est précisément la durée.

Mais nous ne pouvons pas oublier que l’expérimentation animale regorge d’autres pratiques tout aussi odieuses. Trois résumés de projets « sévères » approuvés et publiés en ligne le 13 juillet dernier ont retenu notre l’attention.

Stress in utero, infections bactériennes et douleurs chroniques

L’objectif du premier projet est d’étudier comment le stress in utero et l’infection bactérienne favorisent les maladies chroniques chez la descendance, pour trouver des pistes de traitement de ces maladies.

Pour cela, 840 souris enceintes seront mises dans un tube de contention sous une lumière vive (deux facteurs de stress) pendant trente minutes, trois fois par jour, pendant six jours. De cette manière, leurs petits auront des comportements anxieux et dépressifs.

L’équipe de recherche soumettra alors ces 2016 souriceaux à diverses expériences, de l’infection bactérienne par gavage à l’implantation d’électrodes, en passant par des prélèvements sanguins et des tests d’anxiété.

Les spécialistes de la douleur

Le deuxième projet répond à une demande d’entreprises pharmaceutiques qui veulent des modèles variés de douleur pour faire tester leurs molécules antalgiques.

Le laboratoire ayant déjà dix modèles pour dix formes de douleur, il veut ici en développer un onzième. Pour cela, le personnel du laboratoire va ligaturer le nerf sciatique ou le nerf spinal de 2428 rats, leur implanter des cellules cancéreuses dans le tibia, leur retirer une partie des cartilages du genou et leur injecter des agents inflammatoires sous les pieds.

Puis il va tester différentes substances, prélever du sang au niveau du cou, de la queue, des yeux ou du cœur jusqu’à trois fois par jour et immerger la patte concernée dans de l’eau à 42°C à plusieurs reprises pour tester la réaction douloureuse.

Des anti-douleurs… sauf quand ils interfèrent avec les résultats

Le troisième projet cherche à tester le potentiel anti-inflammatoire ou anti-douleur de diverses substances dans le cadre de pathologies inflammatoires du système intestinal.

Dans ce but, l’équipe de recherche va mettre à jeun 300 cochons d’Inde pendant vingt-quatre heures avant d’appliquer un réactif inflammatoire sur leur côlon, de les traiter de manière aiguë ou chronique avec les médicaments à tester, et d’observer l’évolution de l’inflammation en testant régulièrement la douleur pendant une à deux semaines.

Le résumé du projet précise qu’aucun traitement antalgique ou anti-inflammatoire ne sera donné aux animaux, qui seront simplement tués si la souffrance due à l’inflammation devient « intense ».

Pour la fin des expériences sévères

Pour tous ces projets, les animaux seront tués à la fin des expériences –que ce soit pour récupérer et étudier leurs tissus et leurs organes, ou plus simplement parce qu’ils ne pourront pas être réutilisés dans d’autres expériences.

Ces pratiques, légales aujourd’hui en France, nous rappellent que le combat ne doit pas être mené que contre les non-conformités et autres mensonges des personnes qui veulent perpétuer l’expérimentation animale. Le changement culturel, politique et réglementaire est tout aussi important pour aboutir à l’interdiction de l’expérimentation animale.

Wildlife SOS et l’UICN proposent la journée mondiale de l’ours lippu

Wildlife SOS et l’UICN proposent la journée mondiale de l’ours lippu

Wildlife SOS et l’UICN proposent la journée mondiale de l’ours lippu
12.10.2022
International
Wildlife SOS et l’UICN proposent la journée mondiale de l’ours lippu
Animaux sauvages

Les Ours Lippus sont une espèce unique que l’on trouve principalement en Inde. Ils existent aussi en nombre infime au Népal et possèdent une sous-espèce au Sri Lanka, faisant ainsi de l’Inde leur foyer principal. Ce sont aussi les ours les moins étudiés au monde. Ils sont suffisamment forts pour faire fuir un couple de tigres sauvages adultes afin de protéger leurs enfants.Wildlife SOS India, impliquée dans la conservation et la protection des ours lippus de-puis plus de 25 ans, a proposé à l’UICN que le 12 octobre soit déclaré « JOURNÉE MONDIALE DE L’OURS LIPPU » afin d’attirer l’attention sur la conservation et la protection de cette espèce ursine unique, endémique du sous-continent indien et réperto-riée comme « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN. L’équipe d’experts de l’UICN-SSC sur les ours lippus a accepté cette proposition et déclaré que cette Journée serait célébrée dans le monde entier.

La Journée mondiale de l’ours lippu sera l’occasion pour cette espèce d’être mise en valeur, et pour les associations, les institutions, les centres de sauvetage et les zoos du monde entier de promouvoir la conservation des ours lippus et de leur habitat, d’accélérer la recherche et de sensibiliser le public au niveau international à cette espèce encore peu connue. Les ours lippus sont souvent confondus avec les paresseux arboricoles sud-américains qui se déplacent lentement. En réalité, les ours lippus sont agiles et considérés parmi les animaux sauvages les plus redoutables.

Pour commémorer la première Journée mondiale de l’ours lippu, Wildlife SOS et l’équipe d’experts de l’UICN-SSC organiseront un événement inaugural au centre de sauvetage d’Agra Bear dans l’Uttar Pradesh le 12 octobre 2022. Il s’agit du plus grand centre de sauvetage et de réhabilitation au monde pour ours lippus, créé en 1999 par Wildlife SOS en collaboration avec l’Uttar Pradesh Forest Department.

Les Ours lippus (Melursus ursinus) sont l’une des huit espèces ursines présentes dans le monde. Ils sont reconnaissables grâce à leur longue fourrure brun foncé ou noire très particulière, leur tache blanche distincte sur la poitrine en forme de V et leurs griffes incurvées de couleur ivoire de quatre pouces de long utilisées pour déterrer termites et fourmis des monticules durs. Dans le sous-continent indien, ils sont présents à travers le plateau du Deccan, les zones côtières, les ghats occidentaux et jusqu’à la base de l’Himalaya.

Aujourd’hui, 90% de la population mondiale d’ours lippus se trouve en Inde. Selon plusieurs rapports, leur population a chuté de 40 à 50% au cours des trois dernières décennies, principalement à cause de la perte d’habitat, de la fragmentation de celui-ci, du braconnage et de l’augmentation des conflits avec les humains.

La loi indienne (Wildlife Protection) de 1972 a inscrit les ours lippus en annexe I, leur accordant le même niveau de protection qu’aux tigres, aux rhinocéros et aux éléphants. Cependant, cette espèce clé a surtout dû mener une longue et rude bataille pour sa survie et nécessite de toute urgence des mesures de conservation et de protection.

Ces ours étaient auparavant capturés en Inde pour le divertissement (pratique barbare de « l’ours dansant »). Wildlife SOS est à l’avant-garde de la conservation des ours lippus depuis plus de 25 ans. Avec le soutien de ses partenaires internationaux – IAR (International Animal Rescue) et One Voice, elle a sauvé et réhabilité plus de 628 ours dansants, mettant ainsi fin à une tradition barbare vieille de quatre siècles. Ils ont également fourni des moyens de subsistance alternatifs aux membres de la communauté nomade Kalandar, rendant les femmes autonomes et éduquant les enfants pour les empêcher de perpétuer cette tradition illégale et cruelle.

Les ours lippus sont classés « vulnérables » sur la liste rouge de l’UICN. Leur conservation n’est entravée que par le fait que l’on sait peu de choses sur eux. Avec seulement 6000 à 11000 individus à l’état sauvage en Inde, il est impératif de commencer à réécrire l’histoire de cette espèce.

«Cette Journée est un appel au ralliement pour que les gens du monde entier connaissent mieux cette espèce et promeuvent sa conservation afin que jamais sa disparition n’advienne. Le public peut aider à sauver les ours lippus de l’Inde en découvrant leur habitat et en soutenant les associations qui travaillent activement à les protéger. Nous sommes reconnaissants envers le Département des forêts, le MoEF & CC, le gouvernement indien et nos associations parte-naires IAR (Royaume-Uni), HSI (Australie), One Voice (France) et Terre-et-Faune (Suisse) pour leur soutien amical et sans faille de notre travail au fil des décennies.» Kartick Satyanarayan, cofondateur et PDG de Wildlife SOS

«One Voice est partenaire de Wildlife SOS depuis des décennies, ayant travaillé main dans la main pour l’arrêt des ours dansants et pour la préservation de la faune sauvage en Inde. Le travail accompli par leur équipe pour promouvoir la recherche, la conservation et la sensibilisation concernant les ours lippus est remarquable. Nous serons fiers de célébrer le 12 octobre la Journée mondiale de l’ours lippu et d’aider Wildlife SOS à faire en sorte que ces animaux reçoivent la protection dont ils ont besoin. » Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, association partenaire de Wildlife SOS

«À bien des égards, les ours lippus sont l’espèce ursine la plus singulière. Ils portent leurs petits sur leur dos pendant 6 à 9 mois, 50 % de leur alimentation est faite de termites et de fourmis et ils sont capables de faire fuir un tigre adulte. Malheureusement, ils sont confrontés à des pressions croissantes dues à la perte et à la fragmentation de leur habitat ainsi qu’à d’autres risques anthropiques, notamment le braconnage. La Journée mondiale de l’ours lippu est l’occasion de faire le point et de réfléchir à l’importance de protéger cette espèce réellement unique.» Nishith Dharaiya, coprésident de l’équipe d’experts de l’UICN sur les ours lippus

«Les ours lippus habitent le sous-continent indien depuis près de deux millions d’années. Ce sont les ours les moins étudiés au monde et nous avons beaucoup de mystères à élucider concernant cette espèce ursine unique. Nous espérons que le 12 octobre de chaque année sera consacré à la préservation des ours lippus dans le monde.» Geeta Seshamani, cofondatrice et secrétaire de Wildlife SOS

Qui est Wildlife SOS?

Wildlife SOS (WSOS) est une association caritative à but non lucratif créée en 1998 dans le but principal de sauver et de réhabiliter la faune sauvage en détresse en Inde. Elle mène activement des projets de protection de la faune et de la nature pour promouvoir la conservation et lutter contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages. Elle travaille en partenariat avec le gouvernement et les communautés autochtones afin de procurer aux anciennes communautés de braconniers des moyens de subsistance alternatifs et durables.

Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes

Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes

Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes
07.10.2022
France
Le ministère de l’Ecologie persiste à laisser les chasseurs piéger les alouettes
Animaux sauvages

Aujourd’hui 7 octobre 2022, le journal officiel publie les quatre arrêtés du ministère de l’Écologie remettant en place les chasses traditionnelles. Les arrêtés de 2018 à 2021 avaient pourtant clairement été suspendus et annulés deux fois de suite l’année dernière par le Conseil d’État, après la décision de la Cour de justice de l’UE, deux juridictions que One Voice avait saisies aux côtés de la LPO. À nouveau, nous saisissons le Conseil d’État.

Les arrêtés du 4 octobre 2022*, relatifs au nombre et à la capture des alouettes des champs, dans les Landes, le Lot-et-Garonne, mais aussi en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques, à l’aide de pantes (filets) et de matoles (cages), sont une fois de plus un non-sens vis-à-vis de la directive Oiseaux, qui explicite notamment que les pièges doivent être sélectifs. Et une fois encore ils ont été publiés un vendredi, comme l’année dernière, pour permettre aux chasseurs de commencer à tuer les oiseaux tout le week-end, avant que nous puissions intervenir.

Le nombre maximum d’alouettes des champs pouvant être capturées à l’aide de pantes a ainsi été fixé à 38600 dans le département de la Gironde, à 56672 dans les Landes, à 1230 dans le Lot-et-Garonne et à 2200 dans les Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2022-2023, et en ce qui concerne les matoles, le nombre maximum autorisé d’alouettes des champs capturées a été fixé à 2 870 dans le Lot-et-Garonne et à 4928 dans les Landes. Soit 106500 alouettes dez champs, auxquelles il faut ajouter les victimes collatérales, d’autres oiseaux pris dans les pièges, qui se débattront et perdront la vie avant l’arrivée des chasseurs-piégeurs.

One Voice, qui se bat depuis des années pour faire interdire ces méthodes cruelles qui peuvent tuer sans distinction tous les oiseaux piégés, y compris des individus d’espèces protégées, déposera, comme elle l’a déjà fait et comme elle l’avait annoncé, les recours et référés nécessaires pour permettre la survie des oiseaux du Sud de la France. Ce n’est pas parce que ce type de chasse particulièrement barbare ne serait pratiquée que par peu de chasseurs qu’il faut la laisser avoir cours. Pour chaque oiseau pris dans ces pièges, on parle de vie ou de mort.

Le bénéfice est essentiel pour les oiseaux concernés et symbolique en matière de coût pour l’ensemble de la population.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice :

« Les oiseaux sont des êtres vivants à protéger en tant que tels. Ils sont parmi les plus durement frappés par la sixième extinction de masse des espèces que nous vivons actuellement, les pesticides les mettent dans une situation de famine chronique, l’urbanisation porte préjudice aux populations par le bruit, la lumière et le manque de lieux où nidifier… La sécheresse et les incendies de cet été ont fini de les frapper de plein fouet. Il est essentiel que nous nous mobilisions pour eux. Ces arrêtés « chasses traditionnelles » sont une honte. »

Notre sondage Ipsos/One Voice, paru le 6 octobre 2022, montre clairement que huit à neuf Français sur dix refusent que soit pratiquée la chasse dans les lieux décimés par la chaleur et les incendies estivaux, et qu’ils veulent une interdiction des chasses traditionnelles (83% dont 56% « tout à fait d’accord »).

One Voice sera présente dans toute la France ce week-end pour sensibiliser le public sur les méfaits de la chasse, sur les animaux chassés mais aussi sur les chiens, utilisés comme armes et considérés comme des objets.

Sensibilisation sur les méfaits de la chasse : One Voice se mobilise

Sensibilisation sur les méfaits de la chasse : One Voice se mobilise

Sensibilisation sur les méfaits de la chasse : One Voice se mobilise
07.10.2022
France
Sensibilisation sur les méfaits de la chasse : One Voice se mobilise
Animaux sauvages

Au lendemain de la publication des arrêtés sur la chasse traditionnelle des alouettes des champs, que One Voice attaque au Conseil d’État , et de la publication du sondage IPSOS/One Voice sur l’opinion des Français à l’égard de la chasse, le week-end des 8 et 9 octobre, One Voice organise une action nationale coordonnée de ses antennes locales pour sensibiliser la population sur les méfaits de la chasse… Sur les animaux tués, bien entendu, mais aussi sur les chiens utilisés comme armes et considérés comme des outils, sur l’insécurité pour les humains, et sur la pollution que ce loisir engendre dans les espaces naturels. One Voice sera donc présente à Bordeaux, Gap, La RochelleLille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rouen et Troyes.

Chasse en enclos, chasses traditionnelles, chasse au fusil ou à l’arc, déterrage des blaireaux ou des renards, piégeage des oiseaux, chasse à courre… Au XXIe siècle, toutes ces pratiques existent encore malgré la volonté de la population de les réformer radicalement.

La chasse, en France, ce sont entre 6 000 et 8 000 tonnes de plomb dans la nature, 20 millions d’animaux issus de l’élevage pour être relâchés et abattus, 45 millions d’animaux abattus par an et 90 espèces d’animaux tués chaque année!

One Voice s’y oppose depuis des années et tente de faire changer les mentalités dans l’Hexagone en mettant en évidence la souffrance des animaux, l’absurdité de la pratique et les dommages collatéraux que la chasse engendre. Des centaines de milliers de citoyens et des dizaines d’associations portant ces revendications veulent faire changer cela à nos côtés.

Il existe encore aujourd’hui deux poids deux mesures pour certains animaux. Les chiens par exemple… affublés artificiellement du qualificatif « de chasse ». On les imagine courir à travers bois et campagnes, heureux de satisfaire leur instinct de prédation et leur besoin de se dépenser. Mais derrière l’image d’Épinal, la réalité est bien différente. La vie des chiens de chasse est une vie d’arme par destination, voire d’outil.

Car une fois les fusils remisés, les chiens épuisés, souvent blessés, sont enfermés dans des fourgonnettes grillagées. Direction le chenil : les chiens y sont attachés à des piquets à même la boue, ou confinés dans des cages exiguës.

Assoiffés, malnutris, parfois battus s’ils n’obtempèrent pas assez vite, plusieurs portent des colliers électriques qui envoient des décharges s’ils osent aboyer.

Certains vivent même au milieu des dépouilles de leurs congénères, nos enquêtes en infiltration dans diverses chasses et celles dans des chenils en Dordogne ou dans le Jura le montrent bien.

Consultez les liens de chaque ville pour la date, l’heure et le lieu exacts.

Nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse

Nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse

Nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse
06.10.2022
France
Nouveau sondage IPSOS/One Voice: les Français deux fois plus opposés que favorables à la chasse
Animaux sauvages

Un an après la diffusion des premières images d’enquête en infiltration de One Voice sur la chasse révélant les propos tenus par des chasseurs, notamment sur la sécurité, l’association renouvelle son sondage IPSOS mesurant l’opinion des Français vis-à-vis de la chasse, dans le contexte de réouverture de la saison 2022-2023.

Un contexte dans lequel les chasseurs rencontrent enfin une forte opposition sur le terrain: la nôtre

Entre-temps, de nombreux événements ont eu ou s’apprêtent à avoir lieu. Le gouvernement hésite encore à autoriser à nouveau les chasses traditionnelles des petits oiseaux contre une décision du Conseil d’État suivant celle de la Cour de justice de l’Union européenne.

La commission en charge du dossier sur la proposition de loi de sécurisation de la chasse du Sénat, qui nous avait pourtant reçus, a rendu un rapport plus que décevant, alors que s’ouvre dans quelques semaines le procès sur la mort de Morgan Keane qui avait déclenché la pétition de « Un Jour Un Chasseur » ayant obtenu plus de 120000 signatures sur le site du Sénat. 87% des Français trouvent que la chasse pose des problèmes de sécurité pour les promeneurs. Environ trois personnes sur quatre vivant près d’une zone de chasse sont inquiètes à l’idée de se balader dans la nature en raison de la présence de chasseurs, près de huit personnes sur dix ayant déjà évité de sortir dans ce cas, six à de multiples reprises.

Des milliers d’animaux ont péri dans les incendies de l’été ou ont été terrassés par la canicule. Tous ont souffert.
Les blaireaux et leurs petits ont été pourchassés jusqu’au fond de leur terrier dans de nombreux départements, nous avons fait l’union en justice avec de nombreuses associations locales et nationales pour mettre fin à ce loisir mortifère, dont nous avons aussi documenté le processus. La commission du développement durable de l’Assemblée nationale nous a également entendus fin septembre 2022 sur l’engrillagement de la Sologne, après celle du Sénat l’an passé, car notre enquête dans les chasses en enclos de Sologne et d’ailleurs nous a apporté une solide expertise du terrain.

Seul un Français sur quatre est favorable à la chasse

Les résultats du sondage IPSOS/One Voice de septembre 2022 donnent cependant à réfléchir aux défenseurs des animaux que nous sommes. En effet, depuis l’an dernier, la proportion des personnes déclarant avoir une opinion favorable de la chasse a augmenté (26% contre 20% en septembre 2021). La « gestion des populations animales », notamment, est un aspect de la chasse que six Français sur dix pensent valide. C’est donc que les Français ignorent encore ce qu’est, en réalité, la chasse: un loisir qui n’a d’autre justification que le plaisir de tuer, sans limite ou presque. Malgré une forte actualité liée à la dangerosité et à des demandes de dérogations sans fin des chasseurs, certains leur trouvent du charme, à tort.

Les élevages d’animaux pour la chasse: perdrix, sangliers, cerfs… ou l’agrainage (le fait de nourrir des animaux sauvages toujours au même endroit pour pouvoir les abattre dès l’ouverture de la chasse) n’existeraient pas si les chasseurs étaient véritablement des « régulateurs ».

L’année passée, il semble aussi qu’aient été oubliées les huit millions annuels de tonnes de plomb tombées au fond des zones humides par la faute de ces même chasseurs, polluant l’ensemble de l’écosystème fragile de ces étangs et bords de mer, où des huttes peuvent être installées et des canards vivants attachés pour appeler leurs congénères à se poser sur le passage de leur migration – eux aussi oubliés… Nous ne l’omettons pas, et ferons tout pour que l’information soit à nouveau rappelée.

Après la canicule et les incendies, les Français favorables au fait de laisser les animaux tranquilles

Les chasseurs justifient leur existence en arguant qu’ils aiment la nature, et qu’ils régulent les espèces animales qui, sans eux, « proliféreraient ». D’une part, personne d’autre qu’eux ne croit à ce statut autoproclamé d’écologistes de terrain. Le sondage de l’an dernier le montre bien. D’autre part, si c’était vraiment le cas, aucun chasseur ne tirerait cette année, étant donné la souffrance et même l’hécatombe de cet été sur l’ensemble du territoire français. Huit à neuf Français sur dix sont d’accord avec une interdiction de chasser dans les zones touchées par la sécheresse ou les incendies, une majorité est même « tout à fait d’accord » avec cela.

L’opinion la plus partagée est toutefois toujours une opposition globale à la chasse (48%), un solide soutien des mesures d’encadrement de celle-ci (toutes les mesures proposées sont soutenues par une majorité de Français « tout à fait pour », et 76% à 92% en faveur de celles-ci). Enfin, une vision négative de ce qu’elle est (d’un autre âge et pas un loisir comme un autre), de ce qu’elle fait vivre aux animaux (cruelle à 65%) et aux humains (intrinsèquement source d’insécurité).

One Voice – au moment où les associations animalistes menant des enquêtes sont menacées par un amendement-baillon adopté en commission des finances à l’Assemblée nationale – qui se veut une seule voix pour les animaux, la planète et les humains, fera tout pour soutenir les animaux contre le lobby des chasseurs, et informer toujours au mieux le public sur la réalité de ce qu’est la chasse : une activité dangereuse, barbare et polluante.

Télécharger le sondage dans son intégralité

Les Français et la chasse – Une étude Ipsos pour One Voice

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux

PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux
05.10.2022
France
PLF: One Voice monte au créneau pour défendre son droit à informer sur la cruauté envers les animaux
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice a pris connaissance des trois amendements qui ont étés adoptés (n°I-CF16, n°I-CF98 et n°I-CF607) aujourd’hui en commission des finances sur le Projet de Loi de Finances, et qui visent à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels.

L’association, qui est lanceuse d’alerte ou relaye la parole de lanceurs d’alerte sur de nombreux sujets liés aux irrégularités et manquements, aux maltraitances ou actes de cruauté dont sont victimes les animaux, de la part d’éleveurs, de circassiens etc, ne peut que dénoncer cette tentative de mettre en difficulté les associations qui défendent en réalité le respect des lois déjà en place, contre des dissimulations. Ce n’est pas parce que des groupes de pression en faveur d’intérêts privés ont l’oreille du ministre de l’Agriculture que nous laisserons la loi à ce point se déséquilibrer en faveur de ces lobbys défavorables aux animaux et à la nature.

One Voice est une association radicale et non-violente. Ses méthodes, notamment l’investigation, permettent de montrer ce qui est caché par des personnes qui enfreignent la loi. Et les images qu’elle produit en justice ont permis de nombreuses victoires en faveur des animaux.

Par exemple, l’enquête sur les dix tigres détenus par un dresseur de cirque ayant mené à leur saisie en décembre 2020, celle dans les fermes de visons, dont les images ont permis que les parlementaires décident fin novembre 2021 de bannir les élevages de fourrure du territoire national. Mais aussi nos investigations au sein des élevages d’animaux (oiseaux, cervidés, sangliers) servant de gibier aux chasseurs.

One Voice appelle donc l’ensemble des députés et tout particulièrement ceux attachés à la défense des animaux, ceux attachés au droit d’informer et au droit à la désobéissance civile, à rejeter ces amendements lors de la séance plénière.