Et de 9 ! Pour les ours dans les Pyrénées, le tribunal administratif donne raison à One Voice une fois de plus

Et de 9 ! Pour les ours dans les Pyrénées, le tribunal administratif donne raison à One Voice une fois de plus

Et de 9 ! Pour les ours dans les Pyrénées, le tribunal administratif donne raison à One Voice une fois de plus.
31.08.2022
Et de 9 ! Pour les ours dans les Pyrénées, le tribunal administratif donne raison à One Voice une fois de plus
Animaux sauvages

A la suite de ce que nous considérons comme un déni de justice – la préfète de l’Ariège a repris deux arrêtés contraires à la décision de justice du tribunal administratif de Toulouse qui suspendait les effarouchements d’ours bruns des Pyrénées – nous déposions en urgence hier, au lendemain de leur publication, un référé suspension pour interrompre l’application de nouveaux effarouchements. Le tribunal a tranché en faveur des ours et donc de One Voice une fois encore. Un véritable camouflet pour la préfecture.

Photo : Collectif Hope

Nous demandions la paix pour les ours, ceux nés sur le sol français comme ceux placés là de force dans un milieu hostile, après avoir été arrachés à leur famille et leur pays. Sur l’une des estives, la suspension va permettre d’éviter le déferlement de violence que les éleveurs destinaient aux ours : flashballs, grenades de désencerclement… Sur l’autre, ils auront pu s’en donner à cœur joie la nuit dernière, la préfecture ayant fait tout son possible pour réduire au maximum le temps entre la publication et l’application de ses textes. Tout pour tenter d’apaiser la grogne des éleveurs…

À l’audience, les services de la préfecture avaient fait le déplacement, ne comprenant pas que l’on puisse s’insurger du fait que des animaux ayant déjà du mal à survivre sans cela (et protégés par de nombreux textes !) soient ainsi repoussés hors de leur territoire et avec tant de violence. Ainsi le tribunal motive sa décision en ces termes :

«Alors même qu’il demeure sujet à débat, le risque que la mise en œuvre de ces mesures ait pour conséquence de repousser l’ours de cette estive, qui est une composante de son habitat naturel, et donc de l’évincer d’une partie de son aire de répartition naturelle, n’est pas nul. De la même manière, les scientifiques évoquent un risque non nul que l’animal puisse subir, par l’effet des tirs à double détonation, des blessures auditives, des risques de séparation des oursons lors de la mise en fuite des femelles suitées et d’avortement pour les femelles gestantes.»

Difficile d’être plus limpide sur les risques encourus par les ours soumis aux « tirs d’effarouchement ». Qui plus est, cette méthode n’a pas fait la preuve de son efficacité pour protéger les troupeaux. Troupeaux constitués d’animaux – doit-on le rappeler encore ? – qui sont destinés à l’abattoir et dont les pertes sont dédommagées.

C’est une décision argumentée juridiquement qui rappelle à la préfecture l’autorité d’une décision de justice qu’elle ne peut pas contourner à sa guise. Faute d’éléments nouveaux, l’agacement du tribunal vis-à-vis de la préfecture de l’Ariège est particulièrement perceptible.

«En prenant son nouvel arrêté du 29 août 2022 et en le justifiant comme elle l’a fait, sans qu’il ait été remédié au doute sérieux qui avait justifié la décision de suspension de son précédent arrêté du 24 juin 2022, la préfète de l’Ariège semble avoir directement méconnu l’autorité qui s’attachait à l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse du 22 août 2022 […] Par suite, le moyen tiré de ce que ces deux arrêtés de la préfète de l’Ariège violent les ordonnances des 3 août 2022 et 22 août 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de ces arrêtés.»

Estimant que la préfecture ne justifie donc toujours pas que les conditions pour déroger à la protection des ours sont réunies, le tribunal suspend en urgence ces nouveaux arrêtés.

Nous nous tenons prêts à attaquer de nouveau si d’aventure, la préfecture venait à en publier d’autres, similaires, concernant les cinq estives restantes.

Ours des Pyrénées : face au déni de justice, One Voice demande la démission de la préfète !

Ours des Pyrénées : face au déni de justice, One Voice demande la démission de la préfète !

Ours des Pyrénées : face au déni de justice, One Voice demande la démission de la préfète !
30.08.2022
Ours des Pyrénées : face au déni de justice, One Voice demande la démission de la préfète !
Animaux sauvages

One Voice a attaqué dès ce matin deux arrêtés préfectoraux de l’Ariège publiés hier, lundi 29 août 2022, qui autorisent à nouveau l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. L’existence même de ces arrêtés sont autant de crachats jetés au visage de la Justice qui vient de suspendre en urgence les sept arrêtés précédents suite à notre action. L’audience aura lieu demain à 10h30 au tribunal administratif de Toulouse. Face à ce déni de justice, One Voice demande la démission de la préfète.

«Flashballs, grenades de désencerclement, ce soir à 20h, un déchaînement de violence va s’abattre sur les ours. Nous sommes atterrés mais ne céderons pas un pouce face aux éleveurs qui ne considèrent la nature que pour leurs profits immédiats. Il est vital de combattre cette prosternation insensée de la préfecture et de l’État devant des lobbys destructeurs et court-termistes. Plus encore à l’heure où la biodiversité, notre patrimoine commun, part en fumée à un rythme alarmant.» Muriel Arnal Présidente de One Voice

Favoriser les intérêts privés plutôt que les animaux et la nature, triste habitude…

Comment s’étonner de l’attitude de la préfète, quand il y a presque un an, le ministère de la Transition écologique faisait de même en faveur des chasses traditionnelles aux oiseaux, autre sujet touchant déjà aux animaux et aux lobbys ?

Comme toujours, les données (peu étayées et peu fiables, comme l’a pointé le tribunal) sont fournies exclusivement par les opposants aux animaux sauvages : les éleveurs. Que connaissent-ils aux ours ?

La préfète de l’Ariège doit démissionner

C’est habituel que les gouvernements favorisent les éleveurs/chasseurs/piégeurs au détriment des animaux et de la Nature. Nous le constatons tous les jours. Mais nier ainsi la justice de manière répétitive, dans un État de droit, est absolument inacceptable.

Nous attaquons bien entendu les arrêtés publiés (pour Ustou et Arreau). Et face à la négation de l’autorité de la justice par cette représentante de l’État, nous demandons la démission de la préfète.

Grenades de désencerclement et flashballs sur des animaux protégés…

Des effarouchements simples et renforcés sont prévus dès aujourd’hui à 20h. L’« effarouchement », c’est quoi ? Il s’agit notamment de flashballs, de grenades de désencerclement !… Tout cela empêche précisément les ourses de mener à terme leur gestation, que ce soit à cause du stress ou par manque de forces, ces animaux devant accumuler une grande quantité de graisse avant la période d’hibernation, pendant laquelle les petits naissent. Et nous rappelons qu’avec moins de cent individus, la population est loin d’être viable !

Un lobby prêt à tout

Les ours se nourrissent principalement de végétaux. Mais leur seule présence est source de nombreuses peurs irrationnelles agitées par ceux qui veulent exploiter la nature jusqu’au bout. Cette semaine encore, plusieurs brebis issues d’un immense troupeau sont mortes en sautant dans le vide au milieu de la nuit. Les éleveurs ont « crié à l’ours » sans preuve, en l’absence de trace de prédation. Une rumeur alimentée par ceux à qui cela profite. Les indemnisations ne sont pas versées si l’on découvre que les dégâts sont dus aux chiens errants dans la montagne.

Vivre en paix !

One Voice n’a jamais été en faveur de l’introduction d’ours dans les Pyrénées, où ils arrivent dans un environnement hostile. Mais à présent qu’ils sont là, nous refusons qu’ils soient pourchassés ! Ils méritent de vivre en paix et non pas de subir un déferlement de violence. Et avec eux, ce sont des espaces entiers de nature qui pourront prospérer. Nous, humains, devons apprendre à coexister avec les animaux et la nature, tant qu’il en reste encore.

Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale

Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale

Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
26.08.2022
France
Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
Expérimentation animale

Entre les nouveaux éléments de langage et le recyclage constant des mêmes moisissures argumentatives, la transparence est loin d’être seule à faire défaut dans le discours des personnes qui défendent l’expérimentation animale. On fait le point sur les nouvelles stratégies de communication de ces lobbies et leur hypocrisie.

Mardi 14 juin à Marseille. On entre dans un immense hall, dédié aux entreprises qui vendent du « matériel » de laboratoire, de la litière aux animaux transgéniques en passant par les cages, les équipements expérimentaux et les appareils de nettoyage. Ces mêmes entreprises, dont les revenus reposent pour certaines exclusivement sur l’expérimentation animale, financent le congrès FELASA 2022 sur le thème de la « communication ».

Pas étonnant, dans un tel cadre, que les « messages clés » mis en avant soient l’importance de cette exploitation pour la santé humaine, le caractère « irremplaçable » des animaux « expérimentaux », et la priorité constante qu’est le « bien-être animal ».

La « culture du care »

La revue STAL (Sciences et Techniques de l’Animal de Laboratoire) est publiée par l’Association française des sciences et techniques de l’animal de laboratoire (Afstal), qui coorganisait le congrès. Dans le volume 50 de la revue, on trouve la traduction d’un document sur la « culture du care »[1], un « engagement global et démontrable à l’échelle d’un établissement », allant « au-delà du simple respect de la réglementation en vigueur » …

Difficile de réconcilier ce nouvel élément de langage des lobbies de l’expérimentation animale avec la pratique de l’expérimentation animale, qui enferme des animaux pendant toute leur vie et les soumet à des souffrances qui n’ont aucun intérêt pour eux ou qui pourraient largement être évitées si l’on s’en donnait les moyens.

La stratégie de communication : nécessaire, complémentaire et normal

Pour accompagner cette tentative de se présenter comme des bienfaiteurs, les milieux de l’expérimentation animale cherchent à faire passer leurs pratiques pour des activités banales et évidentes, que l’on n’aurait pas besoin de questionner.

Thierry Decelle (Sanofi) encourage donc ses collègues à détourner le débat sur les méthodes substitutives en les intégrant dans un tout qui inclut aussi l’expérimentation animale :

«Il est nécessaire que nous changions le paradigme “Stratégie de sortie” tel que proposé par les activistes de la cause animale par une stratégie d’inclusion de méthodes non animales. »Thierry Decelle / Sanofi, STAL n° 49

Après tout, pourquoi parler de la recherche de méthodes de substitution et de la fin de l’expérimentation animale, quand on peut ignorer le problème ?

Kirk Leech (président du lobby européen de l’expérimentation animale) affirme quant à lui qu’il vaut mieux parler des réussites de l’expérimentation animale plutôt que du care ou des méthodes substitutives. Son but : influencer l’opinion publique en abreuvant les médias d’espoirs de nouveaux traitements, en ignorant volontairement l’horreur de l’expérimentation animale et son incompatibilité avec la réflexion morale.

Qu’importe, apparemment, le fait que ce type d’annonces se font depuis des dizaines d’années pour simplement disparaitre dans les archives de l’histoire sans avoir aidé qui que ce soit.

La paille et la poutre

À ce jeu de la mauvaise foi, la France obtient la palme d’or lors du congrès FELASA. Mention spéciale à un représentant du CHU de Lille qui compare de manière dédaigneuse l’idée d’accorder des droits aux primates non humains avec les procès d’animaux du Moyen Âge.

Il poursuit en soutenant que puisque plus de 80 % des prix Nobel ont récompensé des recherches utilisant des animaux, la recherche ne peut pas se faire sans animaux. À se demander ce qu’il pense du fait que plus de 90 % des prix Nobel ont récompensé des hommes

Après ces énormités qui n’ont pas fait réagir les expérimentateurs et expérimentatrices sur place, difficile de ne pas rire jaune quand un lobbyiste reproche pour la énième fois leur mauvaise foi aux animalistes qui filment des pratiques de maltraitances dans les laboratoires pour n’en révéler que quelques minutes de vidéo au grand public.

La mauvaise foi, c’est mal – mais seulement si elle vient des adversaires.


[1]
En anglais, le mot care a plusieurs significations. To care about signifie « s’intéresser à » / « se soucier de » quelque chose ou quelqu’un. To care for et to take care of, signifient « s’occuper de » quelque chose ou « prendre soin de » quelqu’un. En tant que nom, le care peut être l’attention portée à une tâche pour la faire correctement, ou les soins nécessaires à la santé ou à la protection de quelqu’un.

Cet article est le deuxième d’une série qui présente différents aspects du congrès FELASA 2022

  1. Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
  2. Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
  3. L’industrie de l’expérimentation animale fait sa propagande
  4. La myopie éthique de l’expérimentation animale
  5. Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

One Voice fait suspendre tous les arrêtés préfectoraux permettant l’effarouchement des ours bruns en Ariège !

One Voice fait suspendre tous les arrêtés préfectoraux permettant l’effarouchement des ours bruns en Ariège !

One Voice fait suspendre tous les arrêtés préfectoraux permettant l’effarouchement des ours bruns en Ariège !
24.08.2022
Ariège
One Voice fait suspendre tous les arrêtés préfectoraux permettant l’effarouchement des ours bruns en Ariège !
Animaux sauvages

Quelle magnifique victoire au tribunal administratif de Toulouse pour les ours bruns ! Après une première suspension en urgence au début du mois d’août, c’est au tour des six autres arrêtés publiés par la préfecture de l’Ariège entre le 22 juin et le 7 juillet 2022 de l’être ! Ils autorisaient des tirs d’effarouchement autour et sur les ours bruns survivant dans les Pyrénées durant la saison 2022.

Photo d’illustration : une ourse et ses oursons en Allemagne

Après l’audience du 8 août, où notre avocate, Hélène Thouy, s’est battue argument contre argument contre la préfecture, il aura fallu presque dix jours supplémentaires pour clore l’instruction. Jours pendant lesquels des éléments des uns et des autres ont continué d’être échangés sans merci. Mais le doute a bénéficié aux ours, d’autant plus que la préfecture n’a pas fait la preuve de ce qu’elle avançait pour justifier les tirs d’effarouchement, et ce, à tous les niveaux.

Des tribunaux administratifs de plus en plus perméables aux arguments en faveur des animaux

L’audace, qui nous a poussés à attaquer les arrêtés en référé suspension – c’est-à-dire pour interrompre en urgence l’application des tirs, – a payé ! Peut-être se réjouit-on de cette victoire parce que nous pensons que les tribunaux sont de plus en plus ouverts aux arguments favorables aux animaux, peut-être que l’urgence climatique et en faveur de la biodiversité parvient-elle enfin à pénétrer les tribunaux. Ou peut-être que nos arguments sont de mieux en mieux exprimés et étayés par des données. Peut-être aussi que l’exigence d’exemplarité de l’État attendue par nos concitoyens a fini elle aussi par toucher les juges, qui veulent dorénavant que toute décision prise soit étayée et ne semble pas arbitraire ou soutenant des intérêts privés ou d’un quelconque corporatisme.

Nous voulions offrir la paix aux ours déjà si fragiles !

Les ours bruns en France ont peu à peu disparu au cours de l’histoire, sous la pression humaine. Il y a donc peu d’ours dans les Pyrénées. Leur population stagne en dessous du seuil de viabilité de l’espèce. Les ours ne sont qu’une centaine en France, et se nourrissent essentiellement de végétaux. On est loin des fantasmes et des peurs irrationnelles répandues à leur endroit par des éleveurs qui sont dans tous les cas dédommagés, et destinent toujours leurs troupeaux à l’abattoir.

Ces effarouchements, imposés par l’État (à défaut de tirs létaux appelés de leurs vœux par les éleveurs) en raison du statut d’espèce protégée dont bénéficient ces ursidés au niveau européen et français, sont tout de même délétères. Notamment parce qu’ils sont susceptibles d’empêcher les ourses de mener leurs grossesses à terme, menaçant la survie de l’espèce et des individus concernés.

«Il est vital de laisser la possibilité aux ours bruns de reprendre possession de leur espace. Notre espèce a partout et en tout temps écrasé les autres, pour assurer sa sécurité. Mais nous sommes allés trop loin, la planète se meurt avec les animaux et même nous… Il est plus que temps de leur rendre ce qui leur revient. Les ours ont toute leur place dans les montagnes des Pyrénées, comme, aussi, les loups dans les Alpes ou les requins à la Réunion.»Muriel Arnal, présidente de One Voice

Laisser la nature faire…

One Voice ne soutient d’ailleurs pas le processus de réintroduction par la main humaine. Quel intérêt de faire subir une capture et un déracinement à des ourses venues d’ailleurs et souvent déjà enceintes et vulnérables, pour les imposer là où rien n’est fait pour leur bien-être et où une multitude de gens veulent leur mort ?! Les éleveurs travaillant sur les estives concernées par les arrêtés suspendus parlent désormais à mots couverts de les braconner

One Voice soutient en revanche la sanctuarisation des espaces naturels et le réensauvagement, entre autres dans les montagnes des Pyrénées.

Sept estives couvertes !

Les ours auront donc la possibilité d’évoluer librement dans les estives des groupements pastoraux du Taus-Espugues, d’Arreau, de Coumebière, de Sentenac d’Oust, de l’Izard, d’Ourdouas et, bien entendu, d’Ustou Col d’Escots dont la décision favorable a été obtenue début août 2022

Pour rappel, le Conseil d’État a déjà annulé les arrêtés ministériels de 2019 et 2020, permettant aux préfets de mettre en place des arrêtés comme ceux dont nous venons d’obtenir la suspension immédiate. Nous avons donc lancé une procédure en parallèle pour faire annuler celui de cette année, publié le 20 juin 2022. Nous sommes dans l’attente d’une date dans les mois à venir.

Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale

Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale

Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
22.08.2022
France
Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
Expérimentation animale

Du 12 au 16 juin s’est tenu à Marseille un congrès international d’expérimentation animale (FELASA 2022), qui regroupait des personnes pratiquant l’expérimentation animale dans le monde entier. À écouter ce qui s’y dit, on comprend bien que les prétentions à la transparence mises en avant ces dernières années ne sont qu’une stratégie de communication pour s’attirer les faveurs du public.

Lundi 13 juin à Marseille. Deux bâtiments, une quinzaine de salles, une immense halle d’exposition, et plus de mille personnes. Le congrès FELASA 2022, coorganisé à Marseille par l’Association française des sciences et techniques de l’animal de laboratoire (Afstal), a clairement été une réussite. One Voice y était afin d’entendre ce qui se disait sur le thème très parlant de cette année : la « communication ».

Aux origines de la « transparence »

Depuis février 2021, vous avez probablement entendu parler de la « charte de transparence » sur l’expérimentation animale, produite par le Gircor (Groupe interprofessionnel de réflexion et de communication sur la recherche, c’est-à-dire lobby français de l’expérimentation animale). Cette charte n’est pas une invention française, puisqu’un document du même type a été lancé en Angleterre en 2012 et que de nombreux autres pays ont suivi.

Si vous pensez qu’il s’agit là d’une bonne nouvelle, détrompez-vous : ces chartes cherchent à modifier l’opinion publique, qui est de plus en plus défavorable à l’expérimentation animale ces dernières années. Comme le disait très bien le slogan du congrès, « tout est question de communication » (“it’s all about communication”).

Les méthodes de la « transparence »

En effet, le président du lobby européen de l’expérimentation animale a insisté lors de la session d’ouverture sur l’intérêt d’être « proactif » dans le traitement des informations. Par exemple, les chiffres de l’expérimentation animale peuvent être obtenus, traités et médiatisés rapidement par les lobbies, ce qui leur permet de mettre en avant un message favorable à leurs intérêts. Les associations animalistes, qui mettront plus de temps à communiquer, n’auront donc pas d’écho dans les médias.

Au centre du message des lobbies, l’idée que l’expérimentation animale est « indispensable », « nécessaire » à la santé et à la science, « très réglementée » et « encadrée » par les principes « éthiques » que sont les 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner). Des affirmations que l’on retrouve dans les chartes de transparence et sur les sites web de la plupart des signataires de ces chartes, sans plus d’information.

Convaincre, convaincre, convaincre

Au cours du congrès, une intervenante de l’université de Washington à Seattle a défini la transparence comme le fait « d’engager » le public sur le sujet de l’expérimentation animale. Mais comme on le voyait sur ses diapositives, le but était en fait de « rallier » celui-ci à sa cause (“to win them over”). D’où le projet de cette université d’embaucher une personne à temps plein pour travailler sur sa stratégie de communication à ce sujet.

Après tout, pourquoi dépenser l’argent dans le développement d’alternatives quand on peut l’utiliser pour manipuler l’opinion publique ?

La transparence… en privé

Alors que les problèmes courants de l’expérimentation animale ne sont jamais mentionnés en public, le contexte du congrès, entre collègues, délie quelques langues. La responsable d’une « structure chargée du bien-être animal » reconnait par exemple que des collègues lui disent encore régulièrement ne pas voir de problème avec le fait d’attraper les souris par la queue (une pratique génératrice de stress pour ces animaux).

Et les discussions informelles avec des personnes françaises présentes sur place sont tout aussi intéressantes, concernant en particulier les déficiences importantes du système d’évaluation et d’autorisation des projets

Alors, après avoir gratté la surface des discours publics vides qui se veulent rassurants, on garde en bouche une certaine amertume face aux personnes qui osent encore parler de transparence de l’expérimentation animale… En particulier quand on doit systématiquement passer par les tribunaux pour obtenir des documents publics.

Cet article est le premier d’une série qui présentera différents aspects du congrès FELASA 2022 :

  1. Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
  2. Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
  3. L’industrie de l’expérimentation animale fait sa propagande
  4. La myopie éthique de l’expérimentation animale
  5. Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
16.08.2022
International
Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
Expérimentation animale

Après notre dénonciation d’une procédure de chocs électriques et de nage forcée autorisée en France cette année et notre mise en lumière des images et des pratiques de la nage forcée en France, le ministère de la Recherche ne réagit pas. Ailleurs dans le monde, des entreprises et des universités abandonnent ce test, pendant que les lobbies anglophones le défendent et le font passer pour indispensable auprès du grand public, quitte à faire des comparaisons vaseuses et à abandonner tout esprit critique

Image : capture d’écran de « Animal Models of Depression – Chronic Despair Model (CDM)« 

Depuis plusieurs semaines, vous vous mobilisez avec nous sur les réseaux sociaux pour solliciter le ministère de la Recherche et lui demander d’interdire les tests de nage forcée. Vous pouvez maintenir la pression avec les modèles de tweet et de courrier présentés dans nos articles précédents, et encourager les entreprises et les universités françaises à s’engager avec les modèles de tweets proposés en fin d’article.

Interrogé par les médias, le ministère s’est borné à répéter les platitudes habituelles sur la réglementation et les comités d’éthique, en omettant de commenter la souffrance de ces animaux et de mentionner la lettre que nous lui avons envoyée pour demander la communication des détails du projet dénoncé afin de pouvoir vérifier comment l’existence d’alternatives a été évaluée – lettre à laquelle il n’a répondu récemment que par les mêmes platitudes qu’il a exposées aux médias.

Des géants de la recherche abandonnent le test de nage forcée mais l’industrie résiste

À l’étranger, l’association PETA fait campagne depuis 2018 contre l’utilisation du test de nage forcée par les grandes entreprises de recherche. Entre 2018 et 2021, une quinzaine d’entreprises ont confirmé qu’elles n’utiliseraient plus ces tests. Quand Johnson & Johnson, Roche Pharma, AstraZeneca, Sage Therapeutics, Pfizer, Bayer ou GlaxoSmithKline s’engagent dans ce sens, on peut se demander pourquoi ce test ne disparaît pas purement et simplement des pratiques autorisées.

En réaction à ces campagnes et à leur diffusion dans les médias, le lobby états-unien Speaking of Research (SoR) ne s’est pas privé d’écrire début 2020 un billet pour dénoncer « un journalisme irresponsable », tandis que le lobby britannique Understanding Animal Research (UAR) a publié en octobre 2020 une fiche de synthèse (dépubliée depuis mais enregistrée dans l’archive web), puis au printemps 2021 un nouvel article et une vidéo sur ce sujet. Cela appuyait notamment le refus de l’Université de Bath, en Angleterre, de renoncer au test de nage forcée (dénoncé par PETA dans une vidéo publiée fin 2020, ci-dessous).

Les lobbies de l’expérimentation animale ruinent leur propre crédibilité

Comme à l’habitude des lobbies de l’expérimentation animale, leurs contenus parlent plus de la dépression et des bonnes pratiques que des animaux et de l’impact de ce test sur eux. SoR y affirme que les défenseurs des animaux exagèrent les souffrances de ceux-ci et UAR y précise que les animaux ne sont pas laissés dans l’eau jusqu’à épuisement et qu’ils flottent naturellement.

Les deux lobbies évitent par contre soigneusement de chercher à savoir pourquoi les animaux abandonnent leur lutte, et ce que cela implique psychologiquement pour eux. La fiche de synthèse d’UAR se contentait à ce sujet de dire que ce test stresse les animaux « comme quand un rat sauvage se trouve dans un climat froid en hiver »… en s’appuyant sur une étude de 1979 qui compare le fait de laisser des rats dans une chambre froide à 4°C pendant des heures et de les faire nager cinq fois pendant une minute à intervalles de trente minutes dans de l’eau à 10°C. Rien à voir avec le sujet, ce qui explique peut-être pourquoi leur billet de 2021 n’aborde tout simplement pas la question du stress infligé à ces animaux.

Et la crédibilité de SoR en matière de rigueur méthodologique n’est pas meilleure : le billet cite une étude de 2012 pour dire qu’on fait nager les souris six minutes et les rats quinze minutes… alors que les quinze minutes mentionnées dans l’étude concernent un « pré-test » réalisé la veille, et pas le test lui-même (qui dure cinq minutes pour les rats). Quand on sait que ce sont ces organismes qui critiquent régulièrement les associations animalistes et se présentent comme des spécialistes à la disposition des médias, on est en droit de se poser des questions sur leurs motivations…

Aidez-nous à faire arrêter ces tests

Il est inadmissible que ces tests se poursuivent aujourd’hui. Nous n’avons aucun droit de faire souffrir les animaux pour nos propres intérêts. Ces prochaines semaines, nous vous en apprendrons plus sur les alternatives envisageables pour aider les personnes souffrant de dépression.

Vous pouvez agir en soutenant la pétition de PETA France qui demande à Sanofi l’arrêt des tests de nage forcée, et en sollicitant sur Twitter les grandes universités et entreprises françaises qui ont participé à ces tests ces dernières années :

Demande d’engagement

J’appelle l’entreprise @PierreFabre à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’entreprise @activinside à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’institut @GustaveRoussy à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Développement des méthodes alternatives

J’appelle l’@InsermIDF à s’engager contre les tests de nage forcée à l’Institut de Psychiatrie et de Neurosciences de Paris et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@INSB_CNRS et l’@Inserm à s’engager contre les tests de nage forcée et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@IBPS_Paris à s’engager contre les tests de nage forcée et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Recherches sur la prévention

J’appelle le @NCMagendie à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@unistra à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@UnivParisSaclay et l’@InsermIDF à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Développement des formations sérieuses en psychologie

J’appelle l’@AgenceRecherche à ne plus soutenir les tests de nage forcée et à soutenir le développement des formations en psychologie dignes du 21e siècle! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@APHP à ne plus soutenir les tests de nage forcée et à soutenir le développement des formations en psychiatrie dignes du 21e siècle! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Signez pour en finir avec le test de nage forcée

Cet article est le troisième d’une série de cinq sur la nage forcée :

  1. Chocs électriques et nage forcée en France en 2022
  2. Nage forcée : les images
  3. Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
  4. Nage forcée : d’autres approches sont possibles
  5. Nage forcée : un combat de longue haleine

Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains

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10.08.2022
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Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains
Expérimentation animale

Hainan Airlines, compagnie aérienne basée en Chine, recommence à transporter des singes pour l »expérimentation animale, malgré avoir annoncé renoncer à ces expéditions en… 2012.Grâce à une dénonciation d’un employé de l’aéroport concerné, nous savons que, le 9 Août 2022, Hainan Airlines a transporté 720 macaques à longue queue du Cambodge vers les États-Unis via Pékin.

Confinés seuls dans de petits compartiments à l’intérieur de caisses, ces individus sensibles et intelligents ont été soumis à une épreuve longue et traumatisante d’environ 24 heures, dont une escale de six heures à Pékin, ainsi que de nombreuses heures supplémentaires de transport vers et depuis les aéroports de Phnom Penh et Chicago. Leur direction, la paillasse des laboratoires pour y subir – notamment -des tests de toxicité…

Hainan Airline est intervenue pour reprendre les vols qu’Egyptair a choisi d’arrêter en ne renouvelant pas son contrat. Rejoignez notre campagne commune – Action for Primates, One Voice et Stop Camarles – en faisant appel à Hainan Airlines pour rétablir l’interdiction qu’ils prétendaient avoir instituée en 2012. Nous devons les exhorter à prendre la même décision prise par Air France, Egyptair et Kenya Airways.

Envoyer un mail à customer.care@hnair.com à l’attention des personnes suivantes :
Zhimin Ma, President, Hainan Airlines and Jun Xu Chairman of the Board
Mettez en copie ce mail en même temps : customerfeedback@hnair.com.
Vous pouvez également écrire aux bureaux locaux :

N’hésitez pas les taguer sur Twitter également : https://twitter.com/HainanAirlines.

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!
09.08.2022
France
Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!
Animaux sauvages

Dans l’Aisne et le Gard, les préfets ont retiré le déterrage des blaireaux de leurs arrêtés, face à nos recours. Le premier a, dans un arrêté modificatif, abrogé l’article concernant le déterrage des blaireaux, le second en retire blaireaux et renards. Cela fait suite à plusieurs victoires que nous obtenons en justice pour les blaireaux, au fond et récemment aussi en urgence.

Photo : Claire Witham – CC BY-NC 2.0

Nous dénonçons la cruauté du déterrage, cette chasse qui utilise les chiens pour repérer et maintenir au fond du terrier les blaireaux ou les renards ainsi piégés, avant que les chasseurs ne creusent pour ensuite les abattre sans pitié. La vénerie sous terre est abominable, et ne laisse aucune issue aux animaux, comme nous l’avons montré à l’occasion de la diffusion de nos images d’enquête en infiltration. Cette année, nous avons attaqué de nombreux arrêtés permettant d’allonger la période autorisant les chasseurs à s’adonner à la « petite vénerie » tout l’été, alors qu’elle est déjà autorisée le reste de l’année. Car oui, les chasseurs demandent aux préfets -qui ne se font pas trop prier, vu combien leurs arrêtés sont souvent mal justifiés-, de leur octroyer une dérogation pour pouvoir s’adonner à ce loisir macabre y compris au printemps et en été, c’est-à-dire quand cela les arrange. En effet, l’hiver, la terre est dure et ils ont « mieux » à faire: la chasse à tir est autorisée.

Deux victoires confirmées par forfait dans l’Aisne et le Gard pour les blaireaux!

Or nous venons d’avoir la confirmation par écrit qu’après la préfecture du Gard, qui a choisi de reformuler son arrêté pour en retirer les renards et les blaireaux après notre recours au tribunal administratif de Nîmes*, c’est au tour du préfet de l’Aisne de modifier le sien.

Dans l’Aisne, l’article 4 de l’arrêté initial (celui que nous attaquions) ne concernait que la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux. Il est à présent totalement retiré! La préfecture savait qu’elle allait perdre et a préféré l’abroger.

Ce sont deux victoires par forfait. Celles-ci font gagner les blaireaux et leurs petits, sevrés mais pas encore indépendants à cette période de l’année, mais protège aussi au passage d’autres animaux d’espèces protégées, avec qui ils partagent souvent leurs terriers tels les chats forestiers, les loutres d’Europe ou d’autres non protégés tels les renards.

La justice administrative laisse de plus en plus souvent la vie sauve aux blaireaux!

Ces retraits interviennent après plusieurs victoires au fond devant les tribunaux administratifs. En Saône-et-Loire par exemple, nous avons obtenu l’annulation de l’arrêté de 2020. En Gironde et dans l’Ain, nous avons également obtenu l’annulation par les juges des arrêtés préfectoraux de 2021. Mais la nouveauté cette année est qu’en Haute-Garonne ou en Corrèze notamment, les juges des référés ont fait suspendre en urgence les arrêtés de chasse complémentaire par vénerie sous terre des blaireaux après avoir entendu nos arguments. Une très bonne nouvelle qui nous rend optimistes pour l’avenir.

Nous avons déposé une dizaine de recours au fond cette année pour les blaireaux, qui seront jugés ultérieurement. D’autres sont en cours de dépôt, en partenariat avec d’autres.

Nous vous invitons à soutenir ce mouvement contre le déterrage des blaireaux en signant en nombre la pétition sur le site du Sénat. Il manque encore 40000 signataires à trouver d’ici un mois et demi, donc si vous n’avez pas encore participé, c’est le moment! Signez aussi celle qui se trouve sur notre site dédié aux images qui montrent le vrai visage de la vénerie sous terre des blaireaux. Ensemble, clamons haut et fort « J’aime les blaireaux »!

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !
08.08.2022
Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !
Expérimentation animale

One Voice et ses partenaires Action for Primates et Stop Camarles saluent la décision d’Egyptair d’arrêter d’envoyer des singes vers des laboratoires de recherche subir notamment des tests de toxicité (empoisonnement). Merci à tous ceux qui ont soutenu notre campagne commune et ont contacté Egyptair pour demander à la compagnie aérienne de mettre fin à ses vols de misère, démontrant ainsi la force de l’opinion publique sur cette question.

Nous avions révélé le rôle d’Egyptair pour la première fois en mars 2022, après avoir été contactés par un lanceur d’alerte du personnel de l’aéroport, indigné du transport de centaines de singes du Cambodge vers les États-Unis. Depuis lors, la compagnie aérienne a expédié plusieurs milliers de singes du Cambodge, du Vietnam et de Maurice pour qu’ils souffrent et meurent dans des laboratoires. Mais c’est enfin terminé ! Egyptair vient de confirmer dans un e-mail à PeTA qu’elle n’avait pas renouvelé son contrat en juin 2022.

Le commerce mondial et le transport de singes pour les labos est une industrie ancrée dans la souffrance et la cruauté. Les compagnies aériennes jouent un rôle clé dans la chaîne de la souffrance. Egyptair est donc le dernier en date sur la des compagnies aériennes qui se refusent à transporter des singes vers leur mort, qui semble s’allonger de jour en jour, après les récentes décisions d’Air France et de Kenya Airways de mettre fin également à leur implication dans ce commerce brutal de vies. Bien que tout cela soit une bonne nouvelle, nous devons continuer à faire pression sur les compagnies aériennes qui continuent d’expédier des singes. Il ne peut y avoir de repos tant que ces expéditions restent d’actualité.

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations
08.08.2022
Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations
Expérimentation animale

Fin juin, le compte Twitter Air France Newsroom a annoncé la décision d’Air France d’arrêter le transport des primates à destination des laboratoires, dès la fin de ses contrats en cours. Un engagement historique, qui s’est pourtant limité à un tweet. Nous avons écrit à la compagnie aérienne, sans réponse à ce jour. Sollicitez Air France avec nous pour confirmer les conditions de son engagement.

Série de nouveautés pour les primates en 2022 : après l’annonce d’Air France et l’interdiction d’utiliser des primates nés de parents capturés à partir de novembre 2022, on apprend récemment le classement des macaques crabiers (primates les plus utilisés par les laboratoires) dans la catégorie « en danger » de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN). Une combinaison de facteurs qui fait peur aux lobbies de l’expérimentation animale.

Malgré ces actualités, Air France n’a pas répondu à notre courrier du 1er juillet 2022, dans lequel nous demandions un rendez-vous à leurs services afin de mieux comprendre le contexte et les conditions de leur décision historique concernant le transport des primates.