Sand Rarity s’engage avec One Voice contre l’expérimentation animale

Sand Rarity s’engage avec One Voice contre l’expérimentation animale

Sand Rarity s’engage avec One Voice contre l’expérimentation animale
26.12.2022
France
Sand Rarity s’engage avec One Voice contre l’expérimentation animale
Expérimentation animale

La marque de cosmétiques Sand Rarity obtient le label One Voice contre l’expérimentation animale et garantit que ses produits ne sont pas testés sur les animaux.

La marque de cosmétiques Sand Rarity propose des produits naturels, à la fois sains pour notre peau et pour l’environnement. Engagée à ne pas tester ses produits sur les animaux, elle nous rejoint dans notre combat pour le respect des animaux, des humains et de la planète.

Photos: ©Sandy Boget

Tout juste créée et déjà engagée ! Lancée en novembre 2022, la marque française de cosmétiques Sand Rarity est la dernière enseigne en date à avoir obtenu le label One Voice qui dit non à l’expérimentation animale.

Elle propose des produits aux ingrédients d’origine naturelle et dont le composant phare est l’huile de pépins de figues de Barbarie : un savon pour le visage, une crème de jour, un sérum pour le contour des yeux et une bougie de massage. Doux pour la peau, ils ont tous été conçus en Savoie et Haute-Savoie, et veulent allier beauté et éthique.

Naturels et locaux, les produits proposés par Sandy Boget, la créatrice de Sand Rarity, sont aussi garantis sans souffrance animale. La marque a souhaité qu’aucun de leurs composants ne soit testé sur les animaux et refuse de commercialiser ses produits finis dans un pays requérant de tels tests. C’est pourquoi elle s’est tout naturellement engagée aux côtés de One Voice et affiche aujourd’hui fièrement notre label sur son site Internet.

Cet engagement pour les animaux est capital à l’heure où des institutions comme l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) appellent encore à reprendre les tests des produits cosmétiques sur les animaux, malgré les textes européens censés les protéger, obtenus en 2003 à l’issue d’un combat acharné de One Voice et de ses partenaires.

Vous avez été plus d’1 400 000 à signer l’Initiative citoyenne européenne (ICE) Save Cruelty Free Cosmetics, pour laquelle nous avons milité de toutes nos forces, et nous vous en remercions ! Alors que la campagne de recueil de signatures s’est achevée fin août, nous allons encore avoir besoin de votre soutien pour les animaux de laboratoire. Restons vigilants, nous ne les laisserons pas tomber dans l’oubli !

Les tests cruels sur 27 000 rongeurs ne seront pas interdits… pour l’instant

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22.12.2022
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Expérimentation animale

La semaine dernière, nous avons fait face au ministère de la Recherche devant les magistrats du tribunal de Paris avec l’aide du cabinet Géo Avocats, très engagé à nos côtés pour les animaux victimes des laboratoires. Nous demandions la suspension d’un projet d’expérimentation « sévère » sur des dizaines de milliers de souris, rats et gerbilles. Après plus de vingt-cinq ans passés à se battre contre l’expérimentation animale, une défaite de ce type n’arrêtera pas One Voice.

D’après le tribunal, aucun de nos arguments « n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité » du projet attaqué. Le ministère s’est pourtant contenté de jouer sur les mots et de débiter de grandes affirmations sans fournir la moindre preuve. Le projet ne sera donc pas suspendu, et il nous faudra attendre le jugement de fond pour espérer le voir interdit.

Quatre agents publics pour défendre l’industrie

Nous savions d’avance que le combat serait difficile : jamais un tribunal n’avait eu à juger de l’annulation d’un projet d’expérimentation animale. Les quatre représentants du ministère de la Recherche ne se sont d’ailleurs pas privés de le faire remarquer à plusieurs reprises en début d’audience.

Ils ont ensuite calmement expliqué que les horreurs endurées par les animaux dans le projet attaqué sont « nécessaires » et que tout est fait pour rendre cela le moins douloureux possible. On parle pourtant bien de chocs électriques dans les yeux des rongeurs et d’exposition à des sons à très haut volume assez longtemps pour induire des convulsions épileptiques.

« En espérant ne plus vous revoir ! »

Ces animaux, cachés dans les laboratoires, sont trop souvent oubliés et abandonnés à leur sort alors que certains d’entre eux, comme ceux qui sont utilisés dans ce projet, endurent des souffrances inimaginables. Nous ne les oublierons pas – et nous continuerons de lutter pour eux.

À la sortie de l’audience, les représentants du ministère nous ont adressé un large sourire en disant espérer ne plus nous revoir. Ils peuvent toujours espérer.

Pour aller plus loin

Découvrez les différents types de recherche et niveaux de souffrance des animaux dans les laboratoires français en consultant notre site dédié aux analyses des données ministérielles.

Troupeaux non protégés et loups tués : Ferus, One Voice et le Pôle Grands Prédateurs déposent deux recours dans le Doubs

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20.12.2022
Troupeaux non protégés et loups tués : Ferus, One Voice et le Pôle Grands Prédateurs déposent deux recours dans le Doubs
Animaux sauvages

Le massif du Jura est un front de recolonisation des loups. L’espèce ne s’y reproduit que depuis 2019 et aujourd’hui seules deux meutes sont recensées, côté suisse inclus. Le statut de l’espèce reste donc très précaire. Pourtant, suite à quelques attaques sur des jeunes bovins laissés au champ sans leur mère et sans aucune protection, les pouvoirs publics français préfèrent tuer des loups car ils ont décidé de considérer les troupeaux de bovins comme non-protégeables: deux animaux ont déjà été abattus cet automne dont la mère de la meute du Risoux. Une « solution » de facilité inutile qui ne protège pas les troupeaux et déciment les familles de loups. Et une solution illégale. Nos associations viennent donc de déposer des recours au tribunal administratif de Besançon contre deux arrêtés de tirs de défense signés par le préfet du Doubs le 10 octobre 2022.

Nos arguments juridiques reposent majoritairement sur deux axes :

L’inopposabilité et l’illégalité de la note technique

La “non-protégeabilité” de principe et absolue des troupeaux de bovins (et d’équins) repose sur une simple note technique du préfet coordonnateur du plan national loup du 28 juin 2019. Cette note n’a jamais été publiée de sorte qu’elle est inopposable et n’a aucune valeur juridique. Cette note souligne “des moyens de protection inadaptés” Et pour cause ! Aucune recherche ni expérimentation sérieuse de mesures de protection passive ou active des bovins n’est effectivement développée en France, alors que les loups sont de retour depuis maintenant 30 ans dans notre pays. Comme l’avoue carrément la note technique, c’est “le choix de l’État “de ne pas rendre les troupeaux de bovins et d’équins éligibles à la protection“. Eu égard à son caractère inopposable, cette note ne peut dès lors pas fonder des décisions d’autorisations de tirs contre des loups dans le cadre dérogatoire des troupeaux non-protégeables.

Le caractère général de la règle de « non-protégeabilité » de tous les troupeaux bovins et équins est donc parfaitement illégal.

Risque de disparition d’une population locale

Dans le “Document d’orientation sur la protection stricte des espèces animales d’intérêt communautaire en vertu de la directive Habitats 92/43/CEE, établie par la Commission européenne pour l’application des articles 12 et 16 de la Directive Habitat” (guide d’interprétation sur laquelle l’État français doit s’appuyer pour élaborer sa réglementation en matière de protection du loup) il est indiqué qu’” une évaluation appropriée de l’impact d’une dérogation particulière devra dans la majorité, voire la totalité, des cas se situer à un niveau inférieur à celui de la région biogéographique, dans un souci de cohérence du point de vue écologique. Un niveau intéressant à cet égard pourrait être celui de la population (locale).
Ce qui veut dire que les autorisations de tirs de loups – même si elles respectent le plafond de tir au niveau national – doivent être également appréciées au niveau local.
Or la multiplication des arrêtés de tirs de défense (+ de 25) sur le massif du Jura met donc ainsi grandement en péril la population de loups au niveau local.
Pour finir, la non-publication de la totalité des arrêtés de tirs de défense, si elle n’est pas illégale, rend opaque les décisions en matière de tir et n’aide pas à établir un dialogue transparent entre les différents acteurs.Rappelons encore une fois que les études menées (comme la thèse d’Oksana Grente, France-2021) n’ont pas validé le tir des loups comme une solution face à la prédation sur les troupeaux.

En poursuivant dans cette voie, nos trois associations affirment que l’État fait perdre un temps précieux aux éleveurs et manque à son rôle de conseil pour la mise en place de moyens de protection efficaces afin de cohabiter avec cette espèce protégée !

La seule solution efficace reste la protection effective des troupeaux, bovins y compris.

Fourrière Passerelles : un berger allemand tué après le décès de son humain

Fourrière Passerelles : un berger allemand tué après le décès de son humain

Fourrière Passerelles : un berger allemand tué après le décès de son humain
20.12.2022
Normandie
Fourrière Passerelles : un berger allemand tué après le décès de son humain
Animaux familiers

Nous avons croisé la route d’Holga. Cette chienne venait d’être expédiée en fourrière après la perte de son compagnon humain. Elle a attendu là, sans soins, sans attention, avant d’être éliminée comme un vulgaire déchet.

Elle se nommait Holga. Cette bergère allemande a connu longtemps une existence heureuse auprès de son humain. Sur lui, elle a veillé durant des années, lui offrant sa tendresse et sa loyauté. Et elle avait visiblement été très aimée en retour.

Et puis tout a basculé : âgé, l’homme s’est éteint. Comme souvent dans ce type de situation, la famille n’a pas voulu accueillir Holga. Les enfants ont contacté la fourrière Passerelles pour se débarrasser d’elle…

À la douleur du deuil s’est ajoutée pour la chienne celle de l’abandon. Placée en quarantaine le 23 novembre 2021, Holga s’est retrouvée dans une cage froide et nue.

Lorsque nos enquêteurs se sont pour la première fois rendus sur place, ils l’ont vue blessée, languissant derrière les barreaux. À ce moment-là, ils ignoraient sous quel statut elle se trouvait là : était-elle en pension, au refuge ou bien en fourrière ? Ce n’est que lors de leur second passage, quelques jours plus tard, en découvrant son corps dans le congélateur, sa fiche dans le classeur des animaux décédés (sans aucune mention de sa blessure pourtant grave) et son histoire – sommaire -, qu’ils se sont rendus compte du drame qui s’était déroulé à huis clos.

L’histoire tragique d’Holga n’est pas un cas isolé. Des milliers d’animaux périssent de la même façon dans notre pays quand leur humain meurt ou tombe malade. Quel que soit leur état de santé, abandonnés de tous, ils sont abattus sans être proposés à l’adoption ou s’ils ne sont pas adoptés.

Mobilisez-vous avec nous pour faire connaître l’histoire d’Holga, aussi ignoble pour elle que pour la mémoire de son vieil ami. Tout le monde doit prendre conscience que les chiens parfois, les chats souvent, sont traités comme des détritus par les fourrières.

Signez pour la fin de l’omerta et des euthanasies dans les fourrières !

Victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes : One Voice fait partiellement suspendre l’arrêté permettant les tirs dérogatoires renforcés !

Victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes : One Voice fait partiellement suspendre l’arrêté permettant les tirs dérogatoires renforcés !

Victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes : One Voice fait partiellement suspendre l’arrêté permettant les tirs dérogatoires renforcés !
19.12.2022
Victoire pour les loups dans les Alpes-Maritimes : One Voice fait partiellement suspendre l’arrêté permettant les tirs dérogatoires renforcés !
Animaux sauvages

Nous venons d’obtenir une victoire partielle au tribunal administratif des Alpes-Maritimes, permettant d’épargner les loups de la commune de Lucéram. Sur l’autre commune (Sospel) en revanche, l’arrêté est maintenu. Mais pour nous, cette victoire, même partielle, se doit d’être célébrée à sa juste valeur.

Photo : Les loups du Gévaudan. (Saint-Léger-de-Peyre France) par Lou Gabian – CC BY-NC-ND 4.0

C’est la première fois qu’un arrêté préfectoral attaqué par One Voice autorisant des tirs renforcés sur des loups est suspendu en urgence –concernant les tirs de prélèvement, il y a déjà eu des décisions similaires par le passé. Et à notre connaissance, c’est également une première dans le département et aussi en France ! À Montpellier, Nîmes ou Toulon, les juges n’ont pas eu la même appréciation de l’urgence. C’est pourquoi nous sommes si heureux.

Nous continuerons ce combat pour sensibiliser la population sur les loups. Et quand on apprend que la note technique de la DREAL (la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) d’Auvergne-Rhône-Alpes vient de paraître et annonce d’ores et déjà le nombre de 174 loups qu’il sera possible d’abattre de manière dérogatoire en 2023, on mesure à quel point la lutte sera rude.

Avec nos avocats, Hélène Thouy et Olivier Vidal, aussi déterminés que notre équipe, nous poursuivrons donc les actions juridiques afin de garantir qu’ils soient effectivement protégés comme ils devraient l’être.

Contre la fourrure, notre combat continue !

Contre la fourrure, notre combat continue !

Contre la fourrure, notre combat continue !
19.12.2022
Contre la fourrure, notre combat continue !
Exploitation pour la Mode

Un an après la fin de la production de fourrure en France, il est temps de dire adieu à cette industrie cruelle dans toute l’Europe ! Soutenue par One Voice, l’Initiative citoyenne européenne (ICE) pour l’interdiction de la production et de la commercialisation de fourrure dans tous les États membres a déjà atteint un million de signatures ! Aidez-nous à en obtenir autant avant le 18 mai prochain : faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre un terme à cette lubie meurtrière en Europe !

La fermeture du dernier élevage de visons français pour leur fourrure est une réelle victoire pour notre association et sa campagne de longue haleine contre ces fermes, qui a dévoilé année après année leur vrai visage. Cruelles, insalubres, surpeuplées et extrêmement polluantes, elles s’étaient en outre révélées au monde comme de véritables réservoirs de maladies infectieuses au début de l’épidémie de Covid-19, notamment au Danemark et aux Pays-Bas. Nous ne devons cependant pas nous arrêter là !

Car à quoi sert une interdiction de produire pour des raisons éthiques et écologiques si la vente est toujours autorisée, perpétuant ainsi l’extrême souffrance des visons qui finissent par s’automutiler à force de stress dans leurs cages exiguës ? Pour dire définitivement non à l’utilisation de fourrure dans le prêt-à-porter, encore très forte en Chine ou en Russie, nous devons aussi renoncer aux importations.

Depuis novembre 2021, nous avons continué de soutenir nos partenaires de la Fur Free Alliance à travers le monde et de proposer le label Free Fur Retailer (FFR) aux marques garanties sans fourrure. En septembre 2022, nous avons également participé à la marche annuelle contre la fourrure à Paris. Pour que nos voisins suédois, espagnols, polonais, commencent eux aussi à bénéficier de ces mesures, et que les visons, renards ou chiens viverrins ne soient plus massacrés pour les caprices d’une mode sans éthique.

Après avoir publié une enquête sur le cuir de luxe dans l’abattoir de veaux Sobeval en Dordogne en août 2021, nous avons continué à dénoncer la cruauté des élevages qui nous sont habituellement cachés. Muriel Arnal, la présidente fondatrice de One Voice, a à nouveau pris la parole sur ce sujet au Conscious Festival à Paris lors de la table ronde du dimanche 2 octobre dernier, mis en place à l’occasion de la projection du film Slay de notre amie Rebecca Capelli.

Six mois après son ouverture, l’Initiative citoyenne européenne (ICE), portée par Eurogroup for Animals, a atteint un million de signatures à travers l’Europe. Il nous en manque encore un demi-million pour valider ce nombre et contraindre la Commission européenne à prendre des décisions sur ces mesures. Pour la fin de la fourrure, une cause quasi acquise dans les esprits malgré la vanité de quelques-uns, nous devrions réussir à mobiliser bien davantage ! En France, seuls 75 000 d’entre vous ont signé ; c’est infinitésimal par rapport à l’enjeu de cette campagne et à vous tous qui nous suivez et partagez nos combats.

Pour interdire la fourrure, nous disposons d’un outil de démocratie directe redoutable, une sorte de pétition sous stéroïdes. Ne gâchons pas cette occasion ! Jusqu’au 18 mai 2023, chaque signature compte. La vôtre, à vous qui soutenez One Voice, mais aussi celle de vos proches. Si vous connaissez des personnes jouissant d’une vaste communauté sur les réseaux sociaux, c’est également le moment de les convaincre d’en parler et d’inviter les autres à nous rejoindre. Les animaux comptent sur vous !

En réponse à Aymeric Caron et One Voice, Air France communique sa date d’arrêt du transport des primates pour l’expérimentation animale

En réponse à Aymeric Caron et One Voice, Air France communique sa date d’arrêt du transport des primates pour l’expérimentation animale

En réponse à Aymeric Caron et One Voice, Air France communique sa date d’arrêt du transport des primates pour l’expérimentation animale
13.12.2022
France
En réponse à Aymeric Caron et One Voice, Air France communique sa date d’arrêt du transport des primates pour l’expérimentation animale
Expérimentation animale

Six mois après l’annonce d’Air France de ne plus participer au transport de primates vers les laboratoires à la suite de la campagne de One Voice et ses partenaires, la compagnie répond à Aymeric Caron. À partir de juin 2023, les primates ne transiteront plus par les soutes des avions Air France pour l’expérimentation animale. Une magnifique victoire des associations et du député REV.

Photo : « Enquête laboratoire », famille de singes à St Kitts en attente d’être exportée par Air France ©BUAV

La campagne au long cours de One Voice (depuis 1996) et de ses partenaires Action for Primates (UK), Stop Camarles (ES) et Peta (USA) pour qu’Air France cesse de contribuer au transport de primates vers les laboratoires a enfin payé. C’était l’une des dernières compagnies « nationales » en Europe à continuer de faire transiter des primates des pays où ils vivent libres, vers ceux où ils sont expérimentés sur les paillasses des laboratoires.

L’expérimentation animale n’a plus le droit d’être effectuée sur les primates de première génération (F1) au sein de l’Union européenne depuis le mois de novembre de cette année. Pourtant l’activité d’élevage perdure en Asie et à Maurice, laissant la porte ouverte à d’éventuelles captures illégales.

Au mois de juin dernier, Air France a annoncé, en réponse à cette campagne, cesser le transport de singes en soute dans ses avions, passant sous silence la date d’arrêt en question. Pendant des mois, la compagnie aérienne s’est refusée à répondre aux associations de défense des animaux.

En octobre, Aymeric Caron, militant de longue date pour les droits des animaux et désormais député de Paris, a écrit à la direction du groupe Air France-KLM pour faire avancer les choses et en savoir plus sur la date à laquelle les contrats de la compagnie aérienne avec les laboratoires allaient effectivement prendre fin. Sa démarche a été couronnée de succès.

Le DGA délégué Air France Cargo a annoncé, en réponse à ce courrier, que les contrats de la compagnie aérienne prendraient fin au plus tard en juin 2023.

À partir de cette date, Air France ne transportera plus de singes venus d’où que ce soit dans le monde (Île Maurice, Canada, Cambodge, Indonésie, etc.) vers la France et d’autres pays, pour les laboratoires.

Aymeric Caron et l’équipe de One Voice remercient très chaleureusement la compagnie, fleuron de la France dans le monde, pour son engagement ferme et concret à ne plus prendre part au commerce de primates pour les laboratoires. Ils lui enjoignent d’aller plus loin en étendant sa décision aux autres espèces animales, notamment aux chiens.

Nouvelle enquête! La formation au permis de chasse infiltrée par One Voice

Nouvelle enquête! La formation au permis de chasse infiltrée par One Voice

Nouvelle enquête! La formation au permis de chasse infiltrée par One Voice
13.12.2022
Nouvelle enquête! La formation au permis de chasse infiltrée par One Voice
Chasse

Après une préparation aux questions écrites de l’examen du permis de chasse, les futurs chasseurs suivent deux demi-journées de formation aux exercices pratiques. Nos enquêteurs ont infiltré cette formation pratique en Occitanie, à l’été 2019. Sur place, certains des futurs chasseurs manipulaient un fusil pour la première fois. Faute de temps, les formateurs encouragent les prétendants au permis à se faire prêter une arme et à s’entraîner chez eux pour finir de se préparer seuls à l’examen. Le jour J, l’examen doit se dérouler sur le même parcours que pendant la formation. Des conditions idéales pour que des tireurs inexpérimentés obtiennent leur permis de chasse et deviennent des dangers pour leur environnement.

Les images filmées par nos enquêteurs lors de la formation pratique à l’examen du permis de chasse laissent peu de place au doute: le temps de pratique avant une éventuelle obtention du permis est bien trop court pour que les futurs chasseurs apprennent à manier une arme en toute sécurité. D’autant plus que certains manipulaient un fusil pour la première fois. La tension est palpable entre un formateur et un aspirant au permis qui peine à placer son doigt correctement sur son arme avant de tirer. Après lui avoir fait répéter trois fois la mise en position, le formateur lui conseille finalement de se faire “prêter un flingue” et de répéter le geste cent fois chez lui, le week-end. Une incitation à s’entraîner seul avant l’examen, répétée par d’autres formateurs et bien intégrée par les aspirants au permis, visiblement inquiets de la rapidité de la formation. “Le parcours, là-bas, c’est un peu dur pour moi”, reconnaît une jeune fille de 16 ans à l’issue de la formation. “Surtout que c’est la première fois… Je vais essayer de trouver quelqu’un qui pourrait me prêter une arme pour que je m’entraîne.” Impossible de savoir, dans ces conditions, si les aspirants au permis s’exerceront dans les règles de l’art. Dans un cas comme dans l’autre, ce seront 70% d’entre eux en moyenne qui obtiendront ce permis à seulement 46 euros.

Des règles de sécurité abandonnées sur le terrain

Les discussions avec les chasseurs révèlent par ailleurs des manquements routiniers à la loi. “Au début, si on fait tout bien comme on a appris ici, les autres chasseurs vont dire “de quelle planète elle sort celle-là?”, parce que c’est des anciens chasseurs qui font absolument pas les règles de sécurité”, affirme notamment une femme. On apprend donc que pour se faire accepter des autres chasseurs, les nouveaux détenteurs du permis de chasse devront oublier les règles de sécurité apprises déjà trop rapidement pendant leur formation. Une nouvelle inquiétante, alors qu’encore 90 accidents de chasse ont été recensés sur la période 2021-2022.

Pour rappel, notre sondage de septembre 2022 avec Ipsos a révélé que malgré une légère progression des personnes se déclarant favorables à la chasse, 48% des Français y sont toujours opposés et que, surtout, 87% considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité pour les promeneurs lors de balades dans la nature.

Pour réformer radicalement la chasse, signez notre pétition et interpellons le gouvernement! Demandons-lui de mettre fin aux pires pratiques de cette activité!

Notes de One Voice: les images datent de l’été 2019. Les deux équipes ayant enquêté jusqu’à fin 2021, nous avons différé la diffusion de certaines vidéos afin de garantir leur sécurité. Vous pouvez retrouver le travail déjà publié ci-dessous:

La défense des loups dans les tribunaux administratifs continue pour One Voice !

La défense des loups dans les tribunaux administratifs continue pour One Voice !

La défense des loups dans les tribunaux administratifs continue pour One Voice !
12.12.2022
La défense des loups dans les tribunaux administratifs continue pour One Voice !
Faune sauvage

One Voice a attaqué en suspension et en annulation deux arrêtés préfectoraux permettant de tuer des loups via des tirs de défense renforcée auxquels nous sommes opposés. L’un dans le Var, dont l’audience aura lieu ce mardi 13 décembre à 14 h 30 à Toulon, l’autre dans les Alpes-Maritimes pour lequel nous serons entendus le 14 décembre à 11 h à Nice. Il y a urgence pour ces animaux d’une espèce pourtant protégée, traqués sans merci depuis leur retour sur le sol français.
Edit au 15 décembre 2022:

L’ordonnance du tribunal administratif de Toulon a été rendue. Aucune réponse ne nous est apportée par le juge des référés concernant la légalité de l’arrêté, alors que nous estimons que la préfecture ne répondait pas à nos objections; et il rejette notre requête sur l’urgence. Nous continuerons encore et encore à l’avenir à essayer de convaincre les juges qu’une vision “environnementaliste” des loups, centrée sur l’espèce n’est pas la bonne focale, et qu’en l’occurrence, il y a bel et bien urgence pour chaque loup qui perdra sa vie sous ces tirs.

Une vision diabolisée des loups et des décisions dogmatiques

Que ce soit à Nîmes ou à Montpellier, où se sont déroulées les précédentes audiences, les juges des référés n’ont pas été tendres avec les loups. L’un, après avoir levé les yeux au ciel quand notre avocate prenait la parole, n’a in fine pas motivé sa décision de rejet. Quant à l’autre, alors qu’il n’y avait aucun constat ni document du côté de l’administration, il a déclaré pendant l’audience qu’il n’avait pas de raison de douter de la parole de la préfecture. À quoi donc sert un tribunal administratif dans ce cas si ce n’est pour trancher ces débats sans dogmatisme ni idéologie ?

Nous espérons que nos arguments seront cette fois sinon écoutés, du moins entendus, voire considérés ! Qui sait, les juges se laisseront peut-être enfin convaincre ?… En effet, pour permettre que les loups soient la cible de tirs, il faut, comme il s’agit d’une espèce protégée au niveau européen et aussi en droit français, qu’un certain nombre de circonstances soient réunies.

Les préfectures ne se donnent même pas la peine de justifier correctement leurs décisions

L’arrêté du Var du 7 novembre que nous contestons permet des tirs de défense renforcés sur les loups au GAEC de Verjon, tirs qui sont une dérogation à cette protection. Or les justifications de la préfecture sont très vagues et stéréotypées (sur les mesures de protection, les attaques, la réalisation de tirs simples). Nous ne sommes notamment pas certains que des tirs de défense simples aient bel et bien été effectués avant de passer à ce nouveau stade, plus renforcé… De même, un flou persiste sur la protection des animaux élevés par ce groupement agricole.

De la même manière, nous avons attaqué l’arrêté pris par le préfet des Alpes-Maritimes le 2 novembre dernier autorisant des tirs renforcés sur les loups. Les motivations préfectorales qui y figurent sont tout aussi peu précises.

Nous avons donc un doute sérieux sur la légalité des arrêtés, et la mort des loups concernés est une urgence vitale irrémédiable pour eux-mêmes et pour la conservation de leur espèce, encore très fragile Deux éléments-clés pour gagner un référé-suspension.

Une protection de pacotille

En France, les autorités préfèrent les loups morts. C’est pourquoi ils n’étaient réellement
protégés que quand ils étaient absents du territoire national, et l’espèce « éteinte » ici… De fait, il n’était même pas nécessaire de prendre la moindre mesure de protection, puisqu’ils n’étaient pas présents ! C’est un jeu de dupes auquel joue le ministère de la Transition écologique et le préfet coordinateur du Plan Loup.

Nous savons que le lobby des chasseurs et des éleveurs pousse nos dirigeants dans la direction d’un déclassement des loups afin de rendre les individus de cette espèce, déjà vulnérables, à nouveau chassables. Ce lobby passe son temps à les diaboliser et à « crier au loup » même quand ce sont des animaux d’autres espèces qui sont impliqués. Un scandale qui n’émeut personne à part nous, les défenseurs des animaux. Ce serait pour nous inadmissible d’en arriver là. Les loups ont une place essentielle dans les écosystèmes et le droit de vivre en paix par et pour eux-mêmes.

L’État autorise que 174 loups soient tués cette année officiellement et chaque année ce nombre est revu à la hausse. Il était de 118 en 2021… Sans compter ceux qui seront irrémédiablement braconnés. Pour eux, nous ne cesserons de nous battre.