Le lierre, éloge d’un marginal

Le lierre, éloge d’un marginal

Le lierre, éloge d’un marginal
23.06.2019
France
Le lierre, éloge d’un marginal
Habitat naturel

Le lierre commun (Hedera Helix) ne fait rien comme les autres. Si les gestionnaires d’espaces verts voient souvent cet élève dissipé d’un mauvais œil, il apparaît pourtant comme particulièrement doué dans de nombreux domaines et excelle dans la préservation de la biodiversité. Faites-lui confiance, cadrez-le un peu… Il s’occupe du reste!

Excentrique, un brin provocateur, le lierre (Hedera), de la famille des Araliaceae, n’en fait qu’à sa tête. Aussitôt germées, ses jeunes pousses, avides de découvrir le monde, se répandent gaiement sous la plupart des climats et sur tous les types de sols, même les moins fertiles. La plante se décline en différentes espèces et variétés, sauvages ou cultivées, à travers le globe. Dans nos contrées tempérées, c’est Hedera Helix (lierre commun) que l’on rencontre le plus fréquemment, rampant dans la pénombre des sous-bois, tapissant les fourrés, se glissant dans les haies, se hissant sur les murs, escaladant les troncs, s’élevant dans les cimes!  Avec ses multiples tiges lignifiées, la liane se déplace rapidement et redécore à sa façon le paysage. Mais son œuvre en mouvement, parfois sur des kilomètres de long et jusqu’à 30 mètres de hauteur, n’est pas du goût de tous… Et l’artiste incompris compte moins de fans que de détracteurs.

Un doux rebelle

Armés de sécateurs, ou même de tronçonneuses, des jardiniers appréhendent le lierre comme un vaurien indiscipliné, trop robuste pour être honnête, capable de saccager l’architecture, voire d’assassiner les arbres! Or, si l’original a les cheveux longs, il n’a rien d’un mauvais garçon! Avec sa coupe hirsute et sa vigueur débordante, il embrasse certes fougueusement sur son passage, mais ne détruit pas pour autant. Équipé de petits crampons lui permettant de s’accrocher, il est juste en quête d’appuis, si possible verticaux, pour tendre vers la lumière et favoriser l’éclosion de ses fleurs jaunes… Loin de lui l’envie de parasiter, d’étouffer ou de faire s’écrouler ses supports… Au contraire, et il leur est même très utile: isolant thermique naturel, il sait aussi protéger de l’humidité, de la sécheresse, de l’érosion ou encore des marquages d’animaux… Lorsqu’on le retire, les surfaces qu’il recouvrait s’avèrent souvent mieux conservées que celles où il ne se trouvait pas. Bien sûr, il arrive parfois que des vieilles pierres déjà lézardées ou qu’un arbre en fin de vie vacillent sous son poids, mais le joyeux drille n’est pas responsable de leurs chutes! Il ne fait qu’un peu accélérer le cours normal des choses et le processus de régénération.

D’autres cordes à sa liane

Entre autres qualités, on reconnaît aussi au lierre un rôle de purificateur de l’air pollué par certains toxiques. C’est également un précieux auxiliaire dans la lutte biologique, car il abrite des punaises prédatrices de pucerons. Et pas seulement!  Son feuillage persistant et abondant reçoit la visite d’une multitude d’animaux. Les chauves-souris, par exemple, aiment s’y suspendre et de nombreux oiseaux y installent leur nid. En outre, avec un cycle de développement complètement décalé par rapport à la plupart des plantes, notre marginal commence sa floraison lorsque l’automne arrive et que le reste de la végétation se dégarnit tout autour. Il fait ainsi le bonheur des butineurs dont le panier est moins chargé en cette époque de l’année. En bon nourricier, il offre ensuite précocement ses baies charnues (non comestibles pour les humains), tout au long de l’hiver, à l’avifaune frugivore et certains mammifères, tels les lérots ou les renards, qui en raffolent! Sous ses allures de trublion, le lierre a donc des dimensions de sage et se révèle un ardent protecteur de la biodiversité. Empruntez ses pas en rejoignant les Arches de la nature. En le laissant s’attacher à vous, il saura conquérir votre cœur!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!
19.06.2019
France
Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!
Exploitation pour la Mode

La créatrice Evelyne Prélonge propose des objets de décoration et des accessoires en fausse fourrure. Leur apparence et leur toucher sont comparables à la vraie, cruauté en moins. Sous le label FFR, sa marque s’engage avec One Voice pour une mode éthique.

Après avoir travaillé près de 20 ans auprès des Maison de Haute Couture dans la recherche et l’innovation textile, la créatrice Evelyne Prélonge a lancé dès 2008 sa propre marque dédiée à l’univers de la fausse fourrure haut de gamme. Elle souhaite ainsi « proposer une alternative de qualité à la vraie fourrure et montrer que les innovations textiles peuvent tout à fait trouver des substituts de luxe à la fourrure animale. Le tissage ainsi que les matières utilisées sont d’une grande qualité, ainsi que la qualité du travail de la matière et les finitions témoignent d’un vrai savoir-faire pour un résultat bluffant. » Les collections se déclinent pour la Maison (plaids, coussins, tapis etc.), ainsi qu’en accessoires (sacs, gants, cols, etc.). Tous les articles sont fabriqués en France avec le plus grand soin.

Pour une mode et une déco sans cruauté

Aujourd’hui, l’entreprise va plus loin en s’engageant à nos côtés sous le label FFR (Fur Free Retailer). Nous développons dans notre pays ce programme international, initié par la Fur Free Alliance, coalition européenne dont One Voice est le représentant français. Il s’adresse à tous les professionnels de l’habillement et de la décoration qui décident de tourner le dos au commerce mortifère de la fourrure animale. De nombreuses marques ont déjà rejoint cette démarche avant-gardiste. Elles sont les cheffes de file d’une mode responsable et éthique où l’on célèbre la beauté non souillée par la souffrance. Vous pouvez les retrouver sur notre site dédié qui présente également le label Animal free (pour des vêtements et accessoires sans matière animale), ainsi que notre label One Voice garantissant des produits non testés sur les animaux.

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!
17.06.2019
Mayenne
La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!
Exploitation pour le spectacle

Son nom de « bête de cirque » est Nal (ou Nale). Nous avions choisi de lui donner un nom de lion libre, un nom solaire: Elyo. En ce mois de juin, il vient d’être placé dans un « zoo-refuge »: La Tanière. Cela n’en reste pas moins une belle et grande victoire. Que les autorités feignent de faire comme si de rien n’était n’y changera rien: l’obscurité du camion vide, pour Elyo, c’est terminé!

Les yeux d’Elyo prostré, l’une des rares fois où le camion était ouvert.
Il a beau en être sorti, les dresseurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Des conditions de vie scandaleuses et des autorités fermant les yeux

Pour Elyo, nous avions déposé plainte pour actes de cruauté en avril 2018. Un vétérinaire avait alors été mandaté par le Procureur de la République de Dunkerque. Son rapport ne laissait aucun doute sur le mal-être d’Elyo et sa souffrance. Malgré ces preuves irréfutables, notre plainte fut classée sans suite!
Face à cette décision incompréhensible, nous avions alors proposé au cirque de nous le confier afin que nous l’emmenions vivre dans la savane africaine en échange de quoi nous les aurions aidés à monter un numéro sans animaux. Le refus fut catégorique.

En janvier 2019: nouvelle plainte

Les autorités savaient, elles connaissaient les maltraitances dont Elyo était victime: elles avaient entre leurs mains l’attestation du vétérinaire expert pour la justice, les nombreux rapports de nos enquêteurs, les expertises des spécialistes reconnus mondialement auxquels nous avions fait appel. Durant des mois, nous n’avons eu de cesse de les alerter.

Le cirque annonçait encore des représentations jusqu’au 26 mai

Au mois de mai 2019, Elyo toujours plongé dans l’obscurité du camion, nous avons décidé de citer ses deux dresseurs à comparaître devant le tribunal correctionnel de Laval (en payant, nous nous assurions pour lui de l’audience à laquelle il aurait dû avoir droit). La « citation directe » fut remise par un huissier aux dresseurs du cirque Buffalo Circus. C’est à ce moment précis que les autorités furent prises d’une envie soudaine de s’occuper d’Elyo. Il fallait vite le placer, le sortir du cirque. Ainsi, et alors que se tient l’audience de consignation au cours de laquelle il nous est demandé de verser 3000€ afin que la justice fasse son travail… Elyo arrive dans ce zoo.

La fin de la remorque. Mais l’Afrique?

Comme pour Maya, les autorités ont refusé toutes nos propositions, feignant de ne pas voir les conditions de vie épouvantables dans lesquelles Elyo se trouvait. Mais, et comme pour Maya une fois encore, une place a été trouvée. Elyo n’aura pas le bonheur de fouler le sol de la savane africaine, là où un parc de plus d’un hectare en sanctuaire l’attendait. C’est le choix des autorités, mais qu’elles en soient conscientes, nous veillerons sur Elyo!

Les autorités auront beau essayer de faire comme si de rien n’était, comme si notre combat n’y était pour rien, ça ne prendra pas! Que serait-il arrivé à Elyo si au classement de notre première plainte en 2018, nous avions baissé les bras? Que serait-il arrivé si nous ne l’avions pas suivi inlassablement, alertant les services de l’État, si vous ne vous étiez pas mobilisés vous, militants, sympathisants? Elyo aurait probablement fini par mourir à force de cogner sa tête contre les parois du camion.

Une grande victoire tout de même

Ce placement reste une grande victoire, ne boudons pas notre plaisir de le voir loin de cette vie misérable: l’itinérance incessante, seul, enfermé dans un camion, le plus souvent dans l’obscurité totale.

Au ministère de la Transition écologique et solidaire, où nous demandons, réunion après réunion, la prise d’un arrêté ministériel immédiat qui mettrait fin au calvaire des animaux dans les cirques, on nous répond: « Mais que faire des animaux captifs? Nous n’avons pas de solution ». Plus les semaines passent, plus cela ressemble à un faux prétexte. S’il n’y avait pas de solution, comment expliquer qu’en moins d’une année Maya, Lechmee et Elyo–pour ne citer qu’eux–aient trouvé une place hors des cirques?

Doit-on porter plainte et faire des citations directes pour chaque individu détenu? Et ainsi qu’ils se retrouvent tous, en catimini, placés hors des chapiteaux? Si c’est cela la solution, alors nous nous y attellerons! Prochain rendez-vous au tribunal administratif de Marseille le 27 juin prochain pour Samba!

Notre plainte pour actes de cruauté sur Maya est en cours d’instruction, et le 18 octobre nous serons bien au tribunal de Laval pour obtenir la condamnation des dresseurs d’Elyo pour actes de cruauté. Ils devront répondre de leurs actes! Le temps de l’impunité est terminé!

Vous pouvez soutenir notre combat en faisant un don: Faire un don

Roumanie: silence, on tue!

Roumanie: silence, on tue!

Roumanie: silence, on tue!
12.06.2019
Roumanie
Roumanie: silence, on tue!
Animaux familiers

Les années Ceausescu ont mis les animaux domestiques à la porte des foyers et transformé de nombreux citoyens en potentiels dictateurs des rues. On y traque les chiens errants comme de la vermine, on les assassine sous le regard des enfants… en attaquant du même coup leur dignité humaine! Mettons un terme à l’escalade infernale de la violence!

Un massacre à grande échelle se déroule en Roumanie. Des dizaines de milliers de chiens errants sont persécutés et tués tous les ans avec l’assentiment du gouvernement. Celui-ci incite, par sa « loi sur l’abattage », le pays entier à se débarrasser-quelle qu’en soit la manière-des animaux livrés à eux-mêmes. Les malheureux sont devenus les boucs émissaires d’une violence structurelle en quête d’exutoire.

Puits sans fond

Rien qu’à Bucarest, il y aurait ainsi au moins 2000 chiens sans logis. Leur nombre fluctue depuis les années 1980 où le régime de Ceausescu avait interdit l’entrée des immeubles aux compagnons domestiques, forçant les familles à les nourrir sur le trottoir ou les abandonner. Depuis, les canidés se sont reproduits, multipliés, et sont désormais les « bêtes noires » de la majorité des riverains. Pourchassés de partout, certains ont causé des dégâts, des morsures, attisant ainsi la haine à leur encontre. Mais plutôt que d’endiguer le problème en mettant en place une politique de stérilisation, les autorités ont préféré recourir à la solution expéditive (et inefficace) de l’euthanasie. Celle-ci est officiellement pratiquée au terme de 14 jours sur les individus capturés qui n’ont pas été réclamés. Mais en vérité, la plupart des chiens sont exécutés aussitôt après, voire au moment même, de leur « ramassage ».

L’horreur à tous les coins de rue

Il faut dire que les fourrières ont vite compris la rentabilité de l’affaire… Pourquoi s’encombrer d’animaux vivants, les alimenter pendant les délais légaux et procéder à des injections létales coûteuses, si elles pouvaient empocher la prime de capture dès le départ… sans autre forme de procès? Les employés municipaux ont donc commencé à torturer et exterminer les « indésirables » à la chaîne, n’hésitant pas à se livrer aux pires actes de cruauté en pleine rue. Exemple ainsi montré aux citoyens, ceux-ci se sont non seulement accoutumés à des spectacles de boucherie, mais les ont reproduits. Aujourd’hui, il est devenu monnaie courante, voire de bon ton, d’affirmer sa supériorité et/ou de passer ses nerfs en fracassant quelques crânes de canidés sur son chemin. Même les chiens adoptés, vaccinés et « en règle », finissent souvent dans un bain de sang.

Quel modèle pour les enfants?

Les petits Roumains sont les victimes collatérales de ces scènes publiques insoutenables: ils seraient 86% à en avoir déjà été témoins, selon la European Link Coalition. Cette coalition internationale d’ONG dont One Voice est membre, a entrepris de faire toute la lumière sur le lien désormais établi entre les abus sur les animaux et la violence envers les humains. Avec elle, nous vous enjoignons d’interpeller la Commission européenne et d’écrire à l’Ambassade de Roumanie en France sur ce grave problème au sein d’un pays de l’Union. En tolérant de telles pratiques qui bafouent le traité de Lisbonne et ses valeurs, nous fabriquons des bourreaux et/ou leurs prochaines proies!

Directives de One Voice: Le Lien entre violences sur les animaux et les humains

Edit: article modifié le 11 juillet

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!
11.06.2019
France
Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!
Exploitation pour la Mode

Si le Conseil d’État suit l’argumentaire du rapporteur public présenté à l’audience du 7 juin dernier sur notre requête pour les lapins angoras, tous nos arguments seront rejetés. Il est clair que l’État refuse d’avancer sur la question de la dignité des animaux, de leurs droits ou de leur respect. Car même l’intégration d’une allusion aux « pratiques vertueuses » concernant les conditions de vie des lapins est écartée par le ministère public.

En un quart d’heure de lecture de la rapporteure publique, nous avons pu entendre tous les moyens disponibles pour refuser toute avancée réglementaire sur la « dépilation » des lapins angoras… Si on l’écoute, la manière de récupérer les poils des lapins angoras restera inchangée, de même pour les conditions de vie de ces derniers; quant à une interdiction, il ne faut pas y compter!

En lieu et place du rapport inexistant de l’INRA, le rapporteur public se base cette fois sur un article de deux chercheurs du laboratoire des pelages, toisons et fourrures de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) paru en 1985, après tests sur les lapins. Rien n’aurait donc changé sur la connaissance de la sensibilité des animaux en 35 ans?

Des pratiques vertueuses balayées par le ministère public

Qu’il s’agisse de faire ingérer aux lapins du Lagodendron, aidant à la chute de leurs poils, ou de positionner des bouillottes sous leurs paillasses pour leur garantir de ne pas avoir trop froid une fois la peau mise à nu, il sera laissé au jugement des éleveurs de décider s’ils mettent en place ou non les « mesures de bon sens » évoquées dans l’article des chercheurs de l’INRA écrit en 1985, établissant que l’arrachage de leurs poils n’est pas « en soi » une maltraitance. Comme chacun le sait à présent, laisser les éleveurs être juges et partie donne toujours de bons résultats.

Notre enquête dans six élevages considérée comme des cas particuliers!

Notre enquête a eu beau montrer dans six élevages différents les positions imposées aux lapins lors de l’épilation, et faire entendre leurs cris de douleur stridents, rien n’y a fait. Étant donné que la loi impose des règles d’entretien et de maintenance des lieux de détention, et un dispositif de contrôle et de sanction, le rapporteur public considère que cela suffit. Nos images montreraient, « tout au plus, des cas isolés ».

Lors de notre enquête en infiltration, nous nous doutions que les « cas particuliers » seraient l’un des arguments avancés pour contrer notre démonstration. C’est précisément pourquoi nous ne nous étions pas arrêtés à un seul, mais étions allés dans six élevages angoras en France. Et il n’y en a guère plus…

La souffrance des individus niée

Une fois encore, on nous parle d’absence de risques pour la biodiversité ou la santé humaine, sans montrer aucune compassion pour les individus concernés. Leur souffrance est savamment ignorée, voire même niée. Il aurait même fallu que nous démontrions que la tonte serait moins douloureuse que cette « dépilation ». Demandons à n’importe quel humain s’il trouve équivalent de se faire couper les cheveux et de se les faire arracher par poignées…

Le ministère public va jusqu’à soutenir, en s’appuyant sur cet article, qu’il n’est pas certain que les lapins aient tous la même intolérance au froid, ce qui justifie selon lui l’absence de nécessité de généraliser le fait de pailler les clapiers ou de poser des bouillottes sous leur litière une fois la peau à nu en hiver!

Sur le langage des animaux…

Comment un animal peut-il exprimer sa souffrance et sa douleur? Comment peut-il appeler à l’aide sinon en criant? Comment peut-il montrer qu’il a mal sinon en se débattant pendant qu’on lui arrache des poils, y compris parfois en le faisant saigner? N’a-t-on pas créé l’expression « se tordre de douleur »? Quel est le mouvement universel pour tout mammifère en cas de froid et de peur, si ce n’est le tremblement généralisé? Faut-il que les lapins apprennent à parler une langue humaine pour nous le dire? Qu’ils estiment leur douleur sur une échelle de 1 à 10 comme on nous le demande à l’hôpital? À partir de quelle longueur d’onde de tremblements un lapin a-t-il froid selon le rapporteur public?

Nous continuerons à nous battre pour les lapins angoras, nous mettons beaucoup d’espoir dans ce délibéré. En attendant, continuez à signer et à partager notre pétition pour eux!

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations
10.06.2019
Turin
À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations
Expérimentation animale

Notre partenaire italien, la LAV, vient de dénoncer les mutilations abominables réservées à des macaques dans un laboratoire de recherche de l’Université de Turin, qui mène une étude intitulée « LIGHTUP-Faire que le cerveau au cortex aveugle retrouve la vue ». Nous avons besoin de vous tous pour demander à la ministre de la Santé, Giulia Grillo, de révoquer immédiatement l’autorisation de ce projet de recherche et de permettre à ces macaques d’être libérés dans un centre de réhabilitation approprié.

Le département de psychologie de l’Université de Turin a approuvé et soutient même financièrement un programme appelé « Lightup – Turning the cortically blind brain to see », mené en collaboration avec l’Université de Parme où sont enfermés les animaux, celle d’Oxford et le Hartelust aux Pays-Bas où ils ont été achetés.

Après de longs mois, voire des années d’un terrible dressage, après la découpe du crâne pour exposer le cerveau ou l’insertion de tiges pour bloquer la tête lors des séances d’enregistrement et de stimulations à venir, les chercheurs s’attaqueront à la « réelle » recherche. Cette étude consistera donc à faire subir à des macaques initialement en pleine forme de nombreuses interventions chirurgicales atrocement douloureuses, d’ablation de parties du cerveau dans la zone du cortex visuel, et ce jusqu’à les rendre aveugles.

One Voice se joint à l’appel de la LAV, son partenaire européen, pour demander à la ministre de la Santé italienne de révoquer immédiatement l’autorisation de ce projet, et permettre aux macaques d’être placés dans un centre de réhabilitation dans les plus brefs délais.

Comme ses partenaires, One Voice appelle à l’arrêt de l’expérimentation animale. Cette pratique a montré encore et encore que ses résultats sont insuffisants pour justifier toute la souffrance qu’elle impose à des êtres doués de sensibilité, qui plus est des primates. L’Union européenne a réclamé une baisse du nombre des animaux expérimentés, il est pourtant, en Italie comme en France, quasi impossible d’avoir accès à des chiffres consolidés fiables. C’est inacceptable.

Nous devons tous signer en urgence et avant qu’il ne soit trop tard pour eux la pétition (en italien) pour que cessent immédiatement les mutilations de ces macaques. La science, comme toute activité humaine, ne peut s’absoudre d’éthique.

Photo: Essere Animali

Interdire la chasse chez soi? Un acte citoyen!

Interdire la chasse chez soi? Un acte citoyen!

Interdire la chasse chez soi? Un acte citoyen!
06.06.2019
France
Interdire la chasse chez soi? Un acte citoyen!
Animaux sauvages

Vos terres, votre conscience… En France, les usages et la loi font que les chasseurs peuvent exercer leur « loisir » sur les propriétés d’autrui. Les textes sont complexes, mais vous pouvez agir afin que votre propriété redevienne un havre de paix pour les animaux. Comment?

C’est un peu le prolongement anti-chasse de nos Arches de Nature, qui visent à la reconquête de notre environnement, pour une biodiversité riche et variée… One Voice souhaite inciter chaque Français propriétaire de terrain à le sanctuariser, sans devoir supporter que les chasseurs et leurs chiens puissent y passer librement pour traquer leurs victimes.

Un chasseur chassant chez vous…

Car le lobby de la chasse a tout de même réussi l’historique tour de force d’avoir, au nom de l’intérêt général accordé aux activités cynégétiques, délesté les propriétaires de terrains privés du pouvoir de leur dire non… Depuis 1964 et la loi Verdeille, du nom d’un ardent chasseur sénateur du Tarn, la France jouit d’un dispositif particulier, celui des Associations communales de chasse agréées (ou ACCA, qui peuvent être intercommunales, soit AICA).

Visant à établir des zones cynégétiques d’importance, la loi Verdeille oblige les petits propriétaires terriens à faire apport à ces associations des droits de chasse liés à leurs terrains pour que des tiers (les chasseurs) puissent en faire usage. La mise en œuvre de cette loi a été particulière: il en résulte aujourd’hui que certaines communes sont sous régime ACCA (ou AICA), et d’autres non.

Dans le premier cas, les chasseurs peuvent chasser chez vous sans demander votre accord, mais ils sont en revanche obligés de respecter un périmètre de sécurité de 150 m autour des habitations. Dans le second cas (hors ACCA), il n’existe pas de périmètre de sécurité et les chasseurs pourront donc tirer adossés à votre clôture de jardin ou, en l’absence de clôture, le traverser!

De quel régime dépend votre commune? Le plus simple est de vous renseigner auprès de votre mairie.

Merci l’Europe!

Il faut savoir que cette loi Verdeille a été modifiée à la suite d’une action intentée par des propriétaires auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, qui ont obtenu gain de cause. Depuis le 26 juillet 2000, un non-chasseur peut ainsi retirer ses terres d’une Association Communale de Chasse Agréée sous réserve d’en faire la demande expresse.

Si votre commune est hors Association Communale de Chasse Agréée (ACCA ou AICA), vous pourrez très simplement interdire la chasse chez vous en apposant, en limite de propriété, des panneaux précisant que vous n’acceptez pas la pratique de la chasse sur vos terrains.

Si votre commune est en ACCA, dès lors que vos terrains sont clôturés de façon « continue et constante faisant obstacle à toute communication avec tous les héritages voisins et empêchant complètement le passage du gibier et celui de l’homme », ils sont automatiquement exclus du territoire de chasse. (Article L. 422-10 et L. 424-3 du Code de l’environnement).

Sinon, vous pouvez également formuler une opposition territoriale à la pratique de la chasse sur vos terrains s’ils font un minimum de 20 hectares d’un seul tenant (3 ha en cas de marais, 1 ha pour un étang… mais au moins 100 ha en zone de montagne au-dessus de la limite de la végétation forestière). Il faudra alors écrire au président de la fédération des chasseurs de votre département (lettre recommandée avec accusé de réception) en y mentionnant les références cadastrales de l’ensemble des parcelles concernées (Articles L. 422-10 3°, L. 422-13 et L. 422-18 du Code de l’environnement).

Non à la chasse, une vraie conviction!

Les petits propriétaires terriens peuvent heureusement eux aussi interdire la chasse au nom de leurs convictions personnelles (Art. L. 422-10 5°, L. 422-14, L. 422-15 et L. 422-18 du Code de l’environnement). Mais ceci est un véritable acte de foi car il demande un formalisme important.

Il faut ici adresser au président de la fédération départementale des chasseurs de votre département un courrier recommandé avec accusé de réception précisant que vous souhaitez que votre terrain soit interdit de chasse en raison de vos convictions personnelles. Attention, cette demande doit intervenir dans un délai précis (six mois au moins avant l’expiration d’une période de cinq années à partir de la date de création de votre ACCA. La fédération départementale des chasseurs doit vous informer de cette date sur simple demande).

Outre trois exemplaires de votre courrier de demande, outre les plans cadastraux et les numéros de parcelles des terrains concernés, il est recommandé de joindre des copies des courriers que vous prendrez soin d’adresser à l’ACCA, au maire et aux services locaux de l’Office français de la biodiversité (OFB), pour les informer de votre décision. Soyons civils…

Une fois le retrait de l’ACCA accordé, vous aurez l’obligation de poser des pancartes « chasse interdite » le long de vos limites de propriété. Attention, la loi est tenace: si vous vendez vos biens, le nouveau propriétaire devra confirmer sous six mois le retrait de l’ACCA, sinon son terrain retombera, et pour cinq ans, dans le giron des chasseurs.

L’ortie, l’amie des papillons

L’ortie, l’amie des papillons

L’ortie, l’amie des papillons
05.06.2019
France
L’ortie, l’amie des papillons
Habitat naturel

Cette plante recouverte de poils urticants ne paye pas de mine et attaque ceux qui la sous-estiment. Capable de se défendre contre les malotrus, elle protège autant ses vertus que ses alliés. Il faut avoir la grâce des papillons pour savoir l’approcher, lui parler et s’y réfugier.

Elle mord et elle brûle. Pour autant, on déclare rarement sa flamme avec un bouquet de ses inflorescences, se présentant principalement sous forme de grappes rameuses multiflores un peu pâlotes. L’ortie (Urtica), quelle que soit son espèce, n’a pas la côte. De la famille des Urticaceae,ses feuilles velues et urticantes, n’invitent à priori pas à la rencontre. On l’évite sur les bords des chemins, on peste contre elle quand on s’y frotte par mégarde et les amateurs de pelouses bien tondues l’arrachent ou la traquent à coups de pesticides. C’est bien mal la connaître.

Havre de paix

Car cette herbacée très ancienne possède de multiples propriétés. Elle est utilisée depuis la nuit des temps, aussi bien dans l’alimentation que la médecine, notamment. Fertilisant naturel, son purin est aussi très profitable au reste de la végétation. Mais les bienfaits de l’ortie, ne se limitent pas à l’exploitation qu’en font les humains. Sa simple présence sur les alluvions des cours d’eau, en lisière de champ, au fond d’un terrain vague, représente une aubaine pour la faune et la flore alentours. Tout en assainissant les sols pollués, elle attire une ribambelle d’admirateurs, et en particulier les papillons! Nombre d’entre eux ont compris à quel point cette plante peu engageante constituait un refuge idéal pour s’abriter des prédateurs. Et ses massifs se révèlent être de petits Eden où virevoltent avec grâce les lépidoptères rusés.

Pouponnière

Dans la ronde des butineurs colorés, on peut en particulier admirer le Vulcain, la Petite tortue, le Paon du jour, le Robert-le-diable, la Carte géographique ou encore la Belle-dame. Parfois moins flamboyants, les noctuidés ne sont pas en reste : Ecaille chinée, Plusie confluente, Pyrale de l’ortie, Lambda, Noctuelle à lunettes, ne sont que quelques noms parmi tant d’autres à fréquenter assidument la « mauvaise herbe ». Beaucoup y mettent d’ailleurs aussi leur progéniture en sécurité. Selon l’espèce, chaque papillon a sa technique. Le Vulcain, par exemple, dépose un par un ses œufs isolément, sur le dessus des feuilles (dans lesquelles ses chenilles s’enroulent plus tard pour s’en nourrir de l’intérieur), tandis que la Carte géographique préfère les pondre au revers, sous forme de chapelets en cascade… qui ressemblent, à s’y méprendre, aux inflorescences de la plante!

Poètes ailés en danger

Ainsi l’ortie offre à la fois le gîte et le couvert à une foule de papillons, quelle que soit leur étape de métamorphose. Lorsque l’on sait à quel point ces merveilleux insectes sont menacés de disparition, principalement en raison de la dégradation des milieux naturels, préserver leur habitat s’impose plus que jamais! Laisser un carré d’orties au fond de son jardin est plus qu’un geste facile, c’est un acte de résistance contre le déclin de la biodiversité! Pour lutter à nos côtés et sanctuariser de plus en plus d’espaces verts, rejoignez les Arches de Nature!

Non, les lapins angoras n’aiment pas se faire arracher les poils!

Non, les lapins angoras n’aiment pas se faire arracher les poils!

Non, les lapins angoras n’aiment pas se faire arracher les poils!
04.06.2019
France
Non, les lapins angoras n’aiment pas se faire arracher les poils!
Exploitation pour la Mode

À la suite de son enquête dans de nombreuses fermes d’élevage de lapins angoras en 2016 et d’images prises en 2018 montrant que rien n’y a changé, One Voice a attaqué le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation devant le Conseil d’État, pour refus implicite d’interdire la pratique d’épilation des lapins angoras. L’audience aura lieu à Paris, le 7 juin à 14h.

Le « peignage » ou « dépilation » est une pratique douloureuse pour les lapins, présentée sous forme d’euphémisme. En réalité, il s’agit plutôt, alors qu’ils sont totalement conscients, de leur épiler l’ensemble des poils du corps par poignées, tout cela quatre fois par an, pendant des années. Pour ce faire, ils sont tantôt maintenus immobiles, serrés entre les jambes de l’agriculteur, tantôt ligotés à une planche dans des positions douloureuses, en extension. La peau est souvent arrachée avec les poils, surtout autour des yeux et des parties génitales, là où elle est la plus fine et fragile. Les hurlements des lapins percent les tympans, eux qui n’utilisent pas leur voix pour communiquer sauf en cas de grand danger.

Preuve en est notre enquête en infiltration de 2016 dans plusieurs élevages, et sa réactualisation en 2018 avec des images d’un lanceur d’alerteRien n’avait changé deux ans après le scandale mis au jour par One Voice et largement médiatisé.

Les femelles utilisées comme reproductrices, le sexage à quelques semaines, les lapins qui meurent de froid en raison de leur fragilité aux baisses de température, le jeûne imposé plusieurs jours avant l’épilation forcée, tous ces éléments « secondaires » concordent et vont dans le sens de l’arrêt de cette pratique barbare.

L’association a donc interpellé le ministère de l’Agriculture puis fait ce recours à la suite de son silence. Le statu quo n’est pas acceptable pour les lapins angoras.

À l’heure où une nouvelle ferme risque d’ouvrir, subventionnée par le département de la Somme et sans enquête préliminaire, nous nous insurgeons contre le fait que la France persiste à soutenir de telles industries basées sur la souffrance animale.

Les Français ont exprimé très clairement leur volonté de vivre au sein d’une société dans laquelle l’écologie est centrale, et où les animaux sont respectés. Le gouvernement doit prendre la mesure de ses décisions.

Muriel Arnal déclare: « Par nos enquêtes, la sensibilisation du public et nos procédures, nous n’aurons de cesse de défendre les lapins angoras. Eux aussi ont droit à autre chose qu’une misérable vie de souffrance et de stress. »

La séance publique de jugement du 7 juin 2019 se tiendra à 14 heures au Conseil d’État à Paris, métro Palais Royal.

Elyo a plus que jamais besoin de nous!

Elyo a plus que jamais besoin de nous!

Elyo a plus que jamais besoin de nous!
03.06.2019
Mayenne
Elyo a plus que jamais besoin de nous!
Animaux sauvages

Malgré nos multiples actions pour défendre la cause d’Elyo, les circassiens le séquestrent toujours. Jusqu’à présent, les autorités sont restées sourdes et aveugles face à nos plaintes répétées et la grande détresse de ce lion. Nous ne lâchons rien et saisissons le Tribunal de Grande Instance de Laval pour que les souffrances de ce fauve au seuil de la folie soient enfin reconnues.

Sept pas dans un sens, demi-tour, sept pas dans l’autre, sept pas dans un sens… Ce ballet incessant est celui d’Elyo, d’une extrémité à l’autre de sa cage ridicule. Il n’a que cette occupation pour tuer les minutes qui égrènent son existence désespérée. Le pauvre lion est toujours l’otage des circassiens. Depuis que nous avons entrepris nos démarches pour le libérer, il a vu s’écouler plus de 365 jours supplémentaires… Chaque minute,  chaque seconde, sont autant de coups de pieux le meurtrissant davantage.

Avis d’expert

Nous avons sollicité l’avis du Donald Broom, professeur émérite du département de médecine vétérinaire de l’Université de Cambridge. Son regard sur la situation d’Elyo est sans appel. Il dénonce la cruauté de ceux qui lui imposent un tel calvaire. Pour ce spécialiste mondial du bien-être animal, le fauve a évidemment un comportement anormal et ses mouvements stéréotypés sont l’expression flagrante de sa détresse. Par ailleurs, il souligne qu’Elyo passe aussi beaucoup de temps assis à ne rien faire. « Il se peut qu’il soit inconscient et apathique durant ces moments, ce qui est encore un indicateur de très mauvaises conditions de vie ». Ainsi, croupissant au fond de sa camionnette exigüe, sans le moindre contact social, inconsolable depuis la mystérieuse disparition de son frère Chirkane, Elyo est au bord du gouffre. Il se frotte contre les barreaux de sa cage jusqu’au sang comme d’autres s’ouvriraient les veines pour en finir.

Immobilisme des autorités

L’évaluation de Donald Broom rejoint celle qui avait été effectuée par le vétérinaire mandaté par le Procureur de la République de Dunkerque lors de notre premier dépôt de plainte contre le cirque en avril 2018. Dans son rapport, dont nous sommes parvenus à nous procurer une copie, il atteste noir sur blanc qu’Elyo pâtit de graves défauts de soins et qu’il présente un mal-être caractérisé, causes d’une immense détresse et souffrance. Un constat aussi explicite qu’alarmant qui aurait dû faire bouger les autorités!  Et pourtant, non… Pas d’un pouce! Pire encore: l’affaire a été classée! Nous sommes scandalisés par ce mépris évident de la souffrance d’un lion maltraité, tout autant que par celui de la loi supposée encadrer la détention des animaux de cirques!  Cela va-t-il nous faire taire? Bien au contraire! Nous sommes plus déterminés que jamais à sauver ce grand félin de l’enfer et faire reconnaître ses droits. Cette fois, nous avons déposé plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Laval, l’audience aura lieu le 7 juin à 9h. Et nous rugirons aussi fort qu’il le faudra pour finir par être entendus!

Nous serons le 7 juin à 11h devant la Préfecture de Mayenne, place Jean Moulin, rejoignez-nous! Retrouvez les informations sur la page Facebook de l’événement.
Pour Elyo, ainsi que tous les félins séquestrés dans les cirques, signez notre pétition!