Appel à Air France : ne transportez plus de singes pour les labos !

Appel à Air France : ne transportez plus de singes pour les labos !

Appel à Air France : ne transportez plus de singes pour les labos !
20.05.2022
International
Appel à Air France : ne transportez plus de singes pour les labos !
Expérimentation animale

Air France est un important transporteur de primates non humains pour la recherche et les tests de toxicité (empoisonnement). Chaque année, la compagnie aérienne transporte des milliers de singes à travers le monde depuis Maurice et le Vietnam, à destination de laboratoires en Europe et aux États-Unis.

Photo : Caisses d’expédition d’Air France avec des singes à l’intérieur – Crédit Cruelty Free International

Il y a un mois, Action for Primates (UK), One Voice (FR) et Stop Camarles (ESP) révélaient que le 14 avril dernier, sur son vol 473 en provenance de Maurice, Air France avait transporté dans ses soutes 100 « passagers » contraints et forcés : des singes. Ils avaient été arrachés à leurs familles et groupes sociaux avant d’être emprisonnés dans de petites caisses, direction Labcorp au Royaume-Uni, une société de recherche…

Le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche est une activité cruelle et brutale responsable de l’expédition de dizaines de milliers de singes à travers le monde chaque année.

Voyage vers l’horreur…

Les vols Air France du Vietnam et de l’île Maurice vers les États-Unis, impliquent des temps de vol de 20 heures ou plus, à quoi s’ajoute une escale à Paris. À la fin de leurs voyages cauchemardesques, ces singes, destinés à passer leur vie dans une cage métallique à des milliers de kilomètres de leurs familles, sont soumis à des expériences et des tests qui les feront souffrir de manière inimaginable, avec la mort comme seule issue ; loin d’une vie libre dans leurs maisons de la jungle.

De nombreux macaques transportés par Air France sont destinés à des sociétés européennes de fourniture de primates, dont Silabe (Simian Laboratory Europe) et Bioprim en France et Camarney S.L en Espagne. Les singes sont ensuite transférés dans des laboratoires et des installations de test sous contrat à travers l’Europe, notamment en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni, où ils sont destinés à être utilisés dans des tests de toxicité un terme scientifique pour dire qu’on les empoisonne. Ni plus ni moins.

Les tests de toxicité sont effectués pour évaluer les réactions indésirables aux médicaments ou aux produits chimiques, principalement dans le but de développer des produits commerciaux pour les humains. Les singes sont immobilisés et les médicaments sont administrés par divers moyens, notamment par voie intraveineuse (directement dans la circulation sanguine) ou par injection à travers un tube qui est forcé dans leur bouche pour atteindre l’estomac. De tels tests impliquent d’immenses souffrances et peuvent entraîner des vomissements, des convulsions, une perte de poids, une hémorragie interne, une défaillance d’organe et même la mort. Ceux qui ne meurent pas sont tous tués à la fin des tests pour étudier leurs organes.

Quelques vols Air France récents…

Le 12 septembre 2021, soixante macaques à longue queue ont été exportés par Vietnam Monkey Breeding & Development Joint Venture et transportés par Air France du Vietnam (Ho Chi Minh) à Paris (Charles de Gaulle). Le 10 octobre 2021, ils étaient à nouveau soixante à suivre le même trajet. Le 13 février 2022, ils étaient cent-vingt et le 13 mars 2022, quatre-vingt.

American Airlines, British Airways, United Airlines, Eva Air, Air Canada, China Airlines, Kenya Airways…

Suite à l’inquiétude internationale, de nombreuses compagnies aériennes de passagers ont mis fin à leur implication dans ce commerce en refusant de transporter des singes vers les laboratoires. D’autres transporteurs de passagers et de fret ont également déclaré leur intention de ne pas s’impliquer dans cette activité. Mais, Air France continue ces expéditions.

Nous exhortons les gens à considérer ces singes qui pourraient être emprisonnés dans la soute sous leurs pieds, terrifiés, seuls et très loin de chez eux, avant d’utiliser Air France. Au lieu de cela, choisissez une compagnie aérienne qui refuse d’expédier des singes à des milliers de kilomètres à travers le monde pour qu’ils finissent leurs jours à souffrir et à mourir dans les cages métalliques froides d’un laboratoire.

Joignez votre voix à celles d’Action for Primates, One Voice et Stop Camarles dans notre appel à Air France pour qu’elle cesse de transporter des singes pour la recherche et rejoigne les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce.

Envoyez un message à ( message type à télécharger ici )
Anne Rigail, Directrice générale : anne.rigail@airfrance.fr et mettez en copie : Philippe Boronat : philippe.boronat@airfrance.fr et Guilhem Laurans : gulaurans@airfrance.fr

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours

Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
19.05.2022
Quatre référés en Bretagne et Pays de la Loire pour sauver les Choucas des tours
Chasse

Il faut que cesse la surenchère dans l’horreur dirigée contre les Choucas des tours dans de nombreux départements. Nous attaquons quatre arrêtés préfectoraux qui autorisent une fois de plus le massacre par milliers de ces oiseaux protégés. Nous avons fait un dépôt de référé et de recours dans le Morbihan, mais également dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Maine-et-Loire. Plusieurs audiences sont prévues : trois en Bretagne le 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes, et celle du Maine-et-Loire le 23 mai à 15h à Nantes.

Les préfets de l’ouest du pays prévoient ainsi le massacre de 16 000 Choucas des tours dans le Finistère, 8000 dans les Côtes-d’Armor, 3000 dans le Morbihan
et 635 dans le Maine-et-Loire. C’est insoutenable ! Nous dénonçons ces abattages de masse et le fait que des choucas blessés pourront agoniser dans des souffrances atroces alors que leurs petits orphelins mourront de faim.

Rappelons que les oiseaux concernés sont des corvidés qui bénéficient d’un statut censé les protéger, contrairement à leurs cousins les corbeaux freux et les corneilles, considérés comme nuisibles ou ESOD (espèces pouvant être classées comme « susceptibles d’occasionner des dégâts ») un peu partout en France.

La cerise sur le gâteau de la barbarie d’État : non seulement les autorisations sont publiées par dizaines par les préfectures pour tuer des oiseaux (déjà bien mal en point, vu la 6e extinction de masse qui a lieu en ce moment), mais ces oiseaux-là ne sont pas protégés par hasard ! Avec ses dérogations sur les Choucas des tours, chaque préfecture autorise donc en réalité ni plus ni moins leur extinction ! C’est toujours pareil : dès qu’il faut agir pour la planète, le climat ou les animaux, les intérêts humains privés passent systématiquement au premier plan, ruinant tout effort pour redresser la barre, tout espoir de changement.

Les abattages favorisent la reproduction

Dans de nombreux territoires, on constate trop souvent que les agresseurs méconnaissent totalement le comportement des choucas !

L’étude récente de la DREAL de Bretagne, attendue de longue date et enfin publiée au printemps 2022, expose d’ailleurs que ces abattages annuels massifs ne permettent pas de réduire les dégâts et que les quotas fixés d’oiseaux à tuer ne reposent sur aucune justification scientifique L’étude évoque également des pistes de réflexion autour de l’évolution des pratiques agricoles. Nous ajoutons que ces dégâts sont discutables et ne sont pas forcément le fait des choucas…

Nous ne céderons rien et remettrons notre ouvrage sur le métier autant de fois qu’il le faudra pour la défense des choucas, des corneilles ou des corbeaux, ces oiseaux si intelligents. Nous demandons donc l’annulation et la suspension en urgence de ces quatre arrêtés qui autorisent un abattage massif et imminent de milliers d’oiseaux issus d’une espèce protégée. Rien ne justifie ces tueries légalisées qui interviennent en pleine période de nidification et d’élevage des petits !

Pour le Maine-et-Loire, le juge des référés a fixé l’audience à Nantes à 15h le 23 mai prochain. Pour le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère, la date d’audience est groupée et fixée finalement au 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes.

Egyptair – toujours plus de vols misérables

Egyptair – toujours plus de vols misérables

Egyptair – toujours plus de vols misérables
17.05.2022
International
Egyptair – toujours plus de vols misérables
Expérimentation animale

La compagnie aérienne Egyptair est de retour au Cambodge… pour le plus grand malheur des singes.

La compagnie aérienne Egyptair est de retour au Cambodge… Nous la suspectons une fois de plus de récupérer des singes afin de les envoyer aux États-Unis dans des laboratoires de rechercher où ils seront empoisonnés (des tests de toxicité).

Edit au 18 mai

576 singes sont à bord du vol @EgyptAir MS5052 qui va atterrir à New York. Ils seront ensuite emmenés vers les laboratoires Charles River…

Egyptair joue désormais un rôle majeur dans le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche. La compagnie aérienne transporte des milliers d’individus du Cambodge et de Maurice vers leur mort dans des laboratoires américains. Grâce à un employé de l’aéroport JFK à New York, nous avons été alertés de ces cargaisons misérables. Pas plus tard que la semaine dernière, le 12 mai, Egyptair a transporté 462 macaques à longue queue, exportés par Bioculture et Noveprim, de Maurice vers JFK pour le compte de Charles River.

Emprisonnés chacun de leur côté dans une petite caisse de transit, les singes voyagent en fret. Ils endurent environ 22 heures de vol, avec une escale au Caire et de nombreuses heures supplémentaires de route en camion vers et depuis les aéroports. C’est un voyage éprouvant avant une mort certaine dans d’atroces souffrances dans des laboratoires. Quelle façon épouvantable de traiter ces animaux sensibles et intelligents !

Joignez votre voix à celles d’Action for Primates, One Voice et Stop Camarles en envoyant un e-mail, exhortant Egyptair à se joindre aux nombreuses compagnies aériennes qui ont refusé d’être impliquées dans ce cruel commerce mondial de singes :

Photo : macaques à longue queue juvéniles dans un élevage  au Cambodge, Cruelty Free International

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées !

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées !

Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées !
17.05.2022
Empêchons l’effarouchement des ours réintroduits dans les Pyrénées !
Faune sauvage

Vous êtes une ourse des forêts ancestrales de Slovénie. Vous vivez votre vie en toute liberté, vous avez une famille et vous êtes respectée par les populations. Le « syndrome du sauveur » ayant atteint des dirigeants français, il a été décidé que vous seriez capturée, arrachée à votre territoire et aux vôtres, transportée puis relâchée dans un lieu que vous allez devoir découvrir, et dans lequel la plupart des humains alentour vous sont hostiles et sont armés… Les arrêtés ministériels sont pris chaque année depuis 2019 pour permettre l’effarouchement des ours à titre expérimental, mais un arrêté en projet prévoit de pérenniser ce dispositif. Avec nous, participez à la consultation publique pour éviter cela !

La protection des animaux remise en question

En France, on protège les espèces qui ont disparu ou quasiment. Tout comme les loups, les ours font partie d’une espèce dont les membres sont censés ne pas être chassés (convention de Berne, de Washington, directive européenne « habitats » et arrêtés du 23 avril 2007 et du 9 juillet 1999). Enfin ça, c’est la théorie, la réalité est tout autre. Leur espèce n’est sanctuarisée que parce que leurs membres sont inexistants sur le sol français. Dès que l’un d’eux arrive, soit naturellement pour les loups, soit en étant « réintroduit », les éleveurs et chasseurs les attendent de pied ferme, l’arme au poing. Quelle absurdité que d’arracher des animaux de chez eux pour les relâcher dans un pays qui leur est hostile !

On peut légitimement se poser la question de la logique du gouvernement, qui ordonne des tirs d’effarouchement sur des ours qu’ils ont fait eux-mêmes déraciner… Le but était pourtant qu’ils se reproduisent et s’installent durablement, avec tous les risques que cela comporte.

Les tirs d’effarouchement autorisés

Oui, vous avez bien lu. Depuis 2019, le ministère de la Transition écologique et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation autorisent annuellement des mesures d’effarouchement « à titre expérimental ». Ces mesures peuvent être « simples » (effarouchement sonore, olfactif, visuel) ou « renforcées » (cartouches à double détonation, cartouches à billes de plastique). Ces arrêtés sont dits « cadres ». Ils permettent ensuite aux préfets de prendre des arrêtés supplémentaires, autorisant des effarouchements lorsqu’ils estiment que les conditions fixées par les arrêtés cadres sont remplies et donc insuffisantes. Les intérêts des éleveurs, qui destinent leurs troupeaux d’animaux à l’abattoir, passent toujours avant la vie sauvage.

Un combat mené depuis des années !

L’arrêté du 27 juin 2019, qui mettait en place à titre expérimental les mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, ainsi que celui du 12 juin 2020 ont été attaqués par plusieurs associations de défense de l’environnement et des animaux et ont tous deux été partiellement annulés par le Conseil d’État, respectivement le 4 février 2021 et le 25 avril 2022. Cette seconde annulation partielle s’explique par le fait que lorsque l’arrêté de 2019 a été partiellement annulé, celui de 2020 avait déjà été pris. Il s’agit donc de deux arrêtés similaires, le dispositif relatif à l’effarouchement renforcé n’avait pas été revu…

Nous espérons donc que cette année, l’arrêté du 31 mai 2021 soit totalement annulé. Nous avons déposé un recours et n’avons pas encore de date d’audience. Parallèlement, une consultation publique est ouverte jusqu’au 19/05/2022, pour un projet d’arrêté qui prévoit de pérenniser ce dispositif d’effarouchement des ours. Participons-y pour refuser ce projet !

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes

Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes
13.05.2022
Les choucas des tours, une hécatombe à faire suspendre dans le Morbihan. Audience le 25 mai à Rennes
Animaux sauvages

On se demandait encore il y a peu ce que la France pouvait bien avoir contre ses oiseaux, et contre les corvidés en particulier. Le feuilleton continue… Cette fois, ce sont les choucas des tours qui sont la cible de la préfecture du Morbihan. Le préfet vient d’autoriser le massacre de 1800 de ces oiseaux pourtant issus d’une espèce protégée, du 26 avril à la mi-décembre 2022. Et il se ménage la possibilité de porter ce plafond à 3000 individus ! One Voice demande l’annulation et la suspension en urgence de cet arrêté. L’audience en référé est prévue le 25 mai à 10h au tribunal administratif de Rennes.

Edit au 17 mai 2022:

Le tribunal a décidé de déplacer la date d’audience au 25 mai prochain.
Le titre de l’article et les mentions de la date précédemment annoncée ont été modifiés.

Comme d’habitude – on croirait les arrêtés préfectoraux copiés-collés les uns sur les autres quels que soient les départements -, les motifs invoqués sont des « dégâts importants aux cultures ». Pourtant, ces dégâts sont en forte baisse par rapport à l’année dernière, et rien n’indique que les choucas des tours en sont les responsables. Pour appuyer ces arguments, nous avons une étude à opposer à la préfecture

Changer les pratiques agricoles, mieux connaître les espèces et trouver des alternatives aux tueries

Dans cette étude, deux éléments sont également soulignés.
D’une part, la nécessité de trouver des solutions alternatives à l’abattage d’animaux. La pertinence de cette « solution » devant être remise en cause (plusieurs études ont en effet mis en évidence le caractère inefficace voire contreproductif de ces hécatombes générées par les humains). D’autre part, qu’il est indispensable de mieux connaître l’espèce pour apporter des réponses de lutte contre les dégâts éventuels, avant qu’ils aient lieu.
Elle mentionne également plusieurs possibilités d’évolution des pratiques agricoles.

Un allié de taille

Ces éléments sont repris par le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) qui a rendu un avis défavorable à propos de cet arrêté. Nous ne sommes donc pas seuls à soutenir ce point de vue.

Détourner l’étude dans son intérêt : la fin pour justifier les moyens ?

La préfecture invoque uniquement l’estimation des populations dans le département figurant dans cette étude de mars 2022 pour justifier le plafond de 1800 oiseaux alors que l’étude indique clairement que cette estimation ne peut pas servir de base pour définir un quota de « prélèvement » !

Les oisillons risquent l’agonie !

Par ailleurs, ces destructions vont intervenir en pleine période de nidification et d’élevage des petits. On rappelle que selon la Cour de justice de l’Union européenne, le bien-être animal doit être pris en compte par l’autorité qui accorde la dérogation… donc par la préfecture. En effet, dans le cadre de ces « destructions » à tir, les choucas qui ne seront pas tués sur le coup pourront agoniser, de même que les petits dont les parents seront tués qui seront condamnés à mourir de faim.

Toutes ces raisons nous ont amenés à demander la suspension en urgence de cet arrêté qui autorise un abattage massif et imminent de milliers d’oiseaux issus – qui plus est ! – d’une espèce protégée et porte une atteinte grave à leur bien-être ! Nous demandons également l’annulation de cet arrêté via un recours au fond qui sera jugé ultérieurement. Le juge des référés a fixé la date de l’audience au 25 mai au tribunal administratif de Rennes.

Photo : hedera.baltica – CC BY-SA 2.0

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !

One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !
12.05.2022
One Voice prend part à la première Journée mondiale des blaireaux le 15 mai prochain dans toute la France !
Animaux sauvages

Le week-end du 15 mai aura lieu la première Journée mondiale des blaireaux. One Voice se joint à ses partenaires pour mener des actions de sensibilisation sur le terrain dans une dizaine de villes en France sur ces petits mustélidés, si mal connus et cruellement chassés dans notre pays.

(Les pétitions, lieux et dates en fin de communiqué).

Avec leur pelage noir et blanc, les blaireaux sont facilement reconnaissables. Mais rares sont ceux qui ont la chance de pouvoir observer ces mustélidés réservés. Ces animaux sensibles et sociaux sont accusés de tous les maux. Pourtant, travailleurs enthousiastes, solidaires et pacifiques, ils méritent tout notre respect plutôt que d’être massacrés jusqu’au fond de leur terrier. One Voice appelle à les défendre et à les protéger. Le week-end du 15 mai sera l’occasion pour l’association de se joindre à l’ASPAS et à d’autres partenaires pour célébrer les blaireaux et montrer au public qui ils sont vraiment.

Une enquête sans précédent chez les déterreurs

En matière de cruauté, les chasseurs n’ont jamais manqué d’inspiration. Et parmi leurs inventions, il en est une particulièrement monstrueuse : la vénerie sous terre. Cette pratique parfaitement légale consiste à harceler un animal jusqu’au fond de son terrier en lui faisant subir des heures de terreur et de douleur avant son dernier râle. Les adeptes de ce « loisir » adorent s’acharner notamment sur les blaireaux…

Quoi de mieux en effet que de persécuter des êtres sans défense pour savourer le plaisir de les voir souffrir et de se féliciter d’être le plus fort ? Le déterrage des blaireaux est un « loisir » barbare, déguisé en soi-disant chasse utile et nécessaire. Les images, terribles, issues de notre enquête en infiltration, montrent toute la violence de cette pratique, qui fait non seulement des victimes parmi les animaux, mais fait aussi des dégâts au sein des forêts.

L’exception cruelle de la France

Leur existence dans la nature n’est en rien un obstacle aux cultures. Les blaireaux sont d’ailleurs des animaux protégés en Angleterre, au Pays de Galles, ainsi qu’aux Pays-Bas, au Danemark, en Grèce et en Hongrie. La France fait donc exception en Europe, et cette exception n’est pas culturelle mais cruelle. Ces arguments fallacieux permettent aux chasseurs de les persécuter et de les massacrer jusque dans leurs terriers, qu’ils soient adultes ou juvéniles, de la mi-mai à la mi-janvier tous les ans avec l’aide bien opportune de préfets qui adoptent de nombreux arrêtés. Les chasseurs cherchent même à faire entrer les blaireaux sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD, ex-nuisibles).

J’aime les blaireaux !

Les mots sont fondamentaux dans la manière dont nous nous figurons le monde. En argot français, « blaireau » est péjoratif. Dans le Robert, il désigne un « personnage antipathique, borné et mesquin ». Dans le Larousse, un « individu conformiste, borné, niais ». Il est nécessaire de faire évoluer les mentalités autant que les réglementations. Aussi, à l’occasion de cette première Journée mondiale des blaireaux, revendiquons-nous ce terme. Le 15 mai, nous invitons chacun et chacune à revendiquer le fait d’être un blaireau ou une blairelle en utilisant les visuels de la campagne et le hashtag #CEstQuiLeBlaireau en plus de l’habituel #JAimeLesBlaireaux.

Les Français veulent que les chasseurs fichent la paix aux blaireaux

Plus de huit Français sur dix demandent l’interdiction de la vénerie sous terre (sondage Ipsos/One Voice septembre 2021). Ensemble, faisons interdire cette abomination !

Avec nos diverses pétitions, exigeons l’interdiction de la vénerie sous terre, la protection des blaireaux dans toute la France (et que le terme « blaireau », quand c’est une insulte, soit retiré du dictionnaire).

Nous vous invitons également à signer la pétition lancée sur le site du Sénat, permettant de garantir la probité des signataires, pour protéger les blaireaux. https://petitions.senat.fr/initiatives/i-1012

One Voice sera présente dans les villes suivantes :

Attention, avant de vous déplacer, pensez à vérifier que le lieu et la date n’ont pas été modifiés.

Expérimentation animale : que choisir quand on nous ment ?

Expérimentation animale : que choisir quand on nous ment ?

Expérimentation animale : que choisir quand on nous ment ?
04.05.2022
France
Expérimentation animale : que choisir quand on nous ment ?
Expérimentation animale

Le 28 avril, quelques jours après la Journée Mondiale des Animaux utilisés dans les Laboratoires, l’UFC-Que Choisir a publié un « décryptage » sur l’expérimentation animale, intitulé « Ça bouge dans les labos ». Mais entre des approximations inacceptables et une complaisance très voyante envers les laboratoires, la copie est à revoir. On fait le point.

« On n’en finirait pas de citer les situations où ce modèle est irremplaçable ». Alors que l’article commençait plutôt bien avec l’interview d’un chercheur qui travaille sur des organoïdes pour réaliser des recherches biomédicales de pointe, le « décryptage » de l’UFC-Que Choisir montre vite ses limites. Aucune mention des captures de primates à l’étranger pour alimenter les élevages qui approvisionnent les laboratoires français, ni de l’opacité générale de l’administration sur ces questions. One Voice a pourtant été contactée pour cet article, et a fourni des réponses et des données précises et sourcées.

Toujours le même refrain

Alors que le grand public ne sait généralement pas ce que sont les « 3R »[1], les chantres de l’expérimentation animale ont réussi à imposer leur vision auprès des journalistes et jusque dans la réglementation, dont ils se targuent aujourd’hui qu’elle repose sur ce principe « éthique » qui consisterait à utiliser le moins d’animaux possible, dans les meilleures conditions possibles, et uniquement lorsqu’il n’y a pas d’alternative.

Il suffit pourtant de regarder l’évolution des chiffres ces dernières années pour constater que la « réduction » n’est guère probante. Et il y a de quoi rire jaune quand l’UFC-Que Choisir dit avoir vu à l’Institut de psychiatrie et neurosciences de Paris des rongeurs « aussi bien soignés que possible », soulignant la présence de coton et de bois dans leurs cages et le fait que « la loi impose des règles » sur les dimensions de ces cages. Si elle s’était intéressée aux détails de cette réglementation, elle aurait peut-être pu expliquer au public en quoi une boîte en plastique à peine plus grande qu’une feuille A4, enfermant jusqu’à quatre rats qui y passeront leur vie, constitue un traitement aussi bon que possible pour ces animaux.

Mais non, « seules les pratiques de mise à mort font tiquer » — pas parce qu’elles seraient délétères pour les animaux en tant qu’individus (pourquoi cela les gênerait-il d’être tués, après tout ?), mais parce que cela n’est « pas forcément anodin pour la personne qui fait le geste ». Encore et toujours, l’être humain passe avant les autres animaux. On peut se douter que si la journaliste avait pu voir les mises à mort par gazage, cela non plus ne lui aurait pas semblé anodin.

Les limites du « Remplacement »

Quant au « remplacement » par des méthodes non animales mentionné en début d’article avec les organoïdes[2], on peut effectivement se réjouir des petites avancées et recommander (comme le fait l’UFC-Que Choisir) « un budget important accordé aux méthodes substitutives ». Mais il reste le problème de fond, qui révèle toute l’hypocrisie des 3R quand ils servent à justifier des mots comme « irremplaçable » ou « nécessaire ».

En effet, si on ne peut pas trouver les mêmes résultats avec une autre méthode, le Remplacement passe à la trappe. Personne n’a la charge d’évaluer la possibilité de rediriger l’argent prévu pour ces recherches vers des campagnes de prévention, des recherches épidémiologiques ou cliniques[3], de meilleurs remboursements de soins connus ou des accompagnements socioéconomiques des personnes à risque.

Sans prétendre qu’il soit possible de modéliser sur ordinateur ou dans des cultures de cellules des troubles comportementaux ou cognitifs complexes, on peut se demander ce qui cherche à être remplacé : veut-on savoir ce qui motive les rats à s’injecter des doses de cocaïne, ou veut-on chercher à comprendre et à aider les personnes souffrant d’addiction ? Veut-on voir comment des rongeurs reconnaissent leurs congénères dans diverses situations, ou veut-on aider les personnes atteintes de troubles dégénératifs de la mémoire ?

Malheureusement, si l’argent a été prévu pour la recherche expérimentale, alors il restera dans la recherche expérimentale, même s’il serait mieux dépensé ailleurs.

Pourquoi autant d’erreurs dans les médias ?

Au-delà même de ces aspects techniques ou éthiques et du mépris implicite des intérêts des animaux, on s’explique difficilement comment des médias continuent de répéter des erreurs depuis longtemps expliquées par nos soins.

Quand le ministère de l’Agriculture énonce lui-même des contre-vérités sur son site web concernant les résultats des inspections, on comprend mieux le problème et il nous faut à nouveau restituer la vérité : non, les contrôles par les services vétérinaires n’aboutissent pas, « dans plus de 80 % des cas, à un satisfecit ». Tout simplement parce que les établissements qui obtiennent les notes A et B lors des contrôles présentent la plupart du temps au moins quelques non-conformités mineures ou moyennes, dont certaines sont pénalisables d’après l’article R. 215-10 du Code rural.

Dans d’autres cas, ce sont les journalistes qui font preuve d’une complaisance difficilement compréhensible envers les services publics : comment expliquer dans cet article de l’UFC-Que Choisir que la proportion d’inspections inopinées en 2019 en France (25 %) soit comparée à la moyenne européenne de 2013 à 2017 (40 %), période au cours de laquelle la France est passée de 6 à 17 % d’inspections inopinées ?

Enfin, les sujets sont parfois trop complexes, ou les informations trop cachées pour être trouvées sans les demander spécifiquement aux spécialistes. Quand l’UFC-Que Choisir affirme qu’on « ignore » si l’exigence par l’Agence européenne des produits chimiques de tests sur des animaux pour des ingrédients cosmétiques « restera l’exception », c’est en fait la journaliste qui ignore qu’un article publié en 2021 a déjà répondu à cette question. Sur les 419 ingrédients exclusivement cosmétiques enregistrés par cette agence, 63 ont impliqué des tests sur des animaux vivants depuis les interdictions de 2009 et 2013. Et il ne faut pas oublier les milliers d’ingrédients multi-usages qui sont testés dans d’autres cadres, ou la commercialisation internationale, qui justifient largement l’existence des certifications « cruelty free » et de l’Initiative Citoyenne Européenne « Save Cruelty Free Cosmetics » (que nous vous invitons à signer pour atteindre le million de signatures d’ici le mois d’août).

Un début de solution…

On le savait déjà : l’expérimentation animale reçoit encore un traitement bien trop superficiel dans les médias, qui répètent les affirmations des uns et des autres sans jamais donner lieu à des débats en profondeur sur des points précis.

Il faut bien reconnaître que même en consultant les différentes parties d’un débat, même en tentant de réunir le plus d’informations possibles et de croiser les sources, rédiger un article de quelques paragraphes sans perdre la substance du débat ni risquer les contresens est un travail difficile. Et encore une fois, bien que One Voice ait été interrogée pour l’article de l’UFC-Que Choisir, cela n’a manifestement pas suffi.

On peut imaginer que la relecture des articles par les différentes personnes interrogées permettrait de vérifier que les éléments les plus importants ont bien été compris et pris en compte. Cela donnerait aussi la possibilité à chacune de ces personnes de répondre aux propos et aux idées des autres. Il s’agirait là d’un travail nettement plus long et difficile, mais on peut logiquement penser que le résultat en serait bien meilleur, que de nombreux biais seraient évités et que le public n’en serait que mieux informé.

Si vous voulez creuser le sujet de l’expérimentation animale ou mettre en place des débats, n’hésitez pas à nous contacter.

[1] « Remplacer » (par des méthodes sans animaux), « Réduire » (le nombre d’animaux utilisés, en particulier grâce à des méthodes statistiques), « Raffiner » (les conditions de détention des animaux en donnant à ceux-ci de quoi s’occuper, et les procédures expérimentales en utilisant des analgésiques et des méthodes moins invasives).

[2] Les organoïdes sont des modèles miniatures d’organes humains réalisés grâce à des cultures de cellules en trois dimensions pour reproduire les fonctions des organes, ce qui en fait l’une des voies les plus fertiles pour le remplacement de l’expérimentation animale.

[3] L’épidémiologie est un outil de base de la recherche en santé publique, qui consiste à étudier la répartition des problèmes de santé dans la population et à utiliser des modélisations statistiques pour mieux comprendre comment trouver des solutions préventives ou curatives à ces problèmes. La recherche clinique regroupe les études scientifiques impliquant des personnes humaines volontaires, ayant donné leur consentement libre et éclairé pour des recherches encadrées par des règles bioéthiques garantissant notamment le respect de l’intégrité de chaque personne.

Pour les corneilles et les corbeaux, One Voice intente un référé dans le Jura. Audience le 4 mai à Besançon

Pour les corneilles et les corbeaux, One Voice intente un référé dans le Jura. Audience le 4 mai à Besançon

Pour les corneilles et les corbeaux, One Voice intente un référé dans le Jura. Audience le 4 mai à Besançon
30.04.2022
Pour les corneilles et les corbeaux, One Voice intente un référé dans le Jura. Audience le 4 mai à Besançon
Animaux sauvages

Le 24 mars dernier, le préfet du Jura a décidé de prendre – comme chaque année – un arrêté permettant de piéger et tuer les corneilles noires et les corbeaux freux et ce, jusqu’au 31 juillet. L’autorisation est donnée à la FREDON 39 (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles du Jura) en partenariat avec les chasseurs locaux. L’audience pour le faire suspendre en urgence aura lieu le 4 mai prochain à 15h au tribunal administratif de Besançon.

Edit du 14 mai 2022:

Le 4 mai 2022 le juge des référés a rejeté notre requête de suspension de l’arrêté. Nous attendons désormais la date d’audience pour le recours en annulation que nous avons également déposé.

Mais qu’a donc la France à vouloir tuer tous ses oiseaux, partout, tout le temps ? Par pendaison ou écrasement, par collage, par prise dans des filets, par tirs… Y compris des oiseaux protégés comme les cormorans
ou les grands tétras, les tourterelles… pendant leur migration, tels les oies cendrées, les canards ou les palombes… Ou bien à les élever pour le plaisir de leur tirer dessus, comme les faisans
et les perdrix… Et considérer une partie d’entre eux comme des nuisibles, tels les pigeons, les corneilles noires et corbeaux freux ?

Les oiseaux, premières victimes de la sixième extinction de masse actuelle

Les derniers descendants des dinosaures n’ont malheureusement pas la vie facile… L’environnement est de moins en moins accueillant. En ville, la nourriture peut être abondante, mais le bruit et la lumière permanents sont des nuisances qui freinent les reproductions. À la campagne, les pesticides ont fini de les affamer.

La sixième extinction de masse en cours n’épargne pas les oiseaux, bien au contraire. Ils subissent de plein fouet la dénaturation de la planète par les humains. Dans le Jura, la préfecture considère les corvidés comme des animaux nuisibles à exterminer… Quand bien même les animaux entraveraient certaines activités humaines, la réponse à nos problèmes ne devrait pas conduire à les tuer !

Les corneilles noires et les corbeaux freux, des êtres exceptionnels traqués dans le Jura

Les corvidés sont des individus très intelligents et ont même des cultures propres. Pourtant, depuis des années, le préfet organise leur traque dans 239 communes de son département. Ils peuvent être piégés de la date de signature de l’arrêté jusqu’au 31 juillet, et peuvent être tués par balle de la fermeture de la clôture de la saison de chasse jusqu’à la même date.

Nous contestons cet arrêté en urgence sur différents points.
Entre autres parce que ces oiseaux ne portent pas préjudice à la santé des végétaux, à la santé publique ou à la protection de l’environnement – seules justifications autorisées par le droit -, mais par la nécessité alléguée de lutter contre les dégâts aux cultures (dont la préfecture n’apporte même pas de preuve !)… Ce qui n’est donc pas autorisé.

Mais aussi parce que chaque année, et ce depuis des années, le préfet prend des arrêtés identiques, ordonnant donc que ces oiseaux noirs soient massacrés de manière illimitée en dehors de la saison de chasse. Il ne s’agit donc plus d’une mesure exceptionnelle mais d’une véritable délégation de pouvoir donnée aux chasseurs.

Enfin, l’arrêté n’a pas été soumis à la consultation du public alors que ses effets ont une incidence sur l’environnement.

Il y a urgence !

Depuis fin février, les corbeaux et les corneilles sont traqués sans merci par les chasseurs dans les montagnes jurassiennes. Le jour de l’audience, cela fera donc plus de deux mois qu’il en meurt toutes les semaines, sans compter que l’autorisation délivrée par la préfecture ne limite pas leur nombre sur la moitié du département où les chasseurs ont suivi la formation « corvidés » délivrée par la FREDON (dont nous réfutons la légitimité à plusieurs niveaux).

Cerise sur le gâteau, la période de reproduction est donc ouverte à la chasse… élément que nous demandons de réformer depuis plus de quatre ans, par le biais de notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Nous ne laisserons pas la préfecture du Jura laisser les chasseurs dicter leur loi et continuer à massacrer les oiseaux ainsi sans rien faire ! L’audience pour faire suspendre en urgence l’arrêté préfectoral aura lieu le 4 mai au tribunal administratif de Besançon.