Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale

Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale

Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale
19.07.2022
Union Européenne
Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale
Expérimentation animale

L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Save Cruelty Free Cosmetics n’est pas une simple pétition : atteindre un million de signatures astreindra la Commission européenne à étudier la proposition et à y apporter une réponse. Vous avez jusqu’au 31 août pour signer et faire signer vos proches ! Sans vous, sans eux, nous n’y parviendrons pas.

L’année dernière, One Voice et de nombreuses associations, coalitions et marques engagées se sont associées pour lancer une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) contre l’expérimentation animale, notamment en ce qui concerne les cosmétiques. La date butoir du 31 août 2022 approche, et nous vous appelons à nouveau à signer et à diffuser (voir en fin d’article) le plus largement possible cette initiative.

Un acte politique engagé

Une pétition n’engage généralement pas ses destinataires. Mais une ICE est beaucoup plus qu’une pétition car si celle-ci recueille plus d’un million de signatures, la Commission européenne est obligée d’en étudier les demandes et d’y répondre.

Signer l’ICE est donc réellement un acte politique engagé.

Les demandes de l’ICE SaveCrueltyFreeCosmetics

Vous avez trois raisons de signer cette ICE :

  1. Garantir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques

En effet, d’après une analyse publiée en 2021, plus de 60 ingrédients exclusivement cosmétiques ont fait l’objet de tests sur des animaux dans l’Union européenne malgré les interdictions de ces tests depuis 2009 et 2013. Et c’est compter sans les milliers d’ingrédients à usages multiples. Nous vous avions fait part de nos inquiétudes sur ce retour en arrière dramatique

  1. Réformer la réglementation de l’UE relative aux produits chimiques.

Cette réglementation oblige régulièrement les entreprises à pratiquer des tests sur les animaux concernant notamment les plastiques et autres produits du pétrole, mais aussi les métaux, les colorants, les huiles essentielles, et ainsi de suite.

  1. Établir une feuille de route pour sortir de l’expérimentation animale.

Le Parlement européen a adopté à l’unanimité, en septembre 2021, une résolution pour sortir de l’expérimentation animale.

Signer l’ICE permettra de maintenir la pression sur l’Union européenne pour l’avènement d’une politique vraiment ambitieuse !

Nous devons encore trouver plus de 300 000 signatures

Onze pays, dont la France, ont atteint le seuil minimum de signatures, ce qui remplit le premier critère nécessaire à la réussite de l’ICE. Le deuxième critère est d’atteindre un million de signatures – sans compter les doublons. Nos eurodéputés sont d’accord avec nous, ils sont en faveur d’un plan d’action de sortie de l’expérimentation animale. Il ne reste que la Commission européenne à saisir. Nous comptons sur vous pour nous aider à atteindre ce but !

Avec déjà plus de 100 000 signatures (presque 200 % du seuil national), la France est en bonne place parmi les signataires. Mais l’heure n’est pas au relâchement, il n’y a plus une minute à perdre : d’autres pays sont allés encore plus loin. La Slovaquie en est à presque 250 %, la Finlande et l’Allemagne à presque 300 %, la Bulgarie a dépassé les 300 % et la République tchèque est sur le point d’atteindre 600 % de son seuil de signatures !

Et il en manque encore 300 000 pour atteindre le seuil minimal… Vous pouvez participer au changement pour les animaux utilisés dans les laboratoires !

Pour aider à sortir de l’expérimentation animale, vous pouvez signer l’ICE (si vous ne l’avez pas déjà fait) et encourager vos proches et vos réseaux à faire de même et à diffuser le lien http://savecrueltyfree.eu ou https://endanimaltesting.eu/fr ainsi que le QR Code.

Pour les motiver, vous pouvez expliquer à vos proches que le processus de signature est aujourd’hui très simple et se fait sans carte d’identité. Vous pouvez également leur rappeler que malgré les apparences, il ne s’agit pas d’une simple pétition, mais d’un processus politique qui pourra avoir un impact réel et profond.

Modèle de tweet à partager :

Modèle de message à partager sur vos autres réseaux sociaux, Facebook, Instagram, … :

Plus qu’un mois pour atteindre le million de signatures nécessaires à l’ICE #SaveCrueltyFreeCosmetics ! Sans elle, pas d’avancée possible contre l’#ExpérimentationAnimale. Signez, partagez, parlez-en à vos proches! http://www.savecrueltyfree.eu/ @onevoiceanimal #EndAnimalTesting

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !
18.07.2022
Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !
Animaux sauvages

One Voice relaie l’appel de son partenaire JAVA à empêcher l’envoi de macaques libres de la ville japonaise d’Otia dans un zoo uruguayen. Ensemble, empêchons ce transfert !

Edit au 26 août 2022

Grâce au travail de nos amis de JAVA et à la mobilisation internationale, Ōita annule son projet ! Les macaques libres de cette ville japonaise n’iront pas croupir dans un zoo uruguayen. Plus d’infos sur le site de notre partenaire (en japonais).

 

La ville d’Oita au Japon poursuit son projet visant à capturer des macaques japonais sauvages au Mont Takasaki (1) et à les donner au Bioparc « Washington Rodriguez Piquinela » en Uruguay, autrement dit à un zoo.

C’est lors du Tournoi japonais de la Coupe du monde de rugby 2019 que les discussions ont commencé. Oita, pour justifier la raison qui la pousse à donner des singes, a fournit une explication aberrante : « Nous aimerions que les singes relient nos deux pays et accroissent la renommée de notre ville. »… Sans commentaire.

Ce projet se heurtant à de nombreux écueils, notamment en matière de bien-être animal. Notre partenaire JAVA a envoyé le 23 mai 2022 un courrier au maire d’Oita l’enjoignant de procéder à l’annulation du projet, et a également adressé une lettre au gouverneur de la préfecture d’Oita, qui a le pouvoir d’accorder les permis de capture d’animaux sauvages, l’exhortant à ne pas en délivrer. Puis, le 29 juin, JAVA a demandé au gouverneur du département de Durazno, en Uruguay de refuser le don de singes.

Capturer et arracher à leur famille des macaques libres et les assigner à résidence, un non-sens!

Les macaques japonais vivent en groupes composés
d’environ 10 à 100 individus, centrés autour des femelles et des enfants. Ils mènent
des vies d’une grande complexité et très riches sur le plan social. Il est établi
que ce sont des animaux très intelligents, dotés d’une mémoire et de capacités
cognitives excellentes.

Ce projet arrachera des singes libres à leurs
groupes respectifs afin de satisfaire au nombre d’animaux requis pouvant être
élevés au zoo. En outre, les macaques japonais sont nomades. Leur rayon d’action s’étend sur
plusieurs dizaines de kilomètres carrés, voire jusqu’à cent kilomètres carrés
dans certains cas. Enfermer ces animaux dans un zoo leur causera une profonde
détresse émotionnelle et constitue une violence psychologique indéniable.

La capture et la détention requises pour pratiquer les tests de maladies infectieuses sont éprouvantes

La méthode actuellement envisagée pour capturer les
singes et les tester pour les maladies infectieuses consiste à les piéger dans
des cages de dix mètres carrés, à les transférer un par un dans des cages
individuelles pour les tester, et à les y enfermer pendant six semaines jusqu’à
la fin des tests. Ces animaux qui vivaient librement dans les montagnes se
retrouveront soudain pris au piège, séparés de leurs amis et prisonniers de
cages exiguës pendant de longues périodes. Ils seront en proie à la terreur, ne
sachant pas à quoi ils seront soumis ni s’ils seront tués.

Le transport constitue également une épreuve

Lorsque les animaux sont transportés par voie
aérienne, ils sont généralement placés dans la soute avec la cargaison. Ils sont
enfermés dans de petites cages, soumis au fracas des moteurs, à l’obscurité
totale, aux températures élevées en été et négatives en hiver, ainsi qu’à la peur
de ne pas savoir où ils vont débarquer. Il faut environ trente heures pour se
rendre du Japon en Uruguay par avion, environ un mois par mer. Ce à quoi s’ajoute le
temps de transport intérieur au Japon et en Uruguay. Voilà tout ce que ces
singes devront endurer! (2)

Ces situations démontrent que le transport a de
lourdes conséquences sur la santé physique et mentale des animaux et qu’il
s’agit d’une pratique extrêmement préoccupante relativement à leur bien-être.

C’est un gaspillage d’argent public

Oita a déjà obtenu un budget de 7 millions de
yens (environ 51000 euros) pour les frais de préparation tels que l’achat de
cages pour l’élevage. Il paraît que les frais de transport seront garantis pour le prochain exercice financier. Cependant, à cause de la crise de
la COVID-19, les finances de la ville sont dans une situation difficile. Il s’agit
donc d’un énorme gaspillage d’impôts.

Les Macaques japonais ne sont pas une espèce rare et sont tués à Oita

Pour commencer, les Macaques japonais ne vivent pas
uniquement dans la ville d’Oita, mais dans presque toutes les régions du Japon.
Ils ne sont pas une espèce rare et sont plutôt traités dans le pays comme des
« nuisibles » en raison des dégâts qu’ils causent aux cultures.
Ainsi, près de 20000 d’entre eux sont massacrés chaque année. Le nombre de campagnes
d’abattage dans la préfecture d’Oita, était de 341 en
2018.

Jusqu’en 2001, Oita a fourni les laboratoires en singes provenant du Mont Takasaki

De plus, de 1980 à 2001 environ, la ville a
capturé des singes du Mont Takasaki pour les envoyer à l’Université médicale d’Oita
(aujourd’hui l’Université d’Oita) à des fins d’expérimentation. À l’époque,
JAVA avait engagé des poursuites en justice contre la ville pour ces captures
illégales et publié une pétition. À la suite des nombreuses
critiques reçues, Oita a mis fin à cette pratique. Les humains ne devraient
plus jamais utiliser de singes à des fins égoïstes.

Nous nous demandons quel objectif poursuit la
ville d’Otia en voulant accroître sa notoriété en Uruguay. Si elle veut
augmenter sa popularité et approfondir son amitié avec ce pays, elle doit faire
appel à la culture, à la nature, etc., qui lui sont propres, et
donner aux citoyens la possibilité d’interagir les uns avec les autres, et non à des individus sentients.

Selon les médias, en 1977 Oita avait déjà fait un don de singes du
Mont Takasaki à un zoo de Rome. La ville ne doit pas répéter ce qu’elle
a fait il y a 45 ans.

Passez à l’action !

La ville d’Oita a répondu à JAVA qu’elle avait l’intention
de demander à la préfecture l’autorisation de capture vers le mois de septembre
de cette année. Nous vous remercions de votre coopération pour faire entre-temps
annuler ce projet, en écrivant très poliment aux autorités !

Au maire d’Oita

Merci de faire part de votre avis au maire d’Oita :
« N’envoyez pas les singes du Mont Takasaki en Uruguay ! », et
« Je demande à ce que le projet de don de singes à l’Uruguay soit annulé. »

Maire d’Oita, M. Kiichiro Sato
2-31 Niagemachi, Oita City, Oita Pref. 870-8504 Japan
kochokoho@city.oita.oita.jp

Au gouverneur du département de Durazno

Merci de faire part de votre avis au gouverneur du département de Durazno :
« N’acceptez pas les singes de la ville d’Oita ! »

Intendant de Durazno
Lic. Prof. Carmelo Vidalín Aguirre
intendente@durazno.gub.uy

(1) Il y a le jardin zoologique naturel de Takasakiyama (ouvert en 1953), géré par la ville d’Oita, au Mont Takasaki. Des singes sauvages y sont nourris dans le but d’attirer les touristes. Étant donné que le zoo et ses environs sont des zones où la capture est interdite, les singes destinés à être donnés devraient être capturés ailleurs.

(2) Les normes en vigueur relatives au transport d’animaux
sont les suivantes :

Traduit de l’anglais par Méryl Pinque

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet
13.07.2022
Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet
Exploitation pour le spectacle

En juillet, dans 13 villes de France, One Voice sensibilisera le public sur l’exploitation des animaux pour le divertissement, dans les cirques et delphinariums. L’association organise une action militante nationale coordonnée, le 16 juillet à Annecy, Antibes (où une manifestation aura lieu à proximité du Marineland), Lyon, Metz, Montpellier, Nantes (où un hommage au dauphin Aïcko mort à Planète Sauvage aura lieu), Rouen et Troyes, le 17 à La Rochelle et Sisteron, le 23 à Aix-en-Provence, le 24 à Lille, et le 30 à Strasbourg.

Pour One Voice, qu’ils soient marins ou terrestres, c’est dans leur milieu naturel que les animaux doivent être préservés et protégés.

Cirques et delphinariums : des lieux d’ennui et de souffrance intense

Les orques et dauphins mènent une vie misérable dans les bassins en béton des delphinariums, où ils souffrent tous cruellement de la captivité. Ils y meurent jeunes, malades, blessés et parfois rendus agressifs par l’ennui, la frustration et les innombrables privations. Nous appelons le public à nous rejoindre et à réclamer à nos côtés le transfert des cétacés captifs des deux derniers delphinariums en France, Planète Sauvage près de Nantes et Marineland Antibes, dans un sanctuaire marin.

Dans les cirques, les animaux sont maintenus dans la souffrance par leurs conditions de détention, par la violence du dressage, la fureur des spectacles, la dureté de l’itinérance.
Un calvaire sans fin qui fait dire à des spécialistes qu’il s’agit d’une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue. Beaucoup naissent et meurent dans un camion ; et disparaissent dans l’indifférence.

Une loi inaboutie et une campagne de plus de vingt ans

La loi contre la maltraitance animale est un pas en avant sur certains sujets, mais elle ne va absolument pas assez loin pour les animaux détenus et exploités pour le divertissement. One Voice continue donc son travail de sensibilisation du public à la réalité derrière les paillettes grâce à des images d’enquête et des procédures. Ses militants inciteront un maximum de personnes à ne pas se rendre dans ces lieux de misère animale, comme elle le fait depuis plus de vingt ans. C’est de cette manière qu’elle a contribué à faire en sorte que les chapiteaux et les delphinariums ferment les uns après les autres par manque de spectateurs.

Ces animaux à la dignité bafouée subissent tous le même sort épouvantable.
Pour eux, nous ne lâcherons rien.

Attention, avant de vous rendre sur place, veuillez consulter l’événement en ligne
mis à jour en direct pour vous assurer qu’il n’a pas été modifié.

Dép. VILLES Evénement Facebook Adresse Dates Horaires
13 Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/1439219893178530 Allées de Provence Le 23 juillet 10h30 à 12h30
74 Annecy https://www.facebook.com/events/358469066419147/ Carnot Le 16 juillet 14h30 à 16h30
6 Antibes https://www.facebook.com/events/540236677589677 1715, route de Nice Le 16 juillet 16h30 à 18h
17 La Rochelle https://www.facebook.com/events/586837823005366 Cours des Dames, Vieux port Le 17 juillet 15h à 17h
59 Lille https://www.facebook.com/events/2303900679763394 1, rue des Tanneurs Le 24 juillet 14h30 à 16h
69 Lyon https://www.facebook.com/events/1504208013330881 Porte des Enfants du Rhône
Parc de la Tête d’Or
Le 16 juillet 15h à 16h30
57 Metz https://www.facebook.com/events/477162744169050/ 64, rue Serpenoise Le 16 juillet 14h30 à 16h 30
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/599699914699651/ Place de la Comédie Le 16 juillet 10h30 à 12h
44 Nantes https://www.facebook.com/events/5499447786742538 Lieu à définir Le 16 juillet 16h à 18h
76 Rouen https://www.facebook.com/events/1217000419126750 Place du Général de Gaulle Le 16 juillet 14h30 à 16h
5 Sisteron https://www.facebook.com/events/560755435453390/ Plan d’Eau des Marres Le 17 juillet 10h30 à 13h
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/574302834134367 Place du Corbeau Le 30 juillet 10h30 à 12H
10 Troyes https://www.facebook.com/events/385590263541291/ 71, Rue Emile Zola Le 16 juillet 15h30 à 18h

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler
12.07.2022
France
À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler
Expérimentation animale

Pour tester des techniques de chirurgie vétérinaire, l’École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) utilise des juments et des chevaux « expérimentaux », qui ne connaitront jamais rien d’autre que l’expérimentation animale. Dans une vidéo publiée en 2021 dans un article de l’EnvA, on entend le personnel rire de bon cœur alors que l’un de ces chevaux est en pleine chirurgie expérimentale.

Image : Capture d’écran de la vidéo S1 du papier « Balloon catheter occlusion of the maxillary, internal, and external carotid arteries in standing horses »

Suite à la publication de certains messages virulents sur les réseaux sociaux contre l’école vétérinaire, le personnel voire les étudiants, nous appelons à faire preuve de mesure et à rester dans l’absolue non-violence, comme nous l’avons toujours fait. Les insultes, menaces et injures n’aideront jamais les animaux ni les combats que nous menons ensemble. Merci à vous.

L’utilisation de l’expérimentation animale en recherche vétérinaire est un sujet complexe : est-ce acceptable d’utiliser des animaux pour développer des médicaments et des procédures chirurgicales pour d’autres animaux ? La question se pose avec cette étude de l’EnvA, publiée en février 2021, qui teste la faisabilité de l’occlusion de diverses artères chez des chevaux et des juments debout, dans l’idée d’avoir une solution moins risquée que l’anesthésie générale pour traiter les chevaux et les juments atteintes de mycose des poches gutturales, une maladie grave.

De la chirurgie expérimentale à la table d’anatomie

Cette même question se pose beaucoup moins quand on sait que les animaux utilisés pour la première phase de l’étude ne présentaient aucune maladie – alors même que la deuxième phase de l’étude a testé la procédure sur des juments et des chevaux malades, avec l’accord de leurs « propriétaires », dans le but de les soigner.

C’étaient donc quatre juments et quatre chevaux non malades, « expérimentaux », qui n’avaient rien demandé mais qui ont eu la malchance d’avoir été élevés pour ça. Pour l’étude qui nous intéresse, ces individus ont subi des actes chirurgicaux invasifs à deux reprises, au niveau du cou, du visage ou de la gencive.

Après leur utilisation dans ces chirurgies expérimentales, tous les animaux ont été tués pour être utilisés dans le cadre de l’apprentissage de l’anatomie équine. À croire que les méthodes alternatives pour la formation spécialisée (telles que les simulateurs ou les applications en réalité augmentée) n’ont pas encore réussi à s’imposer en France.

Attention les images sont dures.

L’expérimentation animale fait rire

Évidemment, les opérations chirurgicales ne se passent pas toujours comme prévu – ce qui est tout aussi vrai pour les chirurgies expérimentales. Le « cheval 4 » a donc subi calmement la première chirurgie, mais a montré des signes d’anxiété et d’accélération de sa respiration pendant la deuxième chirurgie, allant jusqu’à bouger de manière incontrôlée malgré le sédatif.

L’article fournit un extrait vidéo de ce moment de la chirurgie. Attention, les images sont dures. Évidemment, elles sont dures parce qu’il s’agit d’une chirurgie. Mais elles sont d’autant plus dures à regarder quand on sait que ce cheval allait parfaitement bien avant d’être obligé de subir cette intervention, et qu’il a été tué quelques jours plus tard. Surtout, la fin de la vidéo (après que l’occlusion de l’artère est relâchée et que le chirurgien est sorti du champ de la caméra), où l’on entend les rires du personnel, est tout à fait indécente.

Comme si les manifestations d’angoisse et les troubles neurologiques de cet individu prêtaient à rire. Décidément, l’expérimentation animale alimente une conception bien particulière des animaux.

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye
11.07.2022
Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye
Exploitation pour le spectacle

Nous avons reçu des images et vidéos du 46ème tiercé de cochons de Vabres l’Abbaye. Elles donnent à voir des cochons hurlants, exposés à la foule et au bruit et forcés à avancer le plus rapidement possible… Nous avons écrit au maire.

Monsieur Frédéric Artis
Maire de Vabres l’Abbaye
Hôtel de Ville
12400 Vabres l’Abbaye

Vannes le 11 juillet 2022

Monsieur le Maire,

Nous avons été alertés par l’organisation du 46ème tiercé de cochons le 3 juillet dernier à Vabres l’Abbaye.

En notre qualité d’association ayant pour objet notamment de protéger et de défendre les animaux et l’environnement, nous sommes préoccupés par le traitement qui leur est réservé.

Les images et vidéos qui nous ont été communiquées montrent des cochons hurlants, exposés à la foule et au bruit et forcés à avancer le plus rapidement possible. Les animaux sont clairement désorientés et ne comprennent absolument pas ce qui est attendu d’eux.

Soumettre volontairement les animaux à un tel niveau de stress dans un but purement récréatif est cruel et contraire à l’éthique. Les cochons, qui sont pourtant des animaux aux capacités cognitives et sensibles extraordinaires, sont ici réduit à des numéros.

Un tel évènement a des répercussions grave sur le public et notamment sur les enfants. Les cochons sont considérés comme des objets de divertissement, sans aucune considération pour leurs besoins ou leurs désirs. Ce spectacle est à rebours de l’éducation de générations futures au respect de leur environnement et des individus avec qui elles le partagent.

Aucune tradition ne saurait légitimer la maltraitance animale. Cette situation ternit assurément l’image de Vabres l’Abbaye qui dispose par ailleurs d’un intérêt culturel incontestable. La célébration de la fête du village ne doit pas s’effectuer au détriment du respect des animaux.

C’est pourquoi, nous vous demandons de renoncer, à l’avenir, à l’organisation des tiercés de cochons, en privilégiant des évènements plus éthiques.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux
09.07.2022
Union européenne
Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux.
Expérimentation animale

La Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), dont One Voice est membre, a révélé que des dizaines de milliers de souris sont tuées dans des tests de botox d’une grande cruauté en dépit de l’existence de tests sans animaux. Le 9 juillet, l’ECEAE organise une Journée européenne d’action et demande à l’autorité responsable, la Direction européenne de la qualité du médicament & soins de santé (EDQM), de supprimer ce test de la réglementation.

La toxine botulique (appelée « botox ») est une neurotoxine utilisée à des fins cosmétiques comme l’élimination des rides du visage, mais aussi dans le cadre d’applications médicales. Chaque lot est testé sur des souris dans le test dit « DL50 ». Différentes doses de cette substance sont injectées dans l’abdomen de groupes de souris afin de déterminer la quantité à partir de laquelle la moitié des animaux décède. Le poison paralysant les muscles respiratoires, les souris meurent par suffocation alors qu’elles sont pleinement conscientes. En 2011, le fabricant américain Allergan a reçu l’approbation de son test cellulaire. En raison des protestations continues émanant de l’ECEAE et d’autres associations de protection animale, les sociétés Merz et Ipsen ont également remplacé la plupart de leurs tests sur animaux, mais ce combat n’est pas terminé.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Il est inacceptable que des animaux, des êtres sentients, soient encore soumis à une mort atroce pour un produit largement utilisé à des fins cosmétiques malgré la disponibilité de technologies non animales.»

Les résumés non techniques accessibles au public ont montré que des tests de botox pratiqués sur 22 440 souris ont été approuvés par l’Allemagne en 2021. En 2019, 46 800 souris (chiffre pouvant s’élever jusqu’à 150 000 au cours des années précédentes!) ont été utilisées dans des tests de botox rien qu’en Allemagne. En 2019 et 2020, des projets impliquant l’utilisation de toxine botulique sur des rongeurs et des oiseaux ont été approuvés en France pour étudier différentes pathologies des muscles ou de la douleur ou modéliser le botulisme aviaire. En Europe, l’Irlande a longtemps été le pays pratiquant le plus de ces tests. Les statistiques officielles de 2020 révèlent que 100 848 souris ont été soumises à ce qu’on appelle des tests de puissance par lot, très probablement de botox. 92 887 souris ont été tuées à cette fin en 2019, 138 846 en 2018 et 192 015 en 2017. La réduction est donc visible mais, aux yeux de l’ensemble des membres de notre coalition, quel que soit le nombre de souris sacrifiées, il est inacceptable.

La Pharmacopée européenne, qui réglemente les tests par lots de produits à base de botox, autorise un certain nombre de tests sans animaux mais également le fameux test DL50 sur les souris. L’ECEAE prie instamment l’autorité de régulation EDQM de le supprimer de la Pharmacopée afin de mettre un terme aux souffrances atroces qu’il inflige aux animaux.

Chaque année, début juillet, notre coalition organise une Journée d’action contre les tests de botox pratiqués sur les animaux afin de marquer la première approbation réglementaire, en 2011, d’un test éthique de culture cellulaire de botox.

L’ECEAE soutient également l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics » visant à éliminer progressivement l’expérimentation animale dans son ensemble. Un million de signatures doivent être recueillies d’ici le 31 août pour que la Commission européenne agisse. Nous comptons sur vous!

Recours et images inédites de One Voice de l’élevage de faisans et perdrix de La Peyratte destinés à la chasse

Recours et images inédites de One Voice de l’élevage de faisans et perdrix de La Peyratte destinés à la chasse

Recours et images inédites de One Voice de l’élevage de faisans et perdrix de La Peyratte destinés à la chasse
06.07.2022
Deux-Sèvres
Recours et images inédites de One Voice de l’élevage de faisans et perdrix de La Peyratte destinés à la chasse
Animaux sauvages

L’élevage de faisans et perdrix pour la reproduction et la chasse de La Peyratte a demandé une régularisation de son agrandissement à la préfecture des Deux-Sèvres, qui la lui a accordée. One Voice diffuse des images très récentes de l’élevage et a déposé un recours commun avec L214 contre cet arrêté, le 15 juin 2022 au tribunal administratif de Poitiers.

Que ce soit pour défendre les animaux ou protéger l’environnement, les raisons ne manquent pas de s’opposer à cet agrandissement, qui permet à l’élevage d’abîmer toujours plus la zone humide sur laquelle il est implanté.

Les déjections des oiseaux tombent en masse dans l’eau, répandant ainsi phosphore, ammoniaque et autres polluants divers dans un écosystème fragile. Or tout établissement classé tel que celui-ci aurait dû faire évaluer l’impact de son agrandissement sur l’environnement avant les travaux. Ici, non content de ne pas procéder à cette étude préalable, l’élevage n’a même pas demandé le droit initial de s’agrandir, et demandait ici une autorisation encore supérieure! Et cet agrandissement n’est pas anodin, la capacité est ainsi passée de 37000 à 95200 emplacements…

Élever des oiseaux pour le plaisir de leur tirer dessus

Comme dans de nombreux autres élevages pour la chasse dans lesquels nous avons enquêté par le passé, les oiseaux sont élevés dans des cages minuscules, leur bec est souvent percé et occulté pour éviter les blessures lors des altercations, inévitables dans des lieux si confinés, des milliers de femelles sont vouées à la reproduction pendant des années et en portent les stigmates, les œufs sont récupérés et mis en couveuse, puis les oiseaux sont placés dans des volières où ils se jettent sur les filets et ne peuvent apprendre à voler correctement.

Ils sont par la suite vendus à des équipages et fédérations de chasseurs qui les relâchent pour donner l’impression d’une « bonne santé » de l’espèce
tout en disposant de cibles vivantes totalement dociles, pensant que les chasseurs s’approchent d’eux pour les nourrir, et incapables de s’enfuir. Certains oiseaux, échappés des cages, restent d’ailleurs dans les environs, voués à une mort certaine…

Et quand ils ne peuvent être écoulés auprès des chasseurs, comme cela fut le cas après les confinements qui entraînèrent l’annulation de parties de chasse et que la grippe aviaire risquait de faire perdre beaucoup d’argent aux éleveurs, les autorités ont autorisé des périodes de chasse complémentaires. Élémentaire…

Une enquête inédite pour dénoncer la réalité vécue par les faisans et perdrix dans cet élevage

En 2020, L214 avait publié une enquête sur des oiseaux élevés pour la chasse qui avait fait grand bruit. En mai et juin 2022, les enquêteurs de One Voice se sont rendus sur place. C’était l’occasion de voir si les choses étaient différentes ici… Il n’en est rien, bien entendu. On se rend d’autant mieux compte de la taille gigantesque des lieux vus du ciel, et de la vie misérable des oiseaux qui y sont enfermés. Et dans les cages, c’est toujours la promiscuité et le grillage qui blesse les pattes…

Nous avons donc décidé d’unir nos forces autour d’un recours commun, pour attaquer cet arrêté autorisant l’agrandissement de l’élevage. Celui-ci a été déposé le 15 juin 2022 au tribunal administratif de Poitiers.

Nous sommes plus déterminés que jamais à opposer une force éthique sans faille à l’industrie et au lobby des chasseurs, et aux éleveurs qui en font partie.

Marché fermier « Macellum » : lettre ouverte à la ville de Metz

Marché fermier « Macellum » : lettre ouverte à la ville de Metz

Marché fermier « Macellum » : lettre ouverte à la ville de Metz
04.07.2022
Marché fermier « Macellum » : lettre ouverte à la ville de Metz
Animaux familiers

Alertée par la tenue du marché fermier « Macellum » les 25 et 26 juin 2022 dans les jardins de l’esplanade de Metz, nous avons envoyé ce courrier au maire de la ville, François Grosdidier.

Monsieur le Maire,

Notre association a été alertée par la tenue du marché fermier « Macellum » les 25 et 26 juin 2022 dans les jardins de l’esplanade de Metz.

En notre qualité d’association ayant pour objet notamment de protéger et de défendre les animaux et l’environnement, nous demandons par la présente de bien vouloir examiner nos arguments avec attention.

Plusieurs animaux domestiques (lapins, pigeons, vaches, ânes, poules) ont été exposés aux visiteurs dans des enclos ou dans des cages. Cette installation pose un problème non seulement concernant le bien-être des animaux mais également vis-à-vis du message qu’elle véhicule.

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Cet environnement est totalement inadapté au bien-être des animaux. Exposés à la vue et aux mains de tous, les animaux n’ont aucun moyen d’échapper au bruit et à l’agitation. Plus encore, les animaux détenus dans des cages, comme les lapins, peuvent être sollicité en permanence par les visiteurs. Les poules sont détenues dans des cages individuelles sans perchoir ni aucun enrichissement environnemental.

En outre, cette exhibition, à destination principale des enfants, est anti-pédagogique. Quel exemple donne-t-elle aux jeunes générations ? Les animaux sont considérés comme de simples objets que l’on peut toucher et solliciter sans se préoccuper de leurs désirs et besoins. Cette réification de l’animal va à l’encontre, sous de nombreux aspects, de l’éducation de générations futures plus respectueuses de leur environnement et des individus avec qui elles le partagent.

Une telle situation ternit assurément l’image de Metz qui dispose par ailleurs d’un intérêt culturel incontestable. La célébration des traditions et du terroir ne doit pas s’effectuer au détriment du respect des animaux. Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de renoncer à l’avenir à l’exhibition des animaux dans de telles conditions, en privilégiant les spectacles plus éducatifs.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Des centaines de singes débarqués d’un avion d’Egyptair Cargo à l’aéroport JFK

Des centaines de singes débarqués d’un avion d’Egyptair Cargo à l’aéroport JFK

Des centaines de singes débarqués d’un avion d’Egyptair Cargo à l’aéroport JFK
04.07.2022
International
Des centaines de singes débarqués d’un avion d’Egyptair Cargo à l’aéroport JFK
Expérimentation animale

Malgré l’opposition du public, Egyptair continue de jouer un rôle majeur dans le commerce mondial de primates non humains pour la recherche et les tests de toxicité (empoisonnement). Le 23 juin 2022, des centaines de macaques à longue queue ont été filmés par PETA, en train d’être déchargés d’un avion cargo d’Egyptair qui venait de se poser à l’aéroport JFK aux États-Unis. Les singes, originaires du Cambodge, ont été soumis à une épreuve traumatisante pouvant durer jusqu’à 30 heures. Et ce n’est rien comparé à ce qui les attend…

Image : singes déchargés à l’aéroport JFK, New York, USA – Crédit PETA

Maintenant qu’Air France a annoncé son intention d’arrêter de transporter des primates non humains à des fins de recherche, nous devons maintenir la pression sur Egyptair pour qu’ils en fassent de même. D’autant plus que l’on craint que la compagnie aérienne n’augmente ses expéditions de singes une fois qu’Air France s’arrêtera. On sait qu’Egyptair a déjà transporté des macaques à longue queue depuis le Vietnam et l’île Maurice, les deux pays depuis lesquels Air France transporte régulièrement des singes. Merci à tous ceux qui ont joint leur voix à la campagne mondiale que nous menions avec Action for Primates et Stop Camarles et écrit à Air France. Nous vous demandons maintenant de vous joindre à nous dans notre appel à Egyptair pour qu’il suive l’exemple d’Air France et cesse son implication dans le commerce de primates non humains.

Envoyez un e-mail (même si vous l’avez déjà fait), exhortant Egyptair à rejoindre Air France et les nombreuses autres compagnies aériennes qui ont refusé d’être impliquées dans ce transport mondial de singes pour l’expérimentation animale :

Un délibéré en faveur de Marineland, représentatif du chemin restant à parcourir pour défendre les orques captives du delphinarium

Un délibéré en faveur de Marineland, représentatif du chemin restant à parcourir pour défendre les orques captives du delphinarium

Un délibéré en faveur de Marineland, représentatif du chemin restant à parcourir pour défendre les orques captives du delphinarium
30.06.2022
Antibes
Un délibéré en faveur de Marineland, représentatif du chemin restant à parcourir pour défendre les orques captives du delphinarium
Exploitation pour le spectacle

Nous nous en doutions, notre demande d’expertise indépendante a été refusée par le tribunal administratif de Grasse. Pourtant nous ne demandions pas la Lune, juste que la justice accepte de commanditer une étude qui ne soit pas faite par et pour servir les intérêts des exploitants d’Inouk, Moana et des autres orques et dauphins du delphinarium.

En effet, en justice administrative, les principes comptent peu. Il faut surtout démontrer que le nécessaire n’a pas été fait par les intéressés mis en cause. Et malheureusement, même si l’on considère que le dossier présenté par Marineland à l’audience du 25 mai 2022 est clairement biaisé en la faveur du delphinarium, sa simple existence a suffi à convaincre les juges qu’une autre expertise indépendante n’était pas utile…

Un comble, sachant que nous ne demandions pas que l’on nous confie les orques, juste que la justice puisse connaitre objectivement les faits, sur l’état de l’eau et des infrastructures (que nous contestons au vu des images que nous avons publiées) et le suivi médical des orques, qui ne soit pas fait par un vétérinaire payé par le delphinarium…

Les rapports de la Dre Ingrid Visser sur Inouk et Moana, sont, à ce titre, criants sur l’urgence à les sortir de là. On se demande comment le juge des référés a pu décider que les images et les rapports n’étaient pas suffisants pour établir qu’un entre-deux devait être établi entre les documents du delphinarium et les nôtres.

Il a préféré n’entendre que l’avis d’un vétérinaire faune sauvage terrestre non spécialiste des orques, et une employée de Marineland.

«Nous ne demandions pas la Lune mais une expertise indépendante dont le spécialiste aurait été nommé par le tribunal, et dont le travail aurait été facturé à One Voice. Donc cela n’aurait pesé ni sur le contribuable ni sur personne d’autre, tout en étant dirigé entièrement par le tribunal. Nous étudions la possibilité de faire appel de cette décision.» Muriel Arnal, présidente de One Voice

Avec la loi contre la maltraitance animale, votée en novembre 2021, les delphinariums (Planète Sauvage et Marineland Antibes) pourront continuer à exploiter les cétacés, à condition que des expériences soient menées sur les animaux… Un cadeau des parlementaires aux lobbies de la captivité. Puisque Wikie y est déjà soumise: un chercheur lui « apprend » à répéter des mots anglais, donnant l’illusion de parler et de comprendre la langue. Mais les orques ont déjà des moyens de communication ultra développés. C’est nous qui sommes encore incapables de les comprendre…

Nous ne lâchons rien, bien sûr, dans notre combat pour les orques détenues à Marineland, Wikie, Moana, Keijo et Inouk. Nous continuons également de mener notre projet de sanctuaire avec notre partenaire le Whale Sanctuary Project.

Nous avons d’autres plaintes en cours contre le parc, et nous étudions la possibilité de faire appel de cette décision, car le tribunal a ignoré l’avis de spécialistes des orques et n’a suivi que l’avis d’un vétérinaire qui n’a aucune expertise sur les orques et ne travaille même pas dans la région de Marineland et d’une employée de Marineland qui n’est pas scientifique. Pour l’objectivité on repassera.