Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit

Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit

Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit
09.02.2021
Grippe aviaire : enquête chez les chasseurs de canards en flagrant délit
Animaux sauvages

Notre enquête montre que les chasseurs de gibier d’eau piétinent les lois qui les contrarient, au risque de propager des virus mortels. Nous alertons les autorités.

Que font les chasseurs quand la loi les contrarie ? Ils la bafouent et ne s’en cachent même pas. Nos enquêteurs ont filmé des chasseurs à la hutte transportant des canards vivants pour les utiliser comme appâts dans la Somme alors que c’est dangereux et interdit. Propager la grippe aviaire ? Ils s’en fichent. Les passe-droits quasi-permanents dont ils bénéficient sont devenus une pratique inhérente à leur activité de loisir, quitte à nous mettre en danger. Nous déposons plainte, et écrivons à Julien Denormandie ainsi qu’à la préfète de la Somme !

À la fin du mois de janvier, nos enquêteurs se sont rendus dans la Baie d’Authie Sud et dans la baie de Somme. En l’espace de deux demi-journées et sur seulement deux parkings, ils ont rapporté des images édifiantes. Au vu et au su de tout le monde, des oiseaux vivants sont transportés sans ménagement dans des caisses et des sacs en toile de jute, par des chasseur fusil à l’épaule, s’apprêtant à les utiliser comme appelants ou rentrant d’une nuit à la hutte. Cette pratique est largement répandue, comme en attestent les pages Facebook des associations de chasseurs de la Somme, et les articles de presse sur le sujet.

Des hors-la-loi assumés, pour qui le passage en force est roi

Or depuis des mois, les cas de grippe aviaire se multiplient en France, au point que la chasse au gibier d’eau, c’est-à-dire entre autres aux canards dans la Somme, se voie interdite. Après avoir tenu tête et menacé publiquement les responsables du territoire concerné, les chasseurs ont décidé d’outrepasser la loi et de contourner les autorités. Ils ont même mis en ligne une cagnotte, permettant de payer les contraventions et frais juridiques en cas d’interpellation, ce qui est également interdit.

Aucun respect des gestes barrières

Que la loi soit écrite dans l’intérêt du plus grand nombre ne leur fait ni chaud ni froid. Ils continuent leurs exactions malgré une interdiction totale sur l’ensemble du territoire national de chasser les oiseaux migrateurs et autres dénommés « gibier d’eau » afin de ne pas propager des virus mortels transmissibles à l’humain. De surcroît, en période de pandémie de COVID-19, aucun d’entre eux n’a été vu respecter les gestes barrières : ni masque, ni distanciation physique.

Une pratique interdite depuis plusieurs mois dans l’intérêt général

La mesure du niveau de la grippe aviaire et les dispositifs associés de surveillance et de prévention étant de la prérogative du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation depuis 2016, celui-ci ayant d’ores et déjà relevé le niveau de prévention en octobre 2020, c’est vers lui que nous nous tournons, pour rappeler l’interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes, ainsi que l’interdiction d’utilisation d’appelants. Cette interdiction était promulguée dès le mois de novembre dans la Somme, puis quelques jours plus tard au niveau national. Nous lui avons écrit, ainsi qu’à la préfète de la Somme, cette dernière étant directement visée par le rapport de force violent imposé sans vergogne par les chasseurs.

Les porteurs de l’intérêt général doivent montrer force et détermination à faire respecter des règles protectrices pour les humains et pour les animaux. Les moyens doivent être mis. Vu les panneaux sauvages affichés dans la Baie, on en est encore loin.

Que le sort des animaux sauvages piégés, traqués et massacrés dans les campagnes et sur le littoral français laisse indifférents nombre de nos représentants politiques est une chose, que les lois s’appliquant à tous notamment en matière de sécurité sanitaire soient bafouées en est une autre. Pour nous, les deux sont importants. Mais pour ceux qui ne se soucient guère du sort des animaux, au moins, le respect d’autrui et de la loi qui doit s’appliquer à tous sans distinction devrait être une priorité.

En plus de nos courriers aux responsables de l’exécutif et de l’administration, nous déposons plainte puisqu’il y a infraction aux règles sanitaires contre « personne non dénommée », et pour les canards : pour « placement dans des conditions susceptibles d’occasionner des souffrances ». Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Mais où va donc l’argent des cirques?

Mais où va donc l’argent des cirques?

Mais où va donc l’argent des cirques?
08.02.2021
France
Mais où va donc l’argent des cirques?
Exploitation pour le spectacle

Comme les autres structures de spectacles vivants, les cirques doivent rester porte close en raison de la pandémie. Mais alors que le gouvernement a pris des mesures spécifiques pour les aider à prendre soin de « leurs pensionnaires », nous avons reçu de nombreux témoignages de personnes affolées par l’état des animaux. Nos enquêteurs ont également pu constater à quel point certains d’entre eux étaient délaissés. Nous écrivons aux ministères de l’Écologie et de la Culture pour les en alerter.

Comment se remplir facilement les poches? Les exploitants des cirques animaliers ont compris la recette depuis longtemps. Au sens propre comme au figuré, ils gagnent de l’argent « sur le dos des autres »… en l’occurrence, celui des animaux qu’ils exploitent. La pandémie semble n’avoir pas mis fin à ce moyen sordide d’engranger des revenus. À défaut de pouvoir maintenir, pour raisons sanitaires, les numéros des singes, félins et autres lamas sous les chapiteaux, ils ont trouvé la parade pour continuer d’en tirer profit: la générosité publique!

La peau sur les os ou obèses

Alors que des subventions ont été données par l’État pour pallier la crise, nous recevons de nombreux messages attestant que des cirques seraient en difficulté financière et qu’ils ne parviendraient plus à s’occuper des animaux. Il est clair que la situation de beaucoup d’entre eux est catastrophique: nos enquêteurs l’ont constaté par eux-mêmes. Ici, chevaux et dromadaires apparaissent très maigres, ailleurs un watusi cachectique et malade n’est pas soigné, tandis que des fauves et l’hippopotame Jumbo deviennent obèses à force d’inactivité et d’une alimentation inadaptée. Dans certains pays, l’obésité chez les animaux captifs porte un nom: maltraitance…

Secours apporté par la population

Selon des témoignages, certains établissements, comme le cirque Idéal à Beaumont-le-Gâtinais, auraient sollicité le soutien de la commune et des habitants, allant même jusqu’à faire du porte à porte. D’autres, comme le cirque Muller à Nîmes, organiseraient des visites payantes de leur ménagerie pour joindre les deux bouts. Face au « spectacle » d’animaux en détresse absolue, des associations locales et la population se sont dévouées pour leur apporter du pain, des carottes, de la viande

Lettres aux ministères de l’Écologie et de la Culture

Notre colère est sans borne. Pourquoi les cirques font-ils la manche? Comment ont-ils employé les aides du gouvernement? Celles-ci sont prévues pour leur permettre de prendre soin correctement des animaux dont ils ont la responsabilité… Mais une fois de plus, nous nous heurtons à l’opacité régnant dans ce milieu. Pendant ce temps, les refuges, eux, ne reçoivent aucun fonds. Nous venons d’adresser deux courriers, l’un au ministère de l’Écologie, l’autre à celui de la Culture pour les alerter à ce sujet. Les circassiens doivent rendre des comptes!

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front

Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front
04.02.2021
Europe
Tests sur les animaux pour les cosmétiques: One Voice remonte au front
Expérimentation animale

On croyait en avoir fini avec les expériences barbares sur les animaux pour tester la toxicité éventuelle d’un rouge à lèvres ou d’un vernis à ongles. Mais en 2021, la cruauté revient sans fard. Au mépris de la loi, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) oblige l’entreprise allemande Symrise à effectuer des tests sur des animaux vertébrés. Nous déposons un double recours contre cette agence.

Mais qui sont-ils pour se permettre une telle violation de la réglementation? Non seulement l’Agence européenne des produits chimiques oblige Symrise à réaliser des tests sur les animaux vertébrés pour des produits cosmétiques, mais elle refuse également de considérer un principe essentiel: l’interdiction des expérimentations animales, sauf s’il n’y a pas d’autre solution. Or, dans l’affaire Symrise, l’alternative existe. Mais l’ECHA la rejette. Fort de ces deux arguments législatifs, nous avons donc déposé un double recours contre l’Agence européenne des produits chimiques.

Une souffrance indicible

Notre crainte est immense de voir revenir la barbarie. Car cette décision arbitraire remet gravement en cause l’interdiction des expérimentations animales pour les produits cosmétiques. Des expérimentations qui, souvenons-nous, s’apparentaient à de véritables scènes de torture. Il y a peu, pour mesurer le potentiel d’irritation cutanée d’une substance, les testeurs n’hésitaient pas à l’appliquer sur la peau rasée des lapins ou à les verser directement dans leurs yeux. Des souris et des cobayes étaient également utilisés pour déterminer des pathologies possibles lors de séances de gavage forcé, d’exposition cutanée ou d’inhalation de produits chimiques. Ces pratiques d’un autre âge nous semblaient révolues. Elles ne le sont visiblement pas.

Ce que dit la loi

Acronyme de « Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals », soit « enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques», REACH est entré en vigueur le 1er juin 2007. Cette directive de l’Union européenne impose aux industriels de tester la toxicité des produits chimiques commercialisés afin de maintenir un haut niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement. Mais elle promeut également des méthodes alternatives pour l’évaluation des dangers des substances. L’objectif de REACH est bien de réduire le nombre d’essais sur les animaux. Ce règlement a été renforcé récemment par une décision de la Cour de justice de l’Union européenne.

Parallèlement, le règlement (CE) n°1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques interdit au sein de l’Union européenne la réalisation de tests sur les animaux portant sur des cosmétiques et la commercialisation de cosmétiques testés sur les animaux ainsi que de cosmétiques contenant des ingrédients testés sur les animaux. Pour autant, l’articulation entre ces deux règlements est complexe en ce qui concerne l’expérimentation animale.

Un rejet incompréhensible

Symrise a respecté le règlement REACH et a réalisé des études alternatives pour prouver l’innocuité des substances utilisées dans la fabrication de ses crèmes solaires. L’ECHA les a refusées et exige des tests sur les animaux.

Notre question est donc la suivante: la Commission européenne fera-t-elle respecter l’interdiction de mettre sur le marché européen des cosmétiques qui contiennent des ingrédients ayant fait l’objet d’expérimentations animales, comme le prévoit le règlement nº 1223/2009 du 30 novembre 2009?

Extrait des recours déposés par One Voice contre l’Agence européenne des produits chimiques:

À l’appui du recours, la requérante invoque deux
moyens.

  • Premier moyen, tiré de l’erreur
    d’appréciation de l’articulation entre le règlement sur les cosmétiques et le
    règlement REACH. Selon la requérante, la chambre de recours a commis une erreur
    d’appréciation de l’article 18 du règlement sur les cosmétiques dans le
    cadre de l’application du règlement REACH et a violé l’objectif poursuivi par
    le règlement sur les cosmétiques en matière d’expérimentation animale. Enfin,
    la requérante estime que l’ECHA n’est pas compétente pour donner une
    interprétation contraignante de l’articulation entre le règlement sur les
    cosmétiques et le règlement REACH.
  • Deuxième moyen, tiré de la violation des
    dispositions du règlement REACH. La requérante fait notamment valoir à cet
    égard que le règlement REACH pose le principe de l’interdiction des
    expérimentations animales, sauf s’il n’existe aucune autre solution. Or, la
    chambre de recours n’aurait pas caractérisé une telle exception dans la
    décision attaquée.
  1. Recours – Affaire T-663/20
  2. Recours – Affaire T-664/20

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!

Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!
01.02.2021
Gard
Dans l’intérêt de Dumba, nous demandons le rapport du vétérinaire!
Exploitation pour le spectacle

Depuis notre investigation auprès de Dumba dans le Gard début janvier, nous avons fait analyser les images à des experts des éléphants mondialement reconnus et sans lien d’intérêt avec nous. En parallèle, le parquet, saisi de notre plainte dès le 4 janvier, a commandité une expertise vétérinaire auprès de l’éléphante. Celle-ci a eu lieu vendredi 29 janvier, en présence de la presse. Nous demandons l’accès au rapport de l’expert, dans l’intérêt de Dumba.

Aussitôt après la visite du vétérinaire à Euzet, où Dumba est détenue dans le Gard, François Schneider, le procureur, a déclaré: « Le rapport de ce spécialiste indique que l’animal va très bien, il vit dans des conditions correctes. »

Nous demandons à Barbara Pompili la possibilité d’avoir accès au rapport de l’expertise vétérinaire. Car au regard du nombre d’évaluations obtenues auprès d’experts par One Voice (six!) et de leur concordance sur l’état de santé dégradé, les mauvaises conditions de vie et la détresse mentale de Dumba, il est important que toute la transparence soit faite à ce sujet. Et que la justice donne à l’association les moyens d’avoir un accès contradictoire à l’expertise faite chez l’exploitant.

S’il faut le rappeler, notre association défend les intérêts de cette éléphante. Ceux-ci sont forcément contraires à ceux de la personne qui l’exploite. Il y a urgence et nécessité à ce que l’intégralité de ce rapport puisse être mise à disposition des spécialistes qui ont attesté en faveur de Dumba. Lesquels, c’est important, n’ont aucun lien d’intérêt avec l’association.

La maltraitance, une question de concept

Nous affirmons que Dumba est maltraitée. Il faut s’entendre sur ce qu’on appelle maltraitance. Parle-t-on de maltraitance active ou de maltraitance passive? Les deux sont tout aussi répréhensibles, et la seconde cause des dégâts tout aussi considérables. La maltraitance passive, ce sont des défauts de soins appropriés au besoin de l’animal, par exemple. Ce ne sont pas des coups, c’est ce qu’on ne voit pas. Or en France, il y a un vide juridique s’agissant du bien-être des animaux de la faune sauvage captive: il n’existe aucun guide référentiel précis sur les besoins des espèces. S’agissant d’éléphants captifs, la dernière littérature sur le sujet1,2,3 confirme qu’ils ont besoin d’évoluer librement sur plusieurs hectares, avec plusieurs congénères et qu’ils effectuent une transmission culturelle au sein de leur groupe. En être privés représente une maltraitance. À quoi s’ajoute ce qui est hors-la-loi: ne pas disposer d’abreuvement et de nourriture à disposition ni de chauffage…

Deux expertises supplémentaires de Dumba à partir de nos vidéos et de celles faites par les journalistes

Les deux expertises reçues dernièrement concordent, comme les quatre précédentes, sur les problèmes posturaux de Dumba et sur sa respiration, très préoccupante. Mais pour Scott Blais, PDG et co-fondateur du Global Sanctuary for Elephant, ses conditions de détention sont délétères et nuisent à son bien-être:

« Il est absolument évident que Dumba est détenue dans un établissement qui ne souscrit pas à son obligation de lui fournir des conditions de vie aptes à assurer son bien-être. Dumba doit être immédiatement retirée de cet endroit et placée dans un sanctuaire où elle pourra bénéficier de soins appropriés, d’un hébergement adéquat et d’évaluations médicales complètes. »

Margaret Whittaker, présidente et consultante en comportement animal chez Creative Animal Behavior Solutions va plus loin, et ajoute même un paragraphe sur le dressage : « Les vidéos ne me permettent pas de déterminer avec quels outils Dumba a été dressée, mais le domptage traditionnel ou « contact libre » (FC) est certainement la méthode qui a été employée au vu des gens qui l’entourent et dirigent ses mouvements. Cette formation traditionnelle est basée sur le renforcement négatif (NRT), ce qui est manifeste dans la vidéo d’interview lorsque les gens la maintiennent à distance, la tirent et la poussent, ce qui, par définition, est du NRT. »

Nous demandons de la transparence dans la procédure

Dans cette affaire, nous avons un rôle de contre-pouvoir et celui-ci doit s’exercer, pour vérifier ce que le vétérinaire commandité par le parquet d’Alès a dit.

Or si l’on en croit les journaux, le rapport de ce dernier va au rebours des six que nous avons versés au dossier, obtenus d’experts des éléphants à travers le monde, indépendants et objectifs. Le vétérinaire qui vient de faire une inspection est-il lui aussi un expert des éléphants? Ou, comme pour Micha, un spécialiste des équidés, ou, comme pour Maya, des chiens et des chats?…
A-t-il radiographié les pieds si douloureux de Dumba? Opéré des prélèvements pour comprendre la source de ses inquiétantes difficultés à respirer? Autant de faits signalés dans les six expertises.

Dumba est un être intelligent, grégaire et socialement complexe. Être privée de tout depuis quarante ans n’est certainement pas une raison pour que sa situation perdure. Elle ne doit ni être détenue dans un camion, ni sous une tente de fortune. Ou bien si on nous explique que c’est possible, envoyons tous les animaux sauvages détenus dans les cirques, dans les jardins d’Euzet.
Pour soutenir Dumba, et tous les animaux de cirques, vous pouvez signer notre pétition!

Sources:
1/ https://theconversation.com/the-neural-cruelty-of-captivity-keeping-large-mammals-in-zoos-and-aquariums-damages-their-brains-142240
2/ 
https://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler/animaux-culture-sociologie_b_6499768.html
3/ La 23 ème résolution adoptée lors de la 11 ème Conférence de la Convention des Espèces Migratrices a reconnu « qu’un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée

Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
01.02.2021
Ile-de-France
Femke, dauphin martyr de la captivité est enfin libérée
Exploitation pour le spectacle

Le Parc Astérix vient d’euthanasier Femke. On apprend aujourd’hui par voie de presse, que son transfert était prévu dans un autre delphinarium français. Pour elle, c’est la fin du calvaire mais notre chagrin et notre colère sont immenses. Nous avions écrit à la direction du parc la semaine dernière, avec nos partenaires de la coalition DFE, demandant des nouvelles de l’ensemble des dauphins, et notamment de Femke, si fragile. Que s’est-il passé? Nous demandons l’accès à son dossier médical.

Arrachée libre aux siens au large de la Floride, elle aura été maintenue dans un bassin durant près de quarante ans. On lui aura enlevé jusqu’à son fils, Ekinox. Après des dizaines d’années de captivité, la vie de Femke n’aura été que souffrance.

À son propos, Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice déclare: « Femke ne souffre plus. La mort est plus douce que tout ce qu’elle a pu vivre depuis sa capture. Savoir que des humains sont capables de faire subir à des dauphins l’atrocité de la captivité et du dressage, en toute connaissance de cause, les mots manquent pour exprimer notre indignation. »

Voici ce que le parc avait prévu pour la suite: l’envoyer chez Planète Sauvage, un autre delphinarium français situé près de la côte Atlantique… Après avoir utilisé ses bons et loyaux services pour faire fonctionner le tiroir-caisse, les responsables du Parc Astérix ne lui ont même pas offert une retraite médicalisée.

Pendant si longtemps nous avons alerté le delphinarium et les autorités. Femke avait besoin d’être mise à l’écart du groupe. De ne plus être harcelée par les otaries et les dauphins – bien contre leur gré. Nous allons demander son dossier médical. Toute la lumière doit être faite sur ses derniers instants parmi nous.

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix

Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
29.01.2021
Ile-de-France
Lettre ouverte à Nicolas Kremer, Directeur du Parc Asterix
Exploitation pour le spectacle

Suite à la fermeture du delphinarium du Parc Astérix, la coalition Dolphinaria-Free Europe (DFE) dont nous sommes membres a écrit une lettre ouverte au PDG de l’installation concernant ses projets futurs.

Monsieur le Directeur,

Nous avons appris le transfert de Guama et de Cessol du Parc Astérix au parc de Kolmården en Suède le week-end du 23-24 janvier 2021. DFE est profondément inquiet, des conditions dans lesquelles leur transfert a été organisé et par le fait qu’aucun des dauphins n’ait été isolé des autres dauphins présents au parc de Kolmârden.

Cette absence de quarantaine des dauphins et des soigneurs, pourtant obligatoire selon l’autorisation de transfert, pour éviter les risques de transmission du COVID-19 aux soigneurs et aux dauphins, est totalement irresponsable et inexplicable dans ce contexte de pandémie globale.

Un des deux mâles devrait être transféré sous peu au zoo de Nuremberg en Allemagne.

Considérant le stress auquel il devrait inévitablement être soumis durant ce second transfert et l’acclimatation à un nouveau groupe de congénères, nous pensons qu’il aurait dû rester au Parc Astérix jusqu’à ce qu’une solution définitive ait été trouvée pour son placement.

Étant donné le peu d’informations dont nous disposons, et qui sont pourtant déjà extrêmement alarmantes, vous comprendrez que nous sommes profondément inquiets quant au bien-être des autres animaux du Parc Astérix et du parc de Kolmården.

Nous souhaiterions ainsi que vous nous communiquiez un rapport sur l’état de chaque dauphin encore présent au Parc Astérix, en particulier Femke, ainsi que des informations sur la date et les conditions de leur transfert (passé ou à venir).

En espérant obtenir une réponse rapide, honnête et fiable de votre part, Monsieur le Directeur, nous vous transmettons nos salutations,

Membres de DFE

Non, Dumba ne va pas bien!

Non, Dumba ne va pas bien!

Non, Dumba ne va pas bien!
28.01.2021
France
Non, Dumba ne va pas bien!
Exploitation pour le spectacle

Nous avons présenté des images de Dumba à des experts des éléphants d’Asie. Leurs constats sont unanimes: l’éléphante se porte mal. Elle a besoin d’être examinée d’urgence par des vétérinaires compétents et d’être placée dans un sanctuaire.

Au pays de Dumba, il y a des gentils et des gentils. Le couple de dresseurs qui l’exploite et qui lui a fait traverser la frontière espagnole pour éviter les poursuites judiciaires y est très attaché et la « doudoune ». Oui, oui. Il voue pour elle une affection telle qu’il n’hésite pas à la maintenir isolée dans des conditions de détention contraires à ses besoins les plus élémentaires et à louer ses services pour des parades et des spectacles de cirque. C’est bien connu, qui aime bien, châtie bien. Même le maire de la commune d’Euzet-les-Bains l’assure: « Dumba est très bien soignée ». Pour autant, nous ne partageons pas le même point de vue et nous avons répondu à l’édile pour nous en expliquer.

Expertises indéniables

Comme nous le soulignons dans notre courrier, nous n’avons pas pour habitude de déposer plainte en procédant par extrapolation. Ce n’est donc ni par excès de sensiblerie, ni sur un simple coup de tête que nous alertons l’opinion et nous tournons vers la justice pour défendre un animal sauvage. Non. Si nous remuons ciel et terre pour Dumba, c’est qu’elle se trouve dans une situation critique et que nous nous appuyons sur des évaluations scientifiques pour l’affirmer. Les spécialistes des éléphants d’Asie, indépendants de notre association, à qui nous avons montré les images prises par notre enquêtrice et par les journalistes, sont unanimes: l’éléphante pâtit de problèmes tant médicaux que comportementaux nécessitant d’être pris en charge au plus vite.

Il y a urgence!

En se basant sur ses propres observations, le Dr John A. Knight stipule dans son rapport que « Dumba doit être examinée de toute urgence par un vétérinaire compétent. Il est nécessaire de procéder à un bilan de santé complet, y compris – sans toutefois s’y limiter – des dents et des membres, ainsi qu’à un test de tuberculose et des analyses fécales ». L’expert note en effet des signaux alarmants démontrant que l’éléphante est « en mauvaise condition physique et se comporte comme si elle souffrait ou que sa santé mentale était altérée ». « Musculature déficiente », « position très peu naturelle », « stéréotypie », « comportement très contrôlé et inhabituel », « profonde détresse mentale », « peur », autant de mots que l’on retrouve sous sa plume et qui l’amène à déclarer que : « les propriétaires de Dumba sont manifestement dans l’incapacité de la sécuriser et de subvenir à ses besoins dans un environnement adéquat. » Par conséquent, il demande instamment aux autorités compétentes de confisquer l’éléphante à ses « propriétaires » et de la transférer dans un lieu où elle pourra être examinée et soignée comme son état l’exige, et placée en toute sécurité dans un sanctuaire où l’ensemble de ses besoins seront satisfaits en permanence.

Souffrances évidentes

Un avis largement partagé par la Dre Marion E. Garaï qui s’inquiète notamment de voir Dumba soulever très souvent ses pattes avant, « ce qui montre qu’elle souffre ». « Le fait pour un animal destiné à vivre sous un climat chaud de devoir rester de longues heures dans le froid et d’être dans l’impossibilité de bouger suffisamment peut entraîner de l’arthrite ainsi que d’autres pathologies », indique-t-elle. Et d’ajouter : « Dumba abaisse parfois ses postérieurs comme pour s’asseoir. Cela peut être le signe soit de douleurs abdominales, soit, dans le cas où un homme l’approche par derrière, qu’elle craint d’être frappée, car on la voit rentrer immédiatement ses pattes et courber l’échine. » Par ailleurs, elle pointe, entre autres, « de graves signes de frustration, d’ennui et de privation mentale », des stéréotypies reflétant « un mal-être certain et des inhibitions comportementales », « des symptômes typiques d’un éléphant de cirque maltraité ». Selon l’experte, le constat est sans appel: « Dumba éprouve une douleur intense ». Dans ses conclusions, elle recommande également que l’éléphante soit examinée immédiatement par un vétérinaire indépendant afin qu’elle reçoive les traitements nécessaires. Elle préconise, en outre, son placement dans un sanctuaire, où elle pourra passer le reste de son existence comme un pachyderme normal, avec des congénères. Car pour elle, aucun doute: « Le fait de maintenir un éléphant dans la solitude est de la cruauté ». À bon entendeur…

Sécurité menacée

Le Dr John A. Knight se dit aussi gravement préoccupé par la sûreté et la sécurité de Dumba, et donc aussi par celles des personnes se trouvant à proximité. Il remarque que l’éléphante, à juste titre, n’est pas enchaînée, mais retenue par une clôture électrifiée à quatre fils, dans un espace d’environ 8 à 10 m2. En plus de dénoncer « une surface bien trop petite pour un éléphant adulte, d’autant que l’endroit est dénué de tout enrichissement et que Dumba y est confinée pendant de longues périodes », il souligne que : « Les fils barbelés électriques ne devraient jamais être utilisés en guise de clôture principale pour garder un éléphant quel qu’il soit. Non seulement ils peuvent lâcher, mais les éléphants apprennent à tenir leur trompe loin d’eux lorsqu’ils mangent du foin, peuvent les renverser ou se prendre dedans. » Par ailleurs, le fait que Dumba puisse accéder avec une relative liberté aux mâts qui soutiennent sa tente lui fait craindre le pire: « Il ne faudrait pas grand-chose pour qu’elle les pousse, les plie ou les torde, ce qui pourrait faire tomber toute la structure sur elle. Ce serait un désastre, provoquant sa panique et lui donnant l’occasion de s’échapper. […] En plus des mâts et des piquets de clôture, Dumba a potentiellement accès à d’autres objets à l’intérieur de la tente dont elle peut s’emparer et qu’elle peut jeter, avec lesquels elle est susceptible de se blesser ou de blesser quelqu’un. » Bref, tout porte à redouter la survenue potentielle d’un drame. La France a déjà connu la fuite d’éléphants captifs ainsi que la mort d’un membre du public provoquée par un tel animal. Comme nous, l’expert considère qu’« on ne doit pas permettre que cela se reproduise ».

Dumba: un avenir loin des cirques est possible

Dumba: un avenir loin des cirques est possible

Dumba: un avenir loin des cirques est possible
27.01.2021
France
Dumba: un avenir loin des cirques est possible
Exploitation pour le spectacle

Elephant Haven, un nom qui fait rêver et des promesses bien réelles. Situé dans le sud-ouest de la France, c’est le seul refuge d’Europe dédié aux éléphants. Sa mission: offrir une retraite paisible et heureuse aux pachydermes détenus par les zoos et les cirques.

Ce 27 janvier 2021 est un grand jour. Alors que Dumba s’affiche sur l’immeuble Veepee grâce au soutien de Jacques-Antoine Granjon et que la proposition de loi pour les animaux est discutée à l’Assemblée nationale, nous savons que l’avenir de l’éléphante est en train de se jouer. Car en statuant sur le destin des animaux de cirque, en décidant de les laisser ou non entre les mains de leurs dresseurs en cas de sédentarisation des établissements, notre pays fera le choix de reconnaître leurs souffrances ou de continuer à les ignorer

Elephant Haven, le paradis des éléphants

Les rescapés des cirques n’éprouveront aucun soulagement tant qu’ils resteront sous la coupe de ceux qui les ont exploités pendant tant d’années. Seuls des sanctuaires dont la vocation est de venir en aide aux animaux traumatisés et formés aux besoins biologiques spécifiques de chaque espèce, sont en mesure de leur offrir le répit qu’ils méritent. C’est le cas d’Elephant Haven, un formidable projet porté depuis six ans par Sofie Goetghebeur et Tony Verhulst pour abriter les éléphants d’Asie ou d’Afrique en détresse. En 2016, nous étions les seuls à y croire avec eux. Nous sommes heureux que les choses aient changé et que d’autres soutiens se soient manifestés… Implanté dans le Limousin, Elephant Haven est désormais bien préparé pour accueillir ses premiers pensionnaires. C’est la seule installation du genre en Europe où tout a été pensé pour apporter les soins nécessaires aux individus hautement sensibles qui leur sont confiés.

Un havre de paix pour Dumba

Nous allons tout mettre en œuvre pour que Dumba soit transférée dans ce havre de paix bordé de collines verdoyantes. Seules six heures de transport et l’aval des autorités l’en séparent. Pourtant, une équipe attentionnée et compétente l’attend: soignants, ainsi qu’experts vétérinaires nationaux et internationaux en éléphants, seront accessibles à tout moment pour veiller sur elle. Sur place, la vieille dame disposera également d’un enclos et d’une étable chauffée. Des monticules de sable lui permettront de trouver les positions les plus confortables pour reposer son corps meurtri et ses pattes et, si elle en est capable, elle pourra retrouver à loisir des comportements naturels: mares de boue, poteaux à gratter, zones d’ombrage, de roches, de sable et de tas de poussière seront à sa disposition. Nous avons tellement hâte de la voir se détendre, se baigner, brouter… vivre, tout simplement! Nous plaiderons sa cause tant qu’il le faudra. Aux politiques d’entendre nos appels et d’admettre que des dresseurs, sédentaires ou non, restent des dresseurs.

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice

Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
27.01.2021
France
Grain de Malice: pour une mode espiègle, sans supplice
Exploitation pour la Mode

Cette enseigne nationale de prêt-à-porter féminin s’engage pour une mode sans fourrure. Elle obtient le label Fur Free Retailer (FFR), initié par la coalition européenne Fur Free Alliance, dont nous sommes les représentants en France.

Grain de Malice porte bien son nom. Cette enseigne française de prêt-à-porter milite pour une mode pétillante et colorée. Avec le sourire comme credo, elle s’adresse aux femmes actives qui recherchent la proximité (*), les conseils, la relation de complicité et la convivialité.

Soucieuse de rendre ses collections plus éco-responsables, l’entreprise a fait de la RSE l’un de ses piliers. Depuis plusieurs années, elle favorise l’utilisation de fibres recyclées ou issues de sources durables et propose des articles dans l’air du temps, pensés et adaptés pour toutes les silhouettes et morphologies. Elle porte une attention particulière au confort ainsi qu’aux petits détails qui font toute la différence: finitions, qualité des matières et des accessoires, durabilité des vêtements.

En toute logique, le choix de labelliser ses produits sans fourrure s’est imposé: «Nous ne faisons plus de vraie fourrure depuis longtemps, par conviction, et nous nous sentons concernés par la cause animale. La labellisation de nos produits et l’adhésion au programme, entre autres, nous permettent de nous engager de manière forte en faveur d’une mode responsable et sans souffrance animale.»

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’accueillons à nos côtés pour défendre une mode éthique. Grain de Malice rejoint ainsi la liste de plus en plus longue des marques impliquées dans la mutation de nos sociétés et souhaitant initier le monde de demain. Un monde altruiste et sensible.

(*) Points de vente: magasins succursales et d’affiliation situés dans les centres-villes, centres commerciaux ou parcs d’activités commerciales. En vente également sur certains marchés en ligne: La Redoute, Brandalley…

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale

Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
27.01.2021
France
Veepee affiche son soutien à Dumba en plein débat sur la maltraitance animale à l’Assemblée nationale
Exploitation pour le spectacle

Deux jours entiers de publicité sur les écrans de l’immeuble de Veepee, à la Plaine Saint-Denis, en face du Stade de France: c’est ce qui nous a été offert par le chef d’entreprise engagé à nos côtés depuis des années, Jacques-Antoine Granjon. Les 27 et 28 janvier, pendant qu’à l’Assemblée nationale la proposition de loi sur la maltraitance animale est discutée, les automobilistes et piétons de la Plaine Saint-Denis pourront voir ce que les cirques tentent de cacher: le malheur des animaux et celui de Dumba en particulier.

Avec Dumba, M. Granjon affiche une fois de plus son soutien à l’association à travers les animaux qu’elle défend (après Maya et Jon). L’éléphante que nous venons de retrouver et dont nous avons révélé le calvaire dans le Gard enneigé, au début du mois de janvier, entre camion et tente de fortune. Le 5 janvier dernier, nous déposions plainte.

Une méconnaissance du public sur ce qu’est la maltraitance

Après avoir saisi la justice et informé les autorités, l’association avait alerté le public. Comme c’est systématiquement la norme, à l’arrivée des journalistes, les dresseurs ont débité leurs boniments, fait faire un tour à l’animal qu’ils exploitent (lui offrant, paradoxalement, une balade bienvenue), au vu et au su de tous. Il y avait un rayon de soleil ce jour-là, une chance pour la communication du cirque. Comme Jumbo, comme Baby, comme les dix tigres dans un camion, comme les lionnes, comme… C’est bien simple, ce ne sont pas des exceptions, mais la règle. Dans une lettre ouverte, nous avons tenté d’expliquer au maire du village pourquoi nous pensions qu’il se trompait en soutenant les dresseurs.

Les boniments des cirques face aux faits

La réalité de la vie des animaux dans les cirques itinérants ou fixes ne peut être captée que lorsque les dresseurs ignorent être regardés! La captivité elle-même est un problème, mais à cela s’ajoutent les conditions dans lesquelles cette captivité s’exerce sur les animaux: ils vivent confinés dans des camions ou sous des tentes, leur santé est négligée, et ils sont dressés à obéir.

Des expertises indépendantes qui exposent scientifiquement la souffrance de Dumba

Nous avons envoyé les images prises par les journalistes à des experts des éléphants indépendants de One Voice. Ils ont soulevé de nombreux points, sur lesquels la souffrance de Dumba ne fait aucun doute.

Leurs conclusions sont, une fois de plus, sans appel: les pattes soulevées sont le signe de douleurs aux pieds, de même que sa posture générale avec les pattes groupées sous elle, sa respiration difficile, une probable hernie… Deux d’entre eux se posent sérieusement la question d’une possible tuberculose et préconisent fortement des tests.

Des interprétations fantaisistes des faits

Comment peut-on s’improviser spécialiste des éléphants et clamer tout et son contraire dans une parfaite méconnaissance des lois et des animaux?

Cette balade sans protection était interdite. Faire dormir un éléphant dans un camion non chauffé est interdit. Le maintenir dans un enclos de cette taille est interdit. Ne pas traiter ses blessures aux tempes et ses douleurs aux pattes est puni par la loi…

Ça suffit de propager des contre-vérités et des interprétations fantaisistes des textes! La ministre de la Transition écologique a, elle-même, pris position publiquement sur Twitter à peine plus de 24 heures après la diffusion de nos images de Dumba. Des dizaines de milliers de personnes ont déjà signé notre pétition pour qu’elle soit placée dans un sanctuaire.

Pendant que Dumba tente de soulager ses pieds douloureux et s’enfonce toujours plus dans la solitude, nos députés et nos sénateurs discutent de l’avenir des animaux dans les cirques. La proposition de loi ne va pas assez loin. Nous espérons qu’elle sera à la hauteur de l’attente des Français. Nous sommes extrêmement reconnaissants à Jacques-Antoine Granjon de porter avec nous la voix de Dumba à travers deux grandes photos d’elle, sur l’immeuble de Veepee.