Élevage de chiens pour les laboratoires à Gannat: le tribunal administratif annule le permis de construire!

Élevage de chiens pour les laboratoires à Gannat: le tribunal administratif annule le permis de construire!

Élevage de chiens pour les laboratoires à Gannat: le tribunal administratif annule le permis de construire!
02.11.2021
Allier
Élevage de chiens pour les laboratoires à Gannat : le tribunal administratif annule le permis de construire !
Expérimentation animale

Camouflet pour la mairie de Gannat. L’élevage de beagles situé à Gannat ne peut pas s’agrandir. Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a tranché en faveur de One Voice et de son partenaire FNE Allier qui avaient déposé un recours commun en 2019. C’est une très belle victoire contre l’un des maillons de l’expérimentation animale en France, et surtout pour les beagles, qui ne seront pas plus nombreux encore à souffrir dans ce lieu sans amour. Pour eux, nous n’avons jamais abandonné.

Photo : Jenny, Charlotte, Linda et Zoé, sauvées par One Voice de l’élevage de Gannat en 1999

Le point d’arrêt d’un agrandissement aux conséquences délétères pour l’environnement

Puisque les défendeurs des animaux que nous sommes ne sont pas entendus sur les arguments éthiques liés à l’expérimentation animale, nous avons attaqué l’arrêté municipal sur les aspects écologiques qu’un tel agrandissement aurait sur l’environnement.

En effet, notre association défend tous les animaux, ceux qui se trouvent à l’intérieur de l’élevage comme les animaux sauvages, ainsi que la nature et les humains. La pollution est un problème majeur contre lequel nous devons mettre toutes nos forces dans la balance pour faire contrepoids. Or le projet de Marshall BioResources (MBR) soutenu par la municipalité de Gannat n’était pas assez précis ni assez protecteur pour l’écosystème environnant.

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice:

« Les chiens souffrent le martyre dans les laboratoires. Et l’élevage de Gannat ne fait pas exception. L’opacité de ce secteur est entretenue volontairement, il faut bien plus de transparence et de contrôles. La France s’honorerait en finançant la recherche de méthodes substitutives. En attendant, nous nous battons pour ces chiens cobayes. Obtenir l’interdiction de l’agrandissement de cet élevage représente des milliers de vies épargnées. »

Une histoire d’argent où les chiens sont des produits

En 2017, le géant américain Marshall BioResources a repris cet élevage de beagles destinés à souffrir et mourir sur les paillasses carrelées des laboratoires, avant de racheter cette année celui de l’Yonne, à Mézilles, pour éviter les inconvénients liés au transport aérien des animaux vers les laboratoires, déjà bien mis à mal par les associations telles que la nôtre, et rogner sur les coûts. Le but? Faire toujours plus d’argent avec les chiens en France, sachant que notre pays fait partie des trois plus gros consommateurs de chiens au sein de l’Union européenne pour l’expérimentation animale.

L’opacité de l’expérimentation animale, la France en tête

Il y a un grave problème de transparence dans le milieu de l’expérimentation animale. Pas d’exception ici, où les beagles sont cachés à la vue du public, dans des lieux ultra-sécurisés dont les images sont rares. Comment, alors émouvoir le public sur leur sort? Eux qui naissent parfois avec des maladies génétiques pour tester tel ou tel produit. Eux dont on sait si peu… Dans quelles conditions naissent-ils, grandissent-ils? Comment sont-ils traités? On sait seulement qu’ils ne fouleront jamais un brin d’herbe, que jamais ils ne courront sur la plage, ni ne seront allongés ventre en l’air pour recevoir des caresses et chauffés devant un feu de cheminée… Au lieu de cela, on leur inoculera des produits toxiques, jusqu’à ce que leurs organes ne tiennent plus et défaillent un à un, leur procurant des souffrances atroces avant de mourir et d’être disséqués.

Un combat de longue haleine

À Gannat et contre MBR, le combat de One Voice ne date pas d’hier. Dès la fin des années 1990, notre association (alors nommée Talis) avait empêché la construction d’un élevage à Montbeugny. Nous avions aussi combattu Harlan à Gannat quand cette entreprise en était la propriétaire…

Pour les animaux victimes de l’expérimentation animale, jamais nous ne baissons les bras, en France comme en Europe

En septembre, nous avions participé au rassemblement devant l’élevage de Gannat organisé par Animal1st, à la suite du mouvement ayant pris forme au Royaume-Uni: Free The MBR Beagles, et le 16 septembre, à Lyon devant le siège de MBR. Nous avons mis en place une pétition pour une recherche transparente et le remplacement de l’expérimentation animale par des méthodes substitutives. À ce propos, le Parlement européen vient de voter un plan d’action pour mettre fin à l’expérimentation animale en Europe. Nous faisons également partie de la coalition ayant mis en place l’Initiative Citoyenne Européenne visant le même but.

Le 30 octobre, partout en France, One Voice sensibilisera le public à l’importance des lanceurs d’alerte

Le 30 octobre, partout en France, One Voice sensibilisera le public à l’importance des lanceurs d’alerte

Le 30 octobre, partout en France, One Voice sensibilisera le public à l’importance des lanceurs d’alerte
27.10.2021
Le 30 octobre, partout en France, One Voice sensibilisera le public à l’importance des lanceurs d’alerte
Autre campagne de l’association (ou multiples)

One Voice fait partie d’une coalition de plus de trente-cinq organisations rassemblées autour de la Maison des Lanceurs d’Alerte, qui a publié un appel à porter la voix des lanceurs d’alerte à l’Assemblée nationale. La loi européenne a changé et doit être retranscrite en droit français dans les prochaines semaines. La coalition appelle à enrichir cette loi de propositions permettant une meilleure protection des lanceurs d’alerte et de ceux qui les soutiennent, maillons essentiels d’une société qui se veut transparente et éthique. One Voice organise donc une journée d’action dans une dizaine de villes en France le 30 octobre prochain, en vue de faire signer cet appel par le public, et de le sensibiliser à l’importance des lanceurs d’alerte, notamment pour la défense des animaux.

One Voice fait partie d’une coalition de plus de trente-cinq organisations rassemblées autour de la Maison des Lanceurs d’Alerte, qui a publié un appel à porter la voix des lanceurs d’alerte à l’Assemblée nationale. La loi européenne a changé et doit être retranscrite en droit français dans les prochaines semaines. La coalition appelle à enrichir cette loi de propositions permettant une meilleure protection des lanceurs d’alerte et de ceux qui les soutiennent, maillons essentiels d’une société qui se veut transparente et éthique. One Voice organise donc une journée d’action dans une dizaine de villes en France le 30 octobre prochain, en vue de faire signer cet appel par le public, et de le sensibiliser à l’importance des lanceurs d’alerte, notamment pour la défense des animaux.

L’action de One Voice pour les animaux se structure autour du travail essentiel des lanceurs d’alerte. En effet, ses enquêtes, dont la plupart prennent source dans leurs signalements, ont permis de nombreuses victoires ces dernières années. Nous avons procédé à la saisie de dix tigres de cirque dans l’Oise, maintenus jour et nuit dans un camion, dénoncé le sort de tant d’animaux sauvages détenus dans les cirques et delphinariums. Nous avons obtenu l’arrêt du transport en soutes d’animaux destinés à l’expérimentation animale de la part de nombreuses compagnies aériennes… Nous avons révélé de graves entorses à la réglementation par des chasseurs. Tout ce travail a permis de sensibiliser le public à ce qui lui est habituellement caché, dans les laboratoires, dans les élevages, etc.

Sur la question animale, la législation et les réglementations sont peu protectrices malgré des avancées symboliques ces dernières années, et des connaissances scientifiques qui ne cessent de s’étoffer sur l’intelligence et la sensibilité des animaux. Pour One Voice, il est essentiel de prévoir une immunité pénale pour l’obtention d’informations confidentielles. Car pour l’instant, si nous voulions publier des documents que nous aurions reçus, nous pourrions être poursuivis en justice. De même, nous demandons en particulier que les organisations soient protégées quand elles portent l’alerte, et qu’elles puissent protéger leurs sources, au même titre que les journalistes.

Les lanceurs d’alerte sont essentiels à plus d’un titre. Ils font part du dysfonctionnement moral ou légal d’une institution ou d’une entreprise dans le but de rétablir ce qui devait être. Ils ne défendent pas des intérêts privés, mais l’intérêt général. Ils payent souvent, pour cela, le prix fort : selon les cas, difficultés de voisinage, perte d’emploi, difficultés pour en retrouver un, réputation ternie pour toujours… Nos organisations, associations, syndicats, demandent aux parlementaires de renforcer la loi européenne en droit français pour que les lanceurs d’alerte comme les organisations qui les soutiennent soient mieux protégés, et que les alertes soient même facilitées.

La coalition et soutenue par de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Élise Lucet, Anny Duperey ou Denis Robert, et des lanceurs d’alerte, tels qu’Antoine Deltour ou encore Irène Frachon.

Événement national : https://www.facebook.com/events/1033588674085546/
Attention, vérifier les horaires et lieux le jour J, car il est fréquent que les autorités changent les autorisations à la dernière minute.

Villes Événement en ligne Lieu Horaires
Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/4626540427410440 Allées de Provence 11h à 12h
Albi https://www.facebook.com/events/4643251082363689 Place du Vigan 11h à 15h
Bayonne https://www.facebook.com/events/158808396465140 Carreau des Halles,
quai Commandant Roquebert
16h à 17h30
Blois https://www.facebook.com/events/583150119597591 Place Louis XII 15h à 17h
Briançon https://www.facebook.com/events/428962791899386 Avenue du 159e RIA 10h30 à 12h
Évreux https://www.facebook.com/events/6659647707380471 Rue Jean Jaurès Jardin public 14h30 à 16h
Lyon https://www.facebook.com/events/568033604528692 Place de la République 14h à 15h
Metz https://www.facebook.com/events/420214009493049 64, rue Serpenoise 15h à 16h30
Nantes https://www.facebook.com/events/607471130594959 Rue de La Marne 14h30 à 16h
Nice https://www.facebook.com/events/235572335263410/ Place Masséna 11h à 12h30

Victoire pour les oiseaux: le Conseil d’État suspend les nouveaux arrêtés chasses traditionnelles

Victoire pour les oiseaux: le Conseil d’État suspend les nouveaux arrêtés chasses traditionnelles

Victoire pour les oiseaux : le Conseil d’État suspend les nouveaux arrêtés chasses traditionnelles
25.10.2021
France
Victoire pour les oiseaux: le Conseil d’État suspend les nouveaux arrêtés chasses traditionnelles
Animaux sauvages

Jeudi 21 octobre a eu lieu, au Conseil d’État, l’audience concernant les chasses traditionnelles des oiseaux. Le gouvernement les avait remises en place mi-septembre, la veille de manifestations de chasseurs. Et ce, alors que le Conseil d’État, après avis de la Cour de justice de l’Union européenne avait annulé les 19 arrêtés que One Voice avait attaqué ces trois dernières années. L’institution a tranché pour la suspension en urgence des arrêtés.

Dans ces référés suspension sur les huit arrêtés de 2021, chez One Voice, tout comme à la LPO, nous nous battons pour la vie et la nature, quand dans le camp opposé, chasseurs et ministère de la Transition écologique cherchent à toujours tuer davantage. Les Français, d’ailleurs, ne sont pas dupes et rejettent de plus en plus la chasse (Sondage Ipsos/One Voice septembre 2021). Il ne s’agit pas de « psychodrames », comme a pu le dire Barbara Pompili dans une tentative de dévaluer notre travail pour les oiseaux et la faune sauvage. La population des espèces ne doit pas, ne peut pas être le seul critère de bonne santé des animaux. La souffrance doit entrer en ligne de compte. Or le gouvernement s’en désintéresse, surtout lorsque le lobby de la chasse est impliqué.

Pour Muriel Arnal, présidente de One Voice : « Quand le Conseil d’État a déclaré ces techniques de chasses traditionnelles illégales, le 6 août dernier, on n’aurait jamais imaginé que le gouvernement ose les autoriser à nouveau. On ne pensait pas qu’il irait à l’encontre d’une décision de justice. La servilité à l’égard du lobby chasse qui, rappelons-le, défend un loisir et pas une nécessité, continue, malgré l’inquiétude des Français pour la Nature. »

Pour l’avocate de One Voice, Me Arielle Moreau : « Le caractère irréversible des dommages qui auraient été faits aux oiseaux si les arrêtés n’avaient pas été suspendus a été reconnu. Les grossiers stratagèmes du Ministère pour tenter d’imposer en force ces modes de chasse a ainsi échoué.»

Le Conseil d’État suspend en urgence les arrêtés ministériels. Il est temps de reléguer ces chasses au passé. En attendant l’audience du recours au fond qui devrait confirmer cette décision majeure, nous serons, encore et toujours, debout et combatifs pour les animaux.

880457 signatures de la pétition #StopDeadlyFur pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure

880457 signatures de la pétition #StopDeadlyFur pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure

880457 signatures de la pétition #StopDeadlyFur pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure
20.10.2021
International
880457 signatures de la pétition #StopDeadlyFur pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure
Exploitation pour la Mode

La Fur Free Alliance dont One Voice est la représentante française a remis une pétition forte de plus de 880 000 signatures à la délégation italienne du G20. Celle-ci appelle à une action mondiale urgente concernant l’élevage d’animaux à fourrure lors du prochain Sommet du G20 qui se tiendra ce mois-ci à Rome. Eu égard à la propagation de la COVID-19 dans des centaines d’élevages de visons à travers le monde, la pétition de l’Alliance « Stop Deadly Fur » exhorte les dirigeants internationaux à reconnaître publiquement que la pratique consistant à élever des animaux pour la fourrure doit cesser afin de protéger la santé publique et animale.

Photo : We Animals

Les visons sont très sensibles à la COVID-19, qui se propage rapidement dans les élevages de fourrure intensifs où souvent plusieurs milliers d’animaux sont parqués dans des conditions d’exiguïté, d’insalubrité et de stress. Depuis avril 2020, plus de 440 élevages de visons ont été touchés par le coronavirus dans douze pays d’Europe et d’Amérique du Nord, des millions de visons ont été contaminés et abattus, et leur nombre ne cesse d’augmenter.

Les autorités sanitaires comme l’OMS ont averti que les élevages de visons constituaient un risque de COVID-19 pour les humains et la faune.[1]
En outre, les chercheurs ont fait part de leurs inquiétudes quant au fait que les variants liés au vison pourraient réduire l’efficacité des vaccins.[2][3]

Pourtant, en dépit de ces réalités, la plupart des pays producteurs de fourrure ont autorisé la poursuite de l’élevage intensif de visons malgré les risques pour la santé publique. Le Sommet du G20 à Rome est pour les dirigeants mondiaux l’occasion idéale de reconnaître les périls posés par l’élevage d’animaux à fourrure et de prendre des mesures urgentes afin de mettre un terme à cette pratique.

Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance, déclare : «Les épidémies de coronavirus dans les élevages de visons ont révélé la manière dont les conditions de vie barbares et insoutenables des animaux dans les fermes à fourrure offrent à un virus les conditions idéales pour se propager et muter. Nous appelons les dirigeants mondiaux à reconnaître les risques de pandémie liés à cette industrie épouvantable et à prendre des mesures urgentes afin d’y mettre fin définitivement.»

La crise de la COVID-19 a encore affaibli une industrie déjà en fort déclin.[4] Au cours des deux dernières décennies, vingt pays ont entrepris de restreindre l’élevage d’animaux à fourrure en raison de sa cruauté, de son obsolescence et de son inutilité.[5] Pour répondre aux demandes des consommateurs en matière de produits éthiques, de plus en plus de créateurs abandonnent l’usage de fourrure animale dans leurs collections. Ces dernières années, les prix des peaux ont fortement chuté et les stocks sont restés invendus.[6]

Au nom des militants du monde entier, nous appelons tous les pays producteurs de fourrure à prendre des mesures urgentes afin de mettre un terme à cette industrie en voie de disparition, et exhortons les dirigeants du G20 à reconnaître publiquement que l’élevage d’animaux à fourrure doit cesser. Compte tenu de l’immense souffrance des animaux dans ce type d’élevages et de la menace très réelle de mutations virales et de transmission d’animal à humain, le moment est venu de reléguer cette pratique à sa juste place, autrement dit dans les livres d’histoire.


Ressources:

[1] https://www.who.int/publications/i/item/WHO-2019-nCoV-fur-farming-risk-assessment-2021.1

[2] https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2021.698944/full

[3] https://www.ssi.dk/aktuelt/nyheder/2021/cluster-5-minkvirus-varianten-er-nu-faerdig-undersoegt

[4] https://www.cbc.ca/news/canada…

[5] https://www.furfreealliance.co…

[6] https://politiken.dk/indland/a…

Un prix pour des anticorps d’origine non animale

Un prix pour des anticorps d’origine non animale

Un prix pour des anticorps d’origine non animale
19.10.2021
Union Européenne
Un prix pour des anticorps d’origine non animale
Expérimentation animale

Chaque année, jusqu’à un million d’animaux sont utilisés et tués dans l’UE pour la production d’anticorps, malgré l’existence de technologies de pointe ne recourant pas à l’expérimentation animale. Pour faire connaître les avantages de ces méthodes sans cruauté et promouvoir leur application, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), dont One Voice est la représentante française historique, annonce la création d’un prix unique en son genre pour le développement et l’utilisation d’anticorps d’origine non animale.

Ce prix, d’une valeur de dix mille euros, vise à soutenir les recommandations de l’EURL-ECVAM (le laboratoire de référence européen) de ne plus utiliser d’anticorps d’origine animale et d’accélérer la conversion des systèmes de production d’anticorps d’origine animale en systèmes de production d’anticorps sans animaux.

Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire capables de reconnaître des modèles moléculaires uniques (antigènes), de se lier à eux et d’aider à la neutralisation des objets étrangers et des agents pathogènes. En raison de leurs propriétés de liaison spécifiques, les anticorps sont l’un des outils les plus utilisés dans la recherche, le diagnostic, la thérapeutique et les procédures réglementaires. Bien que, pour générer des anticorps, l’on dispose depuis des décennies de technologies modernes d’une grande précision qui n’utilisent pas d’animaux (par exemple celle du « Phage Display », ou expression des phages et banques d’anticorps), la grande majorité d’entre eux sont encore produits chez les animaux, entraînant pour ces derniers d’immenses souffrances et la mort. Par exemple, pour générer des anticorps monoclonaux via le procédé dit « de l’ascite », des cellules productrices d’anticorps sont injectées à des souris vivantes, provoquant chez celles-ci une croissance de type tumoral, une inflammation et la sécrétion d’un liquide contenant des anticorps dans la cavité abdominale (ascite), ce qui est atrocement douloureux. Les anticorps dits polyclonaux sont souvent produits chez les animaux suivants : les rats, les lapins, les hamsters, les cobayes, mais aussi les moutons, les chèvres, les ânes et les chevaux. On estime qu’au sein de la seule UE, environ un million d’animaux sont utilisés chaque année pour le développement et la production d’anticorps (1). Et la France est l’un des six derniers pays à encore mettre en œuvre cette méthode.

En 2020, l’EURL ECVAM (le laboratoire de référence européen pour la validation des méthodes alternatives à l’expérimentation animale) a publié une Recommandation sur les anticorps d’origine non animale, déclarant qu’« il existe un solide ensemble de preuves démontrant qu’il n’y a pas d’inconvénients généraux ni systématiques aux anticorps d’origine non animale concernant les propriétés comme l’affinité, la stabilité/durée de conservation et la spécificité. » (2) La Recommandation conclut qu’on ne devrait plus utiliser d’animaux pour le développement et la production d’anticorps, et que les États membres de l’UE ne devraient plus autoriser ces procédures.

Des chercheurs, instituts de recherche publics et privés et entreprises sont encouragés à participer!

Afin de faire connaître les avantages des anticorps d’origine non animale et de promouvoir leur développement ainsi que leur application, l’ECEAE est heureuse d’annoncer pour la première fois la création d’un Prix pour des anticorps d’origine non animale d’un montant de dix mille euros. Son objectif est de mettre l’accent sur la polyvalence et la supériorité des anticorps d’origine non animale, mais aussi d’encourager leur adoption et leur utilisation à des fins de recherche et thérapeutiques. Les chercheurs, les instituts de recherche publics et privés, ainsi que les entreprises européennes axées sur le développement ou l’application d’anticorps sans animaux, sont invités à postuler. Le prix sera décerné à l’occasion d’un événement international à Bruxelles, en Belgique, en mars-avril 2022.

L’ECEAE espère que ce prix exceptionnel sensibilisera le monde de la recherche aux avantages éthiques et scientifiques des anticorps d’origine non animale, et qu’il encouragera davantage de chercheurs à cesser d’utiliser des animaux pour la production d’anticorps.

Références:

(1) EU Science Hub – Commission européenne : De meilleurs anticorps sans utiliser d’animaux, 15 mai 2020.

(2) Viegas Barroso, J. F., et al., Recommandation de l’EURL ECVAM sur les anticorps d’origine non animale, Office des publications de l’Union européenne, 2020.

Ces créateurs qui nous soutiennent

Ces créateurs qui nous soutiennent

Ces créateurs qui nous soutiennent
19.10.2021
France
Ces créateurs qui nous soutiennent
Exploitation pour la Mode

Arthur Beckerich, Maxence Cloître et Clémentine Dislaire ont créé « Albatras » en 2019 à Lacanau, sur la côte Atlantique. Ces trois anciens étudiants en école de commerce engagés pour l’environnement et la cause animale ont décidé de nous soutenir. Leur première collection lancée en mai dernier présente notamment quatre tee-shirts unisexes à l’effigie de quatre animaux emblématiques : le panda roux, l’ours polaire, l’hippocampe et l’ara bleu. One Voice touchera 5 % sur le montant des ventes de ces tee-shirts en coton bio et made in France.

Autre marque naissante sur le marché de la mode éco-responsable, ONE FOR US souhaite également agir pour la sauvegarde des espèces menacées. Eux aussi ont choisi One Voice pour soutenir la cause animale. Pour chaque tee-shirt « Willy » vendu, deux euros seront reversés à notre association. Le but : participer à la préservation des orques.

Sensible à nos actions contre toutes les formes de violence envers les animaux, Bruno Blum®, dessinateur, et Christelle Gossart qui s’occupe du design et de la production, nous dédient une de leurs créations : le superbe sweat éléphanteau. Les bénéfices de vente de ce modèle seront intégralement reversés à l’association. Une campagne de financement pour le produire est en cours.

Inauguration du Chatipi de Bourg-lès-Valence, le 27 octobre

Inauguration du Chatipi de Bourg-lès-Valence, le 27 octobre

Inauguration du Chatipi de Bourg-lès-Valence, le 27 octobre
18.10.2021
Drôme
Inauguration du Chatipi de Bourg-lès-Valence, le 27 octobre
Animaux familiers

La mairie de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants sur sa commune. L’association de défense des animaux, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un abri et des panneaux pédagogiques. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. À Bourg-lès-Valence, l’inauguration du Chatipi aura lieu le mercredi 27 octobre à 16h15.

Une conférence de presse aura lieu devant le chalet des chats à l’occasion de cette inauguration à Bourg-lès-Valence, le mercredi 27 octobre à 16h15, allée des Frégates. Madame Marlène Mourier, mairesse de la commune, et Madame Audrey Renaud, adjointe déléguée à la condition animale, seront présentes, ainsi que l’association locale l’École du Chat de Valence. Enfin, c’est Mathilde Perrot, en charge du programme Chatipi, qui représentera notre association.

One Voice développe actuellement le programme Chatipi dans une trentaine de communes.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique permettant de créer dans les communes des espaces pour les chats errants, de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPADs, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles. Le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats pour avancer vers une résolution durable de cette problématique.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants et autonomes, alors qu’ils sont vulnérables en cas d’abandon (bien plus fréquent et bien moins visible que celui des chiens).

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. Il existe environ onze millions de chats errants en France. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car les familles humaines concernées ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui ont également un impact sur la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Bourg-lès-Valence

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet, les panneaux d’information et les croquettes au démarrage de l’opération. Elle assure également les frais vétérinaires de quinze chats (stérilisation, identification, tests).

La mairie a réalisé la dalle en béton, le montage et l’aménagement du chalet.

L’École du Chat de Valence réalise les trappages pour la stérilisation. C’est aussi elle qui s’occupera de l’entretien du chalet, du nourrissage, du suivi sanitaire des chats et des frais vétérinaires au long cours.

L’association locale et la mairie se chargent également de stériliser dix chats supplémentaires, le chalet pouvant accueillir vingt-cinq pensionnaires au total.

Les chasses traditionnelles des oiseaux remises en place par le gouvernement, One Voice saisit le Conseil d’État

Les chasses traditionnelles des oiseaux remises en place par le gouvernement, One Voice saisit le Conseil d’État

Les chasses traditionnelles des oiseaux remises en place par le gouvernement, One Voice saisit le Conseil d’État
15.10.2021
Les chasses traditionnelles des oiseaux remises en place par le gouvernement, One Voice saisit le Conseil d’État
Animaux sauvages

Le 6 août, le Conseil d’État a annulé tous les arrêtés sur les chasses traditionnelles des oiseaux, à la suite de nos 19 recours et des 5 de la Ligue de Protection des Oiseaux. Quelques semaines après, le président de la République, qui flirte avec les chasseurs depuis toujours, a insisté pour les remettre en place. One Voice avait annoncé que l’association attaquerait ces arrêtés s’ils devaient être publiés à nouveaux, comme nous le faisons depuis 2018. Les arrêtés 2021-2022 viennent d’être publiés au Journal Officiel. Nos recours partent au Conseil d’État.

Edit au 18 octobre – 12h

Audience au Conseil d’État, jeudi 21 octobre à 10h.

Alors que le rejet que provoque la chasse chez les Français est de plus en plus marqué (Sondage Ipsos/One Voice septembre 2021), le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que de brosser les chasseurs dans le sens du poil. Y aurait-il des élections prochainement?

Pour les ministres Pompili et Abba, protéger la biodiversité est compatible avec ces chasses traditionnelles qui tuent par pendaison, attirent dans des filets à l’aide d’appelants, etc. Une fin atroce pour n’importe quel oiseau qui passe.

La non-sélectivité de ces pièges et moyens de mise à mort est l’un de nos arguments depuis toujours. Or, interpellée par la France après nos recours, la Cour de justice de l’Union-Européenne a tranché sur le sens de la directive européenne « oiseaux ». Ils ne permettent pas de choisir quel oiseau sera piégé ou tué ainsi.

«Bérengère Abba est, rappelons-le, la Secrétaire d’État à la Biodiversité. Or pour elle, livrer les oiseaux vulnérables de nos campagnes aux pièges des chasseurs pour leur loisir est la « ligne d’équilibre » du gouvernement. Ces propos donnent la nausée. Nous retournerons en justice autant de fois qu’il le faudra pour les merles, les alouettes, les vanneaux… et la majorité des Français qui sont derrière nous!»Muriel Arnal, présidente de One Voice

Nous attaquons donc à nouveau ces arrêtés au Conseil d’État en référé et sur le fond. Car sans nous, les oiseaux seront livrés en pâture aux chasseurs.

Audience en urgence contre la chasse des Perdrix grises des Montagnes et Lagopèdes alpins

Audience en urgence contre la chasse des Perdrix grises des Montagnes et Lagopèdes alpins

Audience en urgence contre la chasse des Perdrix grises des Montagnes et Lagopèdes alpins
13.10.2021
Ariège
Audience en urgence contre la chasse des Perdrix grises des Montagnes et Lagopèdes alpins
Animaux sauvages

La préfète de l’Ariège autorise le « prélèvement » de dix lagopèdes alpins et de vingt perdrix grises des montagnes par chasseur: des oiseaux en mauvais état de conservation. One Voice saisit le tribunal administratif de Toulouse en référé. L’audience est prévue lundi 18 octobre à 14 heures.

La perdrix grise des montagnes et le lagopède alpin sont en déclin : ils sont protégés par la directive « Oiseaux » de l’Union européenne. Pourtant, malgré leur statut dit « en mauvais état de conservation », les chasseurs comptent bien les prendre pour cibles. La préfète de l’Ariège vient d’autoriser ces « prélèvements » par les chasseurs du premier à l’avant-dernier dimanche d’octobre, alors que la chasse n’est pas ouverte tous les jours.

Face à ce mépris éhonté de la loi et du respect de la biodiversité, One Voice saisit le tribunal administratif de Toulouse en référé et demande la suspension en urgence de cet arrêté criminel.

«Encore une fois, en matière de chasse, l’État français ne respecte pas la loi. Les perdrix grises et les Lagopèdes alpins sont des oiseaux en déclin, qui luttent pour leur survie. Le principe de précaution devrait prévaloir. Ces autorisations sont une honte. Personne n’est dupe, tuer ces oiseaux permet aux chasseurs de s’adonner à leur loisir.» s’indigne Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice n’a de cesse d’attaquer les arrêtés qui autorisent l’abattage des oiseaux persécutés pour le seul loisir de la chasse et demande l’annulation et la suspension en urgence de cet arrêté.

Victoire: les renards de l’Oise épargnés!

Victoire: les renards de l’Oise épargnés!

Victoire: les renards de l’Oise épargnés!
07.10.2021
Oise
Victoire: les renards de l’Oise épargnés!
Animaux sauvages

Pris le 13 septembre dernier, l’arrêté préfectoral de l’Oise avait autorisé le massacre programmé de 1700 renards pendant cinq mois sur tout le département, par les lieutenants de louveterie. One Voice a aussitôt saisi la justice administrative.

L’audience a eu lieu ce 4 octobre. Le verdict vient de tomber en notre faveur : « L’exécution de l’arrêté du 13 septembre 2021 de la préfète de l’Oise autorisant la régulation des renards est suspendue en attendant le jugement sur le fond. »

« Cette victoire pour les renards prouve qu’il y a urgence à les protéger. Accusés de tous les maux, ce sont en réalité des animaux sensibles et intelligents, qui ont toute leur place dans la nature, au contraire des chasseurs » se réjouit Muriel Arnal, présidente de One Voice

One Voice n’a de cesse d’attaquer les arrêtés qui autorisent l’abattage des renards et des blaireaux persécutés pour le loisir de la chasse.