Le luxe, côté visons : une enquête inédite de One Voice !

Le luxe, côté visons : une enquête inédite de One Voice !

Le luxe, côté visons : une enquête inédite de One Voice !
10.01.2017
France
Le luxe, côté visons : une enquête inédite de One Voice !
Exploitation pour la Mode

One Voice a mené l’enquête dans des élevages français de visons pour leur fourrure. Si cette dernière est synonyme de luxe, l’envers du décor, lui, n’a rien de glamour. Les images, dévoilées en exclusivité, en donnent un tragique aperçu.

Ils ne rêvent que d’une chose, la liberté. Ils auraient dû profiter d’une vie trépidante en solitaire, protéger leur territoire, apprendre aux petits à chasser et à pêcher, creuser des terriers, sentir l’humus frais, se cacher dans les herbes folles des zones humides…
Mais ces visons d’Amérique sont nés en cage et ne connaitront, le temps de leur courte vie, que le grillage, l’automutilation à force de stress et de privations, puis une longue asphyxie. Pour leur fourrure

Aucun respect des besoins des visons

Sur les images, filmées par des personnes ayant eu accès aux élevages, nous avons découvert, atterrés, les cages en enfilade dans des installations mal entretenues voire délabrées. Les visons y cherchent frénétiquement une issue quelconque à leur misère psychologique, au stress et à l’ennui, en arpentant les quelques décimètres cubes d’espace vital qui leurs sont concédés. Ils sont pris en étau entre les restes putréfiés de nourriture, déposée à même le grillage sur les cages, et leurs déjections, s’amoncelant à même le sol sous eux, polluant inévitablement les nappes phréatiques par ruissellement, et saturant l’air d’une odeur pestilentielle.

Ces animaux, naturellement solitaires et territoriaux, sont soumis à un stress extrême. Le manque de place, voire la promiscuité, est invivable pour eux. Comment fuir un conflit dans ces conditions? Comment s’isoler un peu? Le grillage cisaille brutalement leurs pattes semi-palmées, sur-sollicitées. Privés de tout accès à l’eau, élément pourtant essentiel à leur bien-être, ils ont mal, ils ont peur, ils s’ennuient, ils veulent sortir, ils deviennent fous…

La souffrance jusqu’au bout

Alors qu’un vison libre vit environ dix ans, ils ont à peine huit mois lorsqu’ils sont ramassés sans ménagement par l’éleveur. Sur nos images, on les voit se faire jeter brutalement les uns sur les autres dans un container. Dans l’un des élevages filmés, un chien veille, et se jette sur ceux qui tentent désespérément de fuir.

La mort par asphyxie a un « succès » et une rapidité très relatifs. Entassés les uns sur les autres, certains survivent à une première session. Mais ce choix de l’industrie n’est pas fait pour limiter leur souffrance. Il faut surtout préserver leur pelage de toute tache de sang !

Une catastrophe pour l’environnement

L’industrie de la fourrure a des conséquences environnementales majeures, par son usage des métaux lourds, sa consommation d’eau et sa production d’effluents notamment. Dans plusieurs des élevages de visons filmés, le système d’évacuation des déjections n’était pas au normes, voire inexistant. Les images  montrent également des cadavres en décomposition à même le sol, ce qui signifie une pollution notable de l’environnement, et donc des risques sanitaires majeurs pour l’ensemble de l’écosystème alentour… y compris humain.

Quant aux visons qui parviennent à s’échapper, leur liberté se fait au prix de l’avenir de leurs cousins européens.

Pour en savoir plus, découvrez notre rapport complet

Rapport : le luxe côté visons

One Voice demande l’interdiction de l’élevage des visons en France. Écrivons ensemble au Premier Ministre pour faire entendre avec plus de force la voix des visons et de tous les animaux élevés et tués pour leur fourrure. Il faut mettre un terme à cette industrie de la souffrance et de la mort. Visons le respect!

La face cachée de la fourrure en France: révélations sur l’élevage des visons

La face cachée de la fourrure en France: révélations sur l’élevage des visons

La face cachée de la fourrure en France: révélations sur l’élevage des visons
09.01.2017
La face cachée de la fourrure en France : révélations sur l’élevage des visons
Exploitation pour la Mode

One Voice révèle des images inédites, filmées dans six élevages de visons pour leur fourrure en France parmi les 14 en exercice. L’évidence de leur souffrance va de paire avec des pratiques particulièrement préoccupantes pour l’environnement. Forte de l’opinion des Français, dont une majorité ne veut pas de fourrure, l’association demande la fermeture sans délai des élevages de visons.

Les images rendues publiques le 10 janvier 2016 par One Voice, ont été prises par des personnes ayant eu accès aux installations d’élevages de visons en France.

Pour ces animaux, le luxe semble bien loin tant leurs cages sont sales et sources de souffrance. Sur le toit grillagé de leur pauvre nid, une bouillie infâme est déposée, dont les restes pourrissent, parfois longtemps. Et quant au sol, un grillage douloureux pour leurs pattes, il laisse s’écouler les excréments qui s’accumulent sur le sol dans des quantités parfois invraisemblables. L’eau que l’on voit ruisseler autour, entraînant avec elle les effluents, donne matière à se préoccuper aussi pour l’environnement, tout comme des cadavres découverts dans l’herbe… Rappelons que, pour un manteau, il faut tuer jusqu’à 80 visons, et qu’on estime qu’un élevage de 1500 femelles génère 120 tonnes de lisier par an dont plus d’une tonne de phosphore
(2). 200 000 visons sont tués en France chaque année.

Tandis que les éleveurs se gaussent de « créer de la vie », et de garantir le bien-être des animaux, on ne peut voir dans leurs fermes que des visons qui, bien que prédateurs semi-aquatiques, sont privés d’eau et de toute activité. Ils n’ont alors d’autre échappatoire que la folie, qui s’exprime au travers de comportements stéréotypés. Et quand le moment vient de les dépouiller de leur triste existence, ils sont brutalement saisis et jetés, les uns sur les autres, dans un container…

A en croire les éleveurs, la captivité aurait aussi, depuis plusieurs générations, éteint en eux toute soif de liberté. Alors comment expliquer qu’ils s’échappent dès qu’ils en ont l’occasion ? La réalité biologique de ces animaux est le besoin de vivre libres, près des cours d’eau, de chasser, de pêcher, de se cacher. Nul être vivant n’est fait pour vivre enfermé. On ne s’adapte pas à la souffrance. Deux visons ont été filmés dans une tentative désespérée d’évasion. Tout deux ont été rattrapés et brutalisés par le chien présent. Mais combien y parviennent et alimentent les populations férales, recensées à travers la France ? Or ils ne sont pas d’ici et perturbent les écosystèmes. Des plans de gestion éthique existent mais qui impliqueraient pour être efficaces qu’il n’y ait plus de nouveaux individus importés… Donc plus d’élevages.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Toute humanité semble avoir déserté les couloirs de ces fermes. Les êtres qui y sont élevés sont sensibles et animés d’une volonté de vivre incontestable. Mais leur identité est niée à chaque instant. Leur vie n’est que misère et souffrances. Il est indécent que le secteur du luxe continue à cautionner de telles pratiques. La vraie beauté ne peut s’affranchir de l’éthique. Nous demandons l’interdiction immédiate des élevages d’animaux à fourrure en France. »

L’ensemble des observations est disponible dans un rapport réalisé par One Voice. Un clip a également été réalisé suite à l’investigation. Tous ces éléments sont consultables sur la page de la campagne.

(1) Source : Well Fur
(2) Source : Nasi, 1977, in : Guégan er Rougeot (1987) : Le vison, techniques d’élevage et rentabilité, TAVI, 1987

Tilikum est rentré chez lui

Tilikum est rentré chez lui

Tilikum est rentré chez lui
06.01.2017
Tilikum est rentré chez lui
Exploitation pour le spectacle

Tilikum vient de s’éteindre à SeaWorld. Celui qui a inspiré le film Blackfish a fini par succomber au désespoir et à la maladie. Son décès entraînera-t-il la fin de SeaWorld puis de l’industrie de la captivité ?

Durant ses derniers jours, Tilly ne bougeait presque plus

Il restait à flotter dans un état semi-comateux derrière la grille de sa piscine médicalisée, tout à l’arrière du bassin de spectacle. Il regardait les autres danser sur la musique tonitruante qui lui avait vrillé le crâne pendant vingt-quatre ans. Plus jamais il ne reviendrait en scène. Plus jamais il n’obéirait. Il allait s’en aller et l’on peut imaginer que, loin d’en avoir peur, cette idée l’apaisait.

Les drogues lui brouillaient l’esprit, la fièvre le faisait frissonner. Parfois, la jeune Kayla surgissait du brouillard et lui tenait compagnie de l’autre côté des barreaux. Ou bien c’était Trua, son petit-fils, ou la petite Unna… Non, sa fille était morte, il ne se rappelait plus quand. Il les confondait tous désormais. Mais il était heureux que l’on se soucie de lui. Il se sentait mourir et ce n’était pas grave.

Alors, il replongeait dans son rêve éveillé et voyait s’étendre devant lui les plaines immenses de la mer d’Islande, puis les fjords de son enfance. Tout là-bas, au bord de l’horizon, sa mère l’appelait de plus en plus fort, de ce cri aérien déchirant qu’ont les orques pour appeler ceux qui sont loin. Et il nageait vers elle.

SeaWorld fera tout pour effacer la mémoire de Tilly

L’entreprise continuera de nous raconter que trente-six ans, c’est très vieux pour une orque, et que tout a été fait pour le soigner au mieux. Mais cette fois-ci, cela ne marchera plus. Les gens savent. Et s’ils savent, c’est grâce à Tilikum. Le monde entier connaît aujourd’hui le sort atroce de cette petite orque arrachée à sa mère, enfermée dans le noir avec deux femelles démentes, devenue folle à son tour et qui tua par trois fois avant d’être lobotomisée par les médicaments. Ils savent que les pneumonies, comme les ulcères ou les « torsions d’intestins », sont des maladies directement liées à la captivité. Le stress, la faim, la peur provoquent des chutes immunitaires massives chez ces géants en bocal, ouvrant la porte à toutes les infections. Ils savent les mensonges de cette industrie. En aucun cas, jamais, nulle part, un cétacé ne peut vivre heureux en esclavage.

De toute façon, plus personne n’écoute ce que dit SeaWorld

Le groupe de parcs d’attractions peut publier toutes les vidéos qu’il veut, payer les plus coûteuses campagnes publicitaires, c’est terminé pour lui. Le masque est tombé et le roi est nu. Par la magie du film Blackfish, Tilly a tout révélé sur cet enfer de tristesse, d’ennui et de honte qu’il a subi comme toutes les orques captives. Il nous a montré que les esclaves peuvent se révolter et se transformer en orques tueuses d’humains, une espèce qui n’existe que dans les bassins.

Keiko fut la première orque dont le sort émut le grand public grâce au film Free Willy

Son décès tragique fut une aubaine pour SeaWorld et ses clones, qui répétèrent alors en boucle que la liberté tuait les orques. Mais c’est Tilly qui a ouvert les yeux du monde sur le vrai visage de la captivité. Et c’est SeaWorld qui sera sa quatrième victime.

Au-delà de sa mort, le souvenir puissant de Tilikum ne cessera de nous guider vers ce but que nous atteindrons :
libérer toutes les orques de leurs fosses en béton !

De quoi est mort Aïcko?

De quoi est mort Aïcko?

De quoi est mort Aïcko?
03.01.2017
De quoi est mort Aïcko ?
Exploitation pour le spectacle

Le 5 janvier prochain, le Tribunal de grande instance de Nantes examinera la demande d’expertise judiciaire de One Voice pour que soient déterminées les causes de la mort d’Aïcko dont le cadavre avait vite été envoyé à l’équarissage.

Le 6 novembre 2016, le petit Aïcko s’éteignait dans son bassin solitaire.

Mais de quoi le jeune dauphin a-t-il pu mourir alors que le Parc Astérix vantait sa bonne santé et sa vitalité du temps où il y vivait encore auprès de sa mère? Qu’est-ce qui l’a tué ? Est-ce une pathologie virale ou bactérienne qui pourrait menacer les autres dauphins ? Est-ce à cause du harcèlement dont Aïcko faisait l’objet de la part des adultes ? Est-ce le stress dû à la captivité ? Ou l’ingestion de peinture toxique écaillée des murs du bassin, comme Théa, décédée elle aussi à Planète Sauvage ? Les pathologies mortelles sont étonnamment variées dans les delphinariums, mais nous ne savons rien de ce qui a provoqué la mort de Aïcko. A ce jour, aucun résultat d’autopsie n’a encore été communiqué.

Depuis que Galéo allait mieux, grâce à l’alerte lancée par One Voice, Aïcko était devenu à son tour le souffre-douleur des adultes stressés. Le 29 octobre, avertie par nos soins, la Dre Naomi Rose, spécialiste mondiale des cétacés, visitait la Cité Marine de Planète Sauvage et déclarait : « Jamais de toute ma carrière, je n’ai vu un dauphin captif aussi maigre. » Nous avons déposé un complément de plainte au nom d’Aïcko, le 7 novembre, accompagné du rapport complet de Naomi Rose. Le 2 novembre, One Voice avait pu filmer Aïcko, apparemment en grande détresse, séparé du reste du groupe. Ce sont les toutes dernières images que nous avons de lui…

Le 6 novembre, Aïcko décédait. Curieusement, son corps a été rapidement livré à l’équarisseur. Aucune raison précise n’a encore été donnée à son décès. Lors de l’annonce du décès, le directeur scientifique du delphinarium déclarait :
« Aïcko souffrait d’une perte d’appétit depuis environ 3 semaines et demi. On l’avait mis en soin intensif depuis une semaine car il n’arrivait plus à s’alimenter seul. Il souffrait d’une maladie, il faudra identifier laquelle. »

Il est étonnant dans de telles conditions qu’Aïcko ait pu continuer à participer au spectacle !
Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : «Les delphinariums affirment qu’ils « offrent » à leurs dauphins captifs d’excellentes conditions de détention, ce que nous contestons. Il est temps que la France devienne à son tour un pays où les dauphins sont libres de nager dans l’océan. »

La Croatie interdit les élevages à fourrure!

La Croatie interdit les élevages à fourrure!

La Croatie interdit les élevages à fourrure!
03.01.2017
Croatie
La Croatie interdit les élevages à fourrure!
Exploitation pour la Mode

Nouvelle victoire dans le combat contre la fourrure ! Après le Japon en novembre, c’est au tour de la Croatie d’interdire les élevages à fourrure, devenant ainsi un pays « fur free » !

La loi de 2006 interdisant les fermes à fourrure est entrée en vigueur comme prévu au 1er janvier 2017 en Croatie. Les éleveurs ont bénéficié d’une période de 10 ans pour se reconvertir. Et l’ultime tentative politique de maintien des élevages de chinchillas a été rejetée avec indignation par les citoyens.

Très heureux, les membres d’Animal Friends Croatia, principaux acteurs locaux de ce combat, ont décidé d’apporter des gâteaux au ministre de l’Agriculture en charge de l’application de la loi. Partenaires de leur combat, One Voice avait enquêté en caméra cachée au sein des élevages de chinchillas. Nous avions filmé la grande souffrance de ces doux animaux tués par électrocution, et contribué à la sensibilisation du public croate.

Cette belle avancée fait écho à celle obtenue au Japon fin novembre : le tout dernier élevage de visons d’Otsuka a fermé ses portes pour toujours. Désormais en vertu de la loi sur la prévention des espèces exotiques invasives – les ratons laveurs ont laissé de mauvais souvenirs dans l’archipel – plus aucune ferme à fourrure ne pourra ouvrir ses portes. Le Pays du Soleil Levant rejoint dès lors les rangs des nations – Pays-Bas, Grande-Bretagne, Autriche, notamment – qui ont renoncé aux fermes à fourrure et à la cruauté insensée qu’elles impliquent.

Ces deux victoires nous démontrent qu’avec l’appui de l’opinion publique et des politiques, nous parviendrons à construire ensemble un monde meilleur pour les animaux.

A cet égard, One Voice est particulièrement heureuse de faire partie des 40 organisations de la
Fur Free Alliance dont le travail incessant, partout dans le monde, modifie peu à peu le regard des consommateurs sur la fourrure.
Derrière le soyeux poil des visons, au-delà des reflets d’argent d’un col en renard, les gens voient désormais apparaître les cages, les plaies, les bébés piétinés sur le sol en grillage et les cadavres écorchés qu’on jette en tas comme des déchets.

Un monde sans fourrure est possible et les nouvelles qui nous viennent du Japon et de Croatie ne peuvent qu’être de bon augure pour l’année qui commence.

Dauphins, la France à contresens de l’histoire

Dauphins, la France à contresens de l’histoire

Dauphins, la France à contresens de l’histoire
22.12.2016
Dauphins, la France à contresens de l’histoire
Exploitation pour le spectacle

Le ministère de l’Ecologie s’apprête à réviser l’arrêté sur les delphinariums, non pour les interdire comme le demande One Voice, mais pour encourager l’élevage en batterie de dauphins. Les quelques aménagements ne sont que poudre aux yeux. Trop c’est trop!

Le 24 novembre 2016, One Voice avait pourtant été reçue par le ministère à ce propos. Nous avions apporté nos rapports d’enquêtes, étayés par l’avis de scientifiques mondialement reconnus. Nous avions plaidé ardemment pour la fin de cette industrie toxique. Mais le texte vient néanmoins d’être approuvé.

C’est une honte car cet arrêté n’est qu’une ridicule mise à jour d’un texte vieux de 35 ans. Il ne tient aucun compte des avancées éthiques et des découvertes scientifiques qui bouleversent notre regard sur le monde animal, dont un glissement très net de l’opinion publique contre ces bassins prisons.

Comment peut-on encore, au XXIème siècle, exhiber des cétacés captifs dans une arène de cirque aquatique?

D’innombrables recherches scientifiques nous révèlent aujourd’hui que le dauphin est doté d’une prodigieuse intelligence, de cultures et de conscience de soi. Le simple fait de maintenir enfermés ces animaux nés pour l’immensité de l’océan, constitue en soi une maltraitance majeure.

Quoi de plus cruel que de les priver de la vie sociale complexe qui fait l’essence de leur bonheur, de toute opportunité de décision, de toute stimulation sensorielle, de tout voyage en groupe sur de longues distances, de toute plongée profonde?

Le fait qu’il y ait cinq shows par jour au lieu de trois, trois bassins au lieu de deux et un comité scientifique chargé « d’enrichir » leur environnement – avec plus de ballons et de cerceaux en caoutchouc? – ne pourra jamais compenser l’absence de liberté.

Le projet d’arrêté entend pourtant pérenniser cette pratique par la production de « dauphins de spectacles » en batterie

On veut nous faire croire que les nés-captifs sont des «dauphins domestiques» qui se seraient miraculeusement adaptés à la morne vie en bassins, en moins de deux générations. Les drames de
Lucille, tuant un bébé, de Galéo, couvert de blessures, du petit Aïcko, mort malgré nos appels, nous montrent à suffisance qu’il n’en est rien.

Dans le même temps, le public a cessé d’être dupe

Du fait de leur cruauté intrinsèque, les delphinariums ont été interdits en Inde et bannis dans 14 états européens. En Finlande, l’unique delphinarium a dû fermer ses portes, faute de spectateurs. Le phénomène touche à présent les Pays-Bas.

Partout en Europe et aux Etats-Unis, un mouvement de fond nourri par les réseaux sociaux, les documentaires, l’information scientifique largement diffusée, amène les consommateurs à se détourner de ces spectacles cruels. En France, un sondage IPSOS réalisé pour One Voice le 19 décembre 2016 nous apprend que la majorité des français sont favorables à l’interdiction des spectacles de dauphins et d’orques. 62% estiment que les cétacés souffrent du stress, 60% de l’ennui et de la dépression. Enfin, pour plus d’un Français sur deux, les dauphins et les orques sont malheureux en captivité.

En septembre, One Voice avait déjà lancé l’alerte quant au contenu du nouvel arrêté, en dénonçant sa politique de reproduction.

La coalition internationale Dolphinaria-Free Europe nous apporte aujourd’hui son soutien en dénonçant les timides aménagements prévus qui ne font qu’avaliser le principe et le futur fonctionnement des parcs marins. Or ceux-ci portent gravement atteinte à la liberté individuelle et à la dignité de dauphins, esclaves contraints aux spectacles jusqu’à leur mort. C’est une insulte à leurs cultures, à leurs dialectes et à leurs techniques de chasse sophistiquées que de croire que des balles et des cerceaux, ou le contact avec leurs dresseurs, pourraient réellement « enrichir leur environnement » et compenser la richesse inouïe d’une vie libre en mer.

Car il est impossible d’améliorer vraiment un delphinarium, à moins de le transformer en sanctuaire marin ou mieux, en océan. Aux Etats-Unis, on se prépare déjà à cette échéance inévitable. Tandis qu’un sanctuaire au Canada se prépare à accueillir les orques captives dès 2017, l’aquarium de Baltimore annonce qu’il déplacera ses dauphins dans une baie close aux Caraïbes avant 2020. En Espagne des discussions sont en cours pour déplacer les derniers captifs du zoo de Barcelone sur l’île de Lipsi, après la fermeture du delphinarium.

Comment la France peut-elle être aveugle à ce point? Il n’y a qu’en Russie, en Chine, à Dubaï ou au Japon que l’industrie de la captivité continue, nourrie des dauphins de Taiji. Est-ce vraiment cette voie que notre pays entend suivre?

Le seul arrêté que One Voice soutiendra, c’est donc celui qui mettra en place la fermeture de tous les delphinariums en France, par des procédures fermes et progressives, associées à la mise en place de sanctuaires marins.

2017: objectif lutte contre l’errance féline

2017: objectif lutte contre l’errance féline

2017: objectif lutte contre l’errance féline
08.12.2016
France
2017: objectif lutte contre l’errance féline
Animaux familiers

10,7 millions de chats sans abri, des centaines de milliers tués chaque année… Cela ne peut plus durer. Pour les félins sans famille, One Voice demande aux candidats à la présidentielle un plan d’action qui mette enfin un terme à l’errance et aux souffrances qui y sont associées.

Ils s’appellent Sheila, Mahalo, Félix, Monsieur Chat… Ils ont eu un foyer mais un jour ont été jugés indésirables. Pour eux, le temps de l’errance a alors commencé. Trouver un abri contre le froid ou la pluie, trouver à manger et à boire, se protéger des agressions, celles des autres chats, des chiens et des humains aussi. Car dans la rue, les chats sont victimes de mille sévices: jets de pierre, brûlures, coups… Autant d’épreuves auxquelles il leur faut survivre au quotidien.

Quelques-uns, néanmoins, ont un jour la chance de croiser un humain bienveillant. Quelqu’un qui les aidera un peu, ou les adoptera pour leur offrir une nouvelle famille et qui, cette fois, ne les trahira pas. Mais malgré ces femmes et ces hommes qui, pour certains, consacrent leur vie à les aider, le problème ne faiblit pas. Il ne cesse même de s’aggraver. Car à l’origine de l’errance, à la base de la surpopulation féline, il y a le taux de reproduction: en sept ans, on estime qu’une chatte et sa progéniture peuvent donner naissance à plus de quatre-cent-mille petits… Alors bien sûr, il y a ceux qui sont jetés à la rue, mais aussi ceux qui y naissent.

One Voice demande aux autorités de réagir. Il est temps que cela cesse. Elle réclame un plan national de lutte contre l’errance féline en France, avec notamment la stérilisation obligatoire et l’interdiction de la vente d’animaux par petites annonces (papier et Internet). À l’approche des élections présidentielles de 2017, c’est une des questions auxquelles l’association va demander aux candidats de répondre. Car l’errance est un problème d’ordre public, qui est non seulement cause de maltraitance, mais aussi de nuisances environnementales.

Le plan d’action de One Voice pour les chats sans famille

  • Dénoncer leurs tortionnaires et faire entendre la voix des chats sans abri en justice
  • Militer activement auprès des pouvoirs publics pour la stérilisation obligatoire
  • Entamer des démarches au niveau territorial pour que cesse la vente d’animaux par petites annonces (papier et Internet)
  • Aider nos partenaires de terrain à apporter des soins, de la nourriture et de l’amour aux félins rescapés.

Aidez les chats sans famille en soutenant notre campagne.

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Les chiens de Darjeeling

Les chiens de Darjeeling

Les chiens de Darjeeling
30.11.2016
Inde
Les chiens de Darjeeling
Animaux familiers

En 2002, One Voice finançait la construction du Darjeeling Animal Center au Bengale Occidental, en Inde. Des milliers de chiens et de chats ont pu y être soignés et stérilisés. L’aventure continue en 2016!

Nichée au creux des plantations de thé qui couvrent les collines, la ville de Darjeeling se dresse aux portes de l’Himalaya. C’était là le paradis des colons britanniques, qui venaient chaque été s’y rafraîchir des canicules de Calcutta. Désormais, Darjeeling est devenue une ville indienne comme les autres, peuplée par les ombres fuyantes des parias des parias: les chiens errants.

Ces malheureux, couverts de poussière, rongés par les parasites, épuisés par la faim, vivaient dans la peur constante des coups de pied et des jets de pierre. On les voyait se faufiler, tête basse, entre les étals des boutiques, chassés aussitôt et fuyant dans d’effrayants embouteillages où nombre d’entre eux finissaient sous les roues d’un camion. Si les gens les caillassaient, c’est d’abord parce qu’ils les craignaient. En Inde, la rage est loin d’être éradiquée: 18.000 personnes en meurent chaque année.

Afin de prévenir la contagion, la municipalité de Darjeeling avait coutume de lancer régulièrement des campagnes d’éradication des chiens des rues, dont la morsure est le principal vecteur du virus. Empoisonnés à la strychnine, leur agonie était atroce, interminable. Sans compter que ces tueries ne résolvaient rien: d’autres chiens arrivaient aussitôt des environs et se reproduisaient en nombre. Il fallait tout recommencer. Face à cette pratique aussi barbare qu’inefficace et dénuée d’éthique, One Voice négociait avec la municipalité de Darjeeling afin que cessent les massacres, en échange de la construction d’un nouveau centre vétérinaire pour assurer les stérilisations.

À Jaipur, Christine Townend et Jeremy, son époux, avaient déjà mis en place un programme ABC (Animal Birth Control) de ce type. Ils étaient prêts à s’investir à Darjeeling comme dans la ville voisine de Kalimpong, mais avec quel argent? Qui financerait le projet? Pour ces raisons, celui-ci restait au point mort. En 2002, après avoir obtenu l’engagement de la municipalité, One Voice offrit sans hésiter la totalité des fonds nécessaires à l’achat du terrain et à la construction du Darjeeling Animal Shelter. Les programmes ABC pouvaient commencer!

Aujourd’hui, la première chose que l’on remarque lorsqu’on arrive en ville, c’est que les chiens errants y sont moins nombreux, moins craintifs et en meilleure santé. Le centre vétérinaire, toujours financé et suivi par One Voice et en pleine activité depuis 2008, veille désormais sur eux. Des milliers de chiens — et plus récemment des chats — ont été accueillis dans le refuge, soignés et stérilisés. Certains sont remis en liberté, d’autres restent au centre à vie et d’autres encore sont adoptés. Au-delà des villes, l’équipe du Darjeeling Animal Center développe d’autres activités: une clinique mobile s’en va dans les villages pour y soigner les animaux. Des campements de vaccination sont établis dans les hameaux lointains uniquement accessibles à pied.

Peu à peu, des particuliers s’impliquent, des volontaires se présentent au refuge, on adopte des chats, les mentalités changent. Les gens posent un autre regard sur ces animaux réputés intouchables. Ils ont vu le personnel du centre les attraper gentiment, les soigner, les stériliser et les relâcher une fois en forme. Bien sûr, la sensibilisation de la population locale qui, par peur de la rage, maltraite les chiens, et par superstition, persécute les chats, reste un travail essentiel auquel s’attelle aussi le centre de Darjeeling.

Pour soutenir cette magnifique réalisation qui devrait servir d’exemple à tant d’autres villes d’Asie ou d’Afrique, One Voice vous propose de parrainer les petites vedettes de Darjeeling. La plus ancienne se prénomme Dolly. Cette chienne adorable fut découverte abandonnée au retour d’une mission. Elle fouillait les ordures pour y trouver sa nourriture et les gens la frappaient. Grâce à l’équipe du refuge, elle a très vite retrouvé ses forces, mais aussi la joie de vivre avec son meilleur ami Nuri, un petit chien râblé avec qui elle aime jouer. Dolly n’a pas été adoptée mais tout le monde l’adore au refuge: elle est la bienvenue partout où elle va, même si sa taille est imposante! Dolly adore inspecter les visiteurs et les chiens qu’ils amènent. C’est sans doute une mission qu’elle s’est donnée et qu’elle remplit avec beaucoup de sérieux.

Merci d’aider, aux côtés de One Voice, Dolly, Cricket, Soumil, Pikachu et tous les autres résidents du refuge de Darjeeling! Ils comptent sur vous!

Les dauphins meurent… Pour la justice: circulez, il n’y a rien à voir!

Les dauphins meurent… Pour la justice: circulez, il n’y a rien à voir!

Les dauphins meurent… Pour la justice: circulez, il n’y a rien à voir!
25.11.2016
Loire-Atlantique Les dauphins meurent… Pour la justice: circulez, il n’y a rien à voir!
Exploitation pour le spectacle

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a, le 24 novembre, fait droit à la demande du parc Planète Sauvage, et condamné One Voice au paiement de 1000 euros. Le TGI annule également l’ordonnance de justice ayant autorisé l’association à constater, par huissier, les conditions de détention des dauphins dans ce parc… qui vient pourtant d’enregistrer le décès du jeune Aïcko!

Pour fonder sa décision, le juge s’est appuyé sur le rapport établi par la Direction départementale de la protection des populations de Loire-Atlantique (DDPP), suivant une visite au parc zoologique de Port-Saint-Père en février 2016, indiquant que « l’état sanitaire des animaux et leurs conditions de détention sont conformes à la réglementation en vigueur, aucun danger n’ayant été relevé pour les dauphins ». Le juge a également dénié le caractère d’urgence de la demande d’ordonnance judiciaire, obtenue par One Voice, afin d’effectuer, cet été, un procès-verbal d’huissier sur les conditions de vie et de santé des huit dauphins du parc.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, qui ce 24 novembre était reçue au ministère de l’Environnement pour plaider la fermeture des delphinariums en France, commente la décision:

« Ce jugement pourrait se comprendre si le jeune dauphin Aïcko, transfuge du parc Astérix début 2015, n’était pas mort à Port-Saint- Père le 6 novembre. Nous avons fait notre travail de lanceur d’alerte, avec deux rapports successifs produits cette année par d’éminents biologistes marins (les Dres Naomi Rose et Ingrid Visser) afin de souligner les dysfonctionnements du parc, et avec cette action en justice pour obtenir un procès-verbal d’huissier. Une telle décision masque une réalité qui pèse désormais sur le devenir d’autres dauphins de Planète Sauvage, notamment le demi-frère d’Aïcko, le jeune Galéo. Combien de décès faudra-t-il enregistrer avant d’agir? »

L’association ne baisse pas les bras, loin de là: la Commission d’accès aux documents administratifs, la CADA, a rendu, le 3 novembre 2016, un avis favorable à la demande de One Voice estimant que le refus de la DDPP de communiquer une copie du rapport de contrôle relatif au delphinarium de Planète Sauvage n’était pas justifié. One Voice a donc réitéré sa demande de copie du rapport de contrôle auprès de la DDPP et reste déterminée à faire toute la lumière sur les causes du décès d’Aïcko et à mettre hors de danger les autres dauphins du parc.

Pour Muriel Arnal:

« Le rapport de la DDPP, donnant quitus au parc sur sa conformité à la réglementation ne peut avoir omis de relever l’absence d’ombrage des bassins, ainsi que la présence d’algues, critères qui à eux seuls ne devraient pas autoriser une telle conclusion. De plus, depuis le passage de la DDPP, Planète Sauvage a enregistré la naissance de deux delphineaux. Les conditions de détention et la coexistence entre cétacés n’ont donc plus rien à voir puisqu’aujourd’hui un des trois bassins sert à isoler ces bébés avec leurs mamans… Cela réduit les autres dauphins à un confinement intenable. Je rappelle que l’an dernier, la naissance d’un delphineau à Port-Saint-Prère s’est soldée par la mort du bébé, victime d’une bagarre entre dauphins dépressifs. »

L’association One Voice maintient donc toutes ses procédures en cours contre le parc Planète Sauvage: la plainte déposée auprès du procureur de la République, la demande adressée au préfet pour mise en demeure de se conformer à la réglementation sous peine de suspension de son activité, et enfin une procédure en référé afin d’expertiser les causes du décès d’Aïcko.

Contact presse:

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Procès en appel à Agen: élevage ou trafic?

Procès en appel à Agen: élevage ou trafic?

Procès en appel à Agen: élevage ou trafic?
18.11.2016
Lot-et-Garonne
Procès en appel à Agen: élevage ou trafic?
Animaux familiers

Le procès en appel du 28 novembre prochain à Agen tranchera sur le cas d’une éleveuse aux pratiques frauduleuses. One Voice espère un jugement exemplaire. 37 chats, 19 chiens et 7 chiots, tous dans un état déplorable, avaient été saisis dans son élevage en février 2015.

Dans cet élevage du Lot-et-Garonne, c’est d’abord l’odeur d’ammoniaque qui prend à la gorge. Le sol est jonché d’excréments. Les chats sont entassés dans de petits enclos de fortune, voire des cages à lapin, dénués de tout confort au point que des stéréotypies ont été observées. Un certain nombre d’entre eux s’avèrent dépourvus de papiers et d’origine douteuse. Des chiens sont également présents. Une chienne et ses petits sont enfermés dans le noir, dans une cave. Une autre dans un garage. Un chien est dans un véhicule, dans le jardin. Tous les animaux sont malades, aucun n’est soigné. Tous ne survivront pas. Des ossements calcinés seront aussi retrouvés dans un incinérateur. Pire encore, un chiot mourant sera découvert dans un sac en plastique…

Cette affaire, conjointe à une autre toujours en cours d’instruction en Dordogne, a choqué même les autorités. Frédérique Dubost, Procureure de l’un des départements concernés, s’y est fortement impliquée. Lors des deux saisies réalisées en février 2015, l’état des lieux et des animaux était catastrophique. Le procès-verbal du jugement en première instance, qui reprend les constations effectuées lors des perquisitions, fait état de « l’état sanitaire déplorable » des 63 animaux saisis, qui « présentaient tous des pathologies imputables à de mauvais traitements, des défauts de soins ainsi qu’à des dénutritions et déshydratations ».

Depuis 2007, l’éleveuse était mise en demeure de rendre ses installations conformes à la législation. Mais le travail des enquêteurs et du réseau d’informateurs et d’enquêteurs de la Cellule Zoé a permis de révéler que c’était loin d’être le cas, donnant à One Voice les éléments nécessaires à l’organisation de deux saisies, certains animaux s’étant avérés non transportables à l’issue de la première.

Lors du procès en première instance, l’éleveuse a été condamnée pour mauvais traitements envers un animal, privation de soins, privation de nourriture et d’abreuvement, à une peine de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction d’exercer de 5 ans et diverses amendes.

One Voice espère vivement que le tribunal d’Agen confirmera cette sentence lors de l’audience en appel. La condamnation doit être exemplaire. Chats et chiens ne sont pas des produits que l’on peut stocker: ce sont des individus qui ont besoin que l’on respecte leur dignité. Ils ne devraient même pas faire l’objet d’un marché.

Cet élevage est symptomatique de la déviance d’une pratique. Nos animaux de compagnie peuvent-ils continuer de faire l’objet d’un commerce? D’un marché? Cette question doit être reconsidérée d’urgence et en profondeur. Là où il y a vente, là où il y a profit, il y a exploitation, et il ne peut y avoir de dignité pour les animaux. » Muriel Arnal Présidente de One Voice

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