Le Préfet des Pyrénées-Orientales joue à cache-cache avec ses arrêtés

Le Préfet des Pyrénées-Orientales joue à cache-cache avec ses arrêtés

Le Préfet des Pyrénées-Orientales joue à cache-cache avec ses arrêtés
30.01.2023
Pyrénées-Orientales Le Préfet des Pyrénées-Orientales joue à cache-cache avec ses arrêtés
Animaux sauvages

Depuis des années, la préfecture des Pyrénées-Orientales publie, en contradiction totale avec le droit français, des dizaines d’arrêtés qui autorisent de manière rétroactive des destructions pures et simples d’animaux réalisées le mois précédent. Dès qu’elle a eu connaissance de ce procédé, One Voice a alerté les services concernés. La seule réponse que l’association a obtenue en retour: le silence. Interpellez le préfet pour le contraindre à cesser cette pratique intolérable.

Le droit français est sans ambiguïté: les actes administratifs n’entrent en vigueur qu’à compter de leur publication officielle. Or, depuis 2015, le préfet des Pyrénées-Orientales, sous la pression de ceux qui veulent pratiquer leur loisir mortel sans contestation, accepte de contourner la loi française.

En effet, au moment de la publication mensuelle du recueil des actes administratifs dit normal (RAA normal) sur son site internet, la préfecture en profite pour rendre public un nombre important d’arrêtés déjà en cours d’exécution, voire entièrement exécutés.

Plus de 200 arrêtés adoptés rétroactivement…

En 2022, elle a ainsi publié 238 arrêtés qui ont permis de manière rétroactive la « régulation » des populations de sangliers, de blaireaux, de renards, de chevreuils, de palombes, etc., par battues administratives et/ou par tirs individuels. Les « destructions » ont pu être réalisées de jour comme de nuit, avec des sources lumineuses sur de nombreuses communes, et parfois même à moins de 150 mètres des habitations.

Dans le plus grand secret, le préfet autorise un lieutenant de louveterie, accompagné des chasseurs locaux de son choix – voire des lieutenants de louveterie des secteurs voisins –, à tuer un nombre illimité d’individus sur une période allant de quelques jours à un mois environ.

Ce n’est qu’une fois les « opérations de régulation » terminées ou sur le point de s’achever, que l’acte d’autorisation est publié sur Internet, trop tard pour que nous puissions tous en prendre connaissance…

Des principes démocratiques piétinés!

Cette pratique est scandaleuse et parfaitement antidémocratique! Elle empêche toutes les personnes concernées de prendre connaissance de ces autorisations dans un délai raisonnable. Elle prive notamment les associations, comme One Voice, de la possibilité de saisir les juridictions compétentes pour tenter d’en obtenir l’annulation.

Nous luttons pour que soit instauré un délai minimal de quinze jours entre la publication des arrêtés autorisant des battues administratives ou des tirs individuels, et le début effectif des opérations – ce qui n’est pas encore prévu à l’heure actuelle. En effet, il est fréquent que la publication intervienne un jour ou deux avant la battue, rendant impossible et inutile tout recours juridictionnel, comme cela fut notamment le cas pour les bouquetins du Bargy.

En ce qui concerne les Pyrénées-Orientales, nous avons contacté à plusieurs reprises le préfet, Monsieur Rodrigue Furcy. Sans surprise, nous n’avons obtenu aucune réponse. Pire, malgré nos divers courriers, il continue à publier ses arrêtés bien après leur entrée en vigueur.

Le désintérêt de la quasi-totalité des élus politiques pour la cause animale est encore une fois clairement démontré: la préfecture prouve ici son absence de considération pour les animaux qui vont être tués ainsi que son mépris vis-à-vis de nos démarches pour plus de transparence et de licéité.

Demandons à la préfecture de respecter le droit!

Envoyez au préfet le courrier à télécharger ici. Grâce à vous, il n’aura d’autre choix que de reconnaître l’illégalité de cette pratique et de la stopper dans les plus brefs délais.

Pas de répit pour les loups : nouvelle année, nouveaux massacres

Pas de répit pour les loups : nouvelle année, nouveaux massacres

Pas de répit pour les loups : nouvelle année, nouveaux massacres
27.01.2023
France
Pas de répit pour les loups : nouvelle année, nouveaux massacres
Animaux sauvages

Les loups, qui appartiennent pourtant à une espèce protégée, peuvent être abattus en toute légalité en France. Cependant, ces massacres légalisés ne semblent même pas suffire à leurs opposants, puisque les loups sont en plus victimes de braconnage, tués en dehors de tout cadre légal.One Voice attaque régulièrement les arrêtés préfectoraux autorisant des tirs létaux sur les loups, et plus largement se bat pour faire cesser cette hécatombe.

Une dérogation à la protection de l’espèce appliquée sans aucune réflexion

Bien que les loups soient protégés par la Convention de Berne et la Directive Habitats de l’Union européenne, il est tout à fait possible de les abattre « pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l’élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d’autres formes de propriété ; […] », selon l’article L. 411-2 du Code de l’environnement.

En France, une fois les tirs autorisés par arrêtés préfectoraux, les loups s’approchant des troupeaux peuvent être tués sans état d’âme. Tant pis si les animaux éliminés ne sont pas ceux qui sont directement impliqués dans les attaques. Un non-sens que refusent nos voisins, qui font tout pour minimiser le déséquilibre des meutes et l’impact sur la conservation de la population lupine. La disparition d’un reproducteur détruit en effet la structure sociale de la meute et augmente le risque de dispersion de ses membres, mettant ainsi en cause leur survie, et multipliant le risque d’attaques désorganisées par des loups opérant désormais seuls. Mais n’est-ce pas finalement l’objectif de l’État français, sous la pression des lobbies, pour mieux diaboliser les loups ?

En Autriche, seuls des loups spécifiquement désignés peuvent être mis à mort. On s’assure donc que c’est le loup à l’origine des attaques qui sera abattu – loup qui, rappelons-le, ne tue pas par plaisir mais par nécessité, pour se nourrir. Tuer n’importe quel autre animal est interdit. Un tribunal autrichien a d’ailleurs annulé une autorisation de tir en décembre 2020, considérant que le risque de tuer un autre loup – non responsable des attaques passées – était trop élevé.

En Suisse, les loups choisis ne le sont pas au hasard : il doit s’agir d’un jeune animal afin de ne pas perturber la configuration hiérarchique, à condition que la meute se soit reproduite avec succès, et seulement si ladite meute a tué au moins dix animaux de rente en quatre mois.

En France, le nombre d’individus à décimer est en constante augmentation. Tant que cette politique d’extermination des loups n’aura pas cessé, One Voice veillera à ce que les conditions – minimales – nécessaires pour obtenir une autorisation de destruction soient respectées, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Deux semaines après le début de la nouvelle année, déjà deux loups au tableau de chasse

La mise à mort des loups est suivie par la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) d’Auvergne-Rhône-Alpes, qui préfère comptabiliser ces tueries sous le doux nom de « protocole d’intervention sur la population de loups », certainement pour tenter d’en minimiser la gravité et de faire croire que, comme son nom l’indique, elle se soucie d’environnement.

En 2023, 174 loups pourront donc être abattus en toute légalité. À peine vingt jours après le début de la nouvelle année, c’est déjà le cas pour deux d’entre eux : le premier dans le département des Alpes-de-Haute-Provence dans le cadre de tirs dérogatoires, le deuxième, « détruit volontairement hors protocole » (en réalité braconné), quelque part en France sans autre précision, comme le démontre le tableau de suivi de la DREAL.

Il y a un an à peine, nous avions attaqué deux syndicats agricoles qui appelaient leurs membres à braconner les loups, se vantant de posséder « du plomb et du poison ». Cependant, « l’incitation à commettre le délit d’atteinte à une espèce protégée » n’est une infraction que si elle est suivie d’effet (un individu tue un loup en réponse à l’incitation des syndicats). Cette absence d’infraction est très contestable. Un amendement avait été déposé contre ce scandale dans le cadre de la loi Biodiversité, mais fut malheureusement rejeté…

Dans la presse, aucune information sur les deux premières victimes de 2023. Sur le site de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, pas davantage d’informations sur le loup concerné, mais un appel à candidature pour la nomination d’un lieutenant de louveterie qui participera, entre autres, « aux opérations prévues dans le protocole ‘‘loup” » – comprendre : « participera aux abattages de loups ».

Les loups sont des animaux à l’intelligence émotionnelle complexe. Mais du côté de l’État, ce ne sont que des têtes à couper pour faire plaisir aux éleveurs qui ne considèrent la nature et ses hôtes sauvages que par le prisme des profits immédiats qu’ils peuvent en tirer. On en est encore là, malgré la situation catastrophique dans laquelle se trouve la biodiversité.

C’est d’autant plus abject qu’aucune étude scientifique n’a démontré que le fait de tuer les loups réduirait de manière significative leur impact sur les animaux d’élevage, qui, ne l’oublions pas, finiront à l’abattoir après une – courte – vie d’exploitation dans un environnement surpâturé.

L’Initiative citoyenne européenne pour une Europe sans expérimentation animale a été validée avec plus de 1,2 million de signatures!

L’Initiative citoyenne européenne pour une Europe sans expérimentation animale a été validée avec plus de 1,2 million de signatures!

L’Initiative citoyenne européenne pour une Europe sans expérimentation animale a été validée avec plus de 1,2 million de signatures !
26.01.2023
Union Européenne
L’Initiative citoyenne européenne pour une Europe sans expérimentation animale a été validée avec plus de 1,2 million de signatures !
Expérimentation animale

Signée, cachetée et distribuée ! L’Initiative citoyenne européenne (ICE) « Save Cruelty Free Cosmetics – Commit to a Europe Without Animal Testing » a relevé le défi qui consistait à réunir un million de signatures valides, puisqu’elle a recueilli plus de 1,2 million de voix de la part des citoyens européens. One Voice se réjouit de ce résultat. En France en particulier, le seuil minimal de signatures a été multiplié par quatre!

La Commission européenne doit maintenant rencontrer les militants et répondre aux préoccupations des citoyens. Alors que plus de dix millions d’animaux souffrent chaque année dans des expériences menées au sein de l’UE et que de nouvelles technologies non animales sont développées plus rapidement que jamais, il est temps de changer de cap.

«Des méthodes sans animaux destinées à garantir la sécurité des cosmétiques et autres produits de consommation sont couramment utilisées dans l’UE depuis des décennies. Il n’y a aucune raison de tester des ingrédients sur les animaux lorsque des stratégies d’évaluation éthiques sont disponibles et offrent des alternatives fiables. Avec cette ICE, nous exhortons la Commission européenne à assurer la protection de la santé humaine et environnementale en gérant les produits chimiques sans utiliser d’animaux, ainsi qu’à investir dans des méthodes éthiques, non animales, pour les prises de décisions réglementaires.»

Muriel Arnal, présidente de One Voice et Membre du comité d’organisation de l’ICE

«Gaver d’ingrédients cosmétiques des animaux sans défense, leur inoculer délibérément des maladies incapacitantes ou percer leur crâne de trous sont des pratiques qui doivent cesser. Une refonte radicale du système au niveau de l’UE est nécessaire pour assurer cette transition.»

Sabrina Engel, présidente du comité d’organisation de l’ICE, PETA Allemagne.

«Cette Initiative citoyenne européenne soutient avec force la demande du Parlement européen d’éliminer définitivement les tests sur les animaux. Avec la voix des citoyens qui vient s’ajouter au chœur des protestations, la Commission ne peut ignorer les appels véhéments à hâter le passage à une science non animale.»

Tilly Metz, députée européenne (Groupe des Verts/Alliance libre européenne)

«Avec la menace que la stratégie sur les produits chimiques fait peser sur les animaux dans les laboratoires, cette ICE ne pouvait être plus opportune. À partir d’aujourd’hui, aucun test supplémentaire sur les animaux ne devrait être exigé pour combler les lacunes en matière d’information sur les produits chimiques. Nous devons passer à un système d’évaluation de ces derniers plus sûr et plus éthique.»

Sirpa Pietikäinen, députée européenne (Parti populaire européen)

«Le message des citoyens n’a jamais été aussi clair ni plus aligné sur les voix des scientifiques, de l’industrie, des ONG et des politiques. Tout le monde comprend qu’un plan d’élimination progressive de l’expérimentation animale s’impose pour le bien de tous : les humains, les autres animaux et l’environnement. À présent, la Commission doit écouter les citoyens et agir enfin pour concrétiser ce plan.»

Anja Hazekamp, eurodéputée de gauche

«Les citoyens européens réclament depuis longtemps des cosmétiques sans cruauté. Cette Initiative citoyenne européenne est un autre rappel à la Commission qu’ils ne resteront pas sans rien faire tant que les lacunes de la législation ne seront pas comblées pour mettre fin à tous les tests de cosmétiques sur les animaux.»

Niels Fuglsang (Alliance progressiste des socialistes et démocrates)

Les trois demandes essentielles de l’ICE sont :

  • la mise en œuvre rigoureuse de l’interdiction par l’UE des tests sur les animaux pour les ingrédients cosmétiques ;
  • un passage complet à des méthodes non animales pour les tests de sécurité chimique ;
  • l’engagement en faveur d’un plan visant à éliminer progressivement toutes les expériences sur les animaux.

Lancée en août 2021 par Cruelty Free Europe, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (les deux coalitions dont One Voice est la représentante française  historique), Eurogroup for Animals et PETA, l’ICE a été soutenue par les entreprises mondiales de beauté et de soin The Body Shop, Dove et Lush, et activement promue par une coalition d’associations et de militants de toute l’Europe. Des centaines de célébrités ont également soutenu la campagne, dont Sir Paul McCartney, Ricky Gervais, le groupe de heavy metal finlandais Lordi, le chanteur italien Red Canzian, le journaliste français Hugo Clément et l’actrice Evanna Lynch.

Aucune autre ICE n’a bénéficié d’un tel soutien dans autant de pays différents. Pour réussir, une ICE doit recueillir au moins un million de signatures valides et atteindre un nombre minimum de signatures dans au moins sept pays de l’UE. Cette ICE a dépassé cet objectif dans 22 pays, démontrant une volonté paneuropéenne d’abolir les tests sur les animaux.

Merci encore à tous les signataires qui se sont engagés à nos côtés pour la fin de  l’expérimentation animale en Europe toute l’année passée!

Expérimentation animale : One Voice demande le contrôle d’un laboratoire récidiviste du Finistère

Expérimentation animale : One Voice demande le contrôle d’un laboratoire récidiviste du Finistère

Expérimentation animale : One Voice demande le contrôle d’un laboratoire récidiviste du Finistère
26.01.2023
Bretagne
Expérimentation animale : One Voice demande le contrôle d’un laboratoire récidiviste du Finistère
Expérimentation animale

Le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), situé à Brest, utilise diverses espèces de poissons pour tester sur eux les effets de produits contaminants. En 2016, la préfecture du Finistère y a relevé un irrespect flagrant de la réglementation… sans que cela donne lieu à une sanction, ni même à une nouvelle inspection réglementaire. One Voice demande aujourd’hui au tribunal de Rennes d’ordonner un nouveau contrôle du Cedre et l’adoption de mesures appropriées.

Le 23 mai 2022, après avoir consulté le rapport de l’inspection du Cedre en 2016 (dernière en date), One Voice a demandé à la préfecture du Finistère de fournir les preuves que les nombreux problèmes constatés avaient été réglés. Il a fallu plusieurs échanges de courrier pour obtenir des documents et constater que rien ne prouve actuellement la résolution des problèmes graves relevés en 2014 puis en 2016 au sein du Cedre.

Le contrôle des laboratoires

Au mieux, la préfecture du Finistère aurait contrôlé le Cedre en 2020 et constaté que la réglementation y était désormais respectée. Sauf qu’il n’existe aucune trace de ce contrôle, puisqu’aucun rapport n’en aurait été fait par l’inspecteur… ce qui est contraire à la réglementation.

D’après celle-ci, les laboratoires d’expérimentation animale doivent être inspectés tous les trois ans (ou tous les ans s’ils détiennent des primates, des chats ou des chiens). Et cette fréquence doit être augmentée si le laboratoire ne respecte pas la réglementation, pour le contrôler de plus près.

«On ose encore nous affirmer que, dans les laboratoires qui expérimentent sur les animaux, les inspections et la réglementation sont très strictes. Mais dès qu’on y regarde de plus près, la réalité est tout autre. Ici, on parle d’un laboratoire qui s’est affranchi de la loi pendant des années (et peut-être encore aujourd’hui) et qui n’a jamais été pénalisé ni même sanctionné pour ça !»

Muriel Arnal, présidente de One Voice

En effet, le Cedre n’a pas été contrôlé pendant au moins quatre ans après qu’une inspection y a révélé de nombreuses non-conformités jugées « majeures » par les services vétérinaires, ce qui aurait dû donner lieu, au strict minimum, à une mise en demeure.

Le Cedre récidiviste

Le 23 juin 2016, la préfecture a relevé onze non-conformités, dont six « majeures ». Les problèmes portaient notamment sur l’absence de qualification du personnel, sur la réalisation d’expérimentations sans autorisation ni avis du comité d’éthique, et sur l’absence de suivi vétérinaire des animaux les week-ends et jours fériés.

Ils avaient également impliqué une mortalité importante des poissons dans le cadre d’un projet. De plus, l’absence d’une personne détentrice d’un certificat de capacité pour l’utilisation d’animaux non domestiques en expérimentation (qui avait déjà été signalée en 2014) est passible d’une sanction pénale de 150 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement.

Malgré ces preuves accablantes, la préfecture du Finistère a préféré ne pas sanctionner le Cedre et le laisser poursuivre son activité sans le contrôler de nouveau. Elle est même allée jusqu’à le privilégier en lui adressant en avance son nouvel agrément en 2020, alors que le rapport de l’inspection justifiant cet agrément (supposée avoir eu lieu trois mois avant) n’a jamais été rédigé.

Face à cette situation inacceptable, One Voice a saisi le tribunal administratif de Rennes pour demander la réalisation d’une nouvelle inspection du Cedre, la rédaction d’un rapport de celle-ci et le suivi des non-conformités qui y seront constatées. Le tribunal administratif de Rennes devra trancher.

Pour plus d’informations sur les animaux utilisés en expérimentation animale, leur nombre et leurs souffrances, vous pouvez consulter le site web spécialisé produit par One Voice : https://experimentation-animale.com.

Les chevreuils de Saint-Avold: bienvenue en absurdie

Les chevreuils de Saint-Avold: bienvenue en absurdie

Les chevreuils de Saint-Avold: bienvenue en absurdie
24.01.2023
Moselle Les chevreuils de Saint-Avold: bienvenue en absurdie
Animaux sauvages

Le préfet de la Moselle a autorisé, la même journée, la mise à mort de vingt chevreuils et l’introduction de vingt autres chevreuils quelques mètres plus loin. Bien loin de la prétendue « régulation », l’État perd la tête, les chasseurs se réjouissent et les animaux paient comme toujours le prix fort.

La ville de Saint-Avold (Moselle) abrite le plus grand cimetière américain de la Seconde Guerre mondiale en Europe: un parc de 46 hectares, en grande partie boisé, pour le plus grand plaisir de quelques chevreuils qui y ont élu domicile et côtoient paisiblement les soldats tombés au combat.

Mais ces visiteurs ne sont pas les bienvenus: en mars 2022, le préfet de la Moselle autorisait la mise à mort de trente d’entre eux dans l’enceinte du cimetière. Ce n’était pas assez pour les décimer: le 17 janvier 2023, il a donc permis un nouveau massacre avec l’abattage de vingt chevreuils supplémentaires.

Pour compenser ces mises à mort, un arrêté a été signé le même jour pour en réintroduire vingt autres, sans doute issus d’élevages, dans la forêt domaniale de Saint-Avold. Cette forêt n’est séparée du cimetière que par une route qui à l’évidence n’arrêtera pas les brocards, les chevrettes et les faons. Qu’ils soient prévenus, cependant: s’ils la traversent, le préfet sautera sur l’occasion pour autoriser une poignée d’heureux élus à venir les abattre entre les pierres tombales.

Se plaindre des dégâts causés par les chevreuils, les faire tuer, puis réintroduire des chevreuils au même endroit: jusqu’où seront-ils prêts à aller dans l’absurde pour satisfaire l’instinct de mort de quelques-uns?

Par ailleurs, faut-il rappeler au préfet de la Moselle que des alternatives à la mise à mort existent? Ces animaux pourraient tout simplement être capturés puis relâchés dans la forêt, comme cela se fait ailleurs en France. Nul besoin de passer par la souffrance et la mort. Une énième preuve du désintérêt total des représentants de l’État pour la vie animale. Pour eux, tuer vingt individus et en réintroduire vingt autres quelques mètres plus loin, c’est comme n’en tuer aucun.

Contre ces absurdités, continuons d’exiger une réforme radicale de la chasse!

République démocratique du Congo : les gorilles des montagnes sont en danger !

République démocratique du Congo : les gorilles des montagnes sont en danger !

République démocratique du Congo : les gorilles des montagnes sont en danger !
24.01.2023
Congo
République démocratique du Congo : les gorilles des montagnes sont en danger !
Animaux sauvages

Dans une tentative de retour au calme en République démocratique du Congo (RDC), les gouvernements congolais et rwandais ont exigé d’un groupe rebelle qu’il se retire au mont Sabyinyo. Problème : il s’agit de l’habitat naturel des gorilles des montagnes, espèce endémique et fragilisée par les nombreux conflits qui secouent la région depuis des dizaines d’années. Aux côtés de notre partenaire sur place, l’ONG Innovation pour le Développement et la Protection de l’Environnement et de dizaines d’autres organisations, nous nous inquiétons du danger qui pèse sur la vie de ces grands primates. One Voice co-signe une lettre adressée aux autorités compétentes.

À la suite de la reprise des hostilités en 2022, la « coalition des organisations non gouvernementales de la société civile du secteur environnemental, des droits humains, fonciers et aménagement du territoire » avait déjà adressé une lettre aux présidents de la RDC et du Rwanda. Sur le territoire des gorilles des montagnes, au Sud du parc national des Virunga, à la frontière de l’Ouganda, du Rwanda et de la RDC, des combats ont lieu entre les forces armées congolaises et le groupe rebelle du M23.

Aujourd’hui, alors que les gouvernements des deux pays enjoignent aux rebelles de se replier sur ce même territoire, notre inquiétude est à son comble. Dans une nouvelle lettre aux autorités, en français, anglais et espagnol, nous nous joignons au collectif : nous redoutons que l’installation des combattants sur le territoire des gorilles des montagnes engendre une déforestation accrue et une pollution qui pourraient avoir de graves conséquences sur leur santé. À ces risques s’ajoutent ceux du braconnage et du trafic de bébés singes, ainsi que celui de la propagation de zoonoses entre les animaux et les humains. Enfin, le comportement des gorilles, traumatisés par les détonations d’armes de guerre et les mouvements migratoires qui se jouent sur leur territoire depuis des mois, pourrait être utilisé comme prétexte à un abattage systématique de ces êtres déjà si vulnérables. Nous ne pouvons laisser faire sans réagir !

Depuis l’engagement viscéral de la scientifique Dian Fossey en faveur de ces majestueux primates, nous savons que les gorilles des montagnes, loin de la mauvaise réputation qu’on leur a faite, sont des animaux intelligents, attachants, d’une grande tendresse, notamment entre membres d’une même famille, solidaires au sein de leur groupe et très joueurs. Nous savons aussi, depuis des dizaines d’années, que le braconnage et la déforestation fragilisent dangereusement leur population, déjà limitée à l’étroite zone géographique où ils évoluent encore en liberté, et c’est pour cette raison qu’une protection active de ces individus est toujours aussi essentielle.

Face au danger qui pèse sur la vie des gorilles des montagnes, et au risque que les derniers d’entre eux disparaissent sous nos yeux – et dans quelles conditions ?! -, One Voice a signé une lettre envoyée ce lundi 23 janvier, appelant à la protection de ces victimes malgré elles des conflits des humains.

Pour les chats errants, conférence de presse au Chatipi de Grenoble le 23 janvier 2023 à 10h45

Pour les chats errants, conférence de presse au Chatipi de Grenoble le 23 janvier 2023 à 10h45

Pour les chats errants, conférence de presse au Chatipi de Grenoble le 23 janvier 2023 à 10h45
23.01.2023
Isère
Pour les chats errants, conférence de presse au Chatipi de Grenoble le 23 janvier 2023 à 10h45
Animaux familiers

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, a mis en place le programme pédagogique Chatipi, qui éduque la population sur les chats en général et permet à ces félins sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. One Voice met ainsi en place des partenariats triangulaires avec des municipalités (ou des lieux de vie) et des associations locales, pour identifier et surtout stériliser les chats sans abri et les relâcher quand leur adoption est impossible, en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. C’est ce qui s’est passé à Grenoble, où une convention a été signée entre la municipalité, Cosa Animalia et One Voice. Un point presse aura lieu le lundi 23 janvier à 10 h 45.

La conférence de presse du lundi 23 janvier aura lieu à l’arrière du 48, quai de France à Grenoble (devant le chatipi) à 10 h 45. Elle se fera en présence notamment de Sandra Krief, conseillère municipale déléguée à la condition animale, et d’Andréa Argémi, présidente de l’association locale Cosa Animalia. Enfin, c’est Mathilde Perrot, chargée du programme Chatipi pour One Voice, qui représentera l’association.

Pour Sandra Krief, conseillère municipale déléguée à la condition animale de la ville de Grenoble :

«Les chats des rues, tout comme nous, ont une vie, une seule, à laquelle ils tiennent tout comme nous. Nous avons créé un environnement urbain qui leur est extrêmement hostile. Je considère que notre devoir est naturellement de les réintégrer, de les protéger et de prendre soin d’eux. Et c’est exactement l’objectif des Chatipis dans la ville. »

Pour Mathilde Perrot, chargée du programme Chatipi pour One Voice :

«Chatipi a pour but d’aider les chats en les stérilisant, en leur fournissant un abri, des soins et de la nourriture. Mais le projet a aussi pour but de sensibiliser la population à la problématique de l’errance féline qui trouve sa source chez les particuliers qui ne font pas stériliser leurs chats. Chaque année, de nouveaux chatons naissent dans la nature et sont condamnés à une vie absolument misérable, avec tous les problèmes que cela engendre. C’est dramatique. Il est primordial que les gens prennent conscience de cela et qu’ils fassent stériliser leurs chats.»

 

Pour Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice :

«Le nombre de chats non stérilisés abandonnés dans nos rues est faramineux. C’est facile de jeter un chat dehors l’air de rien. Et la gestion de nos compagnons millénaires est affectée au budget ‘‘déchets’’ des municipalités. Il est vraiment temps qu’on évolue !»

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

 

Chatipi est un dispositif éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine de projets sont en place et quasiment autant en cours de développement. Plusieurs chatipis ont été établis près d’écoles ou dans des EHPAD, maisons de santé et hôpitaux (à la Pitié-Salpêtrière notamment), pour porter non seulement secours aux chats, mais aussi offrir du réconfort aux résidents. Car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.
En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

La stérilisation doit devenir un automatisme !

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés, ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant de leur existence. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité. One Voice a, à ce propos, publié ses images d’enquête dans deux fourrières, l’une dans le Lot-et-Garonne, l’autre en Normandie, et appelle à une prise de conscience urgente du problème, par les services publics mais aussi et en premier lieu par le public lui-même. La stérilisation des chats doit faire partie des incontournables quand on s’engage à en adopter.

Répartition des tâches et des responsabilités

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et les chatières, prend en charge l’alimentation et les frais vétérinaires (stérilisations, identifications, tests) des chats au démarrage de l’opération, ainsi que le panneau pédagogique. L’emplacement et la réalisation de la dalle en béton est dévolue à la municipalité. L’association de protection animale locale gère quant à elle l’alimentation et le suivi sanitaire des chats à long terme ; Cosa Animalia a également assuré le montage du chalet et son aménagement intérieur.

Le site de One Voice dédié au programme Chatipi donne de multiples informations sur ce programme pédagogique sur les chats.

Signez la pétition pour un plan d’urgence sur l’errance féline.

Succès majeur aux États-Unis : il n’est plus nécessaire de pratiquer des tests sur les animaux pour développer des médicaments

Succès majeur aux États-Unis : il n’est plus nécessaire de pratiquer des tests sur les animaux pour développer des médicaments

Succès majeur aux États-Unis : il n’est plus nécessaire de pratiquer des tests sur les animaux pour développer des médicaments
20.01.2023
Etats-Unis
Succès majeur aux États-Unis : il n’est plus nécessaire de pratiquer des tests sur les animaux pour développer des médicaments
Expérimentation animale

Pour la première fois depuis plus de quatre-vingts ans, une modification de la loi américaine permet de tester de nouveaux médicaments sans recourir aux animaux, via des méthodes modernes basées sur les humains. One Voice, avec son partenaire allemand au sein de la coalition européenne ECEAE, Doctors Against Animal Experiments, se réjouit de cette prodigieuse avancée et appelle l’UE, ainsi que l’Allemagne et la France bien entendu, à suivre cet exemple en élaborant et en mettant en œuvre une stratégie de développement de médicaments adaptés aux humains et sans expérimentation animale.

La nouvelle loi, signée par Joe Biden fin décembre 2022, permet à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis d’approuver de nouveaux médicaments sans exiger de données issues de tests sur les animaux. Auparavant, les sociétés pharmaceutiques étaient tenues par la loi de tester l’innocuité et l’efficacité de leurs candidats-médicaments dans plusieurs essais sur les animaux en utilisant au moins deux espèces, avant d’être autorisées à les vérifier lors d’essais cliniques sur des sujets humains et des patients.

«De très nombreuses données démontrent clairement l’échec du système obsolète qu’est l’expérimentation animale. En moyenne, 92 % des candidats-médicaments réussissant tous les tests sur les animaux sont ensuite abandonnés lors des essais cliniques sur les humains, principalement parce qu’ils ne fonctionnent pas ou provoquent des effets secondaires.» Dre Dilyana Filipova, scientifique chez Doctors Against Animal Experiments

L’expérimentation animale n’est donc plus la seule option pour valider un médicament aux États-Unis

Grâce à la nouvelle loi, des techniques modernes et pertinentes pour notre espèce, telles que les mini-organes humains (« organoïdes »), les organes sur puce ou les méthodes informatiques, peuvent désormais aussi être utilisées à des fins réglementaires aux États-Unis à la place de l’expérimentation animale. De nombreux procédés éthiques se sont déjà avérés plus précis et plus fiables que les tests sur animaux. Une étude récente a ainsi démontré la toxicité de plusieurs composés sur le foie à l’aide de puces de foie humain, alors que des expériences antérieures sur des animaux avaient classé à tort ces mêmes composés comme inoffensifs.

«De tels exemples soulignent toute l’importance de ce changement législatif, non seulement pour sauver d’innombrables animaux de tests abominables et d’une mort atroce, mais aussi pour assurer une meilleure sécurité aux patients.» Dre Dilyana Filipova

Une ouverture à l’éthique mais pas un changement de paradigme pour autant

L’expérimentation animale, cependant, n’est pas interdite par la nouvelle loi et reste autorisée comme possible méthode de test. Néanmoins, le fait que les entreprises pharmaceutiques ne soient plus tenues par la loi de mener ces tests sur les animaux et soient libres de recourir à des procédés précis, pertinents pour l’humanité et sans animaux, représente un progrès énorme.

Alors que les États-Unis inaugurent cette législation moderne et tournée vers l’avenir, certains tests sur les animaux dans l’UE, et donc aussi en France, sont toujours requis par la loi pour l’approbation des médicaments. En Allemagne, la proportion d’expérimentations animales réglementaires est d’environ 17% Cette proportion atteint 31% en France.

L’Union européenne rattrapera-t-elle son retard?

One Voice, comme son partenaire allemand, demande à la Commission européenne d’établir et de mettre en œuvre immédiatement une stratégie d’élimination progressive de l’expérimentation animale, système défectueux s’il en est, comme l’exigent plus d’un million de personnes ayant signé l’initiative citoyenne européenne (ICE) Save Cruelty Free Cosmetics.

«L’Europe doit prendre dès que possible les États-Unis pour modèle et ne plus exiger de tests sur les animaux pour les médicaments. Si nous voulons développer de meilleures thérapies et ne pas prendre de retard sur le marché mondial des médicaments, nous devons nous appuyer sur les méthodes les plus modernes, efficaces et fiables basées sur les humains, et non sur l’expérimentation animale qui a prouvé son inefficacité.» Dre Filipova.

Plus d’informations et sources :

Enquête dans les fermes à fourrure finlandaises: réclamons la fin de la production et vente de fourrure en Europe !

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20.01.2023
Europe
Enquête dans les fermes à fourrure finlandaises: réclamons la fin de la production et vente de fourrure en Europe !
Exploitation pour la Mode

Les associations Oikeutta eläimille et Humane Society International/Europe, partenaires de One Voice au sein de la Fur Free Alliance, sortent un film choc sur les fermes à fourrure finlandaises. On y voit des renards souffrant d’infections, aux yeux et aux oreilles enflés et suppurants, aux queues blessées et ensanglantées, aux pieds déformés et évasés. Le film montre également des « renards monstres » obèses, présentant d’énormes plis cutanés dus à la reproduction sélective, ainsi que des renardeaux dévorant leurs frères et sœurs décédés.

Ces images témoignent une fois de plus des souffrances inimaginables qu’endurent les animaux au nom de la mode, y compris dans un pays comme la Finlande où le commerce de la fourrure se vante du fait que près de la totalité de ses élevages de renards sont certifiés par le système SAGA Furs. Le programme garantit « le plus haut degré de bien-être animal » qui soit, mais les conditions de vie abominables des animaux exploités, largement documentées, racontent une tout autre histoire. La fourrure de renard en provenance de Finlande est utilisée par des marques telles que Fendi, Yves Salomon, Woolrich, Ermanno Scervino et Max Mara.

Le film sort alors que plus de 1,2 million de citoyens européens ont jusqu’à présent signé l’Initiative citoyenne européenne « Fur Free Europe » appelant la Commission européenne à interdire l’élevage et la vente de fourrure dans l’UE.

L’association finlandaise de protection animale Oikeutta eläimille a planté sa caméra dans six fermes à fourrure sélectionnées au hasard dans la région d’Ostrobotnie, à l’ouest de la Finlande, entre juin et novembre 2022.

«La majorité des Finlandais souhaitent la fermeture des élevages de fourrure, mais nos dirigeants ont échoué à mettre un terme à cette barbarie. Une interdiction à l’échelle européenne aiderait également les animaux d’autres pays membres, où la cupidité prime sur le bien-être animal. »Kristo Muurimaa, Oikeutta eläimille«La production de fourrure en France a cessé, grâce à la sensibilisation du public que nous avons assurée pendant des années à l’aide de nos enquêtes dans les fermes à visons du pays, et, enfin, à la loi de novembre 2021 qui garantit que ces élevages ne puissent pas renaître de leurs cendres. En Finlande, la production n’a pas été interdite, il est plus que temps ! L’interdiction de la vente de fourrure dans l’ensemble de l’Union européenne permettrait quant à elle d’affirmer un refus très clair des européens de se prêter au jeu des chaises musicales de la production mondialisée (celle-ci répercutée en Russie ou en Chine, les animaux y souffriront tout autant voire plus encore). »

Muriel Arnal, présidente de One Voice

«Il est totalement inacceptable que des millions d’animaux continuent de souffrir atrocement en Europe au nom de la mode. Comme le démontrent clairement les dernières images tournées dans ces fermes à fourrure finlandaises soi-disant éthiques, les animaux, enfermés dans des cages minuscules, mènent une existence misérable. Leurs conditions d’élevage sont si horribles que la plupart des consommateurs refusent la fourrure, comme en témoigne l’énorme soutien apporté à notre Initiative citoyenne européenne visant à interdire l’élevage et le commerce de fourrure dans l’ensemble de l’UE. Quatorze États membres montrent déjà la voie en prohibant les élevages. Seul un petit nombre de pays, dont la Finlande, permettent en effet à cette pratique de perdurer. Aujourd’hui, il est temps de l’interdire à l’échelle européenne et de reléguer une fois pour toutes ce commerce barbare aux oubliettes de l’histoire.»

Dre Joanna Swabe, directrice principale des affaires publiques de la Humane Society International/Europe

Les faits :

  • Plus de 100 millions d’animaux sont tués chaque année dans le monde pour leur fourrure, ce qui équivaut à trois par seconde.
  • L’élevage d’animaux pour la fourrure a été interdit dans 19 pays européens (dont 14 sont des États membres de l’UE), dont les Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, la Slovaquie, la Croatie, la Slovénie, le Luxembourg, Malte, l’Irlande, l’Estonie, la France, l’Italie et, plus récemment, la Lettonie, le 22 septembre 2022. Des discussions politiques relatives à son interdiction sont également en cours en Roumanie, Lituanie, Espagne et Pologne. Deux autres pays (Suisse et Allemagne) ont mis en place des réglementations si strictes que l’élevage d’animaux à fourrure a effectivement pris fin, et trois autres pays (Danemark, Suède et Hongrie) ont imposé des mesures qui ont mis un terme à l’élevage de certaines espèces.
  • Un nombre croissant de créateurs de mode et de détaillants abandonnent la fourrure. Rien que ces dernières années, Canada Goose, Oscar de la Renta, Valentino, Gucci, Burberry, Versace, Chanel, Prada et d’autres marques de renom ont fait part de leur renoncement à ce produit.
  • Le commerce de la fourrure en Finlande connaît un déclin financier dû à la fermeture de nombreuses fermes à fourrure et au fait que certains éleveurs européens se diversifient ou adoptent d’autres moyens de subsistance pour assurer leur avenir, tels que les panneaux solaires.

Transparence pour les microcèbes : audience le 17 janvier à Versailles

Transparence pour les microcèbes : audience le 17 janvier à Versailles

Transparence pour les microcèbes : audience le 17 janvier à Versailles
13.01.2023
Ile-de-France
Transparence pour les microcèbes : audience le 17 janvier à Versailles
Expérimentation animale

Dans l’Essonne, le personnel du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) élève près de 500 microcèbes mignons sur lesquels il mène des expériences. Ces petits lémuriens sont soumis à de terribles sévices. Le 17 janvier, en audience au tribunal administratif de Versailles, One Voice demandera de vive voix à avoir accès aux documents relatifs à ce centre d’élevage et d’expérimentation sur des primates non humains, pour que la lumière soit faite sur ses pratiques honteuses.

À Madagascar, leur terre d’origine, les microcèbes mignons sont victimes de la perte de leur habitat et classés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme une espèce dont la population a tendance à décliner. Ne faudrait-il pas leur venir en aide plutôt que d’ajouter à leurs souffrances ? Qu’ils soient protégés ou non, rien ne justifie que ces petits lémuriens aux grands yeux soient malmenés. Pourtant, en région parisienne, à Brunoy, ils sont utilisés pour des expériences.

Ils sont actuellement près de 500 à être enfermés dans ce qui est, à notre connaissance, le plus grand élevage de microcèbes du monde, et ce alors qu’une extension des activités de laboratoire du site est encore prévue. Proches de nous car considérés comme à la base de la lignée des primates, tout en étant suffisamment petits pour rester facilement manipulables, ces menus individus font des victimes idéales pour des chercheurs cyniques. C’est donc dans cette grande « réserve » que les membres du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), mais aussi ceux du Muséum, piochent pour mener leurs tests. Les microcèbes sont ensuite au mieux laissés dans l’obscurité ou soumis à une alternance jour/nuit accélérée pour raccourcir leur durée de vie, au pire isolés et sous-alimentés pendant plusieurs jours avant d’être décapités dans une machine barbare, et expédiés en pièces détachées au Canada.

Drôle de mission que celle-ci pour le MNHN, qui se vante de « sensibiliser sur l’importance de la biodiversité » et est censé « fourni[r] un appui scientifique à […] la caractérisation de l’état de conservation d’espèces ». Est-il vraiment nécessaire de rappeler au Muséum que ce n’est pas en coupant la tête des animaux qu’on évite que leur population diminue ?

Cet énième exemple révoltant ne fait que renforcer notre combat pour les victimes de l’expérimentation animale, bien trop souvent oubliées dans les revendications actuelles. Le 9 octobre 2021, nous avions déjà organisé un rassemblement réclamant la fermeture de l’élevage de microcèbes mignons. Un an plus tard, nous ne cédons rien et comptons bien obtenir des informations sur ce que ces petits lémuriens subissent, sur la manière dont les autorités inspectent le site et dont celui-ci fonctionne sur le plan éthique.

Ce mardi 17 janvier, au tribunal administratif de Versailles, nous porterons la voix des microcèbes, avec l’implication sans faille de nos conseils du cabinet Géo Avocats. Pour que cesse le calvaire des lémuriens utilisés sur ce site du MNHN, faites du bruit avec nous en signant notre pétition !