Chasse: les balles siffleront en forêt dès le 1er juin!

Chasse: les balles siffleront en forêt dès le 1er juin!

Chasse: les balles siffleront en forêt dès le 1er juin!
30.05.2019
France
Chasse: les balles siffleront en forêt dès le 1er juin!
Animaux sauvages

Dans l’esprit des gens, la chasse est une activité d’automne et d’hiver. Mais les chasseurs ne l’entendent pas de cette oreille. Ils veulent chasser le plus possible et le plus longtemps possible. De longue date, ils ont obtenu le droit de chasser le chevreuil dès le 1er juin! Cela alors qu’il s’agit de la période où il y a le plus de monde dans les milieux naturels et ruraux, mais également pendant que les chevreuils sont en période de rut (mi-juillet à mi-août)! Ce qui fait de cette chasse non seulement un non-sens écologique (un de plus lorsqu’on parle de chasse…), un non-sens déontologique (mais depuis longtemps les chasseurs ont fait la preuve de leur absence totale de déontologie!), mais aussi un déni des autres activités humaines qui se déroulent elles aussi en plein air.

Crédit photo: Pierre Athanaze

Cette disposition scandaleuse est loin d’être un acte de « gestion » comme aiment à le revendiquer les chasseurs. Cette mesure leur permet de tirer les brocards (chevreuils mâles) les plus beaux afin de décorer leurs cheminées de trophées morbides. Les chevreuils perdant leurs bois en début d’automne, les chasseurs ont plus de chance de « récolter » de « beaux » trophées en abattant les chevreuils en été lors de la période de reproduction!

Le tir d’été est décrété par les préfets à la demande des fédérations départementales de chasse. Demandes qui sont quasi systématiquement suivies d’arrêtés autorisant cette ineptie. Du coup, pourquoi les chasseurs se gêneraient-ils? Et pourquoi n’abattre que les chevreuils? Les fédérations de chasse et les gestionnaires de domaines de chasse ont demandé aux pouvoirs publics d’ouvrir également cette chasse, aux daims. Puis plus récemment aux sangliers. Et bien entendu, ils ont obtenu gain de cause.

Pendant la période estivale, chevreuils et daims sont chassés à l’approche ou à l’affût (miradors). Les sangliers, eux, sont chassés en battue. Chaque chasseur qui pratique cette chasse déshonorante se voit, en plus, autorisé à abattre également les renards! Cela, sans aucune restriction! Même une fois le quota de chevreuils ou daims atteint, les détenteurs d’autorisations de tirs d’été auront le droit de continuer à chasser le renard qui est pourtant de plus en plus reconnu comme un auxiliaire de l’agriculture par les agriculteurs eux-mêmes.

Cette période de chasse qui se rajoute à la période dite d’ouverture générale, permet aux chasseurs de chasser trois mois et demi de plus! Et aux détenteurs des droits de chasse de gagner encore plus d’argent. On peut trouver, chez la plupart des organisateurs de chasses privées, des offres de séjours et de chasses dans divers départements. Les chasseurs, en mal d’activités sanguinaires, peuvent, contre monnaie sonnante et trébuchante, assouvir leurs pulsions mortifères pendant ces trois mois et demi de plus. Ce qui constitue une manne financière de plus pour ceux qui font commerce de la mort.

Non, la chasse n’est pas, comme certains essaient de le faire croire, un acte de « gestion » de la faune sauvage, mais une activité commerciale. Signez notre pétition pour obtenir une réforme radicale de la chasse, et son interdiction pendant l’intégralité des week-ends et des vacances scolaires!

Goiat a besoin de nous!

Goiat a besoin de nous!

Goiat a besoin de nous!
28.05.2019
Pyrénées
Goiat a besoin de nous!
Animaux sauvages

Était-il vraiment nécessaire de capturer et déraciner un ours vivant libre en Slovénie, où il avait tous ses repères, où il avait grandi, pour, en substance, l’empêcher de s’alimenter là où on l’a forcé à s’implanter? One Voice dénonce une politique inhumaine vis-à-vis de Goiat et plus généralement des ours concernés par ce type de programmes. Nous avons besoin de vous tous pour empêcher les tirs d’effarouchement sur les ours!

Au nom de la biodiversité, un programme inhumain pour les ours

Soupçonné d’avoir attaqué par sept fois des troupeaux ou animaux domestiques (porcs, moutons ou chevaux), les organisations agricoles ont réclamé des mesures contre Goiat, un ours d’origine slovène qui avait été « relâché » dans le Val d’Aran par les autorités espagnoles en 2016. Cela afin de pallier le manque de diversité génétique de la population pyrénéenne d’ours qui étaient tous les descendants d’un seul mâle, l’ours Pyros. Les ours ne connaissant pas les frontières des humains, Goiat navigue entre nos deux pays, suivi grâce au collier GPS dont il est équipé.

Goiat est resté la cible préférée des militants anti-ours français. Et ce printemps, après les attaques dont il est peut-être à l’origine, le préfet des Hautes-Pyrénées souhaite mettre en place des mesures d’effarouchement afin de l’éloigner et, disons-le clairement, de tenter de le repousser de l’autre côté de la frontière… Le « plan ours » prévoit d’ailleurs qu’en cas d’ours dit « à problème », l’État puisse diligenter des opérations d’effarouchement. Mais qu’est-ce qu’un « ours à problème »? Un ours qui se nourrit? Et quelle serait l’étape suivante aux tirs d’effarouchement? L’abattage de celui-ci?
L’objectif de l’introduction d’ours dans les Pyrénées n’est-il pas de les voir se multiplier? Avec les risques inhérents à leur présence?

Participons en nombre à la consultation publique!

Avant la publication de cet arrêté, la préfecture doit procéder à une consultation publique. Elle se clôturera le 14 juin. Afin d’empêcher cette opération d’effarouchement, il nous faut être nombreux à répondre défavorablement à ce projet.

En vous connectant sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire, indiquez dès le début de votre commentaire que vous êtes contre l’effarouchement de Goiat. Puis argumentez en quelques lignes. Attention, les commentaires copiés-collés ne sont pas pris en compte. Utilisez vos mots et vos phrases, sans insultes ni menaces (elles aussi invalideraient votre avis).

Afin de vous aider, nous vous proposons quelques arguments-clefs. Choisissez-en un ou plusieurs et développez-les à votre goût.

  • L’expertise réalisée par les techniciens de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) n’a pas démontré que l’ours Goiat est un « ours à problème ».
  • Contrairement à ce qui est écrit dans le projet d’arrêté, en aucun cas Goiat n’a un comportement familier. Les attaques qui lui sont attribuées se sont déroulées de nuit, à plusieurs centaines de mètres des habitations, en l’absence de toute présence humaine. Le terme de « familier » est donc non seulement abusif, mais fallacieux. En l’absence de comportement familier, il ne peut donc être catégorisé comme « ours à problème » et ne doit, par voie de conséquence, pas être effarouché.
  • Seule la mise en place de moyens de protection des troupeaux est à même de protéger durablement les animaux de ces élevages, des attaques des prédateurs sauvages, mais aussi des chiens divaguant qui sont responsables de bien plus de dégâts aux troupeaux que tous les ours, loups et lynx réunis.
  • L’éleveur qui a subi deux attaques n’a pas de chien de protection pour son troupeau. Cette carence de sa part ne doit en aucun cas se retourner contre la faune sauvage.
  • Les prédations qui sont reprochées à Goiat se sont toutes déroulées de nuit. Les troupeaux étaient mal protégés (absence de clôtures électrifiées, chiens de protection inefficaces ou absents,…).
  • La mise en place de clôtures électriques autour d’un rucher a suffi pour protéger les ruches de Goiat qui a été filmé à proximité par une caméra-piège de l’ONCFS le 9 août 2017, démontrant, s’il en était besoin, que des moyens simples de protection sont efficaces pour se prémunir contre les dégâts occasionnés par un grand prédateur.

Nous comptons sur vous. Un grand merci à toutes et tous.

Photo: Image d’illustration
Crédit: DR

Deux tueurs sanguinaires de tortues marines interceptés à Mayotte!

Deux tueurs sanguinaires de tortues marines interceptés à Mayotte!

Deux tueurs sanguinaires de tortues marines interceptés à Mayotte!
27.05.2019
Mayotte
Deux tueurs sanguinaires de tortues marines interceptés à Mayotte!
Animaux sauvages

Deux hommes pris en flagrant délit de massacre de tortues marines à Mayotte sont jugés en comparution immédiate ce lundi 27 mai 2019 à 14h au tribunal correctionnel de Mamoudzou. Les braconniers-dont un multirécidiviste employé par le département pour protéger ces tortues-ont été filmés de nuit la semaine dernière en train de capturer, mutiler, dépecer, puis transporter deux tortues. Entre cruauté et manque de moyens pour défendre ces animaux en grand danger, One Voice met directement en cause la faiblesse du droit, et le manque de volonté politique pour agir. Nous sommes partie civile dans cette affaire.

Crédit photo: François-Elie Paute / Oulanga na Nyamba

Le massacre de deux tortues marines filmé

Les faits sont graves. Dans la nuit du 23 au 24 mai sur une plage de Mayotte, deux hommes sont filmés en train de cerner deux tortues marines, de leur donner des coups de pied pour les déplacer et les étourdir, puis les dépecer au couteau alors qu’elles sont semble-t-il encore vivantes, pour ensuite laisser les carapaces sur la plage et emporter la viande dans leur pirogue. D’interminables et atroces souffrances pour ces deux tortues vertes venues pondre sur la plage.

Qui protège les tortues marines, pourtant menacées?

Dans le monde, toutes les espèces de tortues marines sont menacées, et la France a des territoires dans tous les océans et autant de responsabilités. Pourtant à Mayotte, le braconnage des tortues vertes atteint des proportions effrayantes. Environ 400 d’entre elles sont dépecées chaque année sur les plages des îles françaises de l’archipel des Comores. L’association mahoraise Oulanga Na Nyamba, qui œuvre à la protection des tortues marines et de leur habitat sur place, est dépourvue de vrais moyens pour agir. Mais comment en est-on arrivé à laisser les associations seules face au drame de ces animaux qui disparaissent dans de terribles souffrances?

L’un des braconniers était payé par l’État pour surveiller les tortues!

Les lois, une fois publiées, doivent être appliquées, et c’est à l’État de déployer les moyens nécessaires pour les faire respecter. Or qu’apprend-on? Que, vissée sur la tête de l’un des deux prévenus, une casquette arborait le slogan « sauvons les tortues ». Un comble: cet employé du conseil départemental dont le rôle était de surveiller les braconniers, aurait profité de ce statut pour agir de la sorte depuis plusieurs mois! Multirécidiviste, nous avons retrouvé une interview datant de 2011, dans laquelle il était filmé couteau à la main sur une plage, des kilos de viande dans sa pirogue, confronté à des militants lui rappelant déjà la loi, à défaut de pouvoir faire plus. Il a été employé par le Conseil Départemental de Mayotte après condamnation…
Dans un reportage diffusé sur TF1 dans l’émission « Sept à huit » en novembre 2011, on peut voir le braconnier/employé du conseil départemental interviewé sur la plage de Papani lors d’une de ses « sorties » nocturnes.

Le Conseil de défense écologique, une coquille vide

Hydrocarbures et bruit des bateaux, pêche, plastique, braconnage, changement climatique, disparition de leur habitat et des lieux de reproduction, etc.: les tortues marines sont menacées de toutes parts, c’est pourquoi elles sont censées être protégées. Depuis des décennies, les gouvernements français successifs ont regardé ailleurs. Aujourd’hui, Emmanuel Macron instaure un Conseil de défense écologique. Nous espérons qu’il ne sera pas qu’une coquille vide et que le cri d’alarme des tortues sera entendu. Nous attendons des actes forts et efficaces, mis en place rapidement, et pour le long terme.

La cruauté infligée aux animaux sauvages libres n’est jamais sanctionnée

Comment ne pas être écœuré, révolté en apprenant le terrible sort de ces deux pauvres tortues? Étant donné que ces dernières sont des animaux sauvages libres, quelle que soit la cruauté dont elles sont victimes, quelles que soient les mutilations qu’elles subissent, on ne peut porter plainte en leur nom que pour atteinte à une espèce protégée, pas pour les souffrances inimaginables qu’elles ont endurées. Au-delà de ce statut qui, donc, seul, les protège (et encore, si peu), il est invraisemblable que ces animaux sensibles ne soient pas protégés des actes de cruauté par les textes actuels! Les animaux ne sont pas seulement des représentants de leur espèce, qu’il faudrait juste sauvegarder par principe. Chacun des individus devrait avoir le droit de ne pas être maltraité impunément!

Les deux braconniers encourent de la prison ferme. Notre avocate représente également l’association Oulanga Na Nyamba au procès, lundi 27 mai à Mayotte. Nous attendons des actes concrets du gouvernement en faveur des animaux, et un changement profond de politique vis-à-vis du vivant. Nos parlementaires doivent également prendre leur part de responsabilité.

Prada arrête la fourrure pendant qu’en France on discute…

Prada arrête la fourrure pendant qu’en France on discute…

Prada arrête la fourrure pendant qu’en France on discute…
22.05.2019
France
Prada arrête la fourrure pendant qu’en France on discute…
Exploitation pour la Mode

Alors que One Voice est présente depuis plusieurs semaines aux réunions du ministère de la Transition écologique et solidaire pour discuter du bien-être animal et notamment des élevages de visons, le groupe Prada annonce arrêter la fourrure. C’est l’une des labellisations les plus rapides que la Fur Free Alliance ait connue, grâce à notre mobilisation sans précédent!

Une campagne qui a fait mouche!

Nous avions fait campagne auprès du public jusque devant les magasins Prada, pendant les Fashion Weeks de Milan, Paris, Londres et New-York en septembre dernier, en marge des défilés présentant les collections printemps-été des plus grands noms de la mode. Notre campagne simultanée partout dans le monde avait interpellé les dirigeants du groupe Prada sur la nécessité de suivre le mouvement international de l’éthique et du respect des animaux.

À l’annonce des pourparlers entre le groupe Prada et nos partenaires italien et américain, la LAV et la Humane Society of United States, nous avions cessé toute médiatisation. Le changement était en marche, ce n’était plus qu’une question de temps. En octobre dernier, lors de la réunion biannuelle de la FFA à Stockholm, les discussions allaient alors bon train, nous savions que la marque était d’accord sur le principe. Il ne restait que les détails logistiques et les délais de mise en place à fixer.

C’est dorénavant officiel: chez Prada, on n’arborera plus de fourrure à partir de la collection femme de l’hiver 2020, autrement dit dès à présent! Quelle immense victoire pour nous toutes et tous à la Fur Free Alliance! Car non seulement Prada, mais l’ensemble des marques du groupe s’engagent. Ainsi Miu Miu, Church’s, Car Shoes et d’autres encore sont concernées!

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, annonce: « Le ministère de l’Écologie en est encore à chercher comment améliorer les conditions d’exploitation des visons dans moins d’une dizaine d’élevages en France alors qu’une nouvelle grande marque de la mode mondiale se positionne clairement contre la fourrure! Encore et toujours, où sont les actes pour la planète, la biodiversité et les animaux? »

L’engagement citoyen a montré sa force. Il est grand temps que nos décideurs se rendent enfin compte que produire de la fourrure au prix du sacrifice d’êtres sensibles et de la nature est inacceptable.

Discussions au ministère sur le bien-être des visons encagés

Depuis le lancement des groupes de travail au ministère de la Transition écologique et solidaire, nous craignons que les discussions ne soient stériles, tout en les souhaitant constructives. S’il est encore une fois question de modifier la taille des cages et non de mettre un terme à l’élevage des visons pour des manteaux, en France, nous ferons savoir à tous qu’il s’agit d’une vaste pantalonnade. Nous sommes déterminés, car tant la cruauté de l’élevage que celle de la mise à mort doivent être dénoncées.

Nous l’avons fait en 2016 dans six élevages français. Ce que nous y avons trouvé n’est pas une exception, c’est la norme! Stress, misère, pollution des sols, drames pour la biodiversité, etc. Les élevages doivent fermer, en aucun cas se multiplier ou s’agrandir. Les renards, chinchillas, visons, lapins ainsi que nos concitoyens, méritent mieux! Un programme de fermetures définitives doit être mis en place sous la forme d’un arrêté ministériel dès cet été!

Appelons à l’interdiction de l’élevage d’animaux pour leur fourrure en France! Signez notre pétition!

Le groupe Prada rejoint le programme Fur Free Retailer

Le groupe Prada rejoint le programme Fur Free Retailer

Le groupe Prada rejoint le programme Fur Free Retailer
22.05.2019
Monde
Le groupe Prada rejoint le programme Fur Free Retailer
Exploitation pour la Mode

Aujourd’hui, le groupe Prada annonce qu’il n’utilisera plus de fourrure animale dans ses créations ni dans ses nouveaux produits, autrement dit à partir des collections féminines SS2020 (printemps-été 2020). Les stocks seront vendus jusqu’à épuisement des pièces concernées et quantités disponibles. L’annonce du groupe Prada fait suite à une collaboration entre la marque de luxe et des membres de la Fur Free Alliance (FFA), une coalition de plus de 50 associations de protection des animaux à travers une quarantaine de pays.

« Le groupe Prada est tourné vers l’innovation et la responsabilité sociale, et notre politique sans fourrure–lancée à la suite d’un dialogue constructif avec la Fur Free Alliance, et plus particulièrement avec la LAV et la Humane Society of the United States–est un prolongement de cet engagement », a déclaré Miuccia Prada. « Un recentrage sur les matériaux innovants permettra à la compagnie d’explorer de nouvelles frontières du design créatif tout en répondant à la demande de produits éthiques. »

Pour Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice, représentant français de la Fur Free Alliance, « L’engagement du groupe Prada suscitera certainement un appel d’air pour d’autres marques. C’est une belle victoire de l’engagement citoyen au niveau mondial, et un signe très encourageant que les temps changent au bénéfice des animaux. Quelle grande victoire que Prada s’engage dans la voie de l’éthique et de l’innovation! »

« La Fur Free Alliance félicite le groupe Prada d’avoir renoncé à la fourrure« , déclare Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance. « Le groupe Prada, avec ses marques, rejoint maintenant la liste grandissante des marques sans fourrure qui répondent au changement d’attitude des consommateurs vis-à-vis des animaux. »

Brigit Oele, responsable de programme de la Fur Free Alliance, explique: « Le groupe Prada a été l’une des entreprises les plus rapides à renoncer à la fourrure une fois entamé le dialogue constructif avec notre coalition il y a à peine plus d’un an. Le programme Fur Free Retailer concerne un millier de compagnies, ce qui indique que ce mouvement mondial prend rapidement de l’ampleur. Ainsi, il y a très peu de chances que la fourrure redevienne un jour une mode acceptable. C’est un grand jour pour les animaux! »

Samba: la tragédie a assez duré!

Samba: la tragédie a assez duré!

Samba: la tragédie a assez duré!
20.05.2019
Bouches-du-Rhône
Samba: la tragédie a assez duré!
Exploitation pour le spectacle

Depuis 2002, One Voice se bat pour faire reconnaître le martyre de Samba. Capturée au Kenya alors qu’elle était bébé, cette éléphante endure un calvaire au sein d’un cirque français. Cela doit cesser! Nous engageons une procédure juridique contre la Préfecture des Bouches-du-Rhône pour qu’elle prenne ses responsabilités et ne tolère plus longtemps de telles cruautés dans un établissement qui lui est rattaché.

Jusqu’à quel point un animal doit-il être persécuté pour que les humains admettent sa souffrance? Jusqu’où les dresseurs peuvent-ils aller sans qu’un frein soit mis à la violence? Voici 32 années que Samba a vu le jour et presque autant qu’elle endure un véritable enfer. Depuis 17 ans que nous avons rencontré cette éléphante séquestrée par un cirque français, nous nous battons pour la sauver.

Enquêtes, expertises, rapports, pétitions, manifestations, actions juridiques, création d’un comité de soutien, sensibilisation du public et des autorités pour dénoncer sa maltraitance quotidienne et ses conditions de détention infâmes ne respectant pas ses besoins les plus élémentaires… Nous menons ce combat sans relâche, mais l’exploitation de Samba continue d’être tolérée, applaudie même lors des numéros qu’elle exécute sous la menace de l’ankus. Son drame s’éternise et va finir par la tuer.

Des supplices à répétition

Les dernières images rapportées par nos enquêteurs parlent d’elles-mêmes. Samba est à bout. Plus maigre que jamais, gisant à même l’asphalte dans un enclos minuscule et dénué de tout enrichissement, elle ne montre que son dos, seule face au malheur, immobile. On la croirait morte. Pourtant, non. Pas encore. Lorsqu’elle se redresse, elle reprend ses mouvements stéréotypés d’automate au seuil de la folie. Et l’on se demande comment elle a résisté si longtemps aux traumatismes incessants de son existence.

Les souvenirs de ses premiers mois de vie ne l’ont jamais quittée. Peut-être est-ce à eux qu’elle parvient à se raccrocher? Ces 12 mois où elle a goûté la saveur du bonheur, juste après sa venue au monde au Kenya, quand elle était encore libre et entourée des siens… Rien ni personne ne pourra lui faire oublier les gestes d’amour de sa mère, l’attachement indéfectible de sa famille, les jeux complices avec les petits de son âge, le plaisir des longues marches dans la brousse africaine, la joie des baignades en commun. Pourtant, ce bonheur-là lui a été arraché, très tôt. Radicalement. Un jour, des chasseurs sont venus massacrer son troupeau. Un jour, sa mère a été assassinée sous ses yeux. Samba n’avait alors qu’un an. Et ce jour-là, si elle fut l’une des seules à ne pas être tuées physiquement, sa capture a provoqué la plus lente et déchirante des agonies… Une plongée vers le néant, absurde et cruel, qui se prolonge encore, en ce moment même!

Ne cautionnons pas l’horreur!

Laisserons-nous à cette image d’un éléphant traumatisé et maltraité le dernier mot? Souhaitons-nous abandonner Samba à ses bourreaux jusqu’à son ultime souffle? Depuis 2002, One Voice se mobilise pour que sa cage ne devienne pas son tombeau. En 2019, nous ne désarmons pas! Nous réclamons que la souffrance de Samba soit enfin reconnue et que des mains aimantes puissent prendre soin d’elle!

Même si la préfecture des Bouches-du-Rhône, où le cirque est enregistré, fait toujours la sourde oreille à nos appels après toutes ces années, nous avons engagé une procédure juridique à son encontre. Cette administration a le devoir d’imposer à ceux qui se disent « propriétaires » de Samba son transfert immédiat dans un sanctuaire. Les charges qui pèsent contre eux, les preuves que nous détenons, sont suffisamment lourdes pour garder l’espoir d’obtenir gain de cause. À moins de vouloir se voiler la face et continuer à protéger des tortionnaires.

Signez et partagez la pétition #UnSanctuairePourSamba!

Maltraitance sur sept chevaux: One Voice réclame justice

Maltraitance sur sept chevaux: One Voice réclame justice

Maltraitance sur sept chevaux: One Voice réclame justice
20.05.2019
Val-de-Marne
Maltraitance sur sept chevaux: One Voice réclame justice
Animaux familiers

Les animaux méritent respect et considération! Ce n’est certainement pas ce qu’a manifesté un homme du Val-de-Marne à l’égard de sept chevaux et poneys. Pendant au moins neuf jours, ils ont été livrés à eux-mêmes dans un terrain communal. L’un d’entre eux, blessé à la jambe, n’a même pas été soigné! One Voice intervient et demande leur placement dans des refuges partenaires. L’audience a eu lieu ce 22 mai 2019 à Créteil.

Tout a commencé à Valenton, dans le Val-de-Marne, en novembre 2017. Amaigris, affamés, des chevaux tentaient de subsister tant bien que mal, abandonnés dans un terrain communal. Leur unique source de nourriture provenait d’une voisine. Elle seule les abreuvait et les nourrissait de foin, de fruits et de légumes lorsqu’elle le pouvait. Personne d’autre ne semblait s’en occuper. Depuis neuf jours, un animal était blessé: le pauvre s’était ouvert la jambe, accident manifestement provoqué par une gouttière. La plaie n’était pas soignée et un morceau de plastique était resté coincé à l’intérieur. On ne peut qu’imaginer la souffrance permanente que devait ressentir ce cheval!
De plus, sur un autre terrain du même village, un poney était lui aussi abandonné. Non seulement personne ne s’occupait de lui, mais en plus, il était attaché. Impossible pour lui de marcher, de courir, comme ils aiment tant le faire. Il demeurait seul, presque immobile, sans aucun accès à l’eau ni à sa nourriture.

Profondément indignée par cette situation, la voisine tire alors la sonnette d’alarme. Une plainte est déposée le 20 novembre 2017. L’enquête permet de retrouver le responsable de cet abandon: un reproducteur de chevaux. Celui-ci s’offusque et assure qu’il ne pouvait pas soigner le cheval blessé, car ce dernier était « difficile à approcher ». Argument peu convaincant, étant donné que le bout de plastique coincé dans la jambe de l’animal l’empêchait de se déplacer normalement. L’approcher était donc très facile, il n’attendait que ça! Il paraît évident que cet homme n’avait aucune intention de s’occuper dignement de ses animaux. Les chevaux continueraient à tenter de survivre. Craignant de se faire retirer ses équidés, l’homme les a déplacés probablement dans un hangar dont nous ignorons la localisation, en tout cas hors du terrain communal, tout cela pour les rendre introuvables. À l’heure actuelle, la justice suit son cours, mais les chevaux sont encore sous le joug d’un homme irresponsable.

One Voice s’est donc portée partie civile au procès pour mauvais traitements et sera à l’audience du 22 mai 2019. Les chevaux doivent être placés au plus vite dans nos refuges partenaires! Ainsi, ils auront enfin l’amour et les bons soins dont ils ont besoin.

Un chien-objet ne peut pas être bon pour le cœur

Un chien-objet ne peut pas être bon pour le cœur

Un chien-objet ne peut pas être bon pour le cœur
16.05.2019
France
Un chien-objet ne peut pas être bon pour le cœur
Animaux familiers

Une étude scientifique publiée en 2017 explique les bienfaits pour la santé de vivre avec un compagnon chien1. La voici aujourd’hui exploitée dans une campagne de la Fédération Française de Cardiologie qui communique sur les « atouts » médicaux et sociaux de ces compagnons domestiques. Présentés comme de parfaits médicaments, les chiens permettraient aux seniors de diminuer de 36 % leurs risques de mourir d’une maladie cardio-vasculaire.

Pour ajouter une note d’humour à ces arguments décapants, la Fédération Française de Cardiologie croit bon de souligner que ces remèdes à 4 pattes sont « peureux, sentent fort, ronflent, aboient tout le temps, bavent, perdent leurs poils, ont des gaz », et autres compliments… Hum, quel égard pour ces êtres « qui peuvent vous sauver la vie »! Comment peut-on imaginer qu’un chien-objet, méprisé à ce point, puisse apporter une quelconque aide à une personne qui le percevrait ainsi?

 

Au quotidien, les chiens vous rendent parfois la vie difficile mais savez-vous qu’ils peuvent aussi vous la sauver ? #OhMyDog
Pour tout savoir : https://t.co/FkHcjkeZQh pic.twitter.com/K5BlUWOtV7

— Fédé de cardiologie (@fedecardio) 10 mai 2019

 

Les chiens sont nos compagnons millénaires! Leur sensibilité n’est plus à prouver, leur degré d’évolution non plus. Nous les avons façonnés pour embellir notre existence. Or cette campagne, pleine de morgue et de dérision, donne d’eux une représentation qui les rabaisse et les dénature. Où est alors le respect pour ces animaux et pour les millions d’humains qui les aiment et s’appuient sur eux?

Nous défendons les chiens face aux cruautés dont ils sont victimes. Nous proposons aussi des conférences pour mieux les connaître et vivre avec eux au quotidien. Et nous savons que si leur présence au sein d’un foyer peut faire du bien au cœur, c’est justement car cette vie qu’ils partagent avec nous s’appuie sur une relation d’amour. Cet amour inconditionnel que les chiens nous enseignent et nous offrent, cette bienveillance, cette indulgence, cette fidélité absolues, et tous ces petits moments de bonheur que connaissent les humains ayant la chance de les côtoyer.

Ce n’est pas une coïncidence si les conférences que nous avons données dans de nombreuses villes s’intitulaient: Au « cœur » du chien. Ces compagnons au cœur immense ne poursuivent qu’un seul but: être là pour nous, sans réserve et pour toujours. C’est en cela qu’ils nous rendent profondément heureux, qu’ils nous donnent confiance et envie d’aller vers les autres. C’est ainsi qu’ils protègent notre cœur, dans tous les sens du terme.

Si la Fédération Française de Cardiologie a des intentions louables, sa campagne passe clairement à côté de ce qui fait l’essence même dune relation digne de ce nom avec un compagnon chien. D’ailleurs, les personnes qui seraient tentées dadopter un animal-objet uniquement pour leur santé, risquent fort de faire mentir les résultats de cette étude…

1.Mubanga M et al. «Risques d’accidents et de mortalité cardio-vasculaires pour les possesseurs d’un chien – une étude de cohorte nationale ». Sci Rep 2017; 7: 15821

Le tortionnaire de Cooky devant les juges

Le tortionnaire de Cooky devant les juges

Le tortionnaire de Cooky devant les juges
16.05.2019
Auch
Le tortionnaire de Cooky devant les juges
Animaux familiers

Le 20 mai prochain, nous défendrons la mémoire du chien Cooky dont la vie a été sauvagement arrachée par un piège. Nous avons porté plainte contre la personne qui l’a laissé agoniser des jours sans lui porter aucun secours. Son procès s’ouvre au Tribunal correctionnel d’Auch où nous nous battrons pour réclamer justice.

Le drame a marqué les esprits. Le 29 novembre 2018, Cooky ne rentrait pas chez lui. Affolée, sa famille l’a cherché, et cherché encore, en arpentant la région où il avait l’habitude de s’offrir une escapade quotidienne. Hélas, une semaine après sa disparition, un sinistre appel téléphonique a sonné comme le glas chez les siens, anéantissant leurs derniers espoirs: un homme les contactait avec un cadavre sur les bras… Il voulait se débarrasser de la dépouille… C’était Cooky. Cet homme était son bourreau. L’enquête a vite révélé qu’il avait laissé le chien agoniser plusieurs jours, pris à la gorge dans un piège destiné aux renards!

Procès pour actes de cruauté

Nous avons porté plainte contre le responsable de cette mort ignoble! Il comparaîtra le 20 mai prochain devant le Tribunal correctionnel d’Auch. Nous disposons des pièces pour prouver que le prévenu a sciemment décidé de laisser Cooky s’asphyxier dans des souffrances atroces. Nous savons qu’il avait installé un piège X sur le terrain de sa maison et constaté, dès le 1er décembre, que celui-ci s’était refermé sur un chien. Pour autant, il ne l’a pas libéré, alors même qu’il avait entendu ceux qui tentaient de le retrouver appeler le nom de leur compagnon. Il a préféré laisser l’animal endurer le martyre jusqu’au bout!

L’autopsie démontre que le décès de Cooky a été causé « par une strangulation avec écrasement partiel des tissus du cou et du larynx (…) ». Elle note aussi « la présence de liquide stomacale dans la trachée contribuant à l’asphyxie du chien par une réaction des poumons suite à une fausse déglutition provoquée par la strangulation ou le fait que le chien s’est débattu ». Ainsi, Cooky a éprouvé une douleur physique intense et des angoisses terribles tandis qu’il étouffait… Aux côtés de sa famille éplorée, nous serons au procès pour défendre sa mémoire et réclamer que son tortionnaire soit condamné à la peine maximale!

Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer!

Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer!

Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer!
15.05.2019
France
Les blaireaux s’apprêtent à vivre neuf mois et demi d’enfer!
Animaux sauvages

Aujourd’hui 15 mai, la chasse la plus cruelle d’Europe ouvre pour 9 mois et demi d’enfer! C’est à la demande des fédérations de chasse que les préfets de 74 départements français autorisent cette chasse scandaleuse. Les blaireaux en font les frais alors qu’ils sont encore en pleine période de reproduction et d’élevage des jeunes! Cela, pour permettre à de plus en plus de chasseurs français de pratiquer cette chasse interdite dans tous les autres pays d’Europe: la vénerie sous terre, ou déterrage!

En France, les blaireaux ont le triste privilège d’être classés « espèce gibier avec période complémentaire ». Ce statut, unique en France, a été fait sur mesure pour permettre la pratique de la « vénerie sous terre » alors que tous les autres modes de chasse sont fermés jusqu’à septembre. Ce statut est en fait pire que celui d’espèces dites nuisibles, car les pouvoirs publics n’ont même pas à justifier du moindre dégât pour sacrifier des milliers de blaireaux aux chasseurs en mal de partie de chasse pendant le printemps et l’été.

Pour pratiquer le déterrage, les chasseurs se réunissent en « équipage ». Ils bouchent l’ensemble des entrées de la blaireautière afin que le ou les blaireaux ne puissent s’en échapper, ne conservant qu’une seule ouverture, par laquelle ils
font entrer leurs chiens de terrier pour harceler l’animal dans la galerie.

Acculé, terrorisé, mordu sans cesse, le blaireau va vivre de longues heures de résistance à lutter pour sa survie et protéger sa portée éventuelle.

Guidés par les aboiements de leurs chiens, les chasseurs creusent, jusqu’à atteindre leur cible. Selon la nature du terrain, la profondeur de la galerie, et la précision des chasseurs-terrassiers, cette opération peut prendre de 3 à 10 heures! Une fois mis au jour, le blaireau, stressé et blessé, est saisi à l’aide de pinces métalliques mesurant de 1,5 à 1,8 mètre. Ainsi extirpé du terrier, il est alors achevé à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et sa dépouille est jetée aux chiens. Il n’est pas rare que le blaireau soit livré aux chiens encore vivant. Il sera alors mis en pièce dans d’affreuses souffrances. Cette pratique a un nom: la curée, elle est destinée à exciter chez eux l’ardeur pour ce genre de chasse. Ou à offrir un spectacle d’une rare violence aux humains.

Pour tenter de « justifier » ces horreurs, les chasseurs arguent d’une pratique qui serait « traditionnelle ». Ce qui est totalement faux. Si effectivement cette pratique est assez ancienne, elle était, jusqu’à il y a peu, une chasse tout à fait marginale. C’est sous l’effet de quelques chasseurs, soutenus par la Fédération Nationale des Chasseurs, que la pratique de la vénerie sous terre a pris son essor depuis une vingtaine d’année. Il y a aujourd’hui plus de 3 000 équipages en France! Soit autour de 75 000 chasseurs et de 130 000 chiens! Et aucun quota pour encadrer le massacre de blaireaux! Autant ces chasseurs veulent en chasser, autant ils en tueront!

Malgré ce que certains chasseurs prétendent, les blaireaux ne « pullulent » pas. C’est pour cette raison que dans la plupart des pays européens, comme en Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie ou Grèce, ces animaux sont protégés.

Les études scientifiques ont montré qu’en France, les densités de blaireaux sont de 0,1 à 4 ou 5 par kilomètre carré. En Angleterre, ses densités peuvent atteindre 10 individus au kilomètre carré sans que cela n’occasionne de dégâts à l’agriculture ou aux infrastructures.

One Voice demande que cette pratique, qui concerne également les renards et les ragondins, soit enfin interdite en France, comme elle l’est dans l’ensemble de l’Europe, et réclame la protection des blaireaux, ils ont toute leur place dans la nature!