Un nouveau cas de lien entre toutes les violences, One Voice porte plainte contre un éleveur breton

Un nouveau cas de lien entre toutes les violences, One Voice porte plainte contre un éleveur breton

Un nouveau cas de lien entre toutes les violences, One Voice porte plainte contre un éleveur breton
23.08.2016
Bretagne
Un nouveau cas de lien entre toutes les violences, One Voice porte plainte contre un éleveur breton
Animaux familiers

Morbihan (56) – L’épouse de l’éleveur s’est enfuie. Elle n’a pas hésité à prendre position contre son mari brutal, car si elle est désormais à l’abri de ses violences, elle sait ce qui se passe à la ferme. Elle dénonce les coups de barre de fer ou de gourdin tombent sans ménagement sur les porcelets, les truies, le chien. Dans sa déposition, elle évoque que l’éleveur va jusqu’à planter ses doigts dans les yeux des animaux, les bat jusqu’au sang. Les cadavres des plus malmenés n’iront pas jusqu’à l’équarisseur, qui pourrait donner l’alerte. Ils seront abandonnés discrètement dans la nature. One Voice a porté plainte afin que les 200 cochons de l’élevage soient mis en sécurité.

S’il était encore besoin d’exemplifier le lien existant entre la maltraitance des animaux et les violences commises à l’encontre des humains, voici un nouveau cas individuel qui convaincra. La cellule Zoé, chargée des enquêtes au sein de l’association One Voice, a été alertée avant l’été d’une situation intenable. Les investigations sont sans appel. L’épouse a porté plainte pour violences conjugales, mais elle s’est inquiétée du sort des cochons de l’élevage, livrés au libre arbitre du maître des lieux.

Chacun est roi chez soi, jusqu’à ce que la maltraitance, sanctionnable par la loi, nécessite des interventions extérieures. Le récit de l’épouse en fuite et de premières constatations d’enquête sur les conditions de détention des animaux ont amené One Voice à déposer plainte et à mobiliser autour de tels comportements, indignes.

Plantés dans un périmètre sans grand entretien, les bâtiments sont en parpaings bruts, à toit de tôle. Ces boxes primaires n’ont ni lumière, ni litière, et la zone de caillebotis bien plus réduite que la boue où croupissent les porcelets amassés en nombre. Certains suffoquent, tous sont sales, soit nerveux, soit résignés. Des truies gestantes restent enfermées dans des stabulations métalliques, exposées sans eau en plein soleil, les lèvres moussues de déshydratation. Le vent ou la pluie battante sera également leur lot, des heures durant jusqu’à ce que l’éleveur se rappelle d’elles. Un sort totalement inapproprié pour des animaux sensibles aux conditions climatiques, comme à la propreté des bâtiments qu’ils occupent.

L’éleveur n’en a cure. Sa cruauté s’exerce librement. Il est à craindre que le départ de sa femme accentue le ressentiment à l’égard des animaux placés sous sa responsabilité. De telles conditions sont inacceptables, quel que soit le contexte économique.

One Voice, association engagée depuis 1995 dans la défense de la cause animale, a décidé de porter plainte afin que soient prises de premières mesures conservatoires avant placement définitif des cochons de l’élevage. Cette plainte, faisant soi-disant doublon avec celle de l’épouse battue, a été dans un premier temps classée sans suites. Une seconde plainte a donc été déposée insistant sur les éléments nouveaux, afin que les autorités interviennent d’urgence. Une pétition circule également sur le site Internet et les réseaux sociaux de l’association.

Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice, justifie ainsi la volonté d’action de son association : «
La souffrance infligée quotidiennement à des animaux sans défense nous est intolérable. Quand elle est l’œuvre d’individus violents, également coupables de maltraitance envers d’autres humains, ce qui est généralement le cas de tels propriétaires, nous ne restons pas sans agir. J’espère que celui-ci sera mis hors d’état de nuire et que nous trouverons rapidement une solution de placement définitive pour ses cochons dont on oublie qu’ils sont des êtres sentients. »

Contact presse, Muriel Arnal

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Le monde selon les orangs-outans

Le monde selon les orangs-outans

Le monde selon les orangs-outans
19.08.2016
Bornéo Le monde selon les orangs-outans
Animaux sauvages

L’histoire de Jambu est une histoire vraie. C’est celle d’un peuple sauvage qui s’éteint sous nos yeux, riche d’une culture et d’une sagesse que nous perdrons à jamais si nous n’agissons pas. C’est l’histoire des derniers orangs-outans de Bornéo, chassés de leurs forêts par les exploitants de palmiers à huile et qui s’entassent dans des réserves.

Le nid

Au travers du rideau d’orchidées en guirlande, l’orang-outan scrute anxieusement l’horizon de la forêt de Gunung Tarak. Il se tient à vingt mètres du sol, achevant de construire son nid sur la fourche d’une branche maîtresse. Sa mère lui a longuement montré comment tisser les lianes et tapisser sa couche de brindilles et de mousse pour la rendre douillette. Il y même adjoint un toit de branchages, en prévision de la pluie qui vient. Des humains l’ont nommé Jambu. C’est un mâle encore jeune, dont le visage lisse aux yeux rêveurs révèle toute la douceur propre aux gens de son peuple.

L’incendie

Jambu a eu beaucoup de chance. Six mois plus tôt, un incendie criminel a détruit tout son univers. Sa mère a péri dans les flammes, avec sa jeune soeur et bien d’autres encore. Alors, pendant des jours, Jambu a erré. Il a marché dans les cendres brûlantes, butant sur les corps carbonisés des siens, cherchant en vain de grands arbres où grimper, mais rien, plus rien.

Au loin, des camions se pressaient déjà autour des ruines fumantes de la forêt, tandis que des planteurs amenaient les premiers palmiers à huile, ces arbres aux troncs sans ramures et aux fruits immangeables.

Alors, Jambu a fui aussi loin qu’il a pu. Il a marché à s’en blesser les pieds, si semblables à des mains et si peu faites pour fouler le sol, jusqu’à ce qu’il découvre un soir un grand verger de ramboutans. Toute la nuit, il a mangé mais quand il est revenu la nuit suivante, les paysans l’ont reçu à coups de fusil. Treize impacts de plombs ont pénétré sa peau. Qu’avait-il fait de mal ? Il avait tellement faim et ces fruits rouges velus étaient si bons ! Il y en avait d’ailleurs bien assez pour tout le monde. Mais non. Ils l’ont chassé. Alors, Jambu s’est réfugié au sommet d’un kempas.

Les humains

Des humains sont venus et ils lui ont tiré dessus, comme les fermiers. Mais quand il s’est réveillé, on l’a soigné et nourri dans un lieu clos très étrange. Il y avait des humains partout, des grands et des petits. Ils faisaient beaucoup de sons et de gestes, ils manipulaient plein d’objets bizarres mais c’était bien des singes comme lui, d’une espèce différente ! Ces humains-là étaient gentils et pas seulement avec Jambu. Depuis l’enclos où il reprenait des forces, il pouvait voir plein de petits orphelins. On les soignait et on les nourrissait, eux aussi, et même, on les maternait quand ils étaient bébés.

Gunung Tarak

Le temps a passé et puis un jour, on l’a emmené dans une petite caisse pour le libérer dans une autre forêt. Il s’est jeté sur le premier tronc, il a grimpé jusqu’au sommet et a découvert un nouveau territoire.

Les arbres y sont hauts et serrés, les fruits abondants, les écorces savoureuses et le paysage magnifique qu’il contemple depuis son nid. Des lianes s’enroulent autour des troncs moussus qui s’élèvent jusqu’au ciel, des branches énormes relient chaque géant l’un à l’autre, comme des routes sous la canopée que les orangs-outans empruntent avec lenteur. Ce sont là trois femelles avec leurs petits, qui font équipe ensemble.

Il les regarde passer tranquilles, se déplaçant de branche en branche avec des mouvements réfléchis, en se servant de leurs mains et de leurs pieds pour assurer leur prise. Autour d’eux, des singes nasiques plus légers bondissent d’arbre en arbre. Un calao rhinocéros au bec orange les salue en cornant.

Il y a du monde, ici, pense Jambu. Trop peut-être. Il a aussi aperçu des jeunes mâles ce matin, il devra les affronter bientôt, l’un après l’autre, en combat loyal. En attendant, c’est un ancien patriarche qui leur sert de guide à tous. Il est très vieux et il est né ici.

Le matin, son rugissement puissant amplifié par son goitre leur donne toutes sortes d’informations. Il annonce où sont les fruits du jour bien mûris, les gros durians, les figues et même le miel quand il y a en a. Jambu écoute et il apprend le cycle des floraisons. Il construit la carte complète de la forêt dans sa tête, il observe bien tout autour de lui, il retrouve les plantes qui guérissent et les écorces tendres que sa mère lui avait montrées. Il est heureux.

La fumée

Mais des images de flammes font tourner dans sa tête des questions qu’un orang-outan ne devrait pas poser. Il voit que les choses s’aggravent, que le vrai monde rétrécit chaque jour un peu plus, que son peuple est décimé, qu’il y a des réfugiés partout. Certains d’entre eux imitent même les humains, ils font la lessive, scient des planches, se servent d’un marteau ou conduisent un canot. Ils ont vécu longtemps chez les hommes !

Ce soir encore, avant que le soleil ne se couche sur la jungle brumeuse, Jambu scrute l’horizon. L’averse se met à tomber sur son cocon de lianes fleuries. Petit à petit, sa peur s’apaise. Aucune fumée ne s’est élevée à l’horizon aujourd’hui, aucun incendie, aucune menace. Il se retourne et se roule en boule. Et il s’endort en paix jusqu’à demain…

One Voice demande la reconnaissance du statut de personne animale pour les orangs-outans, il y a urgence!

«Des animaux, pas des marchandises», une mobilisation mondiale

«Des animaux, pas des marchandises», une mobilisation mondiale

«Des animaux, pas des marchandises», une mobilisation mondiale
16.08.2016
«Des animaux, pas des marchandises», une mobilisation mondiale
Animaux familiers

Il y a vingt ans, le 29 août 1996, 67.488 moutons périssaient en mer lors de l’incendie du cargo qui les transportait. À l’occasion de ce terrible anniversaire, One Voice est partenaire de la journée mondiale d’actions organisée par CIWF : «Des animaux, pas des marchandises».

La petite brebis écarquille ses grands yeux noirs dans la pénombre

Elle a peur, les mouvements lents du navire lui donnent le mal de mer. Voilà longtemps que son troupeau a quitté les pâturages verdoyants de l’Australie. Au terme de deux jours d’un voyage épuisant en camion, les hommes l’ont fait monter à bord du gigantesque cargo à coups de matraque électrique.

À présent, sa toison se couvre d’excréments et d’urine, qui dégoulinent depuis le plafond.

Là-haut, des milliers d’autres moutons s’entassent en plein air sous les bourrasques d’écume. La brebis se tient dans l’une des cales du dessous, où l’air chargé d’ammoniac la fait suffoquer et dont le plafond est si bas qu’elle doit garder la tête baissée. Impossible de se coucher : il y a trop de monde autour d’elle. Le roulis les emporte les uns contre les autres sur le sol humide, où glissent les cadavres piétinés des plus faibles et les granulés de fourrage imbibés d’eau de mer que personne ne veut manger. Elle a soif, car ce n’est que rarement qu’on les abreuve, malgré la chaleur de plus en plus accablante.

Un matin, alors que le bateau surchargé s’approche lentement des îles Seychelles sous un soleil de plomb, une explosion retentit dans la salle des machines. Des cris humains, des millions de bêlements terrifiés s’élèvent de toutes parts. L’odeur âcre du gasoil et de la chair brûlée parvient aux narines de la brebis avec la fumée noire et les flammes. C’est la panique. Sous la pression, une porte s’abat. Les moutons se précipitent sur le pont brûlant. Une foule énorme s’y presse déjà et tourne en tous sens. Certains finissent par se jeter par-dessus bord. Le feu dévore les huit ponts du navire, des réservoirs explosent en projetant des débris embrasés. La toison de la brebis brûle. Elle se précipite à son tour dans l’océan, où attendent les requins.

Au loin, le Mineral Century emporte à son bord cinquante-cinq membres d’équipage sains et saufs. Personne en revanche ne s’est donné la peine de sauver un seul de ces moutons qui nagent autour de l’épave incendiée.

Ceci se passait il y a vingt ans

Le 29 août 1996, le MV UNICEB, un cargo de 20.884 tonnes, prit feu au sixième jour de son voyage de l’Australie vers la Jordanie. Abandonnés au beau milieu de l’océan indien, les 67.488 moutons connurent une mort atroce, par le feu ou par la noyade.

Vingt ans plus tard, rien n’a changé. C’est toujours par millions que les cochons, les vaches, les veaux, les moutons sont expédiés de leur lieu de naissance vers des destinations lointaines. Lorsqu’un naufrage ou un incendie ne les massacre pas tous, ce sont les épidémies, la faim, le froid, l’épuisement qui prélèvent leur lot de cadavres dans la foule des animaux embarqués. Enfin, une fois arrivés à destination, ces moutons massivement destinés aux pays du Moyen-Orient sont égorgés sans étourdissement, parfois même sur le quai de débarquement.

Pour le 20e anniversaire de ce désastre, CIWF organise ce lundi 29 août 2016, la première journée mondiale d’action contre les transports longue distanceOne Voice et 38 autres associations du monde entier sont partenaires de l’événement. Il est urgent que le transport des animaux soit repensé. Les animaux ne sont pas de marchandises, mais des êtres vivants sensibles et sentients ! Nous devons reconsidérer notre façon de les traiter.

Pour soutenir notre combat vous pouvez participer à une des actions organisées et écrire à M. Phil Hogan, Commissaire européen en charge de l’agriculture et du développement rural pour lui demander la fin des exportations d’animaux hors de l’Union européenne :

Commission Européenne
M. Phil Hogan
Rue de la Loi / Wetstraat 200
1049 Bruxelles
Belgique

Galéo: un dauphin très heureux selon la loi française

Galéo: un dauphin très heureux selon la loi française

Galéo : un dauphin très heureux selon la loi française
16.08.2016
Port Saint Père
Galéo: un dauphin très heureux selon la loi française
Exploitation pour le spectacle

Galéo est né en captivité. À en croire un prochain arrêté ministériel régissant la gestion des delphinariums en France, il serait donc un dauphin heureux. One Voice réclame sa mise à l’écart immédiate ainsi que l’annulation du projet d’arrêté.

Comment va Galéo ?

Suite à la plainte déposée par One Voice, l’état de Galéo s’est amélioré. Mais exilé avec Aïcko dans les bassins de Planète Sauvage, il reste soumis aux agressions des autres dauphins. Aucune enquête n’a été menée par les services vétérinaires compétents, comme demandé. Il est vrai qu’à lire le projet d’arrêté ministériel fixant «les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements détendant ou présentant au public des spécimens vivants de cétacés», tous les dauphins nés captifs seraient parfaitement adaptés à leur vie réduite. Galéo serait donc un dauphin heureux, capable de supporter toutes les contraintes de captivité avec son éternel sourire. D’ici peu, si l’arrêté passe, ce seront des centaines de Galéo qu’on produira en France, tant pour le marché intérieur que pour l’exportation à Dubaï ou en Chine. Et ceci à seule fin de concrétiser les fantasmes économiques d’une ministre tueuse de loups qui voudrait tant voir l’industrie du dauphin esclave reprendre son essor en France comme à la grande époque.

En quoi ce projet d’arrêté est-il dangereux ?

Ses premières lignes semblent pourtant bien sympathiques : «toute détention de cétacés est interdite en France». Interdite ? Mais non, bien sûr, ne rêvons pas ! Tous ceux qui se trouvaient déjà en captivité six mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté et tous les dauphins nés captifs pourront être «conservés». La loi estime donc que ces «spécimens» sont parfaitement adaptés aux conditions d’accueil que la loi a prévues pour eux. Ces standards reprennent globalement les critères de qualité de base minimale fixés par l’EAZA (European Association of Zoos and Aquaria). Elles correspondent aussi étrangement aux installations que le zoo de Beauval prévoyait de construire pour son futur delphinarium. On le sait, ce zoo a dû faire machine arrière sous la pression de ses propres clients mais rêve sans doute encore à son projet, et il n’est pas le seul…

Le projet d’arrêté semble avoir été rédigé au siècle dernier.

Des cadences de travail insensées sont autorisées pour les dauphins avec cinq shows prévus et douze heures d’isolement nocturne ! Si l’importance du groupe social est enfin reconnue, on considère que trois orques constituent une collectivité tout à fait convenable, ce qui nous éloigne des «pods» normaux comptant souvent plus de cent personnes cétacés, mais permettra sans nul doute au Marineland d’Antibes de tenir quelques années encore. Comme dans les années 1960, les déplacements de «spécimens» sont encouragés pour recomposer d’autres familles artificielles dans d’autres bassins du monde, éviter la consanguinité et augmenter le cheptel global des bêtes de cirque disponibles. Ce projet ouvre donc un boulevard à une exploitation obsolète et éhontée des cétacés captifs, à contre-courant du mouvement d’opinion qui traverse les USA et l’Europe depuis la diffusion du documentaire Blackfish.

Faut-il rappeler à Mme la Ministre que le géant commercial SeaWorld plonge chaque jour un peu plus dans un gouffre financier ?

Que l’aquarium de Baltimore envisage de créer un vaste sanctuaire marin aux Caraïbes pour ses derniers dauphins captifs ? Que le zoo de Barcelone réfléchit à la même option ? Que le dernier delphinarium de Finlande a dû fermer ses portes faute de public ? Que plusieurs projets de sanctuaires marins pour les cétacés captifs sont en préparation dans le monde, sous la supervision de spécialistes scientifiques ?… Et c’est maintenant que la ministre voudrait relancer cette industrie avec un arrêté inutile, obsolète et dévastateur ?!

Soyons sérieux ! Nous demandons que la ministre renonce à ce projet d’arrêté et qu’elle ouvre au contraire un vaste chantier de réflexion sur l’avenir économique des parcs d’attractions sans animaux captifs. Quant aux jeunes dauphins Galéo et Aïcko, nous exigeons qu’ils soient mis à l’abri du reste du groupe jusqu’à ce qu’une solution satisfaisante soit trouvée pour eux.

COMMENT AGIR

Écrivez à la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, pour lui demander d’interdire définitivement la détention de cétacés en France :

Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer
Mme Ségolène ROYAL
Tour Pascal A et B
Tour Sequoia
92055 La Défense CEDEX

Envoyez un e-mail courtois au parc Planète Sauvage : contact@planetesauvage.com
Pour leur demander de bien vouloir prendre toutes dispositions pour soustraire Galéo aux attaques dont il fait l’objet de la part des autres dauphins et le placer dans un bassin en sécurité avec son compagnon Aïcko.

Invitez les parcs zoologiques et les delphinariums à renoncer aux naissances et aux programmes d’échanges entre parcs pour se transformer en sanctuaires pour animaux.

Victoire des Français et des loups!

Victoire des Français et des loups!

Victoire des Français et des loups !
12.08.2016
Nimes
Victoire des Français et des loups!
Animaux sauvages

Des tirs de loup sont stoppés grâce aux associations citoyennes ! Le Tribunal administratif de Nîmes vient de donner raison à l’ASPAS, Ferus, One Voice et l’ALEPE, en suspendant d’urgence l’arrêté préfectoral du 22 juillet 2016 qui ordonnait illégalement le « tir de prélèvement renforcé » d’un loup pour une durée de 6 mois sur 6 communes dans le secteur du causse Méjean, en Lozère.

Comme le veulent la majorité des Français, les loups doivent être maintenus dans notre pays. C’est chose faite : dans son ordonnance qui suspend l’arrêté ce 9 août, le juge souligne que la pérennité de l’élevage ovin dans le département n’est pas compromise par la présence d’un loup, et relève l’absence de mise en œuvre de « tirs de défense » préalables au tir de prélèvement renforcé.

Le juge administratif rappelle ainsi que des battues aux loups ne peuvent pas être autorisées si tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger les troupeaux exposés à un risque de prédation. Il existe en effet des moyens de protection des troupeaux ainsi qu’une gradation des tirs que les préfets peuvent autoriser, qui ne visent à tuer des loups, espèce protégée, qu’en dernier recours, et uniquement si des dégâts sont causés malgré la mise en œuvre de moyens de protection.

La justice confirme donc un « doute sérieux quant à la légalité » de cet arrêté préfectoral qui ne respecte pas les conditions définies dans l’arrêté ministériel encadrant les tirs de loups, pourtant lui-même extrêmement permissif.

Il est inadmissible que les préfets, représentants de la loi, continuent d’autoriser le tir d’une espèce protégée alors que de nombreux troupeaux sont laissés sans surveillance ni protection, à la merci des prédateurs naturels mais aussi des chiens divagants.

La solution n’est pas dans les abattages mais dans un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement des éleveurs, qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques.

À l’approche des élections régionales, ce problème de fond est sûrement trop délicat à aborder par les politiciens de tous bords qui préfèrent multiplier les tirs de loups pour caresser les chasseurs et les lobbies agricoles dans le sens du poil, au risque de prendre des décisions illégales.

Enfin, les associations demandent la fin des tirs de loups, et la suppression des indemnisations pour les éleveurs ne protégeant pas leur bétail.

Cliquez sur ce lien pour télécharger l’ordonnance.

Contacts presse :

Madline Reynaud – ASPAS

Jean-François Darmstaedter – FERUS

Muriel Arnal – One Voice

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Le monde selon les lions

Le monde selon les lions

Le monde selon les lions
10.08.2016
Monde
Le monde selon les lions
Animaux sauvages

Dans la savane, une petite lionne est née. Elle découvre qui sont les siens, elle apprend ce que sera sa vie et celle de ses frères et sœurs. A travers ses yeux, découvrez le monde selon les lions.

Naître dans la savane

Lorsqu’elle a ouvert les yeux pour la première fois, dix jours après sa naissance, la petite lionne au pelage tigré et aux grosses pattes velues a découvert une plaine immense, couverte d’herbes hautes à l’infini et semée çà et là d’acacias solitaires. Les pluies avaient cessé. Ce matin-là, toute la savane verdoyait jusqu’aux montagnes noyées de brume et bruissait de mille chants d’oiseaux. Près des mares, tête baissée, des gazelles et des zèbres buvaient l’eau ocre à longs traits. Des girafes marchaient au loin et plus loin encore, un troupeau d’éléphants. C’était une bien jolie saison pour naître.

Apprendre et se cacher

Avec sa sœur et ses deux frères, parfois, elle restait seule toute la journée. Leur mère partait se nourrir. Cachés dans un taillis en haut d’une petite butte, les quatre lionceaux ne bougeaient plus d’un poil, silencieux, à l’écoute du moindre bruit. Des hyènes menaçantes passaient en ricanant, des troupeaux de buffles aux sabots mortels, et les petits s’aplatissaient plus encore. Le soir, enfin, un grondement bas les avertissait : la lionne revenait, une carcasse dans la gueule, et les enfants se jetaient sur elle pour téter et goûter leur première viande.

De grands félins sociaux

Aujourd’hui, la petite lionne est plus âgée de quelques mois. Elle a perdu ses rayures. Elle vient de rejoindre la troupe dont leur mère s’était éloignée pour accoucher à l’abri. D’autres femelles l’ont accueillie et lui ont léché la tête d’une énorme langue râpeuse. Les quatre lionceaux jouent avec les enfants de leur âge. Ils se roulent dans la poussière en grondant comme les grands. Quand ils ont faim, ils peuvent téter n’importe quelle lionne allaitante du groupe, car tout le monde les protège, tout le monde les aime bien. Mais si les jeux se font trop violents, si l’un des petits crie trop fort, leur mère les rappelle aussitôt à l’ordre d’un grognement et, d’un regard, leur indique le danger. Il y a là trois mâles allongés sous le baobab, des géants à la crinière sombre qui se ressemblent comme des frères et qu’il ne faut pas déranger.

La lutte des rois lions

Et ce sont bien des frères, en effet, jeunes et forts. Ils sont arrivés ici à quatre, il y a quelques saisons, avant que la petite lionne ne soit née. L’un d’eux est mort au combat durant la prise de pouvoir, lorsque les anciens mâles ont été chassés hors du territoire. Le vainqueur des combats est certainement son père, c’est celui qui rugit le plus fort jusqu’au bout de l’horizon en expirant un son énorme, les flancs creusés, la poitrine haute. Lorsqu’il lance son appel, gueule ouverte, crocs brillants, face au soleil rouge sombre, la petite lionne sent sa voix vibrer dans tous les os de son corps et ronronne en soufflant. Près d’elle, ses frères essayent d’imiter le grand mâle avec des miaulements comiques.

Elle aime bien écouter son père, car c’est son protecteur. Il surgit quand les choses tournent mal, ou que les proies sont trop grosses pour la meute des femelles. Il rôde autour des lionnes amoureuses, quand elles le séduisent en creusant l’échine, lui et ses deux lieutenants. Dès qu’ils sont là, personne ne craint plus les attaques des hyènes, ni même des éléphants s’ils se mettent en colère.

Les chevaliers errants

La petite lionne regarde ses frères, si jeunes et sans crinière encore. Eux aussi partiront un jour. Eux aussi se battront contre des rivaux et rugiront pour regrouper leur troupe. Leur mère refusera peu à peu de les aider à se nourrir, leur père leur rugira en pleine face et leur balancera des coups de pattes. Ils s’en iront. Têtes basses, queues battantes, ses deux frères s’éloigneront de la troupe et partiront à l’aventure. Un autre jeune viendra peut-être les rejoindre en chemin, un ami d’enfance ou un mâle errant. Ils se nourriront de charognes qu’ils disputeront aux chacals, avant de parvenir aux frontières d’un nouveau territoire. Ils en affronteront le mâle dominant et sa propre coalition, et s’ils le vainquent au terme d’affrontements féroces, il leur faudra tuer tous les lionceaux. Une tâche obligée pour perpétuer le lignage mais à laquelle les mères s’opposent avec rage, parfois avec succès.

La sagesse des lionnes

La petite lionne restera quant à elle auprès de sa mère, au sein de la troupe tout au long de sa vie. Si rien ne les force à quitter les lieux, ni incendie, ni maladies, ni famine, ni chasseurs, elles resteront ensemble.

Quant au superbe lion qui rugit ce soir, il finira toujours par être détrôné. D’autres mâles plus jeunes et plus vigoureux viendront le remplacer. Dès lors, ce ne sera pas son père qui approchera la jeune lionne lorsqu’elle sera nubile, mais un nouvel amant plein de morgue et d’audace. Elle tourne ses grands yeux orange vers sa mère. Qu’elle est belle, elle aussi, dans sa robe fauve unie ! Tout son corps est en muscles, en nerfs, en puissance. Mais son esprit est un écheveau de stratégies d’attaques et de savoirs acquis auprès des plus anciennes, qu’elle transmet à son tour à ses propres enfants.

Ce soir, elle emmènera ses trois aînées avec la troupe pour une expédition vers le Nord. Ces sœurs-là sont nées deux ans plus tôt et la petite lionne les envie. Mais elle est bien trop petite pour participer à ces chasses toujours difficiles, toujours hasardeuses et qui échouent la plupart du temps. Ces chasses qui semblent si cruelles mais sans lesquelles les mignons lionceaux mourraient tout simplement de faim.

Chasses à l’affût et stratégies

Alors, les lionnes ne cessent d’inventer des tactiques pour réduire la part d’échec. Des stratégies subtiles de courses-relais sont mises en place, mais aussi des approches à l’affût coordonnées et complexes, qui doivent prendre en compte le sens du vent, la position du soleil, la vitesse et la ligne de fuite supposée du gibier, qu’on observe et qu’on suit parfois depuis des semaines lors des grandes transhumances.

Les mâles participent peu à ces chasses collectives, sauf lorsqu’il s’agit de venir à bout d’un buffle ou d’un éléphant. Ils préfèrent se nourrir seuls le soir, et se servent les premiers au festin ramené par les lionnes.

La vie d’une lionne est brève, quatorze à vingt ans tout au plus. Pourtant, le savoir circule d’une génération à l’autre et il est essentiel à la survie de tous. Ce soir, la petite lionne a les paupières lourdes. Elle a tellement joué, tellement appris aujourd’hui ! Alors, elle se couche dans le sable à l’ombre d’une termitière, avec d’autres enfants. Le sommeil l’emporte aussitôt, au fil de rêves merveilleux…

À quoi peut bien rêver une petite lionne ? Car elle rêve beaucoup, comme tous les félins. Sans doute à une savane en paix, peuplée de zèbres et de gnous, remplie de bébés intelligents et bien nourris, de compagnons victorieux et de chasses réussies. Le monde heureux de la savane qu’ont connu ses ancêtres et qu’elle voudrait connaître elle aussi, inchangé pour toujours…

A lire d’urgence : bêtes humaines ? Pour une révolution végane

A lire d’urgence : bêtes humaines ? Pour une révolution végane

A lire d’urgence : bêtes humaines ? Pour une révolution végane
04.08.2016
Autre campagne de l’association

Les végans abolitionnistes prônent une véritable révolution visant à mettre fin à l’exploitation des personnes animales et à considérer celles-ci comme nos égales en vertu de leur conscience et de leur sensibilité.

S’inspirant du courant immédiatiste en vigueur dans les États-Unis du XIXe siècle qui exigeait l’abolition immédiate de la traite des Noirs et la reconnaissance de leur égalité civile et politique, ils rejettent les principes du gradualisme (politique des « petits pas »). Hostiles aux discours bien-pensants et aux campagnes visant à améliorer le quotidien des personnes animales victimes de l’esclavage, les auteurs de cet ouvrage crient haut et fort leur refus de l’animal-objet et de son exploitation par les humains. Ils soulignent que le problème réside non pas dans la manière d’utiliser les animaux, mais dans le fait de les utiliser. Élevage, production de viande, de lait, de fourrure, de laine, de cuir, de miel, de soie, etc., « spectacles » aquatiques, chasse, pêche, corridas, zoos, déportation, emprisonnement, vivisection, manipulation génétique, domestication, confiscation, destruction et pollution des territoires… : autant de crimes spécistes auxquels nous collaborons collectivement et devant lesquels nous fermons les yeux depuis toujours.

N’ayant pas besoin de produits d’origine animale pour vivre, nous autres humains réduisons en esclavage et massacrons les membres des autres espèces par futilité. L’unique raison qui fait que nous exploitons et tuons plusieurs centaines de milliards d’animaux terrestres et marins chaque année est que nous aimons le goût de leur chair et des produits fabriqués par leur corps : œufs, lait, etc., tout comme nous aimons nous revêtir de leur peau, de leur fourrure et de leur laine par simple habitude.

Ce manifeste bouleverse nos valeurs et pointe du doigt la bonne conscience derrière laquelle se retranchent les adeptes du « bio » et d’une consommation soi-disant éthique de l’autre animal. Sans détours ni concessions, les auteurs affirment qu’il n’existe pas d’exploitation « humaine » d’autrui, pas plus qu’il n’existe de torture ou de meurtre « humain ».
Ils dénoncent l’anthropolâtrie millénaire et battent en brèche notre prétendue supériorité morale infirmée par la manière dont nous traitons les autres créatures qui partagent avec nous la Terre — créatures que nous avons asservies, réduites à l’état de moyens au service de nos propres fins. Pour réveiller les consciences, ils n’hésitent pas à qualifier notre comportement de génocidaire, citant la fameuse phrase d’Isaac B. Singer, lauréat du Nobel de littérature : « Quand il s’agit d’animaux, tous les hommes se comportent comme des nazis. »

Écrivains, philosophes, juristes et avocats s’accordent ici pour redonner une voix à ces victimes silencieuses qui, comme nous, ont droit à la vie et au respect. Cet ouvrage constitue une tribune pour les femmes et les hommes œuvrant intellectuellement, pratiquement, pacifiquement pour la cause animale.
Œuvrer pour les animaux, cela signifie mettre fin à leur exploitation, et non la réglementer ; cela signifie procéder à leur émancipation, et non pas aménager leur esclavage. Cela signifie travailler à un monde plus juste qui engloberait dans la communauté des égaux l’ensemble des êtres doués de sentience, en vertu de cette sentience même. De tels objectifs ne peuvent s’atteindre qu’à travers l’adoption d’un mode de vie végan, application pratique de la théorie abolitionniste et principe moral fondamental.

Ce livre (le premier consacré au véganisme abolitionniste à paraître en France) se veut encore un outil puissant pour amener d’autres personnes à réfléchir sur la libération animale et ses implications. Enfin, il espère contribuer humblement à conjurer le cercle de violence que nous avons initié et dont nous sommes tragiquement prisonniers.

Bêtes humaines ? Pour une révolution végane (dir. Méryl Pinque) est paru aux éditions Autrement le 11 mars 2015 dans la collection « Universités populaires & Cie ».

Avec, par ordre alphabétique, les contributions de :
Gary L. Francione, Valéry Giroux, Patrick Llored, Méryl Pinque et Gary Steiner.

Préfacé par Michel Onfray.

Aider les chimpanzés chez eux

Aider les chimpanzés chez eux

Aider les chimpanzés chez eux
01.08.2016
République démocratique du Congo
Aider les chimpanzés chez eux
Animaux sauvages

La vraie protection des espèces menacées ne peut se faire qu’en milieu naturel, pas au zoo. C’est pourquoi One Voice s’associe à P-WAC pour sauver les derniers chimpanzés du Congo.

L’association Project for Wildlife and Apes Conservation que soutient One Voice est dirigée par Amandine Renaud, une primatologue aussi expérimentée que pleine de passion.

En France, P-WAC entend mener des actions de sensibilisation à propos de la déforestation et de la disparition des grands singes, afin de changer le regard du public sur nos plus proches cousins.

En République démocratique du Congo, l’association met sur pied un centre de réhabilitation destiné aux chimpanzés victimes du braconnage. Son objectif est de protéger in situ cette espèce gravement menacée, tout en contribuant au développement durable de la population locale.

La création d’un tel centre, en collaboration étroite avec la communauté féminine, est en effet créatrice d’emplois pour les villageois qui s’y impliquent. L’écotourisme responsable est encore peu développé au Congo malgré la richesse de sa faune et de sa flore, alors qu’il permettrait tout à la fois de sauver les grands singes, patrimoine du pays, mais aussi de financer des projets de ce type.

C’est en effet en Afrique que vivent les chimpanzés, et non pas au zoo. Des sanctuaires tels qu’en propose P-WAC sont l’unique solution pour préserver non seulement les grands singes en tant qu’espèces, mais aussi en tant que personnes animales baignées dès l’enfance dans une culture particulière, étroitement liée au monde des arbres et de la forêt, usant d’outils, de rites, de remèdes, de signes de piste et de codes gestuels transmis de génération en génération. Enfermés les uns sur les autres dans un enclos bétonné, déplacés d’un zoo à l’autre à des fins de reproduction, les grands singes captifs ne peuvent plus donner naissance qu’à des êtres mentalement hybrides, nés sous le contrôle humain dans un espace socialement et sensoriellement appauvri. Autant les conserver alors dans une banque de gènes réfrigérés, en attendant le clonage !

Et les grands singes font partie de ces autres hominidés que nous avons systématiquement massacrés autrefois, des australopithèques aux néandertaliens, avant de passer aux peuples indigènes, menacés comme les chimpanzés par la destruction des forêts tropicales.

Cela suffit. Gorilles, bonobos, chimpanzés et orangs-outans sont les ultimes représentants de ce buisson foisonnant de primates anthropoïdes dont nous avons réduit les branches au seul Homo sapiens. Nous pouvons encore les sauver, si nous le voulons vraiment.

Nombreux sont ceux qui exigent aujourd’hui — et One Voice la première — que des droits fondamentaux soient accordés aux grands singes, ces derniers partageant non seulement avec l’humain un ancêtre à peine vieux de 6 millions d’années, mais aussi un grand nombre de capacités émotionnelles et cognitives.

Un appel vient d’être lancé pour que l’UNESCO adopte enfin le concept de « patrimoine mondial vivant » et y intègre les grands singes. C’est la moindre chose que l’on puisse faire pour ces « tropis » à la frontière floue entre l’humain et les non-humains que nous décrit Vercors dans son livre Les Animaux dénaturés et qui ont la malchance de nous ressembler tant.

Et c’est bien dans cet esprit que One Voice soutient l’initiative de P-WAC.

Des dauphins en route vers la Grèce

Des dauphins en route vers la Grèce

Des dauphins en route vers la Grèce
19.07.2016
Ile-de-France
Des dauphins en route vers la Grèce
Exploitation pour le spectacle

Deux dauphins du Parc Astérix quitteront bientôt la France. Le zoo qui va les accueillir se situe dans un pays en pleine détresse économique. One Voice exige l’arrêt immédiat de ce transfert.

La porte de la carlingue se referme avec bruit sur Ekinox et Naska. Les deux dauphins sursautent dans leur harnais, malgré les doses massives de calmants qu’on leur a données. Bientôt, c’est le moteur de l’avion qui se met à rugir en vibrant tandis que l’avion s’envole vers la Grèce. Les deux delphineaux, âgés de cinq et six ans, viennent de quitter leurs mères pour toujours. Adieu, Bailly ! Adieu, Femke ! Bien qu’ils soient loin d’être adultes, le parc les juge assez mûrs pour être expédiés vers de nouveaux bassins, dans le cadre du «programme européen EEP d’élevage et de conservation d’espèces menacées» que les Grands Dauphins ne sont pas.

Tout au long de leur vie, ces deux jeunes «étalons» vont se retrouver face à des groupes de prisonniers inconnus, furieux de les voir débarquer dans un espace toujours trop petit. Ces transferts seront chaque fois pour eux un cauchemar. Récemment, en 2014, le jeune Angel est mort de stress sur le tarmac. En 2016, Galéo nous expose les stigmates sanglants d’une mauvaise intégration sociale dans une communauté de détenus hors contrôle.

Tel est pourtant le sort qui attend les deux jeunes mâles excédentaires du parc Astérix. Dans quelques semaines, ils seront envoyés au Zoo d’Attica. Ce ne seront pas les seuls : Veera, Delfi, Leevi et Eevertti rejoindront également les bassins grecs d’ici peu, au départ du delphinarium de Tampere en Finlande. Faute de public, l’établissement a dû fermer ses portes en octobre dernier. Tenté un temps de les confier à un éventuel sanctuaire marin, le Särkänniemi Theme Park a fini par décider d’envoyer ses quatre survivants en Grèce. Il s’agit pourtant là d’un vieux couple de dauphins très fatigués et de leurs deux jeunes, malades. Et ce sont avec eux, et avec les deux derniers dauphins lituaniens du Zoo d’Attica, que les dauphins français vont partager leur nouvelle vie ? C’est avec ce regroupement hétéroclite de dauphins étrangers les uns aux autres qu’on espère recréer une nouvelle famille ?

D’abord peuplé par 11 dauphins lituaniens, dont 3 capturés en Mer Noire, le delphinarium du Zoo d’Attica, comme tous les autres, ne peut pas proposer de bonnes conditions.

Deux dauphins sont morts et deux sont morts-nés entre 2010 et 2015. Et c’est là que le Parc Astérix et le Särkänniemi Theme Park ont décidé d’expédier leurs «spécimens» au lieu d’étudier une solution de réhabilitation en bras de mer.

Il faut savoir que depuis quelques mois, d’étranges mouvements agitent les delphinariums d’Europe.
Harderwijk semble vouloir envoyer des dauphins vers l’Espagne ou Dubaï, tandis que d’autres dauphins circulent d’un pays à l’autre dans la plus stricte confidentialité. Le marché du dauphin serait-il déjà en train de se réorganiser ?

Ce qui est certain, c’est que le fait de fournir de nouveaux dauphins au Zoo d’Attica va renforcer sa position. En Grèce, la loi interdisant les spectacles d’animaux sauvages a été votée par le parlement en 2012. Toujours non appliquée, elle n’en reste pas moins applicable tant pour les animaux de cirque que pour les dauphins. En gonflant artificiellement les effectifs d’Attica, l’industrie espère sans doute empêcher sa fermeture définitive et retarder sine die l’application de la loi.

Du fond de leur hamac humide, la peau enduite de lanoline blanche, les tympans écrasés par une pression atroce, tremblant de froid, nos dauphins en exil ne se poseront pas toutes ces questions. Ils se contenteront de souffrir du long voyage et de sentir leur cœur s’emplir de tristesse et d’angoisse, tandis qu’ils s’éloignent à jamais de leur mère et de leur famille, quittées beaucoup trop tôt.

Ce n’est pas ainsi que les dauphins voyagent. Ce n’est pas non plus ainsi qu’ils créent de nouveaux «pods».

Qui veut encore nous faire croire que les delphinariums se soucient des dauphins qu’ils exploitent ?
Comment le Parc Astérix compte-t-il justifier une telle décision commerciale ?

One Voice lui a écrit pour lui demander, avis d’experts à l’appui, de mettre un terme immédiat à son programme de reproduction et d’échanges de dauphins.

Urgence: Loups et louveteaux en danger

Urgence: Loups et louveteaux en danger

Urgence: Loups et louveteaux en danger
19.07.2016
Savoie
Urgence : Loups et louveteaux en danger
Animaux sauvages

Agissez avec l’ASPAS, Animal Cross, Mille traces, Action Nature et One Voice : protégez les loups en les observant !

Les loups de Savoie sont la cible du préfet depuis quelques jours, et ils ont besoin de vous, de votre présence pacifique sur les lieux qu’ils fréquentent, car ils sont menacés.

Après l’abattage d’une louve allaitante dans le département, laissant ses louveteaux sans défense et sans nourriture… c’est au tour de son compagnon qui tente l’impossible pour nourrir ses petits, d’être pris pour cible, avec d’autres loups. Les associations de défense des animaux et de la nature se mobilisent pour empêcher ces massacres.

Si vous êtes en vacances ou si vous avez du temps libre, si la rando vous plait et que l’observation de loups vous attire… Vous pouvez nous aider.

Nous avons besoin de témoins, sur place, qui se relayent matin et soir essentiellement puisque dans la journée le secteur est assez bien fréquenté, afin d’observer et de surveiller la zone (secteurs Méraloup, ruines chien-loup Chavanu, Les Jeux, les Charmettes, Le Loup ruine), et de nous alerter si quelque chose s’y passe. Prenez bien avec vous appareil photo et téléphone portable, et sortez en duo, c’est plus prudent.

Nous vous rappelons que tout citoyen est libre de se promener sur ces espaces et, est en droit de vérifier ce qu’il se passe sur le terrain, en restant bien entendu dans la légalité, de manière 100% pacifique. Si des agents de l’ONCFS, brigades, louvetiers ou autre uniforme vous demandent de les suivre n’opposez pas de résistance. Nous ne sommes pas là pour susciter des confrontations, mais pour observer et témoigner. Nous l’avons fait pour les bouquetins du Bargy, avec succès, ce sont aujourd’hui les loups qui ont besoin de nous.

Merci pour votre mobilisation !

Contact : info@one-voice.fr