Trois éléphantes dans la prairie

Trois éléphantes dans la prairie

Trois éléphantes dans la prairie
11.07.2016
France
Trois éléphantes dans la prairie
Exploitation pour le spectacle

Lechmee, Mina et Kamala, éléphantes très âgées, sont toujours enchaînées au Cirque Medrano. Avec l’aide de Code Animal et One Voice, elles pourraient prendre une retraite méritée dans un sanctuaire en France. Il reste au cirque de faire son choix. 

Trois éléphantes marchent dans la prairie. Comme Lechmee est aveugle, ses amies Mina et Kamala la guident jusqu’au petit bois de châtaigniers dont elle respire l’odeur des feuilles et, de la trompe, tâte l’écorce rugueuse avec délice. Au loin s’étendent les collines et d’autres massifs d’arbres, puis les champs labourés et la route, sous l’horizon brumeux. Lechmee ne voit rien de tout cela, sinon des formes vagues; mais elle sent, elle entend, elle agite les oreilles. Elle est heureuse. Le bruit du cirque s’est arrêté. Après 43 ans de fanfares bruyantes et de claquements de fouet, elle redécouvre enfin le chant des oiseaux, les conversations grondées avec ses deux compagnes et les balades sans fin dans les landes à bruyère, tandis que le soleil se couche.

Quelle paix! Quelle douceur de vivre, enfin, pour ces trois éléphantes voyageuses! Nées en Asie dans les années 60, elles ont été arrachées à leur famille puis achetées dans l’enfance par le Tyseley Pet Stores. Une fois en Grande-Bretagne, Lechmee, Mina et Kamala ont été vendues au cirque Chipperfield puis, toujours ensemble et solidaires, elles se sont retrouvées sous la férule du cirque Medrano.

Aujourd’hui leurs souffrances ont pris fin. Lechmee et ses amies ont rejoint le sanctuaire d’Elephant Haven, dans le parc régional Périgord-Limousin, où des experts en pachydermes prennent le plus grand soin d’elles. Elles y rencontrent aussi d’autres éléphants, tous fatigués par la captivité. Parfois, l’une d’elles recommence à balancer sa trompe sans raison et à danser d’un pied sur l’autre. Leurs stéréotypies ne les quitteront pas avant longtemps, jamais sans doute, car les chaînes restent marquées dans l’esprit plus longtemps que dans la chair. Leur mémoire prodigieuse a conservé chaque détail de cette vie de violence, des coups de pique dans l’aine, des ordres hurlés, des cris de la foule, des spectacles, des routes, des parkings et des aubes glacées, où les articulations font si mal sur le plancher métallique du camion. A force, Lechmee a perdu l’usage de sa patte avant droite et il lui faut avancer avec lenteur. Mais ses amies l’attendent et restent près d’elle, comme elles l’ont toujours fait.

Cessons de rêver. Ces images ne sont encore qu’un espoir. A ce jour, Lechmee, Mina et Kamala sont toujours enchaînées au cirque Medrano et participent à des spectacles. L’arrêté du 18 mars 2011 exige pourtant que Lechmee soit placée dans une résidence fixe, au vu de son état de santé. Mais pas toute seule, bien entendu, car la séparer de ses amies ne manquerait pas de la tuer, ni d’anéantir les deux autres éléphantes. C’est ensemble que ces doyennes, inséparables depuis un demi-siècle, doivent finir leur vie tranquillement. C’est la demande portée par
Code Animal et One Voice, avec Elephant Haven.

Leur sort ne tient donc qu’à un fil, à un mot, à une seule décision. Si le cirque accorde à ses éléphantes une retraite digne et paisible dans un sanctuaire naturel, ce geste sera reçu par le public avec soulagement et gratitude.

Dans le cas contraire, Lechmee, Kamala et Mina mourront l’une après l’autre d’épuisement sans avoir retrouvé, ne serait-ce qu’une seule fois, le bonheur de marcher libres et sans entraves comme au temps de leur enfance. Et ce sera un échec pour tout le monde.

Mais nous ne doutons pas un instant que le cirque Medrano fera le bon choix!

Arturo, l’ours polaire

Arturo, l’ours polaire

Arturo, l’ours polaire
05.07.2016
Mendoza
Arturo, l’ours polaire
Animaux sauvages

Arturo vient de s’éteindre au zoo de Mendoza. Il a passé 31 ans de sa vie en cage à souffrir. One Voice réclame l’interdiction de détenir des ours polaires dans les zoos en France et partout dans le monde.

Etendu gueule ouverte sur le béton de sa cellule, les yeux clos, Arturo vient de rendre son dernier souffle. On aperçoit son corps sans vie au travers des barreaux. Ce sont là les dernières images que laissera « l’ours le plus triste au monde ».

Né aux Etats-Unis en 1985, Arturo fut transféré en 1993 au sinistre zoo de Mendoza, près de Buenos Aires, aujourd’hui temporairement fermé suite à la mort de trop nombreux animaux. Tant qu’il put partager son enclos avec une compagne, Arturo survécut au soleil d’Argentine et à ses canicules. Pendant 23 ans, il n’eut pourtant pour se rafraîchir qu’une flaque d’eau tiède de quelques centimètres de fond. Il n’eut pour jouer qu’une balle rouge et pour se déplacer que le périmètre d’un cachot. Mais au moins n’était-il pas seul. En 2012, son amie Pélusa succomba au cancer. Le fragile petit monde d’Arturo s’effondra d’un coup et il plongea dans une dépression dont il ne revint plus.

Tandis que l’ours luttait contre la chaleur en s’étalant de tout son long, que son état se détériorait sous le regard scandalisé du public international, une pétition d’un million cinq cent mille signatures réclamait le transfert d’Arturo au Canada. L’Assiniboine Park de Winnipeg était prêt à lui offrir l’asile. Une fois sur place, Arturo aurait pu découvrir la neige pour la première fois de sa vie et il n’aurait plus été seul.

Gustavo Pronotto, le directeur du zoo de Mendoza, resta pourtant sourd à la proposition du zoo canadien. Il affirma que son vieil ours ne supporterait pas le voyage et qu’il n’était guère habitué au froid… Le 3 juillet 2016, à l’âge de 31 ans, Arturo s’est éteint juste avant son euthanasie, le désespoir au cœur.

On le sait, tous les ours polaires souffrent en captivité. Tous présentent des troubles du comportement à des degrés divers, comme
Raspoutine au Marineland d’Antibes. Et tous, sans exception, doivent supporter des climats qui n’ont rien de polaire. Arturo fut sans doute le plus tragique symbole de leur détresse.

Mais pourquoi ? A quoi bon cette souffrance ? Le désespoir d’Arturo aura-t-il au moins servi à quelque chose ? Des visiteurs argentins se sont-ils mobilisés pour sauver l’Arctique après l’avoir vu dans sa cage ? Des ours polaires ont-ils vraiment été sauvés par son martyre interminable ? Non, bien sûr. Car l’unique façon d’aider les ours, c’est de commencer à respecter les engagements minimalistes de la COP21. C’est de cesser de construire des aéroports inutiles sur des zones humides. C’est de freiner de toute urgence le réchauffement climatique qui détruit l’habitat des ours aussi bien que le nôtre. Mais c’est aussi de garder à l’esprit que si l’ours polaire et le panda ont été choisis comme ambassadeurs de la faune menacée, plutôt que le campagnol amphibie, c’est en raison de leur valeur spectaculaire et de l’impact positif d’une naissance d’ourson sur le chiffre d’affaires d’un zoo.

La captivité est une torture au long cours pour les ours blancs, en France, en Europe, au Chili, en Afrique du Sud, partout dans le monde. La Russie en capture par dizaines chaque année pour les vendre à des zoos chinois. Peu à peu, l’industrie des loisirs devient la principale menace qui pèse sur eux. C’est pourquoi la France doit montrer l’exemple et cesser d’exhiber ces créatures sauvages et magnifiques dans des parcs d’attractions. Puisse la mort tragique d’Arturo servir au moins à cela.

Fort Boyard: du cirque et de la vermine

Fort Boyard: du cirque et de la vermine

Fort Boyard: du cirque et de la vermine
02.07.2016
Charente-Maritime
Fort Boyard: du cirque et de la vermine
Exploitation pour le spectacle

Fort Boyard revient, avec son lot de fauves et de « vermine » malmenés. One Voice s’oppose résolument à ces jeux cruels et réclame l’interdiction de tout animal dressé à la télévision.

Alors que s’élève dans les communes de France un vaste mouvement citoyen contre les cirques avec animaux, France 2 nous ressert une nouvelle fois son chef-d’œuvre de cirque télévisuel sorti tout droit du Moyen Âge: l’émission Fort Boyard, qui redémarre ce samedi.

Il est regrettable qu’une chaîne publique diffuse ce genre d’émissions. Sans doute, les exploits sportifs et l’audace des participants forcent-ils l’admiration et l’on aimerait ne voir que cela. Mais le concept même de Fort Boyard reste celui de Fear Factor, un jeu fondé sur les phobies des candidats et impliquant à ce titre la présence de quelque quatre cents animaux enfermés nuit et jour, de juin à août, dans une forteresse en mer au large de La Rochelle pour effrayer les candidats, faire trembler les spectateurs et affoler l’audimat.

Les grands fauves féroces y font toujours recette, même si, dans la vie réelle, leur espèce décimée est plus à plaindre qu’à craindre. Myn, Cali et Kanji, les tigres de l’émission, sont nés captifs. Dressés depuis toujours, ils se morfondent d’ennui des journées entières dans leurs cellules humides au rez-de-chaussée, derrière la Salle du Trésor. Ils ne feraient pas de mal à une mouche, sachant bien le prix qu’on paye pour un rugissement de trop. Le rôle qu’ils rejouent sans fin est pourtant celui du tigre assoiffé de sang. Les grands félins supportent mal les plateaux de tournage et la lumière trop crue des spots. C’est pourquoi le cinéma contemporain a renoncé à en faire usage, tout comme des grands singes ou d’autres animaux, et les remplace désormais par des images de synthèse. Mais pas la télévision française, ou du moins pas encore.

Quant aux anguilles, asticots, blattes, chauves-souris, crabes, crapauds, criquets, grenouilles, lézards, mouches, mygales, rats, scorpions, serpents, souris et autres petites bêtes grouillantes qui participent bien malgré eux aux épreuves de Fort Boyard depuis 1998, ils renvoient à une notion très ancienne, datant de l’Antiquité, qui est celle de « vermine ».

La vermine, pour les Anciens, c’était la masse informe de ces êtres nuisibles qui grouillaient sous le plancher de leurs chaumières et n’étaient qu’une production du diable. Cette faune de l’ombre naissait par génération spontanée d’une chemise sale roulée en boule dans une bouteille, disait le chimiste Van Helmont, en un temps où les vapeurs délétères de la peste, la bile noire et les invasions de rats étaient chassés par des processions. Et c’est bien là la même vermine maléfique que l’on jette à la tête des candidats sidérés d’angoisse. Juste de pauvres rats qui se noient, des araignées qu’on écrase, des blattes qu’on piétine, des serpents qu’on manipule avec violence, des souris qu’on élève pour nourrir les serpents, tous animaux conscients, sentients, qui ont peur et qui souffrent.

En reconduisant sans fin les mêmes clichés phobiques à propos de la « vermine » et des fauves, France 2 peut compter sur l’adhésion de son public. Rien n’est plus doux que de s’entendre confirmer ses vieilles angoisses et ses idées toutes faites. Mais ne serait-ce pas plutôt le rôle d’une télévision publique que d’aller de l’avant, de dépasser cette chasse aveugle aux parts de marché et de renouveler le contenu de ses émissions en accord avec des paradigmes modernes? Jacques Chancel disait: « Il ne faut pas donner aux gens ce qu’ils aiment, il faut leur donner ce qu’ils pourraient aimer ». Une vision citoyenne, éthique et respectueuse du vivant, par exemple? Sûr que les gens pourraient aimer!

Une université d’été sur la consommation de viande !

Une université d’été sur la consommation de viande !

Une université d’été sur la consommation de viande !
27.06.2016
Une université d’été sur la consommation de viande !
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Des chercheurs étudiant les sciences humaines, l’éthique, la philosophie, l’art, la politique…, tous réunis lors d’une université d’été sur l’éthique de la consommation de viande

Ce sont des chercheurs du monde entier. Ils étudient les sciences humaines, l’éthique, la philosophie, l’art, la politique… Tous seront réunis lors d’une université d’été sur l’éthique de la consommation d’animaux, organisée par One Voice et l’Oxford Centre for Animal Ethics !

Quelques mois à peine après la COP21 et tandis que les scandales se multiplient sur les conditions d’abattage et d’élevage des animaux, One Voice et l’Oxford Centre for Animal Ethics organisent la troisième université d’été sur l’éthique animale. Du 24 au 27 juillet 2016 à St Stephen’s House, l’éthique de la consommation d’animaux sera de toutes les conversations…

Des universitaires du monde entier ont souhaité y participer, au point que la place manque pour tous les accueillir ! Parmi eux, les philosophes français Corine Pelluchon et Thomas Lepeltier. Ensemble, il s’agit de faire un état des lieux des connaissances sur tous les thèmes relatifs à l’éthique de la consommation d’animaux, notamment les aspects moraux, philosophiques et religieux ainsi que les aspects historiques, juridiques, psychologiques, scientifiques et sociologiques. Les sujets concernent notamment la problématique morale liée à l’acte de tuer, la souffrance des animaux exploités pour la production alimentaire, la représentation des animaux en tant que viande, le lien entre la consommation de viande et le changement climatique, l’impact de l’élevage industriel sur l’environnement, l’utilisation de substituts à la viande, la viande in vitro et les stratégies de changement…

L’Oxford Centre for Animal Ethics, fondé en 2006 au sein de la prestigieuse Université d’Oxford, explore les questions d’éthique animale à travers des activités de recherche universitaire, d’enseignement et de publication. Il est dirigé par le professeur Andrew Linzey, également vice-président de One Voice.

Les contributions de chaque conférencier de cette université d’été seront compilées dans un ouvrage édité par l’
Oxford Centre for Animal Ethics et One Voice en anglais et en français. Il pourra servir de base aux travaux à venir, comme cela fut le cas de la première conférence sur le Lien en 2007.

Notre-Dame-des-Landes : le petit royaume du campagnol amphibie

Notre-Dame-des-Landes : le petit royaume du campagnol amphibie

Notre-Dame-des-Landes : le petit royaume du campagnol amphibie
26.06.2016
Notre-Dame-des-Landes : le petit royaume du campagnol amphibie
Animaux sauvages

Le campagnol amphibie trottine le long des marais, son espèce est sur le point de s’éteindre. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait annihiler son ultime territoire.

Le campagnol amphibie trottine gaiement le long des berges des marais. C’est un petit rongeur tout rond aux yeux vifs. Et son espèce est sur le point de s’éteindre. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait annihiler son ultime territoire.

Ce que le campagnol amphibie aime par-dessus tout, c’est nager sous l’eau trouble des marécages, grignoter des roseaux, picorer du cresson ou attraper une libellule. Il se sent merveilleusement chez lui dans ces étangs tranquilles cachés dans les bocages, auquel son corps s’est adapté au fil de l’évolution. Il ne veut être nulle part ailleurs.

À ce titre, plus encore que les agriculteurs qui luttent vaillamment contre l’aéroport, le campagnol est le premier en droit de réclamer l’abandon de ce projet funeste. On parle de le déplacer dans un autre marais créé de toutes pièces, de « compenser » à 200 % l’espace naturel que l’on aura détruit.

Et puis quoi ? Attrapera-t-on tous les campagnols à l’épuisette ? Et ceux qui vivent à leurs côtés, le triton de Blasius, la musaraigne d’eau ? Eux aussi, saisis à l’épuisette pour être transvasés dans un étang lointain aux rives en béton ? Et les joncs ? Les fleurs ? Les arbres ? Les oiseaux ? Les chauves-souris ?…

Dans un conte pour enfants, le petit campagnol serait furieux. Il grimperait sur une estrade, déploierait les couleurs des zadistes et crierait dans un mégaphone aux oreilles des politiciens :
« Je ne veux pas être un réfugié ! Laissez-moi vivre en paix dans mon pays ! »

Bien sûr, c’est un tout petit pays que celui du campagnol amphibie. Mais c’est le sien et il y tient. Pourquoi ne tiendrions-nous pas compte de sa revendication ?

Autant cet aéroport inutile et destructeur insulte les engagements de la France à la COP21, autant le royaume du campagnol amphibie est précieux, car non reproductible. Partout dans le monde, les zones humides sont détruites, entraînant avec elles la flore et la faune rares qui y prospèrent. Quant au campagnol
Arvicola sapidus, sa population est désormais considérée comme « vulnérable » par l’UICN et « quasi-menacée » pour ce qui concerne la France.
Bien qu’il ne cause jamais de dommages aux cultures, le campagnol amphibie s’est vu chassé, mangé, empoisonné, détruit ou repoussé par les travaux d’aménagement des berges. Les visons d’Amérique échappés de leurs élevages ont envahi son espace vital et les pesticides agricoles sont sur le point de l’achever.

Et on lui préférerait des pistes en béton, des avions de ligne crachant leur dioxyde de carbone, des kilomètres d’autoroutes surchargées de voitures ?…

Changeons de paradigme avant qu’il soit trop tard. Cessons de dévaster ce monde que nous partageons avec d’autres Terriens. La survie du campagnol amphibie est infiniment plus importante que celle d’une mauvaise idée datant de 1963, lorsque la notion même de changement climatique n’existait pas encore dans la conscience commune.

L’ignoble massacre des requins

L’ignoble massacre des requins

L’ignoble massacre des requins
22.06.2016
Pérou
L’ignoble massacre des requins
Animaux sauvages

Ce sont des images d’une violence sans nom. La pêche des requins au large du Pérou n’est qu’horreur. La campagne est lancée pour mettre un terme à cette barbarie.

Ce sont des images d’une violence sans nom. La pêche des requins au large des côtes du Pérou n’est qu’horreur. One Voice se devait d’agir : avec ses partenaires internationaux, la campagne est lancée pour mettre un terme à cette barbarie !

Cela se passe dans les eaux péruviennes. Des requins (avec de la chair de dauphin !) sont hissés sur le pont des bateaux. Là, on leur coupe le museau à vif et on les laisse agoniser dans un coin. Les mères gravides sont éventrées, et les bébés requins qui se déversent sur le sol, piétinés. Les images filmées par notre partenaire Mundo Azul sont très difficiles à regarder mais sans appel : il faut que cela cesse !

Les requins n’ont pas la cote et cela facilite sans doute la pérennité de cette pratique abominable. Pourtant, parce qu’ils font peur, ils n’auraient pas droit au respect ? Parce que leur réputation est aussi mauvaise qu’infondée, on pourrait impunément les faire souffrir ? Leur place n’est pas au menu (illégal) des restaurants, ni sur les étals des marchés. Leur place est chez eux, dans l’océan, où ils jouent d’ailleurs un rôle essentiel en tant qu’espère clé de voûte, impactant jusqu’à l’équilibre de la planète entière…

Ces images de cauchemar doivent permettre de mettre un terme à la barbarie ! Pour que les requins soient épargnés, One Voice lance une campagne en leur faveur. Nous nous sommes associés à la coalition avec Blue Voice, OceanCare et Mundo Azul pour agir localement : une campagne d’information et de sensibilisation des populations péruviennes est lancée. En parallèle, nous allons aussi réaliser des contrôles dans les restaurants. Car les requins sont protégés, rappelons-le !

Et parce que l’opinion internationale a un poids important, One Voice lance en France une pétition qui sera adressée à l’ambassade du Pérou.

L’alternative éducative à Yulin

L’alternative éducative à Yulin

L’alternative éducative à Yulin
21.06.2016
L’alternative éducative à Yulin
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Festival de Yulin : la barbarie continue en Chine ! Nous soutenons les acteurs locaux pour sensibiliser la population sur le massacre des chiens pour leur viande.

 

21 juin : la barbarie du Festival de la viande de chiens heurte chaque année nos consciences. One Voice soutient le combat des acteurs locaux afin que les mentalités bougent enfin.

La Chine, qui représente 20 % de la population mondiale, est une énorme machine engloutissant ressources naturelles, animaux-produits et biotopes pour fonctionner. Ici, les besoins primaires prévalent et les considérations telles qu’accorder un peu d’humanité à des chiens sans statut apparaissent encore très secondaires. Rappelons qu’il y a peu, sous Mao, le parti central proscrivait la détention d’un animal de compagnie, car celui-ci était considéré comme un sous-produit d’une culture bourgeoise possédante et décadente. Là-bas, où le terme mandarin pour désigner un animal signifie simplement « objet mobile », le compagnon domestique est bien loin d’être digne d’une quelconque législation protectrice.

Aux racines, profondes, du mal

C’est dans ce contexte si défavorable qu’ACTAsia, association chinoise née il y a dix ans, travaille sur de multiples fronts pour faire avancer la cause animale. Depuis 2008 et ses enquêtes menées en Chine sur le commerce de la viande de chien et sur les zoos en Chine, One Voice est partenaire de cette association. Un soutien financier actif qui permet de sensibiliser créateurs de mode et consommateurs chinois à une éthique anti-fourrures, et grâce auquel des centaines de vétérinaires chinois sont formés au bien-être animal pour diffuser de nouvelles pratiques.

Avec One Voice, ACTAsia s’est bien sûr chaque année mobilisée pour exprimer sa colère, protester officiellement, attirer l’attention des médias sur les conditions d’organisation du festival de Yulin. Quelques animaux furent sauvés du massacre, hélas vite remplacés par d’autres, et de notables avancées ont été arrachées aux autorités locales. Mais la résilience des mentalités, l’hostilité déclarée envers ces gêneurs humanitaires et le poids des intérêts pécuniaires en jeu ont marqué les limites de la protestation événementielle. Aussi, parmi les différents sillons possibles pour irriguer les consciences, un autre se creuse, plus profond, plus long, stratégique.

Empathie et respect font école

L’idée au cœur de la lutte de terrain entreprise par One Voice et ACTAsia est que l’éducation, notamment des plus jeunes, permettra de semer et faire croître la compassion envers les animaux, les autres humains et l’environnement. Dès 2006, un ambitieux programme éducatif baptisé
Caring for Life (« Prendre soin de la vie ») s’est élaboré, avec pour pierre angulaire la conviction que sur le long terme, apprendre à choyer un animal, à protéger les faibles, est la source d’une société plus harmonieuse.

D’abord projet-pilote, le programme Caring for Life est entré dans les écoles publiques chinoises en 2012, avec la bénédiction des autorités. Développé par des experts, il propose dix ou douze modules pédagogiques qui s’adaptent également dans le cadre de clubs associatifs ou communautaires, de camps d’été ; sa pédagogie informelle, participative et ludique, ravit les élèves. Le principe de l’essaimage, par la formation d’éducateurs, a stimulé le programme : Caring for Life est désormais suivi dans une centaine d’écoles des huit plus grandes villes chinoises. À Dalian, avec l’aval des autorités scolaires, il touche 20 % des élèves du primaire dans 21 écoles différentes.

Un succès de bon augure

En trois ans, Caring for Life a formé plus de 800 éducateurs et sensibilisé 35 000 enfants âgés de 5 à 8 ans au respect de la vie, quelle qu’elle soit. Le programme se déploie également dans les zones les plus rurales du pays, là où la cause animale, la perception même du concept de « sentience », sont écrasées par des conditions économiques et sociales très dures.

Partout, les apprentissages délivrés à travers Caring for Life ont fait ressortir des bénéfices notables parmi les enfants : sentiment de valorisation, amélioration du comportement en classe et des relations sociales, réduction de l’agressivité et du stress. Autant d’éléments clés pouvant prévenir des dérives comportementales en milieu défavorisé, et très certainement des graines semées pour un avenir différent, où le festival de Yulin ne sera plus toléré par la conscience collective.

Soutenons l’action de terrain

Le combat est de longue haleine, il passe certes par des pétitions, relayées auprès des autorités chinoises. En soutenant financièrement One Voice, vous pourrez également permettre, par la simple somme de 10 euros, d’équiper, de former et motiver un nouvel éducateur à diffuser un message d’humanité et d’avenir dans les salles de classe chinoises.

Légende photos : À Guizhou, Isobel Zhang, directrice nationale d’ACTAsia, présente le programme Caring for Life en milieu scolaire. L’espoir est en marche…

Chiens en Chine : ce qui arrive sans loi de protection des animaux…

Chiens en Chine : ce qui arrive sans loi de protection des animaux…

Chiens en Chine : ce qui arrive sans loi de protection des animaux…
20.06.2016
Chiens en Chine : ce qui arrive sans loi de protection des animaux…
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice a mené une enquête en Chine sur l’industrie de la viande de chiens. Ce qu’ils y vivent est un cauchemar.

En 2008, One Voice a mené une enquête en Chine sur l’industrie de la viande de chien. Ce qu’ils y vivent est un cauchemar.

Une enquête à haut risque

La Chine préparait les Jeux olympiques de 2008 quand les enquêteurs de One Voice ont entamé leur investigation. Ils sont parvenus à infiltrer le réseau des producteurs de viande de chien. Au risque d’être arrêtés – ou pire – si leur identité véritable était découverte, ils ont gagné la confiance de leurs interlocuteurs et ont pu filmer des scènes particulièrement violentes. Tandis que le pays nettoyait Beijing et fermait les restaurants vendant du chien, ils ont mis à jour une bien sinistre réalité.

D’horreurs en souffrances

La conclusion de leur enquête est sans appel : en Chine, les chiens ne sont pas « seulement » mangés. Ils sont maltraités au-delà de ce qu’on peut concevoir et mis à mort avec une cruauté invraisemblable. Entassés dans des cages quand ils sont encore vivants, privés d’eau et de nourriture pendant des jours, ils sont parfois nourris avec la chair de leurs semblables pour renforcer le goût de leur viande… Parmi eux, des chiens à colliers, sans doute abandonnés par leurs humains. D’autres proviennent d’élevages spécialisés. Dans leurs yeux, la même terreur est présente.

Des mises à morts d’une extrême violence

Nos enquêteurs ont assisté à des mises à mort industrielles, au sein des « usines de production » mais aussi sur le trottoir, devant les restaurants dont c’est la spécialité : les chiens vivants attendent à l’entrée et sont tués en public. Il n’y en a pas de moins violente. Avant d’être plongés dans l’eau bouillante, les chiens sont tapés, assommés à gout de gourdin, éventrés. Ils ne meurent pas tout de suite. Ils souffrent longtemps, sous les yeux de leurs congénères, gagnés par une panique grandissante.

Pour que la Chine change

https://www.youtube.com/watch?v=ksDs4CUseb4&rco=1 

Face à tant de violence, des chinois de plus en plus nombreux s’indignent et rejoignent des associations de protection animale. La consommation de viande de chien diminue mais ça n’est pas suffisant. Pour les aider à obtenir des lois de protection des animaux dans leur pays, One Voice a lancé une pétition à destination du président chinois : vous pouvez la télécharger et la faire signer. Plus nous serons nombreux, plus notre voix aura du poids !

Soutenez la campagne de One Voice !

Des abattoirs de chiens et de chats en France

Des abattoirs de chiens et de chats en France

Des abattoirs de chiens et de chats en France
17.06.2016
Des abattoirs de chiens et de chats en France
Animaux familiers

Des milliers de chiens et de chats sont tués. Au terme d’une vie plus ou moins longue, ils ont été abandonnés, jetés au rebut après avoir été consommés…

Des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats y sont tués. Leurs cadavres iront à l’équarrissage. Au terme d’une vie plus ou moins longue, ils ont été abandonnés, jetés au rebut après avoir été consommés…

L’euthanasie. Pas celle qui se pratique par amour, pour soulager, non. Celle qui est un acte commercial ou un acte rendu obligatoire, fait à contrecœur parce qu’il n’y a pas d’alternative… Cette euthanasie qui n’a pour seule raison d’être que l’aveuglement, la désinformation, l’esprit consumériste. Cette euthanasie est insupportable ! Elle se pratique en masse, dans des proportions dépassant les pires scénarios. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats, sont oubliés, jetés puis tués parce qu’on les a fait naître, parce qu’ils ne sont plus utiles, parce qu’ils encombrent, parce qu’on les a «cassés» avec des pratiques suffisamment traumatisantes pour rendre impossible la vie avec eux, parce qu’ils ne sont pas à la hauteur de ce qui avait été imaginé…

Ce massacre a pour théâtre les cabinets vétérinaires pratiquant l’euthanasie dite de «complaisance», les refuges débordés qui se résignent au sacrifice parce qu’ils n’ont pas d’autre choix et sont déjà en sureffectif, et puis les fourrières commerciales, celles qui en ont fait leur fond de commerce…

Chaque semaine, dans certains refuges et plus souvent dans les fourrières, il y a les jours d’abattage. Ces jours-là, les animaux sont tués à la chaîne, leurs dépouilles emportées par des véhicules utilitaires, remplissant de grands congélateurs… Imaginez les chatteries, le sol jonché de cadavres, les chats tués les uns après les autres par une piqûre intracardiaque — geste hautement technique pour être efficace — car les anesthésies préalables coûtent trop cher. Et puis il y a aussi les euthanasies «maison». Pour éviter les frais. Un massacre de masse, ni plus, ni moins.

Contre cette pratique cruelle, les solutions à mettre en œuvre sont pourtant aussi simples que ses causes sont futiles.

À l’origine des abandons, il y a souvent de gros malentendus qui engendrent une impossibilité de vivre ensemble et résultent en des traumatismes parfois graves. C’est ce qu’a notamment pointé du doigt notre enquête dans les clubs canins. Pour une vie harmonieuse avec les compagnons animaux, One Voice a donc lancé une campagne Compagnonnage dont les conférences sur les chiens et les chats sont déjà un succès depuis deux ans !

Mais ce qui vient aussi inonder les refuges, c’est la surpopulation engendrée par des portées inopinées, répétées, irresponsables… Rendre la stérilisation obligatoire, c’est éviter des euthanasies en masse et un commerce illicite parallèle. Nos compagnons ne sont pas des biens de consommation !

Et pour que chiens et chats soient enfin correctement protégés, signez et diffusez la pétition «Chiens et chats : notre famille».

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies

Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies
16.06.2016
Espace Dog Partner : contre les abandons et les euthanasies
Autre campagne de l’association

One Voice lance Espace Dog Partner. Avec ses refuges partenaires et des vétérinaires spécialement formés, le combat contre les abandons et les euthanasies est lancé !

Espace Dog Partner est un projet inédit d’accompagnement des abandons et des adoptions au sein des refuges partenaires de la Cellule Zoé. Grâce à un logiciel d’évaluation comportementale mis en place dans le cadre de La Conduite Accompagnée du Chien, il permet la collecte des informations importantes lors de l’abandon pour maximiser les chances d’une future adoption réussie.

Un protocole, établi conjointement avec la Dre Nathalie Simon à l’origine de la méthode, permet d’ouvrir le dialogue avec les familles afin de leur offrir, par un accompagnement spécifique et efficace, une alternative à l’abandon.

Dans le cas où ce dernier est inéluctable, il permet un meilleur accompagnement du chien pour lequel tout est fait afin de réduire le stress.

Les informations collectées permettent la mise en place de procédures de rééducation lorsqu’elles s’avèrent nécessaires, y compris pour les problèmes d’agressivité. Elles permettent aussi d’assurer que le profil d’un potentiel adoptant ainsi que ses attentes correspondent au profil et aux besoins du chien. Le suivi de l’adaptation lors de l’adoption permet d’en maximiser les chances en aidant à la mise en place d’une relation harmonieuse.

La création des Espaces Dog Partner fait suite à une enquête de One Voice dans les clubs d’éducation canine qui a révélé la violence des méthodes qui y sont employées, expliquant ainsi l’augmentation des abandons et des euthanasies.

Soutenir Espace Dog Partner, c’est lutter de manière durable contre les abandons et les euthanasies !