Stop au déterrage complémentaire des blaireaux en Gironde

Stop au déterrage complémentaire des blaireaux en Gironde

Stop au déterrage complémentaire des blaireaux en Gironde
09.06.2021
Stop au déterrage complémentaire des blaireaux en Gironde
Animaux sauvages

Nous avons déposé un référé suspension contre l’arrêté du préfet de Gironde qui permet la vénerie sous terre des blaireaux pendant une période complémentaire à la saison de chasse déjà autorisée. L’audience est prévue le 10 juin au tribunal administratif de Bordeaux à 11h30.

Un arrêté basé sur des données non fiables

La préfecture affirme, comme l’indique la note de synthèse de la consultation publique, que les seules données qui existeraient sont celles transmises par les chasseurs et qu’il est normal d’utiliser ces données puisque ce sont eux qui ont demandé cette période complémentaire. Or évidemment, la fédération des chasseurs n’est pas impartiale !

Elle donne des informations à la préfecture qui sous-tendent qu’il y aurait trop de blaireaux et que leur présence serait notamment source de dommages pour les cultures et qu’ils seraient l’objet d’accidents de la route. Ainsi, les amateurs du déterrage pourront s’en donner à cœur joie pendant la période estivale, où la terre est meuble, pour creuser facilement dans les terriers… Un cauchemar pour les animaux que l’on vient chercher avec des chiens jusque chez eux pendant qu’ils sont endormis ! Mais elle ne démontre pas ce qu’elle avance.

Peu de blaireaux en Gironde

Nous voyons clair dans leur jeu : d’une part les éléments que les chasseurs mettent en avant ne sont pas suffisants pour estimer à eux seuls la densité des blaireaux, mais surtout, il existe des données plus indépendantes, telles que celles de l’Office français de la biodiversité (OFB, ex-ONCFS) et d’associations naturalistes par exemple, que la préfecture choisit de ne pas prendre en compte.

Pour l’OFB justement, qui a mesuré la densité des blaireaux en Gironde, leur population est faible et n’augmente pas. En effet, il faut environ un an et demi aux petits pour être sevrés et autonomes. Pendant l’été, les bébés de l’année en sont loin ! D’autre part, les blaireaux ne donnent pas naissance à de nombreux petits lors d’une portée, ce qui fait que la population évolue lentement.

Le public non informé du danger sanitaire du déterrage

La vénerie sous terre est interdite dans quatre-vingt-huit communes du département en raison de cas de tuberculose bovine. Le déterrage est en effet une pratique à risque en cas de tuberculose car les chiens peuvent transmettre la maladie. Malgré cette situation, le préfet a autorisé une période complémentaire sur le reste du département, et l’ensemble de ces éléments n’a pas été porté à la connaissance du public lors de la consultation.

Par conséquent, la population n’a pas été correctement informée et n’a pu rendre un avis en pleine connaissance de cause. C’est pourquoi nous avons attaqué l’arrêté préfectoral qui sera discuté sur son caractère d’urgence à 11h30 au tribunal administratif de Bordeaux le 10 juin prochain. Pour nous, il est indispensable de se battre pour sauver le plus de blaireaux possible et donc faire suspendre l’arrêté au plus vite.

La chasse en enclos en Sologne : le commerce lucratif de la mort

La chasse en enclos en Sologne : le commerce lucratif de la mort

La chasse en enclos en Sologne : le commerce lucratif de la mort
08.06.2021
France La chasse en enclos en Sologne : le commerce lucratif de la mort
Animaux sauvages

Notre première publication a fait grand bruit, quelques images de notre infiltration sont même passées fin mai 2021 dans l’émission « Sur le front de la chasse en enclos » présentée par Hugo Clément. Voici à présent le second volet de cette enquête en infiltration dans le milieu de la chasse en enclos, cette fois sur la terre de Sologne si connue et critiquée pour cette raison.

En Sologne, comme l’indique le site de l’office du tourisme, « la nature est reine : vraie, sauvage, élégante et secrète à la fois…» Le territoire naturel est propice à la prospérité des animaux : daims, cerfs, sangliers, etc. Les chasseurs et propriétaires terriens ont su exploiter cette richesse jusqu’à en faire un véritable commerce qui ne fait pourtant pas l’unanimité, y compris chez les chasseurs. Nous l’indiquions déjà dans nos images d’infiltration du milieu de la chasse : même le président de la Fédération nationale des chasseurs désapprouve l’engrillagement des territoires et une chasse dont il dit qu’elle ne correspond pas à son éthique… ce qui ne l’empêche pas de participer, voire d’organiser des chasses (en enclos, donc) au domaine du Château de Chambord.

Des centaines d’enclos de chasse en France

Comme ailleurs en France, les enclos de chasse sont le théâtre de drames bien réels pour les animaux. Il en existe des centaines en France, sans doute plus d’un millier. Nous dévoilons aujourd’hui également une carte qui détaille la majeure partie des enclos et parcs de chasse présents sur notre territoire. S’y ajoutent ceux qui ne font aucune publicité sur Internet, ceux qui jouent sur la législation en maintenant une ouverture de quelques mètres dans la clôture afin de ne pas être considérés comme un territoire fermé, ou d’autres encore qui prétendent être un territoire ouvert alors que tous leurs voisins sont des enclos de chasse.

Les animaux qui y sont placés sont élevés précisément dans ce but, avec le risque, s’ils s’échappent, de renforcer par la suite les populations de sangliers et cervidés dans la nature – ces mêmes populations que les chasseurs veulent opportunément « gérer » et « réguler ».

Ces animaux tués pour le plaisir finissent leurs jours en souffrant dans un bain de sang

Nos enquêteurs ont rapporté des images sur lesquelles on voit par exemple des sangliers blessés se traîner sur des dizaines de mètres, d’autres achevés à l’épieu après une traque sans merci, entourés de chiens.

Les commentaires des chasseurs eux-mêmes, relatant leurs « faits d’armes », riant que des animaux se jettent contre les grillages – prêts à tout pour éviter la mort car, connaissant la ligne de tir, ils savent ce qui les attend s’ils empruntent le seul chemin possible… – et déçus de n’avoir pu en tuer au passage, rehaussent encore la barbarie de cette pratique.

La chasse en enclos : des parcs d’attractions pour chasseurs en mal de tueries

En Sologne, les organisateurs de ces journées annoncent en début de journée que tous les animaux du « parc » peuvent être tués, même les laies suitées… Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, il s’agit de ball trap sur animaux vivants. Pour l’un de nos enquêteurs, les chasseurs ne sont ni plus ni moins des clients pour le plaisir desquels tout est organisé. Ils payent pour être transportés ; s’ils n’ont pas vu d’animaux ou n’ont pu en tirer à une battue, à la suivante, ils sont positionnés de telle manière que cette occasion leur est fournie. En fin de journée, ils repartent avec un corps dans le coffre et potentiellement un trophée. Ils ne viennent pas pour chasser mais pour tuer. C’est un parc d’attractions pour chasseurs. S’ils veulent occire plus, il suffit de payer plus.

Ils sont si prompts à tirer « dans le tas » que les organisateurs doivent leur rappeler que leurs armes peuvent tuer les chiens et qu’il faut qu’ils y pensent avant de faire feu – organisateurs qui précisent à leurs clients en début de journée la « bonne nouvelle » : ils ont rajouté un cerf et un daim à palette à massacrer au tableau…

Les bouchers sont sur place dès la fin de la première battue, pour ouvrir, vider, nettoyer et peler les carcasses, les crocheter sous un auvent extérieur en pataugeant dans le sang. Il ne faudrait pas que ceux qui ont manié des fusils toute la journée se salissent les mains.

Et quand le corps d’un cervidé ne rentre pas dans le coffre d’une voiture, pas de problème, ils sortent la scie comme on sortirait le cric en cas de crevaison, et lui coupent les pattes, fiers de leur bonne idée.

Plusieurs projets de loi contre la chasse en enclos

On se demande le but de la proposition de loi de Guillaume Peltier car, plus que fantaisiste, celle-ci est surtout provocatrice. Mais trois autres propositions de loi, sérieuses celles-là, ont été déposées par des députés, dont une par Bastien Lachaud. Il est des sujets transpartisans, et la manière dont la société traite les animaux en fait partie.

La chasse doit être réformée en profondeur. L’interdiction des chasses en enclos serait un premier pas bénéfique pour la faune sauvage. Notre pays, vu la manière dont il traite les animaux, fait honte à la dignité humaine. Un peu de compassion redorerait notre image à l’étranger et montrerait l’exemple à nos plus jeunes générations. Pour nous aider dans cette perspective, signez notre pétition !

Happening à Nantes samedi 5 juin pour dire stop aux delphinariums

Happening à Nantes samedi 5 juin pour dire stop aux delphinariums

Happening à Nantes samedi 5 juin pour dire stop aux delphinariums
02.06.2021
Nantes
Happening à Nantes samedi 5 juin pour dire stop aux delphinariums
Exploitation pour le spectacle

One Voice organise à Nantes avec Sea Shepherd le samedi 5 juin après-midi, un événement pour réclamer la fermeture des delphinariums et la libération des cétacés captifs dans un sanctuaire marin. Place Royale, sont prévus des discours, un happening, la chorégraphie des Trois singes de la sagesse et le Tilikum Tank de notre partenaire, dans lequel chacun pourra se mettre dans la peau d’une orque captive.

En effet, dauphins, orques et autres animaux marins mènent une vie misérable dans les bassins en béton des delphinariums, où aucun de leurs besoins fondamentaux ne peuvent être satisfaits. Ils y meurent jeunes – malgré des soins vétérinaires incessants – malades, blessés et parfois rendus agressifs par l’ennui, la frustration et les innombrables privations, comme ce fut le cas pour le petit dauphin Aïcko, décédé à Planète Sauvage et pour lequel One Voice s’est tant battu.

Pour l’instant, les cétacés et nous n’avons reçu que des mots. Les annonces ministérielles de septembre 2020 ainsi que la proposition de loi votée à l’Assemblée Nationale en janvier ne sont pas encore traduits en actes pour les captifs des bassins. Rien n’est fait : le Sénat n’a même pas fixé de date pour discuter de cette proposition de loi.

En France, il n’existe plus que deux parcs détenant des orques et dauphins en delphinariums : Planète Sauvage près de Nantes, et Marineland à Antibes ; le Parc Astérix ayant abattu ou envoyé ses dauphins à l’étranger, continuer de se faire exploiter dans d’autres établissements juste avant la discussion de la proposition de loi par nos parlementaires.

En ce qui concerne les orques, One Voice travaille à un projet de sanctuaire marin avec les plus grands spécialistes internationaux, et est ouverte au dialogue avec le parc Marineland. Les orques ne doivent en aucun cas être envoyées en Chine !

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Pour le gouvernement, les animaux sauvages captifs des cirques peuvent bien attendre

Pour le gouvernement, les animaux sauvages captifs des cirques peuvent bien attendre

Pour le gouvernement, les animaux sauvages captifs des cirques peuvent bien attendre
29.05.2021
France
Pour le gouvernement, les animaux sauvages captifs des cirques peuvent bien attendre
Exploitation pour le spectacle

Une lanceuse d’alerte nous a transmis une note interministérielle datée du 4 mai 2021 destinée aux préfets. On s’étonne de la volonté affirmée du gouvernement de faciliter les exhibitions d’animaux sauvages, alors même que certains des animaux concernés sont inaptes à l’itinérance, selon les propres aveux de la ministre de la Transition écologique qui ne respecte d’ailleurs pas son propre calendrier. One Voice publie la note incriminée signée par trois ministres, s’insurge et dénonce cette situation inacceptable.

Photo : Jon à la sortie du cirque le 5 juin 2020

Des signaux ambivalents qui ne bénéficieront pas aux animaux !

Ainsi les ministres changent et se succèdent avec les mêmes promesses et effets d’annonce, sans jamais prendre de mesures tangibles. En attendant, de nouvelles naissances ont lieu : les uns rejoignent ces vies de misère, les autres alimentent le trafic d’espèces protégées… Pourtant ce qu’il faudrait, c’est anticiper sur la mise en place des mesures annoncées, et commencer dès maintenant à faire cesser la reproduction et l’itinérance pour certaines espèces. Le délai prévu par la ministre en septembre de l’année dernière étant déjà bien entamé.

Aujourd’hui, on n’a jamais eu autant d’informations sur les animaux sauvages ni autant de preuves d’irrégularités et d’infractions à la législation concernant les cirques. Quel message la prise de position de ces trois ministres envoie-t-elle ? Combien de temps va-t-on encore tolérer cette situation, à savoir que des activités concernant l’exploitation d’animaux sauvages – qui, faut-il le rappeler, sont en danger dans la nature – se fassent et se poursuivent en infraction avec la loi, qui pourtant est déjà bien peu protectrice ? Dans quel pays vit-on ? On est en 2021, jusqu’à quand cela va-t-il durer ?

C’est un signal ambivalent qui est ainsi envoyé à tous. Y compris à la profession circassienne, ce qui ne fait qu’alimenter ses revendications et complexifier la mise en place des mesures annoncées… et jamais appliquées.

« Une période de transition est nécessaire pour les animaux »…

Vraiment ? Les animaux ont besoin d’une période encore un peu plus longue dans les cages ? Sous les chapiteaux, dans des camions ? Entre musique tonitruante, lumière aveuglante et claquements de fouet ?… Combien de tigreaux, de lionceaux sont d’ores et déjà nés depuis les annonces ? Qui va les assumer ? Qui va les sauver ?

Un simple exemple : qui prend en charge les soins, la nourriture de Jon, Hannah, Patty, Céleste et Marli ? Tonga Terre d’Accueil et One Voice. Cela ne poserait pas le moindre problème s’il y avait au moins la volonté politique de faire respecter la loi et si ces situations ne cessaient de se présenter.

Des situations plus illégales et abominables les unes que les autres, parmi lesquelles :

Et cette note qui veut même empêcher les municipalités de prendre des vœux ou des arrêtés pour faire bouger les lignes… On s’étrangle.

Elle mentionne notamment une « activité légale, encadrée, contrôlée » : parce que c’est le cas aujourd’hui ? Combien de cirques mènent des activités illégales ? Rien qu’à la billetterie… alors dans les camions ! Où est la volonté de faire appliquer la loi ? « Pour éviter que des manifestations hostiles ne visent à empêcher le déroulement des spectacles dès lors que les règles en vigueur sont respectées. » Mais quel cirque respecte aujourd’hui l’intégralité des règles en vigueur ?!

One Voice le martèle depuis plus de vingt ans : la France est un pays de non-droit pour les animaux détenus dans les cirques. Trois ministres de la République, Barbara Pompili, Gérald Darmanin et Roselyne Bachelot, viennent de le prouver une nouvelle fois et dans l’expression la plus limpide. Notre incompréhension est totale.

Audience au Conseil d’État le 28 mai 2021 : les derniers instants de la chasse à la glu en France?

Audience au Conseil d’État le 28 mai 2021 : les derniers instants de la chasse à la glu en France?

Audience au Conseil d’État le 28 mai 2021 : les derniers instants de la chasse à la glu en France?
28.05.2021
France
Audience au Conseil d’État le 28 mai 2021 : les derniers instants de la chasse à la glu en France?
Animaux sauvages

À l’issue de l’audience de ce vendredi 28 mai 2021 au Conseil d’État sur la pratique de la chasse à la glu, jugée sur le fond après les requêtes déposées notamment par One Voice sur les arrêtés de 2018 et 2019, et à la suite de la décision positive rendue par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), il était permis d’être optimiste sur l’issue à venir. La décision de la plus haute juridiction publique française a été mise en délibéré.

Photo : Bernard Ruelle – CC BY-NC-ND 2.0

⚖ Autorisation de la chasse à la glu : la Cour de justice de l’Union européenne a répondu aux questions posées par le Conseil d’État ➡ https://t.co/af9cSEdn50

Sur la base de cette réponse, le Conseil d’État rendra sa décision sur la chasse à la glu en France avant l’été https://t.co/af6yBr3IzX

— Conseil d’État (@Conseil_Etat) March 18, 2021

Dans ses conclusions, le rapporteur public a annoncé qu’il préconisait l’annulation des arrêtés de 2018 et de 2019. En effet, pour lui qui analyse le dossier et guide le Conseil d’État afin qu’il prenne une décision « éclairée », il existe plusieurs raisons à cela :

À ses yeux, le ministère n’a pas argumenté de manière suffisante l’absence d’autre solution que la chasse à la glu pour piéger les petits oiseaux visés par les 6000 chasseurs que cela concerne, sachant que ce type de chasse est éteinte partout ailleurs en Europe. Il n’a pas non plus suffisamment justifié que ce piège était non sélectif. Autrement dit, nous disions que cette pratique colle tous les oiseaux indifféremment, sans sélectivité du piège, et le rapporteur public va dans notre sens (ainsi que dans celui de la décision de la CJUE).

Il a également conseillé que les interventions de la Fédération nationale des chasseurs ne soient pas admises et que l’État verse à One Voice ainsi qu’à la LPO la somme de 3000 euros de dommages chacun pour 2018 et 3000 euros pour 2019.

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice:

«Pour les petits oiseaux, aujourd’hui enfin, l’espoir est là que le Conseil d’état suive le rapporteur public et annonce la fin de la chasse à la glu. Nous le souhaitons tellement ! Nous continuons le combat contre toutes les autres chasses traditionnelles, ces pratiques dégradantes doivent toutes être abolies.»

Bien évidemment, au Conseil d’État, le rapporteur public n’est pas celui qui rend la décision, mais son avis compte. C’est pourquoi nous sommes optimistes au sortir de l’audience. D’autant plus, rappelons-le, qu’Emmanuel Macron, après nos nombreux référés et une forte mobilisation citoyenne, avait fait fixer à zéro le quota de l’année 2020-2021 pour la chasse aux gluaux par le ministère de la Transition écologique. Enfin, la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, interpellée par le Conseil d’État sur cette même question à la suite de nos précédentes requêtes, a pris elle aussi le parti des oiseaux il y a quelques mois. La décision a été mise en délibéré.

Images inédites d’Inouk, des orques et des dauphins au Marineland d’Antibes

Images inédites d’Inouk, des orques et des dauphins au Marineland d’Antibes

Images inédites d’Inouk, des orques et des dauphins au Marineland d’Antibes
27.05.2021
Antibes
Images inédites d’Inouk, des orques et des dauphins au Marineland d’Antibes
Exploitation pour le spectacle

Le Marineland d’Antibes devrait rouvrir le 11 juin 2021. Depuis des mois, Inouk, Keijo, Moana et Wikie ne subissent plus les spectacles à répétition. Cependant, les quatre orques détenues au delphinarium ainsi que les dauphins sont toujours en vase clos dans les bassins bétonnés, sans relief ni profondeur, sans poissons ni crustacés. Dans les images du parc que nous avons reçues d’un lanceur d’alerte, nous avons vu Inouk atone face à un mur (comme Femke en son temps au Parc Astérix) et des bassins ternis par les algues… Nous travaillons à une solution de sanctuaire, « nos » quatre orques ne devant ni être envoyées en Chine ni mourir dans ces bassins !

Depuis des années, nous dénonçons ce que vivent les orques et les dauphins exploités dans les delphinariums. La preuve scientifique que les cétacés sont des animaux hautement intelligents et possédant une culture propre étant à présent acquise, il est invraisemblable que leur sort reste le même, y compris quand ils sont nés en captivité. Il y a quelques mois, nous avons eu connaissance du projet de transférer les quatre orques du Marineland d’Antibes en Chine, dans les parcs du groupe qui possède le delphinarium français. Notre campagne avait évité leur départ, et quelques mois plus tard, le ministère de la Transition écologique annonçait la fin de l’exploitation des cétacés captifs. Que ce soit Femke ou ses compagnons, les dauphins du Parc Astérix, en ont fait les frais. Nous ne pouvons nous contenter de la solution proposée par les delphinariums. Entourés des plus grands spécialistes, nous travaillons à des solutions pour permettre aux quatre orques françaises de bénéficier d’une autre vie au plus vite.

Nous avons envoyé ces images inédites de Marineland à des spécialistes des cétacés (et des orques en particulier) pour expertise.

Pour la Dre Ingrid Visser, biologiste spécialiste des cétacés (Orca Research Trust, Nouvelle-Zélande), qui avait exposé les problèmes de santé d’Inouk au travers d’une publication scientifique et d’un rapport, les algues, visibles partout au fond des bassins, témoignent non pas d’un bon équilibre du pH de l’eau, mais au contraire, d’un problème de filtration et de circulation par pompage de celle-ci. Leur développement ne peut avoir lieu qu’en présence de nutriments, à savoir, ici, certainement les déjections des cétacés et les restes de poissons morts qui leur sont distribués.

«On peut bien sûr s’inquiéter du fait que les poissons morts, les excréments d’animaux, etc., peuvent s’accumuler au fond du ou des bassins, et ne pas être extraits, créant ainsi un réservoir pour des maladies. »

Pour le Dr Pierre Gallego, vétérinaire spécialiste de la faune marine, qui partage ce point de vue, les comportements de nage ralentie des dauphins et des orques sont un signe d’ennui, qui pourraient mener à une « prostration et à des mouvements stéréotypiques », signes de détresse, et causés par la captivité et l’absence de tout enrichissement (jouets, vagues ou stimulation quelconque) dans les bassins. Cette analyse fait écho à ce que déclare également ci-dessous la Dre Naomi Rose sur l’ennui, qui peut poser des problèmes de santé, et à ce qu’avait présenté la Dre Ingrid Visser dans sa précédente analyse d’Inouk en 2019.

Sur Inouk, enfin, le Dr Gallego note qu’

«[il] peut être observé immobile à la surface de l’eau, un comportement qui est peu fréquent dans la nature, mais bien plus fréquent en captivité. […] Le fait que la nageoire soit totalement affaissée témoigne clairement qu’Inouk ne nage pas suffisamment, et donc que la taille des bassins est inadéquate.»

Pour la Dre Naomi Rose, PhD, scientifique spécialiste des mammifères marins (Animal Welfare Institute, USA), en attendant que des sanctuaires marins voient le jour pour pouvoir les accueillir – plusieurs sont déjà construits ou en cours d’élaboration -, les orques doivent rester sur place et leur bien-être doit être amélioré, notamment par l’arrêt immédiat des spectacles.

«Dresser des animaux pour divertir les gens va à l’encontre de leur bien-être. On les entraîne à présenter les mêmes spectacles jour après jour.
[…]
Dans la nature, aucun jour ne ressemble à un autre. Le changement, la variété, l’éventail des stimulations et même des défis, constituent l’existence normale d’un dauphin ou d’une orque à l’état sauvage, alors qu’en captivité, chaque jour est identique.
[…]
Cet ennui est néfaste et peut conduire à la dépression, qui elle-même peut entraîner des problèmes de santé. Bref, le changement ne fait pas vraiment partie de la vie qu’on leur propose. Il faut que la situation évolue, leur offrir de la variété et du choix. Donc, à tout le moins, on peut améliorer leur bien-être sur place et ce sera la solution à court terme pour pratiquement l’ensemble d’entre eux.
[…]
Cependant, à long terme, je pense que les sanctuaires marins situés en divers endroits du monde peuvent en aider beaucoup. À mon avis, n’importe quel sanctuaire peut héberger au moins une, voire deux douzaines d’animaux.»

Nous travaillons depuis des mois à une solution de sanctuaire marin avec les plus grands spécialistes mondiaux des orques. Nous sommes ouverts et prêts à discuter avec la direction de Marineland pour qu’Inouk, Keijo, Moana et Wikie puissent enfin vivre autre chose que les bassins bétonnés.

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Villeneuve-lès-Béziers le 2 juin 2021 à 10h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Villeneuve-lès-Béziers le 2 juin 2021 à 10h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Villeneuve-lès-Béziers le 2 juin 2021 à 10h
21.05.2021
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi de Villeneuve-lès-Béziers le 2 juin 2021 à 10h
Animaux familiers

La mairie de Villeneuve-lès-Béziers a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants sur sa commune. L’association de défense des animaux, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. À Villeneuve-lès-Béziers, l’inauguration du chatipi aura lieu mercredi 2 juin 2021 à 10h30.

Une conférence de presse aura lieu devant le chalet à l’occasion de cette inauguration à Villeneuve-lès-Béziers le 2 juin au matin, à l’angle de la rue des Pâquerettes et de la rue des Lilas. Le Maire, Fabrice Solans, ainsi que Marie Loyez, la conseillère municipale qui a mené le projet pour la mairie, seront présents, ainsi que le président de l’association locale Adopt1Pet, Laurent Michavil. Enfin, c’est Justine Audemard, chargée de campagnes, qui, ayant mené le projet à terme, représentera One Voice.

L’association de défense des animaux développe actuellement le programme Chatipi dans une vingtaine de communes. Villeneuve-lès-Béziers est la première de l’Hérault à en avoir installé un sur son territoire.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer dans les communes des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car les familles humaines concernées ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Villeneuve-lès-Béziers

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chatipi et les frais vétérinaires d’une quinzaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests). La mairie met à disposition un espace dédié pendant au moins cinq ans et construit le chalet, qui devient, avec le panneau d’information pédagogique, sa propriété. Et à son tour, Adopt1Pet aménagera le chatipi et l’entretiendra, pour que les quinze chats puissent s’y reposer et s’y restaurer. Elle veillera également à leurs soins au quotidien et à leur relâchage après traitement, en coordination avec la municipalité.

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Pour l’éléphante Samba, One Voice sera à la cour administrative d’appel de Marseille le mercredi 26 mai à 10h

Pour l’éléphante Samba, One Voice sera à la cour administrative d’appel de Marseille le mercredi 26 mai à 10h

Pour l’éléphante Samba, One Voice sera à la cour administrative d’appel de Marseille le mercredi 26 mai à 10h
21.05.2021
Bouches-du-Rhône
Pour l’éléphante Samba, One Voice sera à la cour administrative d’appel de Marseille le mercredi 26 mai à 10h
Exploitation pour le spectacle

Après des années d’exploitation, Samba a droit à une retraite bien méritée. La pauvre éléphante subit les coups de pique et l’isolement depuis trop longtemps. Pourtant, One Voice est bien seule à se soucier de son bien-être depuis près de vingt ans. L’association assigne le préfet des Bouches-du-Rhône en appel car la préfecture a cette responsabilité vis-à-vis de tous les animaux sauvages captifs sur son territoire.

Mercredi 26 mai à 10 heures aura lieu l’audience de la cour administrative d’appel de Marseille contre le jugement du 12 juillet 2019. À cette date, la requête de One Voice, qui attaquait le refus du préfet de procéder au retrait de Samba du cirque qui la détient, avait été rejetée. Pour l’association, l’éléphante doit être soustraite à la vie de cirque au plus vite, qu’il s’agisse du Cirque d’Europe de Max Aucante ou d’un autre. Baisser les bras ne fait pas partie de son vocabulaire. Une vie est en jeu.

Samba a vécu des épisodes traumatisants et One Voice se bat pour elle depuis dix-neuf ans. L’éléphante d’Afrique a été capturée, là où elle vivait paisiblement, entourée de sa mère et de ses tantes. Elle a subi les violences du dressage dès son plus jeune âge. Elle fut battue devant des enfants… Et la fois où elle s’est rebellée, elle a fui, emportant avec elle la vie d’un homme. Nous avons obtenu qu’elle ne soit pas abattue, mais elle est restée aux mains du dresseur Max Aucante et fut renommée Tania. Depuis, notre combat n’a pas cessé.

Dans cette affaire, le ministère de la Transition écologique se cache derrière son petit doigt : dans son mémoire, il conclut laconiquement qu’il « se référait aux observations présentées en première instance par le préfet des Bouches-du-Rhône auxquelles il souscrit ». Et rien depuis. Pourtant, l’annonce de ses mesures pour l’arrêt de l’itinérance des cirques détenant des animaux en septembre 2020 aurait pu donner lieu à une autre prise de position depuis…

Nous insistons sur le fait que Samba est privée de tout contact avec ses congénères, en violation de l’arrêté du 18 mars 2011 réglementant les cirques, qui requiert la satisfaction des besoins comportementaux. Ce besoin de socialisation est d’autant plus prégnant chez ces mammifères définis comme « socialement complexes » que sont les éléphants, les singes et les orques. Sur ce point, la 23e résolution adoptée lors de la 11e Conférence de la Convention des Espèces Migratrices sous l’égide de l’ONU est très claire : « Un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ». Samba a besoin d’être retirée du cirque pour vivre enfin entourée des siens, car comme pour tout animal grégaire, l’isolement rend fou de désespoir.

Nous nous référons également à nos vidéos d’enquête, comme c’est notre habitude, car dans ces affaires, la justice a souvent besoin de preuves tangibles en sus, ainsi que d’expertises. En octobre 2019, l’un de nos enquêteurs a assisté à la représentation du cirque à Saint-Pierre-lès-Nemours. Ces images ont été soumises pour avis au Dr Willem Schaftenaar, spécialiste des éléphants et totalement indépendant de l’association. Elles ont donné lieu à un complément de plainte, laquelle s’est enrichie de son expertise. Pour lui, Samba-Tania devrait être mise au repos.

Pour nous, et c’est ce que nous demandons au tribunal à nouveau, son état de santé physique et mental ainsi que ses conditions de détention devraient être expertisés ; le cirque d’Europe et Max Aucante ne devraient plus pouvoir présenter Samba-Tania au public (nous demandons l’abrogation de l’arrêté d’ouverture du cirque la concernant) ; et elle devrait être retirée du cirque et nous être confiée. Au plus vite.

Audience à Blois pour actes de cruauté sur les animaux des Poliakov le 12 mai 2021

Audience à Blois pour actes de cruauté sur les animaux des Poliakov le 12 mai 2021

Audience à Blois pour actes de cruauté sur les animaux des Poliakov le 12 mai 2021
11.05.2021
Loir-et-Cher
Audience à Blois pour actes de cruauté sur les animaux des Poliakov le 12 mai 2021
Exploitation pour le spectacle

Mercredi 12 mai à 13h30, au tribunal correctionnel de Blois, aura lieu le procès qui suit notre dépôt de plainte contre le couple Poliakov et Bruneau pour sévices graves, actes de cruauté et mauvais traitements commis par des professionnels. Il est aussi poursuivi pour avoir placé ses animaux dans un environnement susceptible de les faire souffrir. Pour soutenir notre argumentaire : les rapports d’inspection des services vétérinaires de la préfecture, des expertises de spécialistes des ours, des témoignages d’anciens employés du couple et les quelque deux cents heures de vidéo de notre enquête. Un rassemblement de militants de notre association, d’AVES, de Paris Zoopolis et du Parti Animaliste aura lieu devant le tribunal juste avant l’audience.

Doit-on rappeler les conditions dans lesquelles Micha, Bony et Glasha devaient survivre ? Dans des geôles infâmes ouvertes aux courants d’air, nourris de fruits et légumes moisis, cohabitant avec des rats potentiellement porteurs de maladies pour eux qui n’ont pas été soignés pendant des années et des années… La petite Mina, maintenue six ans dans cinquante centimètres carrés, puis transférée dans sa cage actuelle qui ne nous était apparue dans un premier temps que comme une déchetterie de la propriété, tant de pots de yaourt vides et autres s’y accumulant. Les Poliakov n’avaient même pas l’autorisation de la détenir ! Les chevaux n’étaient pas parés, et les oiseaux rares, aras et cacatoès, ainsi que les tourterelles, restaient confinés dans des cages à l’intérieur d’une remise, sans lumière du jour.

Mais personne n’impose au couple de posséder des animaux !

Ils seraient attachés à eux, nous a-t-on dit lors des audiences au tribunal administratif… Qui peut le croire ?
Car les asticots grouillaient non seulement sur les pattes de Micha, mais ils sortaient aussi de ses voies respiratoires. L’ours, qui portait les stigmates de coups répétés sur son corps meurtri, avait perdu un poids considérable et de manière continue depuis au moins quatre ans.
Le cancer du larynx qui lui a été diagnostiqué après que nous avons envoyé au ministère de la Transition écologique et diffusé publiquement nos images, n’a été détecté que parce que Micha a pu être soustrait à la garde des Poliakov ! Sans cela, il serait mort dans sa cellule moyenâgeuse dans le plus grand silence, loin des yeux et de la connaissance du public.

Que serait-il advenu de Bony et de Glasha ? De Mina ? Des oiseaux ? Que se passe-t-il sans ce travail, indispensable, de vigie, de lanceur d’alerte que nous menons ? Les animaux décèdent sans que personne s’en préoccupe, puisque l’État lui-même, au niveau ministériel, ne répertorie pas les animaux détenus par les dresseurs. Et au niveau préfectoral, il se contente d’inspections que l’on qualifiera poliment de légères par du personnel en sous-effectif et non spécialisé dans les espèces concernées, et notifie sans sévir pendant des années. Voilà ce qu’il advient pour tant d’entre eux.

Posséder des animaux sauvages et les maintenir captifs est un non-sens, d’autant plus à l’aune des connaissances scientifiques actuelles et des graves menaces qui pèsent sur eux dans la nature. Mais puisque la loi l’autorise à certaines conditions, cela doit engager la responsabilité de ces personnes qui sont, circonstance aggravante, des professionnels. En aucun cas les animaux ne devraient être soumis à une telle misère morale, affective et sanitaire.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Nos enquêteurs ont pris tous les risques pour montrer la réalité des conditions de détention, lesquelles ont amené Madame Borne, alors ministre de l’Écologie, à intervenir immédiatement et nous l’en remercions. Leur courage est bien éloigné de la façon dont les autorités ont fermé les yeux pendant des années. Elles savaient, elles avaient vu : Mina maintenue illégalement pendant six ans dans une cage de 50 cm2 au fond du camion dont les ours ne sortaient que pour aller sur la piste.
Déjà en 2005, nous alertions les autorités et le public, images à l’appui, sur ce qu’enduraient les animaux et les infractions à la maigre législation. Aujourd’hui, rien n’a changé pour les animaux détenus illégalement par les dresseurs des cirques. Qui aura enfin le courage de faire appliquer les textes en vigueur ? Nous ne demandons rien d’autre. Pourquoi ce laxisme sans fin ? Nous espérons que ce procès mettra en lumière ces scandales qui se répètent sans cesse.»

Pour notre avocate, Me Moreau, « pendant plus de douze années les exploitants ont laissé des animaux d’espèces domestiques et non domestiques vivre dans des conditions sources de grandes souffrances. […] En aucun cas ces animaux n’ont été détenus dans des conditions visant à garantir leur bien-être et leur santé ». Quant aux mauvais traitements, les exploitants ont agi en toute connaissance de cause puisqu’ils sont des professionnels, titulaires de certifications. Par ailleurs, M. Poliakov est un récidiviste. Enfin, concernant les actes de cruauté, les témoignages sont explicites. Il faisait usage de la violence envers les animaux, notamment lorsqu’il était en état d’ébriété.

Nous demandons la confiscation de l’ensemble des animaux détenus par le couple et qu’ils nous soient confiés ; que la garde définitive de Bony et Glasha soit donnée aux refuges qui les ont accueillis. Mais cela ne s’arrête pas là : nous demandons que les Poliakov-Bruneau ne puissent plus jamais détenir d’animaux ni exercer d’activité professionnelle ou sociale en lien avec des animaux.

QUELQUES DATES CLÉS DEPUIS TROIS ANS (2018-2021)

  • 19 septembre 2019 : les experts à qui nous avons fait appel pour analyser les vidéos tirent la sonnette d’alarme à propos de l’état des ours et de leurs conditions de détention. Nous recevons des témoignages d’anciens employés attestant de la situation délétère des animaux sur la propriété et de la violence de M. Poliakov et de Mme Bruneau.
  • 5-8 novembre 2019 : nos actions publiques déclenchent des réactions préfectorales… Nous déposons un recours au fond (tribunal administratif) pour excès de pouvoir contre le préfet (car il n’a pas agi pour les animaux). Le 8, nous déposons un référé-suspension pour faire retirer le certificat de capacité des dresseurs, faire annuler leur autorisation d’ouverture et faire saisir Bony, Glasha et tous les autres animaux (les audiences ont eu lieu le 15 avril 2021 : refus du tribunal).
  • 12 novembre 2019 : Micha est opéré et meurt à la Tanière.
  • 25 novembre 2019 : nouvelles images des geôles barricadées et premières images de Mina. Le préfet ordonne le placement de Bony et Glasha.
  • 29 novembre 2019 : Bony et Glasha sortent de leurs geôles provisoirement et sont transférés dans les refuges où ils sont encore aujourd’hui. (Nous obtenons qu’ils ne puissent pas être récupérés par les Poliakov le 29 avril 2021 après une intervention volontaire à l’audience du 15 avril 2021.)
  • 3 janvier 2020 : les Poliakov font obstacle à l’inspection inopinée des services de l’État.
  • 15/29 avril 2021 : trois audiences le même jour et décision des plaintes au tribunal administratif pour excès de pouvoir, retrait des certificats de capacité et autorisation d’ouverture de l’établissement, ainsi que le retrait de Mina et des autres animaux. Intervention volontaire dans l’affaire qui oppose les Poliakov à la préfecture, pour nous assurer que Bony et Glasha ne retournent jamais chez les Poliakov.
  • 12 mai 2021 : au tribunal correctionnel de Blois pour la plainte au pénal contre les Poliakov, suivant notre dépôt de plainte du 6 septembre 2019 et compléments ayant suivi.

Translated from the French by Joely Justice

Le 15 mai 2021, One Voice met les loups à l’honneur dans une quinzaine de départements

Le 15 mai 2021, One Voice met les loups à l’honneur dans une quinzaine de départements

Le 15 mai 2021, One Voice met les loups à l’honneur dans une quinzaine de départements
10.05.2021
France
Le 15 mai 2021, One Voice met les loups à l’honneur dans une quinzaine de départements
Animaux sauvages

Après avoir été exterminés pendant des siècles, les loups sont revenus en France mais peinent à franchir le seuil, vital, des 500 individus. L’État organise l’abattage de plus d’une centaine d’entre eux chaque année. One Voice dépose des recours au Conseil d’État chaque année pour les défendre. Samedi 15 mai, dans quinze départements, les militants de l’association sensibiliseront le public sur ces êtres solidaires et sensibles, essentiels aux écosystèmes.

Après avoir été exterminés pendant des siècles, les loups sont revenus en France mais peinent à franchir le seuil, vital, des 500 individus. L’État organise l’abattage de plus d’une centaine d’entre eux chaque année. One Voice dépose des recours au Conseil d’État chaque année pour les défendre. Samedi 15 mai, dans quinze départements (voir ci-dessous), les militants de l’association sensibiliseront le public sur ces êtres solidaires et sensibles, essentiels aux écosystèmes.

Malgré les aides de l’État qui les dédommagent, chasseurs et éleveurs les pourchassent alors que leur espèce est juridiquement protégée. Des groupes de braconniers armés se créent même pour les tuer. Le ministère de la Transition écologique, dans le cadre du “Plan Loup”, fixe année après année des quotas d’abattage croissants. Cette année, un loup sur cinq sera abattu, ce qui est dramatique pour les individus concernés, pour l’état des meutes en France, et constitue in fine un soufflet à la réglementation internationale sur la biodiversité.

Incapables d’accepter de cohabiter avec les canidés sauvages, les éleveurs et chasseurs font pression sur les autorités pour obtenir le massacre des loups. Pourquoi? Ils ne les voient que comme des prédateurs de leurs propres proies. Et ne perçoivent la nature et ses habitants qu’à travers le prisme du profit qu’ils peuvent en tirer à court terme, au lieu de se projeter dans une réflexion d’avenir.

Pourtant, les loups font partie intégrante de la biodiversité de notre pays. Ils participent à sa préservation ainsi qu’à celle de nos territoires et ont toute leur place à nos côtés. Réapprenons la tolérance envers ces êtres extrêmement intelligents, sensibles et sages qui méritent tout notre respect. Ils ont tant à nous apprendre, notamment sur la solidarité – primordiale chez eux.

Nous refusons que nos gouvernants se fassent dicter la loi par quelques citoyens hostiles au monde sauvage. Nous réclamons que nos dirigeants cessent de faire des entorses régulières à la réglementation internationale sur les espèces menacées et interdisent définitivement de nouveaux abattages.
Année après année, One Voice attaque au Conseil d’État les arrêtés permettant l’abattage de plus de loups. Mais même quand l’association obtient l’annulation de l’arrêté et donc l’illégalité des tirs a posteriori, comme le Conseil d’État l’a encore décidé cette année, les loups sont morts et elle ne peut s’en satisfaire. One Voice se bat pour eux, pour leur existence, pour la préservation de leur habitat, pour la restauration de leur réputation. La pétition lancée par l’association il y a une semaine à peine dépasse déjà les 50 000 signatures.

Attention, vu les circonstances, nous vous conseillons de consulter l’événement Facebook ci-dessous avant de venir, pour vous assurer que le lieu et l’horaire n’ont pas été modifiés.

VILLES ÉVÉNEMENT FACEBOOK LIEU HORAIRE
Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/172949778042759/ Allées Provençales 11h à 12h30
Avignon https://www.facebook.com/events/181719790518441/ Place du Change 9h30 à 11h
Beauvais https://www.facebook.com/events/159922992649225/ 15, rue Carnot 13h30-16h
Bordeaux https://www.facebook.com/events/152604506818623/ Quai de Bordeaux / Miroir d’Eau Dimanche 16/05 12h à 17h
Charleville-Mézières https://www.facebook.com/events/936872127115515 Rue de la République 15h à 16h30
Falaise https://www.facebook.com/events/752547482293230/ 89, avenue d’Hasting 10h à 16h
Gap https://www.facebook.com/events/459023495185678/ Place Jean Marcellin 11h à 13h
Lille https://www.facebook.com/events/3909592645802437 Grand’Place 14h30 à 16h
Lyon https://www.facebook.com/events/168124871878046? Place de la République 14h30 à 16h
Metz https://www.facebook.com/events/216398309923715/ Rue Serpenoise 15h à 16H30
Montpellier https://www.facebook.com/events/302548381510692/ Place de la Comédie 15h à 16h30
Nice https://www.facebook.com/events/200182921760979 Place Massena Samedi 22/05 14h30 à 16h
Strasbourg https://www.facebook.com/events/775224279795544 Boulevard de la Marne 10h à 12h
Tours https://www.facebook.com/events/843097706276578 Place Jean Jaurès 14h30 à 16H
Troyes https://www.facebook.com/events/1866725936843259/ 70, rue Emile Zola Samedi 22/05 15h à 17h

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