Jumbo: Un sauvetage en ballotage

Jumbo: Un sauvetage en ballotage

Jumbo : Un sauvetage en ballotage
18.03.2019
France
Jumbo : Un sauvetage en ballotage
Exploitation pour le spectacle

Tout s’organisait depuis des semaines pour la saisie de Jumbo. Nous avions tout. Chauffeur et camion, lieu sécurisé, sanctuaire en Afrique, des représentants de l’État engagés et voulant faire respecter le droit. Mais ce mardi 26 février 2019, pour éviter que la violence des circassiens ne coûte la vie à quelqu’un, y compris parmi eux, la saisie a dû être annulée. Nous sommes plus déterminés que jamais à permettre à Jumbo de vivre enfin sur ses terres ancestrales.

Un constat de flagrant délit, la saisie confirmée

La saisie étant prévue lundi 25 février, l’ONCFS et le vétérinaire avaient pu constater le flagrant délit. Des demandes de mise en conformité déjà requises l’année dernière, aucune n’avait été remplie ni sur la détention de Jumbo, ni sur la sécurité du public. Mais l’hippopotame était hors de la boîte en tôle qui lui sert de lieu de vie, et inquiet, il chargea l’un des agents. Impossible dans ces conditions de procéder à la saisie, qui fut reportée au lendemain matin.

Des circassiens en infraction, qui usent et abusent de la violence

Mais ce mardi matin, la brigade dut faire face à un groupe d’une rare violence, l’ambiance électrique dégénérant rapidement en bagarre.
Les circassiens ont une fois encore montré leur vrai visage, sans maquillage ni costume. Face à l’autorité de l’État, ils n’ont pas hésité à distribuer des coups de poing, à jeter des barrières en métal. Rapidement, des camions étaient installés autour de la remorque où vit Jumbo, pour rendre encore plus difficile toute saisie.

Les menaces de mort, auxquelles le propriétaire du cirque Muller a déjà eu recours contre les défenseurs des animaux sur les réseaux sociaux, ont alors fusé à l’encontre de nos chauffeurs et de leurs familles, mais aussi des forces de l’ordre! Une fourche à la main, un des circassiens s’en est pris à un policier, qui a vu les pics s’approcher dangereusement de son visage.

Une dangereuse escalade face à l’autorité

Ne voyant pas d’issue sans blessés, les autorités ont décidé d’annuler la saisie. Nous étions alors à deux doigts d’un drame.
L’impunité n’a pas sa place dans un État de droit. Les forces de l’ordre ont été exemplaires, que ce soit dans leur engagement à nos côtés comme dans le calme dont elles ont fait preuve face à ce déchaînement de violence à leur endroit. Elles étaient venues défendre un malheureux hippopotame qui n’a rien à faire enfermé dans un camion.
Jumbo est au quotidien soumis à la volonté des dresseurs et nos enquêtes incessantes montrent depuis trois ans à quel point il souffre.

La justice ne s’arrêtera certainement pas là, et nous non plus. Ce revers ne fait que renforcer notre détermination. Votre soutien dans ces circonstances fait notre force. Pour Jumbo, signez la pétition.

Samedi 23 mars à 11h30, nous organisons un rassemblement à côté du Centre Pompidou à Paris. Toutes les informations figurent sur l’événement Facebook. Soyons nombreux pour Jumbo!

RSP Martinique a besoin d’aide contre l’errance

RSP Martinique a besoin d’aide contre l’errance

RSP Martinique a besoin d’aide contre l’errance
15.03.2019
La Martinique
RSP Martinique a besoin d’aide contre l’errance
Animaux familiers

Manque de considération, manque de fonds, maladies, abattages en masse, etc. : les animaux familiers errants ont la vie dure. En Martinique, une petite association essaie de faire bouger les choses! Aidons-la à lutter contre l’errance.

En Martinique, des chiens et des chats sans repères survivent à la recherche d’eau et de nourriture. Mais d’où viennent-ils ? Bien souvent, les chats non stérilisés sont les parents d’une majeure partie de tous ces individus sans abri. Et puis, il y a des abandons. Perdus, vulnérables, beaucoup ont le malheur de devenir les souffre-douleurs d’individus cruels. D’autres se retrouvent en proie à de nombreuses maladies qui ne seront que trop peu soignées. Livrés à eux-mêmes, amaigris, sans amour, sans personne pour prendre soin d’eux, tous luttent pour survivre.

Notre enquête de 2018 montre une fois encore que le seul moyen efficace de lutter contre l’errance est la stérilisation systématique combinée à la sensibilisation de la population. Pourtant, la capture et la mise à mort des chats et chiens sans abri est la solution trop souvent proposée par les pouvoirs publics !

Tous ces petits êtres attendent désespérément le réconfort d’une famille aimante ! Malheureusement, en Martinique comme partout en France, les places dans les refuges se font rares… Souffrant du manque de fonds et du manque d’aide de la part des autorités, les associations sont prises à la gorge. Sensibiliser la population à la stérilisation, aux bons soins et à l’adoption est primordial.

Pour venir en aide aux animaux sans abri à la Martinique, un petit refuge se mobilise autant que possible. Les bénévoles du refuge RSP Martinique identifient, stérilisent et soignent leurs rescapés. Ils accueillent aujourd’hui 18 chiens et mènent un travail de sensibilisation. Leur association est à soutenir, ils ont besoin de nous tous pour mettre en place une chatterie afin d’accueillir ainsi des chats dans les meilleures conditions.

Pour lutter contre l’errance féline, nous vous invitons également à signer notre pétition. Il y a urgence sur l’ensemble du pays!

Passons à une ère définitivement sans cage!

Passons à une ère définitivement sans cage!

Passons à une ère définitivement sans cage!
11.03.2019
France
Passons à une ère définitivement sans cage!
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Les cages doivent devenir le vague souvenir d’une ère barbare dépassée! Prenons tous part à l’Initiative Citoyenne Européenne lancée par CIWF pour mettre fin à l’élevage des animaux en cage ! Un million de signatures doivent être récoltées, et on en est à peine à la moitié.

Le calvaire de la vie en cage

Plus de 300 millions de poules et poulets, cochons et truies, vaches et bœufs naissent, souffrent, se reproduisent et meurent dans des cages minuscules, à travers l’Europe. Jamais ils ne fouleront l’herbe de leurs pattes, jamais ils ne pourront gambader et jouer, jamais ils ne verront le soleil à travers de jeunes feuilles de printemps au-dessus de leurs têtes, ni ne s’ébroueront librement dans les feuilles mortes… Au lieu de cela, du béton, l’entravement permanent, l’air irrespirable, l’insalubrité, souvent, et l’horreur pour les petits, pour les mères…

Tant de raisons se bousculent pour prendre parti contre les cages! Éthiques, écologiques, sanitaires, sociales…

«La place des animaux n’est pas en cage. Aucune cage, aussi grande et confortable soit-elle, ne peut rendre un animal heureux. Mais celles dans lesquelles survivent les animaux destinés à être mangés sont d’une indécente cruauté. La loi du profit ne peut plus mépriser le respect et la dignité des animaux!»Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice

Qu’est-ce que cette « ICE »?

One Voice fait partie des 130 associations européennes à soutenir l’initiative citoyenne européenne (ICE) lancée par CIWF en grande pompe à Bruxelles fin septembre 2018.

Cette ICE est une procédure permettant à la population européenne d’attirer l’attention de ses représentants sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, et lui donne une chance d’influer sur les décisions. C’est l’un des outils de démocratie participative de l’Union européenne. Pour cela, une signature authentifiée est nécessaire. La démarche est donc plus encadrée que la signature d’une pétition, mais le principe est le même et les données sont sécurisées, bien évidemment, et détruites à la fin du processus.

Nous avons besoin que chacun s’engage!

Au moins un million d’Européens doivent signer cette ICE pour avoir une chance de mettre fin définitivement aux cages, et ce, dans l’ensemble de l’Union européenne. Quel pas en avant ce serait!

Il reste à peine quelques mois pour atteindre le million de signatures, et en France nous sommes encore trop peu à avoir signé! C’est une cause qui doit dépasser très largement nos cercles d’influence et inonder l’ensemble de la population! Donc à moins de six mois de la fin de la période de collecte de signatures, il est plus que temps de s’engager, signer et faire signer cette initiative autour de vous, en ligne ou au format papier!

Tout le monde devrait s’engager à faire vivre une vie sans cage aux animaux. C’est une vie décente, que nous devons leur offrir. C’est vraiment le strict minimum…

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne

Les preuves du Lien en chiffres en Espagne
08.03.2019
Espagne
Les preuves du Lien en chiffres en Espagne
Animaux familiers

En Espagne, l’Observatoire de la violence contre les animaux a dévoilé des résultats montrant des preuves du Lien sur le territoire. Découvrez les chiffres et les actions prises.

Le Groupe pour l’Etude de la Violence contre les Humains et les Animaux (GEVHA), fondé en 2000, développe des programmes éducatifs pour la prévention de la violence à l’égard des humains et des animaux, pour la promotion de l’empathie et pour la résolution des conflits. Le site internet du GEVHA centralise l’information. Le GEVHA a récemment donné naissance à l’Observatoire de la violence contre les animaux.

Quarante-six cas de violences domestiques ont été étudiés : 89,13 % des victimes étaient des femmes et 10,87 % étaient des hommes. La coexistence entre violences interpersonnelles et maltraitance animale a été constatée dans 93,33 % des cas. 

Une grande variété de types de violences a été observée, et parmi les plus fréquents :

  • les coups : 57,14 %,
  • la mise à mort : 19 %,
  • la négligence : 23,81 %,
  • les brûlures : 2,4 %,
  • la violence verbale (le fait de crier et de terroriser l’animal) :  66,67 %,
  • les animaux attachés : 4,8 %,
  • la suffocation : 2,4 %,
  • la noyade : 2,4 %,
  • le fait de tirer sur un animal : 7,1 %.

66,76 %

sont des violences verbales

57,14 %

des violences par coups

23,81 %

subissent la négligence des humains

En étudiant l’identité des auteurs, il a été déterminé qu’il s’agissait de

  • l’homme adulte (le père) dans 81,4 % des cas,
  • la femme adulte (la mère) dans 2,33 % des cas,
  • du fils dans 4,65 % des cas,
  • la fille dans 11,63 % des cas
  • d’un autre parent dans 2,33 % des cas.

Des recherches antérieures ont fait apparaître que certaines victimes signalaient spontanément que leur animal de compagnie avait développé des troubles du comportement en liaison avec des actes violents et que cela contribuait à la souffrance de la victime qui ne savait pas comment aider son animal. Pour cette recherche, nous avons posé des questions spécifiques sur les troubles du comportement (phobies, agressivité, énurésie) : ces troubles ont été admis par 19,23 % des victimes. Dans 7 cas, il a fallu trouver d’urgence un refuge pour les animaux de compagnie, ce qui a été possible grâce à notre coopération avec le projet Freedom Paws Link (SAF-T Program partner).

Depuis une trentaine d’années, les chercheurs et les professionnels de diverses activités de services à la personne et de protection des animaux ont établi des interactions significatives entre maltraitance animale, violence et négligence à l’égard des enfants, violences conjugales, maltraitance des personnes âgées et autres formes de violence.

Les mauvais traitements infligés aux animaux ne sont plus considérés comme des incidents isolés pouvant être ignorés : ils sont souvent un indicateur ou un signal d’alarme permettant de savoir que d’autres membres du foyer ne sont pas en sécurité. Un Lien a aussi été établi entre la maltraitance animale et les infractions violentes ainsi que les troubles de la personnalité.

En Espagne, deux services de police, la police locale de Polinyà et celle de Castelló (UPROMA), ont spécifiquement inclus la maltraitance animale dans leurs protocoles en tant qu’élément de l’évaluation du risque dans le contexte des violences conjugales et de la maltraitance d’enfants. La maltraitance animale est aussi considérée comme facteur de risque pour les infractions. Ces deux services participent à des recherches aux côtés de professionnels de la santé, et une corrélation avec la maltraitance animale a été constatée dans 93 % des 46 cas de violence domestique étudiés. Ces deux services assurent aussi le placement d’urgence des animaux dans des refuges grâce à un partenariat avec le projet Freedom Paws Link.

Sources
23 Querol, N. et al., Preliminary results of the DOMPET study for shelters in Spain and LatinAmerica. Livre des résumés du IIe congrès international de l’Advanced High School of Criminological Sciences – CRINVE 2013. ISBN 978-88-97378-02-0.
http://obsviolenciaanimal.org/proyectos/investigaciones-2/dompet-study/

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite!

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite!

Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite !
06.03.2019
Dieppe
Projet d’un nouvel aquarium à Dieppe, il faut agir vite !
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Sous la chaleur des tropiques, près des littoraux, les lamantins vivent leur vie tranquillement. Ici, de délicieuses plantes, immergées ou flottant à la surface de l’eau, leur ravissent les papilles. Souvent, ils prennent plaisir à gratter les berges avec leurs pattes afin d’y dénicher des racines succulentes. Mais tout ceci ne sera plus qu’un lointain souvenir pour ces êtres nonchalants. La ville de Dieppe a autorisé la construction d’un nouvel aquarium. Requins, tortues et bien d’autres êtres peuplant les eaux tropicales seront bientôt arrachés à leur milieu naturel pour rejoindre ce bocal.

Edit du 9 mars 2019:
Nous apprenons par voie de presse (Les informations dieppoises – 8 mars 2019) qu’il n’y aura finalement pas de mammifères marins (lamantin, dauphin) ni tortue, même si cela était bel et bien initialement envisagé au début du projet. Les requins, eux, n’auront pas cette chance. Ils seront nombreux dans ce bocal…

Enfermés à en devenir fous

Qu’ont-ils fait pour mériter une telle vie ? Quand ils seront bloqués dans cet aquarium, personne n’entendra leurs cris, pourtant lancés de toutes leurs forces. Ce n’est pas parce que nous ne les entendons pas, qu’ils ne souffrent pas!

Cette prison de verre est si étroite, si oppressante, si dénuée de toute végétation propre aux eaux tropicales… Tout y est faux. Difficile pour un requin de s’y épanouir, lui qui est capable de traverser un océan entier. Le voilà piégé. Les requins passent en liberté une partie de leur journée à arpenter les eaux, prêts à trouver leur repas du jour ! Ici, pas de chasse, pas de quête. La nourriture leur est imposée et donnée directement. L’ennui est terrible.

Une communication élaborée et encore méconnue des humains

La plupart des poissons, y compris les plus petits d’entre eux, sont dotés d’une ouïe très fine, bien supérieure à celle des humains. Ils entendent tout ce qu’il se passe dans l’eau, dont des bruits inaudibles pour nous. Le fracas des machines filtrantes leur martèle la tête, en permanence. Sans compter celui de la foule qui tape sur les vitres, et dont les pas résonnent!

Comment faire pour communiquer avec les êtres aquatiques qui les entourent ? Même s’ils adorent le faire par exemple en grinçant des dents ou en frottant leurs arêtes, tout ce brouhaha entrave leur vie sociale. La lumière artificielle, de son côté, peut détruire une partie de leur acuité visuelle, tant ils y sont sensibles.

Nager avec eux, un stress supplémentaire

Comme si les priver de leur liberté ne suffisait pas, une fosse de plongée est prévue à l’intérieur de l’aquarium. Un calvaire pour tous les poissons tropicaux, pour qui la présence humaine est une importante source de stress. Leur espace déjà réduit se voit envahi d’êtres humains, dont ils ressentent la présence, entendent la voix, perçoivent chaque mouvement qui empiète chaque fois un peu plus sur leur petit territoire. Ne peuvent-ils donc pas avoir un peu de répit ? Un soupçon de repos ?

Vivre en captivité, c’est essayer de subsister dans un environnement qui ne laisse presque aucune chance. Le cas récent des requins-marteaux de l’aquarium Nausicaá le démontre bien : seuls deux des trente individus ont survécu, en quelques mois à peine. Au même endroit, une raie manta a péri à cause de parasites dans son système digestif. La prolifération des bactéries est inhérente au système des aquariums… Nous n’avons de cesse de le dénoncer ! Stress, promiscuité, ennui, décès prématuré, telle est la dure réalité de la vie en captivité.

Agissons avant qu’il ne soit trop tard ! Faites part de votre indignation à la ville de Dieppe et à la préfecture de la Seine-Maritime et demandez-leur d’empêcher ce projet d’aquarium (Téléchargez le modèle de lettre à votre disposition).

Ville de Dieppe

Préfecture de la Seine-Maritime

  • Formulaire de contact : Site de la préfecture
  • Twitter : @Prefet76
  • Courrier :  Préfecture de Seine-Maritime – 7, place de la Madeleine  CS16036 – 76 036 Rouen cedex

Et signez la pétition!

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine

Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine
04.03.2019
Chine
Des bébés éléphants du Zimbabwe capturés et vendus à un parc en Chine
Animaux sauvages

L’histoire se répète dramatiquement. Au Zimbabwe, des dizaines d’éléphanteaux viennent d’être violemment isolés, capturés, pour être expédiés en Chine. Ils intégreront ensuite le parc Chimelong. Là-bas, ils seront dressés pour amuser le public. Nous avons besoin de votre mobilisation à tous pour que ces drames cessent sur-le-champ!

Au parc national du Zimbabwe, à l’aube, les hélicoptères arrivent. Ils survolent des troupeaux d’éléphants et s’en rapprochent de plus en plus, créant la panique. Complètement désorientées, les familles se séparent et les petits se retrouvent isolés. Les rangers tirent alors des flèches tranquillisantes sur les éléphanteaux avant de les embarquer dans un camion. Protectrices, le cœur brisé, les mamans tentent désespérément de porter secours à leurs petits. Mais, ces machines effrayantes tournent en rase-motte au-dessus des adultes pour les empêcher de les défendre.
Les éléphanteaux capturés ont entre deux et six ans. Ce sont des bébés. Ils tètent encore leur mère, ne sont mûrs ni émotionnellement ni physiquement. Peut-on même parler de maturité pour affronter ce qui les attend?

Eux qui apprennent auprès de leur mère et de leurs tantes leur culture, leur langage pendant de longues années, comment vivront-ils ce déchirement? En liberté, les filles ne quittent jamais leur mère, le groupe étant la base sociale des éléphants. Les garçons, eux, ne le quittent que vers leurs quinze ans, pas avant.
Combien survivront à cette violence, à cette solitude?

Quelle vie s’ouvre à eux? Déracinés, sans culture, isolés, enchaînés… Les dizaines de kilomètres parcourus chaque jour par la famille ne seront qu’un lointain souvenir, entravés comme ils le seront dans des enclos minuscules. À quelle vitesse deviendront-ils fous? Car quelle est leur échappatoire, à part la soumission et la folie qui l’accompagne?

Après avoir été arrachés à leur famille, les bébés éléphants sont parqués dans des enclos, installés secrètement dans le parc national du Zimbabwe. Quelques jours ou mois plus tard, ce sera l’interminable voyage. À l’étroit dans des cages, les éléphants partiront à l’aéroport en direction du parc Chimelong, en Chine, à des milliers de kilomètres de là. Jamais plus ils ne reverront leur famille ni la savane. Ils ne pourront veiller leurs morts, ni suivre les routes ancestrales de leurs parents…

Déjà en 2012 et en 2014, puis en 2016, le Zimbabwe avait permis la capture et la vente de nombreux éléphanteaux. Tant et tant étaient morts avant même d’avoir posé une patte en Chine!

À l’époque, nous savions l’horreur qui les attendait: notre enquête dans les zoos en Chine en 2008 avait déjà exposé les violences subies par les lions, les tortues et les ours prisonniers de ces parcs bétonnés et sordides… Les petits survivants seront exhibés, malmenés du matin au soir, toute leur tragique vie.

Aujourd’hui, le Zimbabwe prévoirait donc d’envoyer entre 35 et 130 éléphanteaux en Chine. Avec nous, écrivez à l’ambassadrice du Zimbabwe en France pour faire cesser cette barbarie ! (Vous pouvez télécharger le modèle de lettre que nous mettons à disposition).

Adresse :

Ambassade du Zimbabwe en France

Madame Rudo M. Chitiga,
Ambassadrice du Zimbabwe à Paris, France
10, rue Jacques Bingen

75017 Paris

Courriel : zimembassy@zimparis.gov.zw

Mobilisons-nous également en masse pour signer deux pétitions (en anglais) : l’une pour tenter de convaincre la CITES d’interdire le commerce de bébés éléphants, l’autre pour que le gouvernement du Zimbabwe cesse ces ventes honteuses.

Garbo, chien «de sécurité» en danger!

Garbo, chien «de sécurité» en danger!

Garbo, chien «de sécurité» en danger!
28.02.2019
Paris
Garbo, chien « de sécurité » en danger!
Animaux familiers

Garbo, chien de berger, souffrait en silence d’une blessure grave, sous le regard de l’agent de sécurité. Sidérés, les passagers de la ligne 7 du métro parisien sont intervenus le 21 février dernier, et nous ont alertés.

Mare de sang

Témoin directe de la scène, une voyageuse nous a raconté ce à quoi elle a assisté. En voyant entrer dans la rame un agent de sécurité et son chien, elle a tout de suite perçu l’agitation de Garbo, le comportement de l’homme tirant sur le collier ainsi qu’une odeur métallique de sang. Et pour cause… Avec une plaie profonde à la base de sa queue et un lambeau de chair pendant, le chien semblait avoir reçu un coup brutal à l’arrière train au moyen d’un objet contendant. Haletant fortement, pupilles extrêmement dilatées, le pauvre endurait l’enfer tandis qu’une énorme flaque rouge s’élargissait sous ses flancs… Une réaction du vigile? Aucune, hormis de l’agressivité, et vis-à-vis de son chien et face aux passagers qui s’inquiétaient. A la station Riquet, la personne a tiré la sonnette d’alarme pour que le chien soit rapidement pris en charge. Le conducteur s’est alors déplacé jusqu’au wagon… Aussi incroyable que cela puisse paraître, il aurait déclaré être au courant de la présence à bord du chien de sécurité blessé et rassuré sur son acheminement vers un centre de secours à la Villette.

Le métro comme ambulance!

La RATP était-elle réellement informée de la situation? Savait-elle que l’un de ses chiens «de sécurité» avait été accidenté, souffrait le martyre et était conduit dans de telles conditions chez un hypothétique vétérinaire? Le lendemain des faits, elle s’est exprimée sur son compte twitter en rassurant sur la prise en charge du chien et en rejetant la responsabilité de son transport chaotique sur une société de sécurité sous-traitante. Nous lui avons aussitôt adressé un courrier officiel. La RATP nous a répondu de nous adresser à son service juridique… Nous n’en resterons pas là. Ce drame est révélateur de l’exploitation sordide des chiens dits «de sécurité», chosifiés à l’extrême. Dans cette affaire, nous avons entamé une enquête pour retrouver Garbo et lui apporter notre aide. Et nous comptons bien évidemment identifier le ou les coupable(s) afin de le(s) faire condamner!

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien

En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien
26.02.2019
Bulgarie
En Bulgarie, la ZooPolice ouvre la voie vers une prise de conscience du Lien
Animaux familiers

Dans toute l’Europe des initiatives voient le jour. En Bulgarie, une journaliste du pays nous raconte l’apport de la ZooPolice au profit des animaux et de la prise de conscience de l’importance du Lien.

En Bulgarie, depuis quelques années, les choses vont dans la bonne direction, et cela, grâce à « ZooPolice », une police contre la maltraitance animale. C’est vraiment une bonne chose, car les gens comprennent maintenant que les actes de violence contre les animaux peuvent avoir de très mauvaises conséquences pour leurs auteurs.

La « ZooPolice » procède à des investigations sur les actes de violence sur les animaux ou de mise à mort d’animaux, mais peut aussi retirer les chiens et autres animaux à leurs propriétaires quand ils ne s’en occupent pas correctement. La maltraitance animale reste cependant répandue, et l’on en entend parler presque tous les jours. Elle existe malheureusement dans chaque village, car on y trouve très souvent des chiens de garde enchaînés. Pour les villageois, les animaux ne servent que pour travailler.

Dans les refuges, les conditions de vie des animaux sont aussi très mauvaises.

«Dans la capitale, je peux dire que la situation est satisfaisante, le programme de réduction de la population de chiens errants progresse bien. Les chiens que l’on rencontre dans les rues de Sofia sont âgés, et ils sont castrés. Cependant, ailleurs dans le pays, cette population n’est pas contrôlée.»Karina Karanjotova, journaliste à БНТ, la télévision nationale bulgare

Un autre problème est qu’ici n’importe qui peut créer un chenil illégal. Concernant le Lien entre la maltraitance animale et la maltraitance humaine, ce sujet n’est pas très populaire ici et les médias n’en parlent pas beaucoup. Ces derniers mois, la télévision bulgare a diffusé des enquêtes sur la maltraitance animale, les problèmes liés aux refuges, aux chenils illégaux et aux animaux souffrants, si bien que maintenant les gens commencent vraiment à comprendre qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi avec leurs animaux domestiques et que la société surveille désormais.

Antonin.B : des produits capillaires sous le label One Voice

Antonin.B : des produits capillaires sous le label One Voice

Antonin .B : des produits capillaires sous le label One Voice
25.02.2019
France
Antonin .B : des produits capillaires sous le label One Voice
Expérimentation animale

Soucieuse de respecter une véritable éthique, la marque de produits capillaires Antonin .B a tenu à s’engager aux côtés de One Voice et à obtenir son label « non testé sur les animaux ».

L’objectif principal de la marque est de fabriquer des produits qui soient bénéfiques à la santé des cheveux, en remplaçant les silicones et autres composants par des ingrédients entièrement naturels. Le souci de la créatrice est aussi de respecter l’environnement ainsi que tous les êtres vivants. Dans cette optique, elle sélectionne elle-même les matières premières, produit à petite échelle, et limite les intermédiaires afin de mieux contrôler la qualité ainsi que l’éthique de ses fournisseurs.

Pour Antonin .B, le label sert à la fois à faire connaître l’engagement de la marque, à prouver qu’elle a accompli les démarches pour respecter une véritable éthique, et à faire front commun avec les acteurs dont elle partage les valeurs.
Antonin .B rejoint donc des marques déjà labellisées comme Altearah, Animaderm, Ashana.B, L’Arbre Vert « bien-être », Kadalys, La Canopée et Pur Eden, ainsi que les nombreuses autres marques dont de multiples produits ont obtenu notre label (Le Petit Olivier, Coslys, Etamine du Lys, Lolita Lempicka…).

Un label à l’image de One Voice

Depuis vingt ans, le combat de One Voice, contre l’exploitation animale et la cruauté sous toutes ses formes, se fait aussi en proposant des solutions. Au cœur de son action : œuvrer pour un monde enfin délivré de la violence, en faisant résonner ensemble la voix des animaux, des humains et de la planète. Son label « non testé sur les animaux » ne fait aucune concession. Il garantit l’absence de tests à la fois sur le produit fini et ses ingrédients. 

Dans ses variantes, d’autres critères sont intégrés : biologique et/ou végan. Et pour une transparence absolue vis-à-vis du « consom’acteur », nous avons également un logo assurant l’absence de travail forcé des singes pour la récolte des noix de coco, et l’absence d’exportation du produit vers la Chine, qui impose des tests sur les animaux pour toute mise sur le marché.

La garantie de notre label One Voice est donc exhaustive : la traçabilité est complète, des sous-traitants aux marchés à l’export. De l’éthique de bout en bout !

Un site dédié aux achats éclairés

Sur notre site dédié, vous trouverez une large gamme de produits garantis non testés sur les animaux grâce à notre label One Voice, mais aussi pour une mode éthique grâce aux labels FFR et Animal Free que nous développons en France !

Pour des achats éclairés, choisissez labellisé !

Les abattoirs en procès…

Les abattoirs en procès…

Les abattoirs en procès…
21.02.2019
Houdan
Les abattoirs en procès…
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice est partie civile dans le procès impliquant l’abattoir d’Houdan (78) et qui, maintes fois reporté, se juge enfin ce 21 février. Les images terribles, révélées en 2017 par L214, soulignent des pratiques industrielles insoutenables.

Dans les travées de l’abattoir, on lit des panneaux laissant songeurs… « Ne pas pousser plus de 7 porcs à la fois vers les couloirs d’amenée au CO», « Respectez les animaux, vous vous respecterez ». De pieux conseils distillés par la direction de cet établissement assurant la mise à mort d’environ 2 500 cochons par semaine (finalement peu, dans l’océan d’abattages pratiqué en France par plusieurs centaines d’autres structures, aux tailles et méthodes variables).

Discours… et méthode

À Houdan, on étourdit les cochons avant qu’ils soient saignés et débités, et la technique se résume à des nacelles évoquant celles des mineurs de Germinal, qui descendent les animaux vers une atmosphère chargée de dioxyde de carbone (CO2). Le gaz a ses « avantages » : l’animal mort est moins crispé que par des méthodes électriques, par exemple, en plus de contracter les chairs et les rendre moins adaptées à la découpe, problème d’industriel. Alors ces derniers ont investi dans ces techniques pour le bien-être des cochons destinés aux assiettes, parmi la trentaine de millions d’animaux de boucherie tués par an, en France1. On parle en fait de « bien » mourir et non de bien-être. Et là encore, ça cloche…

Des pratiques ultraviolentes

Sous nos yeux, il n’est absolument pas question de bien-être! Le CO2, durant l’inhalation, provoque une détresse folle chez l’animal, hurlant convulsé dans des secondes interminables avant qu’il ne bascule dans l’inconscience. Mais il n’y a pas que cela… Pour arriver là, dans ces gazinières techno, les cochons sont conduits violemment par des salariés prompts à accélérer les cadences, usant d’aiguillons électriques à outrance, shootant dans le tas, car, reconnaissons-le, les installations sont mal fichues, le débit n’est pas fluide. Entassés dans le noir, comprimés, sans accès à l’eau, les cochons vivants sont déjà de la viande sur laquelle on beugle, on cogne, même le vétérinaire délégué par l’État montre l’exemple. Pire, l’exposition au COsemble avoir été réduite pour accélérer le process.

Graves manquements

One Voice l’a rappelé aux juges : les cochons sont des animaux très étudiés, « un sujet moral d’une extrême complexité et sensibilité ». Le moins que l’on doive à ces êtres sentients, sacrifiés en masse sur l’autel de la consommation, serait que les abattoirs, sans lesquels l’élevage n’existerait plus, développent comme les éleveurs des pratiques vertueuses.

Marier équilibre économique, respect des conditions sanitaires et bien-être animal est possible. Or ici, face aux nécessités du débit industriel, on relève des infractions par dizaines: non conformité des installations, manque de formation des personnels aux bonnes pratiques, maltraitance. Bref l’ignoble ajouté à l’horreur quotidienne.
Les amendes encourues à titre personnel par les prévenus, dirigeants et salariés de cet abattoir, seront minimes. Mais elles restent hautement symboliques : on ne peut procéder de la sorte, surtout sous un panneau clamant à juste titre « Respectez les animaux, vous vous respecterez… ».

(1) Chiffres 2015, in Rapport parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français