À Saint-Herblain, le salon du chiot piétine le délai légal de réflexion précédant l’adoption

À Saint-Herblain, le salon du chiot piétine le délai légal de réflexion précédant l’adoption

À Saint-Herblain, le salon du chiot piétine le délai légal de réflexion précédant l’adoption
12.04.2023
Loire-Atlantique
À Saint-Herblain, le salon du chiot piétine le délai légal de réflexion précédant l’adoption
Animaux familiers

Le 26 février, notre antenne de Loire-Atlantique a sensibilisé le public venu au salon du chiot de Saint-Herblain. Nous y avons à nouveau constaté le traitement que ce type d’événement réserve aux animaux, qui y sont vus comme de simples marchandises. Une réalité à laquelle ne change rien le certificat d’engagement et de connaissance entré en vigueur en octobre 2022 à la suite de la loi contre la maltraitance animale.

Des animaux rabaissés au rang d’objets

Les images filmées par nos militants au salon du chiot de Saint-Herblain ne mentent pas. Parqués à trois ou quatre, voire plus, dans des enclos minuscules, les chiots sont allongés, inertes ou très agités, remplissant l’espace de leurs aboiements. Toute la journée, ils sont soumis au stress, au bruit et au passage des nombreux visiteurs. Certains ont tout juste deux mois, mais tous sont ici pour être vendus au premier «coup de cœur», comme s’ils n’étaient que d’adorables peluches.

Derrière la présence de tous ces jeunes animaux, on devine l’exploitation de chiennes et de chattes forcées à «produire» toujours plus de petits pour alimenter un commerce lucratif. Au point qu’il arrive, comme le dénonce une éleveuse, que certaines donnent à nouveau naissance alors qu’elles n’ont même pas fini d’allaiter leur dernière portée.

Pour protéger chiens et chats, rien d’autre qu’une mesure inapplicable..…

Censé lutter contre les achats compulsifs, le certificat d’engagement et de connaissance compris dans la loi contre la maltraitance animale devrait être appliqué depuis le 1er octobre 2022. Mais une fois de plus, nous avons relevé que le délai de réflexion de sept jours imposé entre sa signature et l’adoption n’était pas respecté. Rencontré alors qu’il s’apprête à rentrer chez lui un chiot dans les bras, un couple confirme à l’un de nos militants avoir bel et bien signé un document… fourni sur place et antidaté. Ainsi, la décision de s’engager auprès d’un animal pour de nombreuses années a été mûrie pendant… cinq minutes.

Une comportementaliste, allée à la rencontre des éleveurs présents à Saint-Herblain et rencontrée par nos militants, s’offusque de cette situation:

«Ils n’ont aucun moyen de valider les sept jours de délai. Les gens peuvent télécharger un certificat sur Internet, le signer, l’antidater et puis c’est bon, ok, j’adopte. C’était une question que j’avais en venant à ce salon: comment ça se passe par rapport à cette loi qui est passée l’année dernière? Et puis visiblement, bon an, mal an, on contourne un peu, il n’y a pas de réglementation.»

….. et des sanctions purement symboliques

Mais comment pourrait-il en être autrement quand aucun moyen de contrôle extérieur n’est prévu par la loi? Peut-on attendre des éleveurs qu’ils garantissent l’application du délai de réflexion alors que leur intérêt est de vendre le plus d’individus possible? Quand on sait qu’en cas de manquement ils ne risquent qu’une amende de 450 euros pour un chiot vendu entre 1500 et 2000 euros, on comprend que le fameux certificat n’est qu’un énième gadget.

Nous dénonçons depuis toujours les animaleries et tous les événements qui nourrissent la spirale de l’abandon et de l’errance. Comme ils l’avaient déjà fait à Antibes en février dernier, nos militants se sont mobilisés pour sensibiliser les visiteurs, les invitant à se tourner vers un refuge où de nombreux animaux attendent de trouver une famille.

Pour que cette situation cesse, signez notre pétition pour une meilleure protection juridique de nos compagnons chiens et chats. Et demandons aussi ensemble qu’un plan d’urgence contre l’errance féline soit enfin mis en place.

Arles : un prêtre proteste contre la corrida entouré de « taureaux morts »

Arles : un prêtre proteste contre la corrida entouré de « taureaux morts »

Arles : un prêtre proteste contre la corrida entouré de « taureaux morts »
11.04.2023
Arles
Arles : un prêtre proteste contre la corrida entouré de « taureaux morts »
Exploitation pour le spectacle

Le Père Robert Culat, prêtre avignonnais, a dénoncé la tauromachie à quelques pas des arènes d’Arles avec PETA et One Voice

« C’est un péché de torturer les animaux » : c’est le message brandi lundi 10 avril 2023 à Arles par le Père Robert Culat, prêtre catholique du diocèse d’Avignon, en cette Féria de Pâques. Il s’est tenu non loin des arènes d’Arles en amont de la corrida de rejón, aux côtés de militants de PETA et de One Voice portant des cornes de taureaux et gisant au sol, pour rendre hommage aux victimes de la corrida et rappeler que cette activité cruelle est en désaccord total avec les valeurs de compassion que soutiennent les deux associations, l’Eglise catholique et notre société en général.

Crédit photos: Peta

« Chaque taureau, comme tout animal, est un être sensible, capable d’éprouver la souffrance. Il est une créature de Dieu digne de respect, et comme le pape François l’enseigne, ‘toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine’ », déclare le Père Robert Culat. « Dans le contexte de la fête de Pâques, des corridas sont données à Arles. Mais Pâques est la fête de la vie du Christ ressuscité, de celui qui a remplacé les sacrifices d’animaux par le sacrement de la messe – comment est-il possible d’associer la victoire de la vie dans la résurrection à un spectacle qui donne la mort ? ».

Dans l’une de ses prières, le pape François indique la responsabilité des êtres humains : « Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi ». Pourtant, lors d’une corrida, plusieurs taureaux terrifiés sont torturés les uns après les autres. Ils sont tourmentés et poursuivis à cheval, se font planter des piques et des banderilles dans le dos et le cou. Lorsqu’ils sont affaiblis par leurs hémorragies, le matador (tueur) tente de les achever mais il n’est pas rare que les taureaux meurent noyés dans leur propre sang quand il rate sa cible et que l’épée transperce les poumons au lieu du cœur. Souvent, lorsque c’est la moelle épinière qui est atteinte, les animaux traînés par des chaînes hors de l’arène sont paralysés mais toujours conscients.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements » et qui s’oppose au spécisme, l’idéologie qui postule la supériorité de l’humain sur les autres animaux, appelle à reléguer la boucherie en plein air qu’est la corrida aux sombres pages du passé.
One Voice, quant à elle, a mené de nombreuses enquêtes dans le milieu taurin et s’oppose notamment à ce que les enfants soient formés à tuer de jeunes taureaux et assistent à des corridas. L’association, qui appelle à une éthique animale et planétaire, soutient également l’interdiction de l’exception culturelle appliquée à ce qui n’est ni plus ni moins que la mise en scène d’actes de cruauté sur des êtres sentients.

PETA et One Voice encouragent celles et ceux qui s’opposent à cette « tradition » barbare à écrire aux maires des villes taurines, dont Arles, pour leur exprimer la forte opposition qu’il y a aujourd’hui à la corrida. En effet, 75 % de la population est favorable à l’interdiction des corridas en France.

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Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France

Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France

Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France
11.04.2023
Union Européenne
Expérimentation animale : les chiffres de l’Union européenne pour 2020 accablent la France
Expérimentation animale

Le 31 mars 2023, la Commission européenne a publié un rapport révélant les statistiques de l’expérimentation animale dans les États membres pour l’année 2020. Des chiffres très élevés auxquels a largement participé la France, qui compte toujours parmi les pays réalisant le plus d’expériences sur des animaux.

En 2020, près de 8 millions d’animaux ont été expérimentés pour la recherche et les tests, et plus de 680 000 pour la création et le maintien de certaines lignées génétiquement modifiées. Ces chiffres, déjà inacceptables, ne comptabilisent même pas tous les individus passés entre les mains des laboratoires. Des animaux utilisés uniquement pour leurs tissus ou des invertébrés autres que les céphalopodes, il ne reste aucune trace.

Sanglant podium pour l’Hexagone…

Une fois de plus, la France joue un rôle de premier plan dans cette hécatombe. Déjà dénoncée pour avoir largement participé à des expériences illégales en 2019, elle s’est retrouvée l’année suivante sur le podium des trois plus gros utilisateurs de l’Union européenne avec plus de 1 600 000 procédures, aux côtés de l’Allemagne et de la Norvège.

Mais ce n’est pas tout. Non contente d’utiliser un nombre record d’individus chaque année, la France fait également partie de ceux qui leur infligent le plus de souffrances. Alors que la proportion de procédures dites « sévères » stagne entre 8 et 10 % dans l’Union européenne (UE) depuis 2015, elle reste entre 14 et 19 % en France. La proportion de tests dits « modérés » a quant à elle augmenté dans notre pays, au détriment de celle des tests dits « légers ». À croire que chez nous, on aime avancer à reculons…

… et acharnement sur les macaques crabiers

Mais penchons-nous sur le cas des macaques crabiers. Le nombre d’individus utilisés pour la première fois dans l’UE a diminué depuis 2018, atteignant 4 220 animaux expérimentés en 2020. La France aurait pu suivre le mouvement. Il n’en a rien été. Sur ce même laps de temps, la part de ces animaux ayant subi des tests dans notre pays a augmenté de 5 %. Comme si cela ne suffisait pas, il a eu de plus en plus recours à des individus originaires d’Asie, où ils sont en danger d’extinction, et utilise toujours deux fois plus de macaques crabiers dont les parents ont été capturés dans la nature que les autres États membres.

Face à ces chiffres toujours aussi révoltants, nous renouvelons notre demande d’un vrai programme de sortie de l’expérimentation animale partout en Europe, parallèlement à un vrai financement du développement des méthodes de recherche sans animaux.

Consultez notre site consacré aux analyses des données ministérielles pour en savoir plus sur l’expérimentation animale et ses victimes en France.

Salon du chiot de Metz: lettre ouverte à la SAS Passion Chiots Organisation

Salon du chiot de Metz: lettre ouverte à la SAS Passion Chiots Organisation

Salon du chiot de Metz: lettre ouverte à la SAS Passion Chiots Organisation
07.04.2023
Moselle
Salon du chiot de Metz: lettre ouverte à la SAS Passion Chiots Organisation
Animaux familiers

Un salon du chiot a été organisé le week-end dernier (1er et 2 avril) à Metz, alors même que les associations de protection animale sont déjà débordées par les abandons. Nous regrettons que de telles pratiques de commercialisation et d’objectification des animaux soient toujours d’actualité.

Après la tenue d’un salon du chiot aux Arènes de Metz le week-end du 1er et 2 avril, One Voice ne peut que s’inquiéter du sort des animaux qui y ont été présentés.

Alors que la loi du 30 novembre 2021 sur la maltraitance animale prévoit l’interdiction de la vente de chiens et de chats dans les animaleries dès le 1er janvier 2024 -admettant donc à demi-mot qu’ils ne sont pas de simples objets de consommation-, les événements du type salons du chiot ne semblent pas concernés.

Des chiots âgés de quelques semaines peuvent donc être exposés chaque week-end au bruit incessant, à la lumière artificielle, au va-et-vient de la foule et des acheteurs les «tripotant» dans tous les sens.

Alors même que des milliers d’animaux sont abandonnés chaque année, comment garantir que ces chiots, exposés comme de vulgaires objets, ne connaîtront pas le même sort dans quelques mois?

Les refuges sont saturés, ils débordent de chiens et de chats et doivent très souvent refuser de nouvelles prises en charge. Pour pallier ce manque de place, des dizaines et des dizaines d’animaux sont euthanasiés quotidiennement dans les fourrières. Et pourtant, notre pays continue de commercialiser des êtres vivants.

Ces salons du chiot sont la porte ouverte à des achats impulsifs et irréfléchis. Les Arènes prennent soin de rappeler sur leur site internet qu’un certificat d’engagement et de connaissances est obligatoire pour tout achat d’un chiot au salon, sans pour autant préciser qu’un délai de réflexion de sept jours est obligatoire entre la signature de ce certificat et l’acquisition.

Il y a quelques semaines, nous alertions déjà le public sur les manœuvres des éleveurs, prêts à contourner la loi pour écouler leur «marchandise», comme ce fut le cas au salon du chiot d’Antibes, mais aussi comme nous l’avons dénoncé dans diverses animaleries. Comment garantir que ce ne fut pas le cas à Metz, ou que cela ne se reproduira pas dans le futur?

Ce type de manifestation participe directement à l’objectification des animaux et encourage l’irresponsabilité des vendeurs et des acquéreurs. N’aurait-il pas été plus réfléchi et opportun d’organiser un événement avec les refuges et associations du département, durant lequel les adoptants sont guidés et écoutés par des bénévoles qui, n’étant pas motivés par l’argent engendré par une transaction, choisissent une adoption adaptée à chaque animal?

Spécialisée dans la tenue de ce genre de manifestations, la SAS Passion Chiots Organisation prépare déjà son prochain événement à Montbéliard le week-end prochain (8 et 9 avril).

Nous invitons donc les Montbéliardais souhaitant accueillir un compagnon à préférer les refuges remplis de chiens débordant eux aussi d’affection, pour certains en attente d’une famille depuis de longs mois. En adoptant un chien dans un refuge, vous en sauverez deux: celui qui rejoindra votre foyer permettra de libérer une place pour accueillir un autre malheureux, le sauvant d’un abandon sauvage ou d’une euthanasie.

Signez nos pétitions pour demander le respect des lois contre les maltraitances animales.

Expérimentation animale : l’État donne son feu vert à des expériences mutilant des dauphins

Expérimentation animale : l’État donne son feu vert à des expériences mutilant des dauphins

Expérimentation animale : l’État donne son feu vert à des expériences mutilant des dauphins
06.04.2023
La Réunion
Expérimentation animale : l’État donne son feu vert à des expériences mutilant des dauphins
Expérimentation animale

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient d’autoriser 124 prélèvements de peau et de chair sur des dauphins vivant autour de l’île de La Réunion. Loin de se préoccuper des animaux, l’analyse de ces tissus brutalement arrachés semble avoir pour objectif de faciliter la pêche… One Voice dénonce cette énième violence commise sur ces animaux.

L’expérience qui se prépare dans les eaux de La Réunion avec la bénédiction du ministère est inacceptable.

Des groupes de dauphins pourront bientôt y être pris pour cible, suivis et visés avec une flèche de prélèvement qui viendra s’enfoncer sous leur nageoire dorsale pour leur arracher un morceau de chair. Une attaque dont on peut facilement imaginer tous les risques en matière de stress généré et de blessures physiques. Les initiateurs de ce projet, eux, ne semblent pourtant pas s’en inquiéter outre mesure. Ils prévoient effectivement que « les blessures potentielles seront gérées dans la mesure du possible par le vétérinaire et les membres de la structure en charge du bien-être animal ». Comment vont-ils soigner des dauphins qu’ils vont gravement effrayer ? En les poursuivant ? En les capturant ? L’expérience dudit prélèvement en elle-même est déjà révoltante, mais cela ne pouvait visiblement pas s’arrêter là. Ils seront laissés avec leurs blessures et les risques qui ne manqueront pas d’en découler.

Mutiler des dauphins pour mieux tuer des poissons

Le but d’un tel traitement n’a rien à voir avec une quelconque préoccupation pour les populations de dauphins concernés. Cela ne nous paraîtrait pas justifiable pour autant d’ailleurs si tel avait été le cas. Mais ici, le projet vise à obtenir une « vision globale sur le réseau alimentaire au niveau de cet écosystème marin » pour « inspirer les recommandations pour la conservation et la gestion raisonnée de ces espèces à l’échelle locale ». Autrement dit, pour faciliter la pêche de milliers de poissons !

Combien de dauphins concernés ?

En dehors de notre colère, l’indication sur le projet de recherche selon laquelle un seul dauphin allait subir ces biopsies nous a alertés. En effet, comment imaginer prélever 124 biopsies de peau de cinq espèces de dauphins sur un seul animal ? Nous avons donc écrit au ministère pour faire part de notre indignation quant à ce projet et obtenir une clarification sur ce chiffre. L’erreur serait « en cours de correction ». C’était le 24 mars. Le 6 avril, l’information erronée était toujours en ligne… Et à notre demande que ce type de projet ne soit plus accepté, nous n’avons obtenu d’autre réponse qu’un silence qui en dit long sur l’intérêt que l’État porte aux animaux. Et comme toujours, ce qui est moralement répréhensible n’est pas forcément légalement attaquable. C’est hélas ce qui ressort de notre analyse juridique de ce projet.

Dotés d’une grande intelligence mais aussi d’un langage complexe et d’une vie sociale très riche, les dauphins sont pourtant loin de bénéficier d’un traitement de faveur. Déjà victimes collatérales de la pêche, ou de la captivité dans lesdelphinariums où ils sont exploités jusqu’à leur mort, ils doivent à présent passer aussi entre les mains de l’expérimentation animale. Il ne fait vraiment pas bon être dauphin en 2023.

Pour eux comme pour les autres animaux, nous continuerons, sans relâche, à tirer la sonnette d’alarme et informer la population sur les expériences autorisées en France. Nous comptons sur vous pour relayer ces alertes, car ces scandales à répétition ne peuvent continuer indéfiniment à se perpétuer dans le silence.

Consultez notre site dédié vous retrouverez les données du ministère de la Recherche sur l’expérimentation animale exposant l’étendue et la gravité des procédures pour les animaux.

Consultation publique : dites non à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées !

Consultation publique : dites non à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées !

Consultation publique : dites non à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées !
05.04.2023
Consultation publique : dites non à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées !
Animaux sauvages

À la suite de l’annulation partielle d’un de ses précédents textes, le ministère de la Transition écologique s’apprête à prendre un nouvel arrêté pérennisant l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées. Aux côtés de One Voice, profitez de la consultation publique ouverte jusqu’au 21 avril pour dénoncer cette décision inique !

En 2022, nous avons remporté de nombreuses victoires pour les ours bruns des Pyrénées. En août, nous avons réussi à faire suspendre en urgence pas moins de neuf arrêtés préfectoraux qui comptaient les pourchasser à coups de flashballs et de grenades de désencerclement. Un déchaînement de violence inouï dont le seul but était d’obtenir la paix sociale avec les éleveurs… Puis nous avons obtenu l’annulation de l’article 4 de l’arrêté ministériel du 31 mai 2021. Le texte, qui encadrait la mise en place de ces mesures d’effarouchement, ne prévoyait rien pour protéger les ourses gestantes ou accompagnées de leurs petits des techniques les plus brutales, ce que nous avions aussitôt dénoncé.

Nouveau texte, même violence

Or, sachant que son arrêté du 20 juin 2022 pérennisant les mesures d’effarouchement était similaire à celui partiellement annulé, le ministère tente d’assurer ses arrières avec un nouveau projet de texte. Celui-ci précise notamment que seuls les agents de l’OFB sont autorisés à réaliser des opérations d’effarouchement renforcé et établit que les tirs à effet sonore ne peuvent être utilisés à l’encontre d’ourses accompagnées d’oursons que lorsque la « déprédation » (qui inclut la notion de dommages) apparaît comme certaine.

Risques de blessures, petits séparés de leurs mères…

Nouvel arrêté ou pas, l’objectif de l’État reste le même : satisfaire les éleveurs, au détriment des animaux sauvages. Victimes de cette politique, les ours sont exposés à des blessures auditives, alors que les ourses, stressées et épuisées par le harcèlement dont elles font l’objet, risquent de ne pas arriver au terme de leur gestation ou d’être séparées de leurs petits. Doit-on rappeler qu’avec à peine 70 individus dans les Pyrénées, les populations d’ours bruns sont toujours extrêmement fragiles et doivent être strictement préservées ? Au vu de l’acharnement que subissent ces animaux, c’est absolument nécessaire…

Consulté, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a déjà émis un avis défavorable au projet d’arrêté ministériel.

Nous restons fermement opposés aux mesures d’effarouchement qui terrorisent les ours jusque sur leur territoire. Du 31 mars au 21 avril inclus, une consultation publique est ouverte. À nos côtés, mobilisez-vous et exprimez votre soutien aux ours (attention à bien respecter la forme demandée, sinon les avis ne sont pas pris en compte). Merci !

Chats errants de Montbéliard : One Voice demande à la mairie de prendre ses responsabilités.

Chats errants de Montbéliard : One Voice demande à la mairie de prendre ses responsabilités.

Chats errants de Montbéliard : One Voice demande à la mairie de prendre ses responsabilités.
04.04.2023
Montbéliard
Chats errants de Montbéliard : One Voice demande à la mairie de prendre ses responsabilités.
Animaux familiers

Une nouvelle fois, One Voice a été alertée par des sympathisants du fait qu’une mairie refuse de mettre en place des campagnes de stérilisation des chats errants. Aujourd’hui, c’est la mairie de Montbéliard qui menace donc de retirer les abris pour les chats errants, au motif qu’il faut stopper la prolifération.

Alors même que la mairie de Montbéliard avait fait installer des abris pour les chats errants il y a quelques années, elle vient de se rendre compte que cette action n’empêchait pas les chats de continuer à se reproduire ! En réponse, elle menace de faire retirer les abris, au lieu de procéder à une campagne de stérilisation. Une pétition à l’attention de la mairie a par ailleurs été lancée par les habitants et protecteurs des chats du quartier.

One Voice a donc écrit ce jour à Madame la Maire de Montbéliard pour lui faire part de son incompréhension et lui rappeler que la législation en vigueur impose aux maires la stérilisation des chats errants avant d’avoir recours à un service de fourrière.

L’importante mobilisation et le courrier que nous avions écrit à la mairie de Songeons avait finalement porté ses fruits, puisque Monsieur le Maire avait reconnu son erreur et abrogé son arrêté. Espérons que Madame la Maire de Montbéliard fasse de même.

Signez notre pétition pour la mise en place d’un plan national pour mettre fin à l’errance féline.

Animaux captifs des cirques : les faux-semblants du ministère

Animaux captifs des cirques : les faux-semblants du ministère

Animaux captifs des cirques : les faux-semblants du ministère
31.03.2023
Animaux captifs des cirques : les faux-semblants du ministère
Cirques

Dans le cadre de la loi contre la maltraitance animale, le ministère de la Transition écologique s’était engagé à redéfinir la réglementation de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive (CNCFS). Celle-ci, qui a le pouvoir de délivrer les certificats de capacité aux dresseurs, ne comptera finalement pas davantage de représentants d’associations de défense des animaux. Nous dénonçons cette décision.

C’est une nouvelle occasion manquée !

Le 10 novembre 2022, un an après la promulgation de la loi sur la maltraitance animale, le ministère de la Transition écologique a enfin présenté son projet de décrets d’application aux associations de défense des animaux. Problème : la nouvelle réglementation de la CNCFS ne prévoyait qu’une place très minoritaire aux associations face aux circassiens. Ayant été invités à donner notre avis sur ce sujet, nous espérions être entendus. Mais le ministère a fait la sourde oreille. Les arrêtés revenant sur l’organisation de cette commission viennent d’être publiés, laissant toujours aussi peu de place aux défenseurs des animaux. Pire, ils ont multiplié par trois le nombre de représentants des zoos et des cirques. Il s’agit d’un véritable refus de faire avancer la protection des animaux détenus dans les cirques !

Un ministère hypocrite

Ce ministère, qui garantit que les associations seront toujours minoritaires face à l’industrie de la captivité, est le même que celui qui s’est engagé à mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages par les cirques fin 2028. En oubliant d’ailleurs de préciser au grand public que cette mesure ne concerne que les cirques itinérants

Il s’est aussi récemment félicité d’un nouvel appel à projets pour créer des places de refuges pour les animaux qui survivront à la fermeture de leurs cirques. Derrière l’image que le ministère de la Transition écologique veut se donner, la réalité est peu reluisante. Il continue de piétiner ce qu’il devrait avoir pour mission de protéger.

Une note interministérielle garantissait dès 2021 la protection des dresseurs au détriment de leurs lions, tigres, éléphants et hippopotames, avant même la discussion de la loi, et nous en avons à nouveau eu des exemples à Cannes, Nice et Menton ces dernières semaines : pendant six ans encore, l’État compte bien défendre bec et ongles l’activité des cirques qui maltraitent et exploitent, à défaut de défendre les animaux sauvages pourtant en danger. Très loin des autres pays européens qui ont légiféré clairement en leur faveur.

Rien, ni les circassiens, ni l’hypocrisie du ministère, ne nous arrêtera dans notre lutte. Ces animaux n’ont rien à faire dans un camion !

Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!

Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!

Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!
30.03.2023
Nièvre
Il n’y aura pas de déterrage des blaireaux dans la Nièvre ce printemps!
Chasse

Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES, le Tribunal administratif de Dijon vient d’annuler l’arrêté préfectoral qui autorisait le déterrage des blaireaux dans la Nièvre à compter du 15 mai 2023. Cette victoire permet que les blaireaux aient la vie sauve, puisqu’elle intervient avant même le début de son application!

Chaque année, les préfets de département peuvent autoriser à titre dérogatoire l’ouverture d’une “période complémentaire de vénerie sous terre” des blaireaux à compter du 15 mai. Une dérogation qui n’a aucune autre finalité que celle de satisfaire les demandes des déterreurs.

C’est ce qu’a fait le préfet de la Nièvre en autorisant, par un arrêté du 27 mai 2022, deux périodes complémentaires, au printemps 2022 et au printemps 2023. Face à l’illégalité manifeste de cet arrêté, nous avions, tout comme nos partenaires, saisi le tribunal administratif de Dijon pour en demander l’annulation.

Une victoire rapide et sans appel

Présents à l’audience du 23 mars, nous avons fait entendre la voix des blaireaux. Et c’est une victoire sans appel: l’arrêté du préfet était bien illégal, puisqu’il a été adopté à l’issue d’une procédure irrégulière.

En effet, la loi prévoit que les arrêtés de ce type doivent être précédés d’une consultation du public. Dans ce cadre, les services de l’État doivent rédiger une note de présentation indiquant le contexte et les objectifs de l’arrêté. Mais le préfet de la Nièvre ne s’est pas embarrassé de ces formalités: la note rédigée par ses services comptait cinq paragraphes de quelques lignes, et ne mentionnait tout simplement pas le déterrage des blaireaux. Une irrégularité qui a privé le public d’une garantie, et qui justifie pleinement l’annulation de l’arrêté.

La forme a suffi à faire pencher la balance

Si ce raisonnement a suffi pour obtenir l’annulation de l’arrêté attaqué, nous continuerons de faire valoir les arguments de fond qui ont d’ores et déjà été validés par plusieurs tribunaux administratifs. En effet, l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre au printemps conduit nécessairement à la mise à mort de blaireautins, en violation totale du Code de l’environnement, ainsi qu’à la mise en danger d’animaux d’espèces protégées qui, eux aussi, peuvent vivre dans ces terriers.

Les blaireaux de la Nièvre auront donc quelques mois de répit ce printemps. Dans tous les autres départements, One Voice portera leurs voix devant les tribunaux, jusqu’à obtenir l’abolition définitive de ce mode de chasse cruel. 

Le week-end des 13 et 14 mai prochains, rejoignez-nous sur le terrain partout en France pour la Journée mondiale des blaireaux! Et d’ici là, signez notre pétition.

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de la mairie de Songeons interdisant de nourrir les chats errants.

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de la mairie de Songeons interdisant de nourrir les chats errants.

One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de la mairie de Songeons interdisant de nourrir les chats errants.
28.03.2023
One Voice demande l’abrogation d’un arrêté de la mairie de Songeons interdisant de nourrir les chats errants.
Animaux familiers

One Voice a été alertée par différents protecteurs des animaux sur le fait que la mairie de Songeons avait décidé d’interdire le nourrissage des chats errants sur son territoire. Nous avons écrit à Monsieur le Maire de Songeons pour lui faire part de notre indignation et lui rappeler ses responsabilités en matière d’errance animale sur le territoire de sa commune. En effet, l’arrêté municipal n° 2023_A016 du 15 mars 2023 menaçait quiconque s’y risquerait d’une amende de 38 euros. Les publications sur le site internet et la page Facebook de la ville ont depuis été supprimées.

Interdiction de nourrir les chats errants sous peine d’amende : voilà comment la mairie de Songeons gère les situations d’errance sur son territoire, au lieu de prendre ses responsabilités en procédant à des campagnes de stérilisation. Comme le rapportent les médias, la mairie justifie cette interdiction par une « recrudescence des chats divagants » et la « nécessité et volonté de conserver la commune en bon état de propreté et de salubrité ».

Pour rappel, les maires sont responsables des animaux divaguant sur le territoire de leur commune. Concernant les chats, avant même d’envisager de recourir à des captures pour mise en fourrière, la législation exige des campagnes de stérilisation avant de les relâcher (annexe II, section 2, chapitre V de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale). Il s’agit là de la seule manière éthique de gérer durablement une population de chats errants. Interdire leur nourrissage n’endiguera en rien leur reproduction et risque même de créer des nuisances qui n’étaient pas présentes avant l’interdiction : affamés, les chats se tourneront vers les poubelles et la petite faune sauvage.

Les publications sur le site internet et la page Facebook de la ville ayant été supprimées en ce 28 mars, nous demandons donc à Monsieur le Maire de confirmer que ces suppressions valent bien abrogation de l’arrêté ; et non pas une tentative fallacieuse de dissimuler la vérité alors que l’arrêté serait toujours en vigueur.