Nous devons sauver les primates

Nous devons sauver les primates

Nous devons sauver les primates
23.04.2019
Monde
Nous devons sauver les primates
Expérimentation animale

One Voice reste toujours à l’avant-garde de la lutte contre l’ignoble commerce international de primates pour la recherche. En mémoire de Kéo et Sambo, ces 2 bébés singes rencontrés au Cambodge il y a de nombreuses années, nous devons affirmer sans cesse notre combat et notre résistance face à ce marché de la violence et de la souffrance.

Il y a aujourd’hui 10 ans que One Voice a entrepris une forte campagne de résistance face à la croissance exponentielle du trafic des primates en provenance du Cambodge en destination du marché européen. Notre implication dans ce combat va bientôt franchir le quart de siècle et notre détermination reste intacte et assidue. Nos premières victoires ne sont que les prémices de celles à venir.

Commencée au Cambodge, notre enquête dénonce tous les trafics internationaux

Quand en 2008, Le centre de primatologie Niederhausbergen, en Alsace, a importé des singes d’un centre d’élevage au Cambodge, Muriel Arnal, présidente de notre association, a dépêché des enquêteurs dans ce pays pour ramener des images sur les conditions de détention des animaux. Ces vidéos nous touchent par l’horreur, la douleur qui en émanent. Quelle que soit notre position vis-à-vis de la protection animale, comment ne pas ressentir de la colère devant tant de souffrance? Comment ne pas se sentir impuissant devant ces mamans qui tentent de protéger leurs petits pour les dissimuler à l’œil intrusif de la caméra? Comment leur faire comprendre que nous sommes là pour témoigner, et leur venir en aide?  One Voice s’est refusée à passer tout cela sous silence, notre association a porté l’urgence d’une nouvelle résistance avec une campagne commencée en 2009 et il nous faut à nouveau aujourd’hui mettre en avant ce combat incessant et vital pour nos cousins primates.

En ce début d’année où nous apprenons que la Chine vient de cloner cinq singes à partir d’un macaque aux gènes modifiés présentant des troubles du sommeil -l’un est décédé et les autres sont atteints de pathologies lourdes, anxiété, dépression, schizophrénie- il est plus que temps de donner à cette lutte un nouvel élan.

Plus de deux décennies de lutte, il faut continuer le combat

Arrachés aux bras de leur mère, capturés dans la nature, élevés en cage ou clonés, des milliers de jeunes primates vivent les pires angoisses. Il est essentiel que les militants pour les droits des animaux à travers le monde éveillent les consciences endormies. Nous qui depuis les années 90 menons des actions avec notre partenaire, la BUAV (Union Britannique Contre la Vivisection), nous nous devons de rappeler que la ténacité peut donner des résultats. En 1996, nous avons sauvé, en toute légalité, 36 macaques crabiers d’un laboratoire. Ils ont été placés au refuge de l’Arche. Cette même année, nous avons fait obstacle au projet du plus grand centre d’élevage de primates en Europe (Holtzheim en Alsace). En 2003 la campagne « Air France-Air souffrance » a débuté.

Comme en 2009, nous devons reprendre une campagne d’urgence pour une nouvelle résistance face au commerce international grandissant des primates pour la recherche.

Un acharnement ignoble et honteux parce qu’ils nous ressemblent

Chaque année dans le monde, plus de 100 000 singes et grands singes sont utilisés pour la recherche biomédicale. Les primates sont des animaux très intelligents, avec des comportements sociaux complexes. Ils ressentent la douleur et la souffrance, tout comme les humains. Des chercheurs profitent de ces caractéristiques pour mener diverses expériences sur eux.

Mais leur souffrance commence bien avant d’arriver dans les laboratoires. En 1991, l’enquête de la BUAV a révélé un taux de mortalité très important pour les singes capturés dans la nature (8 primates sur 10 d’entre eux meurent avant d’avoir rejoint les laboratoires). Les enquêteurs ont pu mettre en évidence la cruauté exercée sur les primates capturés, détenus dans des cages étroites et surpeuplées dans les centres de détention, et dans les soutes des avions.

Afin de retirer toute humanité à ces transactions, les acteurs de ce trafic dissimulent les singes sous le sigle PNH, Primates Non Humains. Comment peut-on réunir plus de 550 espèces sous une dénomination aussi froide? Ces primates sont nos cousins, nos proches, dans leur diversité et leur richesse.

Nous refusons l’utilisation des primates, comme de tout être vivant, dans la recherche

Cette information venue de Chine sur le clonage de primates doit nous pousser à mettre en avant nos valeurs et notre éthique de la défense des droits des animaux.
Nous refusons toute forme de vivisection.
Nous refusons tout enrichissement pour qui que ce soit: trafiquants, éleveurs, laboratoires, par l’utilisation de primates ou d’animaux quels qu’ils soient, rongeurs, chiens ou autres, à des fins mercantiles.
Nous refusons de cautionner la banalisation de cette exploitation dans la publication d’écrits qui donnent bonne conscience à celles et ceux qui les rédigent et les diffusent.

Un tiers des espèces de primates sont en voie d’extinction. Pour eux, prenons cette réalité en compte, et continuons notre combat sans compromission.

Pour ceux qui ne comptent pas…

Pour ceux qui ne comptent pas…

Pour ceux qui ne comptent pas…
23.04.2019
France
Pour ceux qui ne comptent pas…
Expérimentation animale

L’Europe impose à ses états membres de publier des données annuelles sur les volumes de l’expérimentation animale. Car sans chiffrer ses victimes, la science pourrait tuer sans compter. C’est hélas bien le cas… Alors action !

En 2015, la Commission européenne écrivait : « Les essais sur les animaux devraient être progressivement supprimés. Il s’agit bien de la finalité ultime de la législation de l’UE […] .» Sans chiffres, ce qui place les animaux victimes dans un véritable trou noir statistique, comment mesurer les progrès ? Cette posture est insoutenable pour One Voice et les citoyens qui ne veulent plus de ces procédés, ni de l’opacité qui les entoure.

Des obligations non respectées

Selon l’article 54 de la Directive européenne sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, comme tout État membre, la France doit publier chaque année des chiffres sur ses progrès dans l’abandon de l’expérimentation animale [1]. Problème : les dernières statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation datent de 2016 ! Ces dernières années, le ministère rappelait aussi qu’à cause de mesures transitoires (jusque fin 2017), toute comparaison avec les chiffres antérieurs serait inappropriée jusqu’en 2018. Très bien, nous avons attendu et sommes désormais en 2019. Alors, à quand des chiffres actualisés, consolidés, lisibles et conformes aux formats statistiques de l’Union européenne ?

2018 aurait dû être à plus d’un titre une année fertile en données chiffrées mesurant le réel niveau de victimes de l’expérimentation animale en France et en Europe. Le dernier rapport de l’Union européenne sur le sujet remonte à 2013, et il doit être quinquennal. On pense aussi au bilan exact du règlement REACH, encadrant l’emploi de produits chimiques en Europe et par lequel le recours à l’expérimentation animale risquait d’exploser à force de tests et d’enregistrements de produits, requis jusqu’en mai 2018.

Sans transparence, on nous ment

One Voice n’a cessé de réclamer la vérité et des statistiques à jour sur l’expérimentation animale en France, par maintes voies de recours : courriers au ministère, le dernier datant de novembre 2018, mais aussi, à défaut de réponse, recours devant la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Cette fois, la coupe est pleine et nous allons déposer plainte auprès des institutions européennes pour non respect de la directive 2010/63 et violation de son article 54.

Sauf à bafouer les règles ou à en modifier les périmètres pour diluer la réalité, si notre science vertueuse a bien pris la mesure de la législation (chiffrer le nombre de ses victimes) et l’esprit de sa lettre (réduire ce nombre), où sont les chiffres ?

Nous craignons le pire ! Les derniers chiffres de l’Union européenne, consolidés sur données 2011, disent qu’environ 11,5 millions d’animaux sont tués par an dans les laboratoires européens. En France (chiffres 2016), ce sont plus d’1,9 million d’animaux. Si en 2019 ces chiffres ne sont pas inférieurs, les citoyens sauront que les vœux pieux assurant que la science s’emploie à réduire ce massacre relèvent du mensonge. Faux-nez rouge. Mais faudrait-il encore que ces chiffres soient publiés !

 


[1] De même, aux termes de l’article 26 de la Directive 86/609 sur le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques, « À des intervalles réguliers ne dépassant pas trois ans, […] les États membres informent la Commission des mesures prises dans ce domaine et fournissent un résumé approprié des informations recueillies. »

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné
18.04.2019
Paris
Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné
Exploitation pour le spectacle

Le 11 avril se tenait une nouvelle audience pour faire toute la lumière sur les derniers instants de la tigresse Mévy, lâchement abattue le 24 novembre 2017 par son dresseur au fond d’une impasse parisienne.

Les séances s’enchaînent au Tribunal de Grande Instance de Paris. Pour défendre la mémoire et les droits de la jeune tigresse Mévy par-delà sa mise à mort, et dans le cadre de notre citation directe pour atteinte volontaire à la vie d’un animal, nous avons déjà participé à deux audiences cette année. La seconde a eu lieu ce 11 avril 2019.

Mobiles mercantiles

Pour rappel, alors que notre dépôt de plainte en 2017, aussitôt après les faits, avait honteusement été classé sans suite, nous avons engagé des poursuites directes contre le propriétaire du cirque Bormann qui détenait le félin, l’a laissé s’échapper et préféré l’abattre à l’abri des regards plutôt que le tenir en joue jusqu’à l’arrivée de renforts qui auraient permis sa capture.

Lors de l’audience du 11 avril, notre avocate a pu faire résonner la voix de Mévy et apporter de nombreux éléments incriminant son propriétaire. Elle a notamment souligné que si le dresseur avait choisi de tuer la tigresse, c’est uniquement pour des histoires de gros sous. Le cirque venait en effet de s’installer dans le 15ème arrondissement. Avec Mévy en fuite, il risquait de perdre son emplacement, d’être poursuivi pour délits. Alors il a préféré tirer, éliminer ce témoin gênant, plutôt que d’attendre une intervention extérieure… Et commettre l’irréparable.

Une vie n’a pas de prix

Qui s’en soucie? Depuis ce drame, le cirque poursuit tranquillement ses représentations, et engrange les recettes. Pourtant, cette tigresse était unique, irremplaçable. Sa valeur, comme celle de chaque être vivant, se situait dans une toute autre dimension que le champ patrimonial, pécuniaire. Elle était un individu, elle était dotée d’un souffle, elle éprouvait des émotions, des sentiments et disposait également d’une grande intelligence.

Aujourd’hui, elle ne respire plus. Celui qui – de son propre aveu – l’avait « biberonnée » petite, celui qui l’avait privée de sa liberté pour en faire sa chose, celui qui l’avait laissée s’échapper par négligence, celui-là même l’a tuée, sans hésiter, de trois balles, alors qu’elle se tenait prostrée au fond d’une voie sans issue. Nous ne pouvons fermer les yeux. À défaut de pouvoir sauver Mévy, nous nous battrons jusqu’au bout pour la représenter, nous assisterons à autant d’audiences qu’il le faudra pour plaider sa cause… Et que celle-ci finisse par être entendue!

 

Ce 11 avril avait lieu au Tribunal de grande instance de Paris, l’audience pour Mévy suite à notre citation directe pour atteinte volontaire à la vie d’un animal #CirquesSansAnimaux. A dérouler ⤵️

— One Voice (@onevoiceanimal) 11 avril 2019

 

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie
17.04.2019
Slovaquie
Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie
Exploitation pour la Mode

Dans le cadre de sa campagne pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure en Slovaquie, l’association Humánny pokrok, membre de la Fur Free Alliance et partenaire de One Voice, a lancé une pétition que nous vous invitons à signer.

Cette pétition, qui s’annonce déjà comme un succès, s’inscrit dans la campagne « ide o chlp » (« c’est des cheveux« ) que mène Humánny pokrok contre l’élevage des animaux pour la fourrure. En particulier, cette association demande la fermeture de l’unique ferme à visons de Slovaquie à Príbovce, près de Martin, où sont encagés entre 4 500 et 5 000 visons d’Amérique.

Un enfer pour les animaux

Les fermes à fourrure sont un enfer pour les animaux, qui sont privés de toute possibilité de satisfaire leurs divers besoins naturels, qu’il s’agisse de visons, de renards ou de chinchillas. Une enquête que nous avons réalisée en France dans des élevages de visons en 2016 confirme l’incommensurable horreur de ce confinement.

L’enquête réalisée en Slovaquie par Humánny pokrok révèle que les visons – pourtant des animaux semi-aquatiques, solitaires, territoriaux et chasseurs – passent toute leur vie entassés à plusieurs dans des petites cages de moins de 1 m2 et sans litière, cernés par leurs excréments. Ils ne peuvent ni courir, ni s’isoler, ni s’allonger, ni dormir.

Des animaux qui deviennent fous

Le sol grillagé des cages leur blesse les pattes. Souvent, leurs blessures s’infectent, et certains en meurent après une lente et douloureuse agonie.

Dans des conditions aussi contre-nature, les visons deviennent fous, adoptent un comportement stéréotypé et s’attaquent les uns les autres. Les cas de cannibalisme ne sont pas rares, comme l’attestent les nombreuses photographies et vidéos de nos partenaires Slovaques.
À la fin de leur triste et brève existence, les animaux sont gazés, quand ils ne sont pas écorchés vifs.

Une grave source de pollution

Il arrive que des individus s’échappent des cages, et quand ils ne sont pas blessés ou tués par le chien de la ferme, ils investissent un écosystème auquel ils sont étrangers, au détriment de la biodiversité, comme cela est en train de se produire dans les environs de l’élevage de Montarlot. Ces élevages sont aussi une grave source de pollution des sols et des eaux.

Une cruauté au service de désirs futiles

Cette industrie extrêmement cruelle et cette effroyable souffrance des visons et autres animaux à fourrure n’existent que pour satisfaire des désirs futiles et des caprices de mode : manteaux ou accessoires tels que cols, manches, pompons et pendentifs.

La pratique barbare des élevages à fourrure est déjà interdite dans de nombreux pays, notamment dans 13 pays d’Europe. Une interdiction est déjà envisagée en Slovaquie pour y mettre fin : aidez-nous à la faire aboutir, signez la pétition d’Humánny pokrok !

Photos: Humánny pokrok

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne
15.04.2019
Australie
Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne
Animaux sauvages

Considérés comme des nuisibles, les kangourous sont victimes de tueries massives en Australie, comme l’avant-première française du documentaire « Kangaroo, a love-hate story » avait permis de le dénoncer en juin dernier lors de notre projection. L’industrie alimentaire et celle du luxe n’ont pas cessé leur commerce en Europe, notre continent étant toujours le premier consommateur de kangourous au monde. Écrivons au Parlement européen pour l’interdire!

Les kangourous, victimes de tueries massives

L’Australie entretient une relation ambivalente avec son animal fétiche, le kangourou. Cet emblème national est associé depuis des siècles à un « nuisible ». Le gouvernement australien propose même des primes pour se débarrasser de ceux qu’il associe à un « fléau ». Les massacres se perpétuent en pleine nature, de préférence la nuit, pendant la période d’activité la plus intense des kangourous. Les petits, lorsqu’ils ne sont pas tués avec leurs mères dans la poche, finissent par mourir de soif ou de faim. Ainsi les kangourous s’éteignent dans l’indifférence totale.

Plus inquiétant encore, s’il en est, à l’extermination massive sous caution de protéger les troupeaux de bétail ou les terres, s’ajoute, pour les chasseurs, l’argument purement économique. La viande de kangourou est utilisée dans les boîtes de nourriture pour nos animaux familiers, souvent sans le mentionner, mais est également vendue dans certains restaurants et supermarchés pour l’alimentation humaine.
La France fait partie des principaux importateurs de ces produits carnés. Cela pose aussi, au-delà du calvaire vécu par les kangourous, de véritables questions sur les risques sanitaires. La viande chassée dans le désert est ensuite transportée des heures durant sans contrôle ni précaution d’hygiène suffisants. Les peaux, elles, sont vendues pour finir en vêtements et articles de sport.

C’est ce que dénonce le documentaire choc KANGAROO A Love-Hate Story de Kate et Mick McIntyre révélant la face cachée de cette industrie sordide dont One Voice a organisé l’avant-première en France.

Premiers résultats électoraux : une défaite pour les kangourous

L’espoir de voir la situation évoluer s’est terni avec le résultat des élections législatives fédérales australiennes du 23 mars dernier. La coalition libérale dans l’État de la Nouvelle-Galles du Sud (sud-est de l’Australie) a remporté ce suffrage. Or elle n’a pas pris position officiellement contre ces massacres. Espérons que les législatives à travers tout le pays seront plus à l’avantage de l’environnement et des kangourous en mai, quand l’ensemble des États australiens auront voté pour établir, outre les membres de leur Sénat, un nouveau gouvernement.

Agissons maintenant !

Nous demandons à l’Union européenne de réagir vite pour préserver ces animaux iconiques en danger et extrêmement vulnérables. Avec nous, écrivez (modèle de lettre en téléchargement) au Parlement européen :

À l’attention de

Monsieur Ottavio Marzocchi
Département thématique C
Droit des citoyens et affaires constitutionnelles
Parlement européen
B-1047 Bruxelles BELGIQUE

poldep-citizens@europarl.europa.eu

ou à votre candidat aux élections européennes pour interdire l’importation de viande, de peau et de fourrure de kangourou.

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!
13.04.2019
Bargy
Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!
Animaux sauvages

Urgence ! Une consultation est ouverte jusqu’au 28 avril prochain pour recueillir l’avis du public sur le massacre des bouquetins du Bargy. Empêchons la mise à mort de ces magnifiques habitants des montagnes !

Dans un monde sensé, quand un individu est malade, on le soigne ou, si c’est impossible, on abrège ses souffrances. Et s’il est contagieux, on protège les autres via la vaccination. En Haute-Savoie, quand un bouquetin est potentiellement porteur d’une zoonose, on l’abat. Même s’il est en parfaite santé. Même si, fragile, il est protégé par la convention de Berne. Sans autre forme de procès.

Éradication pure et simple

Depuis 2013, One Voice et ses partenaires militent contre les « prélèvements » (entendez « abattages ») à répétition des bouquetins du Bargy. Leur tort ? Être porteurs pour certains de brucellose, une zoonose transmise par les animaux domestiques et naturellement non présente chez les ongulés sauvages. Ainsi, alors que le bon sens devrait inciter les éleveurs à soigner leurs ovins, bovins ou caprins infectés, ils s’en prennent aux individus sauvages qui ont eu le malheur de les côtoyer de trop près dans les alpages. Les producteurs de fromage les ont même tenus responsables de la contamination de Reblochons, bien que tout porte à invalider cette hypothèse plus que douteuse.

Faites-vous entendre !

Aujourd’hui, alors que nombre de bouquetins bien portants ont déjà péri sous les balles, que le niveau de prévalence a nettement baissé, que le risque pour les élevages est considéré comme quasi nul, va-t-on les laisser tranquilles ?

Que nenni ! Le préfet de Haute-Savoie projette un nouvel arrêté pour 2019, qui ordonne notamment « le prélèvement de bouquetins présents sur les secteurs «Grand Bargy», «Petit Bargy» et «Jalouvre Peyre». Présenté à la consultation publique jusqu’au 28 avril inclus, cet arrêté permettrait la mise à mort de 94 autres bouquetins s’il obtient une majorité d’avis favorables.

Mobilisons-nous pour empêcher ces massacres planifiés, alors que des alternatives existent ! Joignez vos voix à la nôtre sans tarder en répondant à la consultation:

Faisons entendre raison à ceux pour qui la faune sauvage et la nature doivent disparaître pour laisser la place aux animaux d’élevage exploités jusqu’à l’abattoir.

Conseils:

  • Pas de messages injurieux
  • Pas de messages trop généraux

Une formation de chirurgie vétérinaire sur des cochons vivants, One Voice dit non!

Une formation de chirurgie vétérinaire sur des cochons vivants, One Voice dit non!

Une formation de chirurgie vétérinaire sur des cochons vivants, One Voice dit non !
08.04.2019
France
Une formation de chirurgie vétérinaire sur des cochons vivants, One Voice dit non !
Expérimentation animale

En partenariat avec deux entreprises médicales, une formation post universitaire en chirurgie digestive sur des cochons est proposée à des praticiens au sein de deux écoles vétérinaires. Les cochons vont subir de multiples opérations de l’estomac et de l’intestin puis seront euthanasiés. Nous exigeons l’arrêt immédiat de telles pratiques!

Les cochons, des êtres dotés d’une forte personnalité

Doués d’une grande intelligence, les cochons aiment apprendre, découvrir et jouer. Ils sont conscients d’eux-mêmes et capables d’élaborer des stratégies sophistiquées. On a observé des cochons venir en aide à des humains en difficulté. Et pourtant…

Une formation cruelle

Après le stress du transport et des conditions d’hébergement, viendra pour ces cochons, celui des procédures sous anesthésie. Les vétérinaires en formation continue s’exerceront alors à diverses interventions chirurgicales sur leur estomac et leurs intestins. Après celles-ci, ils seront tués sans exception. Un procédé affligeant et obsolète.

D’ailleurs, l’attestation du Dr Pierre Gallego, Docteur en médecine vétérinaire et diplômé d’un master en sciences, est limpide sur ce point:

«Il est de mon avis en tant que vétérinaire que l’utilisation d’animaux vivants qui sont par la suite sacrifiés pour des chirurgies à des fins de formation vétérinaire est une pratique obsolète qui devrait être totalement remplacée par des alternatives qui sont déjà disponibles et dont l’usage est très répandu dans la plupart des facultés de médecine vétérinaire modernes dans le monde entier.»

Privilégier des méthodes sans animaux vivants !

Malgré la directive européenne demandant de privilégier les méthodes substitutives, ces écoles ont malgré tout décidé d’avoir recours à cette pratique sur animaux, aussi cruelle que dépassée. L’an dernier, nous avions réussi à mettre fin à l’utilisation de lapins vivants pour des formations continues dans une autre école. Nous exigeons la même chose ici.

Le sacrifice de cochons vivants n’est pas nécessaire pour devenir un bon chirurgien! Bien au contraire, d’après nos experts, des modèles, mannequins et simulateurs; la réalité virtuelle; des simulateurs multimédias informatisés ou encore l’usage de tissus et cadavres d’animaux issus de sources éthiques sont à privilégier.

Pour le Dr André Ménache, vétérinaire spécialiste en science du bien-être animal et membre agréé du Collège européen du bien-être animal et de la médecine comportementale, à qui nous avons demandé une analyse de ces formations,

«Ces interventions menées sur des porcs ne sont pas destinées à apporter un quelconque bénéfice aux porcs globalement. Ces porcs sont utilisés comme du matériel vivant dans le cadre d’un enseignement post universitaire de chirurgie digestive.»

One Voice a écrit pour exiger l’arrêt immédiat de ces formations. Si ces cours perdurent, nous saisirons toute instance compétente en vue de faire respecter les droits de ces animaux. 

Mobilisez-vous avec nous pour ces cochons, en envoyant l’un de ces deux dessins aux organismes concernés pour leur demander d’utiliser des méthodes substitutives dans le cadre de ces formations.

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Où écrire ?

Medtronic
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CS 30001
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Non à l’abattage de chiens errants à Frontenaud!

Non à l’abattage de chiens errants à Frontenaud!

Non à l’abattage de chiens errants à Frontenaud!
05.04.2019
Frontenaud
Non à l’abattage de chiens errants à Frontenaud!
Animaux familiers

Jeudi 21 mars, à Frontenaud en Saône-et-Loire, la gendarmerie découvre les corps sans vie d’un homme et de son chien. Tous deux présentaient des traces de morsures. Mais rien n’indique que les morsures aient été causées avant leur mort ou pire, en aient été la cause. Pourtant, la préfecture décide alors de publier un arrêté autorisant l’abattage des chiens errants. La porte ouverte à un abattage massif de chiens sans abri… Nous déposons un recours au tribunal administratif de Dijon et demandons la suspension de cet arrêté !

Photo d’illustration : Adobe Stock

Edit au 18 avril 2019

Victoire! Nous avons été entendus: l’arrêté que nous avions attaqué a été abrogé par le préfet! L’audience aurait dû avoir lieu ce vendredi 19 avril à Dijon.
Les animaux en situation d’errance doivent être protégés, secourus et non traqués.

Considérant que ce drame est le fait d’un chien errant dans le secteur, la préfecture de Saône-et-Loire publie un arrêté radical autorisant les tirs à vue sur tout chien sans foyer et « potentiellement dangereux ».

Tous les chiens livrés à eux-mêmes, abandonnés, sans famille, souffrant de la faim, du froid, sont susceptibles de se faire tirer dessus. Quel est le crime de ces individus ? Ne sont-ils pas déjà assez vulnérables, luttant seuls pour leur survie sans la chaleur réconfortante d’un foyer ? L’abandon est déjà un si profond traumatisme. Quelle angoisse, chaque jour, de trouver la force de tenir jusqu’au lendemain! Pourquoi ne pas les secourir plutôt que de les tuer par balle ? La mise à mort sera-t-elle encore longtemps la solution privilégiée des autorités ?

Qui plus est, le Code rural prévoit que la capture est obligatoire pour les chiens sans famille. Tuer un individu errant ne doit être qu’une solution par défaut, envisagée après avoir tout essayé pour le sauver ou par nécessité si l’on doit se défendre… Aujourd’hui, s’ils sont devenus craintifs, il est possible de socialiser ces chiens petit à petit avec l’aide de professionnels sérieux.

Sous couvert de traquer un seul animal – ce qui est déjà scandaleux -, la préfecture autorise purement et simplement l’abattage massif de tous les chiens abandonnés dans la rue ! Une vision cruelle (et inefficace) de la gestion de l’errance qui n’est pas sans rappeler d’autres scandales dans un autre département français ou ailleurs dans le monde.

One Voice dépose un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté de la Préfecture de Saône-et-Loire ainsi qu’un référé-suspension.
Soutenez-nous en signant la pétition pour un meilleur statut juridique pour nos compagnons chiens et chats, membres à part entière de notre famille.

Donnons une vie à Inouk

Donnons une vie à Inouk

Donnons une vie à Inouk
04.04.2019
Antibes
Donnons une vie à Inouk
Exploitation pour le spectacle

Suite à l’observation d’Inouk, nous avons commandé un rapport à la biologiste spécialiste des orques, Ingrid Visser. Ce rapport, co-écrit par trois scientifiques, est clair: Inouk souffre le martyre à force de ronger les parois du bassin où il est détenu. One Voice lance une campagne pour Inouk, et dépose plainte contre le Marineland d’Antibes pour actes de cruauté. Nous demandons qu’il soit placé dans un sanctuaire marin.

Une stéréotypie: premier mal-être visible

Inouk est né en captivité le 23 février 1999 de parents capturés bébés dans le Grand Nord islandais. Orphelin depuis l’enfance, cela fait vingt ans qu’il tourne en rond et se laisse flotter, inerte, dans le bassin. Ces mouvements répétitifs sont, comme les cent pas pour les félins ou les balancements pour les éléphants, une autre expression du même mal: la folie due au stress de l’enfermement, typique des animaux captifs en grand mal-être… des mouvements stéréotypés pathologiques.

Le jeune grand mâle est reconnaissable à sa nageoire dorsale totalement affaissée sur le côté droit. Ingrid Visser précise que chez les orques en liberté cela est rare, et « associé à une mauvaise santé et à des traumatismes ». En captivité, en revanche…

Automutilation: la captivité en cause

Il n’y a rien dans les bassins d’Antibes. Ni à faire, ni à voir. Aucune échappatoire. Rien qu’un ennui profond. Pour lui qui fait partie d’une espèce si intelligente ayant une conscience de soi, un langage très complexe, des liens sociaux élaborés… cette piscine minuscule, comparée à l’océan, est une geôle infâme!

Entre ses tours de bassin maladifs, Inouk est dans un tel état de souffrance et de frustration, qu’il ronge les parois de béton. De nombreuses publications documentent le phénomène. En captivité, la majorité des orques rongent les murs des bassins. Mais Ingrid Visser, qui l’a observé in situ, est catégorique: ses collègues et elle n’ont jamais vu une mâchoire en si mauvais état. Inouk a fini par user toutes ses dents. Jusqu’à la pulpe. Or la douleur dentaire est la même pour les orques que pour les humains. Il en a développé des ulcères aux gencives, des régurgitations. L’acide gastrique ne faisant qu’empirer la situation.

Inouk souffrait et souffre vraisemblablement encore d’un déchaussement des dents, de dents cassées, et de dents dont la pulpe est exposée. Inouk souffre de facteurs de stress aigus et chroniques manifestes, associés à un confinement non naturel. En somme, il a une qualité de vie amputée en raison de sa captivité.» Ingrid Visser, John Jett, Jeffrey Ventre

Inouk a mal en permanence, chaque instant de chaque jour et de chaque nuit

Comble de l’aveuglement sur sa propre responsabilité, le parc déclare dès 2010:
« Inouk est souvent malade, à cause des agressions des autres orques et de ses problèmes dentaires qui ont déjà provoqué de nombreuses infections à la gorge ainsi que des problèmes de candidose sur la langue. Il peut manifester un niveau d’énergie très faible et souffre s’il y a de la glace dans son poisson. »
Comment Inouk peut-il s’alimenter sans douleur, puisque tout poisson donné aux orques du delphinarium est conservé dans la glace? De sa détresse découlent des problèmes physiques d’une extrême gravité. Le rapport est sans appel, la captivité des orques fait chuter dramatiquement leurs défenses immunitaires, menant à des maladies en chaîne et causant souvent leur mort.

Pour toute réponse au problème, Inouk a été médicamenté. Enfin, à présent que sa nageoire dorsale effondrée montre des traces de morsure, le parc en fait porter la responsabilité aux autres orques, pourtant elles aussi victimes de cette industrie. Quel cynisme, quand il suffirait de ne pas leur imposer une telle vie de misère!

L’inertie de l’État

Cette situation intenable a déjà bien trop duré. Qu’attend le ministre de l’Écologie pour agir? Nous l’avons attaqué au Conseil d’État, car il n’a toujours pas pris un nouvel arrêté « delphinarium » interdisant les échanges et la reproduction des cétacés captifs.

Obtenons une vie pour Inouk!

Nous portons plainte contre Marineland pour actes de cruauté sur Inouk! Sa place est dans un sanctuaire marin.

Inouk détenu dans un bassin d’eau chlorée et Jumbo dans un camion loin de la rivière, ont les mêmes ancêtres: les baleines. Nous cesserons de nous battre le jour où ils auront retrouvé une vraie vie.
Signez la pétition pour obtenir #UneViePourInouk !

Source:
Visser, Ingrid N.; Jett, John; Ventre, Jeff (2019).
INOUK – Captive 20-year-old male orca, with chronic and extensive tooth damage.
Report prepared for One Voice (www.one-voice.fr), March 2019. P.25

Jesko définitivement sorti d’affaire!

Jesko définitivement sorti d’affaire!

Jesko définitivement sorti d’affaire!
03.04.2019
Créteil
Jesko définitivement sorti d’affaire!
Animaux familiers

Mercredi 13 mars, le tribunal de grande instance de Créteil fut le théâtre du procès de l’agent de sécurité qui gardait Jesko enfermé dans le coffre de sa voiture. Une journée qui avait commencé sous les averses et les vents violents, et s’est terminée baignée de soleil. Comme la vie de Jesko, qui à ce moment là, a connu un tournant définitivement positif.

L’agent de sécurité s’approche de la barre. Il argue en butant sur les mots, avoir un quotidien pire que celui de son chien… Mais ce sont ses actions à lui qui ont failli coûter la vie à Jesko. Un homme en récidive, qui a obtenu malgré tout la clémence du juge. En sortant de l’audience, le soir venu, on a une fois de plus l’impression que même si les faits sont avérés et pris en compte, les affaires dont les animaux sont les victimes sont reléguées au second plan…

« Il y a sévices et sévices »

Dès le début de l’audience, on sent que l’affaire ne sera pas jugée sévèrement. Le président affirme qu’il y a « sévices et sévices » et que « le chien n’est pas marqué au fer rouge », même s’il est « néanmoins sous-alimenté. » Autant de perches tendues pour l’homme incriminé, qui aussitôt se cache derrière le paravent de la misère pour justifier ses actes et nier la souffrance infligée à Jesko. Le juge n’est tout de même pas dupe quand le prévenu dit être SDF et dormir dans la voiture avec Jesko, il s’embrase alors: « Non! On ne peut pas laisser dire cela. Jamais! Je dis bien: jamais vous n’avez été vu avec le chien dans la voiture pendant l’enquête. »

« Il a perdu dix kilos, si cela avait continué il en serait mort »

Entre septembre et janvier, Jesko a perdu pas moins de dix kilos! Deux vétérinaires corroborent que si cela avait continué, il en serait mort. Notre enquête montre qu’il restait de longues heures sans être alimenté et surtout sans eau et sans pouvoir sortir! L’homme s’en servait pour son travail d’agent de sécurité. C’était un outil pour lui, rangé, traité comme tel, dans un espace totalement insuffisant. En moins d’un mois grâce à nos soins, Jesko a repris sept kilos.
Les deux circonstances aggravantes n’ont pas été, à nos yeux, prises en compte à leur juste niveau. L’homme est coutumier du fait: en 2002 alors qu’il était encore pompier, il avait été accusé d’actes de cruauté, pour un chien retrouvé dans sa voiture! Et en tant qu’agent de sécurité, il ne pouvait ignorer la réglementation.

Jesko sauvé mais une bien légère sanction

Hypocrisie ou réelle repentance, l’accusé reconnait ses torts même s’il ajoute qu’il n’a, personnellement, pas une belle vie. Comment les humains, en position de force sur ces êtres sensibles peuvent-ils se mettre sur le même plan?
Le juge décidera d’alléger la sentence par rapport au réquisitoire du parquet: « Monsieur, vous êtes reconnu coupable des faits qui vous sont reprochés. Vous êtes condamné à 2 mois de prison avec sursis. C’est un avertissement. Maintenant pour le nœud de cette affaire: nous confirmons la confiscation de l’animal, et sa remise définitive à l’association One Voice. Enfin, vous avez une interdiction de détenir un animal pendant 5 ans, ce qui est le maximum. »

Jesko trouvera la paix, c’est une évidence. Notre Cellule Zoé cherche dorénavant activement une famille aimante. Pour nous donner plus de poids dans ces affaires où les chiens sont utilisés et traités comme des outils, signez la pétition contre les violences faites aux animaux familiers, et pour un renforcement législatif des peines.