Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale

Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale

Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
22.08.2022
France
Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
Expérimentation animale

Du 12 au 16 juin s’est tenu à Marseille un congrès international d’expérimentation animale (FELASA 2022), qui regroupait des personnes pratiquant l’expérimentation animale dans le monde entier. À écouter ce qui s’y dit, on comprend bien que les prétentions à la transparence mises en avant ces dernières années ne sont qu’une stratégie de communication pour s’attirer les faveurs du public.

Lundi 13 juin à Marseille. Deux bâtiments, une quinzaine de salles, une immense halle d’exposition, et plus de mille personnes. Le congrès FELASA 2022, coorganisé à Marseille par l’Association française des sciences et techniques de l’animal de laboratoire (Afstal), a clairement été une réussite. One Voice y était afin d’entendre ce qui se disait sur le thème très parlant de cette année : la « communication ».

Aux origines de la « transparence »

Depuis février 2021, vous avez probablement entendu parler de la « charte de transparence » sur l’expérimentation animale, produite par le Gircor (Groupe interprofessionnel de réflexion et de communication sur la recherche, c’est-à-dire lobby français de l’expérimentation animale). Cette charte n’est pas une invention française, puisqu’un document du même type a été lancé en Angleterre en 2012 et que de nombreux autres pays ont suivi.

Si vous pensez qu’il s’agit là d’une bonne nouvelle, détrompez-vous : ces chartes cherchent à modifier l’opinion publique, qui est de plus en plus défavorable à l’expérimentation animale ces dernières années. Comme le disait très bien le slogan du congrès, « tout est question de communication » (“it’s all about communication”).

Les méthodes de la « transparence »

En effet, le président du lobby européen de l’expérimentation animale a insisté lors de la session d’ouverture sur l’intérêt d’être « proactif » dans le traitement des informations. Par exemple, les chiffres de l’expérimentation animale peuvent être obtenus, traités et médiatisés rapidement par les lobbies, ce qui leur permet de mettre en avant un message favorable à leurs intérêts. Les associations animalistes, qui mettront plus de temps à communiquer, n’auront donc pas d’écho dans les médias.

Au centre du message des lobbies, l’idée que l’expérimentation animale est « indispensable », « nécessaire » à la santé et à la science, « très réglementée » et « encadrée » par les principes « éthiques » que sont les 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner). Des affirmations que l’on retrouve dans les chartes de transparence et sur les sites web de la plupart des signataires de ces chartes, sans plus d’information.

Convaincre, convaincre, convaincre

Au cours du congrès, une intervenante de l’université de Washington à Seattle a défini la transparence comme le fait « d’engager » le public sur le sujet de l’expérimentation animale. Mais comme on le voyait sur ses diapositives, le but était en fait de « rallier » celui-ci à sa cause (“to win them over”). D’où le projet de cette université d’embaucher une personne à temps plein pour travailler sur sa stratégie de communication à ce sujet.

Après tout, pourquoi dépenser l’argent dans le développement d’alternatives quand on peut l’utiliser pour manipuler l’opinion publique ?

La transparence… en privé

Alors que les problèmes courants de l’expérimentation animale ne sont jamais mentionnés en public, le contexte du congrès, entre collègues, délie quelques langues. La responsable d’une « structure chargée du bien-être animal » reconnait par exemple que des collègues lui disent encore régulièrement ne pas voir de problème avec le fait d’attraper les souris par la queue (une pratique génératrice de stress pour ces animaux).

Et les discussions informelles avec des personnes françaises présentes sur place sont tout aussi intéressantes, concernant en particulier les déficiences importantes du système d’évaluation et d’autorisation des projets

Alors, après avoir gratté la surface des discours publics vides qui se veulent rassurants, on garde en bouche une certaine amertume face aux personnes qui osent encore parler de transparence de l’expérimentation animale… En particulier quand on doit systématiquement passer par les tribunaux pour obtenir des documents publics.

Cet article est le premier d’une série qui présentera différents aspects du congrès FELASA 2022 :

  1. Transparence et stratégie de communication en expérimentation animale
  2. Éléments de langage et moisissures argumentatives de l’expérimentation animale
  3. L’industrie de l’expérimentation animale fait sa propagande
  4. La myopie éthique de l’expérimentation animale
  5. Bientôt plus de primates dans les laboratoires ?

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste

Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
16.08.2022
International
Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
Expérimentation animale

Après notre dénonciation d’une procédure de chocs électriques et de nage forcée autorisée en France cette année et notre mise en lumière des images et des pratiques de la nage forcée en France, le ministère de la Recherche ne réagit pas. Ailleurs dans le monde, des entreprises et des universités abandonnent ce test, pendant que les lobbies anglophones le défendent et le font passer pour indispensable auprès du grand public, quitte à faire des comparaisons vaseuses et à abandonner tout esprit critique

Image : capture d’écran de « Animal Models of Depression – Chronic Despair Model (CDM)« 

Depuis plusieurs semaines, vous vous mobilisez avec nous sur les réseaux sociaux pour solliciter le ministère de la Recherche et lui demander d’interdire les tests de nage forcée. Vous pouvez maintenir la pression avec les modèles de tweet et de courrier présentés dans nos articles précédents, et encourager les entreprises et les universités françaises à s’engager avec les modèles de tweets proposés en fin d’article.

Interrogé par les médias, le ministère s’est borné à répéter les platitudes habituelles sur la réglementation et les comités d’éthique, en omettant de commenter la souffrance de ces animaux et de mentionner la lettre que nous lui avons envoyée pour demander la communication des détails du projet dénoncé afin de pouvoir vérifier comment l’existence d’alternatives a été évaluée – lettre à laquelle il n’a répondu récemment que par les mêmes platitudes qu’il a exposées aux médias.

Des géants de la recherche abandonnent le test de nage forcée mais l’industrie résiste

À l’étranger, l’association PETA fait campagne depuis 2018 contre l’utilisation du test de nage forcée par les grandes entreprises de recherche. Entre 2018 et 2021, une quinzaine d’entreprises ont confirmé qu’elles n’utiliseraient plus ces tests. Quand Johnson & Johnson, Roche Pharma, AstraZeneca, Sage Therapeutics, Pfizer, Bayer ou GlaxoSmithKline s’engagent dans ce sens, on peut se demander pourquoi ce test ne disparaît pas purement et simplement des pratiques autorisées.

En réaction à ces campagnes et à leur diffusion dans les médias, le lobby états-unien Speaking of Research (SoR) ne s’est pas privé d’écrire début 2020 un billet pour dénoncer « un journalisme irresponsable », tandis que le lobby britannique Understanding Animal Research (UAR) a publié en octobre 2020 une fiche de synthèse (dépubliée depuis mais enregistrée dans l’archive web), puis au printemps 2021 un nouvel article et une vidéo sur ce sujet. Cela appuyait notamment le refus de l’Université de Bath, en Angleterre, de renoncer au test de nage forcée (dénoncé par PETA dans une vidéo publiée fin 2020, ci-dessous).

Les lobbies de l’expérimentation animale ruinent leur propre crédibilité

Comme à l’habitude des lobbies de l’expérimentation animale, leurs contenus parlent plus de la dépression et des bonnes pratiques que des animaux et de l’impact de ce test sur eux. SoR y affirme que les défenseurs des animaux exagèrent les souffrances de ceux-ci et UAR y précise que les animaux ne sont pas laissés dans l’eau jusqu’à épuisement et qu’ils flottent naturellement.

Les deux lobbies évitent par contre soigneusement de chercher à savoir pourquoi les animaux abandonnent leur lutte, et ce que cela implique psychologiquement pour eux. La fiche de synthèse d’UAR se contentait à ce sujet de dire que ce test stresse les animaux « comme quand un rat sauvage se trouve dans un climat froid en hiver »… en s’appuyant sur une étude de 1979 qui compare le fait de laisser des rats dans une chambre froide à 4°C pendant des heures et de les faire nager cinq fois pendant une minute à intervalles de trente minutes dans de l’eau à 10°C. Rien à voir avec le sujet, ce qui explique peut-être pourquoi leur billet de 2021 n’aborde tout simplement pas la question du stress infligé à ces animaux.

Et la crédibilité de SoR en matière de rigueur méthodologique n’est pas meilleure : le billet cite une étude de 2012 pour dire qu’on fait nager les souris six minutes et les rats quinze minutes… alors que les quinze minutes mentionnées dans l’étude concernent un « pré-test » réalisé la veille, et pas le test lui-même (qui dure cinq minutes pour les rats). Quand on sait que ce sont ces organismes qui critiquent régulièrement les associations animalistes et se présentent comme des spécialistes à la disposition des médias, on est en droit de se poser des questions sur leurs motivations…

Aidez-nous à faire arrêter ces tests

Il est inadmissible que ces tests se poursuivent aujourd’hui. Nous n’avons aucun droit de faire souffrir les animaux pour nos propres intérêts. Ces prochaines semaines, nous vous en apprendrons plus sur les alternatives envisageables pour aider les personnes souffrant de dépression.

Vous pouvez agir en soutenant la pétition de PETA France qui demande à Sanofi l’arrêt des tests de nage forcée, et en sollicitant sur Twitter les grandes universités et entreprises françaises qui ont participé à ces tests ces dernières années :

Demande d’engagement

J’appelle l’entreprise @PierreFabre à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’entreprise @activinside à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’institut @GustaveRoussy à s’engager contre les tests de nage forcée – les rongeurs ne sont pas du matériel de laboratoire! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Développement des méthodes alternatives

J’appelle l’@InsermIDF à s’engager contre les tests de nage forcée à l’Institut de Psychiatrie et de Neurosciences de Paris et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@INSB_CNRS et l’@Inserm à s’engager contre les tests de nage forcée et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@IBPS_Paris à s’engager contre les tests de nage forcée et à développer les méthodes de substitution! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Recherches sur la prévention

J’appelle le @NCMagendie à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@unistra à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@UnivParisSaclay et l’@InsermIDF à s’engager contre les tests de nage forcée et à privilégier la recherche sur la prévention de la dépression! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Développement des formations sérieuses en psychologie

J’appelle l’@AgenceRecherche à ne plus soutenir les tests de nage forcée et à soutenir le développement des formations en psychologie dignes du 21e siècle! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

J’appelle l’@APHP à ne plus soutenir les tests de nage forcée et à soutenir le développement des formations en psychiatrie dignes du 21e siècle! #StopNageForcée #EndAnimalTesting #ExpérimentationAnimale https://bit.ly/3T5XLv1 via @onevoiceanimal

Signez pour en finir avec le test de nage forcée

Cet article est le troisième d’une série de cinq sur la nage forcée :

  1. Chocs électriques et nage forcée en France en 2022
  2. Nage forcée : les images
  3. Nage forcée : les entreprises qui avancent et l’industrie qui résiste
  4. Nage forcée : d’autres approches sont possibles
  5. Nage forcée : un combat de longue haleine

Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains

Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains

Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains
10.08.2022
Monde
Hainan Airlines prend le relais afin de transporter des singes vers des laboratoires américains
Expérimentation animale

Hainan Airlines, compagnie aérienne basée en Chine, recommence à transporter des singes pour l »expérimentation animale, malgré avoir annoncé renoncer à ces expéditions en… 2012.Grâce à une dénonciation d’un employé de l’aéroport concerné, nous savons que, le 9 Août 2022, Hainan Airlines a transporté 720 macaques à longue queue du Cambodge vers les États-Unis via Pékin.

Confinés seuls dans de petits compartiments à l’intérieur de caisses, ces individus sensibles et intelligents ont été soumis à une épreuve longue et traumatisante d’environ 24 heures, dont une escale de six heures à Pékin, ainsi que de nombreuses heures supplémentaires de transport vers et depuis les aéroports de Phnom Penh et Chicago. Leur direction, la paillasse des laboratoires pour y subir – notamment -des tests de toxicité…

Hainan Airline est intervenue pour reprendre les vols qu’Egyptair a choisi d’arrêter en ne renouvelant pas son contrat. Rejoignez notre campagne commune – Action for Primates, One Voice et Stop Camarles – en faisant appel à Hainan Airlines pour rétablir l’interdiction qu’ils prétendaient avoir instituée en 2012. Nous devons les exhorter à prendre la même décision prise par Air France, Egyptair et Kenya Airways.

Envoyer un mail à customer.care@hnair.com à l’attention des personnes suivantes :
Zhimin Ma, President, Hainan Airlines and Jun Xu Chairman of the Board
Mettez en copie ce mail en même temps : customerfeedback@hnair.com.
Vous pouvez également écrire aux bureaux locaux :

N’hésitez pas les taguer sur Twitter également : https://twitter.com/HainanAirlines.

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!

Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!
09.08.2022
France
Face à nos recours contre le déterrage des blaireaux, plusieurs préfets s’inclinent!
Animaux sauvages

Dans l’Aisne et le Gard, les préfets ont retiré le déterrage des blaireaux de leurs arrêtés, face à nos recours. Le premier a, dans un arrêté modificatif, abrogé l’article concernant le déterrage des blaireaux, le second en retire blaireaux et renards. Cela fait suite à plusieurs victoires que nous obtenons en justice pour les blaireaux, au fond et récemment aussi en urgence.

Photo : Claire Witham – CC BY-NC 2.0

Nous dénonçons la cruauté du déterrage, cette chasse qui utilise les chiens pour repérer et maintenir au fond du terrier les blaireaux ou les renards ainsi piégés, avant que les chasseurs ne creusent pour ensuite les abattre sans pitié. La vénerie sous terre est abominable, et ne laisse aucune issue aux animaux, comme nous l’avons montré à l’occasion de la diffusion de nos images d’enquête en infiltration. Cette année, nous avons attaqué de nombreux arrêtés permettant d’allonger la période autorisant les chasseurs à s’adonner à la « petite vénerie » tout l’été, alors qu’elle est déjà autorisée le reste de l’année. Car oui, les chasseurs demandent aux préfets -qui ne se font pas trop prier, vu combien leurs arrêtés sont souvent mal justifiés-, de leur octroyer une dérogation pour pouvoir s’adonner à ce loisir macabre y compris au printemps et en été, c’est-à-dire quand cela les arrange. En effet, l’hiver, la terre est dure et ils ont « mieux » à faire: la chasse à tir est autorisée.

Deux victoires confirmées par forfait dans l’Aisne et le Gard pour les blaireaux!

Or nous venons d’avoir la confirmation par écrit qu’après la préfecture du Gard, qui a choisi de reformuler son arrêté pour en retirer les renards et les blaireaux après notre recours au tribunal administratif de Nîmes*, c’est au tour du préfet de l’Aisne de modifier le sien.

Dans l’Aisne, l’article 4 de l’arrêté initial (celui que nous attaquions) ne concernait que la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux. Il est à présent totalement retiré! La préfecture savait qu’elle allait perdre et a préféré l’abroger.

Ce sont deux victoires par forfait. Celles-ci font gagner les blaireaux et leurs petits, sevrés mais pas encore indépendants à cette période de l’année, mais protège aussi au passage d’autres animaux d’espèces protégées, avec qui ils partagent souvent leurs terriers tels les chats forestiers, les loutres d’Europe ou d’autres non protégés tels les renards.

La justice administrative laisse de plus en plus souvent la vie sauve aux blaireaux!

Ces retraits interviennent après plusieurs victoires au fond devant les tribunaux administratifs. En Saône-et-Loire par exemple, nous avons obtenu l’annulation de l’arrêté de 2020. En Gironde et dans l’Ain, nous avons également obtenu l’annulation par les juges des arrêtés préfectoraux de 2021. Mais la nouveauté cette année est qu’en Haute-Garonne ou en Corrèze notamment, les juges des référés ont fait suspendre en urgence les arrêtés de chasse complémentaire par vénerie sous terre des blaireaux après avoir entendu nos arguments. Une très bonne nouvelle qui nous rend optimistes pour l’avenir.

Nous avons déposé une dizaine de recours au fond cette année pour les blaireaux, qui seront jugés ultérieurement. D’autres sont en cours de dépôt, en partenariat avec d’autres.

Nous vous invitons à soutenir ce mouvement contre le déterrage des blaireaux en signant en nombre la pétition sur le site du Sénat. Il manque encore 40000 signataires à trouver d’ici un mois et demi, donc si vous n’avez pas encore participé, c’est le moment! Signez aussi celle qui se trouve sur notre site dédié aux images qui montrent le vrai visage de la vénerie sous terre des blaireaux. Ensemble, clamons haut et fort « J’aime les blaireaux »!

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !

Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !
08.08.2022
Excellente nouvelle : Egyptair met fin aux expéditions de singes pour les labos !
Expérimentation animale

One Voice et ses partenaires Action for Primates et Stop Camarles saluent la décision d’Egyptair d’arrêter d’envoyer des singes vers des laboratoires de recherche subir notamment des tests de toxicité (empoisonnement). Merci à tous ceux qui ont soutenu notre campagne commune et ont contacté Egyptair pour demander à la compagnie aérienne de mettre fin à ses vols de misère, démontrant ainsi la force de l’opinion publique sur cette question.

Nous avions révélé le rôle d’Egyptair pour la première fois en mars 2022, après avoir été contactés par un lanceur d’alerte du personnel de l’aéroport, indigné du transport de centaines de singes du Cambodge vers les États-Unis. Depuis lors, la compagnie aérienne a expédié plusieurs milliers de singes du Cambodge, du Vietnam et de Maurice pour qu’ils souffrent et meurent dans des laboratoires. Mais c’est enfin terminé ! Egyptair vient de confirmer dans un e-mail à PeTA qu’elle n’avait pas renouvelé son contrat en juin 2022.

Le commerce mondial et le transport de singes pour les labos est une industrie ancrée dans la souffrance et la cruauté. Les compagnies aériennes jouent un rôle clé dans la chaîne de la souffrance. Egyptair est donc le dernier en date sur la des compagnies aériennes qui se refusent à transporter des singes vers leur mort, qui semble s’allonger de jour en jour, après les récentes décisions d’Air France et de Kenya Airways de mettre fin également à leur implication dans ce commerce brutal de vies. Bien que tout cela soit une bonne nouvelle, nous devons continuer à faire pression sur les compagnies aériennes qui continuent d’expédier des singes. Il ne peut y avoir de repos tant que ces expéditions restent d’actualité.

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations

Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations
08.08.2022
Arrêt du transport des primates par Air France : nous voulons plus d’informations
Expérimentation animale

Fin juin, le compte Twitter Air France Newsroom a annoncé la décision d’Air France d’arrêter le transport des primates à destination des laboratoires, dès la fin de ses contrats en cours. Un engagement historique, qui s’est pourtant limité à un tweet. Nous avons écrit à la compagnie aérienne, sans réponse à ce jour. Sollicitez Air France avec nous pour confirmer les conditions de son engagement.

Série de nouveautés pour les primates en 2022 : après l’annonce d’Air France et l’interdiction d’utiliser des primates nés de parents capturés à partir de novembre 2022, on apprend récemment le classement des macaques crabiers (primates les plus utilisés par les laboratoires) dans la catégorie « en danger » de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN). Une combinaison de facteurs qui fait peur aux lobbies de l’expérimentation animale.

Malgré ces actualités, Air France n’a pas répondu à notre courrier du 1er juillet 2022, dans lequel nous demandions un rendez-vous à leurs services afin de mieux comprendre le contexte et les conditions de leur décision historique concernant le transport des primates.

Une lumineuse première victoire de One Voice pour les ours bruns des Pyrénées !

Une lumineuse première victoire de One Voice pour les ours bruns des Pyrénées !

Une lumineuse première victoire de One Voice pour les ours bruns des Pyrénées !
05.08.2022
Pyrénées
Une lumineuse première victoire de One Voice pour les ours bruns des Pyrénées !
Animaux sauvages

One Voice a obtenu la suspension en urgence de l’arrêté de la préfète de l’Ariège autorisant l’effarouchement des ours bruns sur l’estive d’Ustou Col d’Escots. L’audience pour les six autres aura lieu au tribunal administratif de Toulouse le 8 août.

Victoire pour les ours bruns ! L’arrêté du 22 juin 2022 de la préfète de l’Ariège autorisant l’effarouchement simple et par tirs non létaux durant la saison 2022 sur l’estive du groupement pastoral d’Ustou Col d’Escots est suspendu. L’audience pour les six autres estives concernées aura lieu également au tribunal administratif de Toulouse le 8 août.

Oui, elle est lumineuse cette victoire !

Car nous avons choisi l’audace, celle d’attaquer l’arrêté préfectoral en référé, et tenter ainsi de faire suspendre en urgence ce qui par le passé était attaqué uniquement sur le fond. C’est une première. Et s’est avéré payant pour les ours !

Car quand on attaque un arrêté en annulation (sur le fond), il peut être annulé ou non, mais la décision intervient toujours après coup, après exécution de l’arrêté concerné. Un référé suspension permet, au contraire, d’interrompre en urgence le cours de l’arrêté, si le juge estime qu’il y a une bonne raison de l’empêcher.

Notre stratégie était de permettre aux ours d’avoir la paix…

de ne pas souffrir des effarouchements par le biais notamment, des grenades sonores et des balles en caoutchouc (autrement dit, des méthodes non létales mais quand même bien agressives). Ces animaux sont pourtant protégés par le droit français et le droit européen.

Par définition, il y a peu d’ours dans les Pyrénées. Et sans soutenir le processus de « réintroduction » (capture d’ours libres de Slovénie, déracinement, transport et relâcher dans un cadre inconnu), nous nous inscrivons en faux contre ces effarouchements, qui les effrayent, peuvent les blesser, et ne permettent pas aux femelles gestantes de mener à bien leurs grossesses.

Ce ne sont pas des méthodes adaptées pour protéger comme il se doit le peu d’individus ursins qui peuplent nos montagnes pyrénéennes. Ils sont bien moins de cent, leur population est très en dessous du seuil de viabilité de l’espèce. Leur prédation (faible, les ours bruns, rappelons-le, se nourrissant essentiellement de végétaux) est loin d’être au niveau des mesures mises en place contre eux ! Il vaudrait bien mieux sanctuariser des espaces naturels.

Une estive de couverte, reste six à défendre. Ce sera le 8 août

Nous avons également attaqué en référé tous les autres arrêtés publiés par la préfecture de l’Ariège sur ce sujet, qui ne diffèrent du premier que par l’aire géographique qu’ils concernent.

Cette première victoire nous permet d’espérer pour ce qui est de l’audience prévue le 8 août prochain, une fois encore au tribunal administratif de Toulouse, qui concernera les six estives visées par la préfecture : celles des du groupements pastoraux du Taus-Espugues, d’Arreau, de Coumebière, de Sentenac d’Oust, de l’Izard et enfin d’Ourdouas.

Le Conseil d’État a déjà annulé les arrêtés ministériels de 2019 et 2020, permettant aux préfets de mettre en place des arrêtés comme celui dont nous venons d’obtenir la suspension immédiate. Nous avons lancé une procédure en parallèle pour faire annuler celui du 20 juin 2022 et sommes dans l’attente d’une date dans les mois à venir.

Pour les oiseaux, engageons-nous une fois encore contre les chasses traditionnelles!

Pour les oiseaux, engageons-nous une fois encore contre les chasses traditionnelles!

Pour les oiseaux, engageons-nous une fois encore contre les chasses traditionnelles!
03.08.2022
Pour les oiseaux, engageons-nous une fois encore contre les chasses traditionnelles!
Animaux sauvages

Le ministère de la Transition écologique a ouvert à la consultation du public ses projets d’arrêtés pour ressusciter les cruelles chasses traditionnelles des petits oiseaux. Vous avez jusqu’au 10 août pour y participer. Une semaine pour sauver les oiseaux du piégeage sous des cages et des filets… Nous prévoyons déjà de les attaquer dès leur publication.

Le nouveau ministre Christophe Béchu aurait préféré qu’on le remercie de certaines avancées, alors qu’il prévoit de reconduire des arrêtés qui réinstaureraient les chasses traditionnelles des oiseaux en 2022. Et ce malgré les décisions répétées du Conseil d’État et de la Cour de justice de l’Union européenne en faveur de la Ligue de Protection des Oiseaux et de One Voice depuis 2018… Arguant qu’il ne les publiera pas si le Conseil d’État décide une fois de plus d’annuler ceux qu’il a d’ores et déjà suspendus. Après de multiples décisions de justice répétées et concordantes, on pensait que la leçon aurait été retenue par l’exécutif. Mais non, les ministres de l’écologie se suivent et le massacre de la faune sauvage continue.

Alors pourquoi diantre en vouloir à ce point aux petits oiseaux?

Les oiseaux sont déjà en telle difficulté à cause des activités humaines! Dernièrement, les mégafeux en ont fait périr des milliers. Les pesticides épandus partout depuis des années tuent en masse les insectes dont ils se nourrissent, les destinant à la famine et à une disparition déjà en marche. L’urbanisation, quant à elle, par son bruit, sa lumière nocturne et son grignotage des espaces naturels, ne permet plus une reproduction effective…

Pourquoi le ministère de la nature veut-il tant plaire à ces groupes d’intérêts privés…

…alors que selon le sondage IPSOS/One Voice de septembre 2021, la population générale se détourne de plus en plus de la chasse? Certainement car nos enquêtes révèlent au grand jour son vrai visage: celui de la violence, de l’impunité, de l’anti-écologie et de l’insécurité. D’ailleurs, le ministère de la Transition écologique vient même de se pourvoir en cassation face aux décisions favorables aux Choucas des tours obtenues par One Voice et Crow Life en Bretagne…

Il ne fait décidément pas bon être une alouette, un vanneau huppé, un pluvier doré ou tout autre oiseau en France de nos jours!

Pour participer vous aussi aux consultations publiques et donner vos arguments construits contre les arrêtés permettant la réintroduction des chasses traditionnelles en Gironde, dans les Landes, dans le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Ardennes, il vous reste à peine une semaine, soit jusqu’au 10 août 2022:

Consultation sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture et au nombre maximum d’alouettes des champs pouvant être capturées à l’aide de pantes dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-AtlantiquesConsultation sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture et au nombre maximum d’alouettes des champs pouvant être capturées à l’aide de matoles dans les départements des Landes et du Lot-et-GaronneConsultation sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture et au nombre maximum de vanneaux huppés et de pluviers dorés pouvant être capturés à l’aide de filets dans le département des Ardennes

Le festival de violence du Cirque Muller envers les militants de One Voice

Le festival de violence du Cirque Muller envers les militants de One Voice

Le festival de violence du Cirque Muller envers les militants de One Voice
02.08.2022
Hautes-Alpes
Le festival de violence du Cirque Muller envers les militants de One Voice
Exploitation pour le spectacle

À Gap, ce 31 juillet 2022, nos militantes et militants de l’antenne locale One Voice Alpes du Sud se sont fait agresser lors d’une manifestation déclarée et encadrée par la police. Tout cela devant les journalistes du Dauphiné et les caméras de ceux de la chaîne locale de BFMTV qui se sont fait, eux aussi, menacer. Le matériel a été détruit par les circassiens, et notre militante référente a reçu une gifle d’un des membres de la famille Muller. Nous déposons plainte.

Une fois encore, comme à Narbonne en 2018 sur nos militants, comme lors de la tentative de saisie de Jumbo par la justice sur les forces de l’ordre, et à chaque fois que des personnes osent dire haut et fort ce qu’elles pensent de la maltraitance des animaux et des irrégularités nombreuses de leur cirque, les Muller font usage de la force brute. Comme, aussi, quand ils ont intimidé la famille du chauffeur routier lors de la saisie des tigres de Masson lorsque celui-ci était sur la route, ou qu’ils ont menacé de mort la cofondatrice de PAZ, menaces pour lesquelles ils ont été condamnés…

Nathalie et l’équipe #OneVoice04/05 se sont fait agresser, menacer, la quasi totalité du matériel a été cassé par le Cirque Muller. Plus grave, Nathalie a reçu une gifle d’un des circassiens. Soutien total. Une équipe de BFM était sur place. Nous allons déposer plainte. pic.twitter.com/MQnyKYX4RI

— One Voice (@onevoiceanimal) July 31, 2022

L’illégalité comme credo dans ce cirque

Les dresseurs avaient installé illégalement les camions et chapiteau de leur cirque – nommé tantôt Cirque 100% International, tantôt Canadian Circus – en trompant la municipalité, quand notre manifestation, elle, était déclarée en préfecture. Cependant que les animaux étaient enfermés toute la journée dans les remorques-cages surpeuplées sous la canicule. Il faisait près de cinquante degrés à l’intérieur. Autour du rond-point jouxtant le Décathlon de Gap, la manifestation a dégénéré avant même l’heure où celle-ci devait commencer… L’un des circassiens aurait même appelé les autorités en amont de l’événement pour prévenir qu’il y aurait de la casse si celui-ci était maintenu. Un guet-apens bien prémédité en somme…

Toujours le même mode opératoire…

Camions et engins utilisés comme armes, jets de pierres et barres de fer côté circassiens, panneaux en carton, micro et téléphones pour nos militants. Pas de discussion possible avec les Muller : ils sont d’emblée dans l’intimidation et les coups. Cette fois, il n’y avait pas que nos caméras pour en attester. Les forces de l’ordre étaient également présentes quand les hommes du clan Muller sont venus menacer tout le monde et frapper les militants. La référente de notre groupe local a reçu une gifle, le matériel (panneaux, banderole, mégaphone) a été détruit par le groupe de circassiens venus pour en découdre.

Plus de cinq ans de combat pour sauver Jumbo…

Notre combat pour défendre Jumbo date de plusieurs années. Nous sommes les premiers à avoir enquêté et révélé que l’hippopotame ne sortait de son camion qu’une petite demi-heure par jour quand la ménagerie était ouverte au public, et qu’il n’avait pas accès à une piscine extérieure. Contrairement à ce que le cirque répète à l’envi, nous avons également fait condamner les circassiens Muller père et fils
pour mise en situation susceptible d’occasionner des souffrances à Jumbo en 2020 et obtenu du juge administratif qu’il ordonne la saisie de Jumbo en 2019, même si celle-ci n’a pas pu avoir lieu. Depuis, le ministère de la Transition écologique lui a décerné un certificat de capacité à vie pour Jumbo, et a renouvelé celui qu’ils possèdent pour les tigres qu’ils détiennent. Des procédures sont encore en cours contre le cirque, pour Jumbo, les singes, les tigres et les tigreaux… ainsi que nos militants. Cela en fait une de plus… Imaginez le sort qu’ils réservent aux animaux qu’ils détiennent…

À l’heure où nous publions cet article, nous ne connaissons pas encore toute la gravité de la situation, mais nous savons d’ores et déjà que les multiples vidéos et témoignages de nos militantes serviront à déposer une nouvelle plainte contre les Muller.

Un transport secret de singes pour des laboratoires européens dévoilé

Un transport secret de singes pour des laboratoires européens dévoilé

Un transport secret de singes pour des laboratoires européens dévoilé
29.07.2022
Union européenne
Un transport secret de singes pour des laboratoires européens dévoilé
Expérimentation animale

Des informations découvertes par des associations de défense des animaux ont révélé le transport secret de 240 macaques à longue queue (Macaca fascicularis) le 26 juin 2022 du Vietnam à l’aéroport de Maastricht aux Pays-Bas, destinés à R. C. Hartelust BV, un marchand d’animaux à Tilburg. Celui-ci fournit des singes aux laboratoires de toute l’Europe. Les associations Action for Primates (Royaume-Uni), Animal Rights (Pays-Bas), One Voice (France) et Stop Camarles (Espagne) font campagne pour sensibiliser à la cruauté et à la souffrance liées au commerce et au transport de primates non humains à des fins de recherche et de tests de toxicité.

Photo : Cruelty Free International – Macaques à longue queue dans un élevage au Vietnam

Selon nos informations, les macaques, d’un coût individuel de 4000 dollars (3942 euros) ont été fournis par la société Thanh Cong dans la province de Lang Son et ont été transportés par Easy Charter, une petite société de fret charter basée à Tbilissi. Emprisonnés dans de petites caisses de transit individuelles, le calvaire des singes entre Hanoï et Maastricht a consisté en deux vols internationaux de treize heures, avec une escale de 2 heures à Dubaï.

Le rôle d’Easy Charter en tant que transporteur de singes pour les laboratoires n’était pas connu auparavant. En juin, Air France, le principal transporteur de singes vers l’Europe depuis Maurice et le Vietnam, a annoncé mettre fin à son implication dans ce commerce, une fois l’expiration de ses contrats en cours.

Chaque année, des milliers de singes transportés à travers le monde pour les laboratoires

Le commerce mondial de primates non humains à des fins de recherche est une activité cruelle et brutale responsable de l’expédition de dizaines de milliers d’animaux à travers le monde. Le Vietnam est un important exportateur de macaques à longue queue vers des laboratoires et des marchands de primates en Europe.

En 2020, le pays a déclaré avoir exporté 5 378 macaques élevés en captivité vers l’Allemagne (265), l’Espagne (1 186), la France (860) et le Royaume-Uni (178), ainsi que vers les États-Unis (480), le Japon (1 814), Singapour (41) et la Corée du Sud (41). Hartelust est l’un des principaux revendeurs commerciaux de primates en Europe. D’autres incluent Silabe (Simian Laboratory Europe), une société basée à Niederhausbergen liée à l’Université de Strasbourg en France, et Camarney SL près de Barcelone en Espagne. Tous deux importent des milliers de macaques à longue queue du Vietnam et de Maurice pour les vendre à des laboratoires à travers l’Europe.

Les macaques à longue queue, des animaux en danger

En raison de préoccupations concernant l’état de conservation de cette espèce, les macaques à longue queue ont récemment étés classés en danger (auparavant, vulnérable) sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La nouvelle évaluation de l’état de conservation de la population des macaques, publiée par l’UICN le 21 juillet 2022, est basée sur les niveaux d’exploitation de l’espèce (y compris le commerce mondial de macaques à longue queue à des fins de recherche et d’expérimentation) ainsi que sur la destruction de son habitat qui décime populations sauvages. On estime que ces activités, si elles ne sont pas atténuées au cours des trois prochaines générations (de 36 à 39 ans), entraineront un déclin supérieur ou égal à la moitié de la taille de la population actuelle.

Nous sommes tout naturellement très inquiets quant à l’impact des captures de singes à des fins de reproduction sur les populations de macaques sauvages. Depuis bien longtemps, nous nous inquiétons également du trafic et remettons en cause la légitimité des revendications des éleveurs de singes (capturés et par la suite élevés en captivité) à travers toute l’Asie du Sud-Est.

Des tests invasifs imposés aux macaques

En 2019 (données les plus récentes disponibles), 7 475 primates non humains ont été utilisés pour la première fois dans la recherche dans l’UE, dont la majorité (6 748) étaient des macaques à longue queue ; bien que ce chiffre n’inclue pas les primates non humains utilisés ou tués pour obtenir des produits sanguins, des tissus et des organes. Le macaque à longue queue est l’espèce de primate non humain la plus commercialisée et la plus largement utilisée par l’industrie mondiale de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement), y compris en Europe.

Les tests de toxicité sont effectués pour évaluer les réactions indésirables aux médicaments ou aux produits chimiques, principalement dans le but de développer des produits commerciaux pour les humains. Les singes sont immobilisés et les médicaments sont généralement administrés par voie intraveineuse (dans la circulation sanguine), par voie sous-cutanée (sous la peau) ou par un tube qui est enfoncé de force dans leur bouche pour atteindre l’estomac. De tels tests impliquent d’immenses souffrances et peuvent entraîner des vomissements, des convulsions, une perte de poids, une hémorragie interne, une défaillance d’organe et même la mort.

Agissez avec nous!

  1. Si vous êtes un citoyen de l’UE, vous pouvez écrire à votre député européen (ici vous trouverez les contacts des eurodéputés français) pour faire part de vos préoccupations concernant l’importation et l’utilisation de primates non humains dans la recherche.
  2. Signez la pétition lancée par Animal Rights (choisir « Andere » dans la liste des pays)
  3. Écrivez très poliment à Mark Rutte, le Premier ministre des Pays-Bas : https://www.government.nl/contact/public-information-service/email
  4. Écrivez à Easy Charter pour demander à la compagnie de fret de cesser de transporter des singes destinés à la recherche et aux tests : office@easycharter.ge