Chasse à la glu: la Cour de justice de l’Union européenne vole au secours des oiseaux!

Chasse à la glu: la Cour de justice de l’Union européenne vole au secours des oiseaux!

Chasse à la glu: la Cour de justice de l’Union européenne vole au secours des oiseaux!
17.03.2021
Europe
Chasse à la glu: la Cour de justice de l’Union européenne vole au secours des oiseaux!
Animaux sauvages

Nous étions à la Cour de justice de l’Union européenne le jeudi 19 novembre 2020 pour entendre les conclusions de l’avocate générale à la suite de notre plainte auprès de l’Europe dans le cadre de nos recours au Conseil d’État sur la chasse à la glu de 2018 et 2019 en France. Aujourd’hui mercredi 17 mars, la Cour européenne a rendu sa décision, et elle va dans notre sens: elle soutient les oiseaux! Ils en avaient tant besoin.

Fin de la récréation pour les colleurs de merles et de grives!

C’est une très belle victoire ! Après l’Espagne, Malte et Chypre, où la tradition de la chasse à la glu était également solidement implantée, la Cour de justice de l’Union européenne a tranché : la chasse à la glu doit prendre fin en France aussi, et pas seulement au moyen d’un quota réduit à zéro.

Car selon la Cour de justice de l’Union européenne, « Un État membre ne peut pas autoriser une méthode de capture d’oiseaux entraînant des prises accessoires dès lors qu’elles sont susceptibles de causer aux espèces concernées des dommages autres que négligeables. Le caractère traditionnel d’une méthode de capture d’oiseaux, comme celle de la chasse à la glu, ne suffit pas, en soi, à établir qu’une autre solution satisfaisante ne peut lui être substituée. »

« Pour les chasseurs qui s’amusaient à coller rouges-gorges, merles, grives musiciennes pour les manger, la fin de la récréation a sonné ! Cette magnifique victoire démontre combien il vaut la peine de ne jamais plier face à ce lobby figé dans ses pratiques cruelles et destructrices. Le combat pour les oiseaux n’est pas terminé, ils restent menacés par d’autres chasses traditionnelles. Nous serons là ! » Muriel Arnal, présidente de One Voice

Comme nous l’avons exposé de nombreuses fois depuis plusieurs années, la chasse à la glu est d’une part cruelle, car les oiseaux restent collés aux branches où, pris de panique, ils se débattent et s’arrachent des plumes, se cassent des membres ; d’autre part, elle est non sélective, c’est-à-dire qu’elle piège sans distinction tous les oiseaux qui se posent, et non uniquement les oiseaux des espèces que les chasseurs cherchent à capturer pour leur faire subir une vie en captivité à servir d’appelants.

Une « importance culturelle » qui ne fait pas le poids

La Cour n’a en effet pas suivi l’avis de l’avocate générale. Pour la Cour européenne, « Il est très vraisemblable […] que les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant, par nature, susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés. »

Dans cette décision, le procédé de la glu est condamné très clairement. Une tradition régionale n’est donc pas en soi un critère qui permet de déroger à la directive européenne « oiseaux ». La capture par la glu endommage le plumage des oiseaux capturés et est donc prohibée. La Cour de justice de l’UE n’exige ainsi pas de certitude: le fait même que cette méthode de chasse puisse les tuer ou les handicaper est suffisant. Finalement, la technique est condamnée autant que la tradition.

Nous serons bientôt à nouveau devant le Conseil d’État

Nous disions que c’était aux chasseurs d’apporter la preuve que la chasse à la glu ne portait pas atteinte aux oiseaux. In fine, l’argument des chasseurs, assurant qu’ils relâchaient les oiseaux des espèces non concernées, a été balayé… Car, en effet, la glu, elle, ne fait aucune sélection entre les oiseaux ! C’est donc un réel espoir pour les oiseaux concernés par d’autres types de chasses, notamment celles dites traditionnelles !

Reste à présent au Conseil d’État, juridiction nationale, à se positionner à son tour.

Retrouvez le communiqué de presse de la Cour de justice de l’Union européenne

Dans 19 villes de France, One Voice mobilise sur l’errance féline

Dans 19 villes de France, One Voice mobilise sur l’errance féline

Dans 19 villes de France, One Voice mobilise sur l’errance féline
10.03.2021
France
Dans 19 villes de France, One Voice mobilise sur l’errance féline
Animaux familiers

11 millions d’individus: c’est la population de chats errants estimée en France en 2018. Face à cette situation, One Voice organise un week-end d’actions coordonnées dans toute la France les 12, 13 et 14 mars prochains. Dans dix-neuf villes, les militants de l’association de défense des animaux sensibiliseront le public lors de rassemblements statiques où les passants pourront signer les pétitions et discuter autour d’une documentation informative et de quizz. Des associations locales spécialisées dans les chats ont été conviées à se joindre à l’événement. Nous demandons la mise en place d’un plan national d’urgence pour endiguer l’errance féline.

Le calvaire de l’errance pour les chats concernés

L’errance est un calvaire vécu par des millions chats, confrontés aux maladies et à la violence tout au long de leur existence. On sous-estime grandement les conséquences des abandons de chats dans la rue, ainsi que l’importance de rendre leur stérilisation obligatoire. Le quotidien des chats errants, c’est devoir s’abriter du froid ou de la pluie, trouver seuls à manger et à boire, se protéger des autres chats, des chiens et des humains qui les chassent à coups de fusil, les lapident, les brûlent ou les empoisonnent. Une vie de chat errant n’est ni une vie libre, ni une vie heureuse! Ces « sans-famille » doivent faire face à de multiples dangers.

Mieux connaître les chats

Ces petits félins mal compris ne sont pas de grands indépendants. Au contraire, ils s’attachent profondément à leurs compagnons humains et sont malheureux et vulnérables s’ils sont livrés à eux-mêmes. Et les chattes n’ont nul besoin de connaître la maternité pour s’épanouir.

Un problème aussi pour la biodiversité

Bien contre leur gré, ces millions de chats errants portent atteinte à la biodiversité en tuant notamment les oiseaux. Ces derniers disparaissent pratiquement à vue d’œil. Or tout étant lié, le sort des chats et celui de l’ensemble des animaux qui peuplent la nature, il est urgent et possible d’agir.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice: « Le nombre de chats non stérilisés abandonnés dans nos rues est faramineux. C’est facile de jeter un chat dehors l’air de rien. Et la gestion de nos compagnons millénaires est affectée au budget « déchets » des municipalités. Il est vraiment temps qu’on évolue! »

Nous demandons un plan national d’urgence!

À l’occasion de cette action coordonnée dans dix-neuf grandes villes de France, One Voice sensibilisera le public. Nous exigeons un plan national de lutte contre l’errance féline, et demandons la stérilisation obligatoire pour tous ces individus laissés pour compte afin de mettre fin à la souffrance de millions de chats, et bénéficier à la biodiversité.

JE SIGNE LA PETITION POUR UN PLAN D’URGENCE CONTRE L’ERRANCE FELINE

Attention, les lieux et horaires sont indicatifs et peuvent être amenés à être modifiés (entre autres par les préfectures). Vérifiez-les avant de venir, sur l’événement Facebook correspondant. 

VILLES PARTICIPANTES ÉVÉNEMENT FACEBOOK LIEU PRÉCIS DATE ET HEURE
Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/1124651651329578/ Allées Provençales 14h à 15h30
Auxerre https://www.facebook.com/events/1168113953619234/ Rue du Temple 15h à 16h30
Avignon https://www.facebook.com/events/273729550819179/ Place du Change 10h30 à 12h
Bordeaux https://www.facebook.com/events/1155847798208778 Place de la Comédie 14.03 de 14h à 16h
Carpentras https://www.facebook.com/events/148195060481704 Place Charles de Gaulle 12.03 10h30 à 12h
Charleville-Mézières https://www.facebook.com/events/841915986664355/ Place Ducale 15h à 16h30
Dijon https://www.facebook.com/events/798459670745169/ Place Darcy 14h30 à 16h
Gap https://www.facebook.com/events/434684311176251/ Place Jean Marcellin 10h30 à 13h
Lille https://www.facebook.com/events/889527758551817/ Grand’Place 11h30 à 13h
Lyon https://www.facebook.com/events/466790194349570/ Place Bellecourt 14h30 à 16h
Metz https://www.facebook.com/events/250505806547878 66 rue Serpenoise 15h à 16h30
Montpellier https://www.facebook.com/events/252294566512600/ Place de la Comédie 10h30 à 12h
Nantes https://www.facebook.com/events/4054270897916772 Place du Commerce 15h à 16h30
Nice (ANNULE: CONFINEMENT) https://www.facebook.com/events/700442637298183 Promenade des Anglais 14.03 de 14h30 à 16h
Paris https://www.facebook.com/events/1592412121146668 94 rue Vieille-du- Temple 14h30 à 16h
La Rochelle (Saintes: annulé) https://www.facebook.com/events/475291403486077 Place de la Caille 15h à 16h30
Strasbourg https://www.facebook.com/events/960910758046435/ Place du Corbeau 10h à 12h
Tours https://www.facebook.com/events/802348597077425/ Place Jean Jaurès 15h à 16h30
Troyes https://www.facebook.com/events/168788958388780 71 rue Émile Zola 15h à 17h

 

À Gannat, MBR Farms joue au chat et à la souris sur le dos des chiens pour l’expérimentation animale

À Gannat, MBR Farms joue au chat et à la souris sur le dos des chiens pour l’expérimentation animale

À Gannat, MBR Farms joue au chat et à la souris sur le dos des chiens pour l’expérimentation animale
10.03.2021
Allier
À Gannat, MBR Farms joue au chat et à la souris sur le dos des chiens pour l’expérimentation animale
Expérimentation animale

À Gannat, un élevage pour les laboratoires, où ont également lieu des expériences sur les chiens, cherche à s’agrandir… toujours davantage. Début 2019, nous avons déposé un recours au tribunal administratif de Clermont-Ferrand avec notre partenaire, FNE Allier. La procédure est toujours en cours.

Gannat, dans l’Allier partage avec beaucoup d’autres villes françaises de 6 000 habitants l’espoir d’un tissu économique vivant. Y développer des activités est essentiel, même si celles-ci impliquent que des vies animales le payent au prix fort. Mais ici comme ailleurs, One Voice ne peut accepter que l’on torde le cou aux règles de droit, surtout quand il s’agit du destin de milliers de chiens innocents destinés à des expériences dites d’utilité scientifique au profit de multinationales sans état d’âme.

Zone de quoi? De non-droit!

Déjà en 1999 nous nous battions contre cet élevage de chiens. Nous avions d’ailleurs réussi à sauver quatre chiennes uniquement considérées et dénommées comme « produit » dans cette usine à chiens, dont il a récemment été dévoilé des images par L214.

Et en mars 2019 c’est avec France Nature Environnement Allier que nous avons demandé en justice l’annulation d’un arrêté par lequel la ville a autorisé, début 2019, la société MBR Farms à démolir cinq bâtiments pour en construire un nouveau, réputé à vocation « industrielle ».

Le montage est complexe : Envigo (ex-Harlan, géant mondial de l’industrie des animaux dits de laboratoire et partie prenante dans MBR Farms) occupait pour la même activité des bâtiments vétustes situés avenue des Portes Occitanes, près de l’Intermarché, du Point P, du Gedimat, du McDonald’s locaux… Bref, une zone commerciale quand ce genre d’activité relève des installations classées à risque pour l’environnement et exige des études d’impact pour toute extension, ici 3 600 m2 de plus…

Au chat et à la souris avec la loi

Les autorités jouent ici au chat et à la souris avec la loi, un peu comme à Mézilles. Leur interprétation relève de la fable: quand Madame la mairesse décrète que « produire » des chiens pour les laboratoires est une activité industrielle, on peut lui accorder que le rythme des naissances et le traitement barbare des chiens évoquent l’industrie. Mais voilà, un élevage d’animaux peut-il s’exonérer des règles de bien-être animal et de protection environnementale en vigueur dans les filières spécialisées en vertu de son seul avis d’élue?

Le préfet local a également, semble-t-il (un document reste à produire), dispensé MBR Farms d’une étude d’impact sur cet aménagement, les nuisances sonores et la gestion des eaux usées étant cependant mises en question. Mais visiblement, si on fait plus grand ici, ce sera mieux à tous les niveaux, car malgré l’extension, Madame la mairesse assure que le volume d’activité ne changera pas. À voir…

Nous avons donc contesté MBR Farms par tout moyen légal la régularité de cette rénovation/extension de bâtiments au tribunal administratif de Clermont-Ferrand avec FNE Allier. Cet agrandissement est dédié à l’ignoble pratique consistant à faire naître à la chaîne des chiens pour les vendre aux laboratoires où ils sont torturés pour des expériences. Aucune place supplémentaire ne doit être accordée à cette activité! La procédure est toujours en cours.

Signez notre pétition pour une transparence totale sur les animaux expérimentés, le financement de méthodes substitutives et l’emploi systématique et unique de celles-ci quand elles existent!

JE SIGNE

Silabe, un établissement de l’Université de Strasbourg, au cœur du commerce international des singes pour l’expérimentation animale

Silabe, un établissement de l’Université de Strasbourg, au cœur du commerce international des singes pour l’expérimentation animale

Silabe, un établissement de l’Université de Strasbourg, au cœur du commerce international des singes pour l’expérimentation animale
09.03.2021
Bas-Rhin
Silabe, un établissement de l’Université de Strasbourg, au cœur du commerce international des singes pour l’expérimentation animale
Expérimentation animale

One Voice a eu accès à des informations selon lesquelles, plus d’un millier de macaques à longue queue ont été importés année après année, et renvoyés chez nos voisins, ailleurs en Europe.

Photo: Cruelty Free International/SOKO-Tierschutz.

Au cœur d’un commerce opaque… et cruel

La France, par l’intermédiaire de la « Plateforme Silabe », constitue depuis de nombreuses années une zone de transit – en plus d’être un lieu d’expérimentation – pour des milliers de primates venus de Maurice et du Vietnam à destination de laboratoires européens en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie tels que Accelera, Aptuit, Bayer AG, Covance et Merck, où ils subissent test sur test leur vie durant.

A priori, nombre d’entre eux subissent aussi des tests sur place, après être arrivés fort probablement dans les soutes d’avions d’Air France, via Roissy. Silabe a déjà été au cœur de polémiques, de manifestations et de campagnes, initiées notamment par d’autres associations françaises qui s’étaient heurtées à un mur[1], et de révélations. Elle était gérée par une association privée bénéficiant de fonds ministériels, et contrôlée par l’Université de Strasbourg. Il s’agit à présent d’un établissement secondaire de cette université, qui prend donc la forme d’un établissement d’enseignement public national à caractère scientifique culturel et professionnel.

Ce sont de très jeunes primates qui font le voyage. Beaucoup de ceux venus de Maurice ont à peine un an et demi. De très frêles individus pesant deux kilos environ sont envoyés par « lots », dans des caisses sans confort, loin de l’attention et de la protection de leur mère. Le temps et les conditions de transport sont terriblement éprouvants pour les petits : stress, peur, etc.

Et qu’est-ce qui les attend? Les paillasses carrelées froides des laboratoires, des trépanations, des contentions insupportables, des produits irritants, des électrodes inquiétantes, des médicaments-poisons…

Les singes ayant beaucoup de valeur pour les chercheurs, les survivants sont parfois vendus à d’autres laboratoires pour encore des années d’expériences. Pour finir, l’euthanasie ou l’abattage les attend, sans qu’ils entrevoient la moindre issue, la moindre retraite…

La réduction du nombre d’animaux dans la recherche: une utopie?

La loi européenne prévoit que les primates utilisés à des fins scientifiques proviennent exclusivement d’élevages ou de colonies entretenues sans apport d’animaux capturés dans la nature, et ce à partir du 10 novembre 2022 pour tous les membres de l’UE dont la France. Il s’agit donc d’un durcissement des règles afférentes au commerce des singes. Mais qui va effectuer les contrôles, a fortiori dans les pays où sont effectuées les captures?

Parmi les réglementations européennes, il est aussi indiqué que la recherche en général doit réduire son usage des animaux. Mais qu’attend-on?

Un manque continu de transparence

Qui plus est, Silabe n’est qu’une succursale de ces transferts parmi tant d’autres. Année après année en France, les chiffres de l’utilisation d’animaux pour la recherche stagnent à un niveau surréaliste! Quand on creuse, le manque de transparence est évident.

Autre sujet d’interrogation: bien sûr, les trajets en provenance du Vietnam et de Maurice sont légaux, mais pourquoi la France en général et la plate-forme Silabe en particulier en sont-elles une étape?

Nous avons écrit à Frédérique Vidal, ministre de la Recherche, pour l’alerter sur cette question. Avec notre partenaire Action for Primates (Royaume-Uni), nous avons besoin de votre soutien! Écrivons ensemble aux ambassades de Maurice et du Vietnam pour que cesse l’importation de singes vers la France pour subir des expériences sans fin. Et signez notre pétition pour une transparence totale sur les animaux expérimentés, le financement de méthodes substitutives et l’emploi systématique et unique de celles-ci quand elles existent!

 

[1] Campagnes et manifestations

Chenil du Jura: dans le silence ouaté, des cris de désespoir

Chenil du Jura: dans le silence ouaté, des cris de désespoir

Chenil du Jura: dans le silence ouaté, des cris de désespoir
04.03.2021
Jura
Chenil du Jura: dans le silence ouaté, des cris de désespoir
Animaux familiers

Malgré nos alertes répétées, les chiens du chenil du Jura dont nous avons fait la sordide découverte l’an passé sont toujours en détresse. Et plus encore par temps froid: les animaux sont transis et n’ont rien pour se mettre à l’abri des intempéries. Nos enquêteurs en ont fait l’amer constat en janvier dernier.

Chaux-du-Dombief, en plein mois de janvier. Il fait – 3°C dans ce village du Jura. Nos enquêteurs empruntent un chemin forestier qu’ils connaissent bien. À deux kilomètres de la commune, perdu en plein bois, le chenil qu’ils ont découvert en l’année dernière est toujours là. En cette saison, la neige s’est emparée du paysage. Et les chiens, plus que jamais, hurlent leur désespoir.

 

Chiens frigorifiés

Ils sont pétris de froid. Concert de jappements, gémissements, aboiements à fendre l’âme. Ils sont deux dans chaque enclos à se partager une niche détrempée car non isolée. Condamnés à rester le plus souvent dehors, leurs pattes gelées s’enfoncent dans l’épaisseur du manteau blanc. Ils ont soif: l’eau de pluie des seaux destinée à les abreuver s’est transformée en blocs de glace. Tous espèrent une délivrance, se réchauffer…

Inaction des autorités

Les conditions de vie de ces chiens sont inadmissibles. Nous ne cessons d’alerter les autorités. Mais pour l’heure, rien, aucune réponse… Combien de démarches et d’appels seront encore nécessaires avant que les services compétents daignent faire le nécessaire pour mettre un terme au supplice de ces animaux? Combien d’entre eux survivront d’ici là dans cette région où les températures peuvent descendre sous les – 20° C? Certains semblent avoir déjà disparu. Notamment la chienne qui présentait une grosseur inquiétante au niveau de l’abdomen. Faudra-t-il compter les morts pour sauver quelques survivants? Nous venons de relancer le parquet. Relayez, partagez ces images, que chacun voie le sort réservé aux chiens de chasse en France en 2021!

Militer, c’est agir!

Militer, c’est agir!

Militer, c’est agir!
03.03.2021
France
Militer, c’est agir !
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Le monde ne s’est pas fait en un jour. Bâtir celui de demain non plus. Mais pour lui donner des chances d’émerger, il faut se retrousser les manches. Militer, porter la voix des plus fragiles, aller au-devant du public, c’est amorcer le changement, planter les premières graines. Rassemblons-nous!

Vous engager un peu plus encore pour les animaux non-humains et militer à nos côtés, ça vous dirait? Chez One Voice, nous nous inscrivons dans une unité de combat pour défendre le droit du Vivant: celui des humains, des animaux et de la planète. Tout est lié. Quelles que soient les victimes, c’est toujours la même violence qui s’exerce et contre laquelle nous luttons. Chaque être sur cette Terre mérite le respect, la liberté, la vie, et c’est en guerriers pacifiques que nous faisons résonner notre voix pour dénoncer la cruauté sous toutes ses formes.

Unissons-nous

Sensibiliser l’opinion aux souffrances des sans-voix, signaler des pratiques obsolètes et mortifères, faire bouger les lignes, les mentalités et les politiques pour que le monde évolue, tel est notre rôle. Nous avons besoin de forces vives pour poursuivre efficacement notre mission et accélérer les prises de conscience. C’est en agissant sur le terrain, dans la rue, au plus près du public, que nous pouvons alerter le plus grand nombre de gens, toucher de nouveaux esprits et essaimer davantage notre message de paix et de tolérance.

Surmonter ses hésitations

Bien sûr, on ne naît pas militant, on le devient. Nombreux sont ceux qui aspirent à s’engager mais qui n’osent pas. Distribuer des tracts, tenir des banderoles, scander des slogans, porter des masques d’animaux, s’exposer au regard des autres, essuyer parfois des critiques, est loin d’être évident de prime abord. Mais brandir une pancarte, c’est important! Si nous ne le faisons pas, qui le fera? Et c’est tout l’intérêt de se joindre à un groupe de personnes qui partagent les mêmes valeurs, d’être pleinement intégré à une dynamique, de participer à des actions coordonnées sur l’ensemble du territoire. À plusieurs, on est toujours plus fort! Et nos dernières campagnes le prouvent. Lors de notre manifestation contre la chasse, les 23-24 janvier 2021, les passants faisaient même la queue pour signer notre pétition! Un succès et une médiatisation qui inquiètent suffisamment nos adversaires – les chasseurs en l’occurrence – pour que Le Chasseur français et Chasse Passion aient consacré des articles sur nos actions en tentant de les discréditer.

Des antennes partout en France

Dans le cadre d’une restructuration du réseau militant et afin de faciliter l’organisation et la participation aux actions sur le terrain, nous avons créé des groupes « bénévoles One Voice » locaux pour favoriser la communication entre les membres. Chacun dispose de sa propre page publique d’informations. À ce jour, il existe 28 antennes actives dans nos grandes villes. Et nous espérons en déployer d’autres pour informer, éveiller, partout en France. Chaque délégation est pilotée par un référent ou une référente prêt à accueillir chaleureusement les novices, à organiser les plans d’action et à maintenir la motivation des troupes! Si vous êtes prêt à vous engager, à donner un peu de votre temps un week-end par mois, nous vous attendons à bras ouverts et vous aurez la satisfaction de faire partie d’un tout, d’une conscience nationale pour améliorer la condition animale. Pour nous rejoindre, c’est ici : https://one-voice.fr/fr/votre-action/militer.html. Et si vous n’êtes pas sur Facebook, vous pouvez nous contacter par mail : militants@one-voice.fr. Au nom des animaux, merci!

  1. Alpes-de-Haute-Provence & Hautes-Alpes / Gap – Digne-Les-Bains
  2. Rhône / Lyon
  3. Eure / Evreux 
  4. Picardie / Amiens
  5. Nord / Lille
  6. Maine-et-Loire / Angers
  7. Charente & Charente-Maritime / Angoulême – La Rochelle – Saintes
  8. Gard – Hérault /Montpellier
  9. Alpes-Maritimes & Var / Nice – Saint-Raphaël
  10. Paris – Île-de-France
  11. Bouches-du-Rhône / Aix-en-Provence
  12. Bouches-du-Rhône / Marseille
  13. Gironde / Bordeaux
  14. Aube / Troyes
  15. Loire-Atlantique / Nantes
  16. Pyrénées-Atlantiques / Bayonne
  17. Lot / Cahors – Figeac
  18. Savoie / Haute Savoie / Annemasse – Annecy
  19. Lot & Garonne / Agen- Marmande
  20. Puy de Dôme / Clermont-Ferrand
  21. Bas Rhin / Strasbourg
  22. Haute-Vienne / Limoges
  23. Orne et Calvados / Falaise – Caen
  24. Meuse / Bar-le-Duc
  25. Moselle, Meurthe et Moselle / Metz
  26. Corrèze / Brive-la-Gaillarde

Des milliers de plumes ensanglantées

Des milliers de plumes ensanglantées

Des milliers de plumes ensanglantées
22.02.2021
Var
Des milliers de plumes ensanglantées
Animaux sauvages

Nous avons porté plainte contre un braconnier du Var, meurtrier de centaines de passereaux et d’autres espèces protégées. Procès ce 22 février 2021 à Toulon pour une peine encourue de deux ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Les 12 et 13 janvier 2019, les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage interpellent un braconnier de Solliès-Ville déjà verbalisé à plusieurs reprises et dont le permis de chasse avait été suspendu. Le récidiviste est mis en accusation pour « faits d’atteinte à une espèce protégée » (article L. 415-3 du Code de l’environnement) mais aussi pour vente au marché noir et source illégale de revenus. Braconnier, acheteurs, restaurateurs, consommateurs, tous complices!

Mais le délit ne s’arrête pas là car c’est un véritable arsenal et une chambre de torture qui sont découverts à son domicile!

Saisie record de 1903 pièges à oiseaux

Le criminel posait des dizaines de pièges pour capturer de petits passereaux, protégés en France, et pour tuer rouges-gorges, fauvettes à tête noire et rouges-queues. Au total, 75 passereaux plumés ont été trouvés dans son congélateur ainsi que 12 tarins des aulnes vivants (autre espèce protégée), attrapés avec de la glu et mis en cage.

Enfin, les agents ont mis la main sur 1903 pièges ainsi que sur 17 armes de chasse dont le parquet de Toulon a demandé la saisie.

Pour que le chant des oiseaux ne s’éteigne pas, il est urgent de signer notre pétition pour une réforme radicale de la chasse en attendant son interdiction.

Les loups gris restent une cible: battons-nous!

Les loups gris restent une cible: battons-nous!

Les loups gris restent une cible: battons-nous!
19.02.2021
France
Les loups gris restent une cible: battons-nous!
Animaux sauvages

Vulnérables, les loups gris restent une espèce menacée en France. Et s’ils sont protégés par la réglementation européenne, le gouvernement multiplie contre eux les arrêtés d’autorisation de tirs de prélèvement. Nous venons d’obtenir une victoire devant le Conseil d’État. Mais le gouvernement s’acharne. Pour protéger les loups gris, One Voice a déposé deux nouveaux recours pour excès de pouvoir contre les arrêtés d’octobre 2020.

Avec une population estimée à 580 individus, les loups gris ont dépassé le seuil de « viabilité démographique » en France. Une bonne nouvelle certes, mais qui ne doit pas occulter la précarité de la population lupine. Canis Lupus reste une espèce dite « vulnérable », classée comme telle sur la liste rouge des espèces de mammifères menacées en France établie par l’UICN.

Protégés par la réglementation européenne, les loups gris ne peuvent faire l’objet de tirs que « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Pourtant, les tirs de « prélèvement » se multiplient chaque année en France. Des dizaines de loups y succombent. Les louveteaux ne sont pas épargnés.

Une victoire mais…

Depuis le milieu des années 2000, les ministères se succèdent mais la politique reste la même : elle ne cesse de porter atteinte à la population lupine à coups de dérogations à la protection stricte du loup. Ainsi, un arrêté dit « cadre » fixe les conditions et limites d’octroi des dérogations, tandis qu’un arrêté dit « plafond » fixe quant à lui le nombre maximum de spécimens pouvant être tués annuellement. En 2019, deux arrêtés dits « expérimentaux » ont complété les arrêtés « cadre » et « plafond ». Ils ont permis d’augmenter le nombre de loups pouvant être tués, portant celui-ci à 17% au lieu des 10% fixés précédemment.

Nous avons attaqué ces deux arrêtés expérimentaux au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le Conseil d’État vient de nous donner raison : il annule partiellement les deux arrêtés, notamment:

La possibilité de prélever encore 2% de plus quand le plafond de loups tués sur une année civile est atteint au moyen des tirs de défense mixte et de tirs de prélèvement simples.

… le cauchemar continue

Bien sûr, nous nous réjouissons de cette victoire qui nous donne raison sur le fond. Pourtant, l’acharnement du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation nous révolte. Le 23 octobre 2020, deux nouveaux arrêtés « cadre » et « plafond » ont été adoptés. Ils reprennent l’essentiel des dispositions des arrêtés dits « expérimentaux » de 2019. Le plafond est fixé à 17%, avec possibilité pour le préfet coordonnateur du plan national d’actions (PNA) loup de fixer un plafond à 19% puis à 21%.

Ecœurés par cette politique infondée, basée sur la régulation par les tirs au lieu d’être animée par la volonté de conserver l’espèce, nous portons plainte pour excès de pouvoir devant le Conseil d’État.

Dénoncée par le Conseil National sur la Protection de la Nature, cette politique n’a aucun fondement. Disons-le : elle est criminelle. L’Office Français pour la Biodiversité en pointe clairement les effets mortifères. Le taux de survie des loups gris est passé de 74% avant 2014 à 58% pour la période 2014-2019. Des chiffres alarmants, clairement imputables à la gestion de nos gouvernants.
Par ailleurs, l’étude publiée par le Museum National d’Histoire Naturelle et l’OFB en février 2019 établit clairement une absence de corrélation entre le nombre de tirs et le volume des dégâts subis par les élevages. Pourtant, au 2 novembre 2020, 97 loups avaient été abattus. Ce chiffre nous glace.

One Voice attaque les deux arrêtés adoptés le 23 octobre 2020 et publiés le 29 octobre dans le Journal Officiel. Elle en demande l’annulation sur le fond par recours pour excès de pouvoir.

Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque

Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque

Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque
17.02.2021
Gard
Une nouvelle étape dans la procédure pour sortir Dumba de la vie de cirque
Exploitation pour le spectacle

Étant donné la fin de non-recevoir que semble nous adresser le procureur d’Alès dans l’affaire concernant Dumba, nous écrivons aux autorités compétentes afin de pouvoir enclencher de nouvelles procédures. Comme pour tous les animaux que nous défendons, nous faisons pour elle le maximum.

En effet, des lois existent et encadrent les activités humaines concernant les animaux sauvages captifs. Il serait bien que les professionnels de la loi les fassent respecter au lieu de s’abriter derrière des faux-semblants et des expertises opaques. En l’occurrence, nous dénonçons des illégalités, pas seulement des immoralités. Nous ne nous plaçons pas uniquement sur le terrain du militantisme, mais aussi des – nombreuses – entorses à la réglementation existante. De plus, nous avons apporté au dossier pas moins de six expertises toutes concordantes, attestant que Dumba présente de nombreux signes de souffrance. Enfin, les images des journalistes montrent que la dresseuse contrevient à la réglementation, notamment sur la sécurité du public.

Pourquoi se prononcer avant de lire les arguments ? Pourquoi ne pas juger sur les faits ?

Un procureur aux abonnés absents

Le procureur d’Alès, destinataire de notre plainte du mois de janvier, ne répond à aucune de nos sollicitations. Alors, pour continuer à défendre Dumba quoi qu’il advienne – c’est le respect des règles qui nous fait procéder ainsi -, nous lui avons à nouveau écrit pour faire un rappel de nos demandes. À savoir: la saisie de Dumba (ou l’obligation de son placement) et le retrait du certificat de capacité de sa dresseuse. Le 5 avril, nous pourrons ainsi nous constituer partie civile ou déposer un recours devant le procureur général. En d’autres termes, passer à la vitesse supérieure.

Un préfet interpellé

Nous avons également écrit officiellement au préfet du Gard pour demander le retrait de certificat de capacité de la dresseuse Kludsky et le retrait de l’éléphante ou la mise en demeure de l’exploitante de s’en dessaisir au profit d’un sanctuaire. En effet, le préfet est censé être garant du bien-être des animaux sauvages captifs détenus sur son territoire.

Une star internationale comme soutien de poids

Touchée par nos images du mois de janvier, Cher, également co-fondatrice de l’ONG Free The Wild, a écrit une lettre à Barbara Pompili sur notre combat avec FAADA pour Dumba, lui demandant d’offrir à celle-ci une retraite paisible. Nous nous sommes assurés qu’une place était libre immédiatement pour Dumba au sanctuaire français, Elephant Haven. Il serait temps que les animaux souffrants et maltraités soient secourus par ceux qui en ont la responsabilité, pas uniquement par ceux qui en font leur mission dans le monde.

Les nouvelles échéances concernant Dumba, sauf si nous recevons des nouvelles du parquet d’ici-là, s’étaleront en avril. Pour elle, nous ne céderons rien. Les combats pour faire bouger les lignes sont longs et nécessitent patience et ténacité. Nous n’en manquons pas. Jamais.

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif

Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif
16.02.2021
France
Élevages de chiens et environnement: victoire contre un décret régressif
Animaux familiers

En France, les élevages de chiens constituent des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Avec le décret du 22 octobre 2018, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire a simplifié les formalités pour ces établissements. Au mépris des contrôles environnementaux et du bien-être animal. One Voice n’a pas laissé faire.

Élevages de chiens: pas de simplification

En France, les règles à respecter pour détenir un élevage canin relèvent de la législation sur la protection de l’environnement. Et si les contrôles existent, ils n’empêchent pas hélas l’existence d’élevages intensifs. Inutile de rappeler les différents scandales qui ont agité les médias, écœuré l’opinion publique et révélé des chiens soumis, affamés, dans des états de carence évidents, comme dans l’affaire de Madame Guerra.

Pourtant, le décret du 22 octobre 2018 pondu par le ministère de la Transition Écologique et Solidaire avait encore fragilisé la condition animale et la préservation de la planète. En modifiant le régime juridique des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, dont dépendent les élevages canins, ce décret de la honte avait pour ambition de simplifier les procédures.

Jusque-là, il fallait une autorisation au-delà de 50 chiens. Avec son application, seules les installations de plus de 250 chiens y restaient soumises, avec – entre 101 à 250 chiens – une procédure simplifiée: un enregistrement (avec évaluation environnementale). Nous n’allions pas l’accepter!

Un détricotage de la loi environnementale

Non seulement ce décret allait à l’encontre du droit de l’environnement, mais il facilitait l’implantation de nouvelles installations, étendant aussi le champ des installations soumises à déclaration et exemptes de toute formalité. Car qui dit simple « déclaration » dit absence d’évaluation environnementale. Nous le disons haut et fort: il s’agissait d’un détricotage de la loi environnementale, en bonne et due forme!

Le Conseil d’État nous donne raison

Très inquiets de ces dérives arbitraires, nous avons saisi le Conseil d’État pour faire annuler ce texte, qui concernait également les installations fixes et permanentes de présentation au public d’animaux d’espèces sauvages et le dépôt ou transit de sous-produits animaux.

La juridiction nous a partiellement suivis au nom du principe de non-régression de la protection de l’environnement, principe consacré par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité.

Nos opposants peuvent bien vitupérer contre notre soi-disant « méconnaissance des contraintes économiques », cette victoire est la preuve que ce décret était bien en totale contradiction avec la législation sur la protection de l’environnement!

Concernant les installations fixes et permanentes de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques

Tous ces établissements étaient auparavant soumis à autorisation préalable, sans exception. Avec le décret du 22 octobre 2018, les installations de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques produisant moins de 10 tonnes d’azote par an n’avaient plus besoin d’une autorisation mais d’une simple déclaration au-delà de 2 tonnes, et rien du tout en dessous…

Concernant le dépôt ou transit de sous-produits animaux

Ces installations étaient soumises à autorisation lorsque la quantité de farines animales (viandes et os) présente était supérieure ou égale à 500 kg. Avec le décret, l’autorisation ne devenait obligatoire qu’au-delà de 3 000 tonnes, et une simple déclaration lorsque cette quantité était comprise entre 3 000 tonnes et 500 kg.

Des décisions scandaleuses aux conséquences potentiellement dramatiques pour l’environnement, ont heureusement été annulées.