Arche de Noël: les animaux enfin sortis de l’enfer!

Arche de Noël: les animaux enfin sortis de l’enfer!

Arche de Noël: les animaux enfin sortis de l’enfer!
30.11.2023
Hérault
Arche de Noël: les animaux enfin sortis de l’enfer!
Animaux familiers

Depuis la sortie de notre enquête au sein de l’Arche de Noël et diffusion sur TF1 d’un reportage sur celle-ci, les témoignages affluaient à une cadence effrénée, confirmant ce que nous savions déjà. La mauvaise réputation d’Azzopardi le précède, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels de la protection animale ou même des autorités départementales. Ce qui se passe dans son élevage illégal était su ou pressenti de tous depuis des années. Pourtant, l’homme a pu rester en place plus de quarante ans et continuer son business sur le dos des animaux maltraités. C’est terminé. Les animaux ont été saisis ce 30 novembre.

Quatre décennies de trafic. Des dizaines de plaintes et signalements classés. Une saisie avortée il y a cinq ans. C’est finalement notre enquête et sa diffusion sur TF1 qui auront eu raison de l’inaction des pouvoirs publics de Béziers. Léthargiques depuis des années sur ce dossier, poussés par la pression médiatique et notre pétition qui a récolté plus de 17 000 signatures, ils n’ont eu d’autre choix que de constater leurs propres défaillances et prendre enfin leurs responsabilités.

Les animaux sont sauvés

Après plusieurs jours d’incertitude, la saisie des animaux a enfin été ordonnée. Azzopardi, qui hier encore paradait fièrement sur Facebook, annonçant qu’il avait déposé plainte pour diffamation et se vantant sans sourciller de continuer son business, s’est trouvé pris au dépourvu ce matin à l’arrivée des forces de l’ordre et des associations.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

À tel point qu’il s’est retranché armé dans son domicile. Sur place, c’est l’horreur absolue. Si nous sommes soulagés que tous les animaux soient enfin libérés, il n’est pour l’heure pas certain que tous survivent étant donné leur état de santé après des années dans ce mouroir. Les premières constatations in situ sont évidemment effroyables.

Notre partenaire sur place, SOS Reptiles, a récupéré des serpents dans un état désastreux. Un python royal déjà décédé, un boa dans un terrarium rempli de cafards, ou encore une couleuvre américaine souffrant d’un œdème d’une taille affolante et dont l’avenir n’est malheureusement pas garanti.

Nous attendons de connaître le nombre exact et officiel des animaux sauvés, mais nous espérons qu’au moins une centaine d’individus soient sortis de cet enfer: chiens, chats, oiseaux, serpents, tortues, lapins…

Mensonge après mensonge, Azzopardi a tenté de garder la face en annonçant mettre fin à ses activités de sa propre initiative… un peu aidé par les autorités tout de même, elles-mêmes pressées par notre action.

Une grave défaillance du système judiciaire à Béziers

Notre plainte, déposée en février 2023, a été envoyée par courrier recommandé au procureur et également remise en mains propres à la gendarmerie par notre avocate. Silence radio pendant trois mois. L’agent nous ayant reçus, pourtant gradé et très motivé au départ, n’a donné aucune suite à nos appels, jusqu’au jour où il a «disparu»: son téléphone a été attribué à un autre gendarme.

Un complément de plainte a été déposé en juin avec de nouveaux éléments. Mais en juillet, nous apprenons que les clés USB contenant toutes les preuves vidéo et les pièces jointes qui avaient été remises avec la première plainte ont été «perdues». Nous en envoyons donc des copies. Puis l’histoire se répète: silence total, nos appels et messages sont ignorés.

Et c’est la même histoire qu’ont vécue d’autres structures avant nous. Des dizaines de plaintes et signalements ont été effectués depuis quarante ans par de multiples associations locales ou nationales. Du côté des institutions, rien n’a bougé ou si peu pendant toutes ces années et Azzopardi a pu sévir pendant quatre décennies, en faisant reproduire les chiens pour de l’argent, en abattant ceux qui lui posaient problème tout en laissant agoniser les plus jeunes et en collectionnant les animaux pour son plaisir personnel. Des activités qui n’ont rien à voir avec celles de véritables refuges. Combien d’innocents sont morts aux mains de ce bourreau?

Maintenant qu’ils sont sauvés, nous ne céderons rien pour que le responsable soit enfin jugé et condamné, et surtout pour que son élevage soit définitivement fermé sans que jamais plus il ne puisse détenir d’animaux. 

Si vous avez adopté/acheté un animal là-bas, vous pouvez nous aider en remplissant ce formulaire et en envoyant vos témoignages à info@one-voice.fr

Achat de munitions dans les bureaux de tabac : fumer c’est mal, tuer c’est (certainement) mieux!?

Achat de munitions dans les bureaux de tabac : fumer c’est mal, tuer c’est (certainement) mieux!?

Achat de munitions dans les bureaux de tabac : fumer c’est mal, tuer c’est (certainement) mieux!?
28.11.2023
Achat de munitions dans les bureaux de tabac : fumer c’est mal, tuer c’est (certainement) mieux!?
Chasse

Décidément, et comme One Voice le répète depuis des années, ce gouvernement est au chevet des chasseurs comme aucun autre avant lui. Après la baisse du prix du permis national et les cadeaux à répétition, et alors même que chaque année, ce loisir tue des millions d’animaux et cause plusieurs morts et des centaines d’accidents parmi les humains, le ministère de l’Intérieur n’a certainement rien de mieux à faire que d’autoriser la vente de balles et autres cartouches par les buralistes. Après avoir acheté un ticket à gratter pour « défendre la biodiversité », vous prendrez bien un paquet de balles expansives pour faire un massacre !

Des mots mêmes de Willy Schraen, président de la FNC, Emmanuel Macron « a fait plus pour la chasse française qu’aucun de ses prédécesseurs »[1]. Et c’est peu dire qu’entre les protecteurs des animaux et ceux qui veulent les tuer, le Président de la République et ses ministres ont clairement choisi leur camp.

[1] Rapport moral du président de la FNC prononcé à l’AG de la FNC du 20 mars 2019.

Les bureaux de tabac : l’arme secrète du gouvernement pour protéger la biodiversité

Dans sa « stratégie » pour défendre la nature, l’État semble avoir identifié un nouvel acteur incontournable : les buralistes. Il y a quelques semaines, on apprenait le lancement en grande pompe d’un ticket à gratter pour la biodiversité. Demander aux Français de payer eux-mêmes la protection de l’environnement et compenser ainsi le manque d’investissement des autorités, quelle belle trouvaille !

Ce sont sans doute les mêmes esprits éclairés qui ont élaboré la dernière proposition en date du ministère de l’Intérieur : permettre aux tireurs d’acheter leurs munitions directement dans les débits de tabac. Celles-ci sont des outils de torture : balles anciennement réservées à l’armée aujourd’hui légalisées, projectiles expansifs qui s’ouvrent dans l’animal, lui causant des souffrances inimaginables… Tout cela sera désormais à disposition au bistrot du coin où l’on pourra à la fois acheter des feuilles à rouler, boire un petit rouge et de quoi tuer. Mais soyons rassurés : selon le ministère de l’Intérieur, « dès le 1er janvier, les buralistes pourront se former en quelques heures à la réglementation sur la vente de cartouches de chasse »…

Alors que nous avons déjà lancé un recours en justice pour obtenir l’interdiction de certains types d’armes et une meilleure sécurisation de cette pratique, le pouvoir semble bien décidé à persister dans son soutien au monde cynégétique.

La FNC, une machine à influence choyée par les autorités

Les choses sont aujourd’hui claires : les pseudo-propositions de la ministre chargée de la chasse sur la sécurité, plus ridicules les unes que les autres, n’étaient qu’un leurre pour continuer à soutenir coûte que coûte les chasseurs.

Ceux-ci font feu de tout bois et n’hésitent pas à ressasser leurs arguments habituels pour se présenter comme les seuls porteurs de discours raisonnables. Les comptes rendus de l’assemblée générale de la FNC, publiés par un lanceur d’alerte, en sont une illustration parlante : dénonciation de la « nouvelle société bien-pensante » qui aurait « peur de ses origines », analyse scientifique qui ferait bondir les paléontologues quand W. Schraen indique que c’est « l’être humain qui, par la volonté de dominer le règne animal, nous a fait un jour descendre des arbres pour courir après les autres pour tout simplement les manger »… Une drôle d’interprétation des connaissances actuelles.

À force de matraquer leurs arguments et de pleurnicher sur l’indemnisation des dégâts causés par les sangliers qui leur coûterait trop cher – tout en élevant massivement ces mêmes sangliers pour les tuer -, ils ont reçu une énième faveur : une dizaine de millions d’euros par an, aux frais du contribuable, pour promouvoir la chasse… non, pardon, pour protéger l’environnement. Au menu : former des enfants à l’emploi du couteau dans des écoles, installer des nichoirs en plastique dangereux pour les oiseaux… Le tout dans l’opacité la plus totale, et on les comprend : les médias ont récemment révélé la gestion calamiteuse de ce fonds, et l’utilisation plus que douteuse de l’argent public.

Alors que 89 % des Français considèrent que ce loisir mortel pose des problèmes de sécurité (sondage IPSOS/One Voice, octobre 2023), il est grand temps que le gouvernement entende enfin la voix de la majorité ! Pour l’aider, signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse !

Expérimentation animale : enquête inédite à Maurice dans les élevages de macaques à longue queue

Expérimentation animale : enquête inédite à Maurice dans les élevages de macaques à longue queue

Expérimentation animale : enquête inédite à Maurice dans les élevages de macaques à longue queue
28.11.2023
Ile Maurice
Expérimentation animale : enquête inédite à Maurice dans les élevages de macaques à longue queue
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Enquête de One Voice à l’Île Maurice où les macaques à longue queue sont capturés dans la nature et élevés pour les laboratoires.

L’Île Maurice est l’un des principaux pays pourvoyeurs de singes pour l’expérimentation animale. En infiltrant ce milieu bien gardé, les enquêteurs de One Voice sont parvenus à rapporter des images et des témoignages exclusifs sur des pratiques scandaleuses.

Elles sont sept « fermes » d’élevage implantées sur l’Île Maurice, au plus près de l’habitat naturel des primates qu’elles commercialisent pour l’industrie mondiale de l’expérimentation animale. Chaque année, Bio Culture, Noveprim, Biodia, Biosphere, Les Campeches Ltd, Cynologics et Le Tamarinier expédient plus de 10 000 macaques à longue queue vers des laboratoires aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Espagne et… en France. Au sein de l’Union européenne, notre pays est même l’un des principaux importateurs de ces primates pourtant classés en danger de disparition sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES Signez pour dire STOP À L’UTILISATION DES MACAQUES DANS LES LABORATOIRES

Infiltration périlleuse

Officielles, ces usines à singes peuvent être « visitées » si l’on s’en remet, bien sûr, à leurs services de direction rompus à l’exercice de les présenter sous leur meilleur jour. Nous avons préféré nous introduire en coulisses pour observer de plus près leur fonctionnement et dévoiler la réalité du quotidien des animaux qui y sont séquestrés. Au prix d’énormes risques, nos enquêteurs sont parvenus à infiltrer six d’entre elles. Ce qu’ils ont découvert confirme ce que nous suspections avec notre partenaire Action for Primates qui a mis ses informations en commun pour la préparation de cette investigation : de nombreux singes sont régulièrement pris au piège en forêt afin d’alimenter en « chair fraîche » les élevages et maintenir une diversité génétique.

Capturés dans la nature

Les renseignements fournis à nos enquêteurs par des lanceurs d’alerte souhaitant rester anonymes sont clairs… Recroquevillés derrière les mailles des filets, les macaques à longue queue sont souvent prisonniers depuis plusieurs jours quand les trappeurs viennent relever leurs pièges au fond de la jungle. Affamés, assoiffés, les adultes et les bébés n’ont que la force de se serrer les uns contre les autres dans des gestes désespérés… Et c’est sans la moindre résistance, terrorisés, qu’ils se laissent encager violemment dans les caisses de transport. Les humains se moquent de leur détresse.

Bons pour la reproduction ou tués

Bientôt, les détenus sont tatoués avec un numéro d’identification. Ils sont également soumis à une batterie de tests pour contrôler leur état de santé. Les blessés lors de la capture, infertiles, malades ou atteints d’une simple affection cutanée, sont tués sans sourciller : poubelle. Quant aux autres, ils rejoignent les « volières », où sont déjà enfermés des dizaines de leurs congénères, pour servir de reproducteurs. Nous montrons leurs conditions de détention misérables où le stress est partout palpable. En raison de la promiscuité des cages, les épidémies sont légion, de tuberculose (TB) notamment. Les employés procèdent alors à des abattages massifs : jusqu’à 200 singes par jour !

Les bébés pour les labos

Théoriquement, les bébés de première génération échappent à l’expérimentation au sein de l’Union européenne : soumettre les macaques F1 à des tests y est interdit depuis novembre 2022. Mais en pratique… peu de monde s’en soucie et les labos encore moins. Dans tous les cas, les primates sont condamnés à la captivité et la souffrance leur vie durant.

Nous savions déjà – grâce aux documents auxquels nous avons eu accès, puis aux preuves que nous avons récoltées à propos de la plate-forme Silabe, rattachée à l’Université de Strasbourg – que les petits singes étaient exportés par centaines de lots en France à l’âge seulement d’un an et demi. Cette enquête nous a appris qu’ils sont arrachés aux bras de leurs mères dès 6-8 mois pour les habituer précocement au contact humain et leur apprendre à se montrer dociles.

Imprégnés comme il se doit, ils sont ensuite « fin prêts », à exécuter les ordres au doigt et à l’œil pour subir des procédures douloureuses dans notre pays, en Europe et Outre-Atlantique.

En finir avec ce scandale !

Cette enquête s’inscrit dans la lignée de nos actions constantes pour mettre un terme à l’utilisation des macaques dans les laboratoires. Nous avons déjà obtenu d’Air France qu’elle mette un terme à leur transport. Il faut aller plus loin. Forts de nos dernières révélations, nous comptons sur les décideurs publics pour prendre leurs responsabilités et faire que la situation change.

Voici des années que des députés expriment leurs préoccupations à la Commission européenne au sujet du piégeage de macaques sauvages à Maurice. Les autres doivent suivre leur exemple et nos dirigeants ne plus reculer devant les lobbies de l’expérimentation animale. Ces derniers avancent souvent masqués pour mieux imposer leurs lois. Ils se présentent, par exemple, comme des « chercheurs du CNRS » plutôt que d’afficher clairement qu’ils sont des représentants du Gircor*…

*Groupe Interprofessionnel de Réflexion et de Communication sur la Recherche

Injections, inoculations et intoxications : les macaques mauriciens dans les laboratoires français

Injections, inoculations et intoxications : les macaques mauriciens dans les laboratoires français

Injections, inoculations et intoxications : les macaques mauriciens dans les laboratoires français
27.11.2023
Injections, inoculations et intoxications : les macaques mauriciens dans les laboratoires français
Expérimentation animale

L’élevage mauricien Noveprim fournit les macaques utilisés par les laboratoires français dans des expériences stressantes et douloureuses.

Face aux images accablantes produites par notre enquête au sein de la société mauricienne Noveprim, nous avons voulu savoir ce qu’il advient des primates vendus partout dans le monde par cette entreprise. Dans les revues scientifiques, l’origine des macaques est parfois indiquée, ce qui nous a permis de connaitre le destin tragique de nombre d’entre eux importés en France. Nous demandons la fin des captures, des élevages et de l’expérimentation sur les primates.

Dans une base de données mondiales de publications en libre accès, malgré quelques résultats en Amérique du Nord ou chez nos voisins européens, le nom de l’élevage Noveprim fait surtout ressortir des recherches réalisées en France.

Alors que l’industrie accorde généralement aux singes et aux guenons qu’elle exploite un nom en plus de leur tatouage, cette vague notion d’identité disparait quand les résultats obtenus sont publiés. Les animaux sont alors des numéros, de simples outils, parfois listés dans les mêmes tableaux que les virus, les anticorps ou encore les logiciels utilisés.

Une vie de souffrance

De nombreux individus instrumentalisés de la sorte ont dû endurer des « procédures » variées. Cela peut être, chez Sanofi(1) de « simples » prélèvements sanguins répétés, tandis que d’autres animaux subissent des injections oculaires et sont tués par GenSight et l’Institut de la Vision pour prélever leurs yeux(2). Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) fait encore bien pire avec la réalisation de lésions du cerveau par son unité MIRCen(3) et l’inoculation de maladies graves dans son laboratoire à risque biologique P3(4). Encore au CEA, NeuroSpin (que nous connaissons bien pour ses infractions répétées à la réglementation) a immobilisé trois singes mauriciens sous anesthésie jusqu’à quinze fois chacun. Après leur avoir injecté des microbulles dans le sang, le personnel a appliqué des ultrasons sur leur crâne pour tenter de faciliter la pénétration de produits dans le cerveau(5).
Le ministère des Armées ayant affirmé récemment qu’aucune expérience sur les primates n’a été menée par ses services depuis 2013, un article publié en 2018(6) relate probablement l’une de ses dernières utilisations de ces animaux. L’armée y a intoxiqué dix-huit macaques de l’Île Maurice avec une arme chimique, le VX russe. Parmi eux, quatre sont morts en moins d’une heure, tandis que les autres, sous traitement, ont enduré hypersalivation, épuisement, difficultés respiratoires et convulsions pendant plusieurs heures avant de se remettre… et d’être tués pour analyser leurs tissus.

Finissons-en avec leur exploitation

Comme le montre notre enquête, les animaux souffrent déjà de la captivité et des manipulations brutales des employés de l’élevage Noveprim. Mais ce n’est pour eux que le début d’une vie passée à endurer stress et douleur au profit supposé d’une autre espèce qui s’est désignée elle-même comme dominante.

Pour en finir avec ces pratiques, signez notre pétition demandant la fermeture des élevages de macaques et la fin de l’expérimentation sur les primates.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre rapport sur les primates et l’expérimentation animaleet consulter les données chiffrées année par année et espèce par espèce sur notre site web dédié.

  1. Sanofi 2020a, 2020b.
  2. GenSight 2021, Institut de la Vision 2023.
  3. CEA (MIRCen) 2019.
  4. CEA (IDMIT) 2021a, 2021b, 2022a, 2022b.
  5. CEA (NeuroSpin) 2020.
  6. Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) 2018.

Melles : la saison de la chasse aux chèvres est ouverte !

Melles : la saison de la chasse aux chèvres est ouverte !

Melles : la saison de la chasse aux chèvres est ouverte !
23.11.2023
Haute-Garonne
Melles : la saison de la chasse aux chèvres est ouverte !
Chasse

C’est bien connu : les chèvres sont des animaux particulièrement malfaisants, qui représentent un danger immense pour la sécurité publique. Fort de ce constat, le maire de Melles (31) a choisi une solution radicale… et illégale : autoriser les chasseurs à tuer un groupe de chèvres abandonnées dans les hauteurs du village. Et ce alors même que de nombreuses alternatives existent. Bien entendu, ce sont toujours les mêmes qui payent l’addition : les animaux. Nous attaquons cet arrêté en référé devant le tribunal administratif de Toulouse. Audience le 28 novembre 2023 à 10 heures.

Photo : Melles Collectif Preservons Melles avec leur aimable autorisation.

Les chèvres, ces animaux féroces

Il y a quelques semaines, la maire d’une commune des Alpes-Maritimes recevait une information glaçante : quatre chèvres avaient eu la mauvaise idée de… faire tomber quelques cailloux sur des terrains de tennis. Ni une ni deux, l’édile autorisait leur mise à mort. Bilan : 4 animaux tués. Nous avons dénoncé cette situation mais, décidément, les chèvres ont bon dos. À Melles, c’est près d’une centaine d’entre elles dont l’abattage a été ordonné, pour des motifs ridicules.

La loi autorise le maire à prendre des mesures pour remédier à la présence d’animaux « féroces et malfaisants ». C’est bien connu, les chèvres sont des animaux assoiffés de sang qui causent des dégâts absolument majeurs un peu partout en France. Difficile de rester sérieux devant une telle absurdité…

Un massacre doublement illégal

Pourquoi ne pas avoir cherché d’alternatives ? Rappelons-le, le maire dispose de pouvoirs importants pour gérer la présence d’animaux errants. À en croire l’arrêté, aucune solution ne serait envisageable car les chèvres évolueraient dans une zone non accessible aux véhicules. Et ce alors même qu’il leur est justement reproché de causer des dégâts… aux véhicules. Comprenne qui pourra.

Une fois de plus, la réalité est bien loin de ce qui est avancé par la commune. Il s’agit ni plus ni moins d’offrir des cibles faciles aux chasseurs. En temps normal, les battues administratives sont confiées à des « lieutenants de louveterie », bras armés de l’État contre les animaux. Mais, à Melles, le massacre a été confié aux tireurs du coin. Cerise sur le gâteau, cette opération aura lieu… pendant toute la saison. Il faut bien faire durer le plaisir.

Pour les dizaines de chèvres et de boucs qui sont sur le point d’être les énièmes victimes de ce loisir cruel, et alors même que 60 % des Français considèrent que la chasse est inefficace pour lutter contre les supposés dégâts causés par les animaux, nous attaquons cet arrêté en urgence devant le tribunal administratif de Toulouse, où nous porterons leur voix lors d’une audience le 28 novembre à 10 heures.

Mobilisons-nous pour les loups : participons en nombre aux consultations publiques du ministère !

Mobilisons-nous pour les loups : participons en nombre aux consultations publiques du ministère !

Mobilisons-nous pour les loups : participons en nombre aux consultations publiques du ministère !
23.11.2023
Mobilisons-nous pour les loups : participons en nombre aux consultations publiques du ministère !
Faune sauvage

Alors que l’actuel Plan national d’actions (PNA) sur les loups et les activités d’élevage prendra fin le 31 décembre prochain, un nouveau plan et un projet d’arrêté visant à renforcer le recours (déjà redoutable) aux tirs létaux sont actuellement soumis à la consultation publique. Habituellement, le but est de veiller à la protection effective d’une espèce mais ici, contrairement aux apparences, c’est tout l’inverse qui est recherché. Vu le matraquage médiatique du lobby agricole et les sorties de nombreux politiques peu soucieux du sort des animaux, nous ne nous attendions pas à grand-chose, mais là… Aidez-nous à faire avancer le combat en répondant à ces consultations avant le 7 décembre 2023.

Les loups sont les victimes collatérales des pratiques d’élevage intensives. Diabolisés, ils sont massivement tués dans le cadre de tirs légaux au nom de la protection de troupeaux d’animaux voués à l’abattoir. Malheureusement, les loups sont des animaux méconnus qui souffrent à tort d’une mauvaise réputation. Ils sont pourtant sensibles et intelligents, et leurs modes de vie sont finalement très proches des nôtres : ils constituent de véritables familles, où chacun a une fonction bien définie dans l’éducation des louveteaux. Quant à leur rôle au sein d’une biodiversité si fragilisée, il n’est plus à démontrer ! Cela n’empêche pas le gouvernement de prendre des mesures toujours plus défavorables à leur encontre, puissance des lobbies de la chasse et de l’agriculture industrielle oblige.

Des projets ouvertement anti-loups

Le contenu de la première consultation dépasse nos pires prévisions… Le plan a été vidé de sa substance au profit des sacro-saints intérêts des éleveurs. En effet, le document affiche un soutien sans faille aux pratiques d’élevage existantes sans jamais en interroger les conséquences négatives. Les grands perdants, ce sont évidemment les loups. Leur protection n’est plus du tout au cœur du projet, bien au contraire : ils y sont désignés comme des cibles à abattre.

La seconde consultation se rapporte à un projet d’arrêté dont l’objet n’est ni plus ni moins de renforcer le recours aux tirs létaux. Au programme : augmentation du nombre de tireurs, généralisation de la possibilité d’utiliser des caméras thermiques pour mieux cibler les loups, fin de l’obligation de les éclairer avant de tirer, fin de la suspension des autorisations de tirs lorsqu’un individu est tué… En somme, le projet d’arrêté revient à confirmer la possibilité de massacrer les représentants d’une espèce protégée.

Un acharnement insupportable et insensé

Les deux projets soumis à consultation ont reçu des avis défavorables du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Malgré tout, le gouvernement, acquis à la défense des pires intérêts agricoles, reste sourd aux alertes des scientifiques et des associations de protection de la Nature qui recommandent de ne pas tuer les loups.

Peu importe que le jeu soit déséquilibré et les victoires difficiles à obtenir, nous continuerons à nous battre pour les loups. Pour plus d’informations sur ce qu’ils sont et leur situation en France, nous vous invitons à consulter notre rapport. Dans ce combat, nous avons besoin de votre soutien. C’est pourquoi nous vous proposons, ci-dessous, une « boîte à outils » qui vous permettra de participer aux consultations jusqu’au 7 décembre 2023 et de défendre ainsi les loups.

POUR DIRE NON AU PROJET DE PNA, C’EST PAR ICI :

La protection des loups n’est pas abordée dans le projet :

  • Aucun objectif de protection des loups ne figure dans le projet alors que l’espèce est classée « vulnérable » en France.
  • Rien n’est prévu pour garantir que la population de loups se portera bien à l’avenir.
  • Le projet de PNA va même jusqu’à acter la nécessité de renforcer le recours aux tirs létaux. Difficile d’imaginer moins protecteur que cela.
  • Comme l’indique le CNPN, la continuité des tirs, y compris durant la période de reproduction, est contraire à l’essence même du statut d’espèce protégée.

Le projet de PNA favorise l’élevage au détriment des loups :

  • Il inverse la logique des PNA, censés être protecteurs, et se fait l’écho de la grogne anti-loups des éleveurs qu’il défend.
  • Il maintient le principe injustifié de non-protégeabilité des troupeaux de vaches : un éleveur peut laisser son troupeau de vaches vagabonder sans aucune surveillance ni protection, puis venir réclamer des autorisations pour tuer des loups.

Le projet de PNA n’insiste pas assez sur la protection des troupeaux par des méthodes non létales :

  • Aucun bilan/retour d’expérience sur les mesures de protection des troupeaux n’a été établi.
  • Le PNA ne prend pas la peine de renforcer les mesures de contrôle sur la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux.

Le projet de PNA méprise les impacts positifs des loups au sein des écosystèmes et ne les aborde même pas :

  • Les loups contribuent pourtant à maintenir l’équilibre des milieux naturels en limitant le développement des populations de cervidés et de sangliers.
  • Les loups sont des auxiliaires de la biodiversité.

POUR DIRE NON AU PROJET D’ARRÊTÉ, C’EST PAR ICI :

Le projet d’arrêté renforce le recours aux tirs létaux au détriment de solutions alternatives :

  • Le projet d’arrêté comporte une série de mesures destinées à s’assurer que les tirs tuent encore plus efficacement.
  • Ce projet ouvre indirectement la porte à une inacceptable augmentation des plafonds d’abattage des loups, espèce pourtant protégée.
  • Le projet d’arrêté contrevient à la logique des dérogations « espèces protégées » qui doivent normalement conserver un caractère exceptionnel et de dernier recours.

Le projet d’arrêté maintient les « tirs de prélèvement » :

  • Les « tirs de prélèvement » – qui s’apparentent à de véritables chasses aux loups – demeurent avec le projet. Le gouvernement n’a même pas l’intention de faire ne serait-ce qu’un petit pas en faveur des loups en mettant fin à cette possibilité.