Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!

Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!

Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!
09.11.2019
Loir-et-Cher
Micha, Bony, Glasha: silence, on maltraite dans les cirques!
Exploitation pour le spectacle

Micha, toujours dans un état critique, nécessite des soins en urgence. Bony et Glasha sont ignorés par les pouvoirs publics, malgré leur état et leurs conditions de détention. Au moment où nous lançons des procédures en urgence pour eux, le préfet demande opportunément le silence du zoo-refuge. Les autorités verraient-elles venir la catastrophe après avoir fermé les yeux pendant tant d’années? Pour Bony, Glasha et Micha, nous ne nous tairons pas!

Après avoir repris quarante kilos et retrouvé une santé inédite jusque-là, l’état de Micha est redevenu très préoccupant ces derniers jours, nécessitant une intervention en urgence. Pour pouvoir l’aider, le zoo-refuge a donc dû quémander l’accord des Poliakov – car oui, le couple de tortionnaires est toujours propriétaire de Micha!

L’omerta des pouvoirs publics

Dans le communiqué en ligne et la lettre ouverte publiés par la préfecture trois jours après le dépôt de notre recours contre elle, les autorités se targuent d’avoir obtenu l’assentiment des dresseurs, tout en réclamant expressément que l’état de Micha soit tu. La préfecture chercherait-elle à mettre une chape de plomb sur ce qu’endurent les trois ours?  L’omerta autour de la santé de Micha nous inquiète quant à la survie de Bony et Glasha au fond de leurs geôles infâmes.

Les dresseurs hors-la-loi, toujours protégés

Pendant les dix années où Bony, Glasha et Micha ont été enfermés dans les cages de 2 md’un camion de cirque, les autorités ont fermé les yeux. Puis, elles ont continué quand les ours se sont retrouvés enfermés dans des cachots aux conditions répugnantes, battus par tous vents, exposés aux maladies, etc. Et cela dure depuis 7 ans. Comment des dresseurs peuvent-ils être à ce point protégés? Comment peut-on martyriser ainsi des animaux dans une telle impunité?

 

Festival des Arts du Cirque 2005, Micha, Glasha et Bony filmés dans les cages du camion où ils vivaient. En 2012, ils seront transférés dans les geôles des Poliakov où sont encore Glasha et Bony. Quand auront-ils enfin le droit de recevoir soins et attention?! #CirquesSansAnimaux pic.twitter.com/IccJ3M7ab9

— One Voice (@onevoiceanimal) October 13, 2019

 

Notre attaque en justice, déclencheur de la réponse préfectorale

Avec ce communiqué, la préfecture espèrerait-elle désarmer ceux qui défendent Micha, Bony et Glasha?
Quelques jours avant sa publication, ce mardi 5 novembre 2019, nous déposions un recours au fond pour excès de pouvoir, contre son inertie, sa mauvaise appréciation de la situation, et son silence face à nos demandes depuis deux mois.
Vendredi 8 novembre 2019, nous déposions également en urgence un référé suspension pour

  1. faire retirer le certificat de capacité des dresseurs,
  2. faire annuler leur autorisation d’ouverture et
  3. faire saisir Bony, Glasha et tous les animaux encore aux griffes des Poliakov.

Tenter de justifier l’injustifiable

Non, Monsieur le Préfet, jusqu’au mois de septembre tout n’allait pas bien! Les asticots n’apparaissent pas en quelques jours dans un être vivant, ni la grave malnutrition, ni les traces verdâtres au fond des auges, ni les rats dans les cachots et dans l’enclos. Comment se fait-il que les Poliakov aient pu traîner le pauvre Micha en spectacle grâce au certificat d’un vétérinaire? (Nous avons attaqué ce vétérinaire-équin!-devant le Conseil de l’Ordre)   

En conclusion, les Poliakov n’autorisent les soins sur leurs animaux que quand ils y sont absolument contraints. La préfecture ne semble pas souhaiter que les maltraitances soient sues. Aussi, puisqu’il faut en arriver là…, nos procédures en justice sont en cours pour obtenir la vérité et le sauvetage de tous les animaux.

L’audience de notre référé-suspension contre l’inaction du préfet aura lieu le 28 novembre au tribunal administratif d’Orléans.

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Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins

Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins

Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins
09.11.2019
France
Dressage de chiens: solidarité de centaines d’éducateurs canins
Animaux familiers

Pour ces centaines de professionnels, notre enquête sur le ring et les dérives violentes de ce type de dressage sont un soulagement. Ils dénoncent avec nous les « actes odieux décrits et prouvés par (nos) vidéos », nous encourageant même à persévérer dans notre action! Ils s’inscrivent en faux contre ceux qui nous ont attaqués en justice: ces derniers ne les représentent pas. Leur solidarité nous touche en plein cœur et renforce notre détermination pour les chiens martyrisés.

Contrairement à ce que soutient la trentaine de dresseurs qui nous a assignés en justice, ce n’est pas «l’intégralité d’une profession» que nous avons dénoncée. Pour preuve, l’élan de solidarité de trois cent cinquante-sept professionnels (à ce jour) et également de particuliers, qui, portés par notre enquête en immersion ont pu libérer leur parole, eux qui ne s’expriment que rarement en public.

Trop c’est trop!

Plusieurs publications récentes de ceux qui s’autoproclament porte-parole sur les réseaux sociaux ont mis le feu aux poudres. Ceux qui nous soutiennent tiennent à le dire haut et fort: ils ne se sentent ni « dénigrés », ni « accusés » par notre démarche. Au contraire, eux ne font pas d’amalgame. Notre enquête n’a jamais remis en question ni les pratiques, ni les valeurs des éducateurs canins dans leur ensemble, bien loin de ce qui est ciblé.

Unis contre la violence!

Pour en finir avec ces méthodes barbares, nous réclamons toujours l’interdiction du dressage des chiens au mordant et de tout entraînement des chiens dits de défense, les transformant en armes par destination. Nous le répétons, tout chien mérite de vivre au sein d’un foyer aimant. Une bonne communication et une complicité entre humain et chien ne peuvent être basées sur les cris, les coups, ni la douleur engendrée par les colliers à pointe ou à décharges électriques… Et dans cette démarche, nous sommes tous unis, associations, professionnels et particuliers, contre une minorité aux pratiques néfastes à tous et surtout à nos compagnons depuis plus de 30000 ans, les chiens!

Les loups, proies de l’État français

Les loups, proies de l’État français

Les loups, proies de l’État français
08.11.2019
France
Les loups, proies de l’État français
Animaux sauvages

En politique, si l’on veut se montrer crédible, il faut avoir le souci de la cohérence. Difficile pour un ministère de l’Écologie d’assumer la persécution d’une espèce protégée. Alors, pour ne pas avoir à se brûler les doigts sur les dossiers sensibles, il délègue leur gestion, il renforce les compétences d’un préfet, comme on refile une patate chaude. Mais lorsqu’une association comme la nôtre s’en offusque, il est contraint de montrer son vrai visage et de reconnaître sa position… Oui, en France, le massacre des loups se pratique avec l’assentiment des représentants du gouvernement censés prendre leur défense!

Depuis que la population des loups a péniblement atteint le seuil des 500 individus, notre pays semble non seulement se moquer de plus en plus de sa protection, mais œuvrer pour la décimer.

Des discours aux actes, le grand écart

Officiellement toutefois, le gouvernement tient un discours qui se veut dans l’air du temps. Il affirme se sentir concerné par le déclin de la biodiversité et la préservation de la faune. Il prétend encourager la cohabitation entre les loups et les humains… Mais c’est à coups de fusil qu’il règle la question! Car en réalité, c’est bien en légitimant les massacres à grande échelle des canidés sauvages que les dirigeants se mettent éleveurs et chasseurs dans la poche.

C’est pas moi, c’est l’autre

Pour éviter d’avoir trop de sang d’une espèce—de surcroît protégée—sur les mains, et être pris en flagrant délit de contradiction, le pouvoir central a trouvé la parade… Par l’arrêté du 12 septembre 2018, il a désigné un préfet coordonnateur du plan national d’actions sur le loup. Jusqu’au 31 décembre 2023, c’est le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui, à ce titre, « anime et coordonne l’action des préfets de tous les départements concernés par le plan national d’actions sur le loup pour la mise en œuvre dudit plan ». Entre autres prérogatives, le magistrat s’est vu doté de compétences inhabituelles. Il peut « préciser » les conditions d’application des arrêtés des ministres chargés de l’écologie et de l’agriculture. Plus prosaïquement, il est habilité à prendre des dérogations aux mesures de protection des espèces de faune et de flore sauvages. Et décider, en l’occurrence, d’augmenter joyeusement le taux de « prélèvement » des loups, dans la « limite » des 2% de l’effectif moyen de leur population estimée annuellement. Mais pourquoi s’interrompre en si bon chemin ? Au-delà de ce seuil, les tirs dits de « défense simple », approuvés par les préfets des départements, restent encore possibles! Un loup dans les parages? Les chasseurs sont appelés à la rescousse! Reconnaissons que cette délégation du « permis de tuer », cette dilution des responsabilités à toutes les échelles de l’appareil étatique, ouvrent la porte aux pires dérives… Sans que personne—et c’est là toute la perversité du système—soit directement incriminable.

Recours au Conseil d’État

Dès novembre 2018, par un recours gracieux, nous avons appelé le Premier ministre à annuler son arrêté du 12 septembre. Notre demande étant restée lettre morte, nous avons saisi le Conseil d’État en mars 2019. Pour l’heure, ce dernier n’a pas encore tranché. Mais nous savons d’ores et déjà que le ministère de la Transition écologique et solidaire n’est pas de notre côté. Ni donc de celui des loups. En date du 7 octobre, il a adressé un courrier au président du Conseil pour le prier de rejeter notre requête. Ainsi, même l’institution supposée être en charge officielle de la protection de la nature dans notre pays, préfère se soumettre aux diktats des éleveurs et des chasseurs! Plutôt que d’instaurer des solutions alternatives et éthiques aux problématiques pastorales, plutôt que de redonner leur place pleine et entière à des êtres merveilleux et sentients dont nous avons déjà persécuté les ancêtres, elle laisse les lobbies s’emparer du sujet, faire pression sur les élus locaux (et par ricochet sur les représentants de l’État) pour répandre des calomnies!

Fanatisme et obscurantisme

Le retour des loups en France a fait ressurgir des peurs profondément archaïques. Même si, Dieu et diable ne sont plus autant conviés au débat qu’à l’époque médiévale, les grands prédateurs se retrouvent comme autrefois traqués de toutes parts, victimes de terribles préjugés nés de la simple ignorance ou savamment entretenus par ceux qui veulent leur peau. Traités comme des « monstres », du « gibier » ou juste comme des concurrents encombrants, ils tombent les uns après les autres. Et leur peuple, à peine ressuscité de ses cendres, agonise de nouveau sur la terre où pourtant leurs aïeux et les nôtres ont su cohabiter en paix, dans un lointain passé… C’était il y a fort longtemps, au cours de la Préhistoire. Bien avant qu’Homo sapiens, sous l’influence de croyances frénétiques, se prenne un beau jour pour le roi de la « Création » et voie soudain dans les yeux de Canis lupus, son frère d’hier, le regard du « Malin ». Voulons-nous une fois encore nous éloigner du chemin de la sagesse? Souhaitons-nous vraiment exterminer tout ce qui nous rappelle nos origines sauvages et notre propre animalité? Le gouvernement français pourra toujours arguer que 500 individus suffisent pour rendre une espèce viable, nous savons, ainsi que les scientifiques, qu’il n’en est rien. D’ailleurs, la Cour de justice de l’Union européenne vient d’étendre le principe de précaution aux espèces protégées. Le doute doit donc leur profiter! Mais surtout, comme à toutes les autres, le droit d’exister.

En attendant cette audience

En attendant d’être au Conseil d’Etat pour les défendre, nous serons en ce mois de novembre 2019:

Dressage de chiens: la loi du plus fort?

Dressage de chiens: la loi du plus fort?

Dressage de chiens: la loi du plus fort?
06.11.2019
France
Dressage de chiens: la loi du plus fort?
Animaux familiers

Nous sommes assignés en justice par le Tribunal de grande instance de Valence pour avoir, dit-on, « entaché l’intégralité d’une profession » en dénonçant certaines des méthodes qui ont cours dans des cercles de dressage des chiens, images et témoignages à l’appui.

Ils avaient demandé un report de l’audience, nous ne nous y étions pas opposés, c’était au tribunal de trancher.

Ce 5 novembre, le Président de la 1ère chambre s’est opposé catégoriquement à tout renvoi, même à brève échéance, estimant que l’affaire était en état. Il n’y a donc pas eu de plaidoirie. L’affaire a été mise en délibéré au 14 janvier 2020.

L’enquête remonte à 2014-2017. Plusieurs cas signalés ont conduit nos enquêteurs à infiltrer des centres de dressage canin. Ils en ont ramené faits, images et déclarations qui font froid dans le dos.

Un rapport, étayé par l’analyse d’une vétérinaire comportementaliste, et des articles ont suivi, rapportant des brutalités inouïes à l’encontre de chiens, commises devant des enfants (bel exemple d’éducation). Nous avons produit des études scientifiques sur les dégâts que peuvent engendrer de telles activités, qui cassent psychologiquement des individus pour les soumettre à la loi du « maître ».

Pour avoir présenté ces faits, une trentaine de professionnels nous réclament aujourd’hui plus de 170 000 euros au titre de « dénigrement collectif ».

Liberté d’expression!

On nous accuse de désinformation alors que des faits bruts ont été filmés et que nous avons par ailleurs mis en avant les centres de dressage de cette profession pratiquant des approches bienveillantes, pour des chiens équilibrés et non pas traumatisés, ceux-là mêmes qu’on abandonne volontiers s’ils n’obéissent pas au doigt et à l’œil.

En soulignant le Lien, ce rapport scientifiquement étayé entre les violences commises envers les animaux et celles à l’encontre des humains de l’entourage, nous avons mis en exergue le fait que la brutalité n’est ni une fin en soi, ni un moyen en matière de psychologie animale, mais qu’elle peut être lourde de conséquences. Cela reste visiblement incompréhensible à nombre d’éducateurs canins…

Une question de respect avant tout

Si les enquêtes de la Cellule Zoé, notre antenne d’action sur le terrain contre la cruauté, ont produit des scènes de maltraitance avérées en divers clubs canins, à qui la faute ? One Voice n’a fait que dénoncer une pédagogie fondée sur le dressage et la brutalité, mis en avant ses travers et conséquences tout en soulignant que d’autres méthodes d’éducation canine, éthiques et durables, existent…

En tant qu’association non-violente engagée depuis 25 ans dans le respect de tous les animaux, nous sommes fiers d’avoir dénoncé des pratiques indignes de crainte de les voir se généraliser. Nous le répétons: il existe une éducation positive et non-violente des chiens dispensée par des professionnels. Nombre de chiens sont concernés et il est ici question du respect d’autrui. Nous espérons en la clairvoyance de la justice. Sinon tous les excès sont permis, le débat n’est plus public ni aucun progrès des pratiques possible.

Justice pour Cersei!

Justice pour Cersei!

Justice pour Cersei!
04.11.2019
Bouches-du-Rhône Justice pour Cersei!
Animaux sauvages

À l’évidence victime d’un trafic, Cersei a été arrachée à sa mère dès ses premières semaines. Cette petite lionne a été retrouvée par les douanes en grande détresse, dans les locaux d’un garage marseillais, il y a un an. Prise en charge rapidement, elle a pu être sauvée. Combien de fauves, souvent nés dans les cirques, sont encore régulièrement victimes de ce commerce? Les coupables doivent être condamnés! Pour Cersei, nous serons présents à l’audience ce 4 novembre.

C’est dans un état déplorable que Cersei a été saisie par les services de douane en octobre 2018. Enfermée dans les locaux d’un garage automobile marseillais, la petite lionne—âgée seulement de quelques semaines et donc non sevrée–présentait de multiples signes de maltraitance. Son corps presque entièrement dépourvu de poils laissait apparaître une peau écarlate, résultat d’une inflammation aiguë. Le ventre très gonflé et les yeux atteints d’ulcères cornéens, la pauvre transpirait la peur et la douleur. Grâce à l’intervention des autorités, elle a d’abord été confiée à la SPA de Marseille, puis transférée par les gendarmes à l’association Tonga Terre d’Accueil où elle a reçu des soins pendant un an. Récemment, elle s’est envolée avec la Fondation Born Free vers un sanctuaire en Afrique du Sud. Cersei est désormais hors de danger!

Le tragique destin des lionceaux

Cette issue heureuse ne doit pas faire oublier la tragédie de l’affaire. Que faisait Cersei entre les mains d’un particulier? Arrachée à sa mère certainement captive d’un cirque où les naissances ne sont pas suivies par les autorités, nous avons aussitôt déposé plainte pour elle en octobre 2018. Son geôlier est un individu bien connu des services de police et au casier très fourni. Il a notamment été condamné pour des faits de vols avec arme et la séquestration de sa propre fille mineure, qui lui a valu un séjour en prison! Et il ne manque pas d’aplomb. Lors des auditions, il s’est lancé dans des explications aussi verbeuses que nébuleuses, allant même jusqu’à se considérer comme le sauveur de Cersei!

Protéger les fauves du trafic

Nous nous sommes constitués partie civile contre cet homme pour les faits de détention d’espèce protégée sans autorisation, ainsi que de détention de spécimen d’espèces sauvages menacées d’extinction. L’audience aura lieu ce lundi 4 novembre 2019, à 8h30, au Tribunal de grande instance de Marseille. Nous espérons que toute la lumière sera faite sur les origines de Cersei qui est à l’abri, contrairement à sa mère…

Au secours de la faune sauvage captive!

En date du 8 octobre 2018, un nouvel arrêté avait officiellement tenté de préciser les conditions de détention d’animaux d’espèces non domestiques. Mais les règles fixées étaient encore beaucoup trop floues! Elles ne fermaient pas du tout la porte aux pires trafics car elles n’encadraient que la détention des individus « adultes ».

Ainsi, les jeunes n’ayant pas encore atteint l’âge de reproduction n’étaient pas protégés par la loi et leurs « propriétaires » pouvaient échapper à tout contrôle! Quiconque souhaitait acquérir un éléphanteau ou meubler son salon d’un bébé hippopotame n’avait nul besoin de s’encombrer d’une autorisation préalable et d’un certificat de capacité, ni même d’une simple déclaration.

Nous avons donc intenté un recours pour excès de pouvoir contre cet arrêté en décembre 2018, suivi d’un référé en suspension. Le juge des référés du Conseil d’État nous a entendus le 23 janvier dernier et c’est une magnifique victoire!

Les derniers bélugas de la prison des baleines

Les derniers bélugas de la prison des baleines

Les derniers bélugas de la prison des baleines
02.11.2019
Russie
Les derniers bélugas de la prison des baleines
Exploitation pour le spectacle

Les 50 derniers bélugas de la prison des baleines quitteront bientôt leurs enclos flottants de la baie de Srednyaya, même si jusqu’au bout leurs «propriétaires» ont tenté de les vendre aux parcs chinois. Embarqués à bord de deux navires, ils devraient être relâchés en mer du Japon, au milieu de nulle part.

Ils échapperont aux mâchoires de glace d’un nouvel hiver ainsi qu’à une mort lente au fond de quelque delphinarium chinois, mais leur destin suscite les plus vives inquiétudes.  
Si les 10 orques captives ont été libérées avec plus de sérieux, nous ne savons rien en revanche des baleines blanches déjà remises en mer depuis le mois de juin dernier. Au moins l’ont-elles été sur le lieu de leur capture, dans la baie de Sakhaline.

Rien de tel pour l’ultime contingent des 50 bélugas.

Entassés dans l’eau sale de containers minuscules par groupes de cinq ou six individus, ils seront abandonnés à près de mille kilomètres de leur territoire natal.
C’est en effet dans la baie d’Uspeniya que les deux navires de l’agence VNIRO les balanceront par-dessus bord comme des paquets encombrants, sans balise satellite ni aucun suivi, et sans la présence d’un observateur indépendant, refusée par VNIRO.
Que deviendront ces bélugas juvéniles, dont beaucoup ont été enlevés à leur mère lorsqu’ils n’étaient qu’à peine sevrés et qui sont donc privés de l’expérience nécessaire pour survivre en milieu sauvage? Ils pourront se nourrir, certes, car le poisson est abondant dans la mer du Japon. Mais cette région est aussi infestée de braconniers nord-coréens qui y déploient leurs filets dérivants, malgré les raids fréquents des garde-frontières russes. Malheur aux bélugas qui seraient pris dans leurs rets!

Aucune chance pour ces ex-détenus de retrouver jamais le chemin de la mer d’Okhotsk dont ils proviennent. Et fort peu de chance de croiser des bélugas libres, car ceux-ci ne traversent la baie d’Uspeniya qu’en hiver, lors de leur migration vers le nord.

Pourquoi les avoir condamnés à des conditions de transport aussi cruelles, à une libération aussi bâclée?

En raison des tempêtes d’automne qui bloquent la route de Sakhaline, prétend l’agence VNIRO.
Mais aussi parce que les bélugas n’ont pas le même prestige ni la même valeur marchande que les orques. Voilà des décennies que la Russie les vend à bas prix à la Chine, où les parcs marins poussent comme des champignons vénéneux.
Voilà des décennies qu’on les transporte d’un coin à l’autre de la Russie au fond de vieux camions déglingués, pour amuser les spectateurs d’un delphinarium ambulant.
Ceux-ci ne sauront jamais que ces clowns blancs si drôles quand ils crachent de l’eau ou se font chevaucher par un dresseur hilare, vivent en réalité au sein de sociétés paisibles et complexes, dotées d’un répertoire vocal d’une richesse inouïe, de traditions transmises de génération en génération et composées de familles aimantes soudées pour toute la vie.
Il reste moins de 4.000 bélugas sauvages dans les eaux glacées de l’Extrême-Orient russe. Et déjà 210 croupissent dans les seules geôles chinoises et nul ne sait combien encore au Japon, en Turquie ou en Russie même.

Alors, oui, cette ultime évacuation effectuée sans témoin est un scandale!

Car si les ordres de Vladimir Poutine ont bien été exécutés, comme à regret et en traînant les pieds, ce sera sans doute au prix de nombreuses victimes dont les cadavres couleront au large et ne seront jamais retrouvés.
À présent, il faut que les enclos de la prison des baleines restent vides pour toujours.
Il faut que la Russie renonce enfin aux captures d’orques et de bélugas, qu’elle est le dernier pays au monde à pratiquer encore, et que des lois strictes et claires l’y contraignent! En appuyant les experts internationaux et les courageuses associations locales actives sur le terrain, One Voice mettra tout en œuvre pour tenter de l’en convaincre.

VNIRO (Institut fédéral russe de recherche sur la pêche et l’océanographie):  organisation de recherche créée il y a plus de 135 ans pour soutenir scientifiquement l’activité de la Russie dans le domaine de la gestion des pêches, la coordination de la mise en œuvre des plans et programmes des travaux de recherche sur les pêches.

Chatipi: le programme de One Voice pour les chats sans abri!

Chatipi: le programme de One Voice pour les chats sans abri!

Chatipi: le programme de One Voice pour les chats sans abri!
24.10.2019
Chatipi: le programme de One Voice pour les chats sans abri!
Animaux familiers

Pour venir en aide aux chats sans abri, One Voice a créé Chatipi. Une réponse simple, concrète et efficace, intégrée à sa campagne globale contre l’errance ! Inauguration samedi 26 octobre 2019.

Parce que la souffrance des chats sans abri est sans limite, parce que leur nombre ne cesse de croître, One Voice a créé Chatipi. Une réponse simple, concrète et efficace, intégrée à sa campagne globale contre l’errance ! L’inauguration du nouveau Chatipi aura lieu à Veix samedi 26 octobre à 10h en présence de Sylvie Degery, Maire de Veix, Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice, et du vice-président du Conseil départemental de Corrèze.

L’errance, c’est plus de 11 millions de chats dans la rue, en proie à la faim, la soif, aux maladies, aux intempéries et à la violence. Un chiffre qui ne cesse de croître malgré les actions sporadiques de stérilisation engagées ici ou là. Les refuges débordent et la situation empire d’année en année ! C’est en réponse à la souffrance des chats sans abri que One Voice a créé Chatipi.

Le maire, responsable légal des chats errants de sa commune

Le programme Chatipi de One Voice s’inscrit dans sa campagne réclamant un plan national d’urgence contre l’errance des chats. C’est une aide, proposée aux maires, car c’est à eux que revient légalement la responsabilité de la gestion des chats libres sur leur territoire communal. La réglementation actuelle stipule clairement que les stérilisations/relâchages sont à préférer aux « euthanasies », en fait de véritables abattages dénoncés par One Voice. C’est la seule solution envisageable, parce qu’elle est à la fois éthique et efficace…

Chatipi : une aide concrète pour les communes

Suite au projet pilote réalisé en 2013, Chatipi a été repensé pour pouvoir être aisément implanté partout où les chats sans abri ont besoin d’un refuge. Le programme propose ainsi aux maires de les aider à respecter leur obligation légale de protection des chats errants en les accompagnant dans la création d’un lieu de vie pour eux.
Les chats stérilisés et relâchés, doivent pouvoir s’y protéger des intempéries et de la violence, y être nourris, abreuvés et bénéficier d’un suivi sanitaire.

Ces lieux d’accueil, qui pourront être implantés dans un espace public, seront à la fois l’occasion de mieux les respecter et générateurs de liens sociaux entre les habitants de la commune. Ils permettront aussi de faire connaître les chats, grâce à la documentation en ligne mise à disposition par One Voice.

Vous souhaitez nous aider à développer Chatipi dans votre commune ? Contactez-nous ! Et pour aider les chats sans abri, vous pouvez aussi faire un don…

Audience contre le préfet de la Drôme pour libérer Jumbo!

Audience contre le préfet de la Drôme pour libérer Jumbo!

Audience contre le préfet de la Drôme pour libérer Jumbo!
22.10.2019
Drôme
Audience contre le préfet de la Drôme pour libérer Jumbo!
Exploitation pour le spectacle

Nouvelle audience au tribunal administratif de Grenoble pour Jumbo. Elle se tiendra le 29 octobre dans le cadre de notre recours contre la préfecture de la Drôme. Celle-ci préfère se voiler la face que de reconnaître l’hippopotame victime de maltraitances.

C’est armés d’une infinie patience que nous poursuivons notre combat pour Jumbo. Le 29 octobre prochain, nous serons au tribunal administratif de Grenoble pour dénoncer une fois de plus les conditions de vie de cet hippopotame séquestré par le cirque Muller et le laisser-faire inacceptable des autorités administratives vis-à-vis de ses tortionnaires.

Nouveau recours contre la préfecture de la Drôme

Déjà deux ans que nous attendons cette audience… Elle intervient à la suite de notre recours, remontant à 2017, dans l’affaire qui nous oppose à la préfecture de la Drôme. Pour mémoire, nous avons engagé des poursuites contre cette institution pour « excès d’autorité » après qu’elle a refusé de placer Jumbo dans un sanctuaire, en dépit des preuves flagrantes de sa maltraitance que nous apportions. Notre dossier pèse pourtant lourd… Il démontre que les besoins les plus fondamentaux de cet hippopotame, séquestré depuis 30 ans, ne sont pas respectés et que sa vie, privée d’eau, est un enfer.

Inspections et illusions

Mais la préfecture a préféré se retrancher derrière des rapports d’inspection ne faisant état d’aucun problème particulier. Il faut dire que les visites des vétérinaires sont généralement annoncées, voire effectuées à la demande des circassiens quand cela arrange ces derniers! Une inspectrice a confié au magazine Le Point en 2017 qu’elle n’avait pas réalisé d’examen clinique de Jumbo, qu’elle ne l’avait même pas touché au moment où ses « propriétaires » l’avaient incitée à dresser un état sanitaire de l’animal! Elle a reconnu également qu’elle ne pouvait pas savoir si les « conditions satisfaisantes » qu’elle avait observées étaient remplies dans chacune des villes où se produit le spectacle itinérant… On se doute qu’en l’honneur du passage prévu de la vétérinaire, le cirque Muller avait pour une fois observé le décorum et déployé toutes ses ressources pour la séduire…

Du côté de la réalité

De notre côté, nous suivons Jumbo à la trace dans tous les déplacements du cirque. Et nous connaissons bien la réalité de son calvaire. Nos enquêtes, les rapports de nos experts, attestent de son immense détresse. Quant à ses tortionnaires, nous avons eu à de nombreuses reprises l’occasion de constater leur violence, autant verbale que physique, avec ceux qui ne pensent pas comme eux: nos équipes en ont largement fait les frais. En témoignent aussi les captures d’écran de leur page Facebook, reprises dans l’article du Point, où l’on voit leur haut degré de réflexion et d’argumentation… Il y a urgence à retirer Jumbo de leurs griffes, il y va de sa survie. Dans la foulée de notre recours contre la préfecture du 29 octobre au tribunal administratif de Grenoble, le procès que nous avons intenté contre le cirque Muller pour mauvais traitements – premier du genre en France – se tiendra quant à lui un mois plus tard à Valence.

Continuez à soutenir notre action pour Jumbo en signant notre pétition!

Les chasseurs pourront continuer les massacres d’oiseaux

Les chasseurs pourront continuer les massacres d’oiseaux

Les chasseurs pourront continuer les massacres d’oiseaux
16.10.2019
France
Les chasseurs pourront continuer les massacres d’oiseaux
Animaux sauvages

Bravo au Conseil d’État d’avoir débouté nos requêtes contre les 11 derniers arrêtés régulateurs pris en matière de chasses traditionnelles des oiseaux. L’audience du 2 octobre, mise en délibéré, vient de produire ses effets. La France, main dans la main avec les chasseurs, va continuer à laisser massacrer ses oiseaux en danger!

On tue, mais cela ne compte pas. Vraiment bravo. Fin 2018, nous avions déjà attaqué les onze arrêtés ministériels autorisant le piégeage d’oiseaux dans de nombreux départements de France, selon des méthodes traditionnelles et cruelles. C’était l’une des premières décisions prises par François de Rugy, alors ministre de la « transition écologique ». Nous n’avons cessé de déposer des demandes de suspension en urgence, car tant qu’elles ne sont pas jugées, des individus meurent. Chaque vie menacée est une urgence!

La mort, sans préjudice?

Aujourd’hui, à la suite d’une nouvelle audience, il semble que notre association, pourtant entourée des meilleurs experts, ne produit pas la preuve que les oiseaux sont en voie de disparition et que leur chasse, partout en France, selon des méthodes allant jusqu’à l’inavouable, n’a pas d’effet « préjudiciable ».

Pourtant, une étude du Muséum d’Histoire Naturelle a démontré le déclin important des oiseaux de nos campagnes, un phénomène proche de la catastrophe écologique, par la réduction considérable de leurs effectifs, un tiers au cours des quinze dernières années.

 

Découvrez le live-tweet de l’audience du 2 octobre 2019

Ce 2 octobre, suite à nos recours en urgence, a eu lieu l’audience au @Conseil_Etat contre les arrêtés du 2019-2020 de chasses traditionnelles – glu, matoles,… – visant les oiseaux pris par le @Min_Ecologie (https://t.co/nXYnAn5GUK). #LaChasseUnProblèmeMortel À Dérouler ⤵️ pic.twitter.com/BtmfeQbWyL

— One Voice (@onevoiceanimal) October 2, 2019

 

Solidaires dans le carnage, sérieux?

Malgré tout, le ministère s’oppose clairement à nous dans ce dossier et se fait solidaire de la Fédération nationale des chasseurs, auxiliaire du comptage des cadavres qu’elle débite sans sourciller. Au nom de quoi? Faut-il vraiment réguler le nombre des oiseaux volant dans le ciel? Multiplier librement les atteintes à des espèces protégées par des pièges non sélectifs?

Si le caractère d’urgence, face à de tels attentats à la vie, n’est pas reconnu par la première juridiction administrative du pays, nous reviendrons avec d’autres arguments. Nous déposons plainte contre la France devant la Commission européenne. Elle a déjà mis en demeure notre pays de se mettre en conformité avec la directive Oiseaux, qui interdit les chasses traditionnelles et cruelles. Nous nous battrons aussi longtemps que la France continuera de coller ses petits oiseaux… tant qu’il en restera!

Nous invitons à un rassemblement à Avignon, ce samedi 19 octobre à 10h, place de l’Horloge, pour le respect des oiseaux. Ils souffrent et sont en danger. Pour eux nous mènerons le combat jusqu’au bout!

Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT): l’enfer existe

Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT): l’enfer existe

Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT): l’enfer existe
15.10.2019
Union européenne
Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT): l’enfer existe
Expérimentation animale

L’ONG allemande Soko Tierschutz lève le voile sur les coulisses du Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie (LPT). Un retour d’enquête épouvantable sur les expérimentations animales qui sont pratiquées à l’abri des regards, au mépris de la loi et de toute humanité. Avec Cruelty Free International, nous appelons à la fermeture de cet établissement et à l’abolition de tests cruels, inutiles et dépassés!

Image : SOKO Tierschutz/Cruelty Free International

Pipettes translucides, blouses blanches, masques de protection bleutés, gants d’examen et regards turquoises assortis… La vitrine internet du Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie (LPT), en Allemagne, brille de propreté. Et pour cause. Cette organisation, qui revendique son excellence dans le domaine de la recherche toxicologique, travaille pour des sociétés pharmaceutiques, industrielles et agrochimiques du monde entier, afin de répondre aux exigences des gouvernements et des autorités de réglementation. Il vaut donc mieux ne pas avoir les mains sales.

Attention, les images sont particulièrement choquantes.

Le laboratoire de l’horreur

Mais cette atmosphère aseptisée s’avère en réalité un écran de fumée. Lequel camoufle d’abominables atrocités. L’ONG Soko Tierschutz et notre partenaire Cruelty Free International sont parvenus à s’infiltrer à l’intérieur du laboratoire. Les images qu’ils en ramènent sont insoutenables. Adieu murs et paillasses immaculés, ici gicle le sang de toutes parts. Celui des singes, des chats, des chiens et des lapins qui sont massacrés à la chaîne pour fournir des statistiques aux chercheurs. Les tests de toxicité impliquent en effet l’empoisonnement des animaux. C’est ainsi que les scientifiques espèrent déterminer à partir de quelle quantité un produit chimique ou un médicament peut provoquer des dommages graves et quelle serait la posologie « sans danger » pour les humains. Soumis à des injections, forcés à manger ou à inhaler des quantités croissantes de substances nocives, les cobayes sont victimes de vomissements, de saignements internes, de détresse respiratoire, de fièvre, de perte de poids, de léthargie, de problèmes cutanés ou encore d’insuffisance organique avant de décéder. Aucun anesthésique, aucun soulagement à leur douleur n’est apporté. C’est dans la terreur, les hurlements et d’épouvantables souffrances qu’ils agonisent et/ou meurent, seuls, au fond de leurs cachots.

Suppliciés pour rien

Comme en décembre 2014, nous relayons cette enquête de nos partenaires, afin de dénoncer une nouvelle fois ce qui se passe dans les laboratoires de ce pays, en infraction avec les lois européennes et allemandes. Nous relançons également un appel d’urgence à la communauté internationale pour que cesse l’expérimentation animale, aussi ignoble qu’inutile. Ces tests sont des prédicteurs peu fiables pour les êtres humains, chaque espèce réagissant souvent différemment à la même substance. Ils ne garantissent donc aucunement des médicaments sûrs et efficaces. En revanche, ils démontrent à quel point la frontière entre le « bien » et le « mal » a des contours très flous dans l’esprit de certains… Pour nous, c’est clair: la barbarie n’a pas sa place dans une société qui se prétend civilisée.