Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!

Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!

Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!
30.03.2023
Nièvre
Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!

Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES, le Tribunal administratif de Dijon vient d’annuler l’arrêté préfectoral qui autorisait le déterrage des blaireaux dans la Nièvre à compter du 15 mai 2023. Cette victoire permet que les blaireaux aient la vie sauve, puisqu’elle intervient avant même le début de son application!

Chaque année, les préfets de département peuvent autoriser à titre dérogatoire l’ouverture d’une « période complémentaire de vénerie sous terre » des blaireaux à compter du 15 mai. Une dérogation qui n’a aucune autre finalité que celle de satisfaire les demandes des déterreurs.

C’est ce qu’a fait le préfet de la Nièvre en autorisant, par un arrêté du 27 mai 2022, deux périodes complémentaires, au printemps 2022 et au printemps 2023. Face à l’illégalité manifeste de cet arrêté, nous avions, tout comme nos partenaires, saisi le tribunal administratif de Dijon pour en demander l’annulation.

Une victoire rapide et sans appel

Présents à l’audience du 23 mars, nous avons fait entendre la voix des blaireaux. Et c’est une victoire sans appel: l’arrêté du préfet était bien illégal, puisqu’il a été adopté à l’issue d’une procédure irrégulière.

En effet, la loi prévoit que les arrêtés de ce type doivent être précédés d’une consultation du public. Dans ce cadre, les services de l’État doivent rédiger une note de présentation indiquant le contexte et les objectifs de l’arrêté. Mais le préfet de la Nièvre ne s’est pas embarrassé de ces formalités: la note rédigée par ses services comptait cinq paragraphes de quelques lignes, et ne mentionnait tout simplement pas le déterrage des blaireaux. Une irrégularité qui a privé le public d’une garantie, et qui justifie pleinement l’annulation de l’arrêté.

La forme a suffi à faire pencher la balance

Si ce raisonnement a suffi pour obtenir l’annulation de l’arrêté attaqué, nous continuerons de faire valoir les arguments de fond qui ont d’ores et déjà été validés par plusieurs tribunaux administratifs. En effet, l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre au printemps conduit nécessairement à la mise à mort de blaireautins, en violation totale du Code de l’environnement, ainsi qu’à la mise en danger d’animaux d’espèces protégées qui, eux aussi, peuvent vivre dans ces terriers.

Les blaireaux de la Nièvre auront donc quelques mois de répit ce printemps. Dans tous les autres départements, One Voice portera leurs voix devant les tribunaux, jusqu’à obtenir l’abolition définitive de ce mode de chasse cruel. 

Le week-end des 13 et 14 mai prochains, rejoignez-nous sur le terrain partout en France pour la Journée mondiale des blaireaux! Et d’ici là, signez notre pétition.

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de Songeons interdisant de nourrir les chats errants

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de Songeons interdisant de nourrir les chats errants

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de Songeons interdisant de nourrir les chats errants
28.03.2023
Oise
One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de Songeons interdisant de nourrir les chats errants
Animaux familiers

One Voice a été alertée par différents protecteurs des animaux sur le fait que la mairie de Songeons avait décidé d’interdire le nourrissage des chats errants sur son territoire. Nous avons écrit à Monsieur le Maire de Songeons pour lui faire part de notre indignation et lui rappeler ses responsabilités en matière d’errance animale sur le territoire de sa commune. En effet, l’arrêté municipal n° 2023_A016 du 15 mars 2023 menaçait quiconque s’y risquerait d’une amende de 38 euros. Les publications sur le site internet et la page Facebook de la ville ont depuis été supprimées.

Interdiction de nourrir les chats errants sous peine d’amende : voilà comment la mairie de Songeons gère les situations d’errance sur son territoire, au lieu de prendre ses responsabilités en procédant à des campagnes de stérilisation. Comme le rapportent les médias, la mairie justifie cette interdiction par une « recrudescence des chats divagants » et la « nécessité et volonté de conserver la commune en bon état de propreté et de salubrité ».

Pour rappel, les maires sont responsables des animaux divaguant sur le territoire de leur commune. Concernant les chats, avant même d’envisager de recourir à des captures pour mise en fourrière, la législation exige des campagnes de stérilisation avant de les relâcher (annexe II, section 2, chapitre V de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale). Il s’agit là de la seule manière éthique de gérer durablement une population de chats errants. Interdire leur nourrissage n’endiguera en rien leur reproduction et risque même de créer des nuisances qui n’étaient pas présentes avant l’interdiction : affamés, les chats se tourneront vers les poubelles et la petite faune sauvage.

Les publications sur le site internet et la page Facebook de la ville ayant été supprimées en ce 28 mars, nous demandons donc à Monsieur le Maire de confirmer que ces suppressions valent bien abrogation de l’arrêté ; et non pas une tentative fallacieuse de dissimuler la vérité alors que l’arrêté serait toujours en vigueur.

Après la suspension, l’annulation: quand la justice dit stop à la persécution des 1700 renards dans l’Oise

Après la suspension, l’annulation: quand la justice dit stop à la persécution des 1700 renards dans l’Oise

Après la suspension, l’annulation: quand la justice dit stop à la persécution des 1700 renards dans l’Oise
27.03.2023
Oise
Après la suspension, l’annulation: quand la justice dit stop à la persécution des 1700 renards dans l’Oise
Animaux sauvages

Ce 23 mars, à la suite de notre recours, le tribunal administratif d’Amiens a annulé l’arrêté de la préfète de l’Oise autorisant l’abattage de 1700 renards dans le département. Le texte, que nous avions fait suspendre en urgence, a été jugé illégal.

C’est une deuxième victoire pour les renards que nous défendons. Suspendu après notre recours dans un premier temps, l’arrêté pris par la préfète de l’Oise le 13 septembre 2021 vient d’être annulé par la justice.

Nous dénoncions depuis sa publication, comme AVES France et l’ASPAS, les arguments fallacieux de ce texte illégal, et la justice nous a donné raison à tous. La décision du tribunal administratif d’Amiens est édifiante: non seulement la préfecture n’a pas respecté les conditions établies par le Code de l’environnement pour justifier son arrêté, mais elle a en plus été incapable d’apporter des preuves aux multiples maux dont elle accusait les renards.

On aimerait bien que les préfectures cessent d’être les chambres d’enregistrement des souhaits des chasseurs et de leur activité. Nous nous réjouissons de cette décision et continuerons à attaquer les arrêtés prenant les renards pour cibles. Signez notre pétition!

La stérilisation des chats devient obligatoire en Espagne. À quand en France?

La stérilisation des chats devient obligatoire en Espagne. À quand en France?

La stérilisation des chats devient obligatoire en Espagne. À quand en France?
24.03.2023
Espagne
La stérilisation des chats devient obligatoire en Espagne. À quand en France?
Animaux familiers

Le 16 mars 2023, le Parlement espagnol a adopté une nouvelle loi renforçant le bien-être et la protection des animaux. Des avancées importantes entreront en vigueur en septembre, dont notamment celle de la stérilisation des chats, errants ou en famille. En France, une telle obligation aurait pu voir le jour à l’occasion de la loi du 30 novembre 2021, mais a finalement été écartée à cause de pressions politiques.

Parallèlement à cette loi, qui interdit aussi la vente des chiens, chats et furets dans les animaleries, l’exploitation d’animaux sauvages dans les cirques ou encore le recours à des méthodes létales pour lutter contre les pigeons et les rats, une réforme du Code pénal aggrave les sanctions encourues en cas de maltraitance.

Une nécessité pour mettre fin au calvaire qu’endurent les félins

La loi espagnole contient une disposition rendant obligatoire la stérilisation chirurgicale des chats avant l’âge de six mois, à l’exception des « reproducteurs » inscrits au registre des éleveurs d’animaux de compagnie. Les chats errants sont eux aussi concernés : ils seront capturés afin d’être stérilisés puis relâchés.

Un manquement à cette obligation constituera une infraction punie d’une amende comprise entre 500 et 10 000 euros.

Des millions de chats qui souffrent

11 millions de chats errants et 15,1 millions en famille en France, mais on refuse toujours d’imposer la stérilisation, alors même qu’ils se reproduisent à une vitesse effarante. Dès l’âge de six mois, les femelles peuvent avoir deux portées par an, avec une moyenne de 2,8 chatons à chaque fois dont la moitié sont des femelles, elles-mêmes capables de se reproduire au même rythme… Cela signifie qu’après seulement sept ans et avec un taux de mortalité des petits de 15 %, la descendance d’une seule mère et de ses filles est théoriquement de plus de 10 000 individus.

La stérilisation est pourtant un acte de protection : diminution des abandons dans les refuges et des euthanasies dans les fourrières, tout en évitant de contribuer à la surpopulation féline et son lot de souffrances : maladies, faim, blessures, malveillance humaine…

L’occasion manquée en France

L’opportunité d’imposer la stérilisation en France s’est pourtant présentée au moment des débats autour de la loi du 30 novembre 2021
« visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes »
. Si le projet initial ne concernait malheureusement pas les particuliers, il prévoyait au minimum de généraliser la stérilisation des chats errants en imposant aux maires de procéder à leur capture ainsi qu’à leur identification avant de les relâcher. Cette proposition a finalement été rejetée. Les communes ont donc seulement la possibilité et non pas l’obligation d’opérer les chats errants, et dans les faits, ce sont bien souvent les associations qui portent seules cette charge, avec peu de moyens.

Cependant, il ne faut pas oublier que tant que les particuliers laisseront leurs chats se reproduire avant de céder les chatons aux premiers venus, ils continueront d’alimenter la surpopulation, l’errance et la souffrance félines.

Aidez-nous à faire avancer ce combat : partagez notre rapport auprès de votre mairie et signez notre pétition exigeant un plan national d’urgence pour mettre un terme à l’errance féline et aux souffrances qu’elle engendre.

Victoire pour les requins de La Réunion : la préfecture abandonne leur pêche en zone protégée

Victoire pour les requins de La Réunion : la préfecture abandonne leur pêche en zone protégée

Victoire pour les requins de La Réunion : la préfecture abandonne leur pêche en zone protégée
24.03.2023
La Réunion
Victoire pour les requins de La Réunion : la préfecture abandonne leur pêche en zone protégée
Animaux sauvages

À la suite d’une énième suspension prononcée par la justice, saisie par One Voice et ses partenaires, la préfecture de La Réunion a abrogé son arrêté autorisant la pêche aux requins dans une des zones les plus protégées de la réserve marine de l’île, le 14 mars 2023. C’est une bonne nouvelle pour les requins et l’écosystème déjà vulnérable dans lequel ils évoluent.

Des tueries jusqu’en zone protégée

Ce n’est pas la première fois que nous nous opposons à la préfecture de La Réunion sur ce dossier. Dès 2016, la justice nous avait donné raison en annulant un arrêté similaire. En février 2019, rebelote : la préfecture publiait un nouveau texte, à son tour annulé quatre ans plus tard. Plus récemment encore, nous avons attaqué l’arrêté de juillet 2021. Et déjà, la préfecture avait choisi de l’abroger avant la date d’audience de notre recours.

L’État se sait en tort. Sa politique est indéfendable ! Depuis 2013, il a fait tuer des centaines de requins-tigres et bouledogues dans les eaux réunionnaises au nom de la soi-disant lutte contre les attaques sur des humains, sans jamais réussir à faire significativement baisser le nombre d’accidents mortels. Pire : cela fait des années que nous pointons du doigt, pour ses pratiques de pêche illégales, le Centre Sécurité Requin de la Réunion (CSR) financé par ses soins et menaçant les requins ainsi que les écosystèmes coralliens déjà fragilisés.

Face aux attaques répétées de l’État, et ce jusque dans les zones les plus protégées, nous ne laisserons pas les requins se faire massacrer.

Contre le déterrage des blaireaux dans la Nièvre, One Voice repart au combat

Contre le déterrage des blaireaux dans la Nièvre, One Voice repart au combat

Contre le déterrage des blaireaux dans la Nièvre, One Voice repart au combat
23.03.2023
Nièvre
Contre le déterrage des blaireaux dans la Nièvre, One Voice repart au combat
Animaux sauvages

Chaque année, des préfets autorisent à titre dérogatoire le déterrage des blaireaux dès le 15 mai, alors même que des blaireautins sont encore présents dans les terriers. Après avoir obtenu plusieurs succès en 2022, One Voice poursuit son combat contre ce mode de chasse d’une violence sans nom. Première étape de ce tour de France le 23 mars à 14h30 au tribunal administratif de Dijon.

La vénerie sous terre, ou la cruauté à l’état pur

Un dimanche du mois de mai. Une blairelle et ses petits dorment au fond de leur terrier. Ils sont réveillés par des aboiements dans les galeries. La mère s’échappe, essayant tant bien que mal de sauver ses petits. Mais très vite, elle se retrouve acculée. Puis elle est aveuglée: la sachant coincée, un chasseur a creusé un trou au-dessus d’elle. Avec une pince métallique, il l’attrape par la gorge et l’extirpe de son terrier. Elle ne reverra pas ses enfants, qui mourront de panique, de soif ou de faim dans les jours suivants. C’en est fini pour elle: le chasseur sort un couteau et lui tranche la gorge, ou lui tire dessus à bout portant.

Quoi qu’en disent les chasseurs, voilà la cruelle réalité de la vénerie sous terre, qui fait chaque année plus de 12 000 victimes parmi les blaireaux. Autorisée de septembre au 15 janvier, cette pratique peut faire l’objet d’une « période complémentaire » du 15 mai au mois de septembre. Un énième moyen pour les préfets de faire des cadeaux aux chasseurs, au mépris de la loi.

Une hécatombe annoncée pour les petits blaireaux, un pied de nez à la loi

Sur la forme, les arrêtés ouvrant une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux doivent faire l’objet d’une consultation du public et être accompagnés d’une note de présentation décrivant notamment l’impact du déterrage sur la population de ces animaux dans le département concerné. Malgré cette obligation, cette dernière, fournie par le préfet de la Nièvre, ne fait que quelques lignes seulement, et ne mentionne tout simplement pas ce type de chasse.

Sur le fond, alors même que la mise à mort de petits est formellement interdite par la loi, les spécialistes sont unanimes: au printemps et en été, des animaux non sevrés, non matures sur le plan de la reproduction et encore dépendants de leur mère sont présents dans les terriers. Or, le déterrage ne permet par définition pas de les épargner: si par miracle ils ne sont pas tués pendant les opérations, ils finiront par mourir, ne pouvant survivre seuls.

Ces pieds de nez éhontés à la loi ont assez duré. Alors que nous avons obtenu de nombreux succès en 2022, une victoire définitive pour les blaireaux semble plus que jamais envisageable dans un avenir proche. Nous serons présents au tribunal administratif de Dijon le 23 mars 2023 à 14h30 pour faire entendre leur voix. Nous avons besoin de votre soutien. Pour eux, signez notre pétition!

Sanglier abattu à Cannes : la gestion de la nature et des animaux à coups de revolver

Sanglier abattu à Cannes : la gestion de la nature et des animaux à coups de revolver

Sanglier abattu à Cannes : la gestion de la nature et des animaux à coups de revolver
15.03.2023
Alpes-Maritimes
Sanglier abattu à Cannes : la gestion de la nature et des animaux à coups de revolver
Animaux sauvages

Le 14 mars 2023, la vidéo d’un sanglier « euthanasié » dans la commune de Cannes a été publiée sur les réseaux sociaux. Ce sanglier n’a pas été euthanasié, mais abattu à bout portant sous le regard médusé des passants. Réfugié sur une plage déserte, l’animal apeuré ne présentait aucun danger imminent.

Les sangliers, qui avaient quasiment disparu du territoire hexagonal dans les années 1960, ont été massivement réintroduits, à l’image de ces milliers d’animaux élevés dans le seul but de servir de chair à canon aux chasseurs. Aujourd’hui, ils sont accusés de tous les maux et massacrés alors même que des solutions alternatives existent. Ce sanglier aurait pu être capturé et relâché dans la nature. One Voice se tenait prête à assister la commune dans la mise en œuvre d’une telle alternative.

Cette décision est révélatrice de l’ineptie des méthodes employées par les autorités. Plutôt que de laisser les écosystèmes s’autoréguler, la mise à mort des animaux est toujours privilégiée. Ainsi, alors même qu’ils sont des prédateurs naturels des sangliers, des centaines de loups sont tués chaque année en France.

Quelques jours après le passage à Cannes de l’hippopotame Jumbo, prisonnier du cirque Muller, One Voice attendait davantage des autorités. À l’heure où de nombreux pays développent des initiatives pour réapprendre à cohabiter avec les animaux sauvages, la France fait une nouvelle fois preuve de sa difficulté à sortir d’une logique fondée sur la mise à mort systématique des animaux.

Gard : une louve retrouvée morte étranglée dans un piège

Gard : une louve retrouvée morte étranglée dans un piège

Gard : une louve retrouvée morte étranglée dans un piège
14.03.2023
Gard
Gard : une louve retrouvée morte étranglée dans un piège
Animaux sauvages

À Barjac dans le Gard, le corps d’une louve aurait été retrouvé au début du mois de mars, comme l’a révélé Midi Libre. Elle serait décédée après avoir agonisé dans un collet, un piège barbare pourtant légal. Ce sordide événement nous rappelle une fois encore que ces pièges d’un autre temps doivent être interdits. One Voice entend porter plainte pour destruction d’espèce protégée et infraction à la réglementation encadrant la pratique du piégeage.

Photo : DR

Les collets, des pièges non sélectifs

Bien que les collets soient toujours autorisés par la loi, notamment pour piéger des renards, ils n’en restent pas moins des instruments cruels qui font terriblement souffrir les animaux attrapés.

Un des arguments favoris des piégeurs est celui de la soi-disant sélectivité de ces pièges, qui ne sont censés capturer que les espèces pour lesquelles ils ont été installés. Dans les faits pourtant, dès lors qu’ils sont disposés dans la nature, il est impossible d’empêcher d’autres animaux d’entrer en contact avec eux. C’est ainsi que l’existence de Cooky a pris fin, il y a bientôt cinq ans. Pour lui et pour sa famille, nous avions porté plainte.

Par ailleurs, même si ces pièges parviennent à capturer les individus de l’espèce ciblée, il ne faut pas oublier que le but ultime visé est l’abattage de ces animaux considérés comme gênants, voire « nuisibles » par les éleveurs et les chasseurs.

Les animaux qui ne meurent pas par strangulation peuvent agoniser des heures durant dans un piège à mâchoire, comme ce fut le cas de Cooper, pris dans un dispositif pourtant interdit. Ils peuvent aussi rester prisonniers d’un lacet métallique enserré autour d’une patte ou de l’abdomen, qui joue alors un rôle de garrot pouvant lacérer les chairs. En plus de la douleur physique, ils sont en proie à la peur et à un stress intense, restant aussi exposés aux conditions climatiques et à l’attaque d’autres animaux, avant d’être finalement abattus par le piégeur.

Comme le rappelle d’ailleurs le Dr Gilbert Proulx (biologiste franco-canadien reconnu internationalement pour ses travaux sur le piégeage des mammifères et son expertise en gestion de la faune) dans une étude de 2022* :

«Certaines méthodes de capture et de mise à mort ont des effets si extrêmes sur le bien-être des animaux que, quels que soient les avantages potentiels, leur utilisation n’est jamais justifiée. L’utilisation de collets fait partie de cette catégorie.»

Chiens ou loups, même souffrance

Les loups, qui appartiennent pourtant à une espèce protégée et sont déjà abattus avec la complicité de l’État en plus d’être braconnés, doivent aussi se méfier des pièges. Pourtant, le piégeage d’une espèce protégée est strictement interdit par la loi et peut même s’apparenter à du braconnage.

Selon le journal qui a révélé l’affaire, l’Office français de la biodiversité a récupéré le corps de l’animal pour une autopsie et doit confirmer s’il s’agit ou non d’un loup. La photo qui y a été diffusée le 10 mars 2023 et le témoignage d’un ancien lieutenant de louveterie ayant eu accès à la dépouille laissent peu de doutes.

Mais soyons clairs : si la victime de cet instrument de torture s’avérait ne pas être un loup mais une chienne, ou tout autre animal, son agonie et sa souffrance auront été les mêmes. Pour elle aussi, One Voice demande justice.

Rejoignez-nous dans notre combat : signez notre pétition pour dire stop à la persécution des loups. Pour l’animal pris dans ce piège, One Voice porte plainte pour destruction d’espèce protégée le cas échéant et infraction à la réglementation encadrant la pratique du piégeage auprès du parquet d’Alès.

*Mammal Trapping ̶ Wildlife Management, Animal Welfare & International Standards 121 G. Proulx, editor. Alpha Wildlife Publications, 2022. Citation traduite de l’anglais.

Mise à jour du 16 mars 2023: ajout du nom du journal Midi Libre dès le chapô, et lien vers l’article de presse mis en avant plus explicitement. 

Déclaration des signataires de #RestoreNature

Déclaration des signataires de #RestoreNature

Déclaration des signataires de #RestoreNature
14.03.2023
Europe
Déclaration des signataires de #RestoreNature
Habitat naturel

Nous, soussignées, One Voice et ses partenaires européens notamment du Bureau européen de l’environnement, soit 207 associations de la société civile, appelons tous les États membres, les députés au Parlement européen ainsi que la Commission européenne à adopter de toute urgence une loi forte sur la restauration de la nature, adaptée à la lutte contre le double problème de la crise de la biodiversité et du climat.

Nous nous dirigeons vers une extinction massive de la biodiversité et une dégradation du climat, menaçant le fondement même de la vie telle que nous la connaissons. La science est très claire à ce sujet. Jusqu’à présent, les efforts fournis ont été largement insuffisants pour faire face à ces crises et restaurer notre rapport à la nature. Sans surprise, les sécheresses, les inondations et les incendies de forêt de plus en plus fréquents rendent les effets des crises de plus en plus évidents dans toute l’Europe.

La loi de l’UE sur la restauration de la nature est l’occasion unique de cette décennie de contrer le processus de détérioration continue au profit de la régénération, afin de préparer un avenir vivable, sûr et résilient en harmonie avec la nature. Restaurer la nature signifie restaurer notre plus grande alliée dans la lutte contre la crise climatique et ses graves conséquences, restaurer notre propre santé et notre bien-être, et restaurer nos moyens de subsistance et nos économies. C’est l’un des meilleurs investissements que notre société puisse faire. Mais le temps presse.

Nous exhortons par conséquent les gouvernements nationaux, les membres du Parlement européen et la Commission européenne à :

  • Veiller à ce que d’ici 2030, la restauration de la nature advienne à grande échelle sur les terres et les mers de l’UE. Nous soutenons donc la proposition du rapporteur du Parlement européen de veiller à ce que d’ici 2030, au moins 30 % des terres de l’UE et au moins 30 % de l’espace maritime de l’UE bénéficient par zone de mesures de restauration efficaces, avec des contributions justes et proportionnées de la part de tous les États membres.
  • Garantir des objectifs solides de restauration de la nature pour tous les écosystèmes couverts par la proposition de loi (habitats naturels terrestres, d’eau douce, côtiers et marins, écosystèmes urbains, rivières, habitats des pollinisateurs, écosystèmes agricoles, tourbières et écosystèmes forestiers). Les objectifs doivent correspondre à l’ampleur et à l’urgence des crises qui affectent la biodiversité et le climat.
  • Veiller à ce que tous les objectifs soient pleinement atteints d’ici 2040 au plus tard. Retarder l’action jusqu’en 2050 sape les obligations de neutralité climatique de l’UE et risque d’activer des points de bascule irréversibles.
  • Adopter des objectifs entièrement applicables, avec des garanties claires pour s’assurer que la politique commune de la pêche (PCP) ne bloque pas la mise en œuvre de la restauration marine.
  • Garantir la non-détérioration à long terme des écosystèmes restaurés. Laisser les habitats se dégrader juste après les avoir restaurés non seulement ne permet pas de résoudre les crises à long terme, mais est en outre inefficace par définition et constitue un gaspillage de fonds publics.
  • Établir un cadre de responsabilisation solide pour s’assurer que tous les États membres contribuent équitablement à la loi et peuvent être tenus pour responsables.
  • Obtenir des subventions dédiées à la restauration de la nature dans le cadre du prochain budget de l’UE.
  • Résister aux intérêts particuliers qui tentent perpétuellement de saper la loi sur la restauration de la nature et les contrer.

Retarder l’action, édulcorer l’ambition ou limiter la portée de la loi ne fera que rendre la gestion des conséquences plus ardue, plus coûteuse et plus longue. Cela mettrait notre existence et celle de tous les autres êtres en péril. Aussi, faisons en sorte que les choses fonctionnent dès maintenant.

  • AirClim
  • AKTI PROJECT & RESEARCH CENTRE Alba Natura Civil Foundation
  • Alpe Adria Green International
  • Amigos de la Tierra
  • Aplinkosaugos koalicija (Environmental Coalition of Lithuania)
  • ARCHE NOAH
  • ASOCIACIÓN REFORESTA
  • Association Klaipedian Initiative for Democracy and the Environment (KIDE))
  • Austrian Youth Biodiversity Network – GYBN Austria
  • Balkan River Defence
  • BIOM Association
  • BirdLife – SEO
  • BirdLife Austria
  • BirdLife Bulgaria – Bulgarian Society for the Protection of Birds
  • BirdLife Cyprus
  • BirdLife DOF
  • Birdlife Estonia
  • Birdlife Europe and Central Asia
  • BirdLife Finland
  • Birdlife Greece – Hellenic Ornithological Society BirdLife Hungary – MME
  • BirdLife Italy – Lipu
  • BirdLife Malta
  • BirdLife Slovenia DOPPS
  • BirdLife Sweden
  • Birdwatch Ireland
  • BLOOM
  • Bodensee-Stiftung – Internationale Stiftung für Natur und Kultur
  • BOS+
  • Buglife – The Invertebrate Conservation Trust CEE Bankwatch Network
  • CEEweb for Biodiversity
  • Center for Environmental Policy (AAPC) Center for Protection and Research of Birds
  • Center for Research and Information for the Environment Eko-svest
  • Centrum Ochrony Mokradeł / Wetlands Conservation Centre
  • CIDAMB – Associação Nacional para a Cidadania Ambiental
  • CIPRA Slovenia
  • Client Earth
  • Climate Action Network Europe
  • Climate Catalyst
  • CMCC Foundation | Euro-Mediterranean Center on Climate Change
  • Coalition Clean Baltic
  • Comitato AVB
  • Comité Schone Lucht
  • Cork Nature Network
  • Czech Society for Ornithology
  • Danish Society for Nature Conservation Darnaus vystymosi centras
  • Deutsche Umwelthilfe e.V. (German Environmental Action)
  • Deutscher Naturschutzring (DNR)
  • Dinaricum Society
  • Društvo Ekologi brez meja
  • Društvo Proteus, gibanje za naravo in okolje, Bela krajina
  • Društvo za preučevanje rib Slovenije (DPRS)
  • Eco-TIRAS International Association of River Keepers
  • ECOLISE – European network for community-led initiatives on climate change and sustainability
  • Εcological Movement Cyprus
  • Ecologistas en Acción
  • ECOS – Environmental Coalition on Standards
  • Eko krog – društvo za naravovarstvo in okoljevarstvo
  • Ekoskog
  • El Fanal – Col·lectiu Cultural i Ecologista del Moianès
  • Environmental Center for Administration and Technology
  • Environmental Pillar
  • Estonian Fund for Nature ELF
  • EuroNatur
  • EUROPARC Federation
  • European Anglers Alliance (EAA)
  • European Cave Protection Commission by the Fédération Spéléologique Européenne
  • European Environmental Bureau
  • European Living Lakes Association
  • European Young Rewilders
  • Fältbiologerna
  • Fédération des réserves naturelles catalanes/ RNN Jujols
  • Federation of Environmental Organisations in Cyprus (FEOC NGOs)
  • FIRE
  • Forests of the World (Verdens Skove)
  • Foundation for Peatland Restoration and Conservation
  • France Nature Environnement (FNE)
  • Friends of Akamas
  • Friends of Fertő lake Association
  • Friends of the Earth Cyprus
  • Friends of the Earth Czech Republic – Hnutí DUHA Friends of the Earth Germany – BUND e.V.
  • Friends of The Earth Hungary – MTVSZ – National Society of Conservationists
  • Fundación Española de Renaturalización (Rewilding Spain)
  • Fundación Global Nature
  • Fundacion Nueva Cultura del Agua
  • Fundatia ADEPT Transilvania
  • Gamtos apsaugos asociacija « Baltijos vilkas » Generation Climate Europe (GCE)
  • Generation Earth (Youthnetwork of WWF AT)
  • GEOTA-Grupo de Estudos de Ordenamento do Território e Ambiente
  • GLOBAL 2000
  • Global Nature Fund
  • Global Youth Biodiversity Network (GYBN) Europe
  • Great Lakes and Wetland Federation (Nagy Tavak és Vizes Élőhelyek Szövetsége)
  • Greenpeace
  • Greenpeace Czech Republic
  • GRÜNE LIGA e.V.
  • Gyvo Žalio
  • Herpetološko društvo – Societas herpetologica slovenica
  • Humanitas – Centre for Global Learning and Cooperation
  • IFAW
  • Institute for Agriculture and Trade Policy
  • Institute for ichthyological and ecological research, REVIVO
  • International Mire Conservation Group
  • IPoP – Institute for Spatial Policies
  • Irish Wildlife Trust
  • Jamarski klub Kamnik
  • Koalicja Żywa Ziemia [Living Earth Coalition] LandschappenNL
  • Lašišos dienoraštis
  • Latvian Fund for Nature
  • Latvian Ornithological Society
  • Leefmilieu
  • Legambiente
  • Lietuvos gamtos draugija (Lithuanian Nature Society)
  • Lietuvos geologų sąjunga
  • Lietuvos Žaliasis Aljansas
  • Liga para a Protecção da Natureza
  • Lithuanian Arboricultural Center
  • Lithuanian entomological society
  • Lithuanian Fund for Nature
  • Living Rivers Foundation
  • Luontoliitto (The Finnish Nature League)
  • Lutra, Institute for Conservation of Natural Heritage
  • Mammal Conservation Europe
  • MEDASSET
  • MedINA
  • MedWet
  • Mes Darom (Let’s Do It Lithuania)
  • Michael Succow Foundation
  • Milvus Group
  • MIO-ECSDE
  • Morigenos
  • NABU
  • Natagora
  • natur&ëmwelt
  • Naturalists Club Poland (Klub Przyrodników) Naturefriends International
  • Naturskyddsföreningen (Swedish Society for Nature Conservation)
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Kiska, orque née libre et décédée sans jamais avoir revu la mer

Kiska, orque née libre et décédée sans jamais avoir revu la mer

Kiska, orque née libre et décédée sans jamais avoir revu la mer
11.03.2023
Canada
Kiska, orque née libre et décédée sans jamais avoir revu la mer
Exploitation pour le spectacle

Kiska, dite « l’orque la plus seule du monde », s’est éteinte jeudi 9 mars 2023, dans le même bassin qui lui tenait lieu de cellule d’isolement depuis douze ans. L’orque majestueuse, maintenue en captivité pendant quarante interminables années, avait été capturée dans les eaux islandaises. Elle était alors toute petite.

Enfin un point d’arrêt à quarante ans d’enfer

C’est en 1979 que son exploitation interminable a commencé. Kiska a été arrachée aux siens aux côtés de Keiko. Ils ont passé quelques années dans les bassins du MarineLand ensemble avant d’être séparés. Elle aura vu mourir les cinq bébés qu’elle avait portés et mis au monde dans les piscines du delphinarium…

Un bassin minuscule et la solitude jusqu’à la folie

Quand nous étions venus la voir, il y a un an et demi, elle semblait surtout s’ennuyer à mourir. Pire, elle faisait ce que le monde entier n’a pu interpréter autrement que comme des appels à l’aide : heurter l’eau avec sa queue en surface, donner l’impression de se frapper sur le bord du bassin en verre… Était-ce une manifestation de frustration, de douleur ? La spécialiste en biologie marine Ingrid Visser avait édité un rapport accablant.

À chaque tour qu’elle effectuait pour tuer le temps, Kiska butait contre les parois, ne pouvant évidemment jamais nager à pleine vitesse ni en ligne droite, ni plonger en profondeur, si désespérément seule. Vivre avec les siens constitue pourtant une base essentielle pour les orques. Et même si c’est un strict minimum légal requis au Canada, que les cétacés détenus dans les delphinariums vivent avec un compagnon de leur espèce, là-bas aussi, on n’a que faire de la loi.

Les delphinariums, un enfer sur terre

Malgré les campagnes incessantes des défenseurs des animaux, en Ontario, ou plus largement en Amérique et aussi en Europe, dont nous faisons naturellement partie, jamais le parc passé de mode ni les autorités n’auront eu la miséricorde de lui accorder un semblant de vie et de liberté. Même dans ses vieux jours.

Dans les bassins crasseux de ce parc vétuste, restent 34 bélugas et cinq dauphins. C’est une solution en urgence qui doit être trouvée pour eux.