Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022

Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022

Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022
26.05.2022
Grasse
Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022
Exploitation pour le spectacle

À l’audience du référé de demande d’expertise faisant suite à notre assignation en justice de Marineland, le delphinarium a joué la carte de la caricature et du discrédit des experts dont nous avions livré les rapports aux magistrats. La méthode est connue, si vous voulez contrer la vérité sans preuves: criez au mensonge et discréditez l’opposant.

Nous sortons tout juste de l’audience au tribunal judiciaire de Grasse, où le Marineland nous a traités de menteurs, a déclaré que les experts ayant rédigé les rapports sur Inouk et Moana étaient des militants anti-captivité, et a même imploré qu’on les laisse travailler en paix… Qu’ils changent donc de métier sans exploiter d’animaux!

En l’occurrence, nous demandons justement que le tribunal décide d’ordonner une expertise indépendante. On ne demande ni à avoir accès aux animaux, ni non plus que les experts à qui nous avons fait appel en disposent. Le but est l’évaluation de l’état de santé d’Inouk et de Moana (et plus largement celui de l’eau et des installations, mais toujours dans cette optique). Si l’on suit cette logique, l’équipe de direction de Marineland devrait être d’accord avec nous! Pourquoi refuser?

« Les enjeux sont importants dans ce dossier »

La présidente du tribunal l’a annoncé en préambule: «Je sais que les enjeux sont importants dans ce dossier. Je vous rappelle néanmoins que nous sommes en audience en référé et que vos plaidoiries ne doivent pas être la simple lecture de vos écritures respectives.»

Dents et peau: nous avons exposé les graves problèmes de santé d’Inouk et de Moana

Notre avocate a alors pris la parole pour rappeler que le sujet – l’état de santé des orques qui sont détenues à Marineland – pouvait être vu comme original, mais que la procédure n’en restait pas moins tout ce qu’il y a de plus classique. Une demande d’expertise sur l’état des bassins, de l’eau, et des troubles que cela occasionne sur l’état de santé et de bien-être des orques détenues au delphinarium.

Elle a rappelé les rapports accablants qui pointaient un état de santé très dégradé pour Moana, 11 ans et Inouk, 23 ans.

Sur Moana, la Dre Visser a pu constater des lésions tissulaires sous-dermiques:

«[Elle] recommande que Moana soit retiré dans un sanctuaire en bord de mer où il aurait plus d’espace, de l’eau de mer naturelle et un suivi médical approprié. Au minimum, on ne devrait plus attendre de lui qu’il fasse des tours de cirque en échange de sa nourriture, sa participation aux spectacles devrait cesser immédiatement et on ne devrait pas attendre de lui qu’il se produise alors qu’il présente des lésions tissulaires sous-dermiques. D’autres activités moins stressantes peuvent être mises en place pour aider à maintenir la forme physique de Moana, y compris des séances d’exercice quotidiennes au cours desquelles il n’est pas tenu de « performer ». L’aggravation des lésions du tissu sous-dermique est préoccupante car elle indique un problème sous-jacent dans cette installation. »

Quant au Dr Gallego, il a déclaré dans son attestation:

«L’état de santé de l’orque Moana tel qu’il apparaît sur les images me paraît critique et nécessite une prise en charge vétérinaire urgente. Le processus pathologique dont semble être victime Moana est susceptible de mettre sa vie en danger. Mon avis de professionnel est donc que Moana fasse l’objet d’analyses diagnostiques le plus rapidement possible, et reçoive un traitement conforme aux meilleurs standards de médecine vétérinaire des cétacés.»

Nous avons ajouté qu’une analyse médicale poussée devrait donc être réalisée, et que c’est pour cette raison que nous sollicitions la désignation d’un expert.

L’agressivité non canalisée de Marineland, mensonges et jeux de dupes

L’avocate du delphinarium azuréen, à son tour, a pris la parole et fait preuve d’une agressivité étonnante en défense. Sur les conditions dans lesquelles sont détenues les orques, elle déclar : « Quand on lit les publications de One Voice, on a l’impression que le parc est une sorte de no man’s land qui ne respecterait aucune règle. […] One Voice estime que les orques devraient se développer en sanctuaire et plus en parcs. Ne leur en déplaise, Marineland a le droit de les détenir et de les exploiter. » Y compris au détriment de leur santé, donc…

Piétiner les diplômes et l’expérience des spécialistes auxquels nous avons fait appel

Elle a prétendu que nous dévoyions la loi, puis a procédé à un dénigrement en règle, en balayant d’un revers de main les rapports et avis de la biologiste marine Ingrid Visser PhD, du vétérinaire Pierre Gallego, de John Jett PhD et de Jeff Ventre MD en ne reconnaissant pas leur compétence, pourtant prouvée. « Ces personnes ne sont pas vétérinaires ni experts. Les rapports ont été rédigés par des militants anti-captivité ». À aucun moment elle ne dira « professeur » ou « docteur » mais « ces personnes », « ces messieurs » ou « cette dame » .

L’argument de Marineland? Ils seraient membres du Whale Sanctuary Project, le sanctuaire en cours de construction avec lequel nous avons tissé un partenariat (en réalité, ils sont membres du conseil scientifique, ce qui n’est pas le cas de Pierre Gallego, soit dit en passant, qui en est seulement conseiller). Pour le parc, ils sont donc des fanatiques anti-captivité. De son côté, le delphinarium propose l’attestation d’un dresseur. Comprend qui peut.

Un expert… du dressage! Et un vétérinaire pas spécialiste des orques

Selon le parc, Inouk a une fragilité dentaire depuis qu’il est tout petit, est traité pour cela et donc ne souffrirait pas.
Il a présenté une attestation d’un « vétérinaire expert zoologique européen ». Sauf que ce vétérinaire consultant au parc Marineland n’est pas spécialisé en orques, ni même en cétacés! À noter d’ailleurs qu’il ne réside même pas dans la région et ne peut donc assurer un suivi régulier des animaux.
L’avocate adverse a fini en alléguant que dans la nature, Inouk serait déjà mort… Pourtant, à l’état sauvage, les seules orques en voie de disparition sont celles décimées par l’industrie de la captivité dans les années 1970.

Pour Moana également, le delphinarium a balayé d’un revers de main le travail de démonstration des spécialistes. Pour lui, le rapport que nous avons présenté « contient des photos peu claires », et le Dr Gallego « fait étalage de pseudo-problèmes ».
Le delphinarium a alors présenté l’attestation de Monsieur Gojceta qui a pris l’initiative de venir constater la situation par lui-même, alerté par nos publications, nous dit-on. Mais il ne s’agit ni plus ni moins que d’un dresseur de dauphins, coordinateur pour les grands dauphins du Programme Européen pour les espèces menacées. Quel rapport avec les orques? De plus, il n’est pas vétérinaire et officie à Attica où a été envoyé Ekinox (le fils de Femke), parc grec condamné pour avoir fonctionné sans la moindre autorisation pendant 4 ans.

Des mensonges et des larmes de crocodile

L’avocate a prétendu que nos plaintes pour Inouk et pour Moana avaient été classées sans suite. Ah bon ?! Quelle étrange affirmation alors même que nous n’avons à ce jour reçu aucune décision de classement. On reconnaît bien là l’industrie qui accuse les défenseurs des animaux de mentir en mentant elle-même.

Enfin, elle a tenté d’amadouer le tribunal en avançant que « le personnel du parc se sent insulté par cette procédure : ils apportent amour et soin aux animaux » et qu’il faudrait laisser le delphinarium travailler en paix…

La décision devrait être rendue le 30 juin prochain.

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse
20.05.2022
Antibes
Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse
Exploitation pour le spectacle

Pour offrir une autre vie à Moana et Inouk, deux des quatre orques détenues au Marineland d’Antibes et dont l’état de santé est très préoccupant, nous avons tout fait. Et nous continuons! Après nos campagnes pour éviter leur transfert en Chine, nos enquêtes et rassemblements, et, dernièrement, la publication de rapports d’expertise suivis de plaintes toujours en cours, pour toutes les orques françaises, One Voice assigne à présent le parc en justice. L’audience aura lieu au tribunal judiciaire de Grasse le 25 mai 2022 à 8h30.

Le but de notre procédure: obtenir un avis d’expert indépendant

L’objectif de cette procédure de référé est d’obtenir la désignation d’un expert qui aura pour mission d’établir un bilan clinique de l’état de Moana et d’Inouk, de leurs conditions de détention et de récupérer à cet effet un certain nombre de pièces officielles.

Dans ce cas, l’expert devra notamment déterminer si l’état de santé de Moana et d’Inouk leur permet de participer au spectacle, si la qualité de l’eau et les installations sont à même de garantir le bien-être de ces orques et procéder à toutes les analyses nécessaires.

Des rapports accablants

Cette demande d’expertise se base sur les rapports accablants établis par la biologiste marine néo-zélandaise spécialiste des cétacés, la Dre Ingrid Visser, sur Moana, qui présente des taches sur la peau pouvant être le signe d’une maladie grave, et sur Inouk dont l’état de la dentition est l’un des pires de toutes les orques captives au monde.

L’importance de respecter les orques et de fuir les delphinariums

Les animaux appartiennent au patrimoine de l’humanité, comme aime à le rappeler notre conseil aux tribunaux. En effet, sans animaux dans la nature, nous dépossédons nos enfants de ces êtres fantastiques qui peuplent notre planète à leurs côtés.

Et pour ce qui est des orques, dauphins et baleines en particulier, des experts se sont déclarés sur leur sentience. L’ONU a fait écho à cette déclaration sur la nécessité de protéger leurs cultures. En Inde, les delphinariums sont d’ailleurs interdits depuis 2013.

Des plaintes toujours en cours

Dans le prolongement de ces rapports, nous avons déposé deux plaintes auprès du procureur de Grasse à l’encontre du delphinarium qui les détient. Le 8 avril 2019 pour Inouk et le 12 novembre 2021 pour Moana, pour des faits de mauvais traitements envers les animaux placés sous la garde du Marineland, de placement ou maintien d’un animal sauvage captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance, et d’exploitation irrégulière d’un établissement détenant les animaux d’espèces non domestiques.

Ces plaintes sont toujours en cours. Cependant, l’urgence de la situation requiert que des mesures conservatoires soient prises afin de limiter la détresse de ces animaux.

Par ailleurs, les cas d’Inouk et Moana ne sont pas des cas isolés, et interrogent sur la qualité des soins apportés, mais également des infrastructures et de l’eau. Nous sommes également inquiets pour Wikie et Keijo. C’est la raison pour laquelle une demande de mesure d’expertise a été engagée.

 

Inouk, orque mâle de 20 ans en captivité, souffrant de lésions dentaires chroniques et étendues

Rapport d’expertise, mars 2019 (Inouk, rapport d’expert, mise à jour août 2020)

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Moana, orque mâle de 10 ans, né en captivité, avec des lésions tissulaires sous-dermiques

Rapport rédigé pour One Voice par Ingrid N. Visser (Dr)

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Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!

Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!

Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!
20.05.2022
International
Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!
Expérimentation animale

Air France est un important transporteur de primates non humains pour la recherche et les tests de toxicité (empoisonnement). Chaque année, la compagnie aérienne transporte des milliers de singes à travers le monde depuis Maurice et le Vietnam, à destination de laboratoires en Europe et aux États-Unis.

Photo : Caisses d’expédition d’Air France avec des singes à l’intérieur – Crédit Cruelty Free International

Il y a un mois, Action for Primates (UK), One Voice (FR) et Stop Camarles (ESP) révélaient que le 14 avril dernier, sur son vol 473 en provenance de Maurice, Air France avait transporté dans ses soutes 100 « passagers » contraints et forcés: des singes. Ils avaient été arrachés à leurs familles et groupes sociaux avant d’être emprisonnés dans de petites caisses, direction Labcorp au Royaume-Uni, une société de recherche…

Le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche est une activité cruelle et brutale responsable de l’expédition de dizaines de milliers de singes à travers le monde chaque année.

Voyage vers l’horreur…

Les vols Air France du Vietnam et de l’île Maurice vers les États-Unis, impliquent des temps de vol de 20 heures ou plus, à quoi s’ajoute une escale à Paris. À la fin de leurs voyages cauchemardesques, ces singes, destinés à passer leur vie dans une cage métallique à des milliers de kilomètres de leurs familles, sont soumis à des expériences et des tests qui les feront souffrir de manière inimaginable, avec la mort comme seule issue ; loin d’une vie libre dans leurs maisons de la jungle.

De nombreux macaques transportés par Air France sont destinés à des sociétés européennes de fourniture de primates, dont Silabe (Simian Laboratory Europe) et Bioprim en France et Camarney S.L en Espagne. Les singes sont ensuite transférés dans des laboratoires et des installations de test sous contrat à travers l’Europe, notamment en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni, où ils sont destinés à être utilisés dans des tests de toxicité un terme scientifique pour dire qu’on les empoisonne. Ni plus ni moins.

Les tests de toxicité sont effectués pour évaluer les réactions indésirables aux médicaments ou aux produits chimiques, principalement dans le but de développer des produits commerciaux pour les humains. Les singes sont immobilisés et les médicaments sont administrés par divers moyens, notamment par voie intraveineuse (directement dans la circulation sanguine) ou par injection à travers un tube qui est forcé dans leur bouche pour atteindre l’estomac. De tels tests impliquent d’immenses souffrances et peuvent entraîner des vomissements, des convulsions, une perte de poids, une hémorragie interne, une défaillance d’organe et même la mort. Ceux qui ne meurent pas sont tous tués à la fin des tests pour étudier leurs organes.

Quelques vols Air France récents…

Le 12 septembre 2021, soixante macaques à longue queue ont été exportés par Vietnam Monkey Breeding & Development Joint Venture et transportés par Air France du Vietnam (Ho Chi Minh) à Paris (Charles de Gaulle). Le 10 octobre 2021, ils étaient à nouveau soixante à suivre le même trajet. Le 13 février 2022, ils étaient cent-vingt et le 13 mars 2022, quatre-vingt.

American Airlines, British Airways, United Airlines, Eva Air, Air Canada, China Airlines, Kenya Airways…

Suite à l’inquiétude internationale, de nombreuses compagnies aériennes de passagers ont mis fin à leur implication dans ce commerce en refusant de transporter des singes vers les laboratoires. D’autres transporteurs de passagers et de fret ont également déclaré leur intention de ne pas s’impliquer dans cette activité. Mais, Air France continue ces expéditions.

Nous exhortons les gens à considérer ces singes qui pourraient être emprisonnés dans la soute sous leurs pieds, terrifiés, seuls et très loin de chez eux, avant d’utiliser Air France. Au lieu de cela, choisissez une compagnie aérienne qui refuse d’expédier des singes à des milliers de kilomètres à travers le monde pour qu’ils finissent leurs jours à souffrir et à mourir dans les cages métalliques froides d’un laboratoire.

Joignez votre voix à celles d’Action for Primates, One Voice et Stop Camarles dans notre appel à Air France pour qu’elle cesse de transporter des singes pour la recherche et rejoigne les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce.

Anne Rigail, Directrice générale: anne.rigail@airfrance.fr et mettez en copie Philippe Boronat: philippe.boronat@airfrance.fr et Guilhem Laurans: gulaurans@airfrance.fr

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
19.05.2022
France
Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
Animaux sauvages

Il faut que cesse la surenchère dans l’horreur dirigée contre les Choucas des tours dans de nombreux départements. Nous attaquons quatre arrêtés préfectoraux qui autorisent une fois de plus le massacre par milliers de ces oiseaux protégés. Nous avons fait un dépôt de référé et de recours dans le Morbihan, mais également dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Maine-et-Loire. Plusieurs audiences sont prévues: trois en Bretagne le 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes, et celle du Maine-et-Loire le 23 mai à 15h à Nantes.

Les préfets de l’ouest du pays prévoient ainsi le massacre de 16 000 Choucas des tours dans le Finistère, 8000 dans les Côtes-d’Armor, 3000 dans le Morbihan et 635 dans le Maine-et-Loire. C’est insoutenable! Nous dénonçons ces abattages de masse et le fait que des choucas blessés pourront agoniser dans des souffrances atroces alors que leurs petits orphelins mourront de faim.

Rappelons que les oiseaux concernés sont des corvidés qui bénéficient d’un statut censé les protéger, contrairement à leurs cousins les corbeaux freux et les corneilles, considérés comme nuisibles ou ESOD (espèces pouvant être classées comme « susceptibles d’occasionner des dégâts ») un peu partout en France.

La cerise sur le gâteau de la barbarie d’État: non seulement les autorisations sont publiées par dizaines par les préfectures pour tuer des oiseaux (déjà bien mal en point, vu la 6e extinction de masse qui a lieu en ce moment), mais ces oiseaux-là ne sont pas protégés par hasard! Avec ses dérogations sur les Choucas des tours, chaque préfecture autorise donc en réalité ni plus ni moins leur extinction! C’est toujours pareil: dès qu’il faut agir pour la planète, le climat ou les animaux, les intérêts humains privés passent systématiquement au premier plan, ruinant tout effort pour redresser la barre, tout espoir de changement.

Les abattages favorisent la reproduction

Dans de nombreux territoires, on constate trop souvent que les agresseurs méconnaissent totalement le comportement des choucas!

L’étude récente de la DREAL de Bretagne, attendue de longue date et enfin publiée au printemps 2022, expose d’ailleurs que ces abattages annuels massifs ne permettent pas de réduire les dégâts et que les quotas fixés d’oiseaux à tuer ne reposent sur aucune justification scientifique L’étude évoque également des pistes de réflexion autour de l’évolution des pratiques agricoles. Nous ajoutons que ces dégâts sont discutables et ne sont pas forcément le fait des choucas…

Nous ne céderons rien et remettrons notre ouvrage sur le métier autant de fois qu’il le faudra pour la défense des choucas, des corneilles ou des corbeaux, ces oiseaux si intelligents. Nous demandons donc l’annulation et la suspension en urgence de ces quatre arrêtés qui autorisent un abattage massif et imminent de milliers d’oiseaux issus d’une espèce protégée. Rien ne justifie ces tueries légalisées qui interviennent en pleine période de nidification et d’élevage des petits!

Pour le Maine-et-Loire, le juge des référés a fixé l’audience à Nantes à 15h le 23 mai prochain. Pour le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère, la date d’audience est groupée et fixée finalement au 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes.

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe
18.05.2022
Europe
L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe
Exploitation pour la Mode

Aujourd’hui, One Voice, représentant français de la coalition internationale Fur Free Alliance, se joint à Eurogroup for Animals pour célébrer le lancement de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) Pour une Europe Sans Fourrure. En un an, nous devrons recueillir un million de signatures au sein des pays membres de l’Union européenne pour mettre enfin un terme à la fourrure en Europe.

L’ICE Fur Free Europe demande à l’UE d’interdire les élevages d’animaux à fourrure ainsi que la mise sur le marché des produits issus des fermes à fourrure, car la fourrure est contraire à l’éthique, dangereuse et non durable :

  • Les besoins comportementaux complexes des animaux sauvages ne peuvent être satisfaits dans les fermes à fourrure : les enfermer dans de petites cages pour uniquement les tuer, ou principalement pour la valeur de leur fourrure, ne peut pas non plus être légalisé pour les espèces domestiques.
  • Les fermes à fourrure présentent un risque pour la santé animale et humaine, comme l’a prouvé la pandémie de COVID-19, lorsque des centaines d’élevages de visons ont été touchés par des épidémies de coronavirus et que de nouvelles variantes du virus ont été transmises des animaux aux humains.
  • L’élevage d’animaux à fourrure a un impact environnemental important puisque le traitement et la teinture de la fourrure nécessitent l’utilisation de produits chimiques toxiques. En matière de pollution des sols par les métaux toxiques, la production de fourrure se classe parmi les cinq industries les plus polluantes.
  • L’industrie de la fourrure constitue également une grave menace pour la biodiversité indigène. Certaines espèces d’élevage, comme les visons d’Amérique et les chiens viverrins, se sont échappées des fermes à fourrure et sont maintenant considérées comme des espèces exotiques envahissantes (EEE) causant d’importants dommages à la faune indigène européenne.

Lors d’une réunion du Conseil de l’Union européenne (Agriculture et Pêche), les Pays-Bas et l’Autriche ont déposé une note informative, soutenue par la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg et la Slovaquie, demandant à la Commission européenne d’interdire l’élevage d’animaux à fourrure. L’appel à mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure dans l’UE pour des raisons de bien-être animal, de santé publique et de considérations éthiques, a été soutenu par un total de douze États membres lors des délibérations sur ce document.

L’ICE Fur Free Europe a été officiellement enregistrée par la Commission européenne le 16/03/2022 et courra à partir du 18/05/2022 pour une durée d’un an.

« Depuis des années One Voice n’a eu de cesse de montrer le vrai visage de l’industrie de la fourrure. Les images d’enquête que nous avons menées en France pour dénoncer les conditions de détention des visons et les ravages sur l’environnement ont choqué le public bien entendu, les parlementaires français, et jusqu’aux eurodéputés.
Nos procédures en justice ont permis d’appliquer une pression sur les élevages et d’empêcher leur agrandissement, rendant leur modèle économique impossible à tenir. 

La fourrure ne plait plus aux consommateurs, car la réalité de ce qu’elle recouvre leur a sauté aux yeux. En France, les élevages d’animaux sauvages pour leur pelage sont désormais interdits par la loi. Faisons en sorte que cette grande victoire se propage partout chez nos voisins de l’Union européenne! Les citoyens européens doivent s’engager et signer l’ICE Pour une Europe sans Fourrure. »

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice

« L’Europe n’a jamais eu un besoin plus urgent d’inscrire le commerce barbare de la fourrure aux oubliettes de l’histoire. L’industrie de la fourrure traite non seulement les animaux avec cruauté pour un produit dont nul n’a besoin, mais encore s’est-elle avérée être un terrain fertile pour les épidémies de maladies infectieuses telles que la COVID-19, en plus d’avoir un impact gravissime sur l’environnement. Nous savons que l’opinion publique en Europe s’oppose à l’industrie de la fourrure et nous avons besoin que les citoyens européens agissent dès maintenant en signant l’ICE », a déclaré Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance.

« Nous avons une opportunité sans précédent de mettre enfin un terme à cette pratique cruelle et inutile. Les citoyens européens le réclamaient depuis longtemps et leurs souhaits ont commencé à faire évoluer le monde de la mode, de nombreuses marques historiques se passant aujourd’hui de fourrure. Le Conseil AGRIFISH de l’année dernière a prouvé qu’il existe désormais une volonté politique. Nous appelons le public à nous aider à écrire l’histoire et à interdire la fourrure une fois pour toutes, et aux institutions européennes à soutenir la demande du public », a commenté Reineke Hameleers, PDG d’Eurogroup for Animals.

Je signe l’ICE Pour une Europe Sans Fourrure

Notes

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure
18.05.2022
Europe
Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure
Exploitation pour la Mode

Les animaux des fermes à fourrure subissent un confinement intense, disposés en rangées dans des petites cages. Ils souffrent d’automutilation, de blessures infectées, de membres manquants et de cannibalisme. L’élevage d’animaux à fourrure va à l’encontre du concept le plus élémentaire de bien-être animal.

L’initiative citoyenne européenne « Fur Free Europe » demande à l’UE de:

  • Interdire les fermes à fourrure
  • Interdire les produits issus des fermes à fourrure sur le marché européen

Soyez acteur de cet événement historique! Agissez maintenant en inscrivant votre nom à l’initiative (en bas de page). Il ne s’agit pas d’une simple pétition. Lorsque nous aurons atteint 1 million de signatures validées, la Commission européenne sera obligée de réagir et de prendre des mesures.

Pourquoi interdire l’élevage d’animaux à fourrure et les produits issus de fermes à fourrure?

IMMORAL

Les besoins comportementaux complexes des espèces animales sauvages, comme les renards et les visons, qui sont élevées pour leur fourrure ne sauraient être comblés dans les fermes à fourrure. Enfermer des animaux dans de petites cages pour les tuer uniquement, ou principalement, pour la valeur de leur fourrure ne peut pas non plus être légalisé pour des espèces domestiques comme les lapins et les chinchillas. L’élevage d’animaux à fourrure est immoral, peu importe où il a lieu, et c’est pourquoi nous demandons également l’interdiction de la vente de fourrure issue de la production intensive de fourrure.

DANGEREUX

Les fermes à fourrure comportent un risque pour la santé animale et humaine. Lors de la pandémie de COVID-19, des centaines d’élevages de visons ont été touchés par des épidémies de coronavirus, et l’on a découvert que des animaux avaient transmis à l’homme de nouvelles variantes du virus SRAS-CoV-2.

NON DURABLE

L’élevage d’animaux à fourrure présente un impact environnemental important et fait peser une grave menace sur la biodiversité indigène. Depuis qu’il s’est échappé des élevages d’animaux à fourrure, le vison d’Amérique est présent dans toute l’Union européenne et a entraîné d’importants dommages à la faune indigène européenne. Le traitement et la teinture de la fourrure nécessitent l’utilisation de produits chimiques toxiques. Le traitement et la teinture des fourrures figurent parmi les cinq industries les plus polluantes en matière de pollution des sols par des métaux toxiques.

Pourquoi maintenant?

L’élevage d’animaux à fourrure et ses dérivés devraient appartenir au passé : l’heure est venue de créer une Europe sans fourrure. L’Union européenne dispose d’une occasion unique d’y parvenir:

  • L’industrie de la fourrure fait face à une crise économique et sanitaire en raison du COVID-19.
  • Douze pays de l’UE ont récemment demandé à la Commission européenne de réfléchir aux possibilités d’interdire définitivement l’élevage des animaux à fourrure dans l’UE et de soumettre une proposition législative pour y parvenir.
  • La Commission européenne révise actuellement la législation de l’UE relative au bien-être animal. Cette révision constitue une opportunité de mettre en place une interdiction à la fois de la production et du commerce de la fourrure d’élevage.
  • Des centaines de marques ont cessé d’utiliser la fourrure, répondant ainsi aux exigences éthiques de leurs clients.

Nous disposons d’une opportunité unique d’y parvenir. Agissez maintenant pour que nous puissions y arriver ensemble.

Qu’est-ce qu’une initiative citoyenne européenne?

L’initiative citoyenne européenne constitue un moyen unique et efficace pour les citoyens de l’UE de contribuer à façonner notre avenir en demandant à la Commission européenne de proposer de nouvelles lois.

Il ne s’agit pas d’une simple pétition. Lorsqu’une initiative atteint 1 million de signatures validées, la Commission européenne est obligée de réagir et de prendre des mesures.

Pour y parvenir, l’initiative exige des citoyens qu’ils fournissent des données à caractère personnel pour confirmer leur soutien. Rassurez-vous, vos informations ne peuvent être utilisées que dans le but de soutenir cette initiative, et non à d’autres fins. Fur Free Europe se conforme à toutes les exigences légales, au RGPD et aux règles de protection des données.

Egyptair: toujours plus de vols misérables

Egyptair: toujours plus de vols misérables

Egyptair: toujours plus de vols misérables
17.05.2022
International
Egyptair: toujours plus de vols misérables
Expérimentation animale

La compagnie aérienne Egyptair est de retour au Cambodge… Nous la suspectons une fois de plus de récupérer des singes afin de les envoyer aux États-Unis dans des laboratoires de rechercher où ils seront empoisonnés (des tests de toxicité).

Edit au 18 mai

576 singes sont à bord du vol @EgyptAir MS5052 qui va atterrir à New York. Ils seront ensuite emmenés vers les laboratoires Charles River…

Egyptair joue désormais un rôle majeur dans le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche. La compagnie aérienne transporte des milliers d’individus du Cambodge et de Maurice vers leur mort dans des laboratoires américains. Grâce à un employé de l’aéroport JFK à New York, nous avons été alertés de ces cargaisons misérables. Pas plus tard que la semaine dernière, le 12 mai, Egyptair a transporté 462 macaques à longue queue, exportés par Bioculture et Noveprim, de Maurice vers JFK pour le compte de Charles River.

Emprisonnés chacun de leur côté dans une petite caisse de transit, les singes voyagent en fret. Ils endurent environ 22 heures de vol, avec une escale au Caire et de nombreuses heures supplémentaires de route en camion vers et depuis les aéroports. C’est un voyage éprouvant avant une mort certaine dans d’atroces souffrances dans des laboratoires. Quelle façon épouvantable de traiter ces animaux sensibles et intelligents!

Joignez votre voix à celles d’Action for Primates, One Voice et Stop Camarles en envoyant un e-mail, exhortant Egyptair à se joindre aux nombreuses compagnies aériennes qui ont refusé d’être impliquées dans ce cruel commerce mondial de singes:

Photo: macaques à longue queue juvéniles dans un élevage  au Cambodge, Cruelty Free International

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées!

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées!

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées!
17.05.2022
Pyrénées
Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées!
Animaux sauvages

Vous êtes une ourse des forêts ancestrales de Slovénie. Vous vivez votre vie en toute liberté, vous avez une famille et vous êtes respectée par les populations. Le « syndrome du sauveur » ayant atteint des dirigeants français, il a été décidé que vous seriez capturée, arrachée à votre territoire et aux vôtres, transportée puis relâchée dans un lieu que vous allez devoir découvrir, et dans lequel la plupart des humains alentour vous sont hostiles et sont armés… Les arrêtés ministériels sont pris chaque année depuis 2019 pour permettre l’effarouchement des ours à titre expérimental, mais un arrêté en projet prévoit de pérenniser ce dispositif. Avec nous, participez à la consultation publique pour éviter cela!

La protection des animaux remise en question

En France, on protège les espèces qui ont disparu ou quasiment. Tout comme les loups, les ours font partie d’une espèce dont les membres sont censés ne pas être chassés (convention de Berne, de Washington, directive européenne « habitats » et arrêtés du 23 avril 2007 et du 9 juillet 1999). Enfin ça, c’est la théorie, la réalité est tout autre. Leur espèce n’est sanctuarisée que parce que leurs membres sont inexistants sur le sol français. Dès que l’un d’eux arrive, soit naturellement pour les loups, soit en étant « réintroduit », les éleveurs et chasseurs les attendent de pied ferme, l’arme au poing. Quelle absurdité que d’arracher des animaux de chez eux pour les relâcher dans un pays qui leur est hostile!

On peut légitimement se poser la question de la logique du gouvernement, qui ordonne des tirs d’effarouchement sur des ours qu’ils ont fait eux-mêmes déraciner… Le but était pourtant qu’ils se reproduisent et s’installent durablement, avec tous les risques que cela comporte.

Les tirs d’effarouchement autorisés

Oui, vous avez bien lu. Depuis 2019, le ministère de la Transition écologique et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation autorisent annuellement des mesures d’effarouchement « à titre expérimental ». Ces mesures peuvent être « simples » (effarouchement sonore, olfactif, visuel) ou « renforcées » (cartouches à double détonation, cartouches à billes de plastique). Ces arrêtés sont dits « cadres ». Ils permettent ensuite aux préfets de prendre des arrêtés supplémentaires, autorisant des effarouchements lorsqu’ils estiment que les conditions fixées par les arrêtés cadres sont remplies et donc insuffisantes. Les intérêts des éleveurs, qui destinent leurs troupeaux d’animaux à l’abattoir, passent toujours avant la vie sauvage.

Un combat mené depuis des années!

L’arrêté du 27 juin 2019, qui mettait en place à titre expérimental les mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, ainsi que celui du 12 juin 2020 ont été attaqués par plusieurs associations de défense de l’environnement et des animaux et ont tous deux été partiellement annulés par le Conseil d’État, respectivement le 4 février 2021 et le 25 avril 2022. Cette seconde annulation partielle s’explique par le fait que lorsque l’arrêté de 2019 a été partiellement annulé, celui de 2020 avait déjà été pris. Il s’agit donc de deux arrêtés similaires, le dispositif relatif à l’effarouchement renforcé n’avait pas été revu…

Nous espérons donc que cette année, l’arrêté du 31 mai 2021 soit totalement annulé. Nous avons déposé un recours et n’avons pas encore de date d’audience. Parallèlement, une consultation publique est ouverte jusqu’au 19/05/2022, pour un projet d’arrêté qui prévoit de pérenniser ce dispositif d’effarouchement des ours. Participons-y pour refuser ce projet !

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes
13.05.2022
Morbihan
Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes
Animaux sauvages

On se demandait encore il y a peu ce que la France pouvait bien avoir contre ses oiseaux, et contre les corvidés en particulier. Le feuilleton continue… Cette fois, ce sont les choucas des tours qui sont la cible de la préfecture du Morbihan. Le préfet vient d’autoriser le massacre de 1800 de ces oiseaux pourtant issus d’une espèce protégée, du 26 avril à la mi-décembre 2022. Et il se ménage la possibilité de porter ce plafond à 3000 individus ! One Voice demande l’annulation et la suspension en urgence de cet arrêté. L’audience en référé est prévue le 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes.

Comme d’habitude – on croirait les arrêtés préfectoraux copiés-collés les uns sur les autres quels que soient les départements -, les motifs invoqués sont des « dégâts importants aux cultures ». Pourtant, ces dégâts sont en forte baisse par rapport à l’année dernière, et rien n’indique que les choucas des tours en sont les responsables. Pour appuyer ces arguments, nous avons une étude à opposer à la préfecture

Changer les pratiques agricoles, mieux connaître les espèces et trouver des alternatives aux tueries

Dans cette étude, deux éléments sont également soulignés.
D’une part, la nécessité de trouver des solutions alternatives à l’abattage d’animaux. La pertinence de cette « solution » devant être remise en cause (plusieurs études ont en effet mis en évidence le caractère inefficace voire contreproductif de ces hécatombes générées par les humains). D’autre part, qu’il est indispensable de mieux connaître l’espèce pour apporter des réponses de lutte contre les dégâts éventuels, avant qu’ils aient lieu.
Elle mentionne également plusieurs possibilités d’évolution des pratiques agricoles.

Un allié de taille

Ces éléments sont repris par le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) qui a rendu un avis défavorable à propos de cet arrêté. Nous ne sommes donc pas seuls à soutenir ce point de vue.

Détourner l’étude dans son intérêt : la fin pour justifier les moyens ?

La préfecture invoque uniquement l’estimation des populations dans le département figurant dans cette étude de mars 2022 pour justifier le plafond de 1800 oiseaux alors que l’étude indique clairement que cette estimation ne peut pas servir de base pour définir un quota de « prélèvement » !

Les oisillons risquent l’agonie !

Par ailleurs, ces destructions vont intervenir en pleine période de nidification et d’élevage des petits. On rappelle que selon la Cour de justice de l’Union européenne, le bien-être animal doit être pris en compte par l’autorité qui accorde la dérogation… donc par la préfecture. En effet, dans le cadre de ces « destructions » à tir, les choucas qui ne seront pas tués sur le coup pourront agoniser, de même que les petits dont les parents seront tués qui seront condamnés à mourir de faim.

Toutes ces raisons nous ont amenés à demander la suspension en urgence de cet arrêté qui autorise un abattage massif et imminent de milliers d’oiseaux issus – qui plus est ! – d’une espèce protégée et porte une atteinte grave à leur bien-être ! Nous demandons également l’annulation de cet arrêté via un recours au fond qui sera jugé ultérieurement. Le juge des référés a fixé la date de l’audience au 25 mai au tribunal administratif de Rennes.

Photo : hedera.baltica – CC BY-SA 2.0

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !
12.05.2022
France
One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !
Animaux sauvages

Le week-end du 15 mai aura lieu la première Journée mondiale des blaireaux. One Voice se joint à ses partenaires pour mener des actions de sensibilisation sur le terrain dans une dizaine de villes en France sur ces petits mustélidés, si mal connus et cruellement chassés dans notre pays.

(Les pétitions, lieux et dates en fin de communiqué).

Avec leur pelage noir et blanc, les blaireaux sont facilement reconnaissables. Mais rares sont ceux qui ont la chance de pouvoir observer ces mustélidés réservés. Ces animaux sensibles et sociaux sont accusés de tous les maux. Pourtant, travailleurs enthousiastes, solidaires et pacifiques, ils méritent tout notre respect plutôt que d’être massacrés jusqu’au fond de leur terrier. One Voice appelle à les défendre et à les protéger. Le week-end du 15 mai sera l’occasion pour l’association de se joindre à l’ASPAS et à d’autres partenaires pour célébrer les blaireaux et montrer au public qui ils sont vraiment.

Une enquête sans précédent chez les déterreurs

En matière de cruauté, les chasseurs n’ont jamais manqué d’inspiration. Et parmi leurs inventions, il en est une particulièrement monstrueuse : la vénerie sous terre. Cette pratique parfaitement légale consiste à harceler un animal jusqu’au fond de son terrier en lui faisant subir des heures de terreur et de douleur avant son dernier râle. Les adeptes de ce « loisir » adorent s’acharner notamment sur les blaireaux…

Quoi de mieux en effet que de persécuter des êtres sans défense pour savourer le plaisir de les voir souffrir et de se féliciter d’être le plus fort ? Le déterrage des blaireaux est un « loisir » barbare, déguisé en soi-disant chasse utile et nécessaire. Les images, terribles, issues de notre enquête en infiltration, montrent toute la violence de cette pratique, qui fait non seulement des victimes parmi les animaux, mais fait aussi des dégâts au sein des forêts.

L’exception cruelle de la France

Leur existence dans la nature n’est en rien un obstacle aux cultures. Les blaireaux sont d’ailleurs des animaux protégés en Angleterre, au Pays de Galles, ainsi qu’aux Pays-Bas, au Danemark, en Grèce et en Hongrie. La France fait donc exception en Europe, et cette exception n’est pas culturelle mais cruelle. Ces arguments fallacieux permettent aux chasseurs de les persécuter et de les massacrer jusque dans leurs terriers, qu’ils soient adultes ou juvéniles, de la mi-mai à la mi-janvier tous les ans avec l’aide bien opportune de préfets qui adoptent de nombreux arrêtés. Les chasseurs cherchent même à faire entrer les blaireaux sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD, ex-nuisibles).

J’aime les blaireaux !

Les mots sont fondamentaux dans la manière dont nous nous figurons le monde. En argot français, « blaireau » est péjoratif. Dans le Robert, il désigne un « personnage antipathique, borné et mesquin ». Dans le Larousse, un « individu conformiste, borné, niais ». Il est nécessaire de faire évoluer les mentalités autant que les réglementations. Aussi, à l’occasion de cette première Journée mondiale des blaireaux, revendiquons-nous ce terme. Le 15 mai, nous invitons chacun et chacune à revendiquer le fait d’être un blaireau ou une blairelle en utilisant les visuels de la campagne et le hashtag #CEstQuiLeBlaireau en plus de l’habituel #JAimeLesBlaireaux.

Les Français veulent que les chasseurs fichent la paix aux blaireaux

Plus de huit Français sur dix demandent l’interdiction de la vénerie sous terre (sondage Ipsos/One Voice septembre 2021). Ensemble, faisons interdire cette abomination !

Avec nos diverses pétitions, exigeons l’interdiction de la vénerie sous terre, la protection des blaireaux dans toute la France (et que le terme « blaireau », quand c’est une insulte, soit retiré du dictionnaire).

Nous vous invitons également à signer la pétition lancée sur le site du Sénat, permettant de garantir la probité des signataires, pour protéger les blaireaux. https://petitions.senat.fr/initiatives/i-1012

One Voice sera présente dans les villes suivantes :

Attention, avant de vous déplacer, pensez à vérifier que le lieu et la date n’ont pas été modifiés.