Fonds d’Actions Solidaires, Urgence Australie

Fonds d’Actions Solidaires, Urgence Australie

Fonds d’Actions Solidaires, Urgence Australie
07.01.2020
Australie
Fonds d’Actions Solidaires, Urgence Australie
Animaux sauvages

Chère amie, cher ami,

En choisissant de défendre les animaux, nous élargissons, au-delà de l’humain, le sens de la famille. Et c’est plus particulièrement au nom de la solidarité de notre grande famille que je vous écris.
A l’aube de chaque nouvelle année, je me pose toujours la même question : allons-nous pouvoir faire face aux imprévus, aux «coups durs»?

En janvier 2005, nos vétérinaires étaient les premiers sur place en Inde et aux îles Andaman, suite au tsunami qui avait ravagé l’Asie. Puis à nouveau en 2010, nous étions présents en Haïti qui venait d’être dévasté par ce tremblement de terre d’une violence inouïe.

Pour les animaux. Parce que nous refusions de faire le choix douloureux: répondre à l’urgence ou assurer le travail des campagnes de fond, nous avions mis en place un «fonds d’actions solidaires», pour faire face avec une réactivité maximale à l’imprévu, sans amputer le budget alloué aux campagnes.

Aujourd’hui, les gigantesques feux en Australie font des millions de victimes. Ces animaux, il me faut vous en parler, même si les mots manquent face aux images épouvantables, à l’agonie des koalas, kangourous, opossum… brûlés vifs dans les incendies.

Nous assistons à leur fuite éperdue, piégés au milieu du brasier, nous entendons leurs cris. La petite patte du koala qui vient se saisir de la main de son sauveur, véritable ancrage de reconnaissance et d’amour au milieu de l’apocalypse.

Face à l’ampleur de cette tragédie, pour répondre aux appels à l’aide de nos partenaires australiens (venus en 2018 à notre invitation parler de la situation des animaux sauvages, notamment des kangourous) et parce que nous ne pouvons rester spectateurs de cette situation, il nous faut agir. Pour les animaux australiens, nous avons choisi d’aider deux structures courageuses et sérieuses: Koalas In Care et WIRES (Australian Wildlife Rescue Association).

Aussi ai-je décidé de relancer ce «fonds d’actions solidaires», pour les soutenir dans l’urgence, mais aussi pour ancrer nos capacités d’interventions d’urgence sur le long terme.

C’est avec beaucoup d’émotion et un immense espoir, que je vous sollicite pour participer à ce fonds d’urgence et de prévoyance. Par un don, vous nous permettez d’intervenir immédiatement sur les situations de crise et d’urgence absolue.

De tout mon cœur, je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, et je l’espère sincèrement, de votre soutien à cette opération Fonds d’Actions Solidaires pour l’Australie.

Je vous en suis infiniment reconnaissante, pour les animaux.

Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice

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À propos de la campagne de «pub» du Centre Sécurité Requin

À propos de la campagne de «pub» du Centre Sécurité Requin

À propos de la campagne de «pub» du Centre Sécurité Requin
01.01.2020
À propos de la campagne de «pub» du Centre Sécurité Requin
Animaux sauvages

Le Centre Sécurité Requin de la Réunion (CSR, ex-CRA) nous a gratifiés récemment (conférence de presse du 18/12/19) d’une campagne de « pub » destinée à justifier son bilan en matière de pêche aux requins. Nous avons appris à cette occasion nombre de choses intéressantes que nous aimerions partager avec le public. Chacun peut se reporter aux articles parus dans la presse les 18 et 19/12/19, ainsi qu’à la présentation de la conférence, aux synthèses mensuelles et aux rapports trimestriels des opérations de pêche publiés sur le site www.info-requin.re.

 

Sus aux bouledogues !

Dans les objectifs de son programme, le CSR se targue « de diminuer le nombre de requins bouledogues (principaux responsables des attaques mortelles) ».
Entre le 29 mars 2018 et le 30 novembre 2019, soit en 20 mois de pêche, le CSR a effectivement liquidé 29 requins bouledogues, mais aussi et surtout…..114 requins tigres!
Depuis le début de l’activité de pêche du CSR, la proportion de requins tigres tués est systématiquement 4 fois plus élevée que celle des requins bouledogues.
Pourtant – le CSR le reconnaît lui-même – le requin tigre est très peu impliqué dans les accidents.
Pourtant le requin tigre vit au large et se trouve attiré vers les milieux côtiers par les déchets ramenés par les cours d’eau, la pollution côtière (eaux usées), les rejets organiques (sacrifices animaux, déchets des pêcheurs et des poissonneries, rejets des industries de la pêche), les appâts immergés par le CSR, etc…, (cf. études CHARC et ECoReCo-Run sur le site info-requin).
Pourtant les études génétiques menées par l’université de la Réunion et des universités australiennes ont montré la grande vulnérabilité de ses populations dans la zone.
Pourtant il est déjà – comme le requin bouledogue – inscrit sur la liste rouge de l’UICN avec un statut « quasi menacé d’extinction » principalement du fait de sa surpêche.
En fait le requin tigre sert surtout au CSR à « faire du chiffre » pour gonfler ses statistiques de pêche…

« On respecte l’environnement » qu’ils disent….

Le CSR affirme qu’il s’agit d’« un programme respectueux de l’environnement ». Et se vante « de contribuer à préserver l’ensemble de l’écosystème avec un impact minimal sur les autres espèces de prédateurs fréquentant les zones côtières où cette pêche est déployée ». Sans rire ?!

Les requins tigres et bouledogues, en tant que prédateurs de fin de chaîne alimentaire, sont des maillons essentiels de l’équilibre des écosystèmes marins. Dire que leur élimination systématique contribue à préserver l’ensemble de l’écosystème est un mensonge éhonté.

Les requins – en particulier le requin tigre, véritable « éboueur des mers » – sont les garants de la bonne santé des populations d’animaux marins, en éliminant les cadavres et les animaux malades et/ou génétiquement faibles. Les détruire, c’est mettre en danger la ressource halieutique et la biodiversité marine.

Quant à l’impact « minimal » sur les autres espèces de prédateurs : en 20 mois, le CSR a pêché 29 requins bouledogues (7% des prises), 114 requins tigres (26%) et…..290 prises accessoires (67%) dont 56 (19%) étaient déjà mortes à l’arrivée des pêcheurs. Ce programme de pêche capture en priorité des prises accessoires. Effectivement l’impact est « minimal »…

C’est ainsi que par exemple en 20 mois :

  • Sur 11 murènes capturées, 10 sont mortes,
  • Sur 41 carangues gros-tête capturées, 10 sont mortes et 4 ont été relâchées « fatiguées »,
  • Sur 10 requins sagrins capturés, 4 sont morts et 2 relâchés « fatigués »,
  • Sur 35 requins marteaux capturés (commun ou halicorne), 13 sont morts et 6 relâchés « fatigués ». Notez que le marteau halicorne a un statut UICN « mondialement en danger », tandis que le marteau commun est classé « vulnérable ».
  • 28 grandes raies guitares ont été capturées dont 1 est morte et 1 relâchée fatiguée (espèce classée « en danger critique d’extinction » par l’UICN).

Outre le fait que des individus relâchés « fatigués » ont peu de chances de survie à court terme, du fait des conséquences de la capture (manque d’oxygénation et paralysie des muscles par l’acide lactique lorsque le poisson a épuisé ses réserves d’énergie à force de tirer sur la ligne). S’ils ne sont pas tout simplement dévorés par d’autres prédateurs…..

Comme le précise le CSR à propos du requin marteau halicorne (synthèse n° 13), « cette espèce est une des plus fragiles parmi les requins car elle se paralyse vite en cas de capture ».

Sans parler évidemment des dégâts causés par les hameçons aux organes internes, lorsqu’ils sont accrochés en profondeur donc impossibles à retirer.

A ce propos le CSR avait bien tenté, dans le cahier des charges, d’imposer aux pêcheurs des préconisations concernant les hameçons, notamment l’utilisation d’hameçons en acier oxydable afin que, si l’hameçon était impossible à retirer, il puisse se dégrader assez vite au contact de l’eau de mer. Mais cette exigence n’a jamais été respectée et a été finalement abandonnée (synthèse n° 4, rapports trimestriels d’observation n°1 à 4).

Alors il est où le « respect de l’environnement » ?!

…Et « on restaure les équilibres »

Le CSR prétend que « la pêche de prévention « à la réunionnaise » (….) contribue à restaurer les équilibres entre espèces dans les eaux côtières ».
Affirmation gratuite et sans aucun fondement scientifique. Des technocrates imbus de leurs certitudes qui jouent aux apprentis-sorciers avec la Nature en détruisant systématiquement certaines espèces marines sans s’attaquer le moins du monde aux causes du problème : la pollution organique et terrigène des eaux côtières et la surpêche qui prive les requins de leur nourriture de base, le poisson. Qui plus est, le sous-préfet de Saint-Paul prétend maintenant aller systématiquement pêcher le requin dans les zones de protection renforcée de la réserve nationale marine ! Probablement pour restaurer les équilibres entre les espèces…

Des chiffres un peu bizarres

Le CSR affirme qu’au 18 décembre 2019 (date de la conférence de presse) le ciblage des espèces (% de requins ciblés capturés) était à la Réunion de 37% tandis que le taux de relâche (et non de survie comme l’affirme le CSR) des captures accessoires était de 85%.

Au 30 novembre 2019, ces taux étaient respectivement de 33% et de 81%.

Remarquons déjà que depuis le 7 juillet 2018 (synthèse n°6), le taux de relâche des captures accessoires revendiqué par le CSR est systématiquement supérieur de 1 à 2% au taux réel. Erreur de calcul (systématique ??) ou tromperie volontaire, la question est posée.
Pour le reste, nous sommes contents de savoir que ces taux ont grimpé en flèche en 18 jours, juste avant la conférence de presse, en particulier le taux de relâche qui stagnait entre 79% et 81% depuis le 17 août 2018 (synthèse n°9)…

Une « transparence » quelque peu opaque

Pour souligner sa « transparence », le CSR affirme que « des observateurs indépendants embarquent régulièrement afin d’évaluer le respect du cahier des charges et des préconisations de pêche. Ils établissent des rapports trimestriels disponibles en ligne sur info-requin.re. Des synthèses régulières des opérations de pêche sont publiées mensuellement sur info-requin.re ».
On se reportera aux synthèses en question : le constat est édifiant. Exemple pour novembre 2019 :

  • Sur 10 jours de pêche en baie de St-Paul, 1 seul jour avec observateur embarqué ;
  • Sur 15 jours de pêche à St-Pierre, 2 jours avec observateur embarqué, etc…

Et tout est à l’avenant.

Quant aux rapports trimestriels, ils précisent que les observations embarquées ont représenté depuis le 1er juillet 2018 entre 4.7% et 7.5% de l’effort de pêche.

En fait les sorties avec observateur embarqué représentent l’exception ! Alors où se situe la fameuse transparence ?

Qui plus est, les derniers rapports et synthèses de pêche ont été publiés avec deux mois et demi de retard….le jour même de la conférence de presse. Vivement la prochaine conférence !
Et ce nonobstant les erreurs qui émaillent les différentes synthèses et qui n’ont jamais été corrigées. Exemples :

  • La synthèse n° 15 fait état, dans le total cumulé, de 2 bouledogues + 1 tigre capturés pour cette période alors qu’il y a 2 bouledogues + 4 tigres capturés ;
  • La synthèse n° 20 fait état de seulement un tigre capturé mais comptabilise néanmoins 2 requins ciblés capturés ;
  • La synthèse n° 26 fait état de 9 requins ciblés capturés alors qu’il y a 2 bouledogues + 9 tigres capturés ;
  • La synthèse n° 31 mentionne : « 1 requin tigre vivant, échappé ». Mais le compte quand même dans les requins prélevés.
  • Le rapport trimestriel d’observation n°5 fait état de la capture d’un requin chagrin (Centrophorus granulosus) relâché fatigué. Or ce dernier n’apparaît nulle part dans les synthèses du CSR. Probablement confondu avec un requin sagrin (Loxodon macrorhinus).

Comment pêcher sans attirer : la recette du CSR

Le CSR affirme que les engins de pêche ne sont pas dangereux et que « la pêche de prévention dans les zones côtières n’attire pas plus de requins dangereux à la côte ». Une affirmation qui serait étayée par « une analyse statistique rigoureuse » dont les résultats sont que « ni l’appâtage, ni les types d’appâts, ni la présence de captures sur les lignes, n’ont augmenté la présence et la durée de visite des requins dangereux détectés dans la zone d’étude ».

N’importe quel scientifique sait qu’on peut faire dire à peu près n’importe quoi aux statistiques.

Si l’appâtage n’attire pas les requins, comment se fait-il que le requin tigre, qui vit principalement au large, se retrouve pris sur les lignes à la côte dans des proportions 4 fois plus élevées qu’une espèce côtière comme le bouledogue ?!

Si les types d’appâts n’ont aucune importance, comment se fait-il que le CSR ait tenté, au départ, d’imposer aux pêcheurs des prescriptions relatives aux appâts sur les PAVAC (palangres verticales avec alerte de capture) : « Les critères usuels pour les appâts devront être respectés (longueur et poids minima des appâts respectivement de 30 cm et de 1 kg ; appâts préalablement congelés ; poissons entiers). Priorité n°1 : bonite » (rapport trimestriel d’observation RTO n°1) ?

Le non-respect systématique de ces dispositions a d’ailleurs conduit le CSR à les abandonner pour la plupart – un comble – à l’exception de l’obligation de congélation pour laquelle les observateurs indépendants précisaient à partir du 20/04/19 (RTO n°4) : « La prescription concernant la congélation préalable des appâts, mal comprise par les pêcheurs, est maintenue dans le but de limiter l’attractivité des engins à un périmètre restreint ».

Las, dans les mois suivants, cette obligation a elle aussi été abandonnée pour des appâts plus attractifs (RTO n° 5), les pêcheurs étant probablement soucieux de rentabiliser leurs sorties et le CSR désireux de tuer plus de requins bouledogues : « Pas de contrainte sur la pré-congélation des appâts, les pêcheurs pourront ainsi utiliser les appâts fraîchement pêchés par leurs soins. (…) Des appâts vivants peuvent également être utilisés (…) ».

Alors ils attirent ou ils n’attirent pas, ces engins de pêche ?

Et si l’on affirme que la présence de captures sur les lignes n’attire pas les requins, comment expliquer par exemple ce mérou croissant queue jaune et cette grande raie guitare attaqués par des requins en mai 2018 alors qu’ils étaient pris à l’hameçon (synthèse n°3) ?

Et ce commentaire du CSR lui-même en juillet 2018 (synthèse n° 7)  à propos des grandes raies guitares : « deux individus ont été retrouvés avec des blessures liées à des morsures de grands requins, illustrant le fait que cette espèce constitue une proie potentielle des grands prédateurs comme les requins bouledogues » ?

En clair, pourquoi s’encombrer d’appâts coûteux payés par le contribuable, si cela n’attire pas les espèces qu’on veut pêcher ? Autant pêcher avec des hameçons nus, non ?

Le CSR pêcherait des requins avec des appâts qui n’attirent pas les requins. Non, franchement ? Ils font comment ?

La justification de la pêche à outrance

Le « responsable scientifique » du CSR déclare dans le JIR du 19/12/19 : « Tous les requins prélevés sont disséqués et analysés par l’Université de la Réunion pour que nous puissions mieux comprendre leur comportement ».

On ne comprend rien ou pas grand-chose au comportement d’un animal vivant en le tuant et en le dépiautant. C’est de la propagande. Tout au plus saura-t-on ce qu’il a mangé d’après le contenu de son estomac…

Pour justifier la pêche, le même « responsable scientifique » affirme que les prises de requins ciblés se font plus rares – et que par conséquent ce programme est efficace à ses yeux. Bizarre.

Sur les années 2013 à 2017 inclus – soit en 60 mois – les différents programmes de pêche (Ciguatera 1 et 2 – Valo Requin – Cap Requin 1 et 2) ont capturé 113 requins bouledogues et 137 requins tigres. En comparaison, sur 20 mois d’activité, le CSR a capturé 29 bouledogues et 114 tigres. A durée égale, si le nombre de bouledogues capturés pendant la période CSR a légèrement chuté, celui des tigres par contre a littéralement explosé en étant multiplié par un facteur 2.5 !

Qui plus est, entre avril 2019 et le 18/12/19, le nombre de captures – en majorité des tigres – s’est maintenu à un niveau élevé, atteignant même un pic à 12 requins ciblés en novembre, avec un retour en force des captures de bouledogues début décembre.

Alors comment le CSR procède-t-il à ses savants calculs ?? Vite, une étude statistique !

De la même façon il affirme que le nombre d’attaques a baissé de façon significative depuis la mise en œuvre du premier programme de pêche en 2013.

Selon le site info-requin, il y aurait eu depuis le début du programme : 6 attaques en 2013 (dont 2 morts) ; 1 attaque en 2014 ; 4 attaques en 2015 (2 morts) ; 1 attaque en 2016 ; 3 attaques en 2017 (2 morts) ; 1 attaque en 2018 ; et 2 attaques en 2019 (2 morts).

A noter que le chiffre élevé de 2013 est à tempérer par trois cas où il n’y a eu ni blessure ni décès :

  • 1 chasseur sous-marin simplement chargé par un requin à cause du poisson pêché,
  • 2 surfeurs pour lesquels « l’attaque » s’est résumée à une « légère trace sur la planche ».

Alors honnêtement, au moins en nombre de morts, nous ne voyons pas où se situe la baisse « significative ». Les morts de la « crise requin » apprécieront…..

Pour le reste, il nous semble essentiel de souligner que si le nombre d’attaques a pu paraître diminuer, c’est aussi et surtout lié au fait que :

  • Depuis juillet 2013, un arrêté préfectoral interdit la baignade et les activités nautiques sur la quasi-totalité du littoral,
  • La fréquentation des spots par les surfeurs – principale communauté visée par les accidents – a considérablement chuté,
  • Ces derniers ont fini, bon gré mal gré, par modifier leur attitude en termes de pratique : ils sont devenus plus prudents, surfent moins n’importe quand, et sont souvent désormais équipés de dispositifs individuels de répulsion (cf. conclusion). De ce fait, la probabilité de rencontre entre les requins et les surfeurs a donc aussi largement chuté, ce que le CSR se garde bien de mettre en avant : la pêche avant tout !

Silence, on tue !

Au final ce tissu de contre-vérités trouve son explication dans une déclaration du « responsable scientifique » du CSR (Quotidien du 19/12/19) : « la pêche doit se pratiquer partout et tout le temps ». La pêche à outrance est devenue le nouveau crédo du CSR et de l’Etat, incapables qu’ils sont de mettre en place des solutions alternatives non létales.

Où sont passés les résultats des tests financés par le contribuable et entrepris par le CSR sur les barrières magnétiques, le sonar de détection, les équipements de protection individuels destinés aux surfeurs (tests réalisés en Nouvelle Calédonie) ? Aux oubliettes…

Tuer des requins, c’est beaucoup plus simple, ça calme une frange de l’opinion publique, et ça rapporte un maximum à certaines catégories de personnes.

Entre le début de la chasse aux requins en 2013 et le 30 novembre 2019, l’Etat a liquidé pas moins de 415 requins tigres et bouledogues dans les eaux réunionnaises. En pure perte.

Le ministère des outre-mer nous l’a bien confirmé : incapable de trouver une solution viable, l’Etat ne veut surtout pas que le public dise qu’il ne fait rien et reste les bras croisés. Et il veut encore moins être traîné en justice dans des procédures en responsabilité.

Alors il ouvre grand le parapluie, et il tue des requins, au moins là il fait quelque chose.

Le CSR bénéficie de 2 millions d’euros de budget annuel, dont 800 000 euros rien que pour la pêche aux requins. Dans le prévisionnel 2020, le seul « coordonnateur du programme de pêche » est rémunéré 5000 euros mensuels. Pendant ce temps la SNSM locale (Société Nautique de Sauvetage en Mer) – qui fonctionne uniquement avec des bénévoles – a fermé boutique le 30/11/19, faute de subventions pour s’acheter…..des gilets de sauvetage conformes à la réglementation. Lamentable !

En guise de conclusion, nous aimerions vous soumettre cette déclaration (Quotidien du 30/12/19) de Mme Alice Lemoigne, triple championne du monde de longboard ISA, une référence réunionnaise en matière de surf, qui est revenue vivre et s’entraîner sur son île fin 2018 :

«La Réunion, ce n’est pas les Dents de la Mer ! Oui, il y a des requins. Et il faut faire très attention. Prendre ses précautions. Je m’entraîne soit avec la présence des vigies soit avec mon Shark Shield (un dispositif de répulsion électrique anti-requins, N.D.L.R.) en respectant toutes les règles de sécurité qui consistent à ne pas aller à l’eau quand les conditions ne sont pas bonnes, et j’arrive à m’entraîner sans problème. Toutefois, je précise que je n’incite pas les gens à aller surfer en disant cela. Je dis juste combien je mesure le risque et comment je prends mes responsabilités en sortant protégée. Il y a une psychose autour des activités nautiques à la Réunion. » Une déclaration courageuse et empreinte d’honnêteté et d’un solide bon sens, les mêmes qui manquent cruellement au CSR et à l’Etat français dans cette affaire !

Collectif d’associations :

Sea Shepherd Conservation Society – Longitude 181 – One Voice – ASPAS – Sauvegarde des Requins
Requins Intégration – Tendua – VAGUES

Ratchaprao, l’huile de coco labellisée garantie sans exploitation des singes

Ratchaprao, l’huile de coco labellisée garantie sans exploitation des singes

Ratchaprao, l’huile de coco labellisée garantie sans exploitation des singes
23.12.2019
France
Ratchaprao, l’huile de coco labellisée garantie sans exploitation des singes
Expérimentation animale

Christophe Gambet, un entrepreneur français qui a décidé, après dix ans dans l’électronique à Grenoble, de trouver une cohérence entre son engagement personnel éthique et social, et son envie d’entreprendre, a créé Ratchaprao, marque labellisée par One Voice garantie sans expérimentation animale ni exploitation des singes dans la récolte des noix de coco.

Son but: offrir aux personnes qui le désirent un commerce en ligne vertueux, proposer à la vente des produits venus de loin, de très bonne qualité et respectueux à la fois de la nature et des personnes animales et humaines. La découverte de l’huile de coco venue d’Asie, qui se vendait extrêmement bien en Europe avec souvent une part d’ombre relativement à l’éthique, a fini de le convaincre de se lancer dans le commerce en ligne de ce produit. Étant lui-même végan depuis quelques années, il a eu à cœur de sélectionner un producteur partageant les mêmes valeurs que lui, et qui n’exploite aucun singe ni aucun autre animal.
Cela lui a permis de combiner ses envies de voyage avec une reconversion en accord avec ses convictions.

Un label cohérent et complet

Car des millions de tonnes de noix de coco sont cultivées et récoltées tous les jours à travers l’Asie du Sud-Est. Le gros de la production vient d’Indonésie, des Philippines, d’Inde, du Sri Lanka, de la Thaïlande… et la qualité est très variable. Jusqu’à 8 millions de noix de coco peuvent être transformées quotidiennement chez certains fournisseurs peu regardants. Ils recourent à un système d’agriculture intensive exploitant de nombreux petits producteurs,  ainsi qu’à un moyen de récolte ultra-rapide.

Les singes, exploités de toutes les façons possibles

Culturellement, en Asie du Sud-Est, les singes sont dressés «à la dure», tout comme les éléphants, d’ailleurs, pour effectuer toutes sortes de tâches au bénéfice des humains. Il n’est pas rare de voir des singes tirer à l’arc ou des éléphants jouer au basket, comme on en observe dans les cirques en France, et applaudis tant par la population locale que par les touristes occidentaux. Mais ces pauvres animaux sont également dressés à d’autres fins: pour des travaux agricoles tels que l’abattage d’arbres et leur transport à travers la jungle pour les éléphants, ou la récolte de noix de coco pour les singes. Il existe même une école de dressage en Thaïlande qui en fait sa spécialité.

On peut par ailleurs aisément croiser des camions pleins de ces singes – formant cette main-d’œuvre gratuite, asservie à vie, qui ne bénéficie d’aucune pause dans la journée et qui, si elle s’interrompt, est rouée de coups – quand on sillonne les zones rurales reculées de ces pays. Pour autant, il est bien difficile de trouver un producteur de noix de coco qui en fait étalage:  les Occidentaux sont connus pour ne pas apprécier ces pratiques. Ils les cachent donc aux consommateurs, et même parfois à leur acheteur en gros. En revanche, les débits et tarifs sont parlants: quand un homme peut récolter cent noix de coco par jour, en distinguant bien la maturité de celles-ci, un singe en ramasse plus de 1000, voire parfois 1500. Cela permet d’obtenir un prix bas, d’autant plus qu’en matière de qualité, les singes ne font pas de différence entre les noix de coco abîmées ou parfaites.

Une garantie de qualité et d’éthique

Comment Christophe Gambet a-t-il fait, alors, pour obtenir la garantie d’acheter des noix de coco issues de récoltes effectuées par des humains pour Ratchaprao? D’abord en évitant les grandes entreprises, qui ne sont pas transparentes, et proposent des tarifs à quelques centimes le kilo. Quoi qu’en disent les fournisseurs, des singes sont utilisés. Ils ne garantissent aucune traçabilité.
Pour pouvoir obtenir la certification Bio, il a dû également écarter de ses achats les tout petits producteurs, dont la qualité ne faisait pas défaut, mais dont les infrastructures ne permettaient pas de répondre aux standards biologiques européens.

Après avoir prospecté pendant près de deux ans, il a donc finalement sélectionné un unique fournisseur thaïlandais, de moyenne taille, aux tarifs certes plus élevés, mais qui s’inscrit lui aussi dans une démarche sincère et de qualité.
Des visites à l’improviste des plantations sont prévues par Christophe Gambet. Certes les premières visites et l’ensemble des éléments avancés par son collaborateur thaï ont été convaincants, mais pour obtenir le label One Voice «sans exploitation de singes dans la coco», il doit s’en assurer sur la durée.

Ratchaprao est donc une entreprise qui garantit une huile de coco premium, obtenue sans exploitation des singes pour la récolte, et non testée sur les animaux. C’est pourquoi elle a obtenu le label de One Voice, spécifique à ce type de produits.

Onze membres du parlement bosniaque présentent une demande d’évaluation de la constitutionnalité

Onze membres du parlement bosniaque présentent une demande d’évaluation de la constitutionnalité

Onze membres du parlement bosniaque présentent une demande d’évaluation de la constitutionnalité
23.12.2019
Bosnie
Onze membres du parlement bosniaque présentent une demande d’évaluation de la constitutionnalité
Exploitation pour la Mode

L’application de l’interdiction de l’élevage des animaux à fourrure a été, au mépris de la Constitution, reportée à dix ans, seulement quarante jours après son entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Pour cette raison, et à l’initiative de la Coalition Anti-Fourrure de Bosnie-Herzégovine et d’EVA, association pour les droits des animaux et la protection de l’environnement et partenaire de One Voice au sein de la Fur Free Alliance, une demande d’évaluation de la constitutionnalité a été soumise à la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine par onze parlementaires de la Chambre des représentants.

Y compris dans leurs mandats précédents, tous les parlementaires concernés: Saša Magazinović, Jasmin Emrić, Nada Mladina, Zukan Helez, Nermin Nikšić, Edita Đapo, Mirsad Kukić, Predrag Kojović, Mirjana Marinković-Lepić, Aida Baručija, et en particulier M. Damir Arnaut, se sont activement opposés à la violation de la Constitution de la Bosnie-Herzégovine, manifeste dans le report du délai officiel d’application de l’interdiction de la fourrure. Ils ont agi cette fois de manière officielle en soumettant la demande susmentionnée à la Cour constitutionnelle.

En 2017, lors des discussions en cours au Parlement et dans le but de protéger l’intégrité constitutionnelle de l’interdiction, Koalicija Bez Krzna (qui signifie littéralement « Coalition Sans Fourrure ») avait, avec le concours précieux de PETA Allemagne et de la Fur Free Alliance (coalition internationale contre la production de fourrure dont One Voice est le représentant français, rassemblant 50 associations à travers le monde, unies dans leur combat contre cette industrie cruelle), constamment attiré l’attention du public sur les impacts négatifs de l’élevage d’animaux pour la fourrure dans le monde, et fourni des arguments valables afin d’expliquer pourquoi l’interdiction devait être appliquée en Bosnie, telle qu’établie par la loi.

Dans le même temps, le réseau « Eko-BiH » avait adressé une lettre ouverte au Parlement de Bosnie-Herzégovine, déclarant son opposition au report de l’application de l’interdiction de la fourrure, en raison des effets néfastes de l’élevage d’animaux pour la fourrure sur l’environnement.

L’exposition « Make Fur History » en Bosnie-Herzégovine

En avril 2019, une conférence-exposition intitulée « Make Fur History », organisée par la Fur Free Alliance, s’est tenue à l’Assemblée parlementaire de Bosnie-Herzégovine. Elle a parlé du bien-être animal, de la protection de l’environnement et de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la nécessité pour l’Europe d’interdire la production de fourrure naturelle.

La députée néerlandaise Marianne Thieme a également participé à la conférence sous les couleurs du Parti pour les Animaux. Pendant la conférence, la lettre ouverte d’Eko-BiH était affichée sous forme de panneau d’exposition. En outre, les participants ont également pu entendre les messages vidéo du Parlement européen, ainsi que du Centre pour la préservation de l’environnement de Banja Luka (Centar za životnu sredinu, Banja Luka).

«Au nom de la Fur Free Alliance et de l’association EVA, nous tenons à remercier nos parlementaires d’avoir voté pour que la Bosnie-Herzégovine ne soit pas considérée comme un pays en retard aux yeux du reste de l’Europe. Il est important de rappeler que ce pays fut, jusqu’en 2018, le quatrième de la planète à interdire l’élevage d’animaux pour la fourrure, donnant ainsi un exemple positif à l’Europe et au reste du monde. »

Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…

Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…

Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…
23.12.2019
France
Pour Mina et Kamala, Nöel attendra encore…
Exploitation pour le spectacle

Cris, bruits, foule, exploitation sans fin… Cette année encore, sous le chapiteau, Noël et le jour de l’an n’auront rien de festif pour Mina, Kamala et tous les autres animaux captifs du cirque Médrano.

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline

#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline
21.12.2019
France
#AnimaleriesJeRefuge #UrgenceErranceFéline
Animaux familiers

Noël est là avec ses animaux-cadeaux achetés dans des animaleries, pendant que les refuges débordent d’animaux «jetés» comme de vulgaires jouets dont on se débarrasse après usage alors qu’ils ne demandent qu’à partager de la tendresse! Tournons le dos à ce commerce mortifère et donnons une seconde chance à tous les cœurs rescapés!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!

Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!
18.12.2019
Antibes
Le 22 décembre à Antibes, rassemblement inter-associatif pour sauver nos orques!
Exploitation pour le spectacle

À la suite des révélations de One Voice, association de défense des animaux, sur le transfert des quatre orques détenues au Marineland d’Antibes vers la Chine, prévu au mois de janvier 2020, le Groupe Anti-Captivité (GAC) a appelé à un rassemblement inter-associatif et citoyen, le dimanche 22 décembre à 14h devant le delphinarium.

Cet événement sera l’occasion de la quinzième édition de la manifestation « Debout pour la liberté » et se veut unitaire. Parmi la trentaine de structures participantes, One Voice, le GAC, le Parti animaliste, Réseau Cétacés, Sea Shepherd.

Pour Corinne Bouvot, co-organisatrice du rassemblement et administratrice du GAC: «Le groupe anti-captivité (GAC) se mobilise mensuellement et ce depuis presque 3 ans maintenant. À l’annonce de cette terrible nouvelle il nous semblait évident de soutenir l’initiative de One Voice en nous joignant à eux. Si Moana, Wikie, Keijo et Inouk partent demain en Chine alors nous ne pourrons plus rien pour elles. S’il reste un mince espoir pour que cela n’arrive pas, nous ne pouvons le manquer par notre absence…»

Pour Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice: «Ces orques, nos orques, doivent être destinées à un sanctuaire, pas à un delphinarium en Chine. Là-bas, aucune loi ni réglementation ne protège les animaux. Parques Reunidos a les moyens d’investir dans la création d’un sanctuaire, au lieu de monnayer la condamnation de Wikie, de ses fils Moana et Keijo et de son frère Inouk, à une vie en enfer. Et Marineland en sortirait vers le haut.»

Nous ne laisserons pas faire sans intervenir ! La pétition de One Voice a déjà atteint plus de 48 000 signatures en dix jours.  

Date, lieu et heure du rassemblement
1715 Route de Nice, 06600 Antibes, France
Le 22 décembre 2019 à 14h

Rwanda: la faune aux mille facettes

Rwanda: la faune aux mille facettes

Rwanda: la faune aux mille facettes
14.12.2019
Rwanda
Rwanda: la faune aux mille facettes
Animaux sauvages

Niché au cœur de l’Afrique, entre Congo, Soudan, Kenya et Tanzanie, le Rwanda reste dans les mémoires à cause du terrible génocide survenu en 1994, quand près d’un million de membres de l’ethnie Tutsi ont été massacrés en l’espace de quelques mois. De quoi largement oublier la richesse faunistique de ce petit pays d’Afrique centrale, en particulier ses gorilles de montagne accrochés aux pentes des monts Virunga, mis en lumière par la primatologue Dian Fossey, mais aussi ses lions, girafes, rhinocéros, éléphants, lycaons, antilopes… Autant d’animaux qui ont alors souffert de la folie des hommes.

Un renouveau, mis en photo

Mathieu Courdesses, jeune photographe dont nous soutenons le travail sur la faune et notamment son projet Photogr’Afrique, s’est il y a peu rendu au Rwanda. Il est en effet toujours en quête d’endroits sauvages où il se fera témoin par l’image des conditions de vie, voire de survie, et fatalement acteur de la préservation de l’environnement.

De ce dernier voyage au Rwanda (parc d’Akagera, parc des Volcans, forêt de Nyungwe, école d’Ahazaza), Mathieu a ramené un reportage plein de promesses. Il a vu des parcs zoologiques s’équiper en personnel (rangers, pisteurs ou vétérinaires), armé pour reconstituer des écosystèmes viables et sains, des sanctuaires faunistiques recréés avec d’autres animaux d’Afrique et ouverts à un tourisme écoresponsable, portés avec ambition par une nouvelle classe politique locale, notamment des femmes, et profitant aux communautés locales.

Nouvelles logiques

« Aujourd’hui, ils sont les gardes du corps des gorilles et le gouvernement leur offre un salaire fixe, la possibilité d’être dans la légalité et de préserver leur patrimoine environnemental », nous dit Mathieu. Il parle d’anciens braconniers, qui ont compris que le tourisme écologique redistribue ici des revenus plus durables que le simple prix de la viande de brousse, revivifie l’attrait et les forces de tout un écosystème. Ici, et cela est rare, il est question de dialogue entre acteurs, de compréhension des problématiques, de vraies connaissances animalières…

Hier menacés par d’extensives plantations de thé grignotant la forêt de Nyungwe, les chimpanzés et colobes semblent ici désormais cohabiter en égaux avec les agriculteurs du cru, les lodges respectueux de l’environnement permettant de venir les côtoyer, de développer une richesse nouvelle, qui n’est plus pillée, même si elle reste rare.

Et puis, il y a l’éducation: à Ahazaza, dans une des écoles du pays aux mille collines, Mathieu a partagé ses images et ses émotions avec les enfants: il a senti le puissant lien d’amour et de fierté qui unit ces jeunes locaux à la faune et à la flore, ce même lien qui fit dire à Patience, l’une de ses guides de terrain, cette touchante confession: « Les gorilles, ce sont nos frères. »

Fiers de faire…

La promotion du tourisme vers ce pays d’Afrique centrale hier si meurtri doit emprunter différents chemins, et c’est actuellement le cas. C’est ainsi que le recours à des moyens inédits permettra demain à sa faune de s’épanouir à nouveau, dans des îlots de paix retrouvée. Nous laissons à chacun la possibilité de voir les images ramenées par Mathieu de ses reportages (stories sur Instagram), qui contribuent elles aussi à la préservation de la vie sauvage, en témoignant de sa beauté, sa rareté, sa fragilité… Soutenons cette démarche!

Un jeune vison dans un élevage français en 2019

Un jeune vison dans un élevage français en 2019

Un jeune vison dans un élevage français en 2019
14.12.2019
France
Un jeune vison dans un élevage français en 2019
Exploitation pour la Mode

S’il survit aux conditions de détention, ce jeune vison n’a qu’une issue: être gazé ou empoisonné (afin que son pelage reste intact). En attendant, il vit avec le corps momifié de l’un des siens. Ici, l’horreur des élevages pour la fourrure atteint son paroxysme. C’est en France, en 2019. Images issues de notre investigation du printemps dernier, notre plainte pour actes de cruauté est en cours.

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Les loups vont mieux? Tuons-les donc!

Les loups vont mieux? Tuons-les donc!

Les loups vont mieux? Tuons-les donc!
11.12.2019
France
Les loups vont mieux? Tuons-les donc!
Animaux sauvages

D’un côté, l’État français prétend protéger les loups. De l’autre, il s’acharne contre eux, au fur et à mesure que leur population tente de se reconstituer. Avec nous, participez à la consultation publique prévoyant le nouveau massacre de ces animaux en 2020!

En principe, il y a la loi. Celle qui fixe les règles publiques. Parfois, elle autorise des «dérogations»… étant entendu qu’il s’agit là d’exceptions. Mais en France, concernant la sauvegarde des loups, c’est le monde à l’envers.

Quand les dérogations deviennent la loi

Les textes sont pourtant clairs : Canis lupus est juridiquement protégé dans notre pays. Cela implique qu’il est interdit de tuer un loup. Mais dans les faits, dérogation après dérogation, l’État permet toujours plus d’abattages et ce sont les mesures de défense de l’espèce qui finissent par sembler exceptionnelles! Le massacre est tel qu’il s’apparente de plus en plus à une politique de tir systématique. Avec toutefois une limite numérique, fixée par le gouvernement, afin de donner vaguement l’illusion d’une «gestion responsable».

Plafond? Vous avez dit plafond?

Depuis 2018, la population lupine française a franchi le seuil des 500 individus. De quoi réjouir les amoureux de la nature qui savent combien ces merveilleux animaux méritent de retrouver leur place à nos côtés, après avoir enduré des siècles de haine et d’ignorance. Mais voilà qu’au lieu d’encourager la viabilité de l’espèce — encore fragile selon différents experts —, nos dirigeants conduisent toujours plus loin leur politique d’abattage. Ainsi, le nombre maximal de loups pouvant être éliminés ne cesse d’augmenter, selon une singulière interprétation de la notion de « plafond » et surtout une parfaite soumission aux desiderata des éleveurs et des chasseurs. Persécutés de toutes parts, les malheureux animaux n’ont nulle part où se réfugier, des familles se retrouvent orphelines, des jeunes en quête de meute sont traqués jusqu’à leur dernier souffle.

Nouvel arrêté meurtrier en vue

En cette fin d’année 2019, 95 loups ont déjà été exterminés dans l’Hexagone de façon «légale», sans compter les 19 autres trouvés morts. Cette quantité de cadavres effarante n’émeut pas les autorités, bien au contraire. Main dans la main, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire viennent de concocter un nouvel arrêté «portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)», reconduisant pour 2020 celui déjà pris en 2019 «à titre expérimental». En pire.

Dites «Non» aux prochaines tueries!

Si le « projet » est adopté, le nombre de canidés sauvages pouvant être tués correspondra à 17%, voire 19% de leur effectif estimé en France, condamnant ainsi plus de 100 individus ! En outre, les chasseurs habilités à tirer des loups (plusieurs milliers) auront le droit d’utiliser du matériel de détection nocturne de repérage (caméras thermiques…), en l’absence d’un agent de l’ONCFS ou même d’un lieutenant de louveterie, ouvrant ainsi plus grand la porte aux dérives. Mobilisons-nous pour empêcher ce carnage en répondant à la consultation publique sur: http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2110
Attention, nous n’avons que jusqu’au 25 décembre prochain pour faire entendre nos voix. L’avenir des loups en France en dépend ! 

Conseils:

  • Pas de copiés-collés: ils ne sont pas pris en compte. 
  • Pas de messages injurieux.
  • Pas de messages trop généraux demandant l’abolition pure et simple de l’abattage des loups.

Aide pour argumenter (attention: bannissez les copiés-collés, utilisez vos propres mots):

Espèce protégée

Le loup est une espèce menacée et protégée par la réglementation européenne.

Biologie et sentience

La vie sociale des loups se révèle extrêmement complexe. Les couples se forment pour la vie. Lorsqu’un individu est tué, c’est l’ensemble de la meute qu’on met en péril. Plus d’infos sur notre fiche sentience.

Inutilité de cette mesure

  • Comme tous les grands prédateurs, la population lupine s’autorégule.
  • Des mesures de protection des troupeaux existent et sont même subventionnées par l’État.

Boucs émissaires

  • Prédateurs et régulateurs naturels de la faune sauvage, les loups sont perçus comme des voleurs de gibier par les chasseurs.
  • En cas d’attaque d’un troupeau, certains éleveurs préfèrent incriminer les loups que les chiens errants afin de percevoir des dédommagements.