Lolita, l’orque qui gardait espoir

Lolita, l’orque qui gardait espoir

Lolita, l’orque qui gardait espoir
01.04.2016
Lolita, l’orque qui gardait espoir

Au Miami Seaquarium, Lolita tourne en rond. Elle ne le sait pas, mais nous travaillons à son sauvetage. Pour elle, peut-être, la liberté. Bientôt.

La Prison

Lolita tourne aujourd’hui dans un bassin circulaire de 24 mètres sur 11, profond de 3 à 6 mètres, cerné par des gradins sous le soleil de Floride. Lorsqu’elle se redresse, sa caudale touche le sol, puisque son corps est long de 6 mètres. Totalement seule depuis 36 ans, elle partage sa prison minuscule avec quelques dauphins à flancs blancs du Pacifique.

Le seul compagnon orque qu’elle ait eu près d’elle était Hugo, capturé deux ans plus tôt dans le même clan L Pod. Un frère ou un cousin sans doute. Le couple n’eut jamais d’enfants, bien que les deux captifs s’aimassent d’amour tendre et parfois en public. Lolita et Hugo vécurent dix ans ensemble dans ce que l’on nommait déjà le “Bocal aux baleines”. Hugo ne supportait pas la captivité. Il mourut d’un anévrisme cérébral en se frappant furieusement la tête contre les murs de son bassin, au printemps 1980. Le désespoir de Lolita fut immense et l’on craignit un moment pour sa vie. Mais la petite orque s’est accrochée et aujourd’hui encore survit à l’intolérable. Se doute-t-elle de ce qui se trame? Est-ce l’espoir qui la fait tenir au-delà de tout ce qu’un humain serait capable de supporter?

La liberté

Dehors, tout est prêt pour elle. Un plan de réhabilitation fiable a été mis au point pour Lolita par son ami de toujours, Howard Garrett (fondateur de Orca Network), et une équipe de scientifiques. Il ne faudrait qu’un geste de la société Aspro Ocio, qui la possède comme elle possède les orques d’Antibes, pour que les portes de sa prison s’ouvrent et qu’une scène merveilleuse ait lieu dans un proche futur. Imaginons…

L’espoir

Lolita a été transportée par avion dans une baie close des îles San Juan, au large de l’État de Washington. Voici quelques semaines déjà qu’elle a redécouvert ce qu’elle n’avait jamais vraiment oublié: attraper son propre poisson, plonger profond, voyager au grand large. Ses amis humains prennent soin d’elle mais se font de plus en plus discrets. Un beau matin, on entend de longs sifflements modulés arrivant du large. Les orques résidentes du Sud sont de retour au pays!

C’est le Pod L, son propre clan natal. Les orques sauvages tournent prudemment le long du filet coupant la crique, cherchant d’abord à comprendre. Qui est cette inconnue ? Ils l’interrogent, elle leur répond dans leur dialecte avec maladresse. Cela fait si longtemps qu’elle n’a plus parlé à quelqu’un!

Soudain, de la foule des orques assemblées, une matriarche se détache et s’avance. Elle interpelle l’étrangère par son nom sifflé, sur un mode interrogatif. Lolita s’agite et répond. Elles se reconnaissent! “Maman?…” Mais oui, c’est Ocean Sun, sa mère de 80 ans qui se tient là face à elle. Alors, doucement, le filet coule au fond, tandis que les deux orques se serrent l’une contre l’autre pour la première fois depuis 46 ans! Nous ne savons pas comment pleurent les orques, mais certainement ces deux-là doivent pleurer de bonheur. Maintenant, c’est toute la tribu qui bondit, plonge, frappe les vagues et salue l’inimaginable rescapée de l’Enfer. Bientôt, les grands ailerons dressés s’éloignent tous ensemble, emmenant Lolita dans les eaux sombres de Puget Sound. Elle avait bien raison de garder espoir…

Mais tout cela n’est qu’un rêve encore. Aidez-nous à le rendre réel.

Il y a trois ans, j’ai tué un veau

Il y a trois ans, j’ai tué un veau

Il y a trois ans, j’ai tué un veau
01.04.2016
Il y a trois ans, j’ai tué un veau
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Un témoignage magnifiquement émouvant traduit par One Voice: pour qu’un jour plus aucun bébé ne soit sacrifié.

Juste après sa naissance, je l’ai traîné loin de sa mère qui pleurait et l’ai enfermé dans un caisson en bois. Il avait peur… il était perdu… il tremblait. Mais je l’ai mis dans ce caisson pour être sûr qu’il ne boirait pas le lait de sa maman… Le lait dont j’ai besoin pour MON fromage, MON yaourt, MA crème glacée.

Je l’ai laissé dans cette boîte pendant huit semaines, en le nourrissant avec une formule de remplacement pas chère. Il vivait dans sa propre crasse et pleurait après sa mère jour et nuit. Alors je l’ai sorti du caisson et charrié dans une pièce. Bien que je l’aie traîné sans ménagement dans ce lieu sordide, il a essayé de téter mes doigts. Il s’est tendu vers moi dans une sorte d’élan d’amour, faisant tout ce qui était en son pouvoir pour combler le vide créé par l’absence de sa maman. C’était pitoyable. Lorsque nous sommes arrivés dans la pièce en question, je l’ai suspendu par la patte arrière et j’ai mis un terme à sa misère. Il a donné des coups de pied pendant une minute ou deux, alors qu’il perdait son sang. Quelques heures plus tard, il a été découpé en morceaux et conditionné en petits paquets bien propres, puis expédié. Le veau. Mmmmm. Tendre veau.

Il y a trois ans, j’ai vu la vidéo me montrant ce veau que j’ai tué. Le fait que ce ne soit pas moi qui l’aie traîné par terre ni qui aie manié le couteau n’a pas d’importance. Je suis celui qui a exigé le fromage, le yaourt et la crème glacée. Et comme par hasard, il y avait quelqu’un, là-bas, qui était plus qu’heureux de me les fournir.

Il y a trois ans, je suis tombé à genoux, j’ai maudit le ciel et l’humanité tout entière, et j’ai hurlé comme je ne l’avais encore jamais fait auparavant. J’ai crié pour ce veau. J’ai crié pour obtenir le pardon, mais personne ne m’a répondu.

Toute ma vie j’avais cru que j’aimais les animaux, et j’avais passé les vingt dernières années à m’abstenir de manger leur chair en raison de cette croyance. Mais jusqu’à il y a trois ans, je ne savais pas que je faisais souffrir encore tant d’entre eux. Je ne faisais pas que leur nuire: je les torturais, je les mutilais, je les privais de la mère dont CHAQUE bébé sur cette planète a besoin. Je les privais de tout semblant de confort ou de joie. Je ne pouvais pas être plus cruel.

Il y a trois ans, lorsque mes hurlements ont cessé, lorsque la haine soudaine, écrasante, que j’éprouvais envers l’humanité a commencé à se calmer, j’ai juré à chaque veau, à chaque poulet, à chaque cochon, à chaque dinde, à chaque poisson, à chaque crevette, et à tous les autres animaux que j’avais consommés dans ma vie, que, cette fois, j’en avais terminé. J’en avais TERMINÉ. La vérité m’avait été cachée depuis si longtemps. Mais maintenant, je savais. Bon Dieu. Maintenant, je savais.

Il y a trois ans, de végétarien je suis devenu végan. Je ne peux pas changer le passé. Mais je peux apprendre de lui. Je peux apprendre comment et pourquoi cette horrible vérité m’a été dissimulée pendant si longtemps. Je peux faire en sorte que ces menteurs paient pour m’avoir contraint à être si cruel, si longtemps. Je peux le leur faire payer en disant aux autres la vérité… D’autres que je connais, et dont je sais qu’ils se soucient des animaux autant que moi… D’autres que je connais, et dont je sais qu’ils ne veulent pas tuer ce veau. Je suis végan, maintenant et pour toujours. Pour le reste de ma vie, je parlerai au nom de ce veau. Je passerai mon existence à expier mes fautes envers lui, à faire en sorte que sa vie ait un sens. Je n’ai jamais voulu te faire de mal. Je ne pourrai jamais te nuire à nouveau.

Article de Jeff Rosenberg

Traduction One Voice

Partagé sur Let The Animals Live, Israël

Site web: http://www.letlive.org.il/eng/

Lolita, l’orque solitaire, doit retourner chez elle

Lolita, l’orque solitaire, doit retourner chez elle

Lolita, l’orque solitaire, doit retourner chez elle
31.03.2016
Miami
Lolita, l’orque solitaire, doit retourner chez elle
Exploitation pour le spectacle

On l’a kidnappée dans l’enfance, réduite en esclavage, enfermée dans un bocal et montrée en spectacle pendant 46 ans. Elle s’appelle Lolita et survit au Miami Seaquarium avec une rage inouïe, que seul l’espoir peut expliquer.

La vie de Lolita aurait pu être bien différente.

Lorsqu’elle naquit vers 1966 au sein du pod L de la Communauté des Orques Résidentes du Sud, sa mère Ocean Sun (L25) et toute sa famille l’entourèrent de leur amour et de leur protection farouche. Les orques étaient alors nombreuses en Colombie-Britannique, et si parfois un chasseur leur tirait dessus depuis la berge, elles menaient le reste du temps une vie tranquille, oubliée des hommes, dans les eaux sombres du Pacifique. À l’âge d’un an, Lolita avait déjà appris à chasser son saumon chinook tout en continuant à téter sa mère. Puis elle commença à explorer son environnement, s’en alla jouer avec d’autres enfants et apprit le dialecte de sa tribu.

La petite orque grandit très vite. À trois ans, elle participait aux chasses en groupe, rabattant le poisson vers ses compagnons et découvrant peu à peu comment trouver les meilleures proies en fonction du vent ou des marées. Lolita était bien jeune encore, mais elle était déjà un membre à part entière de sa communauté. Son cerveau, lourd de cinq kilos, enregistrait toutes les règles de la survie dans sa mémoire puissante. Un jour, elle deviendrait elle aussi une matriarche respectée suivie de ses fils et filles adultes et de toute une tribu de petits-enfants, libre et heureuse dans son propre monde. Mais c’était sans compter avec une industrie naissante, celle de la captivité…

Horreur à Pen Cove

Le 8 août 1970,
Lolita-Tokitae, alors âgée de quatre ans, nageait aux côtés de sa famille dans la baie d’Admiralty en direction du Puget Sound dans l’État de Washington. D’un seul coup, la communauté entière des 85 orques fut rabattue avec violence vers la crique de Pen Cove, au large de l’Île de Whidbey. L’opération « Namu Inc » était lancée ! Deux trafiquants de dauphins, Ted Griffin et Don Goldsberry, avaient mis tous les moyens en œuvre pour capturer leurs poules aux œufs d’or : avions de reconnaissance, bateaux ultrarapides, explosifs M-80 jetés par grappes dans l’eau… Le chaos fut total. Les enfants furent séparés de leurs mères par un filet. Cinq orques, dont quatre enfants, se noyèrent durant la capture. Pour cacher leur crime, les ravisseurs leur ouvrirent le ventre et le bourrèrent de chaînes et de pierres avant de couler les corps.

Lolita fut hissée dans un hamac tandis que les orques adultes criaient leur détresse. Les petits appelaient leurs mères avec de longs sons déchirants. Parmi ces parents suppliants, Ocean Sun, le cœur brisé, qui vit sa fille chargée sur un bateau et partir pour toujours.

Lolita-Tokitae

En arrivant au Miami Seaquarium le 24 septembre 1970, la petite Tokitae fut rebaptisée Lolita. On répartit les six autres enfants du Pod L capturés avec elle entre le Japon, le Texas, le Royaume-Uni, la France (Calypso) et l’Australie. Tous étaient extrêmement jeunes et tous décédèrent moins de cinq ans après. Lolita est donc aujourd’hui l’ultime survivante des 45 membres de la Communauté des Orques Résidentes du Sud capturées et vendues entre 1965 et 1973.

On comprend qu’aujourd’hui, cette communauté peine à se relever de ces captures, qui finirent par être interdites et se portèrent vers l’Islande. Sa population est à ce point menacée qu’elle bénéficie d’une protection spéciale, l’
Endangered Species Act. Cette loi s’applique aussi à l’orque Lolita et devait lui valoir la liberté. Mais la résistance de l’industrie est grande et Lolita, toujours prisonnière.

Armani fait le choix d’une mode sans cruauté!

Armani fait le choix d’une mode sans cruauté!

Armani fait le choix d’une mode sans cruauté!
22.03.2016
Monde
Armani fait le choix d’une mode sans cruauté !
Exploitation pour la Mode

C’est un grand nom de la mode et son choix est formidablement porteur d’espoir. Armani a annoncé aujourd’hui qu’il abandonnait la fourrure à la suite de son travail avec la Fur Free Alliance et One Voice. Bravo !

Beauté ne rime pas avec cruauté! Après Hugo Boss, c’est maintenant Armani qui poursuit ce bel engagement du secteur du luxe contre l’industrie de la fourrure véritable.

Ces grandes marques envoient ainsi un signal fort à tout le monde de la mode mais apportent également une réponse concrète à la demande croissante pour une mode éthique et durable.

Armani abandonne donc toutes les fourrures véritables, y compris celle de lapin, dès la collection automne/hiver 2016. Cette belle décision vient conclure un long travail de concertation avec la Fur Free Alliance et One Voice, coalition internationale dont nous sommes membre aux côtés de plus de quarante autres associations du monde entier, toutes bien décidées à mettre un terme au commerce de la fourrure.

Giorgio Armani:
“Je suis heureux d’annoncer que le groupe Armani a pris un engagement ferme pour bannir la fourrure animale de ses collections. Les progrès technologiques des dernières années mettent à notre disposition des alternatives valables qui rendent inutile le recours à des méthodes cruelles vis-à-vis des animaux. Poursuivant ainsi un processus entamé il y a déjà longtemps, mon entreprise fait maintenant un grand pas en avant, qui reflète notre engagement sur les problématiques cruciales que sont la protection et la préservation de l’environnement et des animaux”.

La majeure partie de la fourrure utilisée par l’industrie de la mode provient d’élevages dans lesquels des animaux sauvages sont enfermés dans de petites cages et tués par des méthodes cruelles dans le seul but de préserver la qualité de leur pelage (gazage, électrocution par voie anale…). La production de fourrure a également un coût environnemental important et pose de graves problèmes sanitaires du fait de l’utilisation de métaux lourds.

Outre Hugo Boss et Armani, d’autres marques très connues se sont déjà engagées, telles que Tommy Hilfiger, Calvin Klein et Stella McCartney. Elles expriment ainsi clairement l’influence des choix éthiques de la nouvelle génération de consommateurs…

Les élevages sont interdits dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche et en Croatie, montrant une prise de conscience grandissante de la souffrance des animaux. La décision d’Armani va sauver des milliers de vies. Pas de futur pour la fourrure!

Morgan, la petite orque perdue

Morgan, la petite orque perdue

Morgan, la petite orque perdue
20.03.2016
Tenerife
Morgan, la petite orque perdue
Exploitation pour le spectacle

L’orque Morgan est née libre. Mais parce qu’elle s’était perdue, l’industrie des delphinariums la maintient captive. One Voice se bat pour elle.

En juin 2010, une petite orque femelle nage seule, perdue en mer au large des Pays-Bas. Le delphinarium de Harderwijk s’empresse de lui porter secours, dans le cadre d’une autorisation de capture qui implique que l’orque soit soignée puis remise en mer. Mais le delphinarium, peu après le « sauvetage », expose Morgan au public dans un bassin ridiculement petit pour sa taille. Quelques tours lui sont déjà enseignés. Le public paye pour la voir et frapper au carreau de son bocal. Elle y restera 18 mois, alors qu’un plan scientifique de réhabilitation a organisé son renvoi par avion près de sa famille, le Pod P, très bien localisé en mer de Norvège.

Mais Morgan a été happée par l’industrie des cirques marins. Malgré la procédure judiciaire entamée à l’époque, elle est envoyée dans un parc à Tenerife (Canaries), le 29 novembre 2011. Les cinq orques détenues dans ce zoo sont nées captives aux États-Unis. Rien dans leur comportement brutal ni leurs vocalisations primitives ne rappelle à Morgan les mœurs sophistiquées de sa communauté. Pire, Keto, un mâle adolescent, lui impose sa loi brutale et la harcèle des heures durant pour la violer. Même jeune, elle représente un capital génétique convoité pour régénérer les programmes de reproduction du circuit fermé des delphinariums.

Entre deux shows, Morgan s’isole autant que le permet son si petit espace. Elle se retourne contre ces murs qui l’enserrent, frappe sa tête sur le béton à s’en faire couler le sang ou ronge les barres de fer de l’enclos. Combien de temps tiendra-t-elle ? Dès sa capture, une bataille juridique a été lancée pour sa remise en liberté. Le propriétaire du parc, SeaWorld, a manœuvré pour maintenir Morgan captive, ce qui la condamne à mort. Le temps presse, comme pour chacune des quelque 50 orques captives dans le monde.

Ensemble, avec votre soutien, One Voice ne baissera pas les bras ! En partenariat avec la Free Morgan Foundation, différentes actions sont en cours. Aidez Morgan en soutenant notre campagne !

Quel futur pour les orques d’Antibes?

Quel futur pour les orques d’Antibes?

Quel futur pour les orques d’Antibes ?
18.03.2016
Antibes
Quel futur pour les orques d’Antibes ?
Exploitation pour le spectacle

Tandis que SeaWorld stoppe la reproduction des orques, à Antibes, le spectacle reprend. L’année dernière, Freya, Valentin, Eclair et Mila sont morts. Que va-t-il advenir des survivants des inondations?

Les enfants perdus

Wikie, Inouk, Moana, Keijo… Quatre orques survivent aujourd’hui dans le bassin d’Antibes nettoyé, on l’espère, de ses eaux souillées. Comme si rien ne s’était passé, le Marineland compte poursuivre le show. Oubliée, la mort de Freya à l’âge de 33 ans, puis de son fils Valentin à 19 ans ! Oubliés, les décès des deux dauphins Éclair et Mila, qu’on avait d’ailleurs omis de signaler ! Oubliées, les inondations, qui ne cesseront pas de menacer le parc ! On change le directeur, et le Marineland d’Antibes s’envole pour une nouvelle saison.

Réouverture

Pour sa réouverture, le Marineland annonce que les spectacles d’orques seront revus. Les shows naguère théâtraux se feront pédagogiques et reproduiront des comportements naturels. « C’est un nouveau produit, déclare le parc, reprenant l’argumentaire de SeaWorld, et cela n’a rien à voir avec l’effet Blackfish. Il s’agit simplement de suivre les goûts du public qui souhaite se divertir en apprenant ».

Mais en apprenant quoi ? Que les orques vont par quatre, alors qu’une seule communauté d’orques libres peut compter jusqu’à deux cents membres ? Qu’elles chassent en groupe les harengs, alors qu’un poisson mourrait au bout de cinq minutes dans l’eau chlorée des piscines ? Comment pourrait-on reproduire un « comportement naturel » dans une fosse en béton cernée de gradins ?

Rien ne change

Si vraiment SeaWorld les inspire, ils doivent eux aussi arrêter la reproduction des orques, comme le groupe américain vient de l’annoncer. Une reproduction artificielle basée sur des inséminations, qui provoque une souffrance terrible aux mères qui perdent de nombreux bébés, et qui en sont souvent séparés lorsqu’ils survivent… Et le Marineland peut même faire mieux, en entamant la réhabilitation des orques dans des sanctuaires marins ! Car une chose est sûre. Quelles que soient la mise en scène et la musique de documentaire du «nouveau produit», aujourd’hui ce seront toujours quatre orques captives qui les exécuteront. Pour elles, pédagogique ou pas, ce sera toujours un show pour gagner sa pitance et faire de l’exercice dans une cour de prison. Et lorsque le show s’achève, la souffrance de l’ennui et du confinement suit. Rien ne change.

Quel futur pour les orques d’Antibes ?

Les cétacés captifs meurent jeunes. Nul média ne semble s’être ému jusqu’ici de cette succession de décès en une seule année, ni de la situation psychologique de la bizarre «communauté» d’orques réduite à une femelle chargée de deux petits et à son frère malformé. Pourtant, si rien n’est fait, nos quatre orques mourront bien avant l’âge, au terme d’une vie sans but, sinistre et médicalisée… C’est un signal fort qu’a envoyé SeaWorld, l’esclavage des orques arrive à son terme ! Il est temps de transporter les survivants d’Antibes dans un sanctuaire marin en Islande, en compagnie d’autres détenus sortis de SeaWorld. One Voice est prête à soutenir ce projet. Ensemble, mobilisons-nous pour leur survie et leur liberté !

La renaissance de Léa

La renaissance de Léa

La renaissance de Léa
16.03.2016
France
La renaissance de Léa
Animaux familiers

Inquiète pour Léa, One Voice est allée à sa rencontre. C’est au sein d’une famille aimante que cette petite chienne encore traumatisée évolue désormais. Grâce à un suivi comportemental adapté, sa reconstruction peut commencer.

Le drame de Léa se devine à des gestes qui pour d’autres seraient anodins. La vue d’un tube de crème, l’approche d’une muselière chez le vétérinaire, suffisent à déclencher sa terreur. Et cette terreur, pour Muriel Arnal qui l’a rencontrée, suscite beaucoup de colère… Léa n’est pas la seule victime de son bourreau présumé, il y en a eu d’autres, des fillettes. Aussi l’attente, suite au procès qui se déroulera demain 17 mars est très grande. Une condamnation exemplaire est espérée. Et One Voice fait également la demande d’une évolution de la législation pour que ce lien, qui semble si évident, soit enfin pris en compte (voir ici notre pétition et le courrier destiné aux députés et sénateurs).

Léa est en sécurité. Elle est si douce malgré ce qu’elle a vécu… Pas une once d’agressivité en elle ! Mais elle porte encore les stigmates de son passé et montre régulièrement des signes de stress intense. Son traumatisme sera difficile à effacer. Alors One Voice a proposé de prendre en charge son accompagnement comportemental. Pour lui permettre de se laisser aller, enfin, à sa vie de chien…

La famille idéale, Léa l’a trouvée en ce foyer généreux, aimant et patient. Nous sommes confiants, le temps pansera en partie ses plaies. Comptons sur la justice pour qu’elle soit la dernière victime de cet homme. Et mobilisons-nous pour que le « lien » soit reconnu comme outil dans le combat contre la violence !

Pour Léa

Pour Léa

Pour Léa
16.03.2016
France
Pour Léa
Animaux familiers

Léa souffre. Son arrière-train est douloureux. Ses voisins l’ont souvent entendue hurler ces trois dernières années. Aucun n’est resté bien longtemps. Et puis l’un d’eux a osé parler. Une plainte a été déposée. Son calvaire est fini.

Comment décrire le cauchemar qu’a connu Léa? Comment trouver les mots pour raconter son martyre? Depuis trois ans, elle subissait les assauts sexuels de l’humain qui partageait sa vie. Cette gentille petite chienne était régulièrement violée par un homme. Il n’y a que peu de doutes sur lui, très probablement en souffrance, et déjà connu des autorités pour des agressions sexuelles sur mineures de moins de quinze ans…

Léa a souffert. Elle souffre encore. Le traumatisme est là, dès qu’on touche son arrière-train, raconte la famille d’accueil auprès de laquelle elle se reconstruit, après sa prise en charge par la SPA de Canche-Authie. Un témoin raconte aussi les plaies à ses oreilles et à son cou. Quand elle criait, il la frappait “un peu”,  avoue-t-il, “pour qu’elle se taise”. Léa a souffert, mais elle n’est pas la seule. De très jeunes filles aussi ont subi les assauts de cet homme qui a déjà fait de la prison. Alors, où est la faille?

Depuis déjà plusieurs années, One Voice entend faire connaître le lien qui existe entre toutes les violences. Ce Lien a déjà été accepté comme un formidable outil, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni — où One Voice parrainait en 2007 une conférence internationale inédite sur le thème: “La relation entre la cruauté envers les animaux et la violence envers les humains”.

One Voice milite pour une meilleure protection de nos compagnons mais aussi pour la prise en compte de ce lien au niveau juridique. Le combat contre la violence est un combat unitaire. Il est essentiel de s’unir face à la cruauté qui s’exerce indifféremment de l’identité, humaine ou animale, de la victime. Il est aussi essentiel de ne pas avoir peur de témoigner. C’est ce qui a sauvé Léa : quelqu’un a osé parler. Aujourd’hui, One Voice vous invite donc à dénoncer les situations suspectes auprès de la Cellule Zoé. Ses enquêteurs se chargeront du reste. Il est des situations où le doute n’est pas permis…

Pour ce qu’il a fait à Léa, son gardien a été jugé le 17 mars 2016, One Voice s’étant portée partie civile. Il a été condamné à un an de prison ferme et à une interdiction définitive de détenir des animaux. Il n’a pas fait appel de cette décision.

Signez et diffusez notre pétition!

Harderwijk: le choc et la souffrance

Harderwijk: le choc et la souffrance

Harderwijk: le choc et la souffrance
14.03.2016
Harderwijk
Harderwijk: le choc et la souffrance
Exploitation pour le spectacle

La télévision hollandaise a filmé les coulisses du delphinarium de Harderwijk en caméra cachée. Les informations terribles qu’elle a révélées posent la question de la justification de l’existence même des delphinariums.

Le reportage de l’émission Rambam entendait prouver que le delphinarium est « un lieu où des gens assis en demi-cercle sur des gradins regardent des animaux sauvages en train de faire des tours pour de la nourriture », autrement dit, un cirque et non un zoo. Or aux Pays-Bas, il est désormais interdit d’exhiber des animaux sauvages dans les cirques.

Le film nous montre les spectacles de cirque et l’absence de pédagogie au delphinarium. Il nous fait voir quatorze dauphins mâles enfermés dans des bassins minuscules à l’arrière du bâtiment principal. Loin de profiter du prestigieux lagon d’eau de mer du delphinarium, ils se morfondent d’ennui et se battent entre eux en attendant le prochain spectacle.

Une scène de ce reportage a fortement choqué, lorsqu’un dresseur masturbe l’un de ces mâles captifs privés de femelles.
« C’est pour le soulager, explique l’homme, et pour le maintenir prêt pour un prélèvement de sperme ». Ce type d’acte est pratiqué dans tous les parcs marins qui ont recours à l’insémination artificielle. « La masturbation est répétée tous les jours, dès le plus jeune âge de l’animal, sous forme de jeu avec récompense » explique le Pr Thierry Jauniaux, vétérinaire de l’université de Liège chargé des autopsies pour les delphinariums.

On peut comprendre dès lors toute l’importance de ce dressage pour une « ferme à dauphins » comme le Dolfinarium de Harderwijk. Depuis les années 1960, cet établissement fournit en effet les autres delphinariums d’Europe en cétacés nés captifs. Le Dolfinarium se pose en référent européen pour tout ce qui concerne l’élevage et le dressage des dauphins de spectacle. Par le passé, il a aussi collaboré avec SeaWorld à la capture de cétacés sauvages aux USA, en Islande et au Japon. Plus récemment, il a « sauvé » l’orque Morgan en mer des Wadden avant de l’expédier dans un zoo de Tenerife contrôlé par SeaWorld.

Les parcs marins sont indubitablement des cirques et non des zoos. Tous infligent une vie de confinement et de frustrations à leurs détenus. Et le delphinarium de Harderwijk n’est pas une exception.

One Voice salue la démarche des journalistes hollandais. Cette jeune équipe n’a pas hésité à prendre des risques et à pousser l’enquête assez loin. C’est tout l’honneur de ce métier que de révéler parfois des vérités difficiles et de permettre au grand public d’y avoir pleinement accès.

Malheureusement, la plupart des médias n’ont relayé que la vidéo choc postée sur Youtube, assortie d’un démenti du parc marin néerlandais. Mais derrière ces images terribles, quelle souffrance!

Il est urgent que d’autres enquêtes sérieuses soient menées sur l’industrie des loisirs et sur les leviers économiques qui la sous-tendent, depuis la baie de Taiji jusqu’au cœur de l’Europe. C’est un sujet qui ne prête sans doute ni au rire ni au buzz, mais qui fait souffrir et qui tue des milliers de cétacés dans le monde.

Un fashion show sans cruauté!

Un fashion show sans cruauté!

Un fashion show sans cruauté!
11.03.2016
Chine
Un fashion show sans cruauté!
Exploitation pour la Mode

C’est au sein de la mégalopole chinoise que défileront, le 12 mars prochain, les derniers modèles de 18 créateurs de mode, représentant 8 pays du monde entier!

Parmi les évènements de la soirée, un repas… vegan bien sûr… Shanghaï, plus grande ville de Chine s’apprête à accueillir un défilé d’autant plus beau qu’il sera sans fourrure! Il marque la prise de conscience grandissante, même dans le monde du luxe, de la souffrance des animaux dont on arrache la peau.

Et le lieu n’est pas anodin. La Chine est à la fois le premier producteur, transformateur et consommateur de fourrure, tout en n’ayant aucune loi protégeant les animaux!

Glam et Vegan, c’est possible ! Parce qu’il n’y a pas que le style babos dans la vie…

ACTAsia est notre partenaire en Chine depuis 2008, One Voice se devait d’être à ses côtés pour cette belle occasion!

Chic et éthique, la tendance est à la couleur et aux formes géométriques. Du sans cruauté et bien assumé!

One Voice reviendra sur cet événement en images… en élégance… et en couleur… Alors restez connectés! Et pour que Paris, ville de la Fashion Week, accueille aussi la mode sans cruauté, soutenez-nous!

Beau succès pour le défilé sans cruauté à Shanghaï!

Le 12 mars 2016, 18 créateurs nous ont fait découvrir une mode engagée contre la fourrure: tendance, colorée, élégante… Le style sans cruauté s’affiche! Pour le plaisir des yeux, One Voice vous propose de revenir en images sur ce bel événement.