Un cerf solitaire à abattre…

Un cerf solitaire à abattre…

Un cerf solitaire à abattre…
18.11.2019
France
Un cerf solitaire à abattre…
Animaux sauvages

C’est un événement inédit. Il y a vingt ans, une chasse à courre a tué le premier et dernier cerf vivant dans la forêt de la Double sur la commune de Saint-Vincent-Jalmoutiers à Parcoul. Vingt ans que ce n’était pas arrivé, et le 30 novembre, un équipage de chasse à courre prévoit de recommencer l’ »exploit » de traquer jusqu’à la mort l’un des cerfs de la forêt… avec des dizaines de chiens, des chevaux, et de nombreux hommes.

Image d’illustration : Adobe Stock

MAJ 18 novembre 2019 13h:
Suite à un signalement, nous avons apporté des corrections à l’article initial. Plusieurs cerfs vivent dans cette forêt. C’est la société de chasse qui souhaite célébrer les 20 ans de la traque à mort du premier et seul cerf par une chasse à courre, en en tuant un autre…

Il serait dommage de le laisser vivre, ou même de lui épargner des souffrances! Pensez, un cerf, seul, contre une meute de chiens, des gens à cheval qui vont aussi vite que des mobylettes, d’autres à vélo ou en voiture, et des suiveurs qui donnent la direction du cerf. Les chasseurs au gros gibier sont invités à laisser le droit de suite, à savoir le libre accès à la zone, en les conviant à suivre la chasse…

Un groupe organisé, avec la technologie du XXIème siècle, aux trousses d’un animal apeuré, qui fuit de toutes ses forces, des heures, les muscles brûlants, les pattes endolories, parfois cassées dans la course folle, le cœur battant au point de n’en plus pouvoir… Jusqu’à être certainement poussé à plonger dans l’un des étangs de cette forêt, et finir poignardé, au son des cors de chasse et des cris.

Quoi de plus cruel? On cherche

Et pourtant c’est ce qui fait l’attrait de la chasse à courre pour ses partisans. L’adrénaline. la traque, le pouvoir de vie ou de mort. Ces chasseurs d’un type bien particulier, souvent honnis car cette chasse ne plaît pas à tout le monde y compris dans l’univers cynégétique, aiment susciter la peur, et se drapent dans l’aspect soi-disant écologique de leur chasse.

La « tradition » ne peut même pas être un argument qui s’applique dans ce cas, puisque de leur propre aveu, cette zone de Dordogne n’est pas une terre de chasse à courre.

Tentons de sauver ce cerf! Ecrivons tous au Préfet de Dordogne!

Avec @onevoiceanimal, je dis non à la première #ChasseACourre en 20 ans dans la forêt de la Double à Parcoul qui prévoit de tuer un cerf! Stop à la barbarie sous couvert de tradition, @Prefet24! #LaChasseUnProblèmeMortel

Avec @onevoiceanimal, je refuse que la forêt de la Double soit le théâtre de la traque à mort d’un cerf, @Prefet24! Tuer n’est pas un loisir! #ChasseACourre #LaChasseUnProblèmeMortel

Quand les oiseaux tombent du ciel

Quand les oiseaux tombent du ciel

Quand les oiseaux tombent du ciel
15.11.2019
France
Quand les oiseaux tombent du ciel
Habitat naturel

Du ciel de nos campagnes comme de celui de nos villes, les oiseaux disparaissent. Mourant ici de faim, là sous les balles ou encore dans la glu, que leur reste-t-il comme espoir? Pour chacun d’entre eux, nous nous battrons jusqu’au bout.

Partout, les oiseaux disparaissent. Le phénomène est général, il n’épargne ni les villes, ni les campagnes. 421 millions d’oiseaux ont disparu en moins de 30 ans en Europe. 73% des moineaux parisiens en 13 ans.

Les causes sont multiples et cumulées : produits phytosanitaires, disparition des insectes, des sites où nicher, changement climatique… Et comme si cela ne suffisait pas, ils doivent aussi faire face à de soi-disant gestionnaires de la nature, qui semblent surtout vouloir y faire le vide.

Dans les Deux-Sèvres, les perdrix sont mal en point, avec huit individus disparus sur dix. Oui, les perdrix, celles-là mêmes qui sont si bien gérées par les chasseurs, à coups de fusil et de réintroductions, grâce à leurs élevages d’une efficacité redoutable

Irresponsables jusqu’au bout du fusil

Et certains parlent de chasse « responsable »? Mais où est la responsabilité quand on sillonne arme à la main les forêts désertées par les promeneurs pour tirer sur tout ce qui bouge? Par erreur évidemment-dommage pour les espèces protégées (et chiens, chats et même riverains qui ont osé sortir dans leur jardin)! Où est la responsabilité lorsque l’on relâche des animaux affaiblis, engrossés, sélectionnés pour être des proies faciles? Où est la responsabilité lorsque l’on utilise des méthodes ancestrales qui piègent ou tuent à l’aveugle? Où est la responsabilité lorsqu’un oiseau d’une espèce migratrice, réintroduite ou protégée dans un pays, est abattu en traversant le nôtre?

De responsabilité, il n’y en a évidemment aucune si ce n’est dans la disparition des espèces. Il n’y a là qu’un loisir sanguinaire qui tente désespérément de justifier ses massacres auprès d’une population qui lui est largement opposée.

Pour tous et pour chacun

Alors pour tous les oiseaux victimes, nous avons choisi la voie des recours, parce qu’un seul oiseau tué par la chasse est un oiseau qui va manquer, un individu qui avait le droit de vivre. Pour chacun d’eux, nous irons jusqu’au bout. Et non, la jurisprudence n’est pas à craindre en cas d’échec.
Non seulement, en France, les tribunaux et cours ne sont pas liés par leurs décisions précédentes, mais une nouvelle loi édictée peut tout à fait s’opposer à une solution jurisprudentielle. Rien à craindre donc, tout au contraire, pour ceux pour qui nous nous battrons toujours sans relâche.
Et puisque le Conseil d’État semble avoir pris le parti des chasseurs en nous déboutant de nos requêtes, c’est devant la Commission Européenne que ceux-ci devront justifier de leurs actes!

Nous serons le 20 novembre prochain à 14h au Conseil d’État pour nos recours au fond concernant ces arrêtés sur les cruelles chasses traditionnelles (à la glu, etc.) qui piègent et blessent, voire tuent, des merles, grives, et beaucoup d’autres petits oiseaux. Nous y serons également pour faire annuler l’arrêté ministériel autorisant à tuer des oies sauvages en février, pendant qu’elles traversent notre ciel, et sont en pleine migration. Début février, nous avions obtenu la suspension de cet arrêté.

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire

Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire
14.11.2019
France
Lettre à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire
Exploitation pour le spectacle

Madame la Ministre,

Nous savons votre intérêt pour la cause animale qui s’est exprimé notamment au travers de votre mobilisation pour l’ours Micha.

C’est pourquoi, nous souhaiterions porter à votre attention les dysfonctionnements majeurs des services d’inspection vétérinaire des directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) en matière de protection animale.

La mort de Micha, le 12 novembre, au sein du zoo-refuge La Tanière dans lequel il avait été placé en septembre 2019, en est la preuve malheureuse.

En effet, dans le cas de Micha comme dans le cas de l’éléphante Maya, du lion Elyo (Nale) ou encore de l’hippopotame Jumbo, les rapports d’inspection de la DDCSPP ne relevaient pas d’infractions à la réglementation en vigueur ni de danger concernant le bien-être animal.

Pour ces quatre individus, comme pour beaucoup d’autres, il faut attendre que notre association mandate des experts vétérinaires indépendants et publie des images d’enquêtes pour que la sonnette d’alarme soit tirée.

Elyo était détenu dans un cirque en toute légalité dans des conditions intolérables. Ce n’est qu’à la suite du dépôt de notre plainte pour actes de cruauté, que le procureur de la République de Dunkerque mandate un vétérinaire devant inspecter l’animal. Le rapport est sans appel, Elyo est en souffrance physique et psychologique. Pourtant notre plainte sera classée sans suite par le procureur, nous obligeant à faire citer les prévenus à comparaître devant le tribunal.

Maya, exploitée pendant 40 ans dans un cirque a été libérée en 2018 après des années de combat menées par notre association. A la lecture des rapports unanimes de six spécialistes indépendants mandatés par l’association, la préfecture du Lot-et-Garonne accepte enfin de mandater une expertise indépendante qui aboutit aux mêmes conclusions que nos experts. Maya vit dans des conditions inadaptées à son âge, à ses besoins et en infraction avec la législation en vigueur.

Jumbo, hippopotame amphibie pour lequel nous nous battons encore aujourd’hui, est un autre exemple emblématique. Les services vétérinaires de la DDCSPP considèrent que la situation est en conformité avec la législation. Au contraire, à la suite de nos plaintes, les agents de l’ONCFS comme nos experts démontrent que les besoins physiologiques et biologiques de l’animal ne sont pas respectés.

Ces exemples mettent en lumière les défaillances des services vétérinaires officiels à repérer et mettre un terme à des situations de maltraitance animale avérée.

Les inspections de la DDCSPP ne consistent aujourd’hui qu’en une vérification sommaire des conditions sanitaires de l’animal. Ces services chargés de la protection animale ne remplissent pas leurs missions.

De telles défaillances laissent subsister en France des situations de non-droit, où non seulement la réglementation en vigueur n’est pas respectée, mais où des animaux sauvages, protégés à l’échelle nationale, européenne et mondiale, subissent des maltraitances pouvant mener à leur mort.

C’est pourquoi, notre association demande la fin de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques. En attendant, nous vous demandons de prendre des mesures mettant fin à ces dysfonctionnements. Celles-ci pourraient consister en :

  • La création d’une autorité indépendante chargée du contrôle des établissements détenant des animaux sauvages captifs et capable de retirer les animaux en cas de manquement grave à la législation en vigueur.
  • La mise en place de toute urgence d’un réseau d’experts vétérinaires indépendants et spécialisés dans les différentes espèces et mobilisables, dans un délai de 48 heures après leur saisine, pour organiser une visite de contrôle des établissements et le retrait des animaux le cas échéant.
  • L’implication, dans les procédures d’urgence, des vétérinaires spécialisés mandatés par les associations requérantes.

Notre association est bien sûr disposée à apporter son expertise sur cette thématique et reste à la disposition de votre Ministère pour tout rendez-vous qu’il souhaiterait accorder.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de notre considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Micha est mort ce 12 novembre

Micha est mort ce 12 novembre

Micha est mort ce 12 novembre
12.11.2019
Eure-et-Loir
Micha est mort ce 12 novembre
Exploitation pour le spectacle

Après quelques jours d’interruption d’antibiotiques, pour voir s’il reprenait des forces par lui-même, la santé de Micha s’est brutalement dégradée. Il a dû être anesthésié pour subir une opération et des analyses. Plusieurs jours furent nécessaires pour que la Tanière obtienne l’autorisation… Micha ne s’est jamais réveillé. Il avait des tumeurs partout, jusque dans le cerveau…

Nous avions dénoncé les conditions d’extrême misère dans lesquelles lui et ses compagnons d’infortune vivaient, dans les quartiers d’hiver des Poliakov, dans le Loir-et-Cher, début septembre. La ministre de l’Écologie, Élisabeth Borne, avait alors découvert comme l’ensemble du public, ses pattes infestées d’asticots, sa respiration difficile, et avait choisi d’intervenir en sa faveur.

Micha laissa derrière lui Bony et Glasha, dont les souffrances sont bel et bien là, sans doute moins criantes mais tout aussi graves, et Mina la petite singe, et les perroquets, les chevaux, un dromadaire, le second venant de mourir…

Il aura tout de même vécu quelques semaines, une vie de vrai ours, mangeant à sa faim, ayant récupéré du poids et un caractère bien trempé. Après avoir souffert atrocement, des heures, des jours, des semaines, des mois, des années…

Mais les responsables, préfet, vétérinaire et dresseurs, qui ont si longtemps permis qu’aucune amélioration n’ait lieu pour les animaux des Poliakov, devront rendre des comptes! Plusieurs plaintes sont en cours, et notamment le 28 novembre prochain, nous ferons face au préfet du Loir-et-Cher au tribunal administratif d’Orléans.

Depuis quinze ans, nous réclamons la libération des ours des Poliakov. Depuis près de deux mois, nous réclamons que Bony, Glasha et les autres animaux soient sortis de leurs geôles infâmes. Depuis vingt ans nous réclamons l’arrêt de l’exploitation des animaux dans les cirques. Combien de morts seront encore nécessaires avant la publication d’un arrêté ministériel interdisant cette pratique moyenâgeuse?

Continuez à signer et à partager la pétition

Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!

Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!

Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!
09.11.2019
Loir-et-Cher
Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!
Exploitation pour le spectacle

Micha, toujours dans un état critique, nécessite des soins en urgence. Bony et Glasha sont ignorés par les pouvoirs publics, malgré leur état et leurs conditions de détention. Au moment où nous lançons des procédures en urgence pour eux, le préfet demande opportunément le silence du zoo-refuge. Les autorités verraient-elles venir la catastrophe après avoir fermé les yeux pendant tant d’années? Pour Bony, Glasha et Micha, nous ne nous tairons pas!

Après avoir repris quarante kilos et retrouvé une santé inédite jusque-là, l’état de Micha est redevenu très préoccupant ces derniers jours, nécessitant une intervention en urgence. Pour pouvoir l’aider, le zoo-refuge a donc dû quémander l’accord des Poliakov – car oui, le couple de tortionnaires est toujours propriétaire de Micha!

L’omerta des pouvoirs publics

Dans le communiqué en ligne et la lettre ouverte publiés par la préfecture trois jours après le dépôt de notre recours contre elle, les autorités se targuent d’avoir obtenu l’assentiment des dresseurs, tout en réclamant expressément que l’état de Micha soit tu. La préfecture chercherait-elle à mettre une chape de plomb sur ce qu’endurent les trois ours?  L’omerta autour de la santé de Micha nous inquiète quant à la survie de Bony et Glasha au fond de leurs geôles infâmes.

Les dresseurs hors-la-loi, toujours protégés

Pendant les dix années où Bony, Glasha et Micha ont été enfermés dans les cages de 2 md’un camion de cirque, les autorités ont fermé les yeux. Puis, elles ont continué quand les ours se sont retrouvés enfermés dans des cachots aux conditions répugnantes, battus par tous vents, exposés aux maladies, etc. Et cela dure depuis 7 ans. Comment des dresseurs peuvent-ils être à ce point protégés? Comment peut-on martyriser ainsi des animaux dans une telle impunité?

 

Festival des Arts du Cirque 2005, Micha, Glasha et Bony filmés dans les cages du camion où ils vivaient. En 2012, ils seront transférés dans les geôles des Poliakov où sont encore Glasha et Bony. Quand auront-ils enfin le droit de recevoir soins et attention?! #CirquesSansAnimaux pic.twitter.com/IccJ3M7ab9

— One Voice (@onevoiceanimal) October 13, 2019

 

Notre attaque en justice, déclencheur de la réponse préfectorale

Avec ce communiqué, la préfecture espèrerait-elle désarmer ceux qui défendent Micha, Bony et Glasha?
Quelques jours avant sa publication, ce mardi 5 novembre 2019, nous déposions un recours au fond pour excès de pouvoir, contre son inertie, sa mauvaise appréciation de la situation, et son silence face à nos demandes depuis deux mois.
Vendredi 8 novembre 2019, nous déposions également en urgence un référé suspension pour

  1. faire retirer le certificat de capacité des dresseurs,
  2. faire annuler leur autorisation d’ouverture et
  3. faire saisir Bony, Glasha et tous les animaux encore aux griffes des Poliakov.

Tenter de justifier l’injustifiable

Non, Monsieur le Préfet, jusqu’au mois de septembre tout n’allait pas bien! Les asticots n’apparaissent pas en quelques jours dans un être vivant, ni la grave malnutrition, ni les traces verdâtres au fond des auges, ni les rats dans les cachots et dans l’enclos. Comment se fait-il que les Poliakov aient pu traîner le pauvre Micha en spectacle grâce au certificat d’un vétérinaire? (Nous avons attaqué ce vétérinaire-équin!-devant le Conseil de l’Ordre)   

En conclusion, les Poliakov n’autorisent les soins sur leurs animaux que quand ils y sont absolument contraints. La préfecture ne semble pas souhaiter que les maltraitances soient sues. Aussi, puisqu’il faut en arriver là…, nos procédures en justice sont en cours pour obtenir la vérité et le sauvetage de tous les animaux.

L’audience de notre référé-suspension contre l’inaction du préfet aura lieu le 28 novembre au tribunal administratif d’Orléans.

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Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins

Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins

Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins
09.11.2019
France
Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins
Animaux familiers

Pour ces centaines de professionnels, notre enquête sur le ring et les dérives violentes de ce type de dressage sont un soulagement. Ils dénoncent avec nous les « actes odieux décrits et prouvés par (nos) vidéos », nous encourageant même à persévérer dans notre action! Ils s’inscrivent en faux contre ceux qui nous ont attaqués en justice: ces derniers ne les représentent pas. Leur solidarité nous touche en plein cœur et renforce notre détermination pour les chiens martyrisés.

Contrairement à ce que soutient la trentaine de dresseurs qui nous a assignés en justice, ce n’est pas «l’intégralité d’une profession» que nous avons dénoncée. Pour preuve, l’élan de solidarité de trois cent cinquante-sept professionnels (à ce jour) et également de particuliers, qui, portés par notre enquête en immersion ont pu libérer leur parole, eux qui ne s’expriment que rarement en public.

Trop c’est trop!

Plusieurs publications récentes de ceux qui s’autoproclament porte-parole sur les réseaux sociaux ont mis le feu aux poudres. Ceux qui nous soutiennent tiennent à le dire haut et fort: ils ne se sentent ni « dénigrés », ni « accusés » par notre démarche. Au contraire, eux ne font pas d’amalgame. Notre enquête n’a jamais remis en question ni les pratiques, ni les valeurs des éducateurs canins dans leur ensemble, bien loin de ce qui est ciblé.

Unis contre la violence!

Pour en finir avec ces méthodes barbares, nous réclamons toujours l’interdiction du dressage des chiens au mordant et de tout entraînement des chiens dits de défense, les transformant en armes par destination. Nous le répétons, tout chien mérite de vivre au sein d’un foyer aimant. Une bonne communication et une complicité entre humain et chien ne peuvent être basées sur les cris, les coups, ni la douleur engendrée par les colliers à pointe ou à décharges électriques… Et dans cette démarche, nous sommes tous unis, associations, professionnels et particuliers, contre une minorité aux pratiques néfastes à tous et surtout à nos compagnons depuis plus de 30000 ans, les chiens!

Les loups, proies de l’État français

Les loups, proies de l’État français

Les loups, proies de l’État français
08.11.2019
France
Les loups, proies de l’État français
Animaux sauvages

En politique, si l’on veut se montrer crédible, il faut avoir le souci de la cohérence. Difficile pour un ministère de l’Écologie d’assumer la persécution d’une espèce protégée. Alors, pour ne pas avoir à se brûler les doigts sur les dossiers sensibles, il délègue leur gestion, il renforce les compétences d’un préfet, comme on refile une patate chaude. Mais lorsqu’une association comme la nôtre s’en offusque, il est contraint de montrer son vrai visage et de reconnaître sa position… Oui, en France, le massacre des loups se pratique avec l’assentiment des représentants du gouvernement censés prendre leur défense!

Depuis que la population des loups a péniblement atteint le seuil des 500 individus, notre pays semble non seulement se moquer de plus en plus de sa protection, mais œuvrer pour la décimer.

Des discours aux actes, le grand écart

Officiellement toutefois, le gouvernement tient un discours qui se veut dans l’air du temps. Il affirme se sentir concerné par le déclin de la biodiversité et la préservation de la faune. Il prétend encourager la cohabitation entre les loups et les humains… Mais c’est à coups de fusil qu’il règle la question! Car en réalité, c’est bien en légitimant les massacres à grande échelle des canidés sauvages que les dirigeants se mettent éleveurs et chasseurs dans la poche.

C’est pas moi, c’est l’autre

Pour éviter d’avoir trop de sang d’une espèce—de surcroît protégée—sur les mains, et être pris en flagrant délit de contradiction, le pouvoir central a trouvé la parade… Par l’arrêté du 12 septembre 2018, il a désigné un préfet coordonnateur du plan national d’actions sur le loup. Jusqu’au 31 décembre 2023, c’est le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui, à ce titre, « anime et coordonne l’action des préfets de tous les départements concernés par le plan national d’actions sur le loup pour la mise en œuvre dudit plan ». Entre autres prérogatives, le magistrat s’est vu doté de compétences inhabituelles. Il peut « préciser » les conditions d’application des arrêtés des ministres chargés de l’écologie et de l’agriculture. Plus prosaïquement, il est habilité à prendre des dérogations aux mesures de protection des espèces de faune et de flore sauvages. Et décider, en l’occurrence, d’augmenter joyeusement le taux de « prélèvement » des loups, dans la « limite » des 2% de l’effectif moyen de leur population estimée annuellement. Mais pourquoi s’interrompre en si bon chemin ? Au-delà de ce seuil, les tirs dits de « défense simple », approuvés par les préfets des départements, restent encore possibles! Un loup dans les parages? Les chasseurs sont appelés à la rescousse! Reconnaissons que cette délégation du « permis de tuer », cette dilution des responsabilités à toutes les échelles de l’appareil étatique, ouvrent la porte aux pires dérives… Sans que personne—et c’est là toute la perversité du système—soit directement incriminable.

Recours au Conseil d’État

Dès novembre 2018, par un recours gracieux, nous avons appelé le Premier ministre à annuler son arrêté du 12 septembre. Notre demande étant restée lettre morte, nous avons saisi le Conseil d’État en mars 2019. Pour l’heure, ce dernier n’a pas encore tranché. Mais nous savons d’ores et déjà que le ministère de la Transition écologique et solidaire n’est pas de notre côté. Ni donc de celui des loups. En date du 7 octobre, il a adressé un courrier au président du Conseil pour le prier de rejeter notre requête. Ainsi, même l’institution supposée être en charge officielle de la protection de la nature dans notre pays, préfère se soumettre aux diktats des éleveurs et des chasseurs! Plutôt que d’instaurer des solutions alternatives et éthiques aux problématiques pastorales, plutôt que de redonner leur place pleine et entière à des êtres merveilleux et sentients dont nous avons déjà persécuté les ancêtres, elle laisse les lobbies s’emparer du sujet, faire pression sur les élus locaux (et par ricochet sur les représentants de l’État) pour répandre des calomnies!

Fanatisme et obscurantisme

Le retour des loups en France a fait ressurgir des peurs profondément archaïques. Même si, Dieu et diable ne sont plus autant conviés au débat qu’à l’époque médiévale, les grands prédateurs se retrouvent comme autrefois traqués de toutes parts, victimes de terribles préjugés nés de la simple ignorance ou savamment entretenus par ceux qui veulent leur peau. Traités comme des « monstres », du « gibier » ou juste comme des concurrents encombrants, ils tombent les uns après les autres. Et leur peuple, à peine ressuscité de ses cendres, agonise de nouveau sur la terre où pourtant leurs aïeux et les nôtres ont su cohabiter en paix, dans un lointain passé… C’était il y a fort longtemps, au cours de la Préhistoire. Bien avant qu’Homo sapiens, sous l’influence de croyances frénétiques, se prenne un beau jour pour le roi de la « Création » et voie soudain dans les yeux de Canis lupus, son frère d’hier, le regard du « Malin ». Voulons-nous une fois encore nous éloigner du chemin de la sagesse? Souhaitons-nous vraiment exterminer tout ce qui nous rappelle nos origines sauvages et notre propre animalité? Le gouvernement français pourra toujours arguer que 500 individus suffisent pour rendre une espèce viable, nous savons, ainsi que les scientifiques, qu’il n’en est rien. D’ailleurs, la Cour de justice de l’Union européenne vient d’étendre le principe de précaution aux espèces protégées. Le doute doit donc leur profiter! Mais surtout, comme à toutes les autres, le droit d’exister.

En attendant cette audience

En attendant d’être au Conseil d’Etat pour les défendre, nous serons en ce mois de novembre 2019:

Dressage de chiens: la loi du plus fort?

Dressage de chiens: la loi du plus fort?

Dressage de chiens: la loi du plus fort?
06.11.2019
France
Dressage de chiens: la loi du plus fort?
Animaux familiers

Nous sommes assignés en justice par le Tribunal de grande instance de Valence pour avoir, dit-on, « entaché l’intégralité d’une profession » en dénonçant certaines des méthodes qui ont cours dans des cercles de dressage des chiens, images et témoignages à l’appui.

Ils avaient demandé un report de l’audience, nous ne nous y étions pas opposés, c’était au tribunal de trancher.

Ce 5 novembre, le Président de la 1ère chambre s’est opposé catégoriquement à tout renvoi, même à brève échéance, estimant que l’affaire était en état. Il n’y a donc pas eu de plaidoirie. L’affaire a été mise en délibéré au 14 janvier 2020.

L’enquête remonte à 2014-2017. Plusieurs cas signalés ont conduit nos enquêteurs à infiltrer des centres de dressage canin. Ils en ont ramené faits, images et déclarations qui font froid dans le dos.

Un rapport, étayé par l’analyse d’une vétérinaire comportementaliste, et des articles ont suivi, rapportant des brutalités inouïes à l’encontre de chiens, commises devant des enfants (bel exemple d’éducation). Nous avons produit des études scientifiques sur les dégâts que peuvent engendrer de telles activités, qui cassent psychologiquement des individus pour les soumettre à la loi du « maître ».

Pour avoir présenté ces faits, une trentaine de professionnels nous réclament aujourd’hui plus de 170 000 euros au titre de « dénigrement collectif ».

Liberté d’expression!

On nous accuse de désinformation alors que des faits bruts ont été filmés et que nous avons par ailleurs mis en avant les centres de dressage de cette profession pratiquant des approches bienveillantes, pour des chiens équilibrés et non pas traumatisés, ceux-là mêmes qu’on abandonne volontiers s’ils n’obéissent pas au doigt et à l’œil.

En soulignant le Lien, ce rapport scientifiquement étayé entre les violences commises envers les animaux et celles à l’encontre des humains de l’entourage, nous avons mis en exergue le fait que la brutalité n’est ni une fin en soi, ni un moyen en matière de psychologie animale, mais qu’elle peut être lourde de conséquences. Cela reste visiblement incompréhensible à nombre d’éducateurs canins…

Une question de respect avant tout

Si les enquêtes de la Cellule Zoé, notre antenne d’action sur le terrain contre la cruauté, ont produit des scènes de maltraitance avérées en divers clubs canins, à qui la faute ? One Voice n’a fait que dénoncer une pédagogie fondée sur le dressage et la brutalité, mis en avant ses travers et conséquences tout en soulignant que d’autres méthodes d’éducation canine, éthiques et durables, existent…

En tant qu’association non-violente engagée depuis 25 ans dans le respect de tous les animaux, nous sommes fiers d’avoir dénoncé des pratiques indignes de crainte de les voir se généraliser. Nous le répétons: il existe une éducation positive et non-violente des chiens dispensée par des professionnels. Nombre de chiens sont concernés et il est ici question du respect d’autrui. Nous espérons en la clairvoyance de la justice. Sinon tous les excès sont permis, le débat n’est plus public ni aucun progrès des pratiques possible.

Justice pour Cersei!

Justice pour Cersei!

Justice pour Cersei!
04.11.2019
Bouches-du-Rhône Justice pour Cersei!
Animaux sauvages

À l’évidence victime d’un trafic, Cersei a été arrachée à sa mère dès ses premières semaines. Cette petite lionne a été retrouvée par les douanes en grande détresse, dans les locaux d’un garage marseillais, il y a un an. Prise en charge rapidement, elle a pu être sauvée. Combien de fauves, souvent nés dans les cirques, sont encore régulièrement victimes de ce commerce? Les coupables doivent être condamnés! Pour Cersei, nous serons présents à l’audience ce 4 novembre.

C’est dans un état déplorable que Cersei a été saisie par les services de douane en octobre 2018. Enfermée dans les locaux d’un garage automobile marseillais, la petite lionne—âgée seulement de quelques semaines et donc non sevrée–présentait de multiples signes de maltraitance. Son corps presque entièrement dépourvu de poils laissait apparaître une peau écarlate, résultat d’une inflammation aiguë. Le ventre très gonflé et les yeux atteints d’ulcères cornéens, la pauvre transpirait la peur et la douleur. Grâce à l’intervention des autorités, elle a d’abord été confiée à la SPA de Marseille, puis transférée par les gendarmes à l’association Tonga Terre d’Accueil où elle a reçu des soins pendant un an. Récemment, elle s’est envolée avec la Fondation Born Free vers un sanctuaire en Afrique du Sud. Cersei est désormais hors de danger!

Le tragique destin des lionceaux

Cette issue heureuse ne doit pas faire oublier la tragédie de l’affaire. Que faisait Cersei entre les mains d’un particulier? Arrachée à sa mère certainement captive d’un cirque où les naissances ne sont pas suivies par les autorités, nous avons aussitôt déposé plainte pour elle en octobre 2018. Son geôlier est un individu bien connu des services de police et au casier très fourni. Il a notamment été condamné pour des faits de vols avec arme et la séquestration de sa propre fille mineure, qui lui a valu un séjour en prison! Et il ne manque pas d’aplomb. Lors des auditions, il s’est lancé dans des explications aussi verbeuses que nébuleuses, allant même jusqu’à se considérer comme le sauveur de Cersei!

Protéger les fauves du trafic

Nous nous sommes constitués partie civile contre cet homme pour les faits de détention d’espèce protégée sans autorisation, ainsi que de détention de spécimen d’espèces sauvages menacées d’extinction. L’audience aura lieu ce lundi 4 novembre 2019, à 8h30, au Tribunal de grande instance de Marseille. Nous espérons que toute la lumière sera faite sur les origines de Cersei qui est à l’abri, contrairement à sa mère…

Au secours de la faune sauvage captive!

En date du 8 octobre 2018, un nouvel arrêté avait officiellement tenté de préciser les conditions de détention d’animaux d’espèces non domestiques. Mais les règles fixées étaient encore beaucoup trop floues! Elles ne fermaient pas du tout la porte aux pires trafics car elles n’encadraient que la détention des individus « adultes ».

Ainsi, les jeunes n’ayant pas encore atteint l’âge de reproduction n’étaient pas protégés par la loi et leurs « propriétaires » pouvaient échapper à tout contrôle! Quiconque souhaitait acquérir un éléphanteau ou meubler son salon d’un bébé hippopotame n’avait nul besoin de s’encombrer d’une autorisation préalable et d’un certificat de capacité, ni même d’une simple déclaration.

Nous avons donc intenté un recours pour excès de pouvoir contre cet arrêté en décembre 2018, suivi d’un référé en suspension. Le juge des référés du Conseil d’État nous a entendus le 23 janvier dernier et c’est une magnifique victoire!

Les derniers bélugas de la prison des baleines

Les derniers bélugas de la prison des baleines

Les derniers bélugas de la prison des baleines
02.11.2019
Russie
Les derniers bélugas de la prison des baleines
Exploitation pour le spectacle

Les 50 derniers bélugas de la prison des baleines quitteront bientôt leurs enclos flottants de la baie de Srednyaya, même si jusqu’au bout leurs «propriétaires» ont tenté de les vendre aux parcs chinois. Embarqués à bord de deux navires, ils devraient être relâchés en mer du Japon, au milieu de nulle part.

Ils échapperont aux mâchoires de glace d’un nouvel hiver ainsi qu’à une mort lente au fond de quelque delphinarium chinois, mais leur destin suscite les plus vives inquiétudes.  
Si les 10 orques captives ont été libérées avec plus de sérieux, nous ne savons rien en revanche des baleines blanches déjà remises en mer depuis le mois de juin dernier. Au moins l’ont-elles été sur le lieu de leur capture, dans la baie de Sakhaline.

Rien de tel pour l’ultime contingent des 50 bélugas.

Entassés dans l’eau sale de containers minuscules par groupes de cinq ou six individus, ils seront abandonnés à près de mille kilomètres de leur territoire natal.
C’est en effet dans la baie d’Uspeniya que les deux navires de l’agence VNIRO les balanceront par-dessus bord comme des paquets encombrants, sans balise satellite ni aucun suivi, et sans la présence d’un observateur indépendant, refusée par VNIRO.
Que deviendront ces bélugas juvéniles, dont beaucoup ont été enlevés à leur mère lorsqu’ils n’étaient qu’à peine sevrés et qui sont donc privés de l’expérience nécessaire pour survivre en milieu sauvage? Ils pourront se nourrir, certes, car le poisson est abondant dans la mer du Japon. Mais cette région est aussi infestée de braconniers nord-coréens qui y déploient leurs filets dérivants, malgré les raids fréquents des garde-frontières russes. Malheur aux bélugas qui seraient pris dans leurs rets!

Aucune chance pour ces ex-détenus de retrouver jamais le chemin de la mer d’Okhotsk dont ils proviennent. Et fort peu de chance de croiser des bélugas libres, car ceux-ci ne traversent la baie d’Uspeniya qu’en hiver, lors de leur migration vers le nord.

Pourquoi les avoir condamnés à des conditions de transport aussi cruelles, à une libération aussi bâclée?

En raison des tempêtes d’automne qui bloquent la route de Sakhaline, prétend l’agence VNIRO.
Mais aussi parce que les bélugas n’ont pas le même prestige ni la même valeur marchande que les orques. Voilà des décennies que la Russie les vend à bas prix à la Chine, où les parcs marins poussent comme des champignons vénéneux.
Voilà des décennies qu’on les transporte d’un coin à l’autre de la Russie au fond de vieux camions déglingués, pour amuser les spectateurs d’un delphinarium ambulant.
Ceux-ci ne sauront jamais que ces clowns blancs si drôles quand ils crachent de l’eau ou se font chevaucher par un dresseur hilare, vivent en réalité au sein de sociétés paisibles et complexes, dotées d’un répertoire vocal d’une richesse inouïe, de traditions transmises de génération en génération et composées de familles aimantes soudées pour toute la vie.
Il reste moins de 4.000 bélugas sauvages dans les eaux glacées de l’Extrême-Orient russe. Et déjà 210 croupissent dans les seules geôles chinoises et nul ne sait combien encore au Japon, en Turquie ou en Russie même.

Alors, oui, cette ultime évacuation effectuée sans témoin est un scandale!

Car si les ordres de Vladimir Poutine ont bien été exécutés, comme à regret et en traînant les pieds, ce sera sans doute au prix de nombreuses victimes dont les cadavres couleront au large et ne seront jamais retrouvés.
À présent, il faut que les enclos de la prison des baleines restent vides pour toujours.
Il faut que la Russie renonce enfin aux captures d’orques et de bélugas, qu’elle est le dernier pays au monde à pratiquer encore, et que des lois strictes et claires l’y contraignent! En appuyant les experts internationaux et les courageuses associations locales actives sur le terrain, One Voice mettra tout en œuvre pour tenter de l’en convaincre.

VNIRO (Institut fédéral russe de recherche sur la pêche et l’océanographie):  organisation de recherche créée il y a plus de 135 ans pour soutenir scientifiquement l’activité de la Russie dans le domaine de la gestion des pêches, la coordination de la mise en œuvre des plans et programmes des travaux de recherche sur les pêches.