Corridas, Novilladas, à Beaucaire comme ailleurs dans le Sud de la France, les taureaux meurent face à des enfants

Corridas, Novilladas, à Beaucaire comme ailleurs dans le Sud de la France, les taureaux meurent face à des enfants

Corridas, Novilladas, à Beaucaire comme ailleurs dans le Sud de la France, les taureaux meurent face à des enfants
07.08.2021
Gard
Corridas, Novilladas, à Beaucaire comme ailleurs dans le Sud de la France, les taureaux meurent face à des enfants
Exploitation pour le spectacle

Ayant reçu les images de la novillada de Beaucaire du 25 juillet de la part de lanceurs d’alerte, nous publions ces éléments accablants. Avec ces photographies des derniers instants de vie de ces six jeunes taureaux, mis à mort par des toreros adolescents, l’un de ces spectateurs d’un jour nous a confié son témoignage.

Les taureaux meurent, comme toujours dans les arènes françaises, dans d’incommensurables souffrances, sous les bravos de leurs tortionnaires et sans comprendre ce qui leur arrive. Des enfants très jeunes, assistent à ces spectacles délétères pour leur développement psychique, sont formés à cela et d’autres, à peine majeurs, participent même à des actes de mise à mort d’une extrême crudité et violence. Notre société devrait dès aujourd’hui mettre des gardes fous vis-à-vis de la jeunesse, d’ici à l’interdiction pure et simple de ces pratiques barbares injustifiables.

Des enquêtes et des images qui continuent de dénoncer ces pratiques barbares

Nous n’avons jamais cessé de condamner la corrida. Des premières manifestations dans les années 1990 aux côtés de Théodore Monod, quand l’association s’appelait encore Aequalis et Talis, puis du long partenariat avec Jean-Pierre Garrigues à aujourd’hui, devant cette novillada, un rite de passage pour les jeunes toreros, ayant eu lieu à Beaucaire. Le 25 juillet, donc, nos militants sensibilisaient le public à l’aide de nos images d’enquête, que ce soit celle, intitulée « Graine de toreros », ou celle de 2019 à l’école taurine de Nîmes, toutes deux menées en infiltration.

Et nous ne cesserons que lorsqu’elle ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Dans les faits, elle est une torture pour les animaux concernés, même si légalement elle bénéficie d’une exception « culturelle », et constitue un spectacle nocif pour tout un chacun, au premier chef desquels les enfants, un public particulièrement vulnérable.

Ennui, dégout et pitié

Pour ce lanceur d’alerte qui assistait pour la toute première fois à un spectacle de ce type:
« Convaincu du fait qu’il ne faut point s’autoriser à juger de ce qu’on a point expérimenté, j’ai donc franchi le pas et me suis rendu aux arènes beaucairoises avec un ami. […]

Mes sentiments prédominants pourraient se définir ainsi : ennui, dégoût et pitié. Pitié pour ces animaux qui, c’était évident, se demandaient ce qu’ils faisaient là, mais également pitié pour ces spectateurs qui applaudissaient avec une gravité ridicule à chaque coup d’épée qui signait l’agonie d’un jeune taureau. N’entendaient-ils pas les cris de douleurs glaçants des animaux ? Ne voyaient-ils pas, après la besogne du picador, les plaies béantes d’où le sang jaillissait en geyser ?

Je me suis souvenu des discours esthétiques de connaissances férues de corrida : la tragédie, la beauté, la philosophie. Je me suis même documenté sur son esthétique… Or je n’ai vu qu’un charcutage immonde – qui m’a donné la nausée – renouvelé à six reprises à la cadence d’usine. Sitôt une pauvre bête occise, une autre faisait son entrée, aussi éberluée que la précédente. »

Les enfants, eux, n’ont pas le réflexe de se protéger

« J’ai été surpris de constater, dès mon arrivée, la présence des enfants, certains très jeunes avec leurs parents. […] Je pensais que la charge émotionnelle décrite par les adeptes de corrida n’était pas adaptée à des enfants. J’en suis désormais convaincu. Toutefois, ce que j’ai vu était encore en dessous de ce que je pressentais sur la question.

Ainsi, à peine quelques minutes après l’entrée du premier taureau dans l’arène, il a envoyé valser quatre hommes qui le harcelaient. Des adultes se sont caché le visage dans leurs mains. Les enfants ont pris cette vision en pleine face. Eux n’ont pas eu le réflexe de se protéger. Qu’ont-ils compris ? Qu’ont-ils ressenti ? Je l’ignore mais cela m’interroge et me gêne.
L’un des toreros s’est retrouvé en collants sur le sable, ses ballerines ayant volé au moment de l’impact. […] C’était grotesque et terrible. »

À part le taureau qui a perdu la vie en se vidant se son sang sous les pointes acérées des armes, aucun des acteurs n’a été gravement blessé.

« Enjoliver cette tuerie sous des considérations philosophiques quasi-mystiques me remémore la phrase que Napoléon fit à Talleyrand: « Tenez, Monsieur, vous n’êtes que de la merde dans un bas de soie. »  »

Notre rapport de 2009 est tristement toujours d’actualité.
Nous serons à nouveau présents cet été à la Feria de Béziers le 14 août après-midi, aux côtés du Colbac, nos partenaires au sein de la FLAC. Rejoignez-nous!

Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!

Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!

Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!
06.08.2021
France
Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!
Animaux sauvages

Une magnifique victoire pour les petits oiseaux pendus, pris dans de petites cages ou dans les filets des chasseurs ! Face au ministère de la Transition écologique et à la Fédération des chasseurs, notre avocat était seul présent au Conseil d’État le 8 juillet dernier quand le rapporteur public a prononcé ces mots : « L’annulation est inévitable ». Et de fait, la plus grande instance de justice administrative a suivi ses conclusions.

Les oiseaux ciblés par ces chasses cruelles dans les Ardennes et le Sud-Ouest

Dans les vingt-quatre requêtes (les dix-neuf nôtres et les cinq de la Ligue de Protection des Oiseaux) déposées sur le fond, la Fédération nationale des chasseurs et le ministère de la Transition écologique, au diapason, avaient conclu au rejet de toutes nos demandes.

One Voice attaquait tous les arrêtés ministériels autorisant les chasses traditionnelles de petits oiseaux déposés depuis 2018, défendant ainsi bec et ongles le sort des alouettes des champs, des vanneaux, des pluviers dorés, des merles noirs et des grives, et ce, dans les départements des Ardennes, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques et du Tarn-et-Garonne.

Nous avions aussi fait un recours pour obtenir l’abrogation pure et simple de l’arrêté de 1989 autorisant ces modes de chasse. Implicitement, la décision du Conseil d’État en prend acte.

Depuis 2018, le Conseil d’État se refusait à épargner les oiseaux

Le Conseil d’État n’avait rien voulu entendre en 2018, en 2019 ni en 2020 lors de nos référés suspension sur les dizaines d’arrêtés annuels, déposés systématiquement contre les pantes (grands filets horizontaux qui s’abattent sur les oiseaux), matoles (petites cages tombantes) et tenderies (pendaison). La LPO avait obtenu la même réponse en demandant la suspension de l’arrêté modificatif de 2018 et les quatre en 2020 dans le Sud-Ouest.

Une victoire historique dans la lignée de celle décrochée face aux chasseurs à la glu

Cette victoire vient couronner un travail de titan accompli par notre équipe juridique. L’annonce de la sixième extinction de masse, dont les oiseaux figurent parmi les premières victimes, ne pouvait nous laisser les bras ballants. Après le combat victorieux mené contre la chasse à la glu, nos recours ayant permis que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) donne un avis sur la Directive « oiseaux » allant dans notre sens, c’est précisément grâce à cette décision que le Conseil d’État a suivi, ce vendredi 6 août 2021, la même direction pour nous donner raison sur les chasses traditionnelles des oiseaux.

Arielle Moreau, avocate de One Voice, déclare :

«La tradition n’est plus un motif suffisant pour autoriser des atteintes à la biodiversité. Il faut saluer cette prise de conscience judiciaire et espérer qu’il en sera bientôt de même pour les autres traditions générant de la souffrance animale.»

Des chiffres astronomiques, quoi qu’en disent les chasseurs

Le nombre d’individus destinés à être capturés ou mourir dans ces conditions cruelles chaque année est astronomique (voir tableaux ci-dessous), sans compter les oiseaux piégés de la même manière par erreur, puisque ces pièges ne sont pas sélectifs. La non-sélectivité était d’ailleurs l’un de nos angles d’attaque pour mettre à mal ces types de chasse devant le Conseil d’État.

Dans le Sud-Ouest, plus d’une centaine de milliers d’oiseaux périssent chaque année de cette manière

Chaque année : 38600 alouettes des champs étaient concernées en Gironde, 61600 dans les Landes, 4100 dans le Lot-et-Garonne, 2200 dans les Pyrénées-Atlantiques…

Arrêté attaqué Période Département Espèces concernées Nombre d’individus
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200

Les Ardennes, une terre où l’on pend les oiseaux…

Dans les Ardennes, 5800 grives et merles noirs étaient « capturés » tous les ans par pendaison… En 2018, 200 vanneaux et 10 pluviers dorés pouvaient l’être aussi, jusqu’à ce que le quota soit démultiplié quelques mois plus tard, passant respectivement à 1200 et 30.

Nous en avons la nausée. Avoir laissé des dizaines de milliers d’oiseaux se faire capturer, tuer et manger année après année depuis bien plus de trente ans et décider l’annulation seulement maintenant laisse quand même un goût amer. Il fallait que cela cesse définitivement.

Être dans la dénonciation de cette horreur ne suffisait pas. Nous devions attaquer le problème à la racine, là où se trouvait le seul levier efficace tout en continuant à sensibiliser l’opinion. C’est une immense victoire pour les oiseaux, une victoire historique.

Arrêté attaqué Période Département Espèces concernées Nombre d’individus
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 200 vanneaux / 10 pluviers dorés
Arrêté du 2.11.18 modifiant celui du 24.09.18 2018-2019 Ardennes vanneaux et pluviers dorés Modification des quotas de septembre 2018 : 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 02.09.19 2019-2020 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Ardennes grives et merles noirs 5800
Arrêté du 02.09.19 2019-2020 Ardennes grives et merles noirs 5800
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Ardennes grives et merles noirs 5800

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Comment le ministère de l’Écologie peut-il année après année prendre ces arrêtés dévastateurs pour les oiseaux ? Nous sommes allés jusqu’à Luxembourg, et devant le Conseil d’État avec plus de dix référés et autant de recours au fond chaque année. Cette victoire nous donne des ailes, ce ne sont plus les chasseurs qui font la loi en France ! Nous serons à nouveau devant le Conseil d’État si besoin à la rentrée. »

Si besoin nous attaquerons à nouveau, dès la promulgation des prochains arrêtés, dont les consultations publiques sont déjà sur le site du ministère de la Transition écologique, pour les Ardennes comme pour les départements du Sud-Ouest. On peut se demander pourquoi Barbara Pompili parle, pour l’interdiction de la chasse à la glu, d’avancée pour la biodiversité, mais trouve qu’il n’y a rien à redire à ces autres modes de chasse, tout aussi cruels et mortifères. Il n’y a, contrairement à ce qui est clamé, aucune volonté politique de sauvegarder la biodiversité ni d’abolir la cruauté derrière les belles paroles.

Garde à vue pour avoir filmé dans l’abattoir de veaux Sobeval

Garde à vue pour avoir filmé dans l’abattoir de veaux Sobeval

Garde à vue pour avoir filmé dans l’abattoir de veaux Sobeval
02.08.2021
France
Garde à vue pour avoir filmé dans l’abattoir de veaux Sobeval
Exploitation pour la Mode

Après un signalement pour maltraitance reçu à l’association, One Voice révèle les images de la plus grande entreprise française de production de cuir de luxe, spécialisée dans les peaux de veaux : Sobeval, en Dordogne. L’enquêteur dépêché sur place par l’association sort à peine de trente-six heures de garde à vue… pour avoir voulu montrer au plus grand nombre ce que personne ne voit jamais: la chaîne de production d’où provient le cuir des sacs à main vendus à prix d’or par les marques françaises de luxe, et la souffrance animale qui en est issue. Nous portons plainte pour maltraitances exercées par des professionnels (un délit!) pour des infractions dûment constatées et documentées.

Non, notre enquêteur ne sera pas le bouc émissaire de l’industrie agro-alimentaire !

Avec cette enquête, on touche du doigt l’un des problèmes de l’engagement pour le respect des lois liées aux animaux en France. Il y a quelques semaines une journaliste nous informait de maltraitances à Sobeval. One Voice avait alors décidé, une fois de plus, de faire œuvre de lanceuse d’alerte et de se substituer, comme souvent et comme d’autres (L214 avait dénoncé l’agonie des veaux pour leur chair dans ce même abattoir, vidéos à l’appui) aux services publics. Une honte.

Notre enquêteur sort à peine de deux nuits et d’une journée éreintantes de garde à vue. Il filmait, sans casse et sans interférer, la chaîne de l’usine mortifère de Sobeval, et enregistrait des infractions pour lesquelles nous portons plainte. Dans un abattoir, donc – ces mêmes abattoirs dans lesquels Emmanuel Macron avait promis pendant la campagne présidentielle de 2017 de faire poser des caméras pour contrôler l’application de la loi en matière de maltraitance animale. Promesse non tenue.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Que devons-nous faire quand les autorités ne font pas respecter les faibles textes de loi qui existent pour protéger les animaux ? Nous taire ? Laisser faire ? Pendant que ceux qui maltraitent les animaux peuvent continuer sans être inquiétés, notre enquêteur, lui, passe trente-six heures en garde à vue. Le jour où la loi sera respectée, où les cruautés seront sanctionnées, il n’y aura plus besoin des lanceurs d’alerte. Mais ce jour-là, nous en sommes encore bien loin… »

Les images que nous publions sont insoutenables: les cadences éreintantes des ouvriers, la froideur de cette industrie n’ont que faire des centaines d’individus qu’elle tue quotidiennement et transforme en tonnes de cadavres. Dans ce secteur, seul l’argent est roi, au détriment des animaux pris dans cet engrenage sans fin, exclusivement considérés comme des pré-matières premières très rentables.

L’horreur du luxe à la française

Être issu d’une insémination artificielle, naître dans un univers qui n’a rien de naturel, être arraché à sa mère et envoyé à la mort… À l’abattoir de Sobeval, dans le Sud-Ouest, de 500 à 600 bébés âgés de quelques mois sont tués chaque jour.

Des bébés ? Oui, des veaux. Que des veaux, français. La peau des veaux, bien plus fine et douce que celle de leurs aînés, est vendue bien plus cher. C’est la « qualité France », nous vante-t-on. Le luxe à la française, pour des maisons telles « Vuitton, Hermès, Chanel et LVMH », aux dires mêmes de Gilles Gauthier, le Directeur Général du site de Boulazac. Depuis huit ans, l’entreprise investit pour s’agrandir et, nous dit-on, parvenir à ce que les peaux, produits dérivés de ces jeunes bovins, soient les moins abîmées possibles (un bouvier s’en donne pourtant à cœur joie pour distribuer les coups) et vendues à ces tanneries fournissant des marques qui font de la maroquinerie à la française une fierté nationale. Mais les dessous de ces peaux « de luxe » ne sont pas beaux à voir.

L’usine-abattoir Sobeval: un carrousel de la mort pour les veaux

Ces bébés et tout jeunes bovins arrivent en camion, serrés, parfois blessés ou malades. Ils doivent encore attendre l’ouverture de l’abattoir. Au petit matin, des hommes les font entrer sur la chaîne d’abattage, sous les coups s’il le faut, assénés par certains. Des infractions filmées pour lesquelles nous allons déposer plainte. Puis, c’est le manège infernal. Ils avancent par centaines dans une file labyrinthique qui n’a que la mort comme destination. Étourdis ou non selon le type d’abattage, pris de spasmes, pendus par une patte traversée d’un crochet, tête en bas, ils semblent reprendre conscience avant que leur gorge soit tranchée. Du sang jaillit et se répand dans les rigoles et partout autour. Leur peau leur est arrachée, puis leur corps coupé en morceaux méthodiquement.

Les peaux sont ensuite entassées les unes sur les autres, et le premier traitement par salage commence. Ces dizaines de tas d’environ un mètre de haut, dont les liquides dégoulinent peu à peu, restent un temps sur place avant d’être envoyés ailleurs pour la suite du tannage. Et devenir un jour une paire de gants ou de chaussures, un sac, un revêtement de volant automobile, du matériel sportif, une couverture de livre relié…

Le cuir de veau, contrairement à de nombreux présupposés sur la question, est un produit lucratif, polluant et issu de la souffrance animale.

Signez notre pétition! Nous demandons la fermeture immédiate de cet abattoir qui enfreint la loi à de nombreux égards et appelons les entreprises du luxe à s’orienter vers une mode sans souffrance. Nous déposons plainte contre Sobeval pour les infractions commises et enregistrées.

Le cuir de veau un produit lucratif, polluant et issu de la souffrance animale

Le cuir de veau un produit lucratif, polluant et issu de la souffrance animale

Le cuir de veau un produit lucratif, polluant et issu de la souffrance animale
02.08.2021
France
Le cuir de veau un produit lucratif, polluant et issu de la souffrance animale
Exploitation pour la Mode

Comme nous le dénonçons dans notre enquête sur l’abattoir Sobeval en Dordogne, les peaux de veaux français sont transformées en un cuir vendu à prix d’or, sur le dos de ces êtres sentients. Mais cette matière issue de la souffrance animale est relativement méconnue. Les industries agro-alimentaires et du luxe entretiennent d’ailleurs sinon un flou sur son origine, du moins n’insistent que sur les qualités du produit fini. Or, le cuir n’est pas un produit écologique. Il n’est ni vert, ni anti-gaspillage. Et les veaux, dans tout cela, ne sont considérés que comme des pré-matières premières à forte plus-value. Pourtant, des alternatives de grande qualité existent. Nous appelons les marques de luxe à se tourner vers celles-ci.

Le cuir, un produit vert?

Comme la fourrure, le cuir n’a rien d’un produit écologique. C’est une peau, qui se désagrège avec le temps. Or, pour devenir imputrescible, elle doit subir de nombreuses transformations, toutes aussi polluantes les unes que les autres.

On estime à 1,4 milliard le nombre total d’animaux tués pour leur peau chaque année dans le monde, qu’ils soient issus d’élevages ou de captures. Cependant, l’industrie du cuir reste opaque et la traçabilité difficile à faire au vu de la réglementation quasi inexistante sur les échanges.

Pour transformer une peau brute en cuir, quelle que soit l’espèce animale, les poils, la chair et les glandes sébacées des animaux sont éliminés lors du processus de tannerie, par des moyens mécaniques et chimiques. Acides tanniques, chrome, alun… Des sulfures sont utilisés pour décomposer les poils, les chlorures pour le décapage et la conservation… Les peaux sont teintes avec de l’acide tannique et autres substances chimiques empêchant leur pourriture et les rendant résistantes à l’eau. L’utilisation de sels de chromate dans le processus de stabilisation est particulièrement préoccupante… « La tannerie est une industrie à fort potentiel de pollution », comme l’a reconnu la Commission Européenne en 2003. C’est même l’une des cinq industries les plus polluantes au monde.

Tout est bon dans le… veau? Faux-semblants et contrevérités autour de ce cuir de luxe

D’aucuns pensent que le cuir est un produit anti-gaspillage qui serait perdu s’il n’était pas « valorisé » en parallèle de la viande, notamment de bœuf. À tort. C’est le message répandu par les lobbies de la viande et du cuir qui marchent main dans la main. Mais qu’est-ce qui est le dérivé « anti-gaspillage » de quoi? L’industrie de l’agriculture intensive fait aussi naître des veaux, indispensables à la production de lait et autres dérivés.

Quand d’un côté des litres et des litres de lait de vache sont bradés par les supermarchés pour étancher la soif de familles bercées par les refrains du lobby des produits laitiers, les peaux de ces petits, elles, s’arrachent à prix d’or par les marques de luxe et augmentent les profits de manière considérable. Une surenchère écœurante.

Que cherche-t-on à nous faire « avaler »? Non, ce n’est pas un produit anti-gaspillage, mais bien un produit hautement lucratif.

Les matériaux végétaux pour remplacer le cuir!

En France, selon le conseil national du cuir, le secteur recouvre 12800 entreprises, de l’élevage à la distribution des produits finis, des centaines de milliers d’emplois, générant plus de 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont 13 milliards à l’export). Notre pays est l’un des leaders des cuirs de veau et de peaux exotiques. Quand on sait que le cheptel bovin français est le plus important d’Europe avec 19 millions d’animaux dont plus d’un quart sont des veaux, on blêmit : c’est tant de pollution engendrée par l’agriculture liée à leur alimentation (déforestation, utilisation d’eau…) et la méthanisation de la planète qui en découle… Tant de vies sacrifiées…

Génératrice d’autant de souffrances avant et sur les chaînes d’abattage que de profits, cette industrie serait bien inspirée de passer à une autre étape de son développement. Nous ne pouvons pas croire que les grandes marques du luxe vont cautionner plus longtemps ces atrocités. Car l’époque est dans l’attente urgente d’un autre modèle. De plus en plus de marques et de consommateurs se tournent vers les alternatives raffinées et aussi versatiles que le cuir. Dérivées des végétaux ou issues du recyclage, ces matières nécessitent peu de traitements et laissent les animaux indemnes. Elles sont donc bénéfiques pour la faune, la flore et notre existence sur terre à long terme.

Signez notre pétition pour fermer l’abattoir de veaux Sobeval, qui fournit des tanneries de l’industrie du luxe! Nous appelons également les entreprises du luxe à s’orienter vers les alternatives au cuir.

Expérimentation animale : les chiffres de la honte

Expérimentation animale : les chiffres de la honte

Expérimentation animale : les chiffres de la honte
30.07.2021
Union Européenne
Expérimentation animale : les chiffres de la honte
Expérimentation animale

L’Union européenne vient de publier les dernières statistiques relatives à l’expérimentation animale en 2018. Le rapport indigeste de près de 400 pages se targue de transparence et annonce une baisse des animaux tués. En réalité : rien ne change. Les animaux continuent de souffrir le martyre lors de ces expériences cruelles et la plupart du temps remplaçables.

Photo : Peta

En préambule, l’UE affiche ses velléités de transparence–transparence demandée par la loi et les citoyens–et annonce distinguer la part des animaux utilisés dans les laboratoires, et celle des lignées génétiquement modifiées.

Ces derniers sont plus de 1,5 million. 16 % d’entre eux souffrent de pathologies dès la naissance, se montrent plus faibles, plus exposés au stress et à la douleur. On mesure d’entrée les progrès éthiques…

Des expériences qui persistent malgré la loi

L’UE annonce le chiffre de 8 921 758 animaux utilisés pour la première fois en 2018 (à qui il faut ajouter ceux déjà dans les laboratoires, qui sont réutilisés) : un chiffre qui tombe pour la première fois en dessous de 9 millions d’individus. Mais les précédentes données statistiques ne prenaient pas en compte la Norvège. Avec ce pays, ce sont en fait 10 572 305 animaux qui ont été utilisés (toujours pour la première fois) en 2018 dans les laboratoires européens. Nous avions rapporté des chiffres quasi identiques l’an dernier. On le voit clairement : rien ne change. Les expériences menées sur les animaux, à la fois cruelles et archaïques, restent monnaie courante, malgré la directive européenne qui prévoit la mise en œuvre de méthodes alternatives et substitutives, avec l’engagement pour le remplacement total des animaux dans la recherche.

Plus de chiens et de primates

On le sait, les primates sont des espèces protégées. Pourtant, ils sont de plus en plus utilisés dans les laboratoires européens (+ 4 % en 2018). Les chiens sont également plus nombreux à être exposés aux tortures expérimentales : les tristes statistiques pointent une augmentation de 29 %. Parmi les espèces les plus importées dans l’Union européenne en provenance de pays non-membres de l’UE, il y a aussi les chats (38 %) et les chiens (46 %). Nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme sur ces trafics odieux et les conditions d’élevage des chiens.

1,9 million d’animaux utilisés en France

Dans ce sombre palmarès, la France occupe une place de choix. Notre pays est le troisième utilisateur de chiens en Europe : 4219 chiens utilisés dans nos labos en 2018, (+ 3% par rapport à 2017) et le premier utilisateur de primates (3510). La France occupe également la 3e place du podium européen quant au nombre d’animaux utilisés, avec 1,9 million d’animaux. Nous pourrions continuer d’aligner les tristes records de la France en matière d’expérimentation animale. Disons simplement que notre pays fait partie des six pays membres de l’UE qui utilisent encore la méthode de l’ascite de souris pour produire des anticorps monoclonaux, malgré la disponibilité de méthodes de production non animales.

Les animaux restent chez nous, comme en Europe, de la chair à canon.

À 55 ans, Mina continue de prendre des coups dans le cirque

À 55 ans, Mina continue de prendre des coups dans le cirque

À 55 ans, Mina continue de prendre des coups dans le cirque
23.07.2021
Loire-Atlantique
À 55 ans, Mina continue de prendre des coups dans le cirque
Exploitation pour le spectacle

Mina, la vieille éléphante d’Asie exploitée par le cirque Zavatta, reçoit des coups lorsqu’elle n’obtempère pas assez vite. Les faits se sont déroulés le 10 juillet dernier à Guérande et ont été filmés par un lanceur d’alerte de Free Life. Ensemble, nous portons plainte pour mauvais traitements infligés à un animal sauvage captif.

Au centre de la piste du cirque Zavatta, Mina semble lasse. La vieille éléphante d’Asie doit quitter la scène, mais visiblement elle n’obéit pas assez vite. Qu’à cela ne tienne ! Son dresseur lui assène alors un coup brutal de manche d’’aiguillon sur la trompe. Le geste n’échappe pas à la caméra d’un lanceur d’alerte.

La trompe, un organe ultra-sensible

Choqués par cet acte flagrant de maltraitance, avec l’association Free Life, nous avons aussitôt porté plainte pour mauvais traitements commis par un professionnel. Mina a reçu un coup d’aiguillon sur la trompe, organe innervé, ultra-sensible. Ce geste témoigne hélas de la façon dont les dresseurs traitent « leurs » animaux : sans compassion. Sans respect. Mina est âgée. Elle a derrière elle une longue vie d’errance sur les routes de France. N’a-t-elle pas le droit de se reposer ? Visiblement non. Mina appartient au cirque Medrano mais a été « louée » par le Cirque Nicolas Zavatta Douchet. Elle continue, aux côtés de Kamala, d’exécuter des numéros dégradants.

Pour Mina, des années de lutte

Pourtant, Mina est fatiguée depuis longtemps. En 2018, nous demandions déjà, à ce qu’elle prenne une retraite bien méritée.  Trois ans après, Mina et Kamala restent entre les griffes des circassiens. En décembre dernier, nous avions pu les filmer : les deux vieilles éléphantes végétaient dans le froid, dans le « Jungle Parc » de Medrano. Nos recours administratifs avaient alors permis de suspendre l’ouverture du parc au public.

La proposition de loi contre la maltraitance animale va enfin être discutée au Sénat les 30 septembre et 1er octobre prochains. Il y a urgence ! Pourtant, les cirques fixes ou sédentarisés comme le « Jungle Park » ne sont pas concernés. Mina et Kamala devront-elles assurer le spectacle jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

Continuez à signer et à partager la pétition demandant qu’elle et Kamala soient retirées du cirque et placées en sanctuaire.

Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux

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22.07.2021
Non, la tuberculose bovine ne se propage pas plus quand on laisse la vie sauve aux blaireaux
Animaux sauvages

S’il est exact que les blaireaux figurent parmi les animaux sauvages susceptibles d’être hôtes de la tuberculose bovine, au même titre d’ailleurs que les sangliers ou les cerfs par exemple, il s’agit bien d’une maladie qui provient des troupeaux de bovins. Donc, quand les éleveurs et chasseurs clament dans les médias que laisser la vie sauve aux blaireaux serait source de propagation de cette maladie, et que l’annulation de l’arrêté que nous avons attaqué y participe, on ne peut que leur opposer les faits. On ne peut leur laisser dire n’importe quoi au public qui pourrait se laisser berner par leurs arguments trompeurs.

Le déterrage : une chasse à risque pour les chiens qui peuvent attraper la maladie

La vénerie sous terre est une pratique à risque s’agissant de la tuberculose bovine puisqu’elle met les chiens de chasse en contact avec les blaireaux et avec les galeries où peut se trouver de l’urine de blaireau, ce qui augmente les risques de propagation. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 dispose que dans les zones à risque, le préfet peut interdire la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens. Le préfet le sait d’autant mieux qu’il l’a justement fait interdire sur une partie de ce département, précisément pour cette raison !

Il est donc totalement paradoxal et contre-productif de pratiquer le déterrage pour lutter contre la tuberculose bovine ! Nous l’avions d’ailleurs souligné dans le recours que nous avons gagné, contre l’arrêté du préfet du Lot-et-Garonne…

Diviser pour mieux régner : quand les chasseurs font le jeu de la tuberculose bovine…

Tuer des blaireaux reste malheureusement autorisé de septembre à mi-janvier, notamment par la chasse à tir. Or plusieurs études scientifiques ont démontré que l’abattage indifférencié de blaireaux conduit à une augmentation de l’incidence de la tuberculose chez les bovins et des risques de diffusion vers des territoires limitrophes en raison des mécanismes de dispersion et de réorganisation sociale et territoriale des individus survivants.

L’ANSES a produit deux rapports sur la question en 2011 et 2019 dans lesquels elle estime que l’abattage ne se justifie pas comme mesure préventive dans les populations de blaireaux encore indemnes de la tuberculose. Cela semble d’ailleurs logique : on n’abat pas des individus en bonne santé, pour éviter qu’une maladie se transmette !

L’annulation de l’arrêté que nous avons contesté ne favorise en rien la propagation de la maladie !

Les déterreurs pleurnichent en réalité sur l’annulation de leur loisir favori de l’été pour des raisons tout à fait fallacieuses. D’une part, ils rejettent la faute de l’abattage de troupeaux de bovins – destinés à l’abattoir par les éleveurs, faut-il le rappeler ? – sur les blaireaux et sur nous, leurs défenseurs, alors que ce sont ces élevages qui sont la source de la transmission de la maladie aux animaux sauvages.

D’autre part, la chasse ne sert pas à lutter contre la diffusion de la tuberculose bovine. Des arrêtés spécifiques de destruction administrative sont pris pour cela dans le cadre du dispositif Sylvatub. L’annulation de l’arrêté que nous avons obtenue ne change rien sur ce point.

De même, en cas de dégâts imputables à des blaireaux et dûment constatés sur les cultures, il est possible de mettre en place des solutions alternatives (répulsifs, comblement du terrier pour que les blaireaux « déménagent », selon les cas de figure). Et le préfet a – malheureusement – la possibilité toute l’année et chaque fois qu’il l’estime nécessaire, d’ordonner des « destructions » administratives de blaireaux. Là encore, l’annulation de l’arrêté du préfet du Lot-et-Garonne que nous avions contesté ne change rien.

Donc des abattages de blaireaux restent largement possibles (ce que nous déplorons)… L’argumentaire mensonger des chasseurs-éleveurs ne tient pas une minute. Nous avons obtenu l’annulation d’un arrêté parce que le préfet n’avait pas fait procéder à une consultation publique au préalable. Mais il permettait aussi la pratique d’un loisir qui en tout état de cause n’était ni corrélé à l’existence de dégâts ni à un risque sanitaire.

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux

Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux
19.07.2021
Lot-et-Garonne
Coitus interruptus pour les déterreurs de blaireaux
Animaux sauvages

L’audience concernant notre recours au tribunal administratif de Bordeauxpour défendre les blaireaux s’est déroulée le 29 juin 2021. Pour le rapporteurpublic, l’arrêté pris par le préfet du Lot-et-Garonne le 11 décembre 2020permettant la tenue de la période complémentaire de vénerie sous terre desblaireaux de mi-mai à mi-septembre 2021 devait être annulé totalement oupartiellement. Nous étions donc optimistes, et la bonne nouvelle est tombée ce soir du 19 juillet 2021: l’arrêté est annulé!

Parmi les griefs que nous avions envers cet arrêté, il y avait le fait que le préfet n’avait pas fait précéder a publication d’une consultation publique. Pour nous, l’arrêté était également « entaché d’une erreur manifeste d’appréciation », il « méconnai[ssai]t le principe de précaution » et était « entaché d’un détournement de pouvoir ».

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice : « Les blaireaux sont des animaux pacifiques qui sont protégés dans la majorité des pays d’Europe. Et pour cause ! Leur population reste relativement stable et ils ne créent pas de dommages. La seule raison pour l’autorisation de périodes complémentaires de leur déterrage, c’est le seul plaisir des chasseurs ! »

Le tribunal administratif de Bordeaux vient de décider de suivre les conclusions du rapporteur public. C’est une grande nouvelle pour les blaireaux du Lot-et-Garonne. En effet, les déterreurs de blaireaux, qui sont autorisés à exécuter leur sinistre besogne de l’automne au printemps, ne pourront plus le faire cet été. Alors, certes, de mi-mai à aujourd’hui, il leur a été possible de tuer des blaireaux en creusant dans le sol meuble des terriers, mais là s’arrête leur jeu macabre. Nous sommes extrêmement heureux de cette conclusion positive.

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !

One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !
07.07.2021
France
One Voice contre la corrida : action coordonnée dans treize départements !
Exploitation pour le spectacle

One Voice fait campagne depuis vingt-cinq ans contre la corrida en France pour, d’une part, éviter la souffrance et la mort aux taureaux et, d’autre part, faire interdire l’accès aux arènes et la participation des enfants à cette torture. Dans ce cadre, une journée d’actions coordonnées dans treize départements aura lieu le 10 juillet prochain. L’association de défense des animaux demande l’interdiction des corridas sur tout le territoire national.

Les corridas sont considérées comme un spectacle traditionnel où la violence est banalisée. Ces séances de torture génèrent l’excitation des aficionados dans le public, dans les rangs duquel on trouve même des enfants, emmenés par leurs parents assister à ces scènes sanguinolentes. Ces « spectacles » devraient être constitutifs d’actes de cruauté et de sévices graves envers les animaux et donc condamnés par le Code pénal. Pourtant, ils bénéficient d’une exemption dans les régions où ils ont lieu, car s’inscrivant, selon le droit français, dans une tradition locale « continue et ininterrompue ».

Qu’elles soient à pied, à cheval ou portugaises, les corridas torturent puis tuent toujours les taureaux en public ou en coulisses. Il en existe plusieurs sortes : les bécéradas avec des veaux de 2 ans, les novilladas avec des veaux de 3 ans, et les corridas avec des taureaux de 4 ans. Ce sont donc tous de très jeunes individus qui sont sacrifiés en public. Lors de nos enquêtes dans des écoles de tauromachie pour enfants en 2012 et 2019, nous avons vu des adultes forcer des enfants apeurés à participer à l’innommable, et de très jeunes taureaux mis à mort par des adolescents.

Qu’y a-t-il de normal dans le fait de tuer un animal ou d’assister à sa mise à mort ? La tauromachie participe clairement à la banalisation de la violence. Loin d’être du sport ou de l’art, ces pratiques sont abominables et nous exigeons qu’elles soient interdites sur tout le territoire français, sans aucune exception, plutôt que subventionnées par des mairies en quête d’animation locale.

Les événements :
Veuillez vérifier les dates, heures et lieux le jour même sur l’événement Facebook correspondant qui sera mis à jour, car parfois les préfectures les modifient à la dernière minute.

Dépts Ville Lien Facebook Lieu Horaire
05 Embrun Lien événement Lieu-dit « Plan d’Eau » Dimanche 11/07
14h30 à 17h
06 Nice Lien événement La Coulée verte, Le Paillon 16h30 à 18h
08 Charleville-Mézières Lien événement Rue Pierre Bérégovoy 14h30 à 16h
13 Aix-en-Provence Lien événement Allées Provençales 11h à 12h30
14 Pont d’Ouilly Lien événement Devant L’Épicerie Du Coing 14h30 à 17h
17 La Rochelle Lien événement Place de la Caille 14h30 à 16h
33 Bordeaux Lien événement Quai de la Garonne Dimanche 11/07
12h à 17h
34 Montpellier Lien événement Place de la Comédie 14h30 à 16h
57 Metz Lien événement 12 Rue du Petit Paris 15h à 16h30
59 Lille Lien événement Grand’Place 14h30 à 16h
67 Strasbourg Lien événement Rue des Grandes Arcades 14h30 à 16h
69 Lyon Lien événement Place Saint-Jean 15h à 17h
75 Paris Lien événement Place Edmond Michelet 14h30 à 16h

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte

Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte
04.07.2021
Roquebrune-sur-Argens
Un éleveur primé qui bat ses chiens : nous déposons plainte
Animaux familiers

Une fête de la chasse comme il y en a tant se déroule ce week-end à Roquebrune-sur-Argens. Un éleveur primé y bat ses chiens… Mais là, un témoin filme la scène et nous l’envoie. Nous déposons plainte pour mauvais traitements commis par un professionnel (un délit)!

Quand l’une de nos sympathisantes s’est retrouvée nez à nez avec cet éleveur-chasseur à Roquebrune-sur-Argens, ça a fait des étincelles. L’homme, primé pour son élevage de chiens Porcelaine lors de la fête de la chasse Diane Roquebrunoise ayant lieu ce dimanche 4 juillet 2021, rentrait ses chiens dans un chenil grillagé en les frappant à l’aide de ce qui ressemble fort au manche d’un fouet. Le pauvre chien filmé, effondré au sol, terrifié et battu, doit certainement ressentir tout l’amour que les chasseurs claironnent ressentir pour leurs chiens…

Une chance que l’une des participantes du happening organisé par le collectif VESEA ait filmé ce moment. Nous déposons plainte pour mauvais traitements commis par un professionnel – une circonstance aggravante – car une fois encore ces actes de violence envers les animaux ne peuvent rester impunis.

Lors de l’échange verbal, l’éleveur, reparti les bras pleins de prix dont celui du meilleur éleveur – un comble! – ne semblait même pas avoir conscience que sa conduite était répréhensible. Il les battait tous les uns après les autres et face à son acte, dit en défiant sa contradictrice: « Ah ben comment faut faire?! » Les chasseurs ne peuvent continuer à traiter les chiens comme des objets corvéables à merci devant obéir tels des robots. Les êtres sensibles qu’ils sont doivent être protégés. Nous sommes là pour nous en assurer.