Notre plainte pour Mevy classée sans suite, nous déposons un recours

Notre plainte pour Mevy classée sans suite, nous déposons un recours

Notre plainte pour Mevy classée sans suite, nous déposons un recours
10.04.2018
Paris
Notre plainte pour Mevy classée sans suite, nous déposons un recours
Exploitation pour le spectacle

Après que la tigresse a fui le cirque qui la détient depuis sa naissance et goûté la liberté dans les rues parisiennes fin novembre 2017, elle fut abattue par son dresseur, au fusil à pompe en plein Paris. Nous déposons un recours auprès du procureur de la cour d’appel de Paris contre le classement de notre plainte pour atteinte volontaire à la vie d’un animal et mauvais traitements envers un animal détenu en captivité. Nous demandons également accès aux pièces du dossier.

Encore nauséeuse du trajet en camion, dans lequel se situe la cage qui constitue son horizon principal, Mevy, la jeune tigresse d’à peine 18 mois a entrevu une brèche dans la cage. Une porte ouverte. Il faisait froid ce soir de novembre. Un temps à se dégourdir les pattes, pour un tigre, dont le territoire naturel peut correspondre à la surface de plusieurs arrondissements de Paris… Mevy a fait quelques pas, a humé l’air. Il avait l’odeur de la liberté, cet air parisien pourtant vicié par les pollutions aux hydrocarbures… Mais pendant les quelques minutes qui furent malheureusement ses dernières, Mevy fut enfin libre. Elle put enfin décider de ses mouvements, faire des choix, elle traversa une rue et se dirigea vers un espace verdoyant dans le soir tombant. Elle entendait confusément les bruits autour d’elle. Son dresseur approcha, il n’avait plus son fouet mais un fusil à pompe, pour la tuer.

Les tigres tout comme les autres animaux n’ont rien à faire dans des cirques!

En Asie, où 3500 tigres vivent encore libres, ils sont tués par les chasseurs de trophées, et par la population qui les craint. Leur espèce disparaît de la surface du globe, ce qui leur vaut d’être inscrits à la CITES comme espèce en grand danger d’extinction. Pourquoi tant d’entre-eux vivent-ils encore derrière les barreaux des cirques, à subir l’itinérance et la contrainte du dressage, ultime humiliation? Les animaux sauvages sont exhibés devant un public principalement composé d’enfants. Quelle image cela leur donne-t-il de ces êtres sensibles, et de l’attitude des humains envers eux? Le spectacle de la domination. Ce n’est que cela.

Tirer au fusil à pompe dans Paris, pas d’alternative?

L’arrêté dit “cirques”, du 18 mars 2011 stipule toutes les règles auxquelles doivent se plier les cirques s’ils veulent détenir et exploiter des animaux. La cage de Mevy était ouverte, elle est sortie, c’est à cause d’une erreur humaine que des personnes ont été mises en danger et que la tigresse a été abattue. Veut-on réellement continuer de prendre tous ces risques?

Immédiatement après la mort de Mevy, nous avons déposé plainte contre le cirque pour atteinte volontaire à la vie d’un animal et mauvais traitements envers un animal détenu en captivité. Le dresseur, également propriétaire du cirque et en possession du certificat de capacité lui permettant d’exploiter Mevy, aurait dû mettre en place toutes les garanties de sécurité du public, des habitants des environs du cirque installé en plein Paris dans un quartier de bureaux, et de ses animaux. L’a-t-il fait? Nous en doutons. N’était-il pas possible d’endormir Mevy au lieu de la tuer au fusil à pompe à l’heure de sortie des bureaux?! Il affirme que non, nous en doutons. Elle en a payé le prix ultime.

One Voice ne s’arrêtera pas là!

Notre plainte a été classée sans suite. Nous le contestons et déposons un recours auprès du procureur de la cour d’appel de Paris, et nous demandons également la copie du dossier d’enquête pour avoir accès à tous les éléments, auditions, plan de secours du cirque, etc. Nous ne nous arrêterons pas là!

Lechmee, Mina et Kamala repartent en tournée!

Lechmee, Mina et Kamala repartent en tournée!

Lechmee, Mina et Kamala repartent en tournée!
07.04.2018
Lechmee, Mina et Kamala repartent en tournée!
Exploitation pour le spectacle

Lechmee, Mina et Kamala repartent en tournée! Depuis le 20 mars dernier, le cirque traverse la France de Longwy à Marseille, indifférent aux actions en justice lancées par One Voice et aux rapports vétérinaires qui recommandent la mise à la retraite des trois éléphantes dans un sanctuaire.

Vendredi 6 avril, suite à la mise en ligne d’une vidéo dans laquelle Lechmee, Mina et Kamala sont contraintes de suivre leur dresseur, ankus à la main, dans les rues de Rambervillers en Lorraine,  nous avons porté plainte pour mauvais traitements, celle-ci s’ajoute dont à notre précédente plainte en cours, et demandons à la Préfecture leur retrait du cirque.

Cela va-t-il continuer jusqu’à ce qu’elles meurent?

Les trois amies devront voyager 1.862 kilomètres en soixante et un jours! Pour Lechmee, ce sera sans doute le voyage de trop. Avec sa patte avant droite paralysée, elle va souffrir l’enfer une fois encore. Lorsqu’elle marche sur le béton, sa douleur est déjà intense. On la voit poser sa patte raide avec d’infinies précautions. Mais une fois dans le camion, la souffrance vient du sol. Enfermée des heures durant dans sa remorque obscure, Lechmee doit rester debout sur le plancher métallique. Sans cesse, il lui faut rétablir son équilibre au gré des tournants, des coups de freins ou des accélérations. Chaque nid de poule, chaque bosse dans le bitume, chaque caillou sur les petites routes de province lui inflige des douleurs fulgurantes qui lui remontent jusqu’à l’épaule.

Lechmee est aveugle

Ses pauvres yeux ne voient plus rien de ce qui se passe autour d’elle, pas même le foin que Mina lui fourre gentiment dans la bouche. Mais elle entend encore, de cette ouïe si fine propre aux éléphants, et c’est un monde de bruits et de tumultes qui la cerne.
Chaque matin, la caravane arrive dans un village. Parade, ménagerie ouverte aux visiteurs, annonces vociférées au micro, musique tonitruante précèdent le spectacle, toujours le même, répété dans chaque ville.

Mina et Kamala sont vieilles et fatiguées, elles aussi, mais pas encore assez aux yeux du cirque

Leur prestation n’est pas bien longue, un quart d’heure à peine. Ce sera pourtant leur seul exercice physique de la journée, au fil du même enchaînement de poses contre-nature. Lechmee les attend en coulisse, dansant sur place en agitant sa trompe dans un délire solitaire. Elle écoute les coups de fouet et les barrissements de ses amies en piste lorsqu’elles s’asseyent sur leurs tabourets ridicules sous les rires des enfants.

Le spectacle terminé et les lumières éteintes, le cirque démonte son chapiteau.

On nettoie à grande eau, on pousse les animaux rétifs dans leur cage roulante et aussitôt, la caravane repart. De  Sarreguemines à Toul, 146 km. De Toul à Metz, 74 km. De Metz à Épinal, 129 km. De Belfort à Besançon, 93 km de route cahoteuse. Rarement, le cirque s’attarde plus d’une journée sur place, sauf à Marseille où son périple s’achève. Voilà plus de quarante ans que Lechmee subit cette routine épuisante à coups d’ankus, mais jamais, elle n’en avait autant souffert qu’aujourd’hui.

Mais pour le cirque, donc, tout va bien.

La détresse de ces trois éléphantes ne serait qu’un mensonge de plus destiné à nuire au cirque « traditionnel ». Pourtant, les rapports vétérinaires sont là, les images sont là, qui clament que cette vie cruelle ne peut plus être celle des trois éléphantes. One Voice s’indigne du cynisme de cette entreprise qui nie l’évidence pour préserver ses intérêts. Elle exige que Lechmee, Mina et Kamala soient immédiatement retirées de la tournée en cours et placées dans un refuge, en attendant de rejoindre leur sanctuaire dans le Limousin.

Lechmee, Mina et Kamala exhibées dans les rues, One Voice attaque en justice pour mauvais traitements

Lechmee, Mina et Kamala exhibées dans les rues, One Voice attaque en justice pour mauvais traitements

Lechmee, Mina et Kamala exhibées dans les rues, One Voice attaque en justice pour mauvais traitements
06.04.2018
Vosges
Lechmee, Mina et Kamala exhibées dans les rues, One Voice attaque en justice pour mauvais traitements
Exploitation pour le spectacle

Ce vendredi 6 avril 2018 après-midi, une vidéo a été publiée sur Facebook, dans laquelle on peut voir Lechmee, Mina et Kamala, contraintes de suivre leur dresseur, ankus à la main, dans les rues de Rambervillers en Lorraine.

Nous portons plainte pour mauvais traitements (qui s’ajoute à la précédente plainte en cours), et demandons à la Préfecture leur retrait du cirque.

Une camionnette les précèdent, musique à plein volume. Des annonces sont faites au micro, tonitruant dans des rues vides, le reste de la troupe de circassiens distribuant des tracts pour la représentation du soir, dansant et paradant, insensibles à la détresse des trois éléphantes.

Lechmee est handicapée d’une patte, elle est aussi aveugle. Elle ne se déplace qu’avec ses deux compagnes, et Mina l’aide même à s’alimenter tant son état de santé est préoccupant. Selon les textes (l’arrêté dit “cirques” du 18 mas 2011), Lechmee devrait être depuis bien longtemps dans un sanctuaire. A elles trois, les éléphantes cumulent plus de 120 ans de captivité! Sur toutes nos vidéos, on peut constater qu’elles ont développé de fortes stéréotypies.

Elles vont effectuer plusieurs centaines de kilomètres sur les routes ces prochaines semaines. Pourtant, la mort de Diana le week-end dernier sur les routes espagnoles, et le rapport accablant sur la santé de Maya, pointant du doigt son âge avancé pour justifier sa mise au repos loin du cirque, sont bien deux signaux forts… Pas plus tard qu’hier nous avons adressé une lettre au ministère de l’Ecologie, le conjurant de libérer les éléphants des cirques.

Nous avions déjà lancé une procédure spécifique pour ces trois éléphantes âgées. La plainte est en cours d’instruction depuis plusieurs mois. C’est interminable. Pour Lechmee, Mina et Kamala, cela doit sembler une éternité. Suite à la parade filmée aujourd’hui, nous ajoutons donc une autre plainte, pour mauvais traitements, auprès du Procureur d’Epinal, avec demande de saisie des trois éléphantes.

Nous adressons immédiatement en parallèle, une lettre au Procureur d’Epinal avec demande de retrait de ce cirque, et une copie au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. L’Etat est responsable du bien-être des animaux sauvages captifs sur leur territoire. La Préfecture doit garantir qu’ils sont bien traités. Cette parade est la preuve – s’il en fallait encore une autre – que ce n’est pas le cas.

Trop c’est trop! Les éléphants doivent être sauvés de l’enfer des cirques!

Trop c’est trop! Les éléphants doivent être sauvés de l’enfer des cirques!

Trop c’est trop! Les éléphants doivent être sauvés de l’enfer des cirques!
05.04.2018
Espagne
Trop c’est trop! Les éléphants doivent être sauvés de l’enfer des cirques!
Exploitation pour le spectacle

Diana est morte sur une autoroute… en Espagne, lundi 2 avril après de longues années de captivité, de spectacles, et des centaines de milliers de kilomètres parcourus. Elle a sillonné l’Europe et l’Afrique du Nord, dans une remorque, ne s’arrêtant, sur des aires de repos et des parkings, que pour recevoir des coups de pique…

Ses compagnes, Pira et Belinda (plus âgées encore que Maya), Thaï et Baby ont vécu elles aussi l’accident routier. Crissements de pneus, freinage d’urgence, dérapage, chocs en chaîne, bruits assourdissants de froissement de tôle…Les éléphantes, filmées juste après l’accident, erraient sur la route, blessées, chaînes aux pieds, en état de choc manifeste. Diana agonisait sous leurs yeux sur le bas-côté, au milieu de l’épave qui fut si longtemps sa geôle et qui se révéla aussi son cercueil. Comment sont-elles prises en charge? Des vétérinaires ont-ils été diligentés en urgence? Sont-ils spécialistes des éléphants? Ont-ils pris également en compte leur état psychique?

En 2006, nous nous sommes battus de toutes nos forces pour les sauver des griffes de leur dresseur. Leur dresseur précédent les lui avait cédées, après sa condamnation en Allemagne pour actes de cruauté. Nous avons pu sauver Vicky, mais Diana, sa chère amie, Pira et Belinda sont restées au sein du cirque. Que vivent ces éléphantes sous sa domination? Ces êtres sentients, hautement intelligents et sensibles, se vouent un amour sans faille. Comment peuvent-elles supporter des brimades permanentes. Comment vont-elles se remettre du traumatisme de ce violent accident?

Nous sommes indignés. Cette mascarade a trop duré!

Les éléphants n’ont rien à faire dans des camions sur les routes! Quelle étonnante manière de traiter des animaux censément protégés par la loi!

Comment l’Etat français peut-il encore tolérer, voire même encourager cela? Quelle honte, pour le pays ayant permis la signature des accords de Paris lors de la COP 2! La majorité de la population est opposée à la présence d’animaux dans les cirques. Les accidents récurrents démontrent qu’elle peut être dangereuse et même mortelle, tant pour eux que pour des humains. Les spectacles ne sont que des démonstrations de force, qui assoient la domination de l’humain sur les animaux et les tournent en ridicule.

Ces accidents ne sont pas le fait du destin ou de la fatalité. Ils sont la conséquence d’une fuite de l’exécutif et du législatif. Ils n’assument pas leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Les animaux sauvages, d’où qu’ils viennent, font pourtant partie du patrimoine de l’humanité que nous allons leur léguer. Pourtant, ces éléphantes ont été arrachées à leur terre natale et enfermées à perpétuité! Leur existence n’est que survie, sous les coups d’humains ne cherchant que le profit. Leur droit à une vraie vie et à la liberté, notre espèce le leur a volé.

Le combat de One Voice pour les éléphantes détenues en France

On peut aisément comparer le sort de Vicky et celui de Lechmee . toutes deux âgées et paralysées de la trompe. Depuis plus de 10 ans cependant, Vicky profite d’une retraite paisible. Mais Lechmee, pourtant aveugle, est toujours dans un camion! Comme Diana aidait Vicky, c’est Mina qui l’aide à se nourrir… Nous ne baissons pas les bras pour qu’elles soient sauvées ensemble.

Pour Maya, notre combat continue. En mars, un expert de l’Etat, spécialiste des éléphants, a confirmé dans son rapport ce que nous clamions depuis bien longtemps… De quoi s’interroger sur les attestations précédentes des vétérinaires du cirque! Il nous a fallu plusieurs mois de bataille juridique et de mobilisation du public pour obtenir cette expertise. Et nous intentons un nouveau recours pour Maya, car elle se trouve toujours dans le cirque, malgré les assurances données par la préfecture qui en est responsable.

Enfin, nous adressons une lettre au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire pour demander le retrait immédiat des éléphants des cirques et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux, tels que le droit à la liberté. Nous rappelons également au Ministre d’Etat que les éléphants ont des caractéristiques spécifiques qui rendent la vie en cirque inadaptée et nocive pour eux: ils doivent pouvoir ad minima vivre en groupe, avoir un accès illimité à de l’eau et de la boue, pour se baigner et protéger leur peau, manger plusieurs kilos de feuillages et de fruits divers, marcher plusieurs kilomètres par jour, à moins d’en souffrir tant physiquement que mentalement…

#JusticePourMaya #JusticePourDiana #JusticePourLesEléphants

Une éléphante victime du cirque sur les routes espagnoles

Une éléphante victime du cirque sur les routes espagnoles

Une éléphante victime du cirque sur les routes espagnoles
03.04.2018
Espagne
Une éléphante victime du cirque sur les routes espagnoles
Exploitation pour le spectacle

Elles sont les amies de Vicky, sauvée par One Voice en 2006. Dans un accident de la route en Espagne, le lundi de Pâques, l’une d’elle a perdu la vie. La place des éléphants n’est pas dans un camion! One Voice est en colère et demande à Nicolas Hulot d’interdire en urgence leur détention dans les cirques!

Ces éléphantes, nous les connaissons. Depuis le sauvetage compliqué de Vicky en 2006, nous avons continué à les surveiller. Elles étaient passées en France, enfermées dans des remorques, avalant les kilomètres. Elles étaient 5, elles ne sont plus que 4. L’accident de la route qui a couté la vie à l’une d’elles hier 2 avril est un signal de plus sur l’urgence de l’interdiction des éléphants dans les cirques. La révision en cours de l’arrêté concernant la détention des animaux sauvages doit en tenir compte!

Rétrospective sur un scandale

En janvier 2005, un dresseur est condamné en Allemagne pour actes de cruauté sur ses 4 éléphantes: Vicky, Diana, Pira et Belinda. La nuit précédant la saisie, et leur placement dans un sanctuaire, elles disparaissent. Alertés par nos partenaires allemands, nous entamons alors une longue course poursuite. C’est en France que nous les retrouverons plusieurs mois plus tard, avec un autre dresseur, Monsieur G. Celui-ci détient déjà Indra, mais aussi Sabine, qui a causé la mort d’un homme en Suède. Il ne détient pas les papiers CITES pour ces nouvelles éléphantes, pourtant indispensables à leur détention. Nous demandons immédiatement au Ministère de l’Ecologie d’intervenir. Entre temps, Vicky disparaît. Les enquêteurs de One Voice la découvriront enfermée dans une remorque… Sa situation de santé est dramatique, sa trompe est paralysée à cause des coups de pique du dresseur ! Nous parvenons à la sauver et à la transférer dans un sanctuaire (Le sauvetage de Vicky en détails et images). Mais pour ses trois amies, dont Diana son amie proche, le Ministère décide contre toute attente de régulariser les papiers. Il fait ainsi le choix de régulariser une infraction portant atteinte à une espèce protégée, violant l’engagement de la France et confirmant le peu d’importance que l’Etat attache aux objectifs de protection des animaux en danger et aux individus eux-mêmes.

Une situation ubuesque

Monsieur G. n’hésite pas à porter plainte contre nous, réclamant ainsi 80000 euros de dommages et intérêts. Il n’aura pas gain de cause, mais évite désormais de se produire en France. Il doit malgré tout traverser notre pays pour se produire là où la législation est (encore) plus laxiste, et notamment en Afrique du Nord… Il s’est séparé de Sabine qui a à nouveau causé la mort d’un homme dans le Sud de la France, accident passé sous silence car la victime était un circassien… Puis en 2017, il exploite temporairement Sabbah, après le décès de sa compagne, Delhi, au cirque Pinder. En décembre dernier, nous avons demandé à la préfecture de Marseille dont dépendent ces deux éléphantes, de nous donner les informations les concernant. Sans réponse, nous avons saisi les autorités.

Qui est morte?

Qui a perdu la vie lundi en Espagne? Diana? Pira? Belinda? L’une des deux autres éléphantes nouvellement arrivées? Lesquelles sont blessées? Nous l’ignorons encore. Ce dont nous sommes certains, en revanche, c’est que depuis 2006, Vicky a vécu des années douces et heureuses. Douze années pendant lesquelles ses amies auraient dû, elles aussi, vivre une vraie vie d’éléphant, loin de la route et des camions. La scandaleuse décision du Ministère d’alors a permis au dresseur de continuer d’exploiter ces vieilles éléphantes. La révision actuelle de l’arrêté concernant la détention des animaux sauvages doit absolument permettre d’empêcher que cela se produise à nouveau. Il faut que Nicolas Hulot interdise la présence des éléphants dans les cirques! Leur place n’est pas sur les routes.

Nous sommes en colère et plus déterminés que jamais. Liberté et respect pour les éléphants!

 

Photo : Vicky, Diana, Pira, Belinda, Sabine et Indra en 2006.

Le chat comme sentinelle de populations humaines

Le chat comme sentinelle de populations humaines

Le chat comme sentinelle de populations humaines
29.03.2018
France
Le chat comme sentinelle de populations humaines
Expérimentation animale

Dans le but d’anticiper les problèmes engendrés sur les humains par le bisphénol A, un perturbateur endocrinien, une douzaine de chats ont subi en 2016 de multiples piqures intraveineuses, pouvant provoquer, entre autres conséquences graves, des pathologies majeures de la thyroïde.

Encore une fois, le protocole scientifique montre des failles, qui sont à la limite de la fraude scientifique, selon le Dr Ménache : les chats n’ont pas le même métabolisme que celui des humains, et c’est pourtant ce qui est mis en avant pour justifier leur utilisation comme point de comparaison avec les humains. Autre aberration, alors que les humains sont exposés à ce perturbateur endocrinien dans leur environnement et leur nourriture, les scientifiques ont injecté le bisphénol A aux chats en intraveineuses. Ils ont ainsi dû endurer des piqures nombreuses et très stressantes, mais aussi des prises de sang à répétition.

Rien dans ces expériences ne mentionne la moindre prise en compte de la souffrance des chats, même leur mode d’hébergement a été passé sous silence pendant les mois qu’ont duré les tests. Il est fort à parier que rien n’ait été mis en œuvre pour les aider, sinon, ça aurait probablement été mis en avant.

Le Ministère de l’écologie autorise les « silencieux » pour la chasse, nous l’attaquons pour excès de pouvoir

Le Ministère de l’écologie autorise les « silencieux » pour la chasse, nous l’attaquons pour excès de pouvoir

Le Ministère de l’écologie autorise les « silencieux » pour la chasse, nous l’attaquons pour excès de pouvoir
27.03.2018
France
Le Ministère de l’écologie autorise les « silencieux » pour la chasse, nous l’attaquons pour excès de pouvoir
Animaux sauvages

Début 2018, le Ministère de la transition écologique et solidaire publie un arrêté relatif à divers procédés de chasse, sans la mention de l’interdiction d’usage de modérateurs de son sur les fusils. Aucune consultation du public n’ayant été faite, et sans motif apparent pour cette modification du texte initial, ni étude d’impact sur la question, nous considérons que cet arrêté est illégal. Nous déposons un recours au Conseil d’Etat pour excès de pouvoir.

La chasse tue des animaux sauvages. Cette pratique humaine se substitue aux prédateurs naturels: loups, ours, renards,… que l’humain cherche – ou a d’ores et déjà réussi – à faire disparaitre car ils le concurrençaient vis-à-vis des animaux élevés pour leur chair.

La chasse en France n’est pas une activité nécessaire à la survie de la population du pays. Le nombre d’animaux non-humains qui en sont victimes est exorbitant, mais les animaux humains ne sont pas en reste. On décompte ainsi 15 morts et 200 blessés chaque année; les chasseurs eux-mêmes, les personnes de leur famille qui les accompagnent parfois, les promeneurs, amoureux de la nature, ainsi que les riverains, vivant simplement aux abords de forêt, qui, régulièrement essuient balles perdues ou erreurs de jugement de ces prédateurs humains en tenue kaki.

Depuis plusieurs centaines d’années, le son des tirs permettait non seulement de laisser une chance aux animaux de fuir le danger, aux groupes de chasseurs de s’éloigner les uns des autres, mais aussi aux simples ruraux et randonneurs de s’éloigner des zones de tir.

Forcément, petit désagrément, les chasseurs devenaient sourds au fil du temps et des coups de feu. Mais pour cela, ils se recommandaient entre eux le port de casques et de protections auditives individuelles jugées très efficaces par les chasseurs eux-mêmes.

Ceux-ci arguent que les modérateurs de son ne le suppriment pas sur les fusils actuels. Mais cet arrêté permettrait à de nouvelles armes de faire leur apparition dans les mains des chasseurs. C’est aussi laisser plus de chances à des braconniers d’agir dans l’ombre, et dans le silence, en tout cas plus discrètement qu’avant.

Le problème est encore plus large: en améliorant les conditions de chasse, le ministère entérine et encourage cette pratique, qui est attentatoire aux équilibres environnementaux et contraire au développement durable.

La biodiversité et la nature ne reposent pas sur des équilibres cynégétiques. L’humain doit cesser d’emprunter une attitude dominatrice vis-à-vis des écosystèmes et des espèces animales qui nous entourent. Nous ne sommes pas les rois de la Terre, apprenons à laisser une place à tous les êtres sensibles vivants sur nos territoires, et intégrons-nous dans cet équilibre sans le défigurer à jamais.

Sans consultation publique, et sans justification valable, le ministère a publié un arrêté permettant l’usage de « modérateurs de son », ou « silencieux », sur les armes à feu des chasseurs.

Nous déposons donc un recours pour excès de pouvoir. Nous estimons que l’arrêté ministériel publié le 2 janvier 2018 ne répond à aucune nécessité. Nous allons même au-delà : pour nous, la question même de sa légalité se pose, de plus, il met en péril les équilibres environnementaux.

L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques
24.03.2018
Corse
L’exemplarité d’Ajaccio et de Bastia pour les animaux des cirques

Les 19 et 20 mars dernier, nous avons été invités par les militants de « La Corse dit stop aux cirques avec animaux », à rencontrer les mairies de Bastia et Ajaccio, pour discuter de la manière la plus efficace de renforcer les mesures qu’ils ont mises en place pour interdire l’installation de cirques avec animaux sur leur territoire.

Bastia était la première escale de notre voyage de travail en Corse, le jour de la fête de la Saint Joseph, l’une des plus importantes pour la Ville. La mairie était donc fermée pour honorer la procession du saint patron bastiais, et Pierre Savelli, le maire, a malgré tout ménagé un moment pour nous saluer. Son chef de cabinet, Jean-Yves Bonifay, a ouvert la mairie tout spécialement pour notre entrevue.

Nous avons pu lui apporter de nombreux éléments d’ordres juridiques, une expertise sur l’arrêté pris par la ville en 2017.

En effet, le syndicat des cirques des familles attaque systématiquement en justice les décisions des mairies d’interdire les cirques avec animaux, cherchant à exploiter toutes les failles potentielles. Il faut dire que circulent sur internet des modèles qui, malheureusement pour les mairies, sont loin d’être fiables.

Et dans tous les cas, ce que nous avons appris, c’est qu’en Corse aussi, les circassiens n’hésitent pas à enfreindre la loi en s’installant sans autorisation, voire à menacer les militants, y compris avec des armes de poing.

Le dernier en date a obtenu l’autorisation de s’installer, à la condition expresse qu’aucun des animaux ne soient en scène, M. Bonifay ajoute: « Il y aurait des oiseaux et des chats. Etant donné que nous avons aussi interdit les animaux domestiques, nous serons vigilants. » Car l’arrêté du maire de Bastia spécifie que l’interdiction vaut pour les animaux sauvages mais aussi domestiques, et touche non seulement les éléphants et fauves mais aussi les lamas, les chiens…

Pour le maire de Bastia et son chef de cabinet, le débat est fort dans la société, et demande une réponse forte des représentants du peuple.

Le lendemain à Ajaccio, le même accueil chaleureux de Laurent Marcangeli nous est réservé. Le maire de la cité impériale nous reçoit dans son bureau, sous un portrait de Joséphine, l’épouse de Napoléon.

La décision – à l’unanimité – du Conseil municipal, interdisant aux cirques avec animaux de s’installer sur la commune est attaquée par les circassiens, avec le soutien de la préfecture. Au delà de considérations indispensables pour le bien-être des Ajacciens, comme la sécurité du public lors de manifestations, Laurent Marcangeli se révèle extrêmement engagé dans le soutien de la cause animale, et à l’écoute de ses administrés. « Depuis le début dans cette affaire, j’agis en conviction. Je sais que c’est un débat de société fort, très fort aujourd’hui, et légitime, qui agite le débat public, et que beaucoup de communes ont la même position que moi.« 

« Je ne veux pas priver les enfants d’Ajaccio de spectacles! En revanche, je n’ai pas envie d’emmener mes enfants voir certains spectacles, ce n’est pas un environnement naturel, cela n’éduque pas l’enfant à la réalité de ces êtres. »

L’élu a déjà de longues années d’expériences derrière lui, et multiplie les projets en faveur des animaux. S’étant opposé à l’installation d’un aquarium itinérant avec un requin dans sa ville, il envisage la mise en place un refuge pour les chats, pour lutter contre l’errance de manière durable, et soutenir le tissu associatif local en difficulté sur cette thématique. Il prend à bras le corps les problématiques liées aux modes de vie urbains qui engloberaient les animaux. Lors de notre échange, aucun animal n’a été oublié.

Ces deux personnalités politiques corses sont attachées au patrimoine naturel exceptionnel de leur île, et oeuvrent – en précurseurs – à mettre les actions municipales en accord avec leurs convictions pour la défense des animaux, dans l’intérêt général, et à la demande populaire. Une leçon de démocratie pour l’Etat.

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains

Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains
23.03.2018
France
Créer des chiens obèses pour faire maigrir les humains
Expérimentation animale

L’obésité chez l’humain est un problème majeur de santé publique, largement engendré par son mode de vie. Mais plutôt que de repenser nos modes de vie, en 2016 des chercheurs ont ciblé le chien. Pour le Dr André Ménache, ce dispositif est aberrant.

La science est censée ne faire varier qu’un élément à la fois pour tester une hypothèse… Pour tester un dispositif médical sur la perte de poids humaine, les chercheurs ont pourtant visiblement considéré que vingt chiens, carnivores, donc à l’appareil digestif plus simple et plus court que celui des humains, et dont les dents ne permettent pas de mâcher, mais seulement de déchirer la nourriture, étaient comparables à des humains, omnivores, de 15 kg.

Ces chiens ont dû supporter les conséquences directes souvent douloureuses d’une forte prise de poids sur leurs organes digestifs mais aussi cardio-vasculaires, leurs articulations, etc. pour ensuite passer sur la table d’opération. Là, les expérimentateurs ont incisé très profondément leur abdomen pour y implanter un dispositif médical pouvant entrainer de graves complications ! Parmi celles-ci, une perforation gastrique, des plaies du foie ou de la rate, ce qui mènerait à des interventions chirurgicales supplémentaires, voire à la mort, dans d’atroces souffrances. Rappelons que ces chiens étaient à la base des chiots en parfaite santé, et que rien n’indique que la transposition sur l’humain fonctionne.

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche

Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche
22.03.2018
Ardèche
Quatre daims sèment la panique à la préfecture de l’Ardèche
Animaux sauvages

En Ardèche, quatre daims seraient sortis d’une propriété privée en décembre 2017, et se promènent dans un bois attenant. Les chasseurs voulaient les tuer, mais sans autorisation, impossible. Qu’à cela ne tienne, ils en ont fait la demande au préfet, qui a exaucé leur vœu.

Quand se posent des questions avec les animaux sauvages de nos campagnes, les tuer est souvent la réponse à laquelle les autorités recourent systématiquement. Les fédérations de chasseurs, très minoritaires dans la population, semblent avoir tout pouvoir, alors que cela devrait être le contraire… Pourtant, des solutions bienveillantes alternatives, attendues par la population existent, et elles sont nombreuses.

Pour la Préfecture de l’Ardèche, les quatre daims ne doivent pas rester en liberté dans la nature car ils représenteraient « un danger pour la sécurité de tout un chacun et les cultures, de par leurs déplacements et leur alimentation« . Le préfet a donc ordonné leur abattage par des lieutenants de louveterie, en publiant un arrêté le 27 février 2018 pour les « détruire » afin d’éviter leur « prolifération ».

Mais en quoi ces quatre êtres sensibles gênent-ils? Sont-ils dangereux? Malades? Ont-ils attaqué qui que ce soit? Non. Leur existence elle-même poserait un problème, parce qu’ils marchent, mangent et qu’ils sont libres. C’est tout.

Or ces daims sont protégés par leur statut d’animaux sauvages captifs et apprivoisés, et le préfet doit apporter la preuve de ce qu’il avance quand aux dégâts que ces daims pourraient occasionner.

Car en France, aucune législation ne protège les animaux sauvages libres qui n’aspirent qu’à vivre en paix à nos côtés. Ils peuvent donc faire l’objet d’arrêtés de « destruction ». Mais ceux maintenus captifs et exploités par et pour les humains ont droit à un semblant de protection, et c’était le cas pour ces daims.

Nous avions déposé un recours pour faire suspendre en urgence et annuler cet arrêté. L’audience a eu lieu le 16 mars, le juge a decidé le maintien de l’arrêté.

Parallèlement, nous avons écrit au préfet pour proposer de prendre en charge le transfert de ces animaux vers l’Association de protection de la faune sauvage (APFS) à Sedan, un sanctuaire partenaire qui a accepté de les accueillir à titre définitif dans son parc de 14 hectares.

Notre époque vit la sixième extinction massive d’animaux sur la planète, notre pays s’urbanise de plus en plus, et le peu d’animaux encore sauvages de notre territoire est sans cesse plus menacé. Ca suffit! D’autres solutions que l’anéantissement de tous les animaux doivent pouvoir être entendues et mises en œuvre.

« On donne des leçons à des pays lointains pour qu’ils protègent leurs éléphants. Et on n’est pas capables, chez nous, de protéger quatre daims. »
– Muriel Arnal

Nous déposons un pourvoi en cassation, nous ferons tout pour que ces quatre daims puissent vivre!