Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
01.02.2021
Ile-de-France
Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
Exploitation pour le spectacle

Le Parc Astérix vient d’euthanasier Femke. On apprend aujourd’hui par voie de presse, que son transfert était prévu dans un autre delphinarium français. Pour elle, c’est la fin du calvaire mais notre chagrin et notre colère sont immenses. Nous avions écrit à la direction du parc la semaine dernière, avec nos partenaires de la coalition DFE, demandant des nouvelles de l’ensemble des dauphins, et notamment de Femke, si fragile. Que s’est-il passé? Nous demandons l’accès à son dossier médical.

Arrachée libre aux siens au large de la Floride, elle aura été maintenue dans un bassin durant près de quarante ans. On lui aura enlevé jusqu’à son fils, Ekinox. Après des dizaines d’années de captivité, la vie de Femke n’aura été que souffrance.

À son propos, Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice déclare: « Femke ne souffre plus. La mort est plus douce que tout ce qu’elle a pu vivre depuis sa capture. Savoir que des humains sont capables de faire subir à des dauphins l’atrocité de la captivité et du dressage, en toute connaissance de cause, les mots manquent pour exprimer notre indignation. »

Voici ce que le parc avait prévu pour la suite: l’envoyer chez Planète Sauvage, un autre delphinarium français situé près de la côte Atlantique… Après avoir utilisé ses bons et loyaux services pour faire fonctionner le tiroir-caisse, les responsables du Parc Astérix ne lui ont même pas offert une retraite médicalisée.

Pendant si longtemps nous avons alerté le delphinarium et les autorités. Femke avait besoin d’être mise à l’écart du groupe. De ne plus être harcelée par les otaries et les dauphins – bien contre leur gré. Nous allons demander son dossier médical. Toute la lumière doit être faite sur ses derniers instants parmi nous.

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
29.01.2021
Ile-de-France
Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
Exploitation pour le spectacle

Suite à la fermeture du delphinarium du Parc Astérix, la coalition Dolphinaria-Free Europe (DFE) dont nous sommes membres a écrit une lettre ouverte au PDG de l’installation concernant ses projets futurs.

Monsieur le Directeur,

Nous avons appris le transfert de Guama et de Cessol du Parc Astérix au parc de Kolmården en Suède le week-end du 23-24 janvier 2021. DFE est profondément inquiet, des conditions dans lesquelles leur transfert a été organisé et par le fait qu’aucun des dauphins n’ait été isolé des autres dauphins présents au parc de Kolmârden.

Cette absence de quarantaine des dauphins et des soigneurs, pourtant obligatoire selon l’autorisation de transfert, pour éviter les risques de transmission du COVID-19 aux soigneurs et aux dauphins, est totalement irresponsable et inexplicable dans ce contexte de pandémie globale.

Un des deux mâles devrait être transféré sous peu au zoo de Nuremberg en Allemagne.

Considérant le stress auquel il devrait inévitablement être soumis durant ce second transfert et l’acclimatation à un nouveau groupe de congénères, nous pensons qu’il aurait dû rester au Parc Astérix jusqu’à ce qu’une solution définitive ait été trouvée pour son placement.

Étant donné le peu d’informations dont nous disposons, et qui sont pourtant déjà extrêmement alarmantes, vous comprendrez que nous sommes profondément inquiets quant au bien-être des autres animaux du Parc Astérix et du parc de Kolmården.

Nous souhaiterions ainsi que vous nous communiquiez un rapport sur l’état de chaque dauphin encore présent au Parc Astérix, en particulier Femke, ainsi que des informations sur la date et les conditions de leur transfert (passé ou à venir).

En espérant obtenir une réponse rapide, honnête et fiable de votre part, Monsieur le Directeur, nous vous transmettons nos salutations,

Membres de DFE

Non, Dumba ne va pas bien!

Non, Dumba ne va pas bien!

Non, Dumba ne va pas bien!
28.01.2021
France
Non, Dumba ne va pas bien!
Exploitation pour le spectacle

Nous avons présenté des images de Dumba à des experts des éléphants d’Asie. Leurs constats sont unanimes: l’éléphante se porte mal. Elle a besoin d’être examinée d’urgence par des vétérinaires compétents et d’être placée dans un sanctuaire.

Au pays de Dumba, il y a des gentils et des gentils. Le couple de dresseurs qui l’exploite et qui lui a fait traverser la frontière espagnole pour éviter les poursuites judiciaires y est très attaché et la « doudoune ». Oui, oui. Il voue pour elle une affection telle qu’il n’hésite pas à la maintenir isolée dans des conditions de détention contraires à ses besoins les plus élémentaires et à louer ses services pour des parades et des spectacles de cirque. C’est bien connu, qui aime bien, châtie bien. Même le maire de la commune d’Euzet-les-Bains l’assure: « Dumba est très bien soignée ». Pour autant, nous ne partageons pas le même point de vue et nous avons répondu à l’édile pour nous en expliquer.

Expertises indéniables

Comme nous le soulignons dans notre courrier, nous n’avons pas pour habitude de déposer plainte en procédant par extrapolation. Ce n’est donc ni par excès de sensiblerie, ni sur un simple coup de tête que nous alertons l’opinion et nous tournons vers la justice pour défendre un animal sauvage. Non. Si nous remuons ciel et terre pour Dumba, c’est qu’elle se trouve dans une situation critique et que nous nous appuyons sur des évaluations scientifiques pour l’affirmer. Les spécialistes des éléphants d’Asie, indépendants de notre association, à qui nous avons montré les images prises par notre enquêtrice et par les journalistes, sont unanimes: l’éléphante pâtit de problèmes tant médicaux que comportementaux nécessitant d’être pris en charge au plus vite.

Il y a urgence!

En se basant sur ses propres observations, le Dr John A. Knight stipule dans son rapport que « Dumba doit être examinée de toute urgence par un vétérinaire compétent. Il est nécessaire de procéder à un bilan de santé complet, y compris – sans toutefois s’y limiter – des dents et des membres, ainsi qu’à un test de tuberculose et des analyses fécales ». L’expert note en effet des signaux alarmants démontrant que l’éléphante est « en mauvaise condition physique et se comporte comme si elle souffrait ou que sa santé mentale était altérée ». « Musculature déficiente », « position très peu naturelle », « stéréotypie », « comportement très contrôlé et inhabituel », « profonde détresse mentale », « peur », autant de mots que l’on retrouve sous sa plume et qui l’amène à déclarer que : « les propriétaires de Dumba sont manifestement dans l’incapacité de la sécuriser et de subvenir à ses besoins dans un environnement adéquat. » Par conséquent, il demande instamment aux autorités compétentes de confisquer l’éléphante à ses « propriétaires » et de la transférer dans un lieu où elle pourra être examinée et soignée comme son état l’exige, et placée en toute sécurité dans un sanctuaire où l’ensemble de ses besoins seront satisfaits en permanence.

Souffrances évidentes

Un avis largement partagé par la Dre Marion E. Garaï qui s’inquiète notamment de voir Dumba soulever très souvent ses pattes avant, « ce qui montre qu’elle souffre ». « Le fait pour un animal destiné à vivre sous un climat chaud de devoir rester de longues heures dans le froid et d’être dans l’impossibilité de bouger suffisamment peut entraîner de l’arthrite ainsi que d’autres pathologies », indique-t-elle. Et d’ajouter : « Dumba abaisse parfois ses postérieurs comme pour s’asseoir. Cela peut être le signe soit de douleurs abdominales, soit, dans le cas où un homme l’approche par derrière, qu’elle craint d’être frappée, car on la voit rentrer immédiatement ses pattes et courber l’échine. » Par ailleurs, elle pointe, entre autres, « de graves signes de frustration, d’ennui et de privation mentale », des stéréotypies reflétant « un mal-être certain et des inhibitions comportementales », « des symptômes typiques d’un éléphant de cirque maltraité ». Selon l’experte, le constat est sans appel: « Dumba éprouve une douleur intense ». Dans ses conclusions, elle recommande également que l’éléphante soit examinée immédiatement par un vétérinaire indépendant afin qu’elle reçoive les traitements nécessaires. Elle préconise, en outre, son placement dans un sanctuaire, où elle pourra passer le reste de son existence comme un pachyderme normal, avec des congénères. Car pour elle, aucun doute: « Le fait de maintenir un éléphant dans la solitude est de la cruauté ». À bon entendeur…

Sécurité menacée

Le Dr John A. Knight se dit aussi gravement préoccupé par la sûreté et la sécurité de Dumba, et donc aussi par celles des personnes se trouvant à proximité. Il remarque que l’éléphante, à juste titre, n’est pas enchaînée, mais retenue par une clôture électrifiée à quatre fils, dans un espace d’environ 8 à 10 m2. En plus de dénoncer « une surface bien trop petite pour un éléphant adulte, d’autant que l’endroit est dénué de tout enrichissement et que Dumba y est confinée pendant de longues périodes », il souligne que : « Les fils barbelés électriques ne devraient jamais être utilisés en guise de clôture principale pour garder un éléphant quel qu’il soit. Non seulement ils peuvent lâcher, mais les éléphants apprennent à tenir leur trompe loin d’eux lorsqu’ils mangent du foin, peuvent les renverser ou se prendre dedans. » Par ailleurs, le fait que Dumba puisse accéder avec une relative liberté aux mâts qui soutiennent sa tente lui fait craindre le pire: « Il ne faudrait pas grand-chose pour qu’elle les pousse, les plie ou les torde, ce qui pourrait faire tomber toute la structure sur elle. Ce serait un désastre, provoquant sa panique et lui donnant l’occasion de s’échapper. […] En plus des mâts et des piquets de clôture, Dumba a potentiellement accès à d’autres objets à l’intérieur de la tente dont elle peut s’emparer et qu’elle peut jeter, avec lesquels elle est susceptible de se blesser ou de blesser quelqu’un. » Bref, tout porte à redouter la survenue potentielle d’un drame. La France a déjà connu la fuite d’éléphants captifs ainsi que la mort d’un membre du public provoquée par un tel animal. Comme nous, l’expert considère qu’« on ne doit pas permettre que cela se reproduise ».

Dumba: un avenir loin des cirques est possible

Dumba: un avenir loin des cirques est possible

Dumba: un avenir loin des cirques est possible
27.01.2021
France
Dumba: un avenir loin des cirques est possible
Exploitation pour le spectacle

Elephant Haven, un nom qui fait rêver et des promesses bien réelles. Situé dans le sud-ouest de la France, c’est le seul refuge d’Europe dédié aux éléphants. Sa mission: offrir une retraite paisible et heureuse aux pachydermes détenus par les zoos et les cirques.

Ce 27 janvier 2021 est un grand jour. Alors que Dumba s’affiche sur l’immeuble Veepee grâce au soutien de Jacques-Antoine Granjon et que la proposition de loi pour les animaux est discutée à l’Assemblée nationale, nous savons que l’avenir de l’éléphante est en train de se jouer. Car en statuant sur le destin des animaux de cirque, en décidant de les laisser ou non entre les mains de leurs dresseurs en cas de sédentarisation des établissements, notre pays fera le choix de reconnaître leurs souffrances ou de continuer à les ignorer

Elephant Haven, le paradis des éléphants

Les rescapés des cirques n’éprouveront aucun soulagement tant qu’ils resteront sous la coupe de ceux qui les ont exploités pendant tant d’années. Seuls des sanctuaires dont la vocation est de venir en aide aux animaux traumatisés et formés aux besoins biologiques spécifiques de chaque espèce, sont en mesure de leur offrir le répit qu’ils méritent. C’est le cas d’Elephant Haven, un formidable projet porté depuis six ans par Sofie Goetghebeur et Tony Verhulst pour abriter les éléphants d’Asie ou d’Afrique en détresse. En 2016, nous étions les seuls à y croire avec eux. Nous sommes heureux que les choses aient changé et que d’autres soutiens se soient manifestés… Implanté dans le Limousin, Elephant Haven est désormais bien préparé pour accueillir ses premiers pensionnaires. C’est la seule installation du genre en Europe où tout a été pensé pour apporter les soins nécessaires aux individus hautement sensibles qui leur sont confiés.

Un havre de paix pour Dumba

Nous allons tout mettre en œuvre pour que Dumba soit transférée dans ce havre de paix bordé de collines verdoyantes. Seules six heures de transport et l’aval des autorités l’en séparent. Pourtant, une équipe attentionnée et compétente l’attend: soignants, ainsi qu’experts vétérinaires nationaux et internationaux en éléphants, seront accessibles à tout moment pour veiller sur elle. Sur place, la vieille dame disposera également d’un enclos et d’une étable chauffée. Des monticules de sable lui permettront de trouver les positions les plus confortables pour reposer son corps meurtri et ses pattes et, si elle en est capable, elle pourra retrouver à loisir des comportements naturels: mares de boue, poteaux à gratter, zones d’ombrage, de roches, de sable et de tas de poussière seront à sa disposition. Nous avons tellement hâte de la voir se détendre, se baigner, brouter… vivre, tout simplement! Nous plaiderons sa cause tant qu’il le faudra. Aux politiques d’entendre nos appels et d’admettre que des dresseurs, sédentaires ou non, restent des dresseurs.

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
27.01.2021
France
Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
Exploitation pour la Mode

Cette enseigne nationale de prêt-à-porter féminin s’engage pour une mode sans fourrure. Elle obtient le label Fur Free Retailer (FFR), initié par la coalition européenne Fur Free Alliance, dont nous sommes les représentants en France.

Grain de Malice porte bien son nom. Cette enseigne française de prêt-à-porter milite pour une mode pétillante et colorée. Avec le sourire comme credo, elle s’adresse aux femmes actives qui recherchent la proximité (*), les conseils, la relation de complicité et la convivialité.

Soucieuse de rendre ses collections plus éco-responsables, l’entreprise a fait de la RSE l’un de ses piliers. Depuis plusieurs années, elle favorise l’utilisation de fibres recyclées ou issues de sources durables et propose des articles dans l’air du temps, pensés et adaptés pour toutes les silhouettes et morphologies. Elle porte une attention particulière au confort ainsi qu’aux petits détails qui font toute la différence: finitions, qualité des matières et des accessoires, durabilité des vêtements.

En toute logique, le choix de labelliser ses produits sans fourrure s’est imposé: «Nous ne faisons plus de vraie fourrure depuis longtemps, par conviction, et nous nous sentons concernés par la cause animale. La labellisation de nos produits et l’adhésion au programme, entre autres, nous permettent de nous engager de manière forte en faveur d’une mode responsable et sans souffrance animale.»

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’accueillons à nos côtés pour défendre une mode éthique. Grain de Malice rejoint ainsi la liste de plus en plus longue des marques impliquées dans la mutation de nos sociétés et souhaitant initier le monde de demain. Un monde altruiste et sensible.

(*) Points de vente: magasins succursales et d’affiliation situés dans les centres-villes, centres commerciaux ou parcs d’activités commerciales. En vente également sur certains marchés en ligne: La Redoute, Brandalley…

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
27.01.2021
France
Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
Exploitation pour le spectacle

Deux jours entiers de publicité sur les écrans de l’immeuble de Veepee, à la Plaine Saint-Denis, en face du Stade de France: c’est ce qui nous a été offert par le chef d’entreprise engagé à nos côtés depuis des années, Jacques-Antoine Granjon. Les 27 et 28 janvier, pendant qu’à l’Assemblée nationale la proposition de loi sur la maltraitance animale est discutée, les automobilistes et piétons de la Plaine Saint-Denis pourront voir ce que les cirques tentent de cacher: le malheur des animaux et celui de Dumba en particulier.

Avec Dumba, M. Granjon affiche une fois de plus son soutien à l’association à travers les animaux qu’elle défend (après Maya et Jon). L’éléphante que nous venons de retrouver et dont nous avons révélé le calvaire dans le Gard enneigé, au début du mois de janvier, entre camion et tente de fortune. Le 5 janvier dernier, nous déposions plainte.

Une méconnaissance du public sur ce qu’est la maltraitance

Après avoir saisi la justice et informé les autorités, l’association avait alerté le public. Comme c’est systématiquement la norme, à l’arrivée des journalistes, les dresseurs ont débité leurs boniments, fait faire un tour à l’animal qu’ils exploitent (lui offrant, paradoxalement, une balade bienvenue), au vu et au su de tous. Il y avait un rayon de soleil ce jour-là, une chance pour la communication du cirque. Comme Jumbo, comme Baby, comme les dix tigres dans un camion, comme les lionnes, comme… C’est bien simple, ce ne sont pas des exceptions, mais la règle. Dans une lettre ouverte, nous avons tenté d’expliquer au maire du village pourquoi nous pensions qu’il se trompait en soutenant les dresseurs.

Les boniments des cirques face aux faits

La réalité de la vie des animaux dans les cirques itinérants ou fixes ne peut être captée que lorsque les dresseurs ignorent être regardés! La captivité elle-même est un problème, mais à cela s’ajoutent les conditions dans lesquelles cette captivité s’exerce sur les animaux: ils vivent confinés dans des camions ou sous des tentes, leur santé est négligée, et ils sont dressés à obéir.

Des expertises indépendantes qui exposent scientifiquement la souffrance de Dumba

Nous avons envoyé les images prises par les journalistes à des experts des éléphants indépendants de One Voice. Ils ont soulevé de nombreux points, sur lesquels la souffrance de Dumba ne fait aucun doute.

Leurs conclusions sont, une fois de plus, sans appel: les pattes soulevées sont le signe de douleurs aux pieds, de même que sa posture générale avec les pattes groupées sous elle, sa respiration difficile, une probable hernie… Deux d’entre eux se posent sérieusement la question d’une possible tuberculose et préconisent fortement des tests.

Des interprétations fantaisistes des faits

Comment peut-on s’improviser spécialiste des éléphants et clamer tout et son contraire dans une parfaite méconnaissance des lois et des animaux?

Cette balade sans protection était interdite. Faire dormir un éléphant dans un camion non chauffé est interdit. Le maintenir dans un enclos de cette taille est interdit. Ne pas traiter ses blessures aux tempes et ses douleurs aux pattes est puni par la loi…

Ça suffit de propager des contre-vérités et des interprétations fantaisistes des textes! La ministre de la Transition écologique a, elle-même, pris position publiquement sur Twitter à peine plus de 24 heures après la diffusion de nos images de Dumba. Des dizaines de milliers de personnes ont déjà signé notre pétition pour qu’elle soit placée dans un sanctuaire.

Pendant que Dumba tente de soulager ses pieds douloureux et s’enfonce toujours plus dans la solitude, nos députés et nos sénateurs discutent de l’avenir des animaux dans les cirques. La proposition de loi ne va pas assez loin. Nous espérons qu’elle sera à la hauteur de l’attente des Français. Nous sommes extrêmement reconnaissants à Jacques-Antoine Granjon de porter avec nous la voix de Dumba à travers deux grandes photos d’elle, sur l’immeuble de Veepee.

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède

Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède
26.01.2021
Ile-de-France
Deux dauphins du Parc Astérix, Cessol et Guama, sont déjà en Suède
Exploitation pour le spectacle

Quel cynisme… Quand le Parc Astérix communique dimanche 24 janvier 2021 sur le transfert progressif des dauphins exploités dans son delphinarium, plusieurs d’entre eux – voire tous? – sont déjà partis! Deux sont arrivés samedi 23 janvier 2021 en Suède. Et pas dans un sanctuaire.

Hier, l’aéroport de Norrköping en Suède a publié des photos d’un avion-cargo transportant des dauphins depuis la France. Djurrättsalliansen, notre partenaire suédois au sein de la coalition Dolphinaria-Free Europe, nous a alertés. Nous avons alors récupéré les numéros de transporteurs, leur âge… et le but de leur transfert.

Il s’agit de Guama, un dauphin né libre, capturé à Cuba en 1987 alors qu’il n’avait que cinq ans, et de Cessol, l’autre mâle du Parc Astérix, né dans les bassins de Seaworld Orlando en 1984. Tous les deux sont très âgés; pourtant, ils ont été envoyés pour la reproduction à Kolmårdens, un delphinarium suédois, ouvert en 1969. Où déjà plus de soixante dauphins sont mort!

Parmi les petits de Guama, chez Astérix, il y a Bahia, née en 2015, sa sœur Bélize, née deux ans plus tard, et avant elles, leur grand frère Naska né en 2010 et leur demi-frère Ekinox, fils de Femke. Les deux jeunes mâles ont été vendus en Grèce en 2016. Guama est aussi le père d’Aïcko et de Galéo… envoyés dans les bassins de Planète Sauvage. Avant le drame que l’on sait pour Aïcko.

C’est bien la raison pour laquelle, quand nous avions travaillé en 2017 avec les conseillers de Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, nous avions demandé (et obtenu!) la fin de la reproduction ET des échanges de cétacés entre delphinariums. Pour l’industrie de la captivité, qui sentait le vent tourner depuis les annonces de Barbara Pompili fin septembre, il était impensable de laisser à ces animaux la chance de vivre quelques années de retraite d’une vraie vie de dauphin. Les documents étaient déjà préparés dès le 25 novembre et le 21 décembre 2020! Soit il y a deux mois. Voilà pourquoi nous combattons ces parcs sans relâche.

Âgés comme ils le sont, le stress aurait pu aisément les tuer. Guama, pour qui la liberté est un si lointain souvenir, et Cessol, qui jamais ne l’aura connue… Nous sommes extrêmement inquiets pour Femke, déjà si fragile. Où a-t-elle été envoyée? Se séparer de dauphins aussi vieux pour les envoyer à la reproduction, quel mépris.

Certes, à ce jour, aucun sanctuaire n’existe en Europe, mais il n’y a eu aucune volonté de la part du parc d’attractions d’aller dans cette direction. Le Parc Astérix aura bien profité des dauphins, sans jamais leur faire grâce de quoi que ce soit ni même leur témoigner un minimum de considération. Quand on pense aux profits que la direction du delphinarium a réalisés sur leur dos, elle aurait pu, en contrepartie, créer un espace dédié à leur retraite, à l’abri de toute exploitation. Le système continue, notre combat aussi.

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe

« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe
26.01.2021
Gard
« Jungle Park »: le visage d’un cirque fixe
Exploitation pour le spectacle

À l’heure où les députés planchent sur une proposition de loi pour interdire l’exploitation des animaux dans les cirques, nous mettons en garde contre la possibilité qui sera laissée aux dresseurs de se sédentariser. Et donc de maintenir les animaux dans des conditions de détention toujours aussi dramatiques. À la façon du « Jungle Park » de Medrano.

À quoi ressemble un cirque fixe ? Regardez le « Jungle Park » où sont enfermées Mina et Kamala et vous en aurez une idée. Après des années à faire des spectacles sur les routes ou sur des tabourets, ces éléphantes de 55 ans végètent désormais sur la base technique du cirque Medrano à Aimargues (30). Grâce à nos recours administratifs successifs, nous avons obtenu la suspension de l’ouverture de l’établissement au public en septembre 2020. C’est déjà une avancée qui prouve que l’inspection de la DDSCPP et de l’OFB ont constaté des irrégularités. Mais le propriétaire n’a pas été condamné pour autant : il a simplement reçu une mise en demeure.

Mina et Kamala toujours dans la souffrance

Pendant ce temps, notre plainte est toujours en cours pour ces éléphantes abandonnées à leur triste sort. C’est pourquoi nous venons d’adresser un complément de plainte au procureur du tribunal judiciaire de Nîmes. En décembre dernier, nos enquêteurs sont parvenus à rapporter de nouvelles images de Mina qui se trouvait séparée de Kamala au moment de la prise de vue. Laissée à l’extérieur par des températures de 4 à 8° C, elle luttait contre le froid dans un barnum ouvert et continuait à présenter des comportements stéréotypés, symptômes éloquents de sa détresse mentale.

Expertise

Le Dr Schaftenaar, docteur vétérinaire et zoologue, qui a visionné les vidéos, s’inquiète également de son état de santé physique. Il constate des mouvements de l’articulation de son genou gauche « anormaux » : « il semble que la rotule ne se meuve pas en douceur dans la trochlée patellaire du fémur. Ce problème doit être confirmé au moyen d’un examen clinique effectué par un vétérinaire qualifié ». Par ailleurs, il observe des « contractions musculaires rythmiques […] au niveau de la jonction entre le corps et la jambe avant droite et sur le reste du corps ». Là encore, l’expert recommande un examen clinique comprenant analyse sanguine et hématologie car « cette affection est connue pour survenir lors d’une maladie rénale ».

Des tigres confinés « à la Masson »

Mina et Kamala ne sont pas les seules à être détenues dans des conditions contrevenant aux normes légales minimales pourtant dérisoires. Des tigres sont aussi parqués les uns sur les autres dans un camion-cage, comme chez Mario Masson. Certains tendent la patte à travers les barreaux, d’autres ont le regard éteint. Rien n’est prévu pour leur permettre de tuer les heures. C’est illégal et insupportable ! Nous sollicitons la saisie conservatoire des éléphantes et de ces tigres pour les mettre à l’abri dans un sanctuaire. Et nous nous battrons de la même manière pour tous les animaux qui resteront à la merci des cirques, que ceux-ci soient itinérants ou sédentaires.

Urgence pour Inouk!

Urgence pour Inouk!

Urgence pour Inouk!
26.01.2021
Alpes-Maritimes
Urgence pour Inouk!
Exploitation pour le spectacle

Inouk va très mal. Son confinement depuis plus de vingt ans a eu raison de son état de santé. Nous venons de déposer pour lui un complément de plainte sur la base d’une nouvelle expertise d’Ingrid Visser. Aidons-le au plus vite avant qu’il n’abandonne complètement la partie!

Le temps s’étire interminablement pour Inouk. À seulement vingt-deux ans, la jeune orque a déjà tout du vieillard. Rien, rien n’est venu soulager son désespoir depuis sa naissance dans un bassin minuscule du Marineland d’Antibes. Survivra-t-elle assez longtemps pour découvrir à quoi ressemble l’océan?

Nous renforçons notre plainte

Nous avons attaqué en justice le delphinarium en 2019 et notre plainte pour actes de cruauté est toujours en cours d’instruction. Entre raisons saisonnières et Covid-19, l’établissement a été fermé plusieurs mois. Inouk, lui, a continué de tourner en rond… Confinement: voilà un mot qui n’a rien de nouveau pour lui. Et son état s’est encore dégradé tout au long de l’année passée comme en témoigne une nouvelle expertise de la Dre Ingrid N. Visser:

«Les gencives autour de ses dents abîmées prolifèrent dans les cavités dentaires, ce qui signifie une augmentation du risque d’infection et une probable aggravation de ses problèmes buccaux.»

De nouvelles images et expertise alarmantes

La biologiste marine, spécialiste des orques, s’appuie sur des images récentes d’Inouk. Nos enquêteurs les ont rapportées à l’occasion des manifestations devant le Marineland l’été dernier, à la suite de sa réouverture le 27 juin. Elles permettent d’actualiser le précédent rapport de 2019. Celui-ci mettait déjà en évidence l’état déplorable de la dentition d’Inouk, source d’une grande souffrance, et pointait la responsabilité de l’exploitant. Aujourd’hui, le constat de la scientifique est toujours aussi alarmant. Elle déplore également le comportement de régurgitation de l’orque, lié « aux attaques des compagnons de bassin et au stress », ainsi que « la présence de lésions importantes dans la région du menton et de la gorge ».

Dans ses conclusions, elle recommande: « qu’Inouk passe sa retraite dans un sanctuaire côtier où il disposerait de plus d’espace, d’eau de mer naturelle et de soins médicaux appropriés. À tout le moins, il ne devrait plus exécuter de tours de cirque en échange de sa nourriture, et sa participation aux spectacles devrait cesser immédiatement »

Le message est donc clair, très clair: pour sauver Inouk, c’est maintenant qu’il faut agir! Nous venons de déposer un complément de plainte sur la base de ce nouveau rapport. Continuez à signer et à partager notre pétition.

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises

L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises
25.01.2021
France
L’avis de l’Ordre national des vétérinaires sur les fermes à fourrure françaises
Exploitation pour la Mode

En février 2020, nous avons demandé à rencontrer l’Ordre national des vétérinaires. La rencontre a eu lieu fin juillet. Six mois plus tard, nous venons de recevoir leur avis public sur les élevages de visons pour la fourrure, à la suite de la prise de position de plusieurs de leurs homologues européens, notamment irlandais, suédois et bulgares. Leur réponse est sans appel: le « Conseil national considère que les normes réglementaires […] pour l’élevage de visons ne sont pas respectueuses de leur bien-être, tel que l’ANSES le définit ». Et de formuler des recommandations pour réévaluer ces normes. Nous sommes heureux de cette prise de position. Mais tout laisse à penser qu’une amélioration des conditions de détention ne conviendrait à personne. Mieux vaudrait, d’autant plus en temps de pandémie, fermer immédiatement les élevages de ce type une fois pour toutes.

Voici la réponse de l’Ordre national des vétérinaires à notre demande d’avis sur les élevages de visons en France. Il reste, comme toujours, prudent dans sa réponse, mais il les condamne tout de même. Il propose des aménagements tels un accès à l’eau pour nager, des cages individuelles et autres, qui pourraient donner l’impression d’une prise en compte de leurs besoins.

Extrait du PV du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires des 16 et 17 décembre 2020

Car en France, l’ANSES a abouti à une définition consensuelle du bien-être animal, vu comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal. »

Des adaptations qui ne résolvent pas le problème

De notre côté, nous considérons que toute adaptation de la taille des cages ne résout pas des problèmes essentiels que sont une vie entière en captivité ou l’abattage même. Mais dans les pays où les normes de détention ont été améliorées, leur mise en place ne s’est même pas révélée viable pour l’industrie de la fourrure elle-même: infrastructures trop chères et complexes à mettre en place, au regard du prix de revient des peaux.

Une pandémie qui aiguise la problématique

Cette réponse advient des mois après notre demande, et donc, hors même la problématique du COVID-19 et de ses variants dans les élevages de visons en Europe et dans le monde. Ce virus et ses mutations ne font que renforcer les raisons pour lesquelles il convient de fermer ces quatre élevages en urgence.

Notre position, demandant leur arrêt immédiat, peut sembler radicale à certains de prime abord. Mais elle est en réalité la seule option rationnelle. Faire perdurer ces élevages ne présente que des risques et des dangers, que ce soit pour les animaux qui y sont élevés, pour la biodiversité, pour les éleveurs et pour la population générale.

Un engagement de chaque instant

Au cours des derniers mois, nous avons publié de nombreuses images des élevages en France, réussi à empêcher l’agrandissement de l’un d’eux, attaqué un autre. Et depuis que le gouvernement a annoncé s’engager à les fermer d’ici cinq ans (avant l’apparition des variants qui devraient changer la donne), nous avons interpellé le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, co-écrit une pétition internationale et écrit à l’Union européenne avec nos partenaires de la FFA et Eurogroup for Animals

La proposition de loi étudiée en ce moment même par nos parlementaires envisage de laisser deux ans aux agriculteurs pour arrêter l’élevage de visons en France. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement, pourtant parfaitement informé du danger des variants du COVID-19 vient de déposer un amendement à la proposition de loi afin que le délai de deux ans, proposé par les députés avant l’arrêt définitif, soit bel et bien maintenu à cinq ans.

Cela signifie quoi qu’il arrive plusieurs années de risque sanitaire pour l’ensemble de la population en plus des problèmes déjà évoqués depuis des années concernant les visons élevés eux-mêmes, les visons d’Europe et la pollution des sols.

Les élevages de visons pour la fourrure doivent être suspendus immédiatement en Europe, comme nous l’avons dit et répété. En France, où Barbara Pompili s’est prononcée pour l’arrêt de ce type d’élevage, nous demandons un arrêt définitif immédiat.

Car les « améliorations » des conditions de détention ne permettraient que la continuation de vies brisées se finissant en massacres pour les visons, en faillites pour les éleveurs qui doivent plutôt se reconvertir au plus vite, et en décès pour les plus fragiles d’entre nous.