L’agonie des visons dans un élevage d’Eure-et-Loir

L’agonie des visons dans un élevage d’Eure-et-Loir

L’agonie des visons dans un élevage d’Eure-et-Loir
02.07.2019
Eure-et-Loir
L’agonie des visons dans un élevage d’Eure-et-Loir
Exploitation pour la Mode

Ils viennent à peine de naître que déjà souffrance et mort les entourent. Les petits visons poussent des cris de détresse à travers leurs paupières closes. Partout dans cet élevage, des jeunes et des adultes se meurent au milieu de l’horreur: les cages sont jonchées de cadavres souvent déchiquetés, parfois momifiés… Nous ne cessons de dénoncer les conditions de vie des visons élevés pour la fourrure, mais ici on est au-delà de tout: cet élevage doit fermer immédiatement! Nous poursuivons la SCEA des Aubépines pour actes de cruauté.

Les cadavres s’amoncellent

Dans le cadre de notre participation à la commission « fourrure » de la mission « Bien-être » menée par le ministère de la Transition écologique, et en tant que représentants français de la coalition internationale Fur Free Alliance, nous avons décidé, trois ans après notre enquête dans les élevages français de visons, d’y retourner pour voir lesquels étaient encore en activité.

À la visite de l’un de ces cinq élevages, en Eure-et-Loir, alertés par une personne l’ayant visité, nos enquêteurs ont découvert l’horreur absolue s’exposant de cage en cage!

L’élevage le pire de France, peut-être même d’Europe

En plus de vingt ans sur le terrain, nulle part nos enquêteurs n’avaient vu de telles conditions de détention dans une ferme à visons auparavant. Comment tout cela peut-il être toléré en France par les autorités responsables du contrôle des normes et des réglementations en vigueur?

Face à l’agonie des visons, cet élevage devait être dénoncé au plus vite. Nous devions agir immédiatement.

L’enquête « Visons le respect: le luxe côté visons » dépassée dans le pire!

Depuis plus de vingt ans, nous dénonçons le fait d’élever et de tuer des animaux pour leur pelage. Il y a trois ans, notre enquête avait permis de montrer la situation des visons dans les « fermes à fourrure » qui se trouvent sur le territoire national.

Cette fois, cet élevage dépasse de loin tous les éléments révoltants que nous avions déjà mis en évidence et rapportés à l’époque: la promiscuité des visons dans ces espaces confinés, eux qui en liberté sont solitaires; le sol grillagé blessant leurs pattes palmées faites pour nager et l’absence d’accès à l’eau; la nourriture, bouillie infâme posée à même le grillage; les excréments tombant par terre et la grave pollution des sols et des cours d’eau… Enfin, le gazage ou l’empoisonnement pour ne pas abîmer le pelage.

Dommage collatéral: les conséquences délétères des fugues de ces visons d’Amérique sur la biodiversité, causant notamment la disparition des visons européens et justifiant à elles seules nos demandes d’interdiction de telles fermes en France.

La nausée

Mais ce que vivent les visons dans cet élevage d’Eure-et-Loir est épouvantable! La seule perspective pour eux est la mort dans d’atroces souffrances, une lente agonie sans assistance entraînant des actes de cannibalisme. Certains ont fini partiellement dévorés par les leurs. À peine nés, ils agonisent déjà, entourés de cadavres à différents stades de décomposition, avant d’en devenir un à leur tour… Et les mères ne peuvent pas protéger leurs petits du sort abominable qui les attend. Ici, le scandale de l’élevage des visons pour leur fourrure atteint un paroxysme.

Cet élevage doit fermer d’urgence

Nous dénonçons cet élevage et demandons sa fermeture immédiate! Une expertise en bien-être doit être menée avec adoption de mesures d’urgence telle la prise en charge de l’ensemble des animaux par l’État, qui a failli à sa tâche en les laissant dans de telles conditions indignes!

Nous attaquons la SCEA des Aubépines pour actes de cruauté, mauvais traitements commis par un professionnel et exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques. 

Signez notre pétition pour faire fermer cet élevage au plus tôt. Cette horreur doit cesser. Les visons survivants ont besoin de nous!

Fourrure en Eure-et-Loir: la ferme de l’horreur

Fourrure en Eure-et-Loir: la ferme de l’horreur

Fourrure en Eure-et-Loir: la ferme de l’horreur
02.07.2019
Eure-et-Loir
Fourrure en Eure-et-Loir: la ferme de l’horreur
Exploitation pour la Mode

En vérifiant l’activité des fermes à fourrure pour préparer la mission « Bien-être animal » à laquelle l’association participe au ministère de l’Écologie, les enquêteurs de One Voice ont découvert l’horreur dans un élevage d’Eure-et-Loir: des visons à peine nés, agonisants, coincés sous les cadavres de leurs congénères. Partout dans cet élevage, des jeunes et des adultes se meurent au milieu des excréments et des corps en décomposition. Les cages sont jonchées de visons morts souvent déchiquetés, parfois momifiés, sur lesquels rampent les survivants.
L’association a décidé d’interrompre son investigation pour lancer l’alerte sur cet élevage et en demander la fermeture immédiate. Une plainte pour actes de cruauté est déposée le 1er juillet contre la SCEA des Aubépines.

Participant aux réunions sur le bien-être animal des visons élevés pour leur fourrure, l’association (également représentante française de la coalition internationale Fur Free Alliance) avait décidé de vérifier quels élevages étaient encore en activité en France et qu’elle avait visités-et dénoncés-durant l’hiver 2016/2017.

Des découvertes macabres

Nos enquêteurs y ont fait de macabres découvertes en plus des faits reprochés par notre association aux élevages pour la fourrure déjà révélés en 2017.

Des visons bleu argent, noirs et blancs au comportement stéréotypé, tournant sans cesse en rond-conduite reconnue par les experts comme étant la manifestation d’un grand mal-être-dans des installations d’une rare saleté: des cages grillagées sur lesquelles les visons ont du mal à marcher, d’où dégoulinent excréments et déchets; des visons (adultes et jeunes) blessés, mutilés, morts, momifiés; des cadavres de visons jetés aux abords de l’élevage sans aucune précaution pour l’environnement (les fermes à fourrure sont des installations classées car présentant un risque important pour la nature). En cette période de reproduction, les petits avaient pour la plupart quelques semaines.

Ici, le scandale de l’élevage des visons pour leur fourrure atteint un paroxysme.

One Voice demande la fermeture immédiate de cette ferme de l’horreur!

L’association porte plainte au pénal contre l’éleveur pour actes de cruauté, mauvais traitements commis par un professionnel et pour exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques. De plus, il sera demandé une expertise sur le bien-être des animaux. Les survivants doivent être pris en charge au plus vite par l’État, qui a failli à sa tâche en les laissant dans de telles conditions indignes.

Ce mercredi 3 juillet à 15h, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy recevra tous les acteurs de la mission « Bien-être animal » de la faune sauvage captive pour laquelle les élevages de visons sont concernés. Au-delà des sanctions pénales, ces exploitations extrêmement cruelles doivent être interdites. C’est la demande que nous présenterons au ministre, sur qui nous comptons pour poser des actes forts.

Annexes

La prison des baleines, c’est fini!

La prison des baleines, c’est fini!

La prison des baleines, c’est fini!
25.06.2019
Russie
La prison des baleines, c’est fini!
Exploitation pour le spectacle

La prison des baleines, c’est fini! Ou du moins, c’est en train de finir, car le rapatriement des orques et des bélugas enfermés depuis un an dans la baie de Srednyaya vient à peine de commencer. Il n’y aura plus non plus d’autres captures dans les eaux russes, selon une décision de justice. One Voice se réjouit de ces bonnes nouvelles mais reste vigilant quant à la suite des opérations.

Crédits photo © Yuri Smityuk/TASS

Deux orques et six bélugas ont déjà pris la route vers la mer d’Okhotsk à bord de vieux camions brinquebalants, d’où l’on entend leurs appels angoissés sous la bâche qui les dissimule. Le voyage est à hauts risques, pour eux comme pour ceux qui les suivront par petits groupes jusqu’à ce que tous les enclos soient vides. En outre, leur réhabilitation sera réduite à dix jours avant qu’on ne les relâche au large de l’île Shantar en mer d’Okhotsk, à quelque 1.770 kilomètres du lieu de leur enlèvement. Certains sont très éprouvés par leur séjour parmi les humains. En avril dernier, nous avions participé à envoyer un groupe d’experts composés de Jean-Michel Cousteau et de membres du Whale Sanctuary Project, dont une éminente collaboratrice de One Voice, la biologiste Ingrid Visser. Ils avaient été invités à évaluer sur place l’état de santé des captifs et à proposer un plan de réhabilitation. Selon leur rapport, la plupart des animaux présentaient de sévères lésions cutanées (la peau des orques a été brûlée par la glace, elles sont partiellement écorchées vives), mais tous semblaient bien nourris et à même d’être libérés.

Lors d’un débat télévisé, Vladimir Poutine a commenté ce transfert

« Il faut savoir qu’une seule orque vaut déjà près de 10 millions de dollars », a-t-il déclaré, « Et lorsqu’il y a tant d’argent en jeu, les problèmes sont toujours difficiles à résoudre. Dieu merci, les choses ont commencé à bouger. » Saluons ici l’opiniâtreté du Président de la Fédération de Russie à imposer sa volonté aux gouverneurs des lointaines provinces, peu enclins à lâcher la poule aux œufs d’or aussi facilement. Il s’agissait aussi pour lui de restaurer l’image de la Russie. C’est en effet le seul pays à procéder encore à ce genre de captures, à l’heure où des sanctuaires marins s’ouvrent en Islande et en Grèce et où le Canada interdit désormais toute détention de cétacés sur son territoire.

De lourdes amendes

Mieux encore, le 31 mai dernier, le tribunal de Sakhaline a déclaré illégaux tous les quotas de captures d’orques et de bélugas délivrés en 2018 par l’Agence fédérale de la pêche. En conséquence, deux des quatre compagnies impliquées dans ces captures se sont vues infliger rétrospectivement de très lourdes amendes. Les procès contre les autres sociétés sont toujours en cours, mais d’ores et déjà, il n’y aura plus de captures de grands cétacés en Russie jusqu’à nouvel ordre. Le vice-Premier ministre Gordeyev a confirmé par ailleurs que le gouvernement modifierait bientôt la loi qui autorise encore aujourd’hui le rapt de ces mammifères marins à des « fins éducatives et culturelles ».

Espoir(s)

Tout n’est certes pas résolu pour les prisonniers de la baie de Srednyaya car leur libération prendra quatre mois au moins et tous n’y survivront sans doute pas. Mais nous ne pouvons qu’applaudir à cette libération inespérée, qui marque un tournant dans l’histoire de la Russie et lui fait honneur. One Voice espère aussi qu’elle fera réfléchir des pays comme la Chine ou la France, qui exploitent toujours des dauphins et des orques dans leurs cirques aquatiques.
Le chemin sera long mais nous voulons y croire: les cétacés en esclavage, c’est bientôt fini!

La Piste aux Étoiles, toujours en ligne de mire

La Piste aux Étoiles, toujours en ligne de mire

La Piste aux Étoiles, toujours en ligne de mire
24.06.2019
France
La Piste aux Étoiles, toujours en ligne de mire
Exploitation pour le spectacle

La Piste aux Étoiles brille toujours autant par ses manquements. Ce cirque, que nous avons obligé à laisser partir Maya, continue de maltraiter d’autres captifs et de les présenter au public en bafouant les règles de sécurité. Nous portons plainte de nouveau contre cet établissement et réclamons que les animaux nous soient confiés.

Depuis notre alerte en décembre dernier, nos enquêteurs ont maintenu, dans l’ombre, leur surveillance rigoureuse de La Piste aux Étoiles. Car dans ce cirque au nom étincelant, de nombreux animaux survivent au jour le jour dans de terribles conditions.

Spectacle de désolation

Après avoir obtenu le transfert de l’éléphante Maya il y a un an, nous nous battons aujourd’hui pour sauver ses anciennes compagnes d’infortune Nelly et Brigit, le lion Sirius et 18 autres fauves, ainsi que l’ensemble des singes détenus par l’établissement. Ces malheureux végètent le plus clair de leur temps dans des cages minuscules et rouillées ou des installations de transport brinquebalantes, dénuées d’enrichissements pour se distraire et de cachettes pour se soustraire à la vue des badauds. Leurs besoins les plus élémentaires sont méprisés : impossibilité de se faire les griffes pour les tigres, ou même simplement de boire à volonté pour la plupart des détenus! Sans parler de l’insalubrité omniprésente, avec des paillasses dégoulinant d’excréments. Dans cette atmosphère misérable, les prisonniers sont réduits à faire deux pas d’un côté, deux pas de l’autre, tout au long de leurs journées. Et quand le désespoir prend le dessus, ils se blessent, comme Sirius, à force de se cogner contre les barreaux.

Récréation et punition

Tandis que certains prisonniers ne sortent jamais de cet enfermement, d’autres comme Nelly et Brigit ont le rare « privilège » de quitter leur enclos quelques minutes par jour. Pourquoi? Se détendre, bouger, respirer? Non, bien sûr. Elles sont conduites sous le chapiteau pour faire le show. Et quel spectacle: souffrance pour obliger leur corps âgé à s’asseoir sur des tabourets, souffrance pour forcer leurs pieds à jouer avec des ballons, souffrance encore pour monter l’une sur l’autre ou tenter de se tenir en équilibre sur leurs trompes et leurs pattes avant.

Nous les sauverons tous!

Cet enfer doit cesser! Notre travail de filature acharné, les images, les rapports d’expertise que nous avons patiemment collectés jusqu’ici démontrent la détresse évidente de ces animaux et les nombreuses infractions de l’établissement vis-à-vis de la réglementation en vigueur. Nous disposons non seulement de preuves de maltraitance, mais également de graves défauts de sécurité mettant en danger le public! Nous portons donc une nouvelle fois plainte contre La Piste aux Étoiles. Comme pour Maya, nous sollicitons en urgence la saisie de Nelly, Brigit, des fauves, des primates et des zèbres afin qu’ils nous soient confiés en attendant l’audience. Pour eux aussi le temps de l’injustice doit prendre fin! Nous n’oublions personne!

Le lierre, éloge d’un marginal

Le lierre, éloge d’un marginal

Le lierre, éloge d’un marginal
23.06.2019
France
Le lierre, éloge d’un marginal
Habitat naturel

Le lierre commun (Hedera Helix) ne fait rien comme les autres. Si les gestionnaires d’espaces verts voient souvent cet élève dissipé d’un mauvais œil, il apparaît pourtant comme particulièrement doué dans de nombreux domaines et excelle dans la préservation de la biodiversité. Faites-lui confiance, cadrez-le un peu… Il s’occupe du reste!

Excentrique, un brin provocateur, le lierre (Hedera), de la famille des Araliaceae, n’en fait qu’à sa tête. Aussitôt germées, ses jeunes pousses, avides de découvrir le monde, se répandent gaiement sous la plupart des climats et sur tous les types de sols, même les moins fertiles. La plante se décline en différentes espèces et variétés, sauvages ou cultivées, à travers le globe. Dans nos contrées tempérées, c’est Hedera Helix (lierre commun) que l’on rencontre le plus fréquemment, rampant dans la pénombre des sous-bois, tapissant les fourrés, se glissant dans les haies, se hissant sur les murs, escaladant les troncs, s’élevant dans les cimes!  Avec ses multiples tiges lignifiées, la liane se déplace rapidement et redécore à sa façon le paysage. Mais son œuvre en mouvement, parfois sur des kilomètres de long et jusqu’à 30 mètres de hauteur, n’est pas du goût de tous… Et l’artiste incompris compte moins de fans que de détracteurs.

Un doux rebelle

Armés de sécateurs, ou même de tronçonneuses, des jardiniers appréhendent le lierre comme un vaurien indiscipliné, trop robuste pour être honnête, capable de saccager l’architecture, voire d’assassiner les arbres! Or, si l’original a les cheveux longs, il n’a rien d’un mauvais garçon! Avec sa coupe hirsute et sa vigueur débordante, il embrasse certes fougueusement sur son passage, mais ne détruit pas pour autant. Équipé de petits crampons lui permettant de s’accrocher, il est juste en quête d’appuis, si possible verticaux, pour tendre vers la lumière et favoriser l’éclosion de ses fleurs jaunes… Loin de lui l’envie de parasiter, d’étouffer ou de faire s’écrouler ses supports… Au contraire, et il leur est même très utile: isolant thermique naturel, il sait aussi protéger de l’humidité, de la sécheresse, de l’érosion ou encore des marquages d’animaux… Lorsqu’on le retire, les surfaces qu’il recouvrait s’avèrent souvent mieux conservées que celles où il ne se trouvait pas. Bien sûr, il arrive parfois que des vieilles pierres déjà lézardées ou qu’un arbre en fin de vie vacillent sous son poids, mais le joyeux drille n’est pas responsable de leurs chutes! Il ne fait qu’un peu accélérer le cours normal des choses et le processus de régénération.

D’autres cordes à sa liane

Entre autres qualités, on reconnaît aussi au lierre un rôle de purificateur de l’air pollué par certains toxiques. C’est également un précieux auxiliaire dans la lutte biologique, car il abrite des punaises prédatrices de pucerons. Et pas seulement!  Son feuillage persistant et abondant reçoit la visite d’une multitude d’animaux. Les chauves-souris, par exemple, aiment s’y suspendre et de nombreux oiseaux y installent leur nid. En outre, avec un cycle de développement complètement décalé par rapport à la plupart des plantes, notre marginal commence sa floraison lorsque l’automne arrive et que le reste de la végétation se dégarnit tout autour. Il fait ainsi le bonheur des butineurs dont le panier est moins chargé en cette époque de l’année. En bon nourricier, il offre ensuite précocement ses baies charnues (non comestibles pour les humains), tout au long de l’hiver, à l’avifaune frugivore et certains mammifères, tels les lérots ou les renards, qui en raffolent! Sous ses allures de trublion, le lierre a donc des dimensions de sage et se révèle un ardent protecteur de la biodiversité. Empruntez ses pas en rejoignant les Arches de la nature. En le laissant s’attacher à vous, il saura conquérir votre cœur!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!

Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!
19.06.2019
France
Evelyne Prélonge labellisée Fur Free Retailer (FFR)!
Exploitation pour la Mode

La créatrice Evelyne Prélonge propose des objets de décoration et des accessoires en fausse fourrure. Leur apparence et leur toucher sont comparables à la vraie, cruauté en moins. Sous le label FFR, sa marque s’engage avec One Voice pour une mode éthique.

Après avoir travaillé près de 20 ans auprès des Maison de Haute Couture dans la recherche et l’innovation textile, la créatrice Evelyne Prélonge a lancé dès 2008 sa propre marque dédiée à l’univers de la fausse fourrure haut de gamme. Elle souhaite ainsi « proposer une alternative de qualité à la vraie fourrure et montrer que les innovations textiles peuvent tout à fait trouver des substituts de luxe à la fourrure animale. Le tissage ainsi que les matières utilisées sont d’une grande qualité, ainsi que la qualité du travail de la matière et les finitions témoignent d’un vrai savoir-faire pour un résultat bluffant. » Les collections se déclinent pour la Maison (plaids, coussins, tapis etc.), ainsi qu’en accessoires (sacs, gants, cols, etc.). Tous les articles sont fabriqués en France avec le plus grand soin.

Pour une mode et une déco sans cruauté

Aujourd’hui, l’entreprise va plus loin en s’engageant à nos côtés sous le label FFR (Fur Free Retailer). Nous développons dans notre pays ce programme international, initié par la Fur Free Alliance, coalition européenne dont One Voice est le représentant français. Il s’adresse à tous les professionnels de l’habillement et de la décoration qui décident de tourner le dos au commerce mortifère de la fourrure animale. De nombreuses marques ont déjà rejoint cette démarche avant-gardiste. Elles sont les cheffes de file d’une mode responsable et éthique où l’on célèbre la beauté non souillée par la souffrance. Vous pouvez les retrouver sur notre site dédié qui présente également le label Animal free (pour des vêtements et accessoires sans matière animale), ainsi que notre label One Voice garantissant des produits non testés sur les animaux.

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!

La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!
17.06.2019
Mayenne
La vie de « bête de cirque » pour Elyo, c’est fini!
Exploitation pour le spectacle

Son nom de « bête de cirque » est Nal (ou Nale). Nous avions choisi de lui donner un nom de lion libre, un nom solaire: Elyo. En ce mois de juin, il vient d’être placé dans un « zoo-refuge »: La Tanière. Cela n’en reste pas moins une belle et grande victoire. Que les autorités feignent de faire comme si de rien n’était n’y changera rien: l’obscurité du camion vide, pour Elyo, c’est terminé!

Les yeux d’Elyo prostré, l’une des rares fois où le camion était ouvert.
Il a beau en être sorti, les dresseurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Des conditions de vie scandaleuses et des autorités fermant les yeux

Pour Elyo, nous avions déposé plainte pour actes de cruauté en avril 2018. Un vétérinaire avait alors été mandaté par le Procureur de la République de Dunkerque. Son rapport ne laissait aucun doute sur le mal-être d’Elyo et sa souffrance. Malgré ces preuves irréfutables, notre plainte fut classée sans suite!
Face à cette décision incompréhensible, nous avions alors proposé au cirque de nous le confier afin que nous l’emmenions vivre dans la savane africaine en échange de quoi nous les aurions aidés à monter un numéro sans animaux. Le refus fut catégorique.

En janvier 2019: nouvelle plainte

Les autorités savaient, elles connaissaient les maltraitances dont Elyo était victime: elles avaient entre leurs mains l’attestation du vétérinaire expert pour la justice, les nombreux rapports de nos enquêteurs, les expertises des spécialistes reconnus mondialement auxquels nous avions fait appel. Durant des mois, nous n’avons eu de cesse de les alerter.

Le cirque annonçait encore des représentations jusqu’au 26 mai

Au mois de mai 2019, Elyo toujours plongé dans l’obscurité du camion, nous avons décidé de citer ses deux dresseurs à comparaître devant le tribunal correctionnel de Laval (en payant, nous nous assurions pour lui de l’audience à laquelle il aurait dû avoir droit). La « citation directe » fut remise par un huissier aux dresseurs du cirque Buffalo Circus. C’est à ce moment précis que les autorités furent prises d’une envie soudaine de s’occuper d’Elyo. Il fallait vite le placer, le sortir du cirque. Ainsi, et alors que se tient l’audience de consignation au cours de laquelle il nous est demandé de verser 3000€ afin que la justice fasse son travail… Elyo arrive dans ce zoo.

La fin de la remorque. Mais l’Afrique?

Comme pour Maya, les autorités ont refusé toutes nos propositions, feignant de ne pas voir les conditions de vie épouvantables dans lesquelles Elyo se trouvait. Mais, et comme pour Maya une fois encore, une place a été trouvée. Elyo n’aura pas le bonheur de fouler le sol de la savane africaine, là où un parc de plus d’un hectare en sanctuaire l’attendait. C’est le choix des autorités, mais qu’elles en soient conscientes, nous veillerons sur Elyo!

Les autorités auront beau essayer de faire comme si de rien n’était, comme si notre combat n’y était pour rien, ça ne prendra pas! Que serait-il arrivé à Elyo si au classement de notre première plainte en 2018, nous avions baissé les bras? Que serait-il arrivé si nous ne l’avions pas suivi inlassablement, alertant les services de l’État, si vous ne vous étiez pas mobilisés vous, militants, sympathisants? Elyo aurait probablement fini par mourir à force de cogner sa tête contre les parois du camion.

Une grande victoire tout de même

Ce placement reste une grande victoire, ne boudons pas notre plaisir de le voir loin de cette vie misérable: l’itinérance incessante, seul, enfermé dans un camion, le plus souvent dans l’obscurité totale.

Au ministère de la Transition écologique et solidaire, où nous demandons, réunion après réunion, la prise d’un arrêté ministériel immédiat qui mettrait fin au calvaire des animaux dans les cirques, on nous répond: « Mais que faire des animaux captifs? Nous n’avons pas de solution ». Plus les semaines passent, plus cela ressemble à un faux prétexte. S’il n’y avait pas de solution, comment expliquer qu’en moins d’une année Maya, Lechmee et Elyo–pour ne citer qu’eux–aient trouvé une place hors des cirques?

Doit-on porter plainte et faire des citations directes pour chaque individu détenu? Et ainsi qu’ils se retrouvent tous, en catimini, placés hors des chapiteaux? Si c’est cela la solution, alors nous nous y attellerons! Prochain rendez-vous au tribunal administratif de Marseille le 27 juin prochain pour Samba!

Notre plainte pour actes de cruauté sur Maya est en cours d’instruction, et le 18 octobre nous serons bien au tribunal de Laval pour obtenir la condamnation des dresseurs d’Elyo pour actes de cruauté. Ils devront répondre de leurs actes! Le temps de l’impunité est terminé!

Vous pouvez soutenir notre combat en faisant un don: Faire un don

Roumanie: silence, on tue!

Roumanie: silence, on tue!

Roumanie: silence, on tue!
12.06.2019
Roumanie
Roumanie: silence, on tue!
Animaux familiers

Les années Ceausescu ont mis les animaux domestiques à la porte des foyers et transformé de nombreux citoyens en potentiels dictateurs des rues. On y traque les chiens errants comme de la vermine, on les assassine sous le regard des enfants… en attaquant du même coup leur dignité humaine! Mettons un terme à l’escalade infernale de la violence!

Un massacre à grande échelle se déroule en Roumanie. Des dizaines de milliers de chiens errants sont persécutés et tués tous les ans avec l’assentiment du gouvernement. Celui-ci incite, par sa « loi sur l’abattage », le pays entier à se débarrasser-quelle qu’en soit la manière-des animaux livrés à eux-mêmes. Les malheureux sont devenus les boucs émissaires d’une violence structurelle en quête d’exutoire.

Puits sans fond

Rien qu’à Bucarest, il y aurait ainsi au moins 2000 chiens sans logis. Leur nombre fluctue depuis les années 1980 où le régime de Ceausescu avait interdit l’entrée des immeubles aux compagnons domestiques, forçant les familles à les nourrir sur le trottoir ou les abandonner. Depuis, les canidés se sont reproduits, multipliés, et sont désormais les « bêtes noires » de la majorité des riverains. Pourchassés de partout, certains ont causé des dégâts, des morsures, attisant ainsi la haine à leur encontre. Mais plutôt que d’endiguer le problème en mettant en place une politique de stérilisation, les autorités ont préféré recourir à la solution expéditive (et inefficace) de l’euthanasie. Celle-ci est officiellement pratiquée au terme de 14 jours sur les individus capturés qui n’ont pas été réclamés. Mais en vérité, la plupart des chiens sont exécutés aussitôt après, voire au moment même, de leur « ramassage ».

L’horreur à tous les coins de rue

Il faut dire que les fourrières ont vite compris la rentabilité de l’affaire… Pourquoi s’encombrer d’animaux vivants, les alimenter pendant les délais légaux et procéder à des injections létales coûteuses, si elles pouvaient empocher la prime de capture dès le départ… sans autre forme de procès? Les employés municipaux ont donc commencé à torturer et exterminer les « indésirables » à la chaîne, n’hésitant pas à se livrer aux pires actes de cruauté en pleine rue. Exemple ainsi montré aux citoyens, ceux-ci se sont non seulement accoutumés à des spectacles de boucherie, mais les ont reproduits. Aujourd’hui, il est devenu monnaie courante, voire de bon ton, d’affirmer sa supériorité et/ou de passer ses nerfs en fracassant quelques crânes de canidés sur son chemin. Même les chiens adoptés, vaccinés et « en règle », finissent souvent dans un bain de sang.

Quel modèle pour les enfants?

Les petits Roumains sont les victimes collatérales de ces scènes publiques insoutenables: ils seraient 86% à en avoir déjà été témoins, selon la European Link Coalition. Cette coalition internationale d’ONG dont One Voice est membre, a entrepris de faire toute la lumière sur le lien désormais établi entre les abus sur les animaux et la violence envers les humains. Avec elle, nous vous enjoignons d’interpeller la Commission européenne et d’écrire à l’Ambassade de Roumanie en France sur ce grave problème au sein d’un pays de l’Union. En tolérant de telles pratiques qui bafouent le traité de Lisbonne et ses valeurs, nous fabriquons des bourreaux et/ou leurs prochaines proies!

Directives de One Voice: Le Lien entre violences sur les animaux et les humains

Edit: article modifié le 11 juillet

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!

Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!
11.06.2019
France
Le ministère public nie la souffrance des lapins angoras!
Exploitation pour la Mode

Si le Conseil d’État suit l’argumentaire du rapporteur public présenté à l’audience du 7 juin dernier sur notre requête pour les lapins angoras, tous nos arguments seront rejetés. Il est clair que l’État refuse d’avancer sur la question de la dignité des animaux, de leurs droits ou de leur respect. Car même l’intégration d’une allusion aux « pratiques vertueuses » concernant les conditions de vie des lapins est écartée par le ministère public.

En un quart d’heure de lecture de la rapporteure publique, nous avons pu entendre tous les moyens disponibles pour refuser toute avancée réglementaire sur la « dépilation » des lapins angoras… Si on l’écoute, la manière de récupérer les poils des lapins angoras restera inchangée, de même pour les conditions de vie de ces derniers; quant à une interdiction, il ne faut pas y compter!

En lieu et place du rapport inexistant de l’INRA, le rapporteur public se base cette fois sur un article de deux chercheurs du laboratoire des pelages, toisons et fourrures de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) paru en 1985, après tests sur les lapins. Rien n’aurait donc changé sur la connaissance de la sensibilité des animaux en 35 ans?

Des pratiques vertueuses balayées par le ministère public

Qu’il s’agisse de faire ingérer aux lapins du Lagodendron, aidant à la chute de leurs poils, ou de positionner des bouillottes sous leurs paillasses pour leur garantir de ne pas avoir trop froid une fois la peau mise à nu, il sera laissé au jugement des éleveurs de décider s’ils mettent en place ou non les « mesures de bon sens » évoquées dans l’article des chercheurs de l’INRA écrit en 1985, établissant que l’arrachage de leurs poils n’est pas « en soi » une maltraitance. Comme chacun le sait à présent, laisser les éleveurs être juges et partie donne toujours de bons résultats.

Notre enquête dans six élevages considérée comme des cas particuliers!

Notre enquête a eu beau montrer dans six élevages différents les positions imposées aux lapins lors de l’épilation, et faire entendre leurs cris de douleur stridents, rien n’y a fait. Étant donné que la loi impose des règles d’entretien et de maintenance des lieux de détention, et un dispositif de contrôle et de sanction, le rapporteur public considère que cela suffit. Nos images montreraient, « tout au plus, des cas isolés ».

Lors de notre enquête en infiltration, nous nous doutions que les « cas particuliers » seraient l’un des arguments avancés pour contrer notre démonstration. C’est précisément pourquoi nous ne nous étions pas arrêtés à un seul, mais étions allés dans six élevages angoras en France. Et il n’y en a guère plus…

La souffrance des individus niée

Une fois encore, on nous parle d’absence de risques pour la biodiversité ou la santé humaine, sans montrer aucune compassion pour les individus concernés. Leur souffrance est savamment ignorée, voire même niée. Il aurait même fallu que nous démontrions que la tonte serait moins douloureuse que cette « dépilation ». Demandons à n’importe quel humain s’il trouve équivalent de se faire couper les cheveux et de se les faire arracher par poignées…

Le ministère public va jusqu’à soutenir, en s’appuyant sur cet article, qu’il n’est pas certain que les lapins aient tous la même intolérance au froid, ce qui justifie selon lui l’absence de nécessité de généraliser le fait de pailler les clapiers ou de poser des bouillottes sous leur litière une fois la peau à nu en hiver!

Sur le langage des animaux…

Comment un animal peut-il exprimer sa souffrance et sa douleur? Comment peut-il appeler à l’aide sinon en criant? Comment peut-il montrer qu’il a mal sinon en se débattant pendant qu’on lui arrache des poils, y compris parfois en le faisant saigner? N’a-t-on pas créé l’expression « se tordre de douleur »? Quel est le mouvement universel pour tout mammifère en cas de froid et de peur, si ce n’est le tremblement généralisé? Faut-il que les lapins apprennent à parler une langue humaine pour nous le dire? Qu’ils estiment leur douleur sur une échelle de 1 à 10 comme on nous le demande à l’hôpital? À partir de quelle longueur d’onde de tremblements un lapin a-t-il froid selon le rapporteur public?

Nous continuerons à nous battre pour les lapins angoras, nous mettons beaucoup d’espoir dans ce délibéré. En attendant, continuez à signer et à partager notre pétition pour eux!

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations

À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations
10.06.2019
Turin
À Turin, des macaques rendus aveugles par des mutilations
Expérimentation animale

Notre partenaire italien, la LAV, vient de dénoncer les mutilations abominables réservées à des macaques dans un laboratoire de recherche de l’Université de Turin, qui mène une étude intitulée « LIGHTUP-Faire que le cerveau au cortex aveugle retrouve la vue ». Nous avons besoin de vous tous pour demander à la ministre de la Santé, Giulia Grillo, de révoquer immédiatement l’autorisation de ce projet de recherche et de permettre à ces macaques d’être libérés dans un centre de réhabilitation approprié.

Le département de psychologie de l’Université de Turin a approuvé et soutient même financièrement un programme appelé « Lightup – Turning the cortically blind brain to see », mené en collaboration avec l’Université de Parme où sont enfermés les animaux, celle d’Oxford et le Hartelust aux Pays-Bas où ils ont été achetés.

Après de longs mois, voire des années d’un terrible dressage, après la découpe du crâne pour exposer le cerveau ou l’insertion de tiges pour bloquer la tête lors des séances d’enregistrement et de stimulations à venir, les chercheurs s’attaqueront à la « réelle » recherche. Cette étude consistera donc à faire subir à des macaques initialement en pleine forme de nombreuses interventions chirurgicales atrocement douloureuses, d’ablation de parties du cerveau dans la zone du cortex visuel, et ce jusqu’à les rendre aveugles.

One Voice se joint à l’appel de la LAV, son partenaire européen, pour demander à la ministre de la Santé italienne de révoquer immédiatement l’autorisation de ce projet, et permettre aux macaques d’être placés dans un centre de réhabilitation dans les plus brefs délais.

Comme ses partenaires, One Voice appelle à l’arrêt de l’expérimentation animale. Cette pratique a montré encore et encore que ses résultats sont insuffisants pour justifier toute la souffrance qu’elle impose à des êtres doués de sensibilité, qui plus est des primates. L’Union européenne a réclamé une baisse du nombre des animaux expérimentés, il est pourtant, en Italie comme en France, quasi impossible d’avoir accès à des chiffres consolidés fiables. C’est inacceptable.

Nous devons tous signer en urgence et avant qu’il ne soit trop tard pour eux la pétition (en italien) pour que cessent immédiatement les mutilations de ces macaques. La science, comme toute activité humaine, ne peut s’absoudre d’éthique.

Photo: Essere Animali