Passons à une ère définitivement sans cage!

Passons à une ère définitivement sans cage!

Passons à une ère définitivement sans cage!
11.03.2019
France
Passons à une ère définitivement sans cage!
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Les cages doivent devenir le vague souvenir d’une ère barbare dépassée! Prenons tous part à l’Initiative Citoyenne Européenne lancée par CIWF pour mettre fin à l’élevage des animaux en cage ! Un million de signatures doivent être récoltées, et on en est à peine à la moitié.

Le calvaire de la vie en cage

Plus de 300 millions de poules et poulets, cochons et truies, vaches et bœufs naissent, souffrent, se reproduisent et meurent dans des cages minuscules, à travers l’Europe. Jamais ils ne fouleront l’herbe de leurs pattes, jamais ils ne pourront gambader et jouer, jamais ils ne verront le soleil à travers de jeunes feuilles de printemps au-dessus de leurs têtes, ni ne s’ébroueront librement dans les feuilles mortes… Au lieu de cela, du béton, l’entravement permanent, l’air irrespirable, l’insalubrité, souvent, et l’horreur pour les petits, pour les mères…

Tant de raisons se bousculent pour prendre parti contre les cages! Éthiques, écologiques, sanitaires, sociales…

«La place des animaux n’est pas en cage. Aucune cage, aussi grande et confortable soit-elle, ne peut rendre un animal heureux. Mais celles dans lesquelles survivent les animaux destinés à être mangés sont d’une indécente cruauté. La loi du profit ne peut plus mépriser le respect et la dignité des animaux!»Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice

Qu’est-ce que cette « ICE »?

One Voice fait partie des 130 associations européennes à soutenir l’initiative citoyenne européenne (ICE) lancée par CIWF en grande pompe à Bruxelles fin septembre 2018.

Cette ICE est une procédure permettant à la population européenne d’attirer l’attention de ses représentants sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, et lui donne une chance d’influer sur les décisions. C’est l’un des outils de démocratie participative de l’Union européenne. Pour cela, une signature authentifiée est nécessaire. La démarche est donc plus encadrée que la signature d’une pétition, mais le principe est le même et les données sont sécurisées, bien évidemment, et détruites à la fin du processus.

Nous avons besoin que chacun s’engage!

Au moins un million d’Européens doivent signer cette ICE pour avoir une chance de mettre fin définitivement aux cages, et ce, dans l’ensemble de l’Union européenne. Quel pas en avant ce serait!

Il reste à peine quelques mois pour atteindre le million de signatures, et en France nous sommes encore trop peu à avoir signé! C’est une cause qui doit dépasser très largement nos cercles d’influence et inonder l’ensemble de la population! Donc à moins de six mois de la fin de la période de collecte de signatures, il est plus que temps de s’engager, signer et faire signer cette initiative autour de vous, en ligne ou au format papier!

Tout le monde devrait s’engager à faire vivre une vie sans cage aux animaux. C’est une vie décente, que nous devons leur offrir. C’est vraiment le strict minimum…

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne
08.03.2019
Espagne
Les preuves du Lien en chiffres en Espagne
Animaux familiers

En Espagne, l’Observatoire de la violence contre les animaux a dévoilé des résultats montrant des preuves du Lien sur le territoire. Découvrez les chiffres et les actions prises.

Le Groupe pour l’Etude de la Violence contre les Humains et les Animaux (GEVHA), fondé en 2000, développe des programmes éducatifs pour la prévention de la violence à l’égard des humains et des animaux, pour la promotion de l’empathie et pour la résolution des conflits. Le site internet du GEVHA centralise l’information. Le GEVHA a récemment donné naissance à l’Observatoire de la violence contre les animaux.

Quarante-six cas de violences domestiques ont été étudiés : 89,13 % des victimes étaient des femmes et 10,87 % étaient des hommes. La coexistence entre violences interpersonnelles et maltraitance animale a été constatée dans 93,33 % des cas. 

Une grande variété de types de violences a été observée, et parmi les plus fréquents :

  • les coups : 57,14 %,
  • la mise à mort : 19 %,
  • la négligence : 23,81 %,
  • les brûlures : 2,4 %,
  • la violence verbale (le fait de crier et de terroriser l’animal) :  66,67 %,
  • les animaux attachés : 4,8 %,
  • la suffocation : 2,4 %,
  • la noyade : 2,4 %,
  • le fait de tirer sur un animal : 7,1 %.

66,76 %

sont des violences verbales

57,14 %

des violences par coups

23,81 %

subissent la négligence des humains

En étudiant l’identité des auteurs, il a été déterminé qu’il s’agissait de

  • l’homme adulte (le père) dans 81,4 % des cas,
  • la femme adulte (la mère) dans 2,33 % des cas,
  • du fils dans 4,65 % des cas,
  • la fille dans 11,63 % des cas
  • d’un autre parent dans 2,33 % des cas.

Des recherches antérieures ont fait apparaître que certaines victimes signalaient spontanément que leur animal de compagnie avait développé des troubles du comportement en liaison avec des actes violents et que cela contribuait à la souffrance de la victime qui ne savait pas comment aider son animal. Pour cette recherche, nous avons posé des questions spécifiques sur les troubles du comportement (phobies, agressivité, énurésie) : ces troubles ont été admis par 19,23 % des victimes. Dans 7 cas, il a fallu trouver d’urgence un refuge pour les animaux de compagnie, ce qui a été possible grâce à notre coopération avec le projet Freedom Paws Link (SAF-T Program partner).

Depuis une trentaine d’années, les chercheurs et les professionnels de diverses activités de services à la personne et de protection des animaux ont établi des interactions significatives entre maltraitance animale, violence et négligence à l’égard des enfants, violences conjugales, maltraitance des personnes âgées et autres formes de violence.

Les mauvais traitements infligés aux animaux ne sont plus considérés comme des incidents isolés pouvant être ignorés : ils sont souvent un indicateur ou un signal d’alarme permettant de savoir que d’autres membres du foyer ne sont pas en sécurité. Un Lien a aussi été établi entre la maltraitance animale et les infractions violentes ainsi que les troubles de la personnalité.

En Espagne, deux services de police, la police locale de Polinyà et celle de Castelló (UPROMA), ont spécifiquement inclus la maltraitance animale dans leurs protocoles en tant qu’élément de l’évaluation du risque dans le contexte des violences conjugales et de la maltraitance d’enfants. La maltraitance animale est aussi considérée comme facteur de risque pour les infractions. Ces deux services participent à des recherches aux côtés de professionnels de la santé, et une corrélation avec la maltraitance animale a été constatée dans 93 % des 46 cas de violence domestique étudiés. Ces deux services assurent aussi le placement d’urgence des animaux dans des refuges grâce à un partenariat avec le projet Freedom Paws Link.

Sources
23 Querol, N. et al., Preliminary results of the DOMPET study for shelters in Spain and LatinAmerica. Livre des résumés du IIe congrès international de l’Advanced High School of Criminological Sciences – CRINVE 2013. ISBN 978-88-97378-02-0.
http://obsviolenciaanimal.org/proyectos/investigaciones-2/dompet-study/

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite!

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite!

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite !
06.03.2019
Dieppe
Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite !
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Sous la chaleur des tropiques, près des littoraux, les lamantins vivent leur vie tranquillement. Ici, de délicieuses plantes, immergées ou flottant à la surface de l’eau, leur ravissent les papilles. Souvent, ils prennent plaisir à gratter les berges avec leurs pattes afin d’y dénicher des racines succulentes. Mais tout ceci ne sera plus qu’un lointain souvenir pour ces êtres nonchalants. La ville de Dieppe a autorisé la construction d’un nouvel aquarium. Requins, tortues et bien d’autres êtres peuplant les eaux tropicales seront bientôt arrachés à leur milieu naturel pour rejoindre ce bocal.

Edit du 9 mars 2019:
Nous apprenons par voie de presse (Les informations dieppoises – 8 mars 2019) qu’il n’y aura finalement pas de mammifères marins (lamantin, dauphin) ni tortue, même si cela était bel et bien initialement envisagé au début du projet. Les requins, eux, n’auront pas cette chance. Ils seront nombreux dans ce bocal…

Enfermés à en devenir fous

Qu’ont-ils fait pour mériter une telle vie ? Quand ils seront bloqués dans cet aquarium, personne n’entendra leurs cris, pourtant lancés de toutes leurs forces. Ce n’est pas parce que nous ne les entendons pas, qu’ils ne souffrent pas!

Cette prison de verre est si étroite, si oppressante, si dénuée de toute végétation propre aux eaux tropicales… Tout y est faux. Difficile pour un requin de s’y épanouir, lui qui est capable de traverser un océan entier. Le voilà piégé. Les requins passent en liberté une partie de leur journée à arpenter les eaux, prêts à trouver leur repas du jour ! Ici, pas de chasse, pas de quête. La nourriture leur est imposée et donnée directement. L’ennui est terrible.

Une communication élaborée et encore méconnue des humains

La plupart des poissons, y compris les plus petits d’entre eux, sont dotés d’une ouïe très fine, bien supérieure à celle des humains. Ils entendent tout ce qu’il se passe dans l’eau, dont des bruits inaudibles pour nous. Le fracas des machines filtrantes leur martèle la tête, en permanence. Sans compter celui de la foule qui tape sur les vitres, et dont les pas résonnent!

Comment faire pour communiquer avec les êtres aquatiques qui les entourent ? Même s’ils adorent le faire par exemple en grinçant des dents ou en frottant leurs arêtes, tout ce brouhaha entrave leur vie sociale. La lumière artificielle, de son côté, peut détruire une partie de leur acuité visuelle, tant ils y sont sensibles.

Nager avec eux, un stress supplémentaire

Comme si les priver de leur liberté ne suffisait pas, une fosse de plongée est prévue à l’intérieur de l’aquarium. Un calvaire pour tous les poissons tropicaux, pour qui la présence humaine est une importante source de stress. Leur espace déjà réduit se voit envahi d’êtres humains, dont ils ressentent la présence, entendent la voix, perçoivent chaque mouvement qui empiète chaque fois un peu plus sur leur petit territoire. Ne peuvent-ils donc pas avoir un peu de répit ? Un soupçon de repos ?

Vivre en captivité, c’est essayer de subsister dans un environnement qui ne laisse presque aucune chance. Le cas récent des requins-marteaux de l’aquarium Nausicaá le démontre bien : seuls deux des trente individus ont survécu, en quelques mois à peine. Au même endroit, une raie manta a péri à cause de parasites dans son système digestif. La prolifération des bactéries est inhérente au système des aquariums… Nous n’avons de cesse de le dénoncer ! Stress, promiscuité, ennui, décès prématuré, telle est la dure réalité de la vie en captivité.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard ! Faites part de votre indignation à la ville de Dieppe et à la préfecture de la Seine-Maritime et demandez-leur d’empêcher ce projet d’aquarium (Téléchargez le modèle de lettre à votre disposition).

Ville de Dieppe

Préfecture de la Seine-Maritime

  • Formulaire de contact : Site de la préfecture
  • Twitter : @Prefet76
  • Courrier :  Préfecture de Seine-Maritime – 7, place de la Madeleine  CS16036 – 76 036 Rouen cedex

Et signez la pétition!

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine
04.03.2019
Chine
Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine
Animaux sauvages

L’histoire se répète dramatiquement. Au Zimbabwe, des dizaines d’éléphanteaux viennent d’être violemment isolés, capturés, pour être expédiés en Chine. Ils intégreront ensuite le parc Chimelong. Là-bas, ils seront dressés pour amuser le public. Nous avons besoin de votre mobilisation à tous pour que ces drames cessent sur-le-champ!

Au parc national du Zimbabwe, à l’aube, les hélicoptères arrivent. Ils survolent des troupeaux d’éléphants et s’en rapprochent de plus en plus, créant la panique. Complètement désorientées, les familles se séparent et les petits se retrouvent isolés. Les rangers tirent alors des flèches tranquillisantes sur les éléphanteaux avant de les embarquer dans un camion. Protectrices, le cœur brisé, les mamans tentent désespérément de porter secours à leurs petits. Mais, ces machines effrayantes tournent en rase-motte au-dessus des adultes pour les empêcher de les défendre.
Les éléphanteaux capturés ont entre deux et six ans. Ce sont des bébés. Ils tètent encore leur mère, ne sont mûrs ni émotionnellement ni physiquement. Peut-on même parler de maturité pour affronter ce qui les attend?

Eux qui apprennent auprès de leur mère et de leurs tantes leur culture, leur langage pendant de longues années, comment vivront-ils ce déchirement? En liberté, les filles ne quittent jamais leur mère, le groupe étant la base sociale des éléphants. Les garçons, eux, ne le quittent que vers leurs quinze ans, pas avant.
Combien survivront à cette violence, à cette solitude?

Quelle vie s’ouvre à eux? Déracinés, sans culture, isolés, enchaînés… Les dizaines de kilomètres parcourus chaque jour par la famille ne seront qu’un lointain souvenir, entravés comme ils le seront dans des enclos minuscules. À quelle vitesse deviendront-ils fous? Car quelle est leur échappatoire, à part la soumission et la folie qui l’accompagne?

Après avoir été arrachés à leur famille, les bébés éléphants sont parqués dans des enclos, installés secrètement dans le parc national du Zimbabwe. Quelques jours ou mois plus tard, ce sera l’interminable voyage. À l’étroit dans des cages, les éléphants partiront à l’aéroport en direction du parc Chimelong, en Chine, à des milliers de kilomètres de là. Jamais plus ils ne reverront leur famille ni la savane. Ils ne pourront veiller leurs morts, ni suivre les routes ancestrales de leurs parents…

Déjà en 2012 et en 2014, puis en 2016, le Zimbabwe avait permis la capture et la vente de nombreux éléphanteaux. Tant et tant étaient morts avant même d’avoir posé une patte en Chine!

À l’époque, nous savions l’horreur qui les attendait: notre enquête dans les zoos en Chine en 2008 avait déjà exposé les violences subies par les lions, les tortues et les ours prisonniers de ces parcs bétonnés et sordides… Les petits survivants seront exhibés, malmenés du matin au soir, toute leur tragique vie.

Aujourd’hui, le Zimbabwe prévoirait donc d’envoyer entre 35 et 130 éléphanteaux en Chine. Avec nous, écrivez à l’ambassadrice du Zimbabwe en France pour faire cesser cette barbarie ! (Vous pouvez télécharger le modèle de lettre que nous mettons à disposition).

Adresse :

Ambassade du Zimbabwe en France

Madame Rudo M. Chitiga,
Ambassadrice du Zimbabwe à Paris, France
10, rue Jacques Bingen

75017 Paris

Courriel : zimembassy@zimparis.gov.zw

Mobilisons-nous également en masse pour signer deux pétitions (en anglais) : l’une pour tenter de convaincre la CITES d’interdire le commerce de bébés éléphants, l’autre pour que le gouvernement du Zimbabwe cesse ces ventes honteuses.

Garbo, chien «de sécurité» en danger!

Garbo, chien «de sécurité» en danger!

Garbo, chien «de sécurité» en danger!
28.02.2019
Paris
Garbo, chien « de sécurité » en danger!
Animaux familiers

Garbo, chien de berger, souffrait en silence d’une blessure grave, sous le regard de l’agent de sécurité. Sidérés, les passagers de la ligne 7 du métro parisien sont intervenus le 21 février dernier, et nous ont alertés.

Mare de sang

Témoin directe de la scène, une voyageuse nous a raconté ce à quoi elle a assisté. En voyant entrer dans la rame un agent de sécurité et son chien, elle a tout de suite perçu l’agitation de Garbo, le comportement de l’homme tirant sur le collier ainsi qu’une odeur métallique de sang. Et pour cause… Avec une plaie profonde à la base de sa queue et un lambeau de chair pendant, le chien semblait avoir reçu un coup brutal à l’arrière train au moyen d’un objet contendant. Haletant fortement, pupilles extrêmement dilatées, le pauvre endurait l’enfer tandis qu’une énorme flaque rouge s’élargissait sous ses flancs… Une réaction du vigile? Aucune, hormis de l’agressivité, et vis-à-vis de son chien et face aux passagers qui s’inquiétaient. A la station Riquet, la personne a tiré la sonnette d’alarme pour que le chien soit rapidement pris en charge. Le conducteur s’est alors déplacé jusqu’au wagon… Aussi incroyable que cela puisse paraître, il aurait déclaré être au courant de la présence à bord du chien de sécurité blessé et rassuré sur son acheminement vers un centre de secours à la Villette.

Le métro comme ambulance!

La RATP était-elle réellement informée de la situation? Savait-elle que l’un de ses chiens «de sécurité» avait été accidenté, souffrait le martyre et était conduit dans de telles conditions chez un hypothétique vétérinaire? Le lendemain des faits, elle s’est exprimée sur son compte twitter en rassurant sur la prise en charge du chien et en rejetant la responsabilité de son transport chaotique sur une société de sécurité sous-traitante. Nous lui avons aussitôt adressé un courrier officiel. La RATP nous a répondu de nous adresser à son service juridique… Nous n’en resterons pas là. Ce drame est révélateur de l’exploitation sordide des chiens dits «de sécurité», chosifiés à l’extrême. Dans cette affaire, nous avons entamé une enquête pour retrouver Garbo et lui apporter notre aide. Et nous comptons bien évidemment identifier le ou les coupable(s) afin de le(s) faire condamner!

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien
26.02.2019
Bulgarie
En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien
Animaux familiers

Dans toute l’Europe des initiatives voient le jour. En Bulgarie, une journaliste du pays nous raconte l’apport de la ZooPolice au profit des animaux et de la prise de conscience de l’importance du Lien.

En Bulgarie, depuis quelques années, les choses vont dans la bonne direction, et cela, grâce à « ZooPolice », une police contre la maltraitance animale. C’est vraiment une bonne chose, car les gens comprennent maintenant que les actes de violence contre les animaux peuvent avoir de très mauvaises conséquences pour leurs auteurs.

La « ZooPolice » procède à des investigations sur les actes de violence sur les animaux ou de mise à mort d’animaux, mais peut aussi retirer les chiens et autres animaux à leurs propriétaires quand ils ne s’en occupent pas correctement. La maltraitance animale reste cependant répandue, et l’on en entend parler presque tous les jours. Elle existe malheureusement dans chaque village, car on y trouve très souvent des chiens de garde enchaînés. Pour les villageois, les animaux ne servent que pour travailler.

Dans les refuges, les conditions de vie des animaux sont aussi très mauvaises.

«Dans la capitale, je peux dire que la situation est satisfaisante, le programme de réduction de la population de chiens errants progresse bien. Les chiens que l’on rencontre dans les rues de Sofia sont âgés, et ils sont castrés. Cependant, ailleurs dans le pays, cette population n’est pas contrôlée.»Karina Karanjotova, journaliste à БНТ, la télévision nationale bulgare

Un autre problème est qu’ici n’importe qui peut créer un chenil illégal. Concernant le Lien entre la maltraitance animale et la maltraitance humaine, ce sujet n’est pas très populaire ici et les médias n’en parlent pas beaucoup. Ces derniers mois, la télévision bulgare a diffusé des enquêtes sur la maltraitance animale, les problèmes liés aux refuges, aux chenils illégaux et aux animaux souffrants, si bien que maintenant les gens commencent vraiment à comprendre qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi avec leurs animaux domestiques et que la société surveille désormais.

Antonin.B : des produits capillaires sous le label One Voice

Antonin.B : des produits capillaires sous le label One Voice

Antonin .B : des produits capillaires sous le label One Voice
25.02.2019
France
Antonin .B : des produits capillaires sous le label One Voice
Expérimentation animale

Soucieuse de respecter une véritable éthique, la marque de produits capillaires Antonin .B a tenu à s’engager aux côtés de One Voice et à obtenir son label « non testé sur les animaux ».

L’objectif principal de la marque est de fabriquer des produits qui soient bénéfiques à la santé des cheveux, en remplaçant les silicones et autres composants par des ingrédients entièrement naturels. Le souci de la créatrice est aussi de respecter l’environnement ainsi que tous les êtres vivants. Dans cette optique, elle sélectionne elle-même les matières premières, produit à petite échelle, et limite les intermédiaires afin de mieux contrôler la qualité ainsi que l’éthique de ses fournisseurs.

Pour Antonin .B, le label sert à la fois à faire connaître l’engagement de la marque, à prouver qu’elle a accompli les démarches pour respecter une véritable éthique, et à faire front commun avec les acteurs dont elle partage les valeurs.
Antonin .B rejoint donc des marques déjà labellisées comme Altearah, Animaderm, Ashana.B, L’Arbre Vert « bien-être », Kadalys, La Canopée et Pur Eden, ainsi que les nombreuses autres marques dont de multiples produits ont obtenu notre label (Le Petit Olivier, Coslys, Etamine du Lys, Lolita Lempicka…).

Un label à l’image de One Voice

Depuis vingt ans, le combat de One Voice, contre l’exploitation animale et la cruauté sous toutes ses formes, se fait aussi en proposant des solutions. Au cœur de son action : œuvrer pour un monde enfin délivré de la violence, en faisant résonner ensemble la voix des animaux, des humains et de la planète. Son label « non testé sur les animaux » ne fait aucune concession. Il garantit l’absence de tests à la fois sur le produit fini et ses ingrédients. 

Dans ses variantes, d’autres critères sont intégrés : biologique et/ou végan. Et pour une transparence absolue vis-à-vis du « consom’acteur », nous avons également un logo assurant l’absence de travail forcé des singes pour la récolte des noix de coco, et l’absence d’exportation du produit vers la Chine, qui impose des tests sur les animaux pour toute mise sur le marché.

La garantie de notre label One Voice est donc exhaustive : la traçabilité est complète, des sous-traitants aux marchés à l’export. De l’éthique de bout en bout !

Un site dédié aux achats éclairés

Sur notre site dédié, vous trouverez une large gamme de produits garantis non testés sur les animaux grâce à notre label One Voice, mais aussi pour une mode éthique grâce aux labels FFR et Animal Free que nous développons en France !

Pour des achats éclairés, choisissez labellisé !

Les abattoirs en procès…

Les abattoirs en procès…

Les abattoirs en procès…
21.02.2019
Houdan
Les abattoirs en procès…
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice est partie civile dans le procès impliquant l’abattoir d’Houdan (78) et qui, maintes fois reporté, se juge enfin ce 21 février. Les images terribles, révélées en 2017 par L214, soulignent des pratiques industrielles insoutenables.

Dans les travées de l’abattoir, on lit des panneaux laissant songeurs… « Ne pas pousser plus de 7 porcs à la fois vers les couloirs d’amenée au CO», « Respectez les animaux, vous vous respecterez ». De pieux conseils distillés par la direction de cet établissement assurant la mise à mort d’environ 2 500 cochons par semaine (finalement peu, dans l’océan d’abattages pratiqué en France par plusieurs centaines d’autres structures, aux tailles et méthodes variables).

Discours… et méthode

À Houdan, on étourdit les cochons avant qu’ils soient saignés et débités, et la technique se résume à des nacelles évoquant celles des mineurs de Germinal, qui descendent les animaux vers une atmosphère chargée de dioxyde de carbone (CO2). Le gaz a ses « avantages » : l’animal mort est moins crispé que par des méthodes électriques, par exemple, en plus de contracter les chairs et les rendre moins adaptées à la découpe, problème d’industriel. Alors ces derniers ont investi dans ces techniques pour le bien-être des cochons destinés aux assiettes, parmi la trentaine de millions d’animaux de boucherie tués par an, en France1. On parle en fait de « bien » mourir et non de bien-être. Et là encore, ça cloche…

Des pratiques ultraviolentes

Sous nos yeux, il n’est absolument pas question de bien-être! Le CO2, durant l’inhalation, provoque une détresse folle chez l’animal, hurlant convulsé dans des secondes interminables avant qu’il ne bascule dans l’inconscience. Mais il n’y a pas que cela… Pour arriver là, dans ces gazinières techno, les cochons sont conduits violemment par des salariés prompts à accélérer les cadences, usant d’aiguillons électriques à outrance, shootant dans le tas, car, reconnaissons-le, les installations sont mal fichues, le débit n’est pas fluide. Entassés dans le noir, comprimés, sans accès à l’eau, les cochons vivants sont déjà de la viande sur laquelle on beugle, on cogne, même le vétérinaire délégué par l’État montre l’exemple. Pire, l’exposition au COsemble avoir été réduite pour accélérer le process.

Graves manquements

One Voice l’a rappelé aux juges : les cochons sont des animaux très étudiés, « un sujet moral d’une extrême complexité et sensibilité ». Le moins que l’on doive à ces êtres sentients, sacrifiés en masse sur l’autel de la consommation, serait que les abattoirs, sans lesquels l’élevage n’existerait plus, développent comme les éleveurs des pratiques vertueuses.

Marier équilibre économique, respect des conditions sanitaires et bien-être animal est possible. Or ici, face aux nécessités du débit industriel, on relève des infractions par dizaines: non conformité des installations, manque de formation des personnels aux bonnes pratiques, maltraitance. Bref l’ignoble ajouté à l’horreur quotidienne.
Les amendes encourues à titre personnel par les prévenus, dirigeants et salariés de cet abattoir, seront minimes. Mais elles restent hautement symboliques : on ne peut procéder de la sorte, surtout sous un panneau clamant à juste titre « Respectez les animaux, vous vous respecterez… ».

(1) Chiffres 2015, in Rapport parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français 

Avec Dolphinaria-Free Europe appelons à mettre fin à la captivité des cétacés en Europe

Avec Dolphinaria-Free Europe appelons à mettre fin à la captivité des cétacés en Europe

Avec Dolphinaria-Free Europe appelons à mettre fin à la captivité des cétacés en Europe
18.02.2019
Europe
Avec Dolphinaria-Free Europe appelons à mettre fin à la captivité des cétacés en Europe
Exploitation pour le spectacle

Dolphinaria-Free Europe (DFE), dont One Voice est membre, demande à tous les citoyens d’Europe, aux députés européens et aux gouvernements des États membres d’aider à mettre fin à la captivité des dauphins et des baleines en Europe. Les élections européennes devant avoir lieu au mois de mai de cette année, DFE prie les députés européens d’inclure ce sujet dans le programme de leurs partis et de soutenir notre campagne. Les membres de la coalition partagent l’avis que les dauphins et les baleines ne devraient pas être exploités par les humains à des fins de divertissement.

One Voice fait partie des 19 associations qui constituent la coalition Dolphinaria-Free Europe (DFE). Nous travaillons ensemble à mettre fin aux exhibitions de cétacés captifs (orques, dauphins et marsouins) dans l’Union Européenne. DFE agit donc depuis 2014 avec des campagnes, un dialogue avec les députés européens et la diffusion d’information au public au moyen d’un site internet, d’un compte Twitter, de sa page Facebook et de communications dans les médias.

Nos objectifs

À quelques semaines des élections européennes de 2019, concernant les pays dans lesquels existent déjà des delphinariums – comme la France – nous cherchons à obtenir le soutien des députés européens pour interdire la reproduction des cétacés en captivité, leur importation, et la création de nouveaux delphinariums.
Dans les pays qui ne détiennent pas de cétacés actuellement, nous cherchons à obtenir le soutien des députés européens pour l’interdiction pure et simple des delphinariums grâce à une législation appropriée.
Nous cherchons également à obtenir leur soutien pour créer des sanctuaires côtiers dans lesquels les cétacés captifs pourront finir leur existence.

Des interdictions de reproduction des cétacés captifs sont actuellement proposées au niveau fédéral au Canada et aux États-Unis, ainsi qu’en France. Aux États-Unis, la reproduction des orques (Orcinus orca) en captivité est déjà interdite dans l’État de Californie. Au niveau mondial, un certain nombre de juridictions, entre autres dans l’Union Européenne (la Croatie et la Slovénie notamment), ont déjà interdit les delphinariums et/ou les importations de cétacés captifs.

Le contexte mondial, la nature des delphinariums et les lois

Il existe 35 delphinariums dans lesquels se trouvent au moins 310 cétacés, répartis dans 14 pays de l’Union Européenne (UE). La majorité des installations sont en Espagne (12), en Italie (4) et en France (4). Les espèces concernées sont celles des grands dauphins (288 individus selon les estimations), des orques (11 individus), des marsouins communs (8 individus selon les estimations) et des bélugas (3 individus).

Trente-quatre de ces centres détiennent une licence de zoo. Ils doivent donc se conformer aux exigences de la directive sur les zoos : promouvoir, protéger et conserver la faune sauvage, fournir des informations éducatives sur les espèces montrées, et garantir des normes élevées en matière d’élevage et d’enrichissement propre à l’espèce concernée. En outre, ils ont l’obligation de mener des recherches scientifiques qui soient bénéfiques pour les espèces dans leur milieu naturel. Ces exigences doivent être intégrées dans la législation nationale. Or, dans l’UE, très peu de delphinariums contribuent de façon significative aux efforts de conservation in situ. Les informations éducatives représentent souvent moins de 12 % du contenu des spectacles de dauphins, et la recherche se limite généralement à des mesures pour pallier les mauvaises conditions de vie qu’entraîne la captivité1. En réalité, les delphinariums divertissent le public mais se préoccupent peu de leurs obligations légales relatives à l’éducation du public et à la conservation des espèces.

La majorité des delphinariums appartiennent à des sociétés privées qui considèrent leurs animaux comme des actifs commerciaux, et dont l’activité consiste à dégager des bénéfices.

La majorité des cétacés en captivité ne font pas partie des espèces en péril, par conséquent la reproduction en captivité ne joue aucun rôle dans leur conservation. Même pour les espèces en péril, la reproduction en captivité n’est souvent pas une méthode de conservation recommandée ni efficace.

Cinq États membres (Belgique, Finlande, Italie, Pologne et Royaume-Uni) ont établi des normes législatives pour la détention de cétacés en captivité. Au Royaume-Uni, l’introduction de normes a mis fin aux delphinariums. En Italie, la législation est mal appliquée. Parmi les cinq centres qui existaient en Italie jusqu’à récemment, deux ont été obligés de fermer parce qu’ils n’étaient pas conformes aux normes, et un autre fait actuellement l’objet d’une enquête pour maltraitance des dauphins.

Treize États membres n’ont pas de delphinariums. La Slovénie, Chypre et la Croatie interdisent la détention de cétacés en captivité dans un but commercial, la Hongrie interdit les importations de dauphins, et la Grèce a interdit les spectacles d’animaux (quoique cette interdiction ne soit pas appliquée dans son unique delphinarium).

D’après les spécialistes, la majorité des cétacés des delphinariums de l’UE sont nés en captivité.

Néanmoins, comme ce ne sont pas des animaux domestiqués, ils conservent les mêmes comportements innés que les cétacés qui vivent en liberté, et ils ont donc les mêmes besoins. L’analyse de vastes séries de données montre que la captivité compromet le bien-être des grands carnivores2. Or, tous les cétacés captifs dans l’UE en sont ! De nombreux problèmes des cétacés en captivité sont dus à leurs conditions de vie.

La directive habitats interdit la capture de cétacés dans les eaux de l’UE. Par ailleurs, le règlement relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages interdit les importations de cétacés capturés dans la nature dans un but commercial. Pourtant, des cétacés capturés dans la nature ont été importés dans l’UE, prétendument à des fins d’éducation ou de recherche, alors que les individus concernés sont présentés au public dans des delphinariums à vocation commerciale. Le risque demeure que ces importations se poursuivent, bien qu’elles soient sans conteste contraires à l’esprit, et même à la lettre de la loi.

La capture de cétacés dans la nature pour l’industrie des delphinariums reste une menace3, surtout pour les petites populations locales4. Le delphinarium de Roumanie s’est procuré des dauphins auprès de la Chine en 2010 et ces dauphins provenaient probablement de la chasse au rabattage de Taiji, au Japon, une méthode de capture de dauphins condamnée au niveau international. Les statistiques d’échanges commerciaux indiquent que 288 cétacés vivants ont été importés en UE entre 1979 et 2010, malgré l’interdiction d’importer des cétacés à des fins principalement commerciales.

A l’attention des députés européens

DFE demande aux députés européens de soutenir son action en vue de supprimer les delphinariums dans l’UE, au moyen d’une interdiction de l’élevage et des importations de cétacés captifs et d’un engagement à empêcher la création de nouveaux delphinariums. Notre objectif est de mettre fin à la souffrance causée à ces espèces par le confinement, tout en accordant aux delphinariums à but commercial un délai adéquat pour adopter un modèle d’entreprise plus éthique, avec le transfert des cétacés captifs vers des sanctuaires côtiers.

Voulez-vous une Europe sans dauphins et baleines en captivité ?

Participez aujourd’hui à notre campagne Dolphinaria-Free Europe !

  • Défendez les dauphins et les baleines en prenant un selfie avec notre panneau #DolphinariaFreeEurope et partagez sur les réseaux sociaux (#DolphinariaFreeEurope #cetaceancaptivity #Blackfish #dolphins #whales #StopDelphinarium)
  • Encouragez d’autres personnes à prendre un selfie et à affirmer leur soutien
  • Contactez votre député européen et demandez-lui de soutenir notre campagne pour mettre fin à la captivité des dauphins et des baleines en Europe
  • Faites passer le message : ne pas visiter les zoos ni les aquariums qui détiennent des dauphins et des baleines en captivité

Références

  1. WDC et al. (2015). Enquête de 2011 sur les zoos de l’UE – Les delphinariums, une évaluation de la détention de baleines et de dauphins en Union européenne et de la directive 1999/22/CE du Conseil européen, relative à la détention d’animaux sauvages dans un environnement zoologique, 2eédition.
  2. Clubb, R. et Mason, G. (2003). Captivity effects on wide-ranging carnivores. Nature 425: 473-474.
  3. Reeves, R.R., Smith, B.D., Crespo, E.A., et Notarbartolo di Sciara, G. (et col) (2003). Dolphins, Whales and Porpoises: 2002-2010 Conservation Action Plan for the World’s Cetaceans. IUCN/SSC Cetacean Specialist Group, IUCN, Gland, Suisse et Cambridge, Royaume-Uni.
  4. Fisher, S.J. et Reeves, R.R. (2005). The global trade in live cetaceans: implications for conservation. J. Int. Wildlife Law Pol. 8: 315-340.

Le sauvetage de Jesko, chien de sécurité confiné dans une voiture

Le sauvetage de Jesko, chien de sécurité confiné dans une voiture

Le sauvetage de Jesko, chien de sécurité confiné dans une voiture
18.02.2019
Paris
Le sauvetage de Jesko, chien de sécurité confiné dans une voiture
Animaux familiers

Ce vendredi 1er février au matin, grâce à notre filature et notre enquête jour et nuit, la brigade cynophile a pu procéder à la saisie de Jesko, un chien de quatre ans martyrisé par un agent de sécurité qui le gardait confiné dans le coffre de sa voiture en région parisienne. Un sauvetage dans les règles de la Cellule Zoé de One Voice!

Tout l’hiver dans un coffre à appeler à l’aide

Du matin au soir en ces mois de novembre, décembre et janvier, Jesko devait rester enfermé dans le coffre de la voiture du vigile qui, semblait-il, l’utilisait pour son travail. Le reste du temps, donc, il était rangé dans une cage, comme un outil dans sa boîte, les fenêtres occultées à peine entrouvertes à l’arrière, sous des amas de couvertures et d’objets en tout genre. On ne le voyait pas tant la voiture était calfeutrée. Certains jours, seuls ses aboiements de détresse, étouffés, étaient perceptibles.

Notre enquête pour prouver la maltraitance

Après une enquête de filature jour et nuit, nous avons découvert l’ampleur de la situation vécue par ce pauvre chien, survivant depuis l’été dernier. Tantôt invisible aux yeux des passants, enfermé sous le fatras, quelle que soit la température, tantôt plus rarement, livré des nuits entières à lui-même, tournant sans but autour de la voiture, privé d’abri. Sa vie se résumait à être seul, l’essentiel du temps enfermé dans l’obscurité.

Sans sauvetage Jesko serait mort à petit feu

A la suite de cette enquête et de notre plainte pour Jesko, le procureur a permis à Carine, Nicolas, Élise et Erwan, les agents de la brigade cynophile affectés à ce dossier, de procéder à sa saisie en flagrant délit, vendredi 1er février au matin.

Dans le coffre, ni eau, ni nourriture. Et dans la cage, il ne pouvait même pas se tenir debout. Comment bouger? Faire ses besoins? Impossible. Aucun amour, ni manifestement aucune chaleur humaine ne lui étaient apportés. Le scénario du pire se confirme alors. La mort à petit feu rôdait autour de lui, aux aguets… Le vétérinaire a constaté son atrophie musculaire; il était déshydraté, cachectique. Un malinois de son âge en bonne santé pèse généralement 40 kilos. Jesko, lui, en faisait à peine plus de la moitié.

Jesko à l’abri, l’agent de sécurité en garde à vue

Il ne retournera jamais avec ce « maître-chien ». Notre Cellule Zoé s’en est assurée. Nous prenons en charge tous les frais vétérinaires pour les soins de Jesko, et l’avons recueilli l’après-midi même, grâce aux agents très concernés par le sort du malheureux passé de foyer en foyer.

Nous remercions et félicitons d’ailleurs les services de police et de justice qui ont permis que ce sauvetage ait lieu dans les meilleures conditions. L’homme incriminé a immédiatement passé la nuit en garde à vue au tribunal de grande instance de Créteil. Le parquet a d’ores et déjà retenu contre lui des sévices graves. Son procès aura lieu le 13 mars. Nous ferons tout pour qu’il soit condamné à une interdiction à vie de détenir un animal.

Une convalescence entourée d’attentions

Pour l’heure, la détresse de Jesko est palpable: il fixe les portes, avide de sortir de tout endroit clos et se jette sur les gamelles d’eau. Pour être pleinement heureux, il aura besoin de personnes aimantes et attentionnées. Nous lui apportons tous les soins nécessaires.

Jesko attend à présent une famille en Loire-Atlantique, près de la vétérinaire qui le suivra aussi longtemps qu’il en aura besoin (frais entièrement pris en charge par One Voice).