Le lien enfin politiquement considéré !

Le lien enfin politiquement considéré !

Le lien enfin politiquement considéré !
24.05.2016
Le lien enfin politiquement considéré !
Animaux familiers

Grand pas pour le combat contre toutes violences : les députées Francis Hillmeyer et Laurence Abeille ont porté à l’attention du gouvernement la question du Lien.

 

Merci aux députés Francis Hillmeyer et Laurence Abeille ! Grâce à eux, enfin, la question du Lien soulevée par One Voice est portée à l’attention du gouvernement en France… C’est un premier pas important dans notre combat contre toutes les violences.

Depuis 2007, One Voice porte en France la problématique du Lien qui existe entre les violences familiales et les violences envers les animaux.

Depuis le début de l’année, plusieurs affaires ont été jugées où celui-ci était flagrant :

  • en février, un homme s’en prenait à sa compagne et jetait Griffin, son chat, par la fenêtre après lui avoir mis le feu. Il a été condamné en appel à de la prison ferme et il lui est définitivement interdit de détenir un animal !
  • en mars, était jugé le gardien de la petite chienne Léa, victime de violences sexuelles de la part d’un homme déjà condamné pour pédophilie. Il a écopé d’une peine de prison ferme.
  • en avril, était jugé le bourreau de Mathéo, 4 ans, découpé vivant et jeté aux chiens sur l’île de la Réunion. Il était réputé violent et avait déjà décapité un chien et éventré des cochons. Il a été condamné à perpétuité.
  • en mai, c’est la mère d’un petit garçon de 4 ans qui a été jugée pour délaissement d’enfant et mauvais traitements sur animaux. Son fils, qui appelait au secours, a été retrouvé seul dans un appartement avec les cadavres d’un chien et de deux chats… Elle a été condamnée en première instance à une peine de prison avec
    sursis.

Ces faits divers sont terribles mais ils montrent aussi clairement que la violence est aveugle et s’exerce indépendamment de la victime…

Le 3 mai 2016, Francis Hillmeyer, député du Haut-Rhin, soutenu par Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne, a donc fait, sous forme de question parlementaire, la proposition suivante :

De nombreuses études ayant mis en évidence le Lien existant entre la violence faite aux humains et celle faite aux animaux — un individu qui est violent envers un animal ayant plus de risques d’être violent envers ses semblables —, M. Francis Hillmeyer attire l’attention de M. le garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur les propositions de l’association One Voice qui milite pour que notre droit pénal apporte une réponse identique au regard du fait de violence commis, et ce indépendamment de la qualité des victimes, qu’elles soient humaines ou animales. Aussi, il lui demande quelles suites il entend apporter à leurs propositions de désigner au sein de chaque parquet un procureur dédié aux violences faites sur les êtres sensibles humains et animaux et d’instruire de façon systématique les plaintes pour violences à animaux.

One Voice se réjouit de cette question qui constitue l’amorce d’un grand changement dans notre société. Cette évolution est fondamentale et concerne tous les animaux quelle que soit leur espèce !

Soutenez notre proposition, signez et partagez la pétition !

 

Abandonné au milieu des cadavres…

Abandonné au milieu des cadavres…

Abandonné au milieu des cadavres…
23.05.2016
Abandonné au milieu des cadavres…
Animaux familiers

Cellule Zoé : une mère a laissé seul son enfant de 4 ans, près de cadavres de ses compagnons animaux. Triste exemple de l’illustration du Lien.

Il n’a pas 4 ans. Sa mère l’a laissé seul dans son lit, non loin des cadavres de ses compagnons animaux. Elle sera jugée ce 23 mai 2016. À peine deux mois après celle de Léa, de nouvelles affaires viennent tragiquement illustrer le Lien.

Elle voulait sortir « pour faire l’amour ». Alors son petit garçon de presque 4 ans, elle l’a laissé dans son lit. Sans couverture ni oreiller. Juste un matelas jauni… Il l’a appelée longtemps, a appelé au secours et a beaucoup pleuré, au point que les voisins ont alerté les pompiers. Ils l’ont trouvé là, dans son petit lit à barreaux flottant sur une mer de détritus nauséabonde. Des immondices, des vêtements, des couches usagées, des excréments… et des cadavres aussi. Ses amis, ses compagnons, un chien et deux chats, gisaient non loin. Un des chats était mort récemment, les autres corps étaient dans un état de décomposition avancé. Et puis un pot de muguet frais.

Transporté aux urgences pédiatriques, l’enfant s’est avéré en bonne santé bien que l’école ait signalé des problèmes d’hygiène récurrents. Mais quel sera son traumatisme ? A-t-il vu ses amis mourir ? Et que leur est-il arrivé ? Sont-ils morts de faim et de soif dans les atroces souffrances que cela implique ? One Voice attend des réponses précises sur ce qui est arrivé aux animaux. L’association, qui sera partie civile dans le procès au Havre le 23 mai, demande l’interdiction définitive de détenir un animal.

Cette nouvelle affaire, dans laquelle la mère a été placée en garde vue pour « délaissement d’enfant et mauvais traitements sur animaux », souligne une tragique fois de plus le lien existant entre la violence qui s’exerce sur les animaux et celle dont sont victimes les humains. Les traiter en justice de manière équivalente est la meilleure façon de la faire reculer et d’anticiper son évolution. Cela permettrait une prise de conscience collective et un travail conjoint sur les différents cas, comme cela se fait déjà dans d’autres pays.

Loin d’être une histoire isolée, les épisodes tragiques ne cessent de se multiplier.

Le 24 mai, à Aix-en-Provence, One Voice sera encore au Tribunal, cette fois pour l’appel dans le cadre de l’affaire de Griffin, dont le tortionnaire n’a visiblement pas compris la gravité de ses actes. L’association reste mobilisée pour qu’il soit jugé et surtout qu’il ne puisse plus jamais nuire à qui que ce soit… Comme elle le reste aussi pour Léa. Lorsque son violeur sortira de prison, One Voice sera là.

Et à la Réunion, l’horreur est à son comble avec ce qui est arrivé à Mathéo.

Le petit garçon de 3 ans a été découpé en morceaux et jeté aux chiens. Son tortionnaire, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, était connu pour boire le sang des cochons après les avoir éventrés. Un témoin raconte : « Un jour, son chien a fait une bêtise avec les poules, alors il l’a décapité ». L’homme était violent avec la mère de l’enfant aussi.

Détecter la violence le plus tôt possible et la condamner à sa juste mesure, c’est anticiper son évolution. Que faut-il de plus pour que l’État s’empare de cette question ? Que faut-il de pire ?

Le lien est un outil, le lien aurait peut-être permis de sauver Mathéo par une prise en charge psychologique et judiciaire de celui qui l’a tué.

One Voice a également déposé plusieurs plaintes dans d’autres affaires où le lien est soupçonné. Elle continue de se battre pour qu’il en soit tenu compte…

Zoos en Chine : l’investigation de One Voice

Zoos en Chine : l’investigation de One Voice

Zoos en Chine : l’investigation de One Voice
20.05.2016
Chine
Zoos en Chine : l’investigation de One Voice
Animaux sauvages

Enquête dans les zoos chinois : nos équipes ont filmé quelque peu avant les JO de Pékin le triste sort des animaux captifs. Il est temps d’y mettre un terme.

Peu avant les JO de Pékin de 2008, nous avons envoyé une équipe d’enquêteurs dans huit zoos chinois. Ce que ces professionnels expérimentés ont vu et filmé là-bas les ont fait pleurer.

Ils ont été témoins de la misère endurée jour après jour par des animaux détenus dans des conditions dignes de l’âge de pierre. Quotidiennement, ceux-ci sont tourmentés, humiliés, violentés et traités avec une effroyable cruauté pour le divertissement du public.

Les conditions de vie de la majorité d’entre eux sont extrêmement choquantes. Dans leurs enclos vides et minuscules, sur un sol de béton, certains n’ont même pas d’eau à boire. Beaucoup sont enfermés tout seuls, sans accès à l’ombre. Ils ne peuvent pas non plus se cacher pour échapper aux regards et au harcèlement des visiteurs.

Au zoo de Badaling, les enfants paient 2,85 € pour pendre des poulets vivants à des cannes en bambou avant de les lancer aux lions. Les fauves hagards et dénaturés bondissent pour attraper les oiseaux terrifiés qui tentent désespérément de fuir.

Au Tiger Mountain Village, situé dans le sud-est de la Chine, près de Guilin, des vaches vivantes sont enfermées dans les enclos des tigres. Les fauves les traquent pour le plus grand plaisir des touristes. Au restaurant, on peut commander des steaks de tigres, des pattes d’ours et du vin fait à partir d’os de tigre broyés. Le directeur du zoo se vante d’avoir dans son congélateur 140 tigres morts prêts à être mangés.

Au zoo de Qingdao, à l’est de Badaling, des tortues sont bombardées de pièces de monnaie en vertu de la croyance selon laquelle si vous frappez la tête d’une tortue avec une pièce, vos désirs sont exaucés. Afin de faciliter le travail des participants, des bandes élastiques sont enroulées autour de la tête des tortues de façon à les empêcher de la rentrer dans leur carapace pour se protéger.

La plupart des zoos où nous sommes allés présentent également des « spectacles » avec les animaux. Dans l’un d’eux — les « Animaux des JO » —, des chimpanzés déguisés, des ours obligés de marcher sur leurs pattes arrière et une oie tirant une charrette de bébés tigres défilent autour d’une piste.

Des combats opposent des ours à collier portant des gants de boxe. Les animaux, encadrés par des dresseurs qui les martyrisent avec des pointes en métal, sont forcés de se battre et de se donner des coups de poing. Dans la salle, le public rit aux éclats.

À la suite de nos enquêtes, nous avons immédiatement contacté ACTAsia, une organisation chinoise de défense animale dont One Voice est désormais partenaire.

Ensemble, nous travaillons à changer les comportements des générations futures en Chine. Nous pensons que le meilleur moyen d’y parvenir est de soutenir les organisations locales au moyen d’une aide pratique et financière, de campagnes et de ressources éducatives là où elles sont nécessaires.

Par exemple, nous contribuons au programme Caring For Life initié par ACTAsia, qui apprend aux enfants des écoles primaires chinoises à aimer les animaux et à prendre soin d’eux. Près de 35 000 enfants ont d’ores et déjà bénéficié de ce programme, dont l’extension des centres urbains vers les zones rurales est enclenchée depuis 2015.

Les zoos en Chine : la souffrance à l’échelle olympique

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Agissez pour les animaux en Chine

Pour les chiens et les chats sacrifiés en Chine

Pour les chiens et les chats sacrifiés en Chine

Pour les chiens et les chats sacrifiés en Chine
17.05.2016
Pour les chiens et les chats sacrifiés en Chine
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Festival de Yulin : juin prochain, plusieurs des milliers de chiens et de chats seront massacrés et mangés. Signez la pétition pour stopper la pratique cruelle !

Bientôt l’été, bientôt Yulin. Le 21 juin prochain, plusieurs dizaines de milliers de chiens et de chats seront massacrés puis mangés. Et s’ils ne sont qu’une goutte d’eau face aux millions qui sont tués toute l’année, c’est celle de trop…

Le festival de Yulin fait parler de lui, et pour cause. Le jour de l’été, 10 000 chiens et 4 000 chats sont exterminés d’après les autorités — un chiffre que les associations locales estiment plutôt à 40 000 chiens et 10 000 chats… C’est le plus gros massacre de chiens et de chats au monde !

Ces chiens et ces chats proviennent d’abattoirs, mais pas seulement. L’enquête de One Voice et son partenaire local ACTAsia le confirment : certains sont aussi kidnappés chez eux et arrachés à leur famille. Avant d’être abattus, ils sont entassés dans des cages étroites et stockés dans des hangars. L’eau et la nourriture y sont rares et beaucoup ne survivent pas à ces conditions de détention. Les autres sont si affaiblis que les associations qui ont essayé d’en sauver 1000 l’an dernier ont dû faire face à de graves difficultés… Il faut dire qu’ils sont si nombreux que les soins vétérinaires sont impossibles à dispenser correctement !

Les images que les enquêteurs de One Voice ont tournées en Chine et au Vietnam donnent un aperçu de ce qu’il s’y passe… Avant de mourir, la souffrance est une étape obligée, censée garantir le goût de la viande… Une enquête de One Voice : le massacre des chiens en Asie.

 

Depuis 2008, One Voice travaille en Chine avec ACTAsia. Ensemble, elles font évoluer les pratiques, dont le festival de Yulin n’est malheureusement que l’une des manifestations…

Car là-bas, sans législation adaptée, ce sont des dizaines de millions d’animaux qui meurent chaque année ! La campagne menée est une campagne de sensibilisation et d’éducation associée au lobbying auprès des autorités, car si l’on ne change pas les mentalités, les traditions cruelles perdureront…

Obtenir l’annulation définitive du festival de Yulin sera un travail de longue haleine. La mobilisation est d’autant plus importante que si nous n’obtenons pas un minimum de considération pour ceux qui, là-bas aussi, sont les compagnons des humains, comment instaurer le respect de ceux qui sont exploités pour leur fourrure, leur bile, leur viande ou les expériences ?

La pétition ouverte par One Voice afin de stopper le massacre de Yulin a été adressée à l’ambassade de Chine, forte de 51 000 signatures. Merci de votre participation. 

 

Alizé

Alizé

Alizé
16.05.2016
Alizé
Exploitation pour le spectacle

Décès : le dauphin Alizé s’est éteint à 24 ans dans un bassin du Marineland d’Antibes. D’après le parc, il souffrait de problèmes incurables. Nous en doutons…

Le 13 mai 2016, le jeune dauphin Alizé s’est éteint à 24 ans dans un bassin médical du Marineland d’Antibes. D’après le parc, Alizé souffrait depuis longtemps de problèmes rénaux incurables. Oui, mais lesquels ? Et pourquoi incurables ?

Fidèle à la tradition des delphinariums, l’éloge funèbre d’Alizé laisse perplexe : « Les soigneurs appréciaient son caractère indépendant, jovial et très joueur. Alizé faisait partie d’un groupe de dauphins dans lequel les naissances, ces dernières décennies, assurent la continuité des générations ». Indépendant et très joueur ? Alizé était un esclave, fils d’esclaves et n’avait d’autre choix que de « jouer » plutôt que de chasser ou d’explorer le vaste océan avec ses amis. Quant à la continuité des générations, il ne fut jamais père. Et depuis un an, il n’était plus jovial… Début 2015, une source interne au parc laissait filtrer que deux dauphins avaient disparu. Un troisième, Alizé, semblait gravement malade. En juillet, son directeur finit par déclarer : « Eclair est mort en février 2015, Mila-Tami en janvier 2015. Alizé est toujours là, dans le bassin à spectacles, je viens de lui dire au revoir avant de partir». Tout récemment, une tente de toile blanche plantée au-dessus du bassin médical attirait l’attention des curieux. Le signe qu’un dauphin était en train de mourir. Et c’était Alizé, fauché par une «maladie rénale incurable».

De quelle maladie parle-t-on ?

Sans accès aux dossiers vétérinaires, on ne peut qu’émettre des suppositions, mais tout porte à croire qu’Alizé souffrait de calculs rénaux, comme tant d’autres dauphins captifs. « La lithiase urinaire, ou calculs des reins, est très commune parmi les dauphins Tursiops gardés en delphinarium», explique en substance une étude scientifique publiée en 2013 intitulée «Comparison of Nephrolithiasis Prevalence in Two Bottlenose Dolphin Populations ». « En revanche, des analyses comparatives ont permis de constater que cette maladie était absente en milieu naturel chez les dauphins sauvages de la Baie de Sarasota ».

En d’autres termes, les problèmes rénaux d’Alizé seraient la conséquence directe de sa vie en captivité.

Bien d’autres affections de ce type, que l’on pourrait qualifier de nosocomiales, déciment les bassins. Ainsi, les pathologies pulmonaires provoquées par le chlore, les maladies du foie liées à l’ingestion massive de compléments alimentaires et à l’excès de globules rouges, les ulcères à l’estomac causés par le stress, les mycoses dues à une vie confinée dans une eau chaude et mal filtrée, etc. Quant aux calculs rénaux, l’hydratation insuffisante des dauphins nourris de poissons surgelés pourrait notamment en être responsable – ainsi que leur alimentation exclusivement diurne, les soigneurs ne travaillant pas la nuit. Tous les facteurs de risques sont bien sûr amplifiés par l’effondrement des défenses immunitaires sous le poids du désespoir et de l’ennui.

Alizé a certainement beaucoup souffert, car la lithiase urinaire peut s’avérer atrocement douloureuse, avec ses coliques néphrétiques fulgurantes.

Par contre, il est curieux qu’il en soit mort, dès lors que son problème rénal était correctement traité. Qu’a-t-il pu se passer ? Comme si souvent dans d’autres delphinariums, la lithiase d’Alizé a dû se compliquer brusquement en infection bactérienne. Le même problème advient à Tilikum, l’orque enfermée au SeaWorld de Floride, qui fut gavé toute sa vie d’antibiotiques et que ravage aujourd’hui une bactérie multirésistante dont aucun traitement ne vient à bout.

L’an dernier, Eclair est mort à 26 ans d’un cancer de la prostate.

Mila, sa fille, périt à l’âge de 9 ans d’une occlusion gastrique provoquée par des matières végétales. Avant eux, l’orque Valentin décédait d’une torsion de l’intestin et sa mère Freya d’un arrêt cardiaque ! Voilà des fins de vie peu fréquentes en mer, où l’on meurt davantage de vieillesse, noyé dans un filet, mutilé par un bateau, victime d’une épidémie ou d’une pollution majeure, qu’en avalant des algues imbibées de chlore ! Ce qui n’empêche nullement l’espèce Tursiops truncatus de s’en sortir plutôt bien et de peupler abondamment tous les océans tempérés du monde.
A l’inverse, il est troublant de constater que trois jeunes dauphins viennent de s’éteindre en quelques mois, alors que tous avaient vu le jour dans un bassin cerné de soigneurs et de vétérinaires, à l’abri de tout danger, de toute pollution et de tout souci alimentaire. Malgré cela, aucun dauphin du Marineland n’a jamais pu atteindre l’âge de la vieillesse (60 ans) ni même l’âge moyen (40 ans) des dauphins libres, tels qu’établis par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

Pourquoi ?

Parce que des espèces marines migrantes de grande taille, dotées d’une vive intelligence et d’une riche vie sociale, ne pourront jamais s’épanouir dans des cachots aquatiques. La captivité est fondamentalement toxique pour les cétacés et c’est pourquoi One Voice réclame son abolition immédiate sur tout le territoire français.

Merci de nous y aider en signant notre
pétition

Sources

Pêche aux requins à La Réunion : les associations arrêtent le massacre !

Pêche aux requins à La Réunion : les associations arrêtent le massacre !

Pêche aux requins à La Réunion : les associations arrêtent le massacre !
13.05.2016
La Réunion
Pêche aux requins à La Réunion : les associations arrêtent le massacre !
Animaux sauvages

Saisi par les associations ASPAS, Longitude 181 (1), One Voice et Sea Shepherd, le juge suspend le massacre d’un nombre illimité de requins tigres et bouledogues dans l’une des zones les plus protégées de la Réserve naturelle marine de la Réunion !

Dans le cadre du programme Cap Requins 2, l’État autorisait la pêche d’un nombre illimité de requins tigres et bouledogues dans l’une des zones les plus protégées de la Réserve naturelle marine de la Réunion, jusqu’au 31 décembre 2016. Saisi par les associations ASPAS, Longitude 181, One Voice et Sea Shepherd, le Tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu cet arrêté et mis fin à cette pêche !

Le juge a considéré que les consultations nécessaires à l’adoption de cet arrêté n’avaient pas été correctement réalisées, ce qui fragilise le fondement scientifique de ces pêches. En effet, le préfet n’avait soumis sa décision à aucun conseil scientifique digne de ce nom, de sorte qu’aucun protocole n’encadrait méthodiquement cette pêche.

Une décision antiscientifique

À travers les médias, les scientifiques de la Réserve ont eu l’occasion d’exprimer leur opposition à cette pêche au milieu d’un espace naturel riche toujours en reconstruction et donc particulièrement fragile. De toute évidence, une telle pêche dans un espace protégé va à l’encontre des intérêts écologiques de la réserve qui a pour mission officielle la préservation optimale de toutes les espèces, tant les interrelations sont fortes entre faune piscicole et coraux constructeurs.

Le Comité des pêches est la structure chargée de mener le programme Cap Requins 2. Or ces spécialistes des techniques de pêche, qui ne sont pas des scientifiques, conçoivent le programme, le mettent en œuvre, et le contrôlent. Les conclusions qu’ils tirent de leurs propres analyses ne présentent aucune impartialité ni crédibilité scientifique. C’est pourtant sur la base de ces conclusions que le préfet avait autorisé la capture de requins au cœur d’un espace marin protégé, lui-même précieux pour l’économie et le tourisme.

Une pêche non sélective et des méthodes opaques

Rappelons que de nombreuses espèces de requins, espèces clés dans l’écosystème et les chaînes alimentaires des océans, sont considérées comme menacées par l’UICN (2). Les capturer sans plus d’étude quant à leur population, leurs mouvements et leurs comportements engendre nécessairement des conséquences néfastes pour l’ensemble de l’équilibre de l’océan, et plus particulièrement pour l’espace côtier réunionnais déjà bien fragilisé.

Les méthodes de pêches utilisées sont des palangres verticales (drum line) où sont accrochés des appâts qui n’attirent pas uniquement les espèces ciblées. Deux tiers des prises réalisées dans le cadre du programme seraient des prises accessoires. Difficile de savoir ce qu’il en est fait, étant donné qu’aucun observateur assermenté et indépendant n’est accepté sur les bateaux de pêche (les propres rapports du Conseil Technique du Comité des pêches avouent certaines difficultés à recueillir les informations). De nombreux animaux en font les frais, comme ce Grand requin blanc, espèce protégée, tué en octobre dernier, faute d’une véritable formation des acteurs du programme et de la présence de personnes compétentes indépendantes à bord.

Une pêche dangereuse, mais lucrative

Selon une logique totalement absurde, le préfet souhaite donc sécuriser les zones d’activités nautiques en attirant des requins près de ces zones ! Cette pêche présente le risque d’attirer des animaux dans un espace qu’ils n’auraient autrement peut-être pas occupé.

Loin de décroître, ce système où argent public et patrimoine naturel sont sacrifiés sur l’autel de l’obscurantisme vient d’être institutionnalisé au sein de l’ACRAR (3), une nouvelle association qui, sur la base des anciennes méthodes, permet aux principaux maîtres d’œuvre de ce système absurde de se tailler une belle part du lion. Ceci explique sans doute cela…

(1) Soutenues par Tendua, Sauvegarde des requins, Vagues, Requin Integration et Fondation Brigitte Bardot.

(2) Union internationale pour la conservation de la nature

(3) Association pour le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin

Une plainte pour épargner les requins

Une plainte pour épargner les requins

Une plainte pour épargner les requins
12.05.2016
Une plainte pour épargner les requins
Animaux sauvages

Tandis qu’à la Réunion certains croient que les requins ont moins leur place qu’eux dans l’océan, One Voice porte plainte pour la suspension de l’arrêté du 16 février 2016.

Tandis qu’à la Réunion certains croient que les requins ont moins leur place qu’eux dans l’océan, nos associations ont fait suspendre l’arrêté du 16 février 2016.

L’ASPAS, Longitude 181, One Voice et Sea Shepherd ont engagé deux procédures devant le tribunal administratif de Saint-Denis de La Réunion pour demander la suspension et l’annulation de l’arrêté préfectoral du 16 février 2016. Celui-ci espère mettre un terme aux attaques de requins par leur éradication ! Ces mesures de pêches destructrices sont décriées par le conseil scientifique de la réserve marine, qui estime qu’elles risquent même d’aggraver la situation… Et quand bien même, le requin est chez lui dans l’océan !

Dans ce projet aberrant, ce sont des fonds publics qui financeraient la destruction de la biodiversité marine et mettraient en péril l’écosystème. Car l’arrêté stipule pouvoir réaliser des prélèvements illégaux au cœur même de la zone protégée. Celle-là même qui est fâcheusement montrée du doigt par une vindicte populaire souhaitant asservir la nature en faisant fi des conséquences.

Pour One Voice et ses partenaires, ces mesures n’ont d’autre but que de favoriser les intérêts des membres du comité de pêche dans la réserve, notamment pour vendre les produits de leurs pêches accessoires.

La solution proposée par l’État est non seulement dénuée d’éthique et dommageable pour l’environnement, mais elle n’évitera pas le risque d’attaques… Voilà qui a de quoi rappeler certaines décisions concernant le loup

Le projet CAP REQUIN 2 a permis de tuer en toute impunité des requins-bouledogues et des requins-tigres, sans l’avis de la communauté scientifique et sans consultation publique. Le 27 avril 2016, un nouvel individu femelle de trois mètres appartenant à l’espèce requin-bouledogue a été cruellement capturé par leurs dispositifs au niveau de Saint-Pierre Pointe du Diable.

Le référé du 11 mai a donné raison à One Voice et ses partenaires. Le Tribunal administratif de Saint Denis a suspendu l’arrêté, considérant que le préfet n’avait pas soumis sa décision à un conseil scientifique digne de ce nom… C’est une belle victoire, mais nous restons vigilants. Le combat continue pour que la faune sauvage remarquable de La Réunion puisse vivre en paix sur son territoire, l’océan.

AnimalPetition : Stop à la souffrance dans les laboratoires

AnimalPetition : Stop à la souffrance dans les laboratoires

AnimalPetition : Stop à la souffrance dans les laboratoires
12.05.2016
AnimalPetition : Stop à la souffrance dans les laboratoires
Expérimentation animale

One Voice a lancé une nouvelle campagne avec ses partenaires de la Coalition européenne. Objectif : une prise de conscience en faveur des animaux objets d’expériences.

Si le ton léger a été choisi, le problème n’en est pas moins extrêmement grave. Ce qui se passe derrière les portes des laboratoires, beaucoup l’ignorent encore. One Voice et ses partenaires de l’ECEAE* ont donc choisi l’humour pour alerter le plus grand nombre.

Ces chiens et ces chats qui nous font rire et qui partagent nos vies, leurs congénères de toutes espèces sont exploités de la pire manière qui soit. Ce sont pourtant les mêmes. Avec les mêmes besoins, la même envie de vivre, les mêmes joies, les mêmes peines… Et pourtant, certains leur infligent de terribles souffrances… En dehors des laboratoires, ces pratiques seraient condamnées en tant qu’actes de cruauté !

Chiens, chats, lapins, cochons et tous les animaux exploités dans les laboratoires, peuvent subir, durant des années, des expériences invasives, entraînant des douleurs aigües ! Et quand ils ne sont pas expérimentés, ils sont enfermés dans des cages vides et froides, sans voir la lumière du jour, terrorisés d’entendre des pas approcher… Avec un clin d’œil de ceux qui ont la chance de partager nos vies, One Voice espère attirer l’attention sur eux. Eux qu’on ne croise pas sur les routes, eux dont on ne voit jamais la trace, eux dont on n’entend pas les hurlements de douleur… Cette torture-là est discrète, cachée. Tout est fait pour l’oublier.

Mais ça suffit ! Ils n’ont certes pas de compagnon humain pour les aimer, mais ils n’en sont pas moins sensibles ! Leur sort doit être connu de tous pour, ensemble, faire cesser les tortures ! La science dispose désormais de méthodes efficaces qui épargnent des vies. Il est temps de les mettre en œuvre…

Et pour en savoir plus sur ces animaux, découvrez les rapports de One Voice :

L’experimentation animale en France en 2014 : un état des lieux

Rapport sur l’expérimentation animale en France en 2014

Lire

*ECEAE : Coalition Européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale.

Quand le Zimbabwe brade sa faune sauvage

Quand le Zimbabwe brade sa faune sauvage

Quand le Zimbabwe brade sa faune sauvage
09.05.2016
Zimbabwe
Quand le Zimbabwe brade sa faune sauvage
Animaux sauvages

Le Zimbabwe met en vente les animaux de ses réserves afin d’éviter qu’ils ne meurent de faim et de soif. One Voice dénonce cette mise en coupe réglée d’êtres sensibles menacés au profit des zoos, des réserves de chasse mais surtout d’un régime peu démocratique.

Alors qu’une grave sécheresse frappe le pays et menace plus d’un quart de sa population de précarité alimentaire, nous avons appris que l’autorité des parcs du Zimbabwe (ZIMPARKS) invitait les acheteurs potentiels à présenter leur déclaration d’intérêt : lions, éléphants, rhinocéros. Ces derniers iront dans des zoos mais aussi dans des réserves de chasse privées. Zimparks gère une superficie totale de 47.000 km2, répartie entre dix parcs nationaux sur l’équivalent de 12,5 % du territoire du pays. Aucune information précise n’a encore été livrée sur les espèces en vente ou sur leur prix, mais le bruit court qu’un bébé éléphant pourrait valoir jusqu’à 60.000 dollars.

En 2012 déjà, quatre éléphanteaux terrifiés avaient été arrachés à leur harde au Zimbabwe puis transportés dans des zoos du centre et du nord-ouest de la Chine. Ils ont survécu au voyage mais l’un d’eux est mort peu après son arrivée. Les trois autres sont en très mauvaise santé.

En 2014, le Zimbabwe récidivait : 24 nouveaux éléphants étaient enlevés à leur famille. Expédiés en Chine, ils apprennent aujourd’hui à danser sous les coups de pique de leur dresseur, au son d’une musique assourdissante. Car en Chine, comme à Amnéville, les zoos sont aussi des cirques. De rares images nous les montrent efflanqués, couverts de poussière et de blessures saignantes, agités de stéréotypies. La savane de leur mère est loin… À l’époque, leur vente fut justifiée non par la sécheresse, mais par la nécessité de payer le salaire des éco-gardes et de diminuer une population de pachydermes envahissants qui menaçaient les récoltes.

On le voit, les prétextes varient au fil du temps. Le Zimbabwe est pourtant bien le seul pays de la région à évoquer de tels problèmes économiques. Et le premier aussi à accueillir à bras ouverts des chasseurs de trophées richissimes, comme le dentiste américain Walter Palmer qui décapita le lion Cecil l’été dernier. Les rentrées financières issues de ces massacres sont fabuleuses, mais elles ne tombent sans doute pas dans la bonne poche. C’est que Robert Mugabe gère son pays de manière désastreuse, s’enrichissant comme tant de potentats africains sur le dos d’une population assommée par la pauvreté. Ce héros de la guerre d’indépendance a confié les cultures de son pays aux mains de courtisans corrompus, incapables d’en prendre soin et le poussant à la ruine. Il l’écrase aujourd’hui sous le poids d’une dictature sénile, homophobe, raciste, sexiste et liberticide. C’est le vieux Mugabe qui déclarait fièrement en 2003 :
« Hitler avait un seul objectif : la justice pour son peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de l’indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources. Si cela c’est Hitler, laissez-moi être le décuple de Hitler ». Que peut-on sérieusement attendre d’un tel homme en matière de sauvegarde de la nature et des animaux ?

D’autres pays comme le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, tentent aujourd’hui de rentabiliser par un tourisme écologique responsable, l’or vert qu’ils tiennent entre leurs mains : ces milliers d’hectares de forêts vierges, peuplés d’une faune rare et menacée. Le Zimbabwe abrite plusieurs espèces d’animaux sauvages, dont les célèbres «
Big Five » que sont le lion, le léopard, l’éléphant, le rhinocéros et le buffle. Une population de plus de 80.000 éléphants et 750 rhinocéros noirs y habite.

Le comportement de Robert Mugabe a de quoi inquiéter. Il pourrait inspirer en effet d’autres despotes qui n’hésitent pas, déjà, à livrer les Monts Virunga aux prospecteurs de pétrole. Jamais le trafic d’espèces menacées ne s’est si bien porté, qui alimente les zoos, les cirques ou les collections privées de milliardaires dubaïotes.

One Voice estime que la France doit intervenir, comme d’autres nations qui soutiennent l’effort de développement de l’Afrique. Elle doit exiger de ses partenaires africains que la préservation la plus stricte de la faune locale soit mise au rang des priorités majeures de tout accord de coopération. Quant au Zimbabwe, il mérite une condamnation diplomatique internationale.

Sharky et Lotty, doyennes des dauphins captifs

Sharky et Lotty, doyennes des dauphins captifs

Sharky et Lotty, doyennes des dauphins captifs
07.05.2016
Sharky et Lotty, doyennes des dauphins captifs
Exploitation pour le spectacle

Découvrez les histoires de Sharky et Lotty, deux dauphins captifs, de leur enfance à la capture en passant par leur triste vie dans les delphinariums.

La mémoire d’un dauphin vaut celle d’un éléphant. Si nous pouvions parler avec Sharky et Lotty, elles nous décriraient toutes les épreuves qu’elles ont traversées dans l’enfer des piscines étroites, des voyages en avion, des adieux et des deuils. Elles nous parleraient aussi de leur enfance. Mais les delphinariums ne veulent pas que leurs dauphins nous parlent. Alors, racontons leur histoire à leur place.

Lotty est la doyenne des dauphins du Marineland d’Antibes. Capturée en Floride en juin 1983, elle demeura dix ans en Grande-Bretagne, avant d’être envoyée en Suède puis de terminer son parcours à Antibes, en 2005. Sharky eut le même destin. Capturée en octobre 1983, toujours en Floride, elle survécut elle aussi aux delphinariums anglais et, semble-t-il, aux inondations qui ont submergé le Marineland le 5 octobre 2015.

Enfance à Charlotte Harbor

L’estuaire de Charlotte Harbor, au sud-ouest de la Floride, est un paradis pour les dauphins qui y demeurent depuis des siècles. L’eau douce de deux rivières s’y mêle aux flots salés du Golfe du Mexique, faisant naître de vastes prairies marines peuplées de crustacés et de poissons.

Les clans de dauphins se répartissent en petits villages marins, semés dans l’entrelacs d’îlots et de lagunes. Les eaux sont calmes, chaudes et peu profondes, les voyages limités à des visites entre voisins, la vie paisible, le temps suspendu. Lotty et Sharky vivaient là quand elles étaient petites. Elles jouaient à se poursuivre entre les racines des palétuviers, effrayaient les échassiers perchés sur le rivage en leur jetant de l’eau, et auraient pu grandir dans leur mangrove subtropicale et y devenir mères puis grand-mères.

Mais les delphinariums brisèrent ce destin et ravagèrent leur peuple. Depuis le début des années 1960 et pendant plus de trente ans, des razzias incessantes enlevèrent les enfants à leurs familles, dispersèrent les tribus et affaiblirent les populations désormais sujettes aux épidémies.

Aujourd’hui, les dauphins libres de Charlotte Harbor sont protégés. Ils se relèvent peu à peu de ces vagues de captures, mais Lotty et Sharky, elles, n’y ont pas échappé.

Foire au Flamingo Land

L’explosion délirante des dizaines de petits delphinariums commence en Grande-Bretagne avec Flamingo Land. Ouvert en 1961, cet établissement fut le premier à exhiber des dauphins vivants dans une joyeuse ambiance de foire. Ceux-ci ne survivaient pas longtemps et les importations se succédaient depuis la Floride. C’est en 1984 que le Flamingo Land se fit livrer ses trois derniers dauphins. Ils y restèrent jusqu’à la fermeture du parc en 1993. Dans l’intervalle, un combat citoyen magnifique venait de triompher. À la suite des campagnes incessantes, les delphinariums anglais durent se conformer à des règles si strictes qu’ils fermèrent tous, sans exception.

Rocky, Missie et Silver furent réhabilités dans les Caraïbes, accueillis par Jojo, le dauphin solitaire. Après avoir été détenus respectivement 20, 22 et 15 ans, les trois dauphins retrouvèrent la liberté avec succès. Mais la générosité du public n’alla pas jusqu’à financer le retour en mer de tous les cétacés captifs. Pour les trois derniers prisonniers du Flamingo Land, le cauchemar continuait. C’est au nord de l’Europe qu’on les expédia.

De la Suède à Antibes

Ouvert en 1969, le delphinarium de Kolmärden fut le premier construit dans un pays scandinave. Dès son inauguration, quantité de dauphins de Floride vinrent y échouer, arrachés à la lumière de leur mangrove pour venir mourir dans un bassin sombre. Lotty et Sharky survécurent pourtant au parc suédois. Lotty y donna même naissance à Fénix. En 2005, Lotty et Sharky furent transportées au Marineland avec Fénix. Loin de profiter du soleil parfois accablant, le petit ne supporta pas l’environnement du parc. Il mourut quatre ans plus tard, âgé de huit ans à peine.

En 2011, Sharky mis Jo au monde. Lotty n’eut pas d’autres bébés. Aujourd’hui, les deux amies nagent toujours côte à côte. Elles ont passé 33 ans de leur vie en captivité. Pourraient-elles encore retrouver les petites îles de leur enfance, dans l’estuaire de Charlotte Bay? Au terme d’une procédure de réhabilitation bien menée, sans doute. Tout dépend du dauphin et de son envie de vivre, et nos deux amies n’en manquent pas. Lotty et Sharky ont chassé le poisson ensemble quand elles avaient trois ans. Elles ne se sont plus jamais quittées depuis leur capture, et c’est cette amitié si forte qui leur a permis de tenir le coup.

À défaut d’être libérées, ces dauphines mériteraient au moins d’être déplacées dans une baie marine avec toute leur famille.
Car il y a urgence. Lotty et Sharky doivent avoir 37 ans. Au Marineland d’Antibes, aucun dauphin n’a jusqu’ici dépassé l’âge de 38 ans…