Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France

Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
31.08.2023
France
Des morts, des morts et encore des morts : le bilan dramatique de la chasse en France
Animaux sauvages

45 millions d’animaux tués, 78 accidents et 6 morts humaines. Voilà le bilan de la chasse pour la saison 2022-2023. Année après année, le constat est le même : ce loisir tue, et les pouvoirs publics sont décidés à ne rien faire. Alors que la biodiversité s’effondre sous nos yeux, que la nature est privatisée par un petit groupe d’individus armés, l’heure n’est plus aux mesurettes, mais à une réforme radicale de la chasse !

Le 2 décembre 2020, Morgan Keane, 25 ans, était tué d’une balle tandis qu’il coupait du bois sur son terrain. Alors que cet homicide involontaire aurait pu rester cantonné à la page des faits divers, la ténacité des proches du jeune homme a permis la condamnation du tireur et du directeur de battue, dans un procès dont faisait partie One Voice en soutien. Mais pour une condamnation, combien d’affaires sont enterrées ? Loin d’être anecdotique, ce drame est symptomatique d’une activité mortelle pour les humains, les animaux et la nature, et révèle l’absence totale de volonté des pouvoirs publics de s’opposer à des individus qui imposent leurs règles à tous les autres.

La chasse, ce loisir équivoque qui sème la mort

Chaque année, près de 45 millions d’animaux sauvages sont tués de sang-froid. Plus que jamais, ils sont assaillis de toute part, des battues administratives à répétition aux dérogations pour pouvoir déterrer les blaireaux en dehors de la saison de chasse, en passant par le classement « ESOD » permettant de tuer de nombreuses espèces toute l’année et sans restrictions… Et n’oublions pas les animaux familiers, victimes de tous les pièges qui jonchent le sol de nos campagnes, et parfois tués sous les yeux de leurs humains pour avoir perturbé des chasseurs dans l’accomplissement de leur sanglant passe-temps.

Les animaux ne sont pas les seules victimes : six personnes ont perdu la vie cette année. Du côté des représentants du monde cynégétique, on affiche une étrange satisfaction et on se félicite de ces six morts, pourtant tous chasseurs… Ces décès s’ajoutent aux dizaines qui ont défrayé la chronique ces dernières années, du cycliste britannique tué en Haute-Savoie à cette randonneuse de 25 ans victime d’une jeune femme de 17 ans, ou encore à Joël Viard, abattu d’une balle alors qu’il conduisait sa voiture.

Tant de vies volées pour qu’une poignée d’individus puissent s’amuser à tuer !

Mesurettes et rafistolage : à quoi joue le gouvernement ?

Face à cette situation catastrophique, nous avions espéré un début d’évolution, après notre audition par la mission sénatoriale sur la sécurisation de la chasse et le succès de la pétition lancée par le collectif Un Jour Un Chasseur. Mais le gouvernement, une fois de plus, a joué la montre et proposé des mesurettes, bien en deçà de ce qu’on attend de lui pour faire face à l’ampleur du désastre.

Aujourd’hui, la formation des chasseurs est un véritable simulacre, comme l’avait révélé notre enquête au niveau du passage du permis, et ces derniers continuent de tout faire pour lutter contre des propositions de bon sens pour limiter, voire éradiquer les risques de morts humaines, comme le contrôle annuel de la vision, ou l’interdiction de la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Et le gouvernement ose présenter comme une avancée la limitation de l’alcoolémie, qui devrait être en vigueur depuis des dizaines d’années !

Un lobby qui honnit l’écologie…

Le refus de s’attaquer frontalement aux carences en matière de sécurité est une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de la toute-puissance de ce lobby qui a toutes les faveurs du chef de l’État, lequel avait fièrement posé devant un tableau de chasse à Chambord pour son quarantième anniversaire. Difficile d’être étonné quand Thierry Coste lui-même reconnaît pratiquer « un lobbying effréné, assumé […] sans la moindre retenue ». Et que dire de ces représentants des chasseurs, oscillant entre climato-scepticisme (depuis longtemps et réitérant leurs thèses douteuses encore très récemment par l’intermédiaire de Willy Schraen, président actuel de la Fédération nationale des chasseurs) et excitation à l’idée de tuer des animaux (pour son prédécesseur) ? Ils disposent même d’une tribune permanente pour déverser leur idéologie mortifère…

Alors que 87 % des Français considèrent que la chasse pose des problèmes de sécurité (sondage IPSOS/One Voice, septembre 2022), comme en attestent les morts dénombrés chaque année, il est grand temps de s’attaquer aux causes de ce danger mortel, et d’exiger encore et toujours en urgence une réforme radicale de la chasse !

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire

Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire
31.08.2023
Algérie
Pour les lions du zoo d’Oran, nous demandons un placement en sanctuaire
Animaux sauvages

Alertés par de nombreuses personnes très inquiètes des conditions de détention des lions au sein du Parc zoologique d’Oran, nous avons écrit à l’ambassade de France en Algérie pour demander qu’elle intercède auprès du gouvernement algérien en faveur de la saisie et du placement en sanctuaire de ces animaux.

C’est un jeune homme de 21 ans qui a lancé l’alerte sur les réseaux sociaux il y a quelques jours. Choqué par ce qu’il a découvert au sein de cet établissement, Ziyed a publié une vidéo grâce à laquelle nous avons pris connaissance de la situation alarmante des animaux.

Sur place, plusieurs lions sont contraints de partager des cages minuscules ne leur permettant ni de se dépenser, ni de s’amuser, et encore moins d’échapper aux regards des visiteurs et au vacarme ambiant. Lorsqu’ils ne restent pas assis, léthargiques, ils présentent de lourds comportements de stéréotypie, répétant inlassablement les mêmes mouvements. Fixant l’extérieur derrière les barreaux de la geôle, une lionne amaigrie pousse des rugissements.

Selon nos informations, ses compagnons d’infortune et elle ne recevraient de la nourriture qu’une fois par jour, en quantité visiblement très insuffisante.

Révoltés par la détresse et la maigreur de ces animaux, qui nous rappellent celles de Jon, Hannah, Céleste, Marli et Patty lorsque nous les avons sauvés du cirque de Paris, ou encore les va-et-vient incessants des lionnes et des tigres du Parc Saint Léger, nous avons écrit à l’ambassade de France en Algérie pour qu’elle intercède en faveur de ces félins auprès du gouvernement algérien.

Nous nous tenons prêts à trouver des places en sanctuaire et à organiser à nos frais le transport des lions du zoo d’Oran vers une nouvelle vie où les cages, l’ennui et la faim ne seront plus qu’un lointain souvenir.

Signez la pétition lancée par Ziyed

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne

One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne
29.08.2023
France
One Voice de retour dans les tribunaux administratifs pour sauver les galliformes de montagne
Animaux sauvages

À la suite de nos victoires de l’année dernière, notamment dans les Hautes Alpes et en Savoie, nous avons décidé de renforcer notre combat en faveur des galliformes de montagne. La saison de chasse s’ouvre, celle des audiences aussi ! La première de cette nouvelle saison 2023-2024 se tiendra le 30 août à 14 h au tribunal administratif de Montpellier.

Ces merveilleux oiseaux cumulent décidément les menaces qui pèsent sur eux… On pensera par exemple au réchauffement climatique qui affecte fortement les milieux montagnards et les animaux qui y vivent, aux dérangements dans les périodes sensibles du fait des saisons touristiques ou encore à l’exploitation forestière… Et par-dessus le marché, ils sont encore chassés en dépit du bon sens et de leurs états de conservation déplorables !

À titre d’exemple, les perdrix grises de montagne sont classées « quasi-menacées » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour la France, ce qui signifie que l’espèce sera confrontée à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage dans un avenir proche.

Bien que cette sous-espèce de perdrix grises ne soit présente que dans la chaîne pyrénéenne, le préfet des Pyrénées-Orientales a, au sein de l’arrêté ouvrant la saison de chasse pour la période 2023–2024, directement autorisé à tuer deux perdrix par jour et par tête (dans la limite de 10 perdrix maximum par chasseur) sur la période du 17/09/23 au 11/11/23.

C’est d’autant plus intolérable que ce quota morbide est parfaitement arbitraire puisque l’administration n’a même pas attendu les résultats des comptages qui ont lieu en été pour définir un nombre de perdrix grises de montagne à abattre. Le préfet ne s’est donc fondé sur aucune méthode.

En tout état de cause, continuer d’autoriser ce massacre est tout bonnement absurde et injustifiable. Abattre ces oiseaux ne répond à aucune prétendue nécessité de « réguler » (pas possible pour les chasseurs de s’abriter derrière ce type d’argument, donc) une espèce déjà menacée de toute part et dont les représentants ne demandent qu’à vivre paisiblement. En d’autres termes, une telle chasse n’a qu’une fonction de loisir pour ceux qui la pratiquent. Loisir malsain et particulièrement discutable sur le plan éthique, à l’heure où la biodiversité et les êtres vivants qui la composent subissent un effondrement massif…

Pour l’ensemble de ces raisons, One Voice a engagé un recours en annulation et un référé-suspension. L’audience, prévue le 30 août, nous dira si nos arguments de bon sens convaincront le tribunal. Dans tous les cas, nous continuerons à lutter pour la vie de chaque perdrix grise et a fortiori de chaque galliforme de montagne !

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens

Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens
29.08.2023
France
Rapport, nouvelle enquête et actions de terrain : pour faire cesser l’élevage et l’expérimentation sur les chiens
Expérimentation animale

One Voice publie en cette rentrée un rapport approfondi sur les chiens dans l’expérimentation animale en France (et ses ramifications dans l’Union européenne et ailleurs dans le monde). Ce rapport de plus de trente pages et à la bibliographie fournie s’accompagne d’images inédites des élevages de Mézilles et Gannat, actuellement propriétés de Marshall BioResources, le géant new-yorkais des « bio-ressources ». Des rassemblements à proximité des élevages sont prévus et mis en place par les antennes locales militantes de One Voice, comme chaque année à la fin de l’été, du 1er au 2 septembre à Gannat, et le 2 septembre à Auxerre.

Une opinion publique tranchée en faveur d’une science éthique

Les trois quarts des Français sont défavorables à l’expérimentation animale (sondage IPSOS/One Voice avril 2023). Ce chiffre monte à 85 % concernant les expériences faites sur les chiens. Pourtant, notre pays abrite dans l’Yonne et l’Allier deux élevages industriels de milliers de beagles et golden retrievers – animaux particulièrement doux et amicaux – destinés exclusivement à souffrir puis mourir dans des conditions que l’on ne souhaiterait même pas à son pire ennemi. L’équipe de One Voice a obtenu respectivement en 2019 et 2021
l’annulation de leur agrandissement.

L’exigence de transparence passe par l’exemplarité, avec le soutien du public

One Voice, en pointe sur le thème de l’expérimentation animale en France depuis la fin des années 1990, met également à disposition un site d’analyse des données officielles et invite le public à signer sa pétition en faveur notamment de la fermeture de ces deux élevages de chiens. L’association demande l’arrêt des expériences occasionnant des souffrances « sévères » aux chiens, mais aussi le développement de méthodes de remplacement (donc sans animaux), et porte d’autres mesures phares telles que l’obtention d’une réelle transparence, car le milieu est d’une rare opacité, et les services de l’État sont plus que réticents à transmettre les rapports d’inspection pourtant publics.

Un travail assidu aux côtés de nos partenaires en Europe car industriels et législations dépassent les frontières hexagonales

En portant avec ses partenaires européens l’Initiative citoyenne contre les tests des cosmétiques sur les animaux, One Voice a obtenu de la Commission européenne qu’elle s’engage
pour un arrêt progressif de l’expérimentation animale. Plus récemment encore, l’association s’est fait le relais d’une campagne collective montrant les conditions des transferts internationaux de chiens dans les soutes d’avion via le Danemark — conditions qu’elle avait déjà dénoncées par le passé.

Pour en savoir plus sur les chiens dans l’expérimentation animale :

Chaque année, on recense près de 20 000 utilisations de chiens dans les laboratoires de l’Union européenne, et ce principalement pour des tests de toxicité de médicaments et dans des recherches sur les maladies.

Plus de la moitié de ces utilisations concernent de nouveaux chiens importés ou « produits » pour l’expérimentation, tandis que le reste est composé de chiens réutilisés d’une année sur l’autre. La plupart viennent d’élevages spécialisés de l’UE, mais presque un tiers d’entre eux sont importés des États-Unis ou d’ailleurs.

La France figure parmi les plus gros consommateurs de chiens, et pour des expériences procurant le plus de souffrance

Presque tous ces chiens sont des beagles, mais des individus d’autres races (notamment des golden retrievers) peuvent être expérimentés. La France et le Royaume-Uni en sont les plus gros « consommateurs » en Europe, avec plus de 4000 procédures par an chacun. L’Allemagne les suit de près mais recense une diminution progressive du nombre d’utilisations depuis 2015.

Par essence, l’expérimentation animale est source de souffrances. La France se démarque en Europe par une proportion élevée de procédures très douloureuses ou très stressantes.

Nous vous invitons à lire notre rapport sur les chiens et l’expérimentation animale, à signer notre pétition, et à visionner nos vidéos d’enquête des élevages de chiens français parmi les plus gros d’Europe. Vous êtes également invités à participer aux rassemblements début septembre pour demander la fermeture de ces lieux de misère, ainsi qu’un changement de paradigme au niveau scientifique.

Lettre ouverte concernant les orques Ibériques et leurs interactions avec les navires

Lettre ouverte concernant les orques Ibériques et leurs interactions avec les navires

Lettre ouverte concernant les orques Ibériques et leurs interactions avec les navires
27.08.2023
International
Lettre ouverte concernant les orques Ibériques et leurs interactions avec les navires
Animaux sauvages

Des experts des cétacés dont plusieurs sont ceux et celles auxquelles fait régulièrement appel One Voice pour solidifier ses prises de position, publient une lettre ouverte pour alerter sur l’importance de ne pas tirer de conclusion hâtive à propos des interactions des orques avec les bateaux.

Photo – CC BY-NC-ND 2.0

Les soussignés sont des experts en biologie et comportement des cétacés, dont plusieurs sont spécialistes des orques (autrement appelées « épaulards »).

Les interactions entre les orques (que nous nommerons ci-après « orques Ibériques ») et les navires le long des côtes de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal) ainsi que dans les eaux voisines suscitent un vif intérêt de la part du public. Nous nous inquiétons du fait que des erreurs factuelles concernant ces interactions sont répétées dans les médias et agrémentées d’un récit – dépourvu de fondement scientifique ou réel – selon lequel ces animaux attaquent les bateaux avec agressivité ou cherchent à se venger des marins. Nous estimons que ce récit prête de façon inappropriée aux cétacés des motivations humaines, et craignons que sa perpétuation n’entraîne des réponses punitives de la part des marins ou des gestionnaires. Les orques ont fait montre d’un large éventail de comportements au cours des interactions, dont beaucoup correspondent à un comportement social ludique.

Par conséquent, nous tenons à clarifier les faits sur la base des preuves scientifiques disponibles. La plupart de ces informations proviennent d’un article évalué par des pairs publié dans Marine Mammal Science en 2022 par plusieurs signataires de la présente lettre.

Les orques Ibériques sont classées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme étant en danger critique d’extinction. Leur population compte probablement moins de quarante individus. Ces orques représentent une sous-population géographiquement isolée et génétiquement distincte, qui se nourrit principalement de thon rouge.

Ces interactions perturbatrices avec les navires ont véritablement débuté en juillet 2020. À ce jour, au moins onze juvéniles et quatre femelles adultes ont été identifiés comme y participant ou les observant. Il n’existe aucune preuve de l’existence d’un « leader » reconnaissable qui serait à la tête de ces interférences. Les chercheurs ont donné à ces quinze orques l’identifiant latin Gladis et un nom individuel : par exemple Gladis Blanca ou Gladis Negra (respectivement White Gladis et Black Gladis en anglais / Gladis Blanche et Gladis Noire en français). On a découvert que la femelle juvénile Gladis Negra – initialement signalée comme ayant interagi avec des bateaux – portait une lacération à la tête au printemps 2020 et une blessure derrière la nageoire dorsale plus tard en 2021. Les deux blessures restent d’origine inconnue.

La nature des interactions se répartit comme suit : absence de contact avec le navire, contact léger ou modéré sans ou avec dommages mineurs au navire, contact important avec dommages graves (empêchant la navigation). Depuis le printemps 2021, au moins cinq navires endommagés ont coulé. Les dommages graves se sont produits dans seulement 20 % des interactions.

Malgré les dégâts causés aux navires, nous estimons qu’il est faux de qualifier ces interactions d’« attaques ». Si à certains endroits les bateaux présentent – rarement – des marques de dents, les dommages prédominants aux gouvernails et aux quilles sont dus à des heurts ou à des coups de bélier de la tête ou du corps. Les orques ne démolissent pas les gouvernails comme elles le feraient si elles chassaient. Même si leur comportement peut faire peur (et coûter de l’argent) du point de vue humain, du point de vue des orques, il apparaît plutôt récréatif.

Les orques, tout comme d’autres espèces de dauphins, sont connues par ailleurs pour lancer des « modes » culturelles – c’est-à-dire de nouveaux comportements qui durent brièvement dans le temps et se développent au sein d’une population donnée, comme le fait de porter des poissons morts sur la tête, et qu’on pourrait comparer à nos « tendances » vestimentaires. Bien que les interactions avec les navires puissent représenter un phénomène similaire, elles persistent plus longtemps qu’un comportement à la mode type, se propagent au sein de la population et ont un impact de plus en plus important. Néanmoins, il est possible qu’à l’instar des modes précédentes, ce comportement disparaisse aussi soudainement qu’il est apparu.

Nous exhortons les médias et le public à ne plus construire de récits projectifs autour de ces animaux. En l’absence de preuves supplémentaires, les gens ne doivent pas présumer comprendre leurs motivations. L’orque est une espèce intelligente et socialement complexe. Chaque population a sa propre culture qui comprend diverses vocalisations (appelées dialectes), des préférences en matière de proies, des techniques de chasse, voire différentes structures sociales et comportements migratoires. Les orques Ibériques présentent un comportement qui, parmi les cétacés, ne s’était jamais vu avec une telle régularité. Même au temps de la chasse industrielle sur des vaisseaux en bois, alors que des baleines bien plus grosses avaient la réputation de fracasser ou d’endommager des navires, de tels incidents étaient relativement rares. La science ne peut pas encore expliquer pourquoi les orques Ibériques agissent ainsi, même si nous répétons qu’un tel comportement est plus probablement lié au jeu et à la socialisation qu’à l’agressivité. Il est infondé et potentiellement dangereux pour ces animaux de prétendre qu’il s’agit d’une vengeance pour des torts passés ou de tisser quelque autre histoire mélodramatique.

Lorsque nous sommes en mer, nous sommes au royaume de la vie marine. Nous n’avons pas le droit de punir la faune du fait d’être sauvage. Nous devons garder la tête froide lorsque les animaux présentent un comportement inédit, et devons redoubler d’efforts pour adapter nos propres actions et comportements à leur présence. La survie des espèces avec qui nous partageons cette planète en dépend.

Signataires :

  • Dre Naomi A. Rose, Directrice scientifique, Institut de biologie des mammifères marins et du bien-être animal, États-Unis
  • Dr Robin W. Baird, Directeur du programme Hawaii, Collectif de recherche Cascadia, États-Unis
  • Dr Giovanni Bearzi, Président, Biologie et conservation des dauphins, Italie
  • Dre Maddalena Bearzi, Présidente, Société de conservation des océans des États-Unis, États-Unis
  • Dr Jaime Bolaños, Directeur exécutif, Caribbean-Wide Orca Project (CWOP), coordinateur Sea Vida (Venezuela), Venezuela
  • Dre Inês Carvalho, Groupe de génétique des populations et de la conservation, Instituto Gulbenkian Ciência, Portugal
  • Dr Mel Cosentino, Chercheur en mammifères marins, Université d’Aarhus, Danemark
  • Dr Volker Deecke, Professeur de conservation de la faune, Université de Cumbria, Royaume-Uni
  • Dre Rocío Espada-Ruiz, Université de Séville, Ecolocaliza, GTOA (Grupo de Trabajo Orca Atlántica/Atlantic Orca Working Group), Espagne
  • Dre Ruth Esteban, Musée des Baleines de Madère GTOA, Portugal
  • Dre Andrew Foote, Chercheur doctorant, Centre de synthèse écologique et évolutive, Université d’Oslo, Norvège
  • Dr Tilen Genov, Morigenos – Société slovène des mammifères marins, Groupe de spécialistes des cétacés de l’UICN, Slovénie
  • Dre Déborah Giles, Directrice scientifique et de recherche Wild Orca, États-Unis
  • Dr Christophe Guinet, Directeur de recherche, CNRS, Centre d’Études Biologiques de Chizé, France
  • Dr Erich Hoyt, Chercheur, conservation des baleines et des dauphins, Coprésident du Groupe de travail sur les zones protégées des mammifères marins de l’UICN SSC-WCPA, Royaume-Uni
  • Dre Ève Jourdain, Directrice de thèse et chercheuse, Norwegian Orca Survey, Norvège
  • Dr Alfredo López Fernández, Université d’Aveiro, CESAM CEMMA, GTOA, Portugal
  • Dr Eduardo Morteo Ortiz, Directeur de thèse, Laboratorio de Mamíferos Marinos de la Universidad Veracruzana (LabMMar-IIB-ICIMAP-UV), Mexique
  • Dr Giuseppe Notarbartolo di Sciara, Président d’honneur, Institut de recherche Tethys, Italie
  • Dre Laetitia Nunny, Responsable scientifique, MSc OceanCare, Espagne
  • Dre Liliana Olaya-Ponzone, Université de Séville GTOA, Espagne
  • Dr Christian D. Ortega Ortiz, Professeur de doctorat, Université de Colima, Mexique
  • Dr E. C. M. Parsons, Professeur agrégé, Centre pour la conservation et l’écologie, Université d’Exeter, Royaume-Uni
  • Dr Héctor Pérez Puig, MSc, Coordinateur du programme des mammifères marins, Centro de Estudios Culturales y Ecológicos Prescott, A.C. Mexique, Mexique
  • Dr Randall Reeves, Titulaire de la chaire de doctorat, Groupe de spécialistes des cétacés de la SSC de l’UICN, Canada
  • Dre Filipa Samarra, Spécialiste de recherche, Université d’Islande, Islande
  • Dre Marina Séqueira, Institut pour la conservation de la nature et des forêts GTOA, Portugal
  • Dre Tiu Similä, Responsable scientifique, Whale2Sea, Norvège
  • Dr Mark Peter Simmonds, Directeur scientifique de l’OBE OceanCare, Royaume-Uni
  • Dre Courtney E. Smith, Faculté affiliée, Département des sciences et politiques environnementales, Université George Mason, États-Unis
  • Dr Paul Tixier, Chercheur, écologie des mammifères marins et leurs interactions avec les activités humaines Institut National de Recherche pour le Développement Durable, IRD MARBEC, France
  • Dr Jared Towers, Directeur exécutif, Bay Cetology, Canada
  • Dre Lindy Weilgart, Experte principale en bruit océanique et consultante en politiques OceanCare Adjunct, Département de biologie, Université Dalhousie, Canada
  • Dr Hal Whitehead, Professeur de doctorat, Université Dalhousie, Canada
  • Dr Alex Zerbini, Directeur scientifique, Institut coopératif d’études sur le climat, les océans et les écosystèmes, Université de Washington, États-Unis

Expérimentation animale: vingt jugements demandent la transparence

Expérimentation animale: vingt jugements demandent la transparence

Expérimentation animale: vingt jugements demandent la transparence
25.08.2023
France
Expérimentation animale: vingt jugements demandent la transparence
Expérimentation animale

Les dossiers se suivent et se ressemblent: depuis l’été dernier, treize nouveaux tribunaux ont enjoint aux préfectures de vingt départements de fournir leurs rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale. Cela s’ajoute à la trentaine de jugements déjà obtenus depuis l’automne 2021.

Ces nouveaux jugements concernent les préfectures de la Charente-Maritime, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, de la Seine-Saint-Denis, de la Dordogne, de la Gironde, des Yvelines, de l’Essonne, de la Côte-d’Or, de la Guyane, de la Mayenne, du Maine-et-Loire, de la Loire Atlantique, de la Vendée, de la Corrèze, de l’Indre, du Calvados, de la Haute-Garonne, de la Haute-Vienne et de la Drôme. Les laboratoires sont notamment ceux de l’INRAE, de plusieurs IUT et universités, de Sanofi, mais aussi de l’Office français de la biodiversité, de l’Association des éleveurs de Dordogne, de l’Institut Agro Dijon, du Commissariat à l’énergie atomique, de la société Equitechnic, entre autres.

On comprend difficilement comment les préfectures et leurs services vétérinaires (DDPP) refusent encore de fournir les rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale, après tous les jugements qui les ont obligées à le faire.

La transparence fait peur à l’administration

Les justifications des préfectures sont toujours les mêmes: des craintes (infondées) de sécurité, des reproches aux associations animalistes, ou l’idée incroyable selon laquelle si le public avait accès aux rapports d’inspection des laboratoires, cela porterait atteinte à la recherche des infractions et à l’application de la loi.

Mais les tribunaux sont rarement dupes: alors que certains jugements ont autorisé les préfectures à cacher des informations très précises, la quasi-totalité n’autorisent que l’occultation des noms du personnel des laboratoires et des inspecteurs et inspectrices vétérinaires.

Une telle réticence de la part de l’administration serait presque risible si elle n’était pas dramatique, quand on sait que les sanctions sont excessivement rares et insignifiantes.

La transparence est un travail de fond

Non pas que l’on en soit aux premiers mensonges émis par l’administration pour préserver son opacité… Il nous revient donc la responsabilité de maintenir une veille et de réaliser un travail de fond, afin de regrouper des informations servant à dénoncer les limites de la réglementation et de son application.

Ces documents nous permettent enfin de constater des situations de maltraitance animale, toujours graves, parfois illégales, afin de les dénoncer et d’attaquer les responsables en justice ou d’agir contre l’inaction de l’administration quand cela est possible.

Alors, même quand l’administration n’en tire aucune leçon, chaque nouveau jugement en faveur de la transparence est une victoire.

Pour les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes : ni Japon, ni Dubaï, ni un autre parc, mais un sanctuaire !

Pour les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes : ni Japon, ni Dubaï, ni un autre parc, mais un sanctuaire !

Pour les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes : ni Japon, ni Dubaï, ni un autre parc, mais un sanctuaire !
24.08.2023
Alpes-Maritimes
Pour les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes : ni Japon, ni Dubaï, ni un autre parc, mais un sanctuaire !
Exploitation pour le spectacle

One Voice enclenche la dernière accélération pour sauver les quatre orques nées et détenues au Marineland Antibes ainsi que les dauphins qui y tournent également en rond dans des bassins décatis et vides. La ligne d’arrivée sous forme de vagues, tel un mirage, est aussi proche qu’elle semble nous échapper : faisons tout pour qu’elle se matérialise en sanctuaire marin, et non en delphinarium à l’autre bout du monde.

Le tout pour le tout pour Inouk, Moana, Wikie et Keijo

Il n’y a plus une minute à perdre. Et si, à aucun moment nous n’avons lésiné sur les moyens mis en œuvre, plus que jamais nous les décuplons. À la suite d’informations concordantes sur le départ prochain des orques et dauphins du parc marin de la Côte d’Azur, vers un ailleurs pire encore que ce qu’ils vivent depuis toujours, nous écrivons au ministère de la Transition écologique, à la préfecture des Alpes-Maritimes, à Marineland et à son propriétaire, Parques Reunidos.

Nous engageons ainsi très concrètement un dialogue avec les autorités et les propriétaires du parc, en même temps qu’un bras de fer, car pour les cétacés captifs de Parques Reunidos en France, il n’est pas encore trop tard.

Un devoir d’exemplarité pour les animaux et pour les générations futures

Les orques détenues au Marineland sont jeunes, il est encore temps de réparer tout le mal commis à leur encontre tant par l’industrie de la captivité en particulier, qui s’est alimentée et continue de le faire comme un monstre vorace jamais repu dans toutes les mers du globe, que par l’humanité en général.

Nous devons élever nos attentes vis-à-vis de nous-mêmes et de nos congénères. Tentons d’apprendre de nos erreurs et faisons tout pour les rectifier, au lieu d’ajouter encore à la longue liste des morts ces individus exploités depuis leur naissance et pendant des décennies.

Un réseau au maillage serré de partenaires spécialisés autour des orques « françaises »

Nos amis et experts des cétacés partout dans le monde s’engagent à nous prêter main forte dès maintenant. Ils se tiennent prêts, quand le moment sera venu, à les préparer à être accueillis dans les sanctuaires marins en construction.

Ainsi, chacun assume sa part de travail du côté des défenseurs des animaux. Y compris parmi des repentis du monde de la captivité. Et d’ailleurs les « soigneurs », qui sont chaque jour au plus près des animaux, seront ceux dont nous aurons besoin non seulement pour les entourer lors d’un transfert vers un sanctuaire marin, mais aussi pour leur quotidien, plus tard.

Refusons que la seule famille d’orques captives vivant ensemble soit séparée et envoyée au Japon. Refusons que les dauphins soient expédiés à Dubaï, dont nos sources s’accordent à dire que c’est là leur destination : ils y seront victimes d’une exploitation sans fin. Les uns comme les autres seront, plus encore qu’en France, au contact des clients, et donc exposés aux maladies et au stress dans des bassins toujours plus petits, sans aucune législation protectrice.

Après vingt ans de lutte acharnée contre l’industrie de la captivité, il est essentiel pour nous que les quatre dernières orques nées et dressées dans de l’eau chlorée en France puissent enfin jouir d’une vie digne et connaître un répit qu’elles n’ont jamais goûté jusqu’à présent. Notre équipe d’avocats, composée de Mes Caroline Lanty, Coline Robert et Andréa Rigal-Casta, est à nos côtés pour mener ce combat à bien. Tant que des actions seront possibles, nous les mettrons en œuvre.

Errance féline, un an de retard sur le délai prévu, et toujours aucun rapport gouvernemental en vue

Errance féline, un an de retard sur le délai prévu, et toujours aucun rapport gouvernemental en vue

Errance féline, un an de retard sur le délai prévu, et toujours aucun rapport gouvernemental en vue
23.08.2023
France
Errance féline, un an de retard sur le délai prévu, et toujours aucun rapport gouvernemental en vue
Animaux familiers

L’adoption de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale a permis quelques rares avancées en matière de bien-être animal. Elles sont cependant largement insuffisantes, et celles sur l’errance féline complètement passées sous silence. Plus d’un an et demi après l’entrée en vigueur de ces nouvelles normes, rien n’a été fait à ce sujet.

Cette loi prévoyait en effet des campagnes de stérilisation menées à titre expérimental par l’État en coopération avec les maires et présidents des collectivités territoriales volontaires.

Pour lancer le processus, un élément clé devait être remis par le ministère de l’Agriculture : un rapport dressant un diagnostic chiffré sur la question des chats errants en France, évaluant le coût de la capture et de la stérilisation et formulant des recommandations opérationnelles pour répondre à cette problématique, tout en présentant les modalités de financement du dispositif par les collectivités territoriales et l’État.

Ce document devait être remis dans un délai de six mois à compter de la promulgation, c’est-à-dire le 1er juin 2022 dernier délai.

Août 2023, toujours aucun rapport…

À l’été 2022, le gouvernement expliquait déjà faire face à des difficultés et ne pas savoir quand ledit rapport serait finalement publié.

En décembre de la même année, les députés chargés de se prononcer sur l’application de cette législation s’inquiétaient du défaut de publication, fustigeant « l’inaction des collectivités et de l’absence d’impulsion de la part de l’État » sur la situation d’errance féline, tout en rappelant « qu’une obligation de stérilisation des chats errants figurait dans la proposition de loi initiale et que celle-ci avait été supprimée au Sénat sous la pression d’élus locaux. »

En février 2023, nous avons écrit au ministre de l’Agriculture pour lui demander des renseignements, le questionner sur une date de remise du rapport, lui rappeler ses obligations mais aussi lui transmettre nos recherches sur le sujet. Un courrier resté sans réponse.

Nous voilà donc à la fin de l’été, et le dossier n’a toujours pas avancé.

En attendant, les chats continuent de souffrir

Rien de très inhabituel dans l’inaction gouvernementale sur les sujets concernant les animaux et l’environnement. Oui, mais voilà , les chats errants continuent de se reproduire, de lutter contre le froid, la chaleur, la faim, les intempéries et la malveillance humaine. Des milliers de chatons nés dehors continuent de mourir chaque année de maladies ou écrasés par des voitures. Ceux qui survivent donneront naissance à d’autres individus eux-mêmes voués à un destin tragique, et ainsi de suite…

Quant aux maires, nombreux sont ceux qui refusent de prendre leurs responsabilités en procédant à des campagnes de stérilisation, et qui ne trouvent rien de mieux à faire que d’interdire le nourrissage des chats ou de faire détruire leurs abris. Nous recevons chaque semaine des dizaines de témoignages en ce sens. De leur côté, les associations, qui croulent sous les demandes de prises en charge continuent de se démener : les protecteurs des animaux font du mieux qu’ils peuvent pour nourrir, soigner et même faire stériliser les chats errants à leurs frais, malgré l’inflation rendant leurs actions de plus en plus difficiles.

La seule solution pour mettre fin à toute cette misère réside dans la stérilisation obligatoire, comme c’est le cas en Espagne ou en Belgique, où cette disposition a même permis de faire diminuer le nombre d’euthanasies.

Aidez-nous à faire avancer ce combat : partagez notre rapport auprès de votre mairie et signez notre pétition exigeant un plan national d’urgence pour mettre un terme à l’errance féline et aux souffrances qu’elle engendre.

Tuerie au cimetière : en Moselle, des sangliers abattus entre les tombes

Tuerie au cimetière : en Moselle, des sangliers abattus entre les tombes

Tuerie au cimetière : en Moselle, des sangliers abattus entre les tombes
22.08.2023
Moselle Tuerie au cimetière : en Moselle, des sangliers abattus entre les tombes
Animaux sauvages

Tuer des animaux dans un cimetière, il fallait y penser. Il y a quelques mois, nous alertions l’opinion sur les méthodes de la préfecture de la Moselle, qui n’hésite manifestement pas à troubler le sommeil des morts pour « nettoyer » un cimetière des animaux qui n’y sont pas les bienvenus. Des méthodes que rien ne justifie, alors que des alternatives existent.

En décembre 2022, le préfet de la Moselle autorisait le « prélèvement » de chevreuils dans l’enceinte du cimetière américain de Saint-Avold. Nous avions alors publié un article, et la préfecture s’était engagée à ce que les animaux soient piégés, et non tués. Entre-temps, les chasseurs s’étaient déchaînés avec la finesse qu’on leur connaît : « Jamais on ne tuerait d’animaux dans un cimetière ! », « ces gens-là n’y connaissent rien »…

Il est désormais clair que nous avions raison de nous alarmer. Le 17 août 2023, la préfecture a publié un arrêté autorisant les « tirs administratifs » de sangliers dans l’enceinte du cimetière. Nous attendons avec impatience les réactions de nos opposants. Peut-être nous expliqueront-ils que « tirs administratifs » ne signifie absolument pas « mise à mort », mais qu’il s’agit simplement d’un lancer de formulaires CERFA …

Quoi qu’il en soit, nous interpellons à nouveau la préfecture : pourquoi tuer ces animaux alors que des alternatives existent ? Pourquoi ne pas consolider les clôtures ? Comprenons-les : il est primordial que l’herbe du cimetière reste bien verte, et il est sans doute plus facile de nettoyer des taches de sang que de remettre en place les quelques mottes de terre retournées par les sangliers.

Aucune explication rationnelle, et une nouvelle preuve, s’il en fallait une, que les services de l’État ont définitivement adopté la logique des chasseurs. Peu importe la situation, une seule réaction : tuer des animaux.

Les poissons disparaissent et les orques résidentes du Sud sont affamées: rouvrons les barrages!

Les poissons disparaissent et les orques résidentes du Sud sont affamées: rouvrons les barrages!

Les poissons disparaissent et les orques résidentes du Sud sont affamées : rouvrons les barrages !
22.08.2023
International
Les poissons disparaissent et les orques résidentes du Sud sont affamées: rouvrons les barrages!
Animaux sauvages

Dix jours. C’est le temps qu’il nous reste pour interpeller les représentants politiques des États-Unis et les convaincre de sauver les orques du Pacifique Sud. En ouvrant les barrages de la rivière Snake, ils pourraient protéger les saumons et les truites arc-en-ciel, qui y connaissent un déclin inquiétant, et permettre enfin aux Résidentes de la mer des Salish de ne plus souffrir de la famine. Ensemble, mobilisons-nous pour la famille de Lolita.

Autrefois, les orques qui nageaient nombreuses au large de Vancouver et de Seattle pouvaient être aperçues s’amusant et explorant longuement le monde qui les entourait. Aujourd’hui, leur quotidien est une éternelle quête de silence, de place et de nourriture. Victimes de la pollution, de la pêche, du dense trafic maritime et surtout des imposants barrages qui déciment les populations de poissons dont elles se nourrissent, les résidentes du Sud meurent, entre autres, de faim.

Contre les barrages, l’action ne peut plus attendre

Aux côtés de nos amis et partenaires du Center for Whale Research, nous demandons une nouvelle fois au gouvernement américain d’assurer la survie de ces orques et des poissons qui évoluent dans la rivière Snake. Pour que ceux-ci réussissent à frayer, quatre barrages doivent être ouverts. Une option envisagée par le Council on Environmental Quality, qui permet aux citoyens de s’exprimer sur le sujet jusqu’au 31 août. Il est impératif que des mesures soient prises très rapidement, sans quoi les orques de la mer des Salish risquent de disparaître.

La famille de Lolita doit lui survivre

Capturée en 1970 dans la plus grande violence, la prisonnière du Miami Seaquarium, aussi connue sous le nom de Tokitae ou de Sk’aliCh’elh-tenaut, son nom Lummi, s’est éteinte ce 18 août sans avoir pu revoir ni sa mère, toujours en vie et matriarche du pod L, ni les vastes étendues d’eau dans lesquelles elle a passé les quatre premières années de sa vie. De ses proches également capturés pour être envoyés dans des bassins minuscules aux quatre coins du monde, elle était la dernière survivante.

En sa mémoire et pour tous les membres de sa famille, agissez avec nous en interpellant les responsables politiques des États-Unis via les réseaux sociaux en joignant #BidenBreachNow à votre message et/ou en commentant le projet du gouvernement.