Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !

Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !

Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !
30.05.2018
Oise
Procès des récidivistes de l’Oise : One Voice demande une condamnation exemplaire !
Animaux familiers

Jeudi 31 mai 2018 aura lieu le procès d’un couple de récidivistes, contre lesquels nous avons porté plainte pour mauvais traitements. Un an après notre saisie chez eux, la Cellule Zoé sera au tribunal de Senlis pour que plus jamais ils ne fassent de victimes.

Une vigilance au long cours

Nous ne connaissions malheureusement que trop bien les propriétaires. Le même terrain boueux, la même maison, l’odeur des déjections animales, de leurs infections et des cadavres…

Depuis 2004, nous surveillions leurs activités. En 2011 déjà, notre Cellule Zoé avait sauvé dans leur « établissement », 46 chiens dans un état déplorable et obtenu une condamnation pour sévices graves et actes de cruauté. Mais malgré l’interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des animaux et surtout, une interdiction définitive de détenir un animal, ils ont recommencé ! Heureusement, nous avions maintenu notre vigilance jusqu’à l’année dernière. En collaboration avec les services de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des populations) de l’Oise, des forces de l’ordre, et en présence de nos refuges partenaires, nous avons pu procéder une fois de plus au sauvetage des pauvres êtres dépendants d’eux.

Une nouvelle saisie mémorable

Le 5 mai 2017, le couple de récidivistes a alors été mis en garde à vue. Ce jour là, nous avons découvert des animaux dans la boue, sans soins, sans nourriture ni eau, certains enfermés dans de petits enclos mal entretenus et sans protection du froid ni de la pluie : une vingtaine de chèvres et leurs chevreaux, deux boucs, des chats, des chiens, et même le corps d’une poule asséché dans une caisse de transport, et un cadavre de chat abandonné derrière une porte…

Une renaissance pour les rescapés

Les chèvres sauvées sont à présent toutes en pleine forme ! Une moitié d’entre elles a élu domicile au refuge de Filémon, où elles partagent leur temps entre la bergerie, chauffée pour les jours de frimât et les prés verdoyants, colorés de mille fleurs sauvages pendant les beaux jours. Les autres ont rejoint le refuge au Bonheur des Chevaux dans le Lot-et-Garonne. Elles y jouissent d’une parcelle de plusieurs hectares, dont One Voice a financé la clôture pour qu’elles puissent être accueillies dans les meilleures conditions possibles.

Les chats, quant à eux, ont été pris en charge par le refuge AIMAA d’Épernay et le refuge Oisemont Protection Animale. Enfin, ils ont trouvé la paix. Grâce à la patience et des soins constants du personnel du refuge, même les individus traumatisés font désormais confiance aux humains !

La vie n’est pas moins rose pour les chiens confiés au refuge AIMAA d’Epernay… Gustave Flaubert, a parfaitement trouvé sa place au sein de la famille. Georges Sand marche dorénavant sans laisse malgré ses problèmes de vue, et la moindre promenade est une immense source de joie pour elle. Isaac, de son côté, s’est très vite adapté à son nouvel environnement. C’est un amour de chien, au caractère bien trempé, qui aime s’exprimer et qui est devenu le petit prince de la maison…

Un grand merci à tous nos donateurs qui permettent à la Cellule Zoé de maintenir une surveillance au long cours des tortionnaires des animaux et de les poursuivre en justice, d’organiser les sauvetages et de mettre en sécurité les victimes dans nos refuges partenaires, dont One Voice assure le financement des soins vétérinaires pendant les années que durent les actions en justice. Cette chaine de solidarité est indispensable pour faire reculer la cruauté ! 

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne

Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de Narbonne
26.05.2018
Maya : sans nouvelle des autorités, One Voice sonne l’alerte devant le cirque le 26 mai à 10h près de narbonne
Exploitation pour le spectacle

150000 signatures en 7 mois, 5 actions en justice, des expertises de spécialistes reconnus du monde entier, un rapport vétérinaire accablant à l’issue d’une inspection ordonnée par la préfecture, 3 rassemblements, plusieurs heures de rushes, une tribune signée de personnalités, et pourtant, Maya est sempiternellement enfermée dans un camion de cirque, les pouvoirs publics semblent se laisser marcher sur les pieds, et le ministère fait la sourde oreille à nos demandes de rendez-vous…
Enième rebondissement, nous apprenons qu’un lieu en Grande-Bretagne s’apprêterait à accueillir un éléphant d’un cirque français. Ce lieu est trop petit, pas aux normes, et ne propose pas de soins vétérinaires.
One Voice se mobilise donc une fois de plus pour l’éléphante, et organise une action devant le cirque qui l’exploite le samedi 26 mai à 10h à Montredon-des-Corbières près de Narbonne.

150000 signatures en 7 mois, 5 actions en justice, des expertises de spécialistes reconnus du monde entier, un rapport vétérinaire accablant à l’issue d’une inspection ordonnée par la préfecture, 3 rassemblements, plusieurs heures de rushes, une tribune signée de personnalités, et pourtant, Maya est sempiternellement enfermée dans un camion de cirque, les pouvoirs publics semblent se laisser marcher sur les pieds, et le ministère fait la sourde oreille à nos demandes de rendez-vous…

Enième rebondissement, nous apprenons qu’un lieu en Grande-Bretagne s’apprêterait à accueillir un éléphant d’un cirque français. Ce lieu est trop petit, pas aux normes, et ne propose pas de soins vétérinaires.

One Voice se mobilise donc une fois de plus pour l’éléphante, et organise une action devant le cirque qui l’exploite le samedi 26 mai à 10h à Montredon-des-Corbières près de Narbonne.

Cela fait plus d’un mois que nous sommes sans nouvelles de la préfecture du Lot-et-Garonne, qui refuse de nous recevoir.

Il y a quelques semaines, nous avions reçu des images de Maya, enfermée jour et nuit dans un camion, filmées par un lanceur d’alerte ayant eu accès au cirque. Elle n’a pas été revue depuis, ni par les visiteurs, ni dans les quartiers d’hiver.

Des informations sensibles sur le devenir de cette éléphante ont été diffusées, informations que nous gardions secrètes depuis le mois d’avril, pour ne pas risquer de compromettre l’avenir de Maya. Mais nous apprenons aujourd’hui par l’un de nos partenaires à l’international, qu’une vieille éléphante venue de France serait attendue en Grande-Bretagne, dans un lieu dont nous doutons grandement qu’il soit adapté pour Maya, Lechmee ou tout autre éléphante issue d’un cirque. Maya, comme tous les animaux de l’industrie de la captivité, doit pouvoir vivre enfin sa vie dans un espace vaste, adapté, et bénéficier de soins vétérinaires correctement encadrés.

Nous écrivons ce jour au ministère de la transition écologique et solidaire avec la Fondation Born Free, notre partenaire britannique, pour l’exhorter à appuyer d’urgence le sauvetage de Maya par le biais de la préfecture du Lot-et-Garonne, et son transfert dans un lieu adapté.

Retrouver toute l’actualité de Maya sur notre blog :

Accéder à tous nos contenus sur Maya

Les chats

Les chats

Les chats
25.05.2018
Les chats
Animaux familiers

Depuis environ quatre mille ans, chats et humains partagent leurs vies. Ce n’est cependant que récemment que les chercheurs ont commencé à s’intéresser à leur vie mentale et émotionnelle, pourtant particulièrement complexe

 

Les chats

Fiche sentience sur le chat / les chats

TéléchargerLireCommander

LA VIE SOCIALE DES CHATS

La vie sociale d’un chat débute très tôt lors des premières interactions avec la mère et les autres chatons de la portée. Il existe une période sensible entre 2 et 7 semaines au cours desquelles la fréquence des contacts influencera les liens sociaux.1
La sociabilité d’un chat dépend directement de son environnement et de son expérience.
Ainsi, les chats sans abri forment des colonies dont la taille dépend de l’abondance des ressources. Comme ceux qui ont un foyer, ils ont des relations préférentielles avec certains congénères, avec lesquels ils vont plus fréquemment se toiletter ou montrer plus de proximité, tandis qu’ils seront agressifs avec d’autres. La sociabilité des chats se manifeste au-delà de leur espèce et de leurs compagnons humains, notamment avec les chiens avec qui ils partagent leur famille.
Ces relations interspécifiques sont aussi directement influencées par les expériences acquises dès le plus jeune âge. Par exemple, si un chat n’a pas eu de contact avec les humains entre la 4e et la 8e semaine de sa vie, il aura beaucoup de difficultés, voire sera incapable de créer des liens avec eux.
À l’inverse, comme l’a démontré Denis Turner, l’un des plus grands spécialistes des relations humain/chat, plus les chatons sont caressés et manipulés, plus ils se montreront affectueux et attachés aux humains.2,3

Des contacts précoces avec les chatons ont aussi des conséquences physiologiques sur leur développement. Meier, en 1961, a prouvé que les chatons approchés et manipulés dix minutes par jour par des humains avaient un développement plus précoce que les autres. Leurs yeux s’ouvraient un jour plus tôt et ils quittaient le nid trois jours avant ceux qui n’avaient pas eu de contact.4

Selon John Bradshaw, de l’université vétérinaire de Bristol, le « cerveau social » du chat change de façon soudaine à l’âge de huit semaines environ, après quoi il est pratiquement impossible de changer quoi que ce soit à ses affinités sociales.

LE MONDE SENSORIEL DES CHATS

De toutes les études qui ont été menées sur les chats, celles portant sur leurs perceptions et leurs sensations sont les plus nombreuses.5
Ces recherches ont démontré à quel point les expériences sensorielles influencent le développement du cerveau et la perception dès le plus jeune âge.
Ainsi, un environnement pauvre, dépourvu de stimuli, affectera la perception des chats toute leur vie.

L’odorat et le toucher sont opérationnels dès la naissance et sont des facteurs clés dans l’initialisation des interactions. Les chatons peuvent reconnaître l’odeur de leur nid et émettre des vocalisations de détresse lorsqu’ils sont en présence d’une odeur « non familière ». Dès le plus jeune âge, c’est par l’odorat qu’ils reconnaissent les individus faisant partie de leur groupe social. Tout au long de leur vie, c’est aussi par l’odorat qu’ils reconnaîtront les individus de leur espèce, qu’ils définiront leur territoire et identifieront les humains.

Le marquage est très important chez les félins. Grâce à la présence de glandes spécifiques, les chats déposent des odeurs et des phéromones qui servent à l’organisation territoriale et sociale de leur espèce.
Il existe différents types de marquages comme le marquage territorial, regroupant le marquage urinaire et les griffades, le marquage d’identification ou de familiarisation (marquage facial), et le marquage d’alarme. Les marques territoriales signalent la présence du résident à d’autres chats et délimitent ainsi son territoire. Lorsque le chat frotte sa tête, depuis la commissure des lèvres jusqu’à l’oreille, on parle de marquage facial. Le chat dépose ainsi des phéromones sur des objets ou sur d’autres êtres vivants (allomarquage) comme les humains. Ce comportement, qui sert à dessiner une carte olfactive de son environnement, est également source d’apaisement et contribue à son bien-être.

La vue et l’ouïe évoluent plus lentement au cours du développement du chat.
Les chatons commencent à s’orienter vers les stimuli auditifs entre le 11e et le 16e jour de leur vie, et vers les stimuli visuels seulement entre 16 et 21 jours.5

LES CAPACITÉS COGNITIVES DES CHATS

L’intelligence du chat, souvent opposée arbitrairement à celle du chien, est de mieux en mieux comprise, comme en témoignent des recherches récentes.

La mémoire épisodique

Dans une étude japonaise publiée dans Behavioural processes 6, 49 chats ont été soumis à des tests pour savoir si les chats sont dotés d’une mémoire épisodique : peuvent-ils se souvenir, comme les chiens ou les humains, d’informations liées à un événement passé précis ?
Dans cette expérience en deux phases, les chats ont accès à une pièce dans laquelle sont placées quatre écuelles.
Dans la première phase, les quatre écuelles contiennent de la nourriture. On les laisse explorer et accéder à seulement deux d’entre elles, puis on les fait sortir pendant 15 minutes. Lorsqu’ils reviennent, les quatre écuelles sont vides et le test montre qu’ils se dirigent vers les deux auxquelles ils n’avaient pas eu accès.
Dans la seconde phase, deux écuelles contiennent de la nourriture, une autre un objet non comestible, et la quatrième est vide. On les laisse explorer et manger la nourriture d’une seule écuelle, puis on les fait à nouveau sortir pendant 15 minutes.
Les chercheurs ont observé qu’à leur retour, les chats se dirigent vers l’écuelle dans laquelle ils n’ont pas mangé, d’une manière significativement plus fréquente.
Les chats sont donc capables de se souvenir des informations « quoi » et « où » à partir des informations collectées lors d’un événement passé unique. Pour Saho Takagi, une psychologue de l’université de Kyoto ayant participé à l’étude, les chats sont bien dotés d’une mémoire épisodique. Celle-ci est liée à la fonction introspective de l’esprit. Cette étude démontre que les chats possèdent une certaine forme de conscience suggérant qu’ils puissent apprécier se souvenir de certains événements, comme en sont capables les humains.

Permanence de l’objet

Un grand nombre d’études sur le développement des capacités cognitives du chat testent la « permanence de l’objet », c’est-à-dire le fait d’attribuer une existence à un objet qui n’est plus visible et d’arriver à le situer dans l’espace en imaginant son déplacement. Elles montrent que les séquences de développement chez cette espèce sont différentes de celles observées chez les primates, humains compris.7 Si ce concept est considéré comme un jalon cognitif important pour les nourrissons humains, cela peut aussi être une capacité cognitive importante chez les animaux, en particulier chez des chasseurs tels que les chats.
Des chats ont donc été soumis au test de déplacement visible d’un objet et se sont avérés capables de réussir ce test dès leur plus jeune âge, entre le 28e et le 48e jour après la naissance.8
Cependant, s’ils sont soumis au même exercice sans voir le déplacement de l’objet, l’expérience est un échec. Selon Dumas (1992) 9, cela ne résume pas la limite de l’intelligence des chats puisqu’en adaptant le test à leur comportement de prédation, il a démontré qu’ils étaient bien capables de retrouver un objet qui a subi un déplacement invisible.

La mémoire de travail ou mémoire active 10

La mémoire active est un mécanisme sous-jacent important pour la permanence de l’objet. Pour examiner la durée de cette mémoire chez les chats, de nombreuses études ont été menées sur la réponse différée. Dans ces tests, on retient pendant un certain temps le chat avant qu’il n’aille à la recherche d’un objet attrayant que l’on fait disparaître. Selon les différents tests, les résultats démontrent que la mémoire active est efficace jusqu’à 30 secondes, au-delà desquelles la chance de retrouver l’objet est très minime.
Il semblerait que les chats aient adopté une mémoire à court terme et un apprentissage simple, logiquement adaptés, donc, aux besoins d’un chasseur territorial.

Relier les points

Les chats utilisent-ils les mêmes processus que le cerveau humain pour catégoriser des objets ? Des chercheurs ont constaté qu’à l’instar des humains, les chats étaient capables d’indiquer la différence entre les figures qui produisent l’illusion visuelle d’un carré et les autres 11. Ils sont aussi capables de distinguer les images dans lesquelles une variation de la texture donne des formes 10. Ils reconnaissent un oiseau sur une photo d’oiseau en négatif 12.

Juger de la taille des objets

On peut apprendre aux chats à choisir le plus petit parmi trois objets. Et si l’on diminue la taille de ces objets, les chats continuent à choisir le plus petit d’entre eux, ce qui démontre des processus de discrimi- nation élaborés.13

Classer les formes et trouver l’intrus

Des chercheurs ont constaté que les chats pouvaient classer des formes selon qu’elles étaient fermées, comme dans le cas d’un cercle ou d’un carré, ou ouvertes, comme dans le cas d’un L ou d’un U majuscules. On a appris à des chats, à l’aide de récompenses alimentaires, à trouver l’intrus quand on leur présentait des formes, par exemple deux triangles et un cercle 10. Cependant, cet apprentissage est plus long que pour des espèces comme les chimpanzés, et ils ont fait davantage d’erreurs.14

Juger d’une durée et compter 14

Les chats sont capables de juger de façon très précise les courtes durées. On a pu apprendre à des chats à distinguer des sons de 4 ou de 5 secondes. Ils apprennent aussi à différer leur réaction à un indice pour obtenir une récompense, avec une précision d’une seconde environ. Les scientifiques pensent aussi que les chats ont une conception abstraite des nombres, même s’ils n’ont pas encore pu voir un chat reconnaître un nombre plus grand que sept.

Un jouet est une proie 10

Des études ont porté sur la motivation des chats à jouer avec des objets. On a présenté à des chats des coussins de la taille d’une souris, recouverts de fausse fourrure et attachés à une section de cordon, ainsi que des jouets de la taille d’un rat recouverts de fausse fourrure.
Les chats jouent de façon subtilement différente selon qu’il s’agit d’un type ou de l’autre. Au lieu de tenir les « rats » dans leurs pattes de devant et de mordre dedans comme ils le font avec les « souris », ils les maintiennent à distance et les attrapent avec les pattes arrière, comme ils l’auraient fait avec un vrai rat. Quand leur premier repas de la journée était différé, ils jouaient de façon bien plus intense avec ces jouets. Selon John Bradshaw, cela prouve que les chats adultes croient vraiment qu’ils chassent quand ils jouent avec des jouets.

LA RELATION HUMAIN-CHAT

Les chats se seraient rapprochés des humains il y a plus de 4000 ans en Égypte. Il est peu probable que ce soit pour leurs talents de chasseur des petits rongeurs, car les Égyptiens faisaient plutôt appel à cette fin aux mangoustes, martres, belettes et surtout genettes. Une hypothèse serait plutôt que des chatons orphelins aient été recueillis et élevés par des femmes. Même s’ils ont certainement été tolérés et encouragés à se rapprocher des campements riches en souris et en rats, il est quasi certain que l’humain a joué un rôle actif dans leur domestication15 .

Aujourd’hui, si chats et humains partagent leurs vies, il est intéressant d’observer que le comportement du chat reste fortement corrélé à celui de son compagnon humain. Ainsi, d’après Denis Turner, « plus le propriétaire satisfait le désir d’échanges du chat, plus le chat satisfera par la suite les désirs de son propriétaire. Si son propriétaire ne répond pas aux sollicitations du chat, le chat ne répondra pas aux sollicitations de son propriétaire. C’est un exemple remarquable de partenariat et de réciprocité. C’est une véritable relation sociale entre les humains et les chats16. »

COMMENT LES CHATS RÉPONDENT-ILS AU COMPORTEMENT HUMAIN ?

La recherche commence à s’intéresser aux relations chat-humain et à la façon dont les chats répondent aux humains et communiquent avec eux.
Des chercheurs ont démontré que les chats étaient capables de suivre des indications gestuelles pour retrouver de la nourriture cachée sous des pots17. Dans la majorité des cas, lorsque les chats ne retrouvent pas la nourriture, ils vont chercher à résoudre le problème tout seuls, sans quêter l’aide de l’humain. Mais dans certains cas, ils recherchent le contact visuel pour attirer son attention.18
La référenciation sociale est la capacité d’un individu à utiliser les réactions émotionnelles d’autres individus pour évaluer des situations non familières ou difficiles et ajuster leur comportement en conséquence.19
Pour savoir si les chats sont en mesure de traduire nos états émotionnels, des chercheurs18 les ont testés en présence de leur compagnon humain et d’un stimulus non familier (ventilateur avec des rubans). Une fois mis en marche, l’individu regarde le ventilateur avec des expressions neutres, positives ou négatives, puis regarde son chat.
Les résultats de l’expérience ont montré que 79 % des chats exprimaient un comportement de « regard de référenciation » vers leur propriétaire au moins une fois. Les regards étaient plus fréquents lorsque ce dernier montrait une réaction négative, de même les comportements de fuite et les vocalisations du chat (signes de stress). Ces études montrent que les chats peuvent distinguer l’état émotionnel des humains et dans une certaine mesure, modifier leur comportement en réponse.

D’autres études montrent que les chats sont influencés par l’humeur des humains. Ils vont plus fréquemment engager des comportements d’allomarquage lorsqu’ils sont en présence de personnes d’humeur dépressive. De plus, ils vont plus facilement chercher à approcher des personnes actives et extraverties que des personnes au comportement apathique.20 Dans une étude parue dans Behavioural Processes, Kristyn Vitale, de l’université de l’Oregon, démontre que les chats sont plus intéressés par les interactions avec les humains qu’avec la nourriture.21
Dans cette étude, quatre catégories de stimuli (de la nourriture, des odeurs, des jouets et des jouets proposés par un humain) sont réparties dans une pièce dans laquelle on fait entrer chaque chat qui est à jeun depuis plus de deux heures. Sur 38 chats adultes testés, plus de la moitié se dirigent spontanément vers l’humain pour jouer ou être caressé.

Reconnaissance et communication verbale

Les chats sont capables de distinguer la voix de leur compagnon humain de celle d’un étranger.22
Les chats testés ont été soumis à des enregistrements de cinq voix humaines différentes appelant chacune le chat par son nom avec la même intonation que celle de leur gardien.
Dans ce test, le mouvement de la tête, des oreilles, la dilatation des pupilles, le déplacement du chat et ses vocalisations ont été observés. Ces réponses comportementales étaient bien distinctes selon que le chat entende la voix de l’humain qui lui est familier ou celle d’autres personnes, l’amplitude de la réponse étant toujours plus grande lorsqu’il s’agissait de la voix de son propriétaire.
Les chats reconnaissent donc bien la voix de l’humain dont ils sont le plus proche et modifient leur comportement en fonction de lui. Les auteurs soulignent qu’ils réagissent plus souvent par la gestuelle (mouvement des oreilles et de la tête) que par des vocalisations. D’autres études cherchent à démontrer comment les chats répondent aux vocalisations humaines dans différents contextes (situations nouvelles, nourrissage, jeu…).

Le miaulement

La vocalisation semble être un facteur clé dans la communication chez les chats. Les chatons possèdent au moins neuf types de vocalisations différentes et on en dénombre au moins seize à l’âge adulte.23
Des différences ont été observées entre les vocalisations entre chats féraux (retournés à la vie sauvage) et chats domestiques. Il semble donc que les interactions avec les humains influencent la communication vocale24. Ils ont appris à miauler pour pouvoir communiquer avec nous.
Les chats ont appris à varier la fréquence et la durée de leurs miaulements et à y inclure des claquements, des trilles, des grognements et autres éléments pour permettre à qui les entend de distinguer différentes significations.25

Le ronronnement

Le ronronnement est la plus reconnaissable des vocalisations félines. Aujourd’hui encore, sa fonction biolo- gique est peu comprise. Il peut apparaître dans diverses circonstances comme dans les interactions avec les humains, avec d’autres chats ou chatons.
Dans une étude, Karen Mccomb a découvert que la fréquence des ronronnements émis pour demander de la nourriture auprès de leur humain (ronronnement de sollicitation) était différente de celle des ronronne- ments émis pendant le repos26. La fréquence de sollicitation est plus haute et plus désagréable à l’oreille humaine, et s’apparente à celle émise par un enfant qui pleure.
Les chercheurs pensent que cette caractéristique est propre aux mammifères pour solliciter de la nourriture, mais aucune étude n’a été menée pour savoir si cette gamme de fréquence était aussi utilisée entre les chats adultes ou entre une chatte et ses petits.
De même, on ne sait pas si cette forme de sollicitation est consciente chez le chat ou émise de façon systématique.

COMMENT COMPRENONS-NOUS LES CHATS ?

Si le chat sollicite une réponse des humains, il a parfois des difficultés à se faire comprendre.12
Les émotions des chats sont difficiles à déchiffrer. Une étude italienne, menée par des vétérinaires, montre que la majorité des propriétaires de chats ne reconnaissent pas la gamme de signaux que le chat utilise pour montrer son stress. Les comportements du chat ne sont pas considérés comme un message à leur intention, un signal de ce qu’il faut faire. Selon l’auteure, Chiara Mariti, les propriétaires de chiens en savent beaucoup plus sur leur compagnon.

Attachement

L’attachement est un lien social affectif durable formé avec un individu spécifique.27
Afin de prouver que ces liens d’attachement peuvent exister entre les chats et leur compagnon humain, des chercheurs 28 ont observé leur comportement dans une pièce, soit en sa présence, soit en présence d’un individu étranger, en présence des deux ou bien tout seul.
Durant ces tests, les chats ont passé significativement plus de temps en contact ou à toiletter leur humain qu’avec un étranger. Le jeu a été observé entre les chats et leur gardien, mais jamais avec un individu autre. En présence de l’humain qui leur est familier, les comportements de locomotion et d’exploration des chats ont été beaucoup plus fréquents que lorsqu’ils étaient seuls ou avec un étranger. Et ils n’ont jamais été observés en train de suivre l’individu étranger alors qu’ils le faisaient avec leur propriétaire.
En présence d’un étranger, les chats avaient tendance à adopter davantage de comportements d’alerte et à passer plus de temps près de la porte.
Enfin, lorsqu’ils se retrouvaient seuls dans la pièce, ils étaient plus souvent inactifs et vocalisaient davantage. Les comportements observés dans cette étude sont considérés comme des indicateurs d’attachement dans le cadre du test de situation étrange d’Ainsworth, indiquant que les chats présentent des comportements d’attachement et forment des liens d’attachement avec leurs propriétaires.28
D’autres recherches doivent être entreprises pour déterminer quels facteurs influencent la formation du lien d’attachement et quels types d’attachement existent dans les relations chat/humain.

Une autre étude montre que la pression sanguine et le rythme cardiaque augmentent significativement lorsque les chats sont présentés à des humains avec lesquels ils ont un lien, par rapport à un étranger.
Cette réponse physiologique face à un bienfaiteur indiquerait une excitation due à un renforcement de l’histoire avec cet individu.26

L’anxiété de séparation

Si les chats peuvent former un lien d’attachement avec leurs propriétaires, on peut s’attendre à ce qu’ils éprouvent une anxiété de séparation.
L’anxiété de séparation est une condition psychologique liée à l’attachement, qui se produit chez de nombreuses espèces sociales. Elle entraîne un ensemble de réponses émotionnelles, comportementales et physiologiques.
Le degré de détresse manifesté par l’animal est directement lié à la façon dont l’animal est attaché à son compagnon. Schwartz (2002) a étudié 136 chats sur une période de 9 ans pour déterminer si les chats développent des signes cliniques d’anxiété de séparation (Syndrome d’Anxiété de Séparation). Il a constaté que certains d’entre eux manifestaient ce syndrome en affichant des signes cliniques tels que la miction et défécation, la vocalisation excessive, la destruction et le toilettage excessif.29

LA PERSONNALITÉ DES CHATS

Dans de nombreuses disciplines, des chercheurs ont commencé à explorer les différences individuelles dans le comportement animal, en utilisant divers termes tels que la personnalité, l’individualité, le tempérament, le caractère distinctif, le style comportemental ou encore le syndrome comportemental.

Selon Gosling (2001), la personnalité peut être définie comme « l’ensemble des caractéristiques des individus qui décrivent et représentent des modèles cohérents de sentiment, de réflexion et de comportement »30 ; en d’autres termes, l’étude de la personnalité est liée à l’étude de la stabilité comportementale à travers le temps et les contextes.31

Une idée étroitement associée est celle du tempérament, que Gosling décrit comme « des tendances héritées, apparaissant tôt et qui continuent tout au long de la vie et servent de fondement de la personnalité ». Dans ce cas, le tempérament peut être utilisé pour décrire les dispositions biologiques de l’animal.

Bradshaw et al. (2012) classent les différentes personnalités des chats en trois catégories : la première regroupe les chats sociables, confiants et faciles à vivre, audacieux et qui initient des interactions amicales.14 La seconde regroupe les chats timides, nerveux et hostiles. Enfin, la troisième catégorie de personnalité regroupe les chats agressifs.
Les chercheurs ont aussi associé différents comportements en relation avec ces traits de personnalité comme le fait de rester à l’intérieur du logement, de se frotter aux humains ou aux objets, ou d’explorer.

Apparition de la personnalité

Raihani et al. (2014) ont travaillé sur le moment où les chats commencent à exprimer leur personnalité. Entre chatons de la même portée, des différences de personnalité apparaissent dès le 5e ou 6e jour, et les chatons de 3 à 4 semaines montrent déjà des différences de comportement bien définies.32

D’autres études ont prouvé que les chats possédaient une personnalité stable, propre à des tranches d’âge. Ainsi les comportements qui ont trait à la gentillesse apparaissent entre le 3e et le 8e mois.

Influence de l’environnement sur la personnalité

Deux chercheurs (Durr et Smith, 1997)33 ont observé des chats d’abord dans leur environnement habituel, puis en les présentant à différents stimuli apportant des modifications dans leur structure sociale (isolement ou surpeuplement de l’espace habituel), mise en présence avec des objets en mouvement émettant des bruits plus ou moins forts, d’animaux non familiers (lapins) ou encore des stimuli intenses comme un aspirateur.
Malgré les changements dans leur environnement, le comportement des chats restait constant. Ceci prouve que la stabilité de l’environnement n’est pas cruciale dans le maintien de leurs réponses comportementales. Les auteurs concluent donc que « l’individualité est l’expression du tempérament inné et pas simplement l’expression des réponses liées à la stabilité de l’environnement de l’animal. »
Lorsqu’ils sont en groupe, les caractéristiques individuelles sont influencées par les relations sociales entre chats et donc aussi entre chat et humain.33

Influence de la génétique sur la personnalité

Une étude menée par D. Turner et ses collaborateurs laisse néanmoins supposer une influence génétique de l’héritage paternel sur la « gentillesse » d’un chat (la gentillesse étant décrite dans l’étude comme une tendance à approcher volontairement des gens).34

 

RÉFÉRENCES :

   Collard, R. R. (1967) : Fear of strangers and play behavior in kittens with varied social experience. Child. Dev., 38 : 877-891

   Karsh, E. B., Turner, D. C. (1988): The human–cat relationship. In Turner D. C., Bateson P. P. G. (éd.), The domestic cat: the biology of its behaviour, 1re éd., Cambridge University Press, Cambridge, pp. 157-177

   Turner, D. C. (2000): The human–cat relationship. In Turner D. C., Bateson P. P. G. (éd.), The domestic cat: the biology of its behaviour, 2de éd., Cambridge University Press, Cambridge, pp. 195-208

4    Meier GW (1961): Infantile handling and development in Siamese kittens, J Comp Physiol Psychol (54): 284-286

5    Vitale, K., Udell, M. (2015): What’s inside your cat’s head? A review of cat (Felis silvestris catus) cognition research past, present and future. Anim. Cogn., 18 : 1195-1206

   Takagi, S., Tsuzuki, M., Chijiiwa, H., Arahori, M., Watanabe, A., Saito, A., Fujita, K. (2017): Use of incidentally encoded memory from a single experience in cats. Behav. Process., 141 (pt 3)

7    Dumas, C., Doré, F. Y. (1991): Cognitive development in kittens (Felis catus): an observational study of object permanence and sensorimotor intelligence. J. Comp. Psychol., 105 : 357-365

8    Fiset, S., Doré, F. Y. (2006): Duration of cats’ (Felis catus) working memory for disappearing objects. Anim. Cogn., 9 : 62-70

9    Dumas, C. (1992): Object permanence in cats (Felis catus)—an ecological approach to the study of invisible displacements. J. Comp. Psychol., 106 : 404-410

10    One Voice (2016): La protection des chats en France, 38 pages

11    Bravo, M., Blake, R., Morrisson, S. (1988): Cats see subjective contours. Vision Research, 18 : 861-5

12    Turner, Dennis C., Bateson, P. et col. (2014): The Domestic Cat: The Biology of its Behaviour, 3e éd., Cambridge University Press

13    Bradshaw, J. (2013.): Cat Sense: The Feline Enigma Revealed, Allen Lane

14    Bradshaw, J., Casey, R. et Brown, S. (2012): The Behaviour of the Domestic Cat, Cabi Publishing, 2e éd., 2012

15    Serpell, J. (2000): Domestication and history of the cat, in: The domestic cat: the biology of its behaviour, édité par Dennis C. Turner et Patrick Bateson, 2nde éd., Cambridge University Press

16    https://thecatsite.com/ams/the-secrets-of-the-feline-human-bond.22445/

17    Miklosi, A., Pongracz, P., Lakatos, G. et al (2005): A comparative study of the use of visual communicative signals in interactions between dogs (Canis familiaris) and humans and cats (Felis catus) and humans. J. Comp. Psychol., 119: 179-186

18    Merola, I., Lazzaroni, M., Marshall-Pescini, S., Prato-Previde, E. (2015): Social referencing and cat–human communication. Anim. Cogn., 18(3): 639-648

19    Mumme, D. L., Fernald, A., Herrera, C. (1996): Infants’ responses to facial and vocal emotional signals in a social referencing paradigm. Child Dev., 67 : 3219-3237.

20    Rieger, G., Turner, D. C. (1999): How depressive moods affect the behavior of singly living persons toward their cats. Anthrozoos, 12 : 224-233.

21    Vitale, K., Mehrkam, L. R., Udell, M. A. R. (2017): Social interaction, food, scent or toys? A formal assessment of domestic pet and shelter cat (Felis silvestris catus) preferences. Behav. Process., 141, pp. 322-328.

22    Saito, A., Shinozuka, K. (2013): Vocal recognition of owners by domestic cats (Felis catus). Anim. Cogn., 16 : 685-690.

23    Moelk, M. (1944): Vocalizing in the house-cat: a phonetic and functional study. Am. J. Psychol., 57 : 184.

24    Yeon, S. C., Kim, Y. K., Park, S. J. et al (2011): Differences between vocalization evoked by social stimuli in feral cats and house cats.
Behav. Process., 87 : 183-189.

25
    Nicastro, N. (2004): Perceptual and acoustic evidence for species-level differences in meow vocalizations by domestic cats (Felis catus) and African wild cats (Felis sylvestris lybica), J. Comp. Psychol, 118, 287-296.

26    Mccomb, K., Taylor, A. M., Wilson, C., Charlton, B. D. (2009): The cry embedded within the purr. Curr. Biol., 19 : R507-R508.

27    Ainsworth, M. D. S., Bell, S. M. (1970): Attachment, exploration, and separation: illustrated by the behavior of one-year-olds in a strange situation. Child Dev., 41 : 49-67.

28    Edwards, C., Heiblum, M., Tejeda, A., Galindo, F. (2007): Experimental evaluation of attachment behaviors in owned cats. J. Vet. Behav. Clin. Appl. Res., 2 : 119-125.

29    Schwartz, S. (2002): Separation anxiety syndrome in cats: 136 cases (1991–2000). J. Am. Vet. Med. Assoc., 220 : 1028-1033.

30    Gosling, S. D. (2001): From mice to men: what can we learn about personality from animal research? Psychol. Bull., 127 : 45-86.

31    Debri, S.A (2017): Relations homme-chien, home-chat et personnalité, Thèse de doctorat en médecine vétérinaire, Créteil, ENVA, 108 pages

32    Raihani, G., Rodriguez, A., Saldana, A. et al (2014): A proposal for assessing individual differences in behaviour during early development in the domestic cat. Appl. Anim. Behav. Sci., 154 : 48-56.

33    Durr, R., Smith, C. (1997): Individual differences and their relation to social structure in domestic cats. J. Comp. Psychol., 111 : 412-418.

34    Turner, D. C. (2000): Human–cat interactions: relationships with, and breed differences between, non-pedigree, Persian and Siamese cats. In Podberscek, A. L., Paul E. S., Serpell J. A. (éd.), Companion
animals and us: exploring the relationships between people and pets. Cambridge University Press, Cambridge, pp. 257-274.

Il tue un chiot à la hache devant ses enfants

Il tue un chiot à la hache devant ses enfants

Il tue un chiot à la hache devant ses enfants
24.05.2018
Il tue un chiot à la hache devant ses enfants
Animaux familiers

Athéna a vécu le pire! Blessée par accident, la violence habituelle du père de famille l’a précipitée vers une mort atroce. Il l’a tuée à la hache, brulée, enterrée dans un bois après avoir voulu la faire euthanasier pour une patte cassée. Notre Cellule Zoé a porté plainte, nous demandons une sanction exemplaire.

Athéna avait trois mois à peine et vivait à Grignon dans une famille recomposée, avec cinq enfants. Mercredi 11 avril dernier, en rentrant du travail, la mère de famille roule accidentellement sur la patte de l’adorable petite chienne beauceron. Pour ne pas avoir à payer les soins, le beau-père demande au vétérinaire de l’euthanasier, sa femme s’interpose, les enfants sont terrorisés. Le vétérinaire ne procède pas à l’euthanasie, mais ne propose pas d’aide et ne donnera pas l’alerte, alors que le chiot était clairement en danger de mort et que les enfants avaient peur. C’est la première étape vers le cauchemar.

Un déchainement sans borne sur le bébé chien

Dépité du refus du vétérinaire, l’homme décide alors de tuer lui-même le pauvre animal blessé. Comble de l’horreur, il choisit la hache comme arme de crime, et procède à sa mise à mort sous le regard horrifié de l’un des enfants qui appellera lui-même les gendarmes pendant que le reste de la famille est en état de choc. Il brûlera le corps d’Athéna dans les bois pour mieux cacher son méfait. Il sera également aperçu par un témoin à travers les arbres en train de creuser une fosse dans laquelle il allait jeter la dépouille du chiot martyr. Grâce à eux cet acte abject a été découvert et ne restera pas impuni.

Le lien entre violences domestiques et violence sur animaux familiers

Cette glaçante affaire est exemplaire dans le lien qu’elle dénote entre les violences subies par les enfants et leur mère et celles perpétrées sur le chiot. Depuis dix ans cet homme particulièrement violent avait pris l’habitude de battre brutalement et de menacer de mort sa compagne et ses enfants, comme l’affirme d’ailleurs un témoin proche du couple: “Il est capable de tous les tuer. Le chien, ce sont les prémices de ce qui aurait pu leur arriver“. “C’était juste des gifles éducatives!” dira le prévenu en guise d’explication, sans jamais exprimer le moindre regret, ni pour Athéna, ni pour sa famille maltraitée…

Que peut se dire un enfant battu de onze ans, handicapé d’un pied, contraint de regarder son animal chéri se faire frapper et frapper encore à la hache sans aucune chance d’en réchapper? Souffre-douleur de son beau-père, il dira plus tard aux autorités: “Il m’a tapé avec la paume de sa main au visage. (…) En même temps il crie. Il dit des mots comme quoi je n’aurais pas dû exister et que je suis un bon à rien (…) cela arrive toutes les semaines où il me tape il y a des semaines où c’est tous les jours (…) il dit que je suis une pourriture et que je ne sers à rien rien (…) il me dit qu’il va me tuer“. Entre sa condition personnelle et celle d’Athéna, on comprend vite quelle connexion a pu faire le petit garçon. Quelles seront les conséquences psychologiques pour lui?

Le Lien entre violences sur les animaux et les humains

Partie civile, nous réclamons une sanction exemplaire

Nous avons porté plainte immédiatement après la découverte des faits. Le tortionnaire comparaissait le 18 avril 2018 au tribunal correctionnel d’Albertville pour “sévices graves sur animal de compagnie” mais aussi pour “violences intrafamiliales”. Le jugement a été reporté au 24 mai, en attente de l’expertise psychiatrique du prévenu. Notre Cellule Zoé y sera pour Athéna mais aussi pour faire valoir le rôle héroïque de l’enfant, qui doit absolument être protégé.

En plus de réclamer une sanction exemplaire contre cet homme, signez notre pétition pour exiger avec nous la création d’un fichier criminel des violences et actes de cruauté perpétrés sur animaux pour mieux détecter et sanctionner les responsables à la hauteur des faits, pas en fonction de l’espèce des victimes. C’est intenable, combien faudra-t-il encore de morts, d’enfants sous terreur, de vies brisées?

Le 24 mai, One Voice partie civile au procès du tyran domestique ayant tué à la hache un chiot blessé, devant son beau-fils de 11 ans

Le 24 mai, One Voice partie civile au procès du tyran domestique ayant tué à la hache un chiot blessé, devant son beau-fils de 11 ans

Le 24 mai, One Voice partie civile au procès du tyran domestique ayant tué à la hache un chiot blessé, devant son beau-fils de 11 ans
23.05.2018
Le 24 mai, One Voice partie civile au procès du tyran domestique ayant tué à la hache un chiot blessé, devant son beau-fils de 11 ans
Animaux familiers

Un homme violent qui battait également les enfants de sa compagne a tué de six coups de hache un chiot beauceron de trois mois blessé à la patte, avant de brûler son cadavre, et de l’enterrer dans le bois attenant. One Voice s’est portée partie civile immédiatement après la découverte des faits pour la petite chienne Athéna. Le 18 avril 2018 avait lieu la première audience au tribunal d’Albertville. Le jugement a été reporté au 24 mai 2018, pour obtenir une expertise psychiatrique du suspect. One Voice réclame une sanction exemplaire et la création d’un fichier des personnes condamnées pour violences.

Athéna, avait trois mois et vivait à Grignon dans une famille recomposée, avec cinq enfants. Mercredi 11 avril dernier, en rentrant du travail, la mère de famille roule accidentellement sur sa patte. Pour ne pas avoir à payer les soins, le mari demande au vétérinaire de l’euthanasier. Face à l’opposition de sa femme, il repart avec la petite chienne. Pourtant prévenu que l’homme, dépité et dans un état de rage manifeste, part tuer lui-même le chiot, et malgré la terreur des enfants, le vétérinaire ne fera pas de signalement aux autorités. Rentré chez lui, le prévenu tue Athéna de six coups de hache, sous le regard horrifié de l’un des enfants pendant que le reste de la famille pleure, en état de choc. L’homme brûle ensuite le corps d’Athéna dans les bois et cherche à l’enterrer pour mieux cacher son méfait.

Le lien entre violences domestiques et violence sur animaux familiers

L’enfant battu, handicapé d’un pied, souffre-douleur de ce beau-père tyrannique, a été héroïque, en appelant lui-même les gendarmes au premier coup de hache. Entre sa condition personnelle et celle d’Athéna, on comprend vite quelle connexion a pu faire ce petit garçon. Il dira aux autorités: « Il m’a tapé avec la paume de sa main au visage. (…) En même temps il crie. Il dit des mots comme quoi je n’aurais pas dû exister et que je suis un bon à rien (…) cela arrive toutes les semaines où il me tape il y a des semaines où c’est tous les jours (…) il dit que je suis une pourriture et que je ne sers à rien (…) il me dit qu’il va me tuer ».

Cette glaçante affaire est exemplaire dans le lien qu’elle démontre entre les violences répétées subies par les enfants et leur mère et celles perpétrées sur le chiot. Comme l’a confirmé un témoin à l’audience: « Il est capable de tous les tuer. Le chien, ce sont les prémices de ce qui aurait pu leur arriver ».

One Voice partie civile pour obtenir une sanction exemplaire

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice s’insurge:

« Cela fait des années que One Voice alerte sur ce problème, sur le lien qu’il y a entre ces violences. Il est indispensable que les vétérinaires signalent les cas de maltraitance ou de menaces de mort proférées devant eux, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays, et qu’un fichier criminel soit établi! Combien de morts faudra-t-il encore avant d’agir? Les animaux familiers sont les premières victimes, mais ce sont aussi les enfants, dont les vies sont brisées, et les femmes qui sont en danger! »

En plus de réclamer une sanction exemplaire contre cet homme, nous enjoignons encore une fois nos représentants, et le Président de la République à soutenir la création d’un fichier criminel des violences et actes de cruauté perpétrés sur animaux pour mieux détecter et sanctionner les responsables à la hauteur des faits, pas en fonction des victimes.

L’errance des chats : un drame, pas une fatalité !

L’errance des chats : un drame, pas une fatalité !

L’errance des chats : un drame, pas une fatalité !
22.05.2018
L’errance des chats : un drame, pas une fatalité !
Animaux familiers

La vie des chats errants est un drame quotidien. Ils sont là, à nos portes, toujours plus nombreux, accablés de tous les maux, subissant le pire : abattage massif, violences en tout genre, ainsi que la faim, le froid, la soif et les maladies. Pour eux, One Voice lance une nouvelle campagne réclamant un plan national d’urgence ! Signez notre pétition.

Des millions de chats sans famille

Combien sont-ils réellement ? Peuplant nos rues et nos campagnes, maigres, affamés, malades… Les derniers chiffres, datant de 2016, font état de 11 millions de chats errants, soit presque autant que les chats en famille, dont le nombre était estimé la même année à 13,48 millions. Les refuges débordent et les fourrières abattent à tour de bras. Car on ne peut nommer « euthanasies » ces exterminations de masse mises en œuvre dans certaines communes ! L’euthanasie, par définition, est un acte visant à soulager un être en souffrance et sans espoir de guérison, et certainement pas une mise à mort d’un animal sain pour convenance humaine…

Une seule solution, la stérilisation des chats

Les abattages massifs de chats errants n’ont pas de sens. Partout dans le monde, de nombreuses études ont montré qu’ils ne solutionnaient en rien l’errance. Au contraire, lorsqu’une colonie de chats disparaît, l’espace libre est vite réinvesti par de nouveaux félins sans foyer… Les spécialistes s’étant penchés sur la question s’accordent tous sur la seule stratégie efficace : stériliser et relâcher les chats, la simple castration s’avérant plus efficace. Le dernier rapport de One Voice explique cela.

1 chatte non stérilisée, c’est plus de 10000 chatons en 7 ans

Aujourd’hui, le problème du peuple chat semble un puits sans fond. Les efforts de stérilisation réalisés ici ou là ne sont clairement pas suffisants. Sans cesse, de nouveaux chats et chatons sont abandonnés. Et rappelons qu’il suffit d’une seule femelle non stérilisée pour que plus de 10000 chatons naissent en seulement 7 ans ! Face à cette situation, on comprend que le drame des chats errants nécessite une réponse globale… Et c’est ce que propose One Voice dans le plan national d’urgence qu’elle réclame.

Des chats à la poubelle ?

Aujourd’hui, la réglementation confie aux maires la responsabilité de la gestion des chats libres sur leur territoire communal. Elle stipule clairement que l’euthanasie n’est pas une solution appropriée et que les stérilisations/relâchages sont à privilégier… C’est pourtant loin d’être ce qui est mis en pratique. Et quand on sait que les mairies affectent l’errance au budget « déchets », on comprend mieux comment les chats sont considérés… Pourtant, la problématique de l’errance est vaste puisque à la fois éthique, environnementale et sanitaire. Autant de raisons, donc, de la solutionner avant qu’elle ne nous dépasse, comme c’est le cas en Australie où une campagne choquante d’éradication par empoisonnement est en cours.

Donner aux maires les moyens d’agir et responsabiliser les particuliers

La solution à l’errance est entre les mains des maires mais aussi des particuliers. One Voice va donc agir au niveau de l’État afin d’obtenir que, non seulement les maires respectent leurs obligations légales de protection des chats sans abri, mais aussi que soit rendue obligatoire la création, dans chaque commune, d’un lieu de vie pour les chats errants. Avec son programme Chatipi, elle se propose de les accompagner dans la mise en place de ces structures. Les chats y demeureront libres après leur stérilisation, mais y disposeront d’un abri, seront nourris, abreuvés et bénéficieront d’un suivi sanitaire. Et comme il n’y aurait pas de chats errants sans naissances, dons et ventes anarchiques de chatons, nous allons poursuivre notre campagne afin d’exiger la stérilisation obligatoire des chats, l’application de l’obligation d’identification, et faire interdire les cessions par petites annonces ou animaleries.

Pour aider les chats sans abri, signez la pétition !

Chats errants en France : état des lieux, problématiques et solutions

Les bouquetins du Bargy : massacrés pour du fromage ?

Les bouquetins du Bargy : massacrés pour du fromage ?

Les bouquetins du Bargy : massacrés pour du fromage ?
21.05.2018
Les bouquetins du Bargy : massacrés pour du fromage ?
Animaux sauvages

One Voice se bat pour que cesse le massacre des bouquetins du Bargy. La cruelle tuerie entamée en 2013 ne mettra pas fin à la brucellose ! Ni éthique, ni efficace elle contribue au contraire à la dissémination de la maladie.

Août 2018

Sous la pression des éleveurs, un nouvel arrêté menace les bouquetins du Bargy. Nous avons déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour demander son annulation.

Présent en France depuis la préhistoire, les bouquetins (Capra Ibex) ont failli disparaître sous la pression de la chasse. Grâce à plusieurs opérations de réintroduction depuis les années 70, on estime aujourd’hui leur population à environ 10000 individus dans les Alpes françaises (chiffre de 2013). Espèce menacée, le bouquetin est protégé par la Convention de Berne. Mais dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie, il semble que cela n’ait guère d’importance… Pour eux, One Voice multiplie les recours juridiques.

La brucellose : de l’élevage au bouquetin…

Le Bargy est une région productrice de fromages réputés. En avril 2012, un cas de brucellose dans un élevage laitier du Grand-Bornand (74) a incriminé les ongulés sauvages fréquentant la proximité des pâtures. Ce fut la fin de la paix pour les bouquetins. Rappelons que la brucellose est une zoonose, c’est à dire une maladie qui peut se transmettre des animaux à l’humain et inversement. C’est aussi une maladie qui n’est pas présente naturellement chez les ongulés sauvages : les chamois contaminés, observés dans les Hautes-Alpes et en Savoie dans les années 1980/2000, l’ont tous été en alpage à partir de troupeaux ovins, caprins ou bovins infectés… Et chez les bouquetins, les premiers cas n’ont été décrits qu’en 2012.

Le massacre des bouquetins, pourquoi ?

Cédant à la pression de fromagers apeurés par le risque sanitaire (et commercial), et en dépit du bon sens, le préfet de Haute-Savoie a décidé d’éradiquer la quasi-totalité des bouquetins du massif. Une mesure aussi brutale que contre productive, qui va à l’encontre des avis scientifiques convergents, émis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), le Conseil scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et le Conseil national de protection de la nature (CNPN).

Une opération aussi sanglante qu’inefficace

Au cours d’une vaste opération sanglante, à grand renfort de gendarmes et d’hélicoptères, 233 bouquetins ont été tués en trois jours, en octobre 2013, et au moins 70, dont des cabris de l’année, deux ans plus tard. Des randonneurs, épouvantés, ont témoigné de ces massacres, après avoir vu les corps des bouquetins évacués par les airs… Il faut dire que, suite à la première session d’abattage, ciblée sur les individus de plus de 5 ans, la situation globale ne s’est pas améliorée et s’est même aggravée chez les jeunes ! Le taux de jeunes individus contaminés est passé de 10% à 50%…

Le massacre des bouquetins n’est pas seulement un scandale, c’est une aberration

L’abattage de la totalité des bouquetins est illusoire, sans même parler d’éthique, il est impossible d’éradiquer entièrement une population non enclavée ! D’un point de vue pratique, la mesure risque surtout de repousser vers les massifs voisins des individus malades ayant échappé aux tirs et donc de contribuer à la propagation de la maladie…

L’action de One Voice pour la fin de la tuerie des bouquetins du Bargy

Depuis le début de ces massacres, One Voice a multiplié les actions. Nous avons dénoncé cet abattage, photos à l’appui, pour que le public mesure l’horreur dont les montagnes sont le théâtre, et alerté à chaque consultation publique.
Grâce à notre action, conjointe avec une coalition d’associations, nous avons réussi à empêcher le plan d’éradication de l’espèce. Mais cela n’était évidemment pas suffisant, aucun abattage n’est acceptable. Aussi, nous attaquons systématiquement les arrêtés qui les autorisent par un recours en justice.

Le cauchemar doit cesser, de vraies mesures éthiques et efficaces doivent être mises en place pour que la paix revienne dans le Bargy !

Photos : ©EricBreyton

La fausse fourrure fera fureur à Shanghai!

La fausse fourrure fera fureur à Shanghai!

La fausse fourrure fera fureur à Shanghai!
19.05.2018
La fausse fourrure fera fureur à Shanghai!
Exploitation pour la Mode

Un défilé de mode, une exposition, un gala pour mettre la fausse fourrure à l’honneur, c’est ce qu’organise le partenaire de One Voice, ACTAsia dans le cadre de sa participation à la Fur Free Alliance. La Chine est le principal exportateur de vraie fourrure au monde. Cet événement est crucial dans le changement des mentalités en cours dans l’Empire du Milieu.

One Voice se bat depuis des années contre l’industrie de la fourrure, qui exploite et tue les visons, renards, chinchillas, lapins, dans des conditions atroces, pour leur pelage si beau, doux, ou chaud. Ces animaux ne sont considérés par la filière que comme des matières premières, alors qu’ils sont tous sans exception des êtres sensibles, avec des besoins qui n’ont rien à voir avec ce que l’humanité leur réserve.

One Voice est le représentant français de la Fur Free Alliance (FFA), coalition internationale qui regroupe des associations d’initiative populaire, luttant contre le commerce des fabricants de fourrure, et des marques qui en vendent. Cette coalition est bien connue puisqu’elle attribue le label Fur Free Retailer (FFR) aux marques, groupes et designers qui cessent d’utiliser ce matériau issu de la cruauté sur les animaux. La Fur Free Alliance, tout comme One Voice, est à la recherche de solutions, et de changements des mentalités, en parallèle d’une dynamique de lutte contre la souffrance animale.

Parmi les derniers “noms” en date à qui la FFA a décerné son label: Versace, Mickael Kors, Gucci, The North Face. En France, le designer Franck Sorbier, ou encore La Redoute pour le prêt-à-porter, ont reçu le label FFR.

Cette année, le représentant chinois de la Fur Free Alliance, ACTAsia – avec qui One Voice collabore depuis dix ans pour financer des actions d’éducation à l’empathie vis-à-vis des animaux dans les écoles chinoises – organise un événement sans pareil, pour mettre en lumière la fausse fourrure, si belle, chaude et douce que la vraie, et sublimée par des couturiers, et designers de renom. Les innovations textiles seront aussi à l’honneur. Ces nouveaux matériaux, présentant des alternatives concrètes à l’exploitation animale, sont issus du recyclage, afin de promouvoir une mode durable, qui réduit réellement son impact sur la planète en termes de déchets, et de pollution. La réflexion va encore plus loin, les matériaux produits et présentés auront été conçus en prenant en compte le bien-être humain également, avec la garantie que les travailleurs n’auront pas été exploités.

Du 23 mai au 25 mai à Shanghai, auront donc lieu un gala, un défilé de mode, une exposition et un forum, en coopération avec notamment le London College of Fashion.

Des célébrités viendront du monde entier. La danseuse étoile Sylvie Guillem sera l’une des stars françaises à porter la voix des animaux auprès du grand public en Chine contre la cruauté des élevages d’animaux pour leur pelage.

Il n’y a aucune raison de porter de la fourrure de nos jours: l’industrie de la fourrure est cruelle et polluante, la technologie actuelle permet de porter des vêtements aussi chauds et faits dans d’autres matières, et si l’esthétique du pelage plait tout de même, la fausse fourrure est à présent aussi belle que la vraie.

Le combat de FAADA pour Dumba

Le combat de FAADA pour Dumba

Le combat de FAADA pour Dumba
18.05.2018
Le combat de FAADA pour Dumba
Exploitation pour le spectacle

Dumba est une éléphante d’Asie de 41 ans. Elle a été capturée toute petite. Sa vie? Etre louée par ses humains à des cirques du monde entier et à des entreprises de l’audiovisuel.

Notre partenaire au sein de plusieurs coalitions européennes et internationales, l’association FAADA, se bat depuis de nombreuses années pour la sortir de cette situation.

Car Dumba, quand elle n’est pas soumise aux transports ou au dressage, est contrainte de vivre dans un minuscule jardin en Catalogne, totalement sous-dimensionné pour elle, sans aucun enrichissement pour s’occuper, et uniquement délimité par une clôture électrifiée.
En 2014, les autorités concernées, la Generalitat et la Mairie de Caldes de Montbui avaient donné aux “propriétaires” de Dumba six mois pour mettre les installations aux normes. Quatre ans plus tard, cela n’a toujours pas été suivi d’effet, et aucune sanction n’a été engagée non plus!

L’histoire de Dumba ressemble à s’y méprendre à celle de Maya. Comme nous pour elle, FAADA exige que Dumba soit transférée dans un sanctuaire!
Les éléphants devraient pouvoir marcher en groupe, comme lorsqu’ils sont laissés libres, plusieurs dizaines de kilomètres par jour, et être protégés, à l’écart de toute présence humaine. Signez la pétition!

#FreeDumba

Non, l’élevage de visons d’Emagny n’a pas encore fermé, il veut toujours s’agrandir!

Non, l’élevage de visons d’Emagny n’a pas encore fermé, il veut toujours s’agrandir!

Non, l’élevage de visons d’Emagny n’a pas encore fermé, il veut toujours s’agrandir!
18.05.2018
Non, l’élevage de visons d’Emagny n’a pas encore fermé, il veut toujours s’agrandir!
Exploitation pour la Mode

Les visons ont encore besoin de nous ! L’élevage d’Emagny n’a pas fermé, il attaque même l’arrêté lui interdisant de s’agrandir. Nous y ferons barrage et portons plainte pour mauvais traitement.

L’élevage de visons d’Emagny a déposé un recours après que son projet d’agrandissement ait été refusé. Nous interviendrons au Tribunal Administratif pour soutenir l’arrêté d’interdiction et portons plainte pour mauvais traitements. Cet élevage ne doit pas s’agrandir, il doit fermer !

Certes, leur agrandissement a été refusé par arrêté préfectoral, mais l’élevage de visons d’Emagny a déposé un recours pour le faire annuler. Tout n’est donc pas encore joué, il ne faut pas crier victoire trop tôt. Dans cette affaire, les visons ont encore besoin de nous.

One Voice interviendra par conséquent à l’audience du Tribunal Administratif de Besançon, afin de soutenir le refus du préfet du Doubs et lui apporter toute notre force et notre expérience dans ce type de dossier. Comme dans le cas de la procédure en cours, qui nous oppose à l’élevage de Montarlot, nous mettrons tout en œuvre pour faire barrage à cet agrandissement.

Il est inconcevable que des visons continuent à souffrir et à mourir pour leur fourrure. Notre enquête, dévoilée en début d’année 2017, montre bien toute l’horreur de la face cachée du luxe, côté visons. Si l’élevage obtenait gain de cause, le nombre d’individus sacrifiés passerait à 18 200 dans ce lieu de misère.

Nous ne nous arrêtons pas à cela!

Non seulement nous refusons que l’élevage d’Emagny puisse s’agrandir, mais nous réclamons sa fermeture.
Nous avons déjà combattu l’éleveur multirécidiviste responsable de cet élevage par le passé, nous savons donc jusqu’où va son mépris des bases élémentaires de la réglementation. Les pauvres visons y souffrent terriblement pendant toute leur courte vie, et même l’environnement en porte les stigmates. Une cage d’à peine quelques décimètres cubes d’espace vital représente une torture pour ces êtres sentients. Eux qui rêvent de grands espaces et de baignades solitaires tournent en rond frénétiquement les uns à côté des autres…  Ce comportement stéréotypé montre bien le stress extrême que leur procurent la captivité et ces conditions de vie scandaleuses. Ils ont besoin aujourd’hui plus que tout de notre voix pour les défendre! Pour eux, pour qu’enfin leur souffrance prenne fin, nous avons déposé plainte pour mauvais traitements.

Signez notre pétition pour la fin de l’élevage pour la fourrure en France. Ces lieux abominables doivent fermer, soyons sans pitié contre la fourrure ! Et pour des achats éclairés, découvrez nos labels pour une mode éthique.