En Corrèze, pas de déterrage cet été, les blaireaux auront la vie sauve!

En Corrèze, pas de déterrage cet été, les blaireaux auront la vie sauve!

En Corrèze, pas de déterrage cet été, les blaireaux auront la vie sauve!
03.06.2022
Corrèze
En Corrèze, pas de déterrage cet été, les blaireaux auront la vie sauve!
Animaux sauvages

Le tribunal administratif de Limoges vient d’ordonner la suspension en urgence de l’arrêté préfectoral de Corrèze qui prévoyait d’autoriser une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux du 15 mai au 14 septembre. C’est une très belle victoire, qui permettra aux blaireautins de l’année de faire leurs premiers pas entourés de leurs parents, à l’abri du risque de se faire déloger et tuer par des déterreurs, entourés de chiens, comme nous n’avons de cesse de le dénoncer depuis notre enquête en infiltration.

À l’audience du 1er juin, nous faisions face à la préfecture de Corrèze. Les chasseurs, eux, n’étaient pas venus et n’avaient pas envoyé d’avocat non plus. Après le rapport du juge des référés, nous avons pu nous exprimer.

Oui, il y avait urgence pour les blaireaux de Corrèze

La première chose à souligner était de faire valoir l’urgence pour les blaireaux menacés de mort imminente. L’arrêté était du 11 mai, la requête avait été déposée le 13 et la date d’ouverture de la chasse complémentaire était le 15 mai, pour une audience deux semaines après, pendant lesquelles des blaireaux avaient déjà sans doute perdu la vie…

D’autant plus que la préfecture reconnaît elle-même qu’il est possible que des blaireautins, jeunes blaireaux ou blairelles dépendant encore de leurs parents, vivent dans les terriers à cette période. D’autre part, l’état de la population des blaireaux est incertain, à tel point que nous demandons leur classement en espèce protégée. Enfin, comme d’habitude, les bases sur lesquelles les dégâts sont attribués par la préfecture aux blaireaux sont pour le moins fragiles. Et d’autres animaux, dont l’espèce est protégée, peuvent se trouver dans les terriers, ce qui serait dramatique.

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice:

«Les blaireaux sont des êtres intelligents, sociaux, ils ont un rôle essentiel dans les écosystèmes. Il est invraisemblable de les massacrer. Qui plus est d’une manière aussi barbare! Nous l’avons bien démontré lors de notre infiltration d’un équipage.
Il n’y a aucune raison d’autoriser des périodes complémentaires pour ce loisir sanglant, à part arranger les chasseurs car le sol est plus meuble l’été, et ils manquent d’occupations. Or c’est la saison où les petits sont encore totalement dépendants de leurs parents. Une honte pour les autorités qui s’y compromettent par complaisance! Nous soutenons qu’au contraire, il est nécessaire de protéger les blaireaux, comme c’est le cas dans de nombreux pays voisins, comme l’Angleterre, le Pays de Galles, les Pays-Bas, le Danemark, la Grèce et la Hongrie. »

Des arguments préfectoraux soufflés – comme toujours – par les chasseurs

Après que la préfecture a exprimé ses arguments, le président a posé des questions à son représentant sur la durée de la période de chasse (initiale et complémentaire); sur les dégâts occasionnés par les blaireaux spécifiquement, ce à quoi la préfecture a répondu en se retranchant derrière un graphique; et sur son choix d’étendre l’arrêté à tout le département et non à une partie seulement du territoire.

Lâchée en rase campagne par les chasseurs, la préfecture n’a ni pu, ni su convaincre

Mais pour nous, l’important est que l’arrêté a été pris sur la base d’informations insuffisantes et lacunaires! D’une part, à peine un tiers des collectivités territoriales a répondu à l’enquête de la fédération des chasseurs; d’autre part, le graphique communiqué par la préfecture confirme que les dégâts qu’ils attribuent aux blaireaux sont en baisse! Enfin, la préfecture n’a pas démontré l’absence d’autres solutions satisfaisantes en lieu et place de tuer encore et encore des animaux, par définition innocents.

Après cette audience, le juge des référés a donc décidé que les arguments de la préfecture ne tenaient pas la route: les chiffres étaient biaisés, et d’autres solutions devaient exister. En Corrèze, les blaireaux pourront donc passer tout l’été en paix.

Une très bonne nouvelle qui vient comme un point d’orgue prolonger la première Journée mondiale des blaireaux, célébrée mi-mai avec nos partenaires. Celle-ci fut l’occasion de sensibiliser le public à ces animaux bâtisseurs si sociaux et d’appeler à prendre part à trois pétitions que vous pouvez bien évidemment continuer à signer:

Le 5 juin, One Voice fait vivre la Journée nationale des droits des animaux (NARD) dans cinq villes de France

Le 5 juin, One Voice fait vivre la Journée nationale des droits des animaux (NARD) dans cinq villes de France

Le 5 juin, One Voice fait vivre la Journée nationale des droits des animaux (NARD) dans cinq villes de France
02.06.2022
France
Le 5 juin, One Voice fait vivre la Journée nationale des droits des animaux (NARD) dans cinq villes de France
Autre campagne de l’association (ou multiples)

L’édition 2022 du NARD (National Animal Rights Day – Journée Nationale des Droits des Animaux), en plus d’être commémorée dans 101 villes à travers le monde, sera l’occasion pour les militants de One Voice de sensibiliser le public aux droits des animaux dans cinq villes en France: Bordeaux, Lyon, Marseille, Metz et Nice, le 5 juin prochain.

L’événement se déroule pour la douzième fois et rassemble des milliers de militants dans un nombre croissant de pays sur les cinq continents, faisant de cette journée « nationale » créée par l’association américaine Our Planet. Theirs Too, une journée réellement internationale, que One Voice est heureuse d’organiser et de relayer en France. L’année dernière, seule l’antenne locale de One Voice à Nice avait participé et avant la pandémie, un événement inter-associatif auquel One Voice prenait part était généralement organisé à Paris.

Cet événement se composera, à l’unisson et de la même manière dans tous les pays participants:

  • d’une cérémonie commémorative, moment pendant lequel les militants organisent un mémorial très solennel en l’honneur des milliards d’animaux maltraités et tués durant l’année par des mains humaines, dans les élevages, les abattoirs, les fermes à fourrure, les laboratoires, les terrains de chasse, les cirques, les zoos, delphinariums, corridas et autres industries…
  • d’une célébration festive qui reviendra sur les étapes majeures franchies pendant l’année pour mettre fin à la souffrance des animaux, adopter un mode de vie sans cruauté, avec des animations, des discours et de la musique notamment. Ce sera l’occasion de sensibiliser au plus près le public à cette triste réalité, à son impact sur les animaux, la planète et notre santé, ainsi que de mettre en avant les solutions existantes.

L’ensemble de l’événement est gratuit et ouvert au public!

Transfert de Céleste, Hannah, Marli et Patty en Toscane : l’épopée fantastique

Transfert de Céleste, Hannah, Marli et Patty en Toscane : l’épopée fantastique

Transfert de Céleste, Hannah, Marli et Patty en Toscane : l’épopée fantastique
30.05.2022
Italie
Transfert de Céleste, Hannah, Marli et Patty en Toscane : l’épopée fantastique
Exploitation pour le spectacle

Ça y est! Le transfert vers l’Italie des quatre lionnes sauvées du cirque de Paris a eu lieu. Après des mois de préparatifs, ce long périple représentait l’étape ultime sur le chemin du bonheur pour Céleste, Hannah, Marli et Patty. C’est dans un vaste écrin de verdure en Toscane qu’elles s’épanouissent maintenant, loin de la famille Gougeon. Aidez-nous à prendre soin d’elles grâce à notre action « parrainages » (*), et merci à celles et ceux d’entre vous qui les soutiennent déjà!

Bonne nouvelle! Le 11 mai dernier, Céleste, Hannah, Marli et Patty sont arrivées à bon port sous les cieux ensoleillés d’Italie. Depuis que nous les avions sauvées d’un cirque en juillet 2020, les quatre lionnes reprenaient force et confiance au refuge de Tonga Terre d’Accueil. Le récent décès de Jon les avait cependant toutes profondément affectées. Néanmoins, avec le temps, elles étaient parvenues à faire leur deuil. Finalement, au terme d’un an et demi de soins et de convalescence, elles étaient méconnaissables… Prêtes pour le grand périple vers le sanctuaire toscan d’Animanatura que nous préparions depuis des mois. Mais quelle expédition… Vingt-quatre heures de trajet les attendaient!

Un départ épique

Le 10 mai à sept heures du matin, aux côtés de l’équipe de Tonga, nous étions sur le qui-vive pour faire entrer les lionnes dans le camion, avec toutes les précautions nécessaires. N’ayant aucune idée de ce qui les attendait, elles ne se sont pas du tout montrées coopératives. La seule solution pour les mener jusqu’au véhicule et les hisser à bord était de les endormir… À l’ouverture de la porte des enclos, Hannah était la mieux réveillée. C’est elle qui fut fléchée la première. Dix minutes après, elle sombrait dans l’inconscience et se laissait manipuler comme un gros chat tout mou. Avec Céleste, ce fut une autre paire de manches. Elle fit les cent pas pour résister à l’anesthésiant durant plusieurs minutes… Pendant ce temps, Marli trouvait quant à elle moyen de retirer la seringue en la conservant dans sa gueule, tandis que Patty, bien que plus docile, tentait aussi de lutter contre les effets du produit… Heureusement, à huit heure et onze minutes, les quatre amies ronflaient enfin en chœur. Une fois installées dans leurs caisses respectives de transport, elles furent réveillées tour à tour et à huit heures quarante-huit, le convoi démarrait.

En route pour l’inconnu!

Lancées sur la route de la Toscane, la plupart d’entre elles rouspétaient et n’avaient qu’une envie: se dégourdir les pattes! Hélas, il fallait patienter, et longuement… Seule la placide Patty semblait accepter la situation sans broncher. Où allaient-elles? Aucune des lionnes ne le savait. Unique certitude: malgré les arrêts fréquents de la conductrice pour les désaltérer et rendre leur déplacement le moins pénible possible, les voyageuses n’appréciaient pas du tout l’aventure…

Le paradis au bout du chemin

Aussi, arrivées à destination, ce fut un extraordinaire soulagement. Lorsque les portes du camion s’ouvrirent, toutes furent saisies d’étonnement et d’admiration. Un paysage enchanteur se déployait à perte de vue avec ses collines verdoyantes et boisées. La nature sauvage les accueillait, elles qui ne l’avaient jamais rencontrée… Ébahies, elles firent leurs premiers pas chacune à leur façon dans ce nouvel environnement: Céleste et Hannah sortirent en trombe du véhicule, Marli et Patty avancèrent boitillantes et hagardes. Pour l’heure, il n’était pas question d’explorer l’immense enclos de 4000 mètres carrés que nous leur réservions. Découvrir le pré-enclos destiné à ce qu’elles prennent leurs premières marques et s’installer dans leurs box spacieux était déjà largement suffisant. Après une telle route et autant d’émotions, elles avaient surtout besoin de récupérer et qu’on les laisse en paix. Bientôt, elles rouleront dans l’herbe grasse, se dissimuleront derrière les feuillages, feront leurs griffes sur des troncs d’arbre… Et le meilleur chapitre de leur vie commencera. Enfin.

Expérimentation animale dans les Hauts-de-France : encore des jugements en faveur d’une vraie transparence

Expérimentation animale dans les Hauts-de-France : encore des jugements en faveur d’une vraie transparence

Expérimentation animale dans les Hauts-de-France : encore des jugements en faveur d’une vraie transparence
30.05.2022
Hauts-de-France
Expérimentation animale dans les Hauts-de-France : encore des jugements en faveur d’une vraie transparence
Expérimentation animale

Le 18 mai 2022, le tribunal administratif d’Amiens a rendu sa décision concernant trois dossiers dans lesquels les préfectures de la Somme, de l’Aisne et de l’Oise refusaient de fournir les rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale. Désormais, les préfectures devront fournir les documents demandés sous deux mois, sans y occulter les noms des laboratoires ni les non-conformités constatées. Seront notamment concernés l’Ineris, l’Université de Picardie et le centre de recherche et développement de Nestlé à Amiens.

Une série de jugements pour la transparence

Il faut dire que le 30 décembre, le tribunal de Lille avait enjoint à la préfecture du Nord de communiquer ses rapports d’inspection, en laissant la porte ouverte à des occultations. Cela faisait partie des rares jugements qui acceptaient autre chose que l’occultation du nom des personnes employées par les laboratoires et des inspecteurs et inspectrices vétérinaires.

La préfecture en avait profité pour occulter les non-conformités sur les rapports communiqués, en contradiction avec la jurisprudence déjà établie par sept jugements sur des dossiers identiques dans le reste de la France, suite à des dizaines d’avis positifs de la Commission d’accès aux documents administratifs.

Le 25 mars, le même tribunal de Lille avait enjoint à la préfecture du Pas-de-Calais de communiquer ses rapports d’inspection, cette fois-ci en restreignant les occultations acceptables au nom des personnes physiques, conformément à la jurisprudence qui atteignait alors une vingtaine de jugements très clairs.

Au moment du jugement du tribunal d’Amiens, une trentaine de jugements ont été rendus dans ce sens par une vingtaine de tribunaux administratifs.

Des prétextes flous pour protéger l’opacité

Mais une quinzaine d’autres dossiers identiques attendent encore d’être jugés – comme si les préfectures avaient encore un doute sur leur droit à ne pas respecter la loi.

C’est toujours la même histoire. Les préfectures dénoncent les actions « violentes » des animalistes, sans pouvoir citer un seul exemple d’action de ce type. Elles craignent le préjudice que pourraient subir les laboratoires si le public apprenait qu’il s’y déroule des expériences faisant souffrir des animaux, sans prendre en compte le fait que la plupart de ces laboratoires sont des établissements publics qui ne se cachent pas de pratiquer l’expérimentation animale. Comble de l’ironie face aux efforts que nous devons déployer pour obtenir des informations précises, de nombreux laboratoires ont signé une « charte de transparence » l’an dernier.

Quand on voit les prises de position du nouveau ministre de l’Agriculture (chargé notamment de coordonner les inspections vétérinaires des laboratoires), on se dit que notre travail n’est pas terminé et que la lutte pour la transparence et pour les animaux restera un travail à temps complet pendant encore longtemps.

Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022

Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022

Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022
26.05.2022
Grasse
Discrédit et caricature, le jeu du Marineland à l’audience du 25 mai 2022
Exploitation pour le spectacle

À l’audience du référé de demande d’expertise faisant suite à notre assignation en justice de Marineland, le delphinarium a joué la carte de la caricature et du discrédit des experts dont nous avions livré les rapports aux magistrats. La méthode est connue, si vous voulez contrer la vérité sans preuves: criez au mensonge et discréditez l’opposant.

Nous sortons tout juste de l’audience au tribunal judiciaire de Grasse, où le Marineland nous a traités de menteurs, a déclaré que les experts ayant rédigé les rapports sur Inouk et Moana étaient des militants anti-captivité, et a même imploré qu’on les laisse travailler en paix… Qu’ils changent donc de métier sans exploiter d’animaux!

En l’occurrence, nous demandons justement que le tribunal décide d’ordonner une expertise indépendante. On ne demande ni à avoir accès aux animaux, ni non plus que les experts à qui nous avons fait appel en disposent. Le but est l’évaluation de l’état de santé d’Inouk et de Moana (et plus largement celui de l’eau et des installations, mais toujours dans cette optique). Si l’on suit cette logique, l’équipe de direction de Marineland devrait être d’accord avec nous! Pourquoi refuser?

« Les enjeux sont importants dans ce dossier »

La présidente du tribunal l’a annoncé en préambule: «Je sais que les enjeux sont importants dans ce dossier. Je vous rappelle néanmoins que nous sommes en audience en référé et que vos plaidoiries ne doivent pas être la simple lecture de vos écritures respectives.»

Dents et peau: nous avons exposé les graves problèmes de santé d’Inouk et de Moana

Notre avocate a alors pris la parole pour rappeler que le sujet – l’état de santé des orques qui sont détenues à Marineland – pouvait être vu comme original, mais que la procédure n’en restait pas moins tout ce qu’il y a de plus classique. Une demande d’expertise sur l’état des bassins, de l’eau, et des troubles que cela occasionne sur l’état de santé et de bien-être des orques détenues au delphinarium.

Elle a rappelé les rapports accablants qui pointaient un état de santé très dégradé pour Moana, 11 ans et Inouk, 23 ans.

Sur Moana, la Dre Visser a pu constater des lésions tissulaires sous-dermiques:

«[Elle] recommande que Moana soit retiré dans un sanctuaire en bord de mer où il aurait plus d’espace, de l’eau de mer naturelle et un suivi médical approprié. Au minimum, on ne devrait plus attendre de lui qu’il fasse des tours de cirque en échange de sa nourriture, sa participation aux spectacles devrait cesser immédiatement et on ne devrait pas attendre de lui qu’il se produise alors qu’il présente des lésions tissulaires sous-dermiques. D’autres activités moins stressantes peuvent être mises en place pour aider à maintenir la forme physique de Moana, y compris des séances d’exercice quotidiennes au cours desquelles il n’est pas tenu de « performer ». L’aggravation des lésions du tissu sous-dermique est préoccupante car elle indique un problème sous-jacent dans cette installation. »

Quant au Dr Gallego, il a déclaré dans son attestation:

«L’état de santé de l’orque Moana tel qu’il apparaît sur les images me paraît critique et nécessite une prise en charge vétérinaire urgente. Le processus pathologique dont semble être victime Moana est susceptible de mettre sa vie en danger. Mon avis de professionnel est donc que Moana fasse l’objet d’analyses diagnostiques le plus rapidement possible, et reçoive un traitement conforme aux meilleurs standards de médecine vétérinaire des cétacés.»

Nous avons ajouté qu’une analyse médicale poussée devrait donc être réalisée, et que c’est pour cette raison que nous sollicitions la désignation d’un expert.

L’agressivité non canalisée de Marineland, mensonges et jeux de dupes

L’avocate du delphinarium azuréen, à son tour, a pris la parole et fait preuve d’une agressivité étonnante en défense. Sur les conditions dans lesquelles sont détenues les orques, elle déclar : « Quand on lit les publications de One Voice, on a l’impression que le parc est une sorte de no man’s land qui ne respecterait aucune règle. […] One Voice estime que les orques devraient se développer en sanctuaire et plus en parcs. Ne leur en déplaise, Marineland a le droit de les détenir et de les exploiter. » Y compris au détriment de leur santé, donc…

Piétiner les diplômes et l’expérience des spécialistes auxquels nous avons fait appel

Elle a prétendu que nous dévoyions la loi, puis a procédé à un dénigrement en règle, en balayant d’un revers de main les rapports et avis de la biologiste marine Ingrid Visser PhD, du vétérinaire Pierre Gallego, de John Jett PhD et de Jeff Ventre MD en ne reconnaissant pas leur compétence, pourtant prouvée. « Ces personnes ne sont pas vétérinaires ni experts. Les rapports ont été rédigés par des militants anti-captivité ». À aucun moment elle ne dira « professeur » ou « docteur » mais « ces personnes », « ces messieurs » ou « cette dame » .

L’argument de Marineland? Ils seraient membres du Whale Sanctuary Project, le sanctuaire en cours de construction avec lequel nous avons tissé un partenariat (en réalité, ils sont membres du conseil scientifique, ce qui n’est pas le cas de Pierre Gallego, soit dit en passant, qui en est seulement conseiller). Pour le parc, ils sont donc des fanatiques anti-captivité. De son côté, le delphinarium propose l’attestation d’un dresseur. Comprend qui peut.

Un expert… du dressage! Et un vétérinaire pas spécialiste des orques

Selon le parc, Inouk a une fragilité dentaire depuis qu’il est tout petit, est traité pour cela et donc ne souffrirait pas.
Il a présenté une attestation d’un « vétérinaire expert zoologique européen ». Sauf que ce vétérinaire consultant au parc Marineland n’est pas spécialisé en orques, ni même en cétacés! À noter d’ailleurs qu’il ne réside même pas dans la région et ne peut donc assurer un suivi régulier des animaux.
L’avocate adverse a fini en alléguant que dans la nature, Inouk serait déjà mort… Pourtant, à l’état sauvage, les seules orques en voie de disparition sont celles décimées par l’industrie de la captivité dans les années 1970.

Pour Moana également, le delphinarium a balayé d’un revers de main le travail de démonstration des spécialistes. Pour lui, le rapport que nous avons présenté « contient des photos peu claires », et le Dr Gallego « fait étalage de pseudo-problèmes ».
Le delphinarium a alors présenté l’attestation de Monsieur Gojceta qui a pris l’initiative de venir constater la situation par lui-même, alerté par nos publications, nous dit-on. Mais il ne s’agit ni plus ni moins que d’un dresseur de dauphins, coordinateur pour les grands dauphins du Programme Européen pour les espèces menacées. Quel rapport avec les orques? De plus, il n’est pas vétérinaire et officie à Attica où a été envoyé Ekinox (le fils de Femke), parc grec condamné pour avoir fonctionné sans la moindre autorisation pendant 4 ans.

Des mensonges et des larmes de crocodile

L’avocate a prétendu que nos plaintes pour Inouk et pour Moana avaient été classées sans suite. Ah bon ?! Quelle étrange affirmation alors même que nous n’avons à ce jour reçu aucune décision de classement. On reconnaît bien là l’industrie qui accuse les défenseurs des animaux de mentir en mentant elle-même.

Enfin, elle a tenté d’amadouer le tribunal en avançant que « le personnel du parc se sent insulté par cette procédure : ils apportent amour et soin aux animaux » et qu’il faudrait laisser le delphinarium travailler en paix…

La décision devrait être rendue le 30 juin prochain.

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse

Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse
20.05.2022
Antibes
Pour Moana et Inouk, One Voice assigne le Marineland d’Antibes en justice. Audience le 25 mai à Grasse
Exploitation pour le spectacle

Pour offrir une autre vie à Moana et Inouk, deux des quatre orques détenues au Marineland d’Antibes et dont l’état de santé est très préoccupant, nous avons tout fait. Et nous continuons! Après nos campagnes pour éviter leur transfert en Chine, nos enquêtes et rassemblements, et, dernièrement, la publication de rapports d’expertise suivis de plaintes toujours en cours, pour toutes les orques françaises, One Voice assigne à présent le parc en justice. L’audience aura lieu au tribunal judiciaire de Grasse le 25 mai 2022 à 8h30.

Le but de notre procédure: obtenir un avis d’expert indépendant

L’objectif de cette procédure de référé est d’obtenir la désignation d’un expert qui aura pour mission d’établir un bilan clinique de l’état de Moana et d’Inouk, de leurs conditions de détention et de récupérer à cet effet un certain nombre de pièces officielles.

Dans ce cas, l’expert devra notamment déterminer si l’état de santé de Moana et d’Inouk leur permet de participer au spectacle, si la qualité de l’eau et les installations sont à même de garantir le bien-être de ces orques et procéder à toutes les analyses nécessaires.

Des rapports accablants

Cette demande d’expertise se base sur les rapports accablants établis par la biologiste marine néo-zélandaise spécialiste des cétacés, la Dre Ingrid Visser, sur Moana, qui présente des taches sur la peau pouvant être le signe d’une maladie grave, et sur Inouk dont l’état de la dentition est l’un des pires de toutes les orques captives au monde.

L’importance de respecter les orques et de fuir les delphinariums

Les animaux appartiennent au patrimoine de l’humanité, comme aime à le rappeler notre conseil aux tribunaux. En effet, sans animaux dans la nature, nous dépossédons nos enfants de ces êtres fantastiques qui peuplent notre planète à leurs côtés.

Et pour ce qui est des orques, dauphins et baleines en particulier, des experts se sont déclarés sur leur sentience. L’ONU a fait écho à cette déclaration sur la nécessité de protéger leurs cultures. En Inde, les delphinariums sont d’ailleurs interdits depuis 2013.

Des plaintes toujours en cours

Dans le prolongement de ces rapports, nous avons déposé deux plaintes auprès du procureur de Grasse à l’encontre du delphinarium qui les détient. Le 8 avril 2019 pour Inouk et le 12 novembre 2021 pour Moana, pour des faits de mauvais traitements envers les animaux placés sous la garde du Marineland, de placement ou maintien d’un animal sauvage captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance, et d’exploitation irrégulière d’un établissement détenant les animaux d’espèces non domestiques.

Ces plaintes sont toujours en cours. Cependant, l’urgence de la situation requiert que des mesures conservatoires soient prises afin de limiter la détresse de ces animaux.

Par ailleurs, les cas d’Inouk et Moana ne sont pas des cas isolés, et interrogent sur la qualité des soins apportés, mais également des infrastructures et de l’eau. Nous sommes également inquiets pour Wikie et Keijo. C’est la raison pour laquelle une demande de mesure d’expertise a été engagée.

 

Inouk, orque mâle de 20 ans en captivité, souffrant de lésions dentaires chroniques et étendues

Rapport d’expertise, mars 2019 (Inouk, rapport d’expert, mise à jour août 2020)

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Moana, orque mâle de 10 ans, né en captivité, avec des lésions tissulaires sous-dermiques

Rapport rédigé pour One Voice par Ingrid N. Visser (Dr)

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Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!

Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!

Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!
20.05.2022
International
Appel à Air France: ne transportez plus de singes pour les labos!
Expérimentation animale

Air France est un important transporteur de primates non humains pour la recherche et les tests de toxicité (empoisonnement). Chaque année, la compagnie aérienne transporte des milliers de singes à travers le monde depuis Maurice et le Vietnam, à destination de laboratoires en Europe et aux États-Unis.

Photo : Caisses d’expédition d’Air France avec des singes à l’intérieur – Crédit Cruelty Free International

Il y a un mois, Action for Primates (UK), One Voice (FR) et Stop Camarles (ESP) révélaient que le 14 avril dernier, sur son vol 473 en provenance de Maurice, Air France avait transporté dans ses soutes 100 « passagers » contraints et forcés: des singes. Ils avaient été arrachés à leurs familles et groupes sociaux avant d’être emprisonnés dans de petites caisses, direction Labcorp au Royaume-Uni, une société de recherche…

Le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche est une activité cruelle et brutale responsable de l’expédition de dizaines de milliers de singes à travers le monde chaque année.

Voyage vers l’horreur…

Les vols Air France du Vietnam et de l’île Maurice vers les États-Unis, impliquent des temps de vol de 20 heures ou plus, à quoi s’ajoute une escale à Paris. À la fin de leurs voyages cauchemardesques, ces singes, destinés à passer leur vie dans une cage métallique à des milliers de kilomètres de leurs familles, sont soumis à des expériences et des tests qui les feront souffrir de manière inimaginable, avec la mort comme seule issue ; loin d’une vie libre dans leurs maisons de la jungle.

De nombreux macaques transportés par Air France sont destinés à des sociétés européennes de fourniture de primates, dont Silabe (Simian Laboratory Europe) et Bioprim en France et Camarney S.L en Espagne. Les singes sont ensuite transférés dans des laboratoires et des installations de test sous contrat à travers l’Europe, notamment en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni, où ils sont destinés à être utilisés dans des tests de toxicité un terme scientifique pour dire qu’on les empoisonne. Ni plus ni moins.

Les tests de toxicité sont effectués pour évaluer les réactions indésirables aux médicaments ou aux produits chimiques, principalement dans le but de développer des produits commerciaux pour les humains. Les singes sont immobilisés et les médicaments sont administrés par divers moyens, notamment par voie intraveineuse (directement dans la circulation sanguine) ou par injection à travers un tube qui est forcé dans leur bouche pour atteindre l’estomac. De tels tests impliquent d’immenses souffrances et peuvent entraîner des vomissements, des convulsions, une perte de poids, une hémorragie interne, une défaillance d’organe et même la mort. Ceux qui ne meurent pas sont tous tués à la fin des tests pour étudier leurs organes.

Quelques vols Air France récents…

Le 12 septembre 2021, soixante macaques à longue queue ont été exportés par Vietnam Monkey Breeding & Development Joint Venture et transportés par Air France du Vietnam (Ho Chi Minh) à Paris (Charles de Gaulle). Le 10 octobre 2021, ils étaient à nouveau soixante à suivre le même trajet. Le 13 février 2022, ils étaient cent-vingt et le 13 mars 2022, quatre-vingt.

American Airlines, British Airways, United Airlines, Eva Air, Air Canada, China Airlines, Kenya Airways…

Suite à l’inquiétude internationale, de nombreuses compagnies aériennes de passagers ont mis fin à leur implication dans ce commerce en refusant de transporter des singes vers les laboratoires. D’autres transporteurs de passagers et de fret ont également déclaré leur intention de ne pas s’impliquer dans cette activité. Mais, Air France continue ces expéditions.

Nous exhortons les gens à considérer ces singes qui pourraient être emprisonnés dans la soute sous leurs pieds, terrifiés, seuls et très loin de chez eux, avant d’utiliser Air France. Au lieu de cela, choisissez une compagnie aérienne qui refuse d’expédier des singes à des milliers de kilomètres à travers le monde pour qu’ils finissent leurs jours à souffrir et à mourir dans les cages métalliques froides d’un laboratoire.

Joignez votre voix à celles d’Action for Primates, One Voice et Stop Camarles dans notre appel à Air France pour qu’elle cesse de transporter des singes pour la recherche et rejoigne les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce.

Anne Rigail, Directrice générale: anne.rigail@airfrance.fr et mettez en copie Philippe Boronat: philippe.boronat@airfrance.fr et Guilhem Laurans: gulaurans@airfrance.fr

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
19.05.2022
France
Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
Animaux sauvages

Il faut que cesse la surenchère dans l’horreur dirigée contre les Choucas des tours dans de nombreux départements. Nous attaquons quatre arrêtés préfectoraux qui autorisent une fois de plus le massacre par milliers de ces oiseaux protégés. Nous avons fait un dépôt de référé et de recours dans le Morbihan, mais également dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Maine-et-Loire. Plusieurs audiences sont prévues: trois en Bretagne le 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes, et celle du Maine-et-Loire le 23 mai à 15h à Nantes.

Les préfets de l’ouest du pays prévoient ainsi le massacre de 16 000 Choucas des tours dans le Finistère, 8000 dans les Côtes-d’Armor, 3000 dans le Morbihan et 635 dans le Maine-et-Loire. C’est insoutenable! Nous dénonçons ces abattages de masse et le fait que des choucas blessés pourront agoniser dans des souffrances atroces alors que leurs petits orphelins mourront de faim.

Rappelons que les oiseaux concernés sont des corvidés qui bénéficient d’un statut censé les protéger, contrairement à leurs cousins les corbeaux freux et les corneilles, considérés comme nuisibles ou ESOD (espèces pouvant être classées comme « susceptibles d’occasionner des dégâts ») un peu partout en France.

La cerise sur le gâteau de la barbarie d’État: non seulement les autorisations sont publiées par dizaines par les préfectures pour tuer des oiseaux (déjà bien mal en point, vu la 6e extinction de masse qui a lieu en ce moment), mais ces oiseaux-là ne sont pas protégés par hasard! Avec ses dérogations sur les Choucas des tours, chaque préfecture autorise donc en réalité ni plus ni moins leur extinction! C’est toujours pareil: dès qu’il faut agir pour la planète, le climat ou les animaux, les intérêts humains privés passent systématiquement au premier plan, ruinant tout effort pour redresser la barre, tout espoir de changement.

Les abattages favorisent la reproduction

Dans de nombreux territoires, on constate trop souvent que les agresseurs méconnaissent totalement le comportement des choucas!

L’étude récente de la DREAL de Bretagne, attendue de longue date et enfin publiée au printemps 2022, expose d’ailleurs que ces abattages annuels massifs ne permettent pas de réduire les dégâts et que les quotas fixés d’oiseaux à tuer ne reposent sur aucune justification scientifique L’étude évoque également des pistes de réflexion autour de l’évolution des pratiques agricoles. Nous ajoutons que ces dégâts sont discutables et ne sont pas forcément le fait des choucas…

Nous ne céderons rien et remettrons notre ouvrage sur le métier autant de fois qu’il le faudra pour la défense des choucas, des corneilles ou des corbeaux, ces oiseaux si intelligents. Nous demandons donc l’annulation et la suspension en urgence de ces quatre arrêtés qui autorisent un abattage massif et imminent de milliers d’oiseaux issus d’une espèce protégée. Rien ne justifie ces tueries légalisées qui interviennent en pleine période de nidification et d’élevage des petits!

Pour le Maine-et-Loire, le juge des référés a fixé l’audience à Nantes à 15h le 23 mai prochain. Pour le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère, la date d’audience est groupée et fixée finalement au 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes.

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe

L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe
18.05.2022
Europe
L’ICE Pour une Europe Sans Fourrure : pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Europe
Exploitation pour la Mode

Aujourd’hui, One Voice, représentant français de la coalition internationale Fur Free Alliance, se joint à Eurogroup for Animals pour célébrer le lancement de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) Pour une Europe Sans Fourrure. En un an, nous devrons recueillir un million de signatures au sein des pays membres de l’Union européenne pour mettre enfin un terme à la fourrure en Europe.

L’ICE Fur Free Europe demande à l’UE d’interdire les élevages d’animaux à fourrure ainsi que la mise sur le marché des produits issus des fermes à fourrure, car la fourrure est contraire à l’éthique, dangereuse et non durable :

  • Les besoins comportementaux complexes des animaux sauvages ne peuvent être satisfaits dans les fermes à fourrure : les enfermer dans de petites cages pour uniquement les tuer, ou principalement pour la valeur de leur fourrure, ne peut pas non plus être légalisé pour les espèces domestiques.
  • Les fermes à fourrure présentent un risque pour la santé animale et humaine, comme l’a prouvé la pandémie de COVID-19, lorsque des centaines d’élevages de visons ont été touchés par des épidémies de coronavirus et que de nouvelles variantes du virus ont été transmises des animaux aux humains.
  • L’élevage d’animaux à fourrure a un impact environnemental important puisque le traitement et la teinture de la fourrure nécessitent l’utilisation de produits chimiques toxiques. En matière de pollution des sols par les métaux toxiques, la production de fourrure se classe parmi les cinq industries les plus polluantes.
  • L’industrie de la fourrure constitue également une grave menace pour la biodiversité indigène. Certaines espèces d’élevage, comme les visons d’Amérique et les chiens viverrins, se sont échappées des fermes à fourrure et sont maintenant considérées comme des espèces exotiques envahissantes (EEE) causant d’importants dommages à la faune indigène européenne.

Lors d’une réunion du Conseil de l’Union européenne (Agriculture et Pêche), les Pays-Bas et l’Autriche ont déposé une note informative, soutenue par la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg et la Slovaquie, demandant à la Commission européenne d’interdire l’élevage d’animaux à fourrure. L’appel à mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure dans l’UE pour des raisons de bien-être animal, de santé publique et de considérations éthiques, a été soutenu par un total de douze États membres lors des délibérations sur ce document.

L’ICE Fur Free Europe a été officiellement enregistrée par la Commission européenne le 16/03/2022 et courra à partir du 18/05/2022 pour une durée d’un an.

« Depuis des années One Voice n’a eu de cesse de montrer le vrai visage de l’industrie de la fourrure. Les images d’enquête que nous avons menées en France pour dénoncer les conditions de détention des visons et les ravages sur l’environnement ont choqué le public bien entendu, les parlementaires français, et jusqu’aux eurodéputés.
Nos procédures en justice ont permis d’appliquer une pression sur les élevages et d’empêcher leur agrandissement, rendant leur modèle économique impossible à tenir. 

La fourrure ne plait plus aux consommateurs, car la réalité de ce qu’elle recouvre leur a sauté aux yeux. En France, les élevages d’animaux sauvages pour leur pelage sont désormais interdits par la loi. Faisons en sorte que cette grande victoire se propage partout chez nos voisins de l’Union européenne! Les citoyens européens doivent s’engager et signer l’ICE Pour une Europe sans Fourrure. »

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice

« L’Europe n’a jamais eu un besoin plus urgent d’inscrire le commerce barbare de la fourrure aux oubliettes de l’histoire. L’industrie de la fourrure traite non seulement les animaux avec cruauté pour un produit dont nul n’a besoin, mais encore s’est-elle avérée être un terrain fertile pour les épidémies de maladies infectieuses telles que la COVID-19, en plus d’avoir un impact gravissime sur l’environnement. Nous savons que l’opinion publique en Europe s’oppose à l’industrie de la fourrure et nous avons besoin que les citoyens européens agissent dès maintenant en signant l’ICE », a déclaré Joh Vinding, président de la Fur Free Alliance.

« Nous avons une opportunité sans précédent de mettre enfin un terme à cette pratique cruelle et inutile. Les citoyens européens le réclamaient depuis longtemps et leurs souhaits ont commencé à faire évoluer le monde de la mode, de nombreuses marques historiques se passant aujourd’hui de fourrure. Le Conseil AGRIFISH de l’année dernière a prouvé qu’il existe désormais une volonté politique. Nous appelons le public à nous aider à écrire l’histoire et à interdire la fourrure une fois pour toutes, et aux institutions européennes à soutenir la demande du public », a commenté Reineke Hameleers, PDG d’Eurogroup for Animals.

Je signe l’ICE Pour une Europe Sans Fourrure

Notes

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure

Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure
18.05.2022
Europe
Agissez maintenant pour une Europe sans fourrure
Exploitation pour la Mode

Les animaux des fermes à fourrure subissent un confinement intense, disposés en rangées dans des petites cages. Ils souffrent d’automutilation, de blessures infectées, de membres manquants et de cannibalisme. L’élevage d’animaux à fourrure va à l’encontre du concept le plus élémentaire de bien-être animal.

L’initiative citoyenne européenne « Fur Free Europe » demande à l’UE de:

  • Interdire les fermes à fourrure
  • Interdire les produits issus des fermes à fourrure sur le marché européen

Soyez acteur de cet événement historique! Agissez maintenant en inscrivant votre nom à l’initiative (en bas de page). Il ne s’agit pas d’une simple pétition. Lorsque nous aurons atteint 1 million de signatures validées, la Commission européenne sera obligée de réagir et de prendre des mesures.

Pourquoi interdire l’élevage d’animaux à fourrure et les produits issus de fermes à fourrure?

IMMORAL

Les besoins comportementaux complexes des espèces animales sauvages, comme les renards et les visons, qui sont élevées pour leur fourrure ne sauraient être comblés dans les fermes à fourrure. Enfermer des animaux dans de petites cages pour les tuer uniquement, ou principalement, pour la valeur de leur fourrure ne peut pas non plus être légalisé pour des espèces domestiques comme les lapins et les chinchillas. L’élevage d’animaux à fourrure est immoral, peu importe où il a lieu, et c’est pourquoi nous demandons également l’interdiction de la vente de fourrure issue de la production intensive de fourrure.

DANGEREUX

Les fermes à fourrure comportent un risque pour la santé animale et humaine. Lors de la pandémie de COVID-19, des centaines d’élevages de visons ont été touchés par des épidémies de coronavirus, et l’on a découvert que des animaux avaient transmis à l’homme de nouvelles variantes du virus SRAS-CoV-2.

NON DURABLE

L’élevage d’animaux à fourrure présente un impact environnemental important et fait peser une grave menace sur la biodiversité indigène. Depuis qu’il s’est échappé des élevages d’animaux à fourrure, le vison d’Amérique est présent dans toute l’Union européenne et a entraîné d’importants dommages à la faune indigène européenne. Le traitement et la teinture de la fourrure nécessitent l’utilisation de produits chimiques toxiques. Le traitement et la teinture des fourrures figurent parmi les cinq industries les plus polluantes en matière de pollution des sols par des métaux toxiques.

Pourquoi maintenant?

L’élevage d’animaux à fourrure et ses dérivés devraient appartenir au passé : l’heure est venue de créer une Europe sans fourrure. L’Union européenne dispose d’une occasion unique d’y parvenir:

  • L’industrie de la fourrure fait face à une crise économique et sanitaire en raison du COVID-19.
  • Douze pays de l’UE ont récemment demandé à la Commission européenne de réfléchir aux possibilités d’interdire définitivement l’élevage des animaux à fourrure dans l’UE et de soumettre une proposition législative pour y parvenir.
  • La Commission européenne révise actuellement la législation de l’UE relative au bien-être animal. Cette révision constitue une opportunité de mettre en place une interdiction à la fois de la production et du commerce de la fourrure d’élevage.
  • Des centaines de marques ont cessé d’utiliser la fourrure, répondant ainsi aux exigences éthiques de leurs clients.

Nous disposons d’une opportunité unique d’y parvenir. Agissez maintenant pour que nous puissions y arriver ensemble.

Qu’est-ce qu’une initiative citoyenne européenne?

L’initiative citoyenne européenne constitue un moyen unique et efficace pour les citoyens de l’UE de contribuer à façonner notre avenir en demandant à la Commission européenne de proposer de nouvelles lois.

Il ne s’agit pas d’une simple pétition. Lorsqu’une initiative atteint 1 million de signatures validées, la Commission européenne est obligée de réagir et de prendre des mesures.

Pour y parvenir, l’initiative exige des citoyens qu’ils fournissent des données à caractère personnel pour confirmer leur soutien. Rassurez-vous, vos informations ne peuvent être utilisées que dans le but de soutenir cette initiative, et non à d’autres fins. Fur Free Europe se conforme à toutes les exigences légales, au RGPD et aux règles de protection des données.