À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !

À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !

À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !
23.05.2020
France
À Toulouse, le havre de paix pour tortues s’agrandit !
Animaux sauvages

L’année 2019 a marqué le début de notre partenariat avec le Refuge des tortues, lieu de protection des tortues, d’éducation pour les humains qui veulent leur porter secours et, de sensibilisation à leur mode de vie.

Un îlot de biodiversité

Le centre abrite environ 1300 pensionnaires à Bessières. Les unes, aquatiques, bénéficient d’un bassin, les autres, terrestres, de terrains. Le lieu est également habité par de nombreux tritons, grenouilles, rainettes et salamandres, lézards et couleuvres. Ils vont et viennent librement, et ont élu domicile dans cet îlot de biodiversité de plusieurs hectares, où tout herbicide a été banni.

Qu’elles aient été sauvées d’humains maltraitants, soignées après avoir été trouvées mal en point dans la nature ou même abandonnées, le Refuge des tortues est un havre de paix pour ces animaux si particuliers, dont les ancêtres ont connu le fond des temps.

Le but premier recherché : la liberté des tortues

Pour Jérôme Maran, président de l’Association du Refuge des Tortues, « quand on peut relâcher un animal, cistude d’Europe ou émyde lépreuse, c’est une vraie victoire. La finalité c’est ça ! ». Bien sûr, il n’est pas toujours possible de le faire. Car certaines, la plupart du temps saisies par les autorités à la suite du démantèlement d’un trafic d’animaux, risqueraient de porter préjudice à la biodiversité française.

L’agrandissement de la zone de quarantaine des tortues

Chaque année, le refuge s’agrandit, pour permettre aux tortues, qui y demeureront toute leur vie, d’avoir plus de place et de meilleures installations. Nous avons voulu nous impliquer activement en soutenant ce processus. Vous pouvez, vous aussi, participer.

Dès qu’elles sont recueillies, elles sont placées un mois dans la zone de quarantaine, et sont vermifugées et identifiées. Puis elles peuvent évoluer à leur rythme, dans leurs enclos définitifs. Aucune reproduction n’y est effectuée.

L’ambition est d’offrir une zone de respiration à la nature, qui profitera aussi bien aux humains qu’à la biodiversité. En cela, le refuge participe à l’unité des combats si chère à One Voice.

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !

Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !
22.05.2020
France
Éléphants, singes, cétacés : face aux œillères de l’État français, notre SOS à l’ONU !
Exploitation pour le spectacle

L’État français prétend que tout va bien. C’est une nécessité absolue de faire bouger les lignes pour les animaux au-delà du niveau national, resté dans le déni. Nous faisons donc appel à l’ONU.

Depuis des années, nous nous battons pour tous les animaux, pour la biodiversité dans son ensemble, pour les animaux sauvages maintenus captifs et exploités, sur tous les plans et tous les terrains : enquêtes, sensibilisation, expertises, procédures, lobbying… Et dernièrement, nos actions pour les orques détenues à Marineland Antibes, parmi lesquelles Inouk, et celles pour les éléphantes exploitées par des cirques, en particulier avec le cas de Baby, ont eu l’effet d’une déflagration sur le public. Lui a pleinement conscience qu’un changement est nécessaire.

En revanche, au niveau des autorités françaises, politiques comme juridiques, rien ne change malgré des preuves incontestables. Le cas de Baby est exemplaire ! Pendant des années, nous avons documenté son calvaire, mettant en évidence des éléments imparables : ses conditions de détention scandaleuses et illégales. Au vu de celles-ci, le préfet local, voire la ministre de la Transition écologique et solidaire, auraient dû intervenir ! D’autant plus que nous lui avons réservé une place dans un sanctuaire en France, et que la sauver était simple et juste ! Mais rien ne bouge, même quand les problèmes sont flagrants.

Madame Inger Andersen
Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement et Secrétaire générale adjointe, Organisation des Nations Unies
UN Environment, New York Office
2 UN Plaza, Rm. DC2-803
323 E. 44th St.
New York, NY 10017

 

Vannes, le 18 mai 2020

Madame la Directrice et Secrétaire Générale adjointe,

Nous sommes une association française de protection animale et environnementale engagée notamment dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux animaux non humains.

Dans cette perspective, nous menons depuis 1995, date de création de l’association, des actions en vue de mettre un terme à l’exploitation des animaux d’espèces non domestiques dans les établissements itinérants, convaincus que ces exhibitions sont délétères, non seulement pour le bien-être et la santé des individus détenus, mais également pour la protection des espèces auxquelles ils appartiennent, tant ces spectacles sont avilissants et dépourvus de valeur éducative.

La 23ème résolution adoptée lors de la 11ème Conférence de la Convention des Espèces Migratrices a reconnu « qu’un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

La Conférence a ainsi adopté des recommandations en vue d’encourager la recherche sur ces cultures pour la conservation des espèces concernées.

Forts de ce constat, nous souhaiterions que votre institution se positionne explicitement contre les utilisations dégradantes des animaux définis comme « socialement complexes ».

En France, les cétacés sont encore utilisés dans des parcs d’attractions pour divertir le public. Les animaux sont ainsi privés de cette culture qui les relie, outre qu’ils sont l’objet d’échanges commerciaux sans aucun égard pour les liens familiaux et sociaux qu’ils ont pu tisser.

Dans les établissements itinérants ou certains élevages, l’État français autorise encore la détention d’éléphantes d’Asie et d’Afrique, de même que des grands singes, si l’intérêt artistique le permet. Nombre de ces animaux sont détenus seuls, privés de tout contact avec leurs congénères ou condamnés à des relations dégradées.

La question du statut juridique de ces animaux « socialement complexes » se pose avec acuité.

Mais d’ores et déjà, face à l’urgence de la situation et la souffrance des individus captifs, nous exhortons votre institution à se positionner contre ces pratiques, et à recommander aux Parties de mettre un terme à ce mode d’exploitation des espèces socialement complexes et de procéder à leur placement dans des structures adaptées à leurs besoins sociaux.
Demeurant à votre disposition, nous vous remercions de l’attention portée à cette lettre et vous prions de croire, Madame la Directrice et Secrétaire Générale adjointe, à l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Une copie de ce courrier est adressée à Monsieur le Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella et à Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne.

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice

Linaé : des soins naturels labellisés One Voice
21.05.2020
Linaé : des soins naturels labellisés One Voice
Expérimentation animale

Soucieuse de respecter la nature et tout ce qui la compose, Stéphanie Gastaldin, la fondatrice de Linaé, s’est engagée avec One Voice pour labelliser ses soins cosmétiques « non testés sur les animaux ».

Après avoir travaillé près de dix ans pour de grandes entreprises cosmétiques, Stéphanie Gastaldin a créé sa marque éthique proposant des soins du visage à base du lin biologique des terres familiales de Normandie.

Très engagée au niveau environnemental, Linaé sélectionne elle-même ses matières premières et garantit que ses ingrédients sont d’origine naturelle à 98 %. Par ailleurs, les soins ont été testés par un laboratoire indépendant certifiant l’absence de perturbateurs endocriniens de type œstrogénique. Matière écologique et naturellement riche de bienfaits, le lin est non seulement présent dans les produits Linaé et ses accessoires (coton démaquillant réutilisable) mais il est aussi utilisé dans ses emballages.

Une marque respectueuse du vivant

C’est une garantie qu’aucun animal n’aura eu à subir de test sur les ingrédients ou sur le produit fini qu’assure notre label One Voice aux consommateurs. En adhérant à la charte One Voice, la marque certifie que ni le produit fini ni ses ingrédients ne sont testés sur les animaux et qu’ils ne sont pas commercialisés en Chine où les tests sur les animaux sont toujours susceptibles d’être effectués pour toute mise sur le marché. Linaé, elle, est également végane, déclinaison de notre label représentée par un petit v sous le tigre du logo. La marque prouve par son exemplarité que la fabrication de produits cosmétiques ne nécessite en aucun cas le sacrifice et la souffrance animale qui sont encore trop souvent d’actualité dans ce secteur.

Linaé rejoint les nombreuses marques dont les produits ont été labellisés One Voice telles que La Canopée, Kadalys, Natessance, Antonin .B, Lolita Lempicka et bien d’autres que vous retrouverez sur notre site dédié.

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !

Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !
12.05.2020
France
Sauvons les singes d’un laboratoire suédois !
Expérimentation animale

Ils s’appellent Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox et souffrent le martyre. Il faut les libérer du laboratoire Astrid Fagræus de l’Institut Karolinska de Stockholm en Suède, qui est le seul dans les pays nordiques qui expérimente encore sur des singes. Aux côtés de notre partenaire suédois Djurrattsalliansen, nous demandons leur placement dans un sanctuaire et exhortons la Suède à mettre en place un plan de démantèlement au plus vite, pour tous les autres.

Photo: KI

Ils sont cinq à sauver !

Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox sont âgés de 14 ans environ. Dans la nature et entourés des leurs, les macaques crabiers peuvent vivre jusqu’à 30 ans au sein de groupes sociaux élaborés. Eux sont arrivés au laboratoire en 2009, en provenance d’une installation très critiquée en Chine qui élève des centaines de milliers de singes et des chiens pour l’expérimentation animale. Ils ont subi test sur test pendant onze années.

Enfermés depuis toujours et devenant fous tant ces expériences s’apparentent à de la torture, il n’est pas rare que des bagarres éclatent, entraînant des blessures, parfois si graves qu’elles nécessitent d’être suturées.

Des survivants…

Les équipes de l’Institut ont ainsi dénommé ce groupe « les prédateurs »… alors qu’ils sont les victimes des conditions de détention qu’on leur impose ! Dans les notes de leur suivi médical, on trouve des commentaires tels que « morsure au pied gauche », « ne pas faire porter de poids sur le bras gauche », « égratignures et ecchymoses à l’arrivée », « vomissements », « perte de poids », « mains froides », « traces de morsures au niveau de l’estomac », « blessures des deux côtés de l’abdomen », « tendu » ou encore « quatorze points de suture au front ».

Pas étonnant. Comme les autres, ces cinq malheureux ont vécu traumatisme sur traumatisme. Séparés de leur mère dès le plus jeune âge, transportés dans des boîtes par avion ou camion comme des matières premières sans aucun respect pour leur sensibilité, puis torturés sans fin. Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox sont littéralement des survivants.

Ils ont vécu un enfer

Ce laboratoire a toujours été source de controverses et l’objet d’une forte opposition de la part de la population. À sa création en 2003, même le département en charge de ces questions au ministère de l’Agriculture suédois affirmait qu’il « ne correspondait pas à un centre de primates moderne soucieux des animaux ». Cela n’a fait qu’empirer au fil du temps. Pourtant, toutes sortes d’animaux sont encore soumis à des tests invasifs.

Ce que subissent nos cousins non-humains, ce sont des tests de médicaments contre les troubles neurologiques, des vaccins, et la constitution d’une banque d’organes et de fluides corporels. Aucun n’en sort vivant.

Ponction de moelle osseuse, piqûres à répétition avec inoculation de virus, de produits anesthésiques et pharmaceutiques variés, tests sanguins… Leurs veines sont si marquées qu’il devient difficile au fil des semaines, mois et années de trouver un endroit où piquer. La douleur s’ajoute à la douleur. Les effets secondaires ont souvent raison de la vitalité des individus et ont des conséquences mortelles… Les animaux expérimentés finissent euthanasiés, pour servir, même post mortem, à l’analyse des conséquences de ces « traitements » sur leurs organes. Rien de ce qu’ils endurent dans ce laboratoire ne leur aurait été imposé dans la nature !

Quand on sait combien leur vie intérieure, leur manière de percevoir le monde, leurs émotions sont proches des nôtres, on ne peut qu’appréhender avec une acuité décuplée toute l’horreur que vivent l’ensemble des animaux expérimentés.

Agissons pour ces condamnés !

Nous devons permettre à Lynx, Grizzly, Hyena, Nanuq et Fox d’être libérés et accueillis au plus vite dans un sanctuaire pour retrouver enfin une joie de vivre qu’ils n’auraient jamais dû perdre.

Comme pour Bacill, Bacillusk et Baloo, les trois seuls macaques à avoir pu quitter un jour, vivants, ce laboratoire. En 2009, Djurrättsalliansen leur a trouvé, avec Animal Defenders International, trois places au Lakeview Primary Sanctuary en Angleterre où ils vivent dorénavant, heureux. Cela est donc possible !

Pour obtenir également la fin de l’expérimentation sur les singes en Suède, joignez-vous à nous !

Signons la pétition de notre partenaire Djurrättsalliansen !

Lettre ouverte au Maire de Montélimar

Lettre ouverte au Maire de Montélimar

Lettre ouverte au Maire de Montélimar
06.05.2020
Montélimar
Lettre ouverte au Maire de Montélimar
Animaux familiers

Monsieur Franck REYNIER
Maire
Hôtel de ville
Place Emile Loubet
26200 MONTELIMAR

Vannes, le 6 mai 2020

Monsieur le Maire,

Notre association One Voice a pris connaissance avec effroi des actes de cruauté perpétrés sur un chat mardi 5 mai 2020 par un agent de la société Veolia à laquelle votre commune a délégué la collecte des ordures ménagères.

Nous vous informons que notre association va porter plainte contre « x » pour actes de cruauté, afin que la responsabilité de chacun puisse être clairement identifiée et que le ou les auteurs répondent de leur comportement devant la justice.

Si la nature des actes commis à l’endroit de cet être vivant nous a scandalisés, le sort qui lui a été réservé après sa mort nous préoccupe tout autant, et témoigne du peu d’intérêt porté à cet animal.

L’article du Dauphiné relate ainsi les déclarations du directeur de secteur de la société Veolia, M. Bertini, lequel « assure que le chat est mort quelques instants après ».

Pour autant, qu’est-il advenu du cadavre de cet animal ? Un vétérinaire a-t-il pu effectivement confirmer cette mort et également vérifier si ce chat était ou non identifié ? Le cas échéant, sa famille humaine a-t-elle été prévenue ?

Nous vous rappelons que pour la majorité des Français les animaux de compagnie sont considérés comme des membres à part entière de leur foyer et que ce lien d’attachement est protégé par le droit français et a même été consacré par un tribunal italien en décembre 2011, comme un principe à valeur constitutionnelle.

Si les animaux sont juridiquement assimilés à des meubles, le droit français leur reconnaît, à juste titre, la qualité d’êtres sensibles, permettant de leur faire bénéficier d’une réglementation plus protectrice de leur bien-être : ainsi l’article L 214-1 du Code rural et l’article 515-14 du Code civil, disposent-ils que l’animal est un être vivant doué de sensibilité.

Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la protection du « bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles » bénéficie du même rang dans l’ordonnancement juridique européen que les dispositions relatives à la protection des droits de l’homme et au bien-être des peuples de l’Union.

La France est également signataire de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie qui dispose notamment que nul ne doit causer inutilement des douleurs, des souffrances ou de l’angoisse à un animal de compagnie.

Les chats errants bénéficient de la même protection avec toute la considération attachée à leur nature d’êtres sensibles.

Cet agent a traité ce chat comme un simple déchet, illustrant ainsi les efforts qui doivent être réalisés pour changer le regard qui est encore porté sur ces animaux victimes de l’errance.

Nous vous remercions de l’attention portée à ce courrier et à nos demandes, et vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de notre meilleure considération.

Muriel Arnal,
Présidente de One Voice

Empêchons l’envoi par avion de macaques vers les laboratoires!

Empêchons l’envoi par avion de macaques vers les laboratoires!

Empêchons l’envoi par avion de macaques vers les laboratoires!
05.05.2020
Empêchons l’envoi par avion de macaques vers les laboratoires!
Expérimentation animale

A la demande de Primate Products – le nom en soi veut tout dire – en Floride, mille deux cents macaques à longue queue seraient sur le point de décoller de l’Ile Maurice, dans la soute d’un avion-cargo de Skybus Air Cargo, sur ordre de CS Aviation, un courtier aéronautique français, et se retrouver dans un laboratoire aux USA où ils subiront expériences sur expériences. Avec nos partenaires britannique et américain, Action For Primates et Animal Rights Foundation of Florida, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher ce vol qui peut avoir lieu à tout moment !

Mise à jour au 15 novembre 2020 – 10h00

Skybus Jet Cargo a annulé cette expédition, en partie à cause de « certaines associations militantes politiques ». Nous sommes profondément reconnaissants à toutes les personnes qui ont contacté Skybus Jet Cargo en réponse à notre appel !

Mise à jour au 7 mai 2020 – 17h35

Nous avons appris qu’il s’agissait de 1200 singes, et non de 300 comme nous le pensions initialement, qui seraient exportés depuis l’Île Maurice. Ils devraient être transportés sur quatre vols, opérés par SkyBus Air Cargo (basé au Pérou) et organisés par la compagnie d’aviation française CS Aviation, pour le compte de Primate Products en Floride.

Ces petits singes sauvages, nos proches cousins, ressentent intensément la peur, l’anxiété, la douleur. Ils seront « emballés » dans de petites caisses et expédiés en fret sur des vols extrêmement longs vers l’Amérique du Nord, avec une escale en Afrique. Mais ce ne sera que le début de leur cauchemar. Leur destination finale est un laboratoire, où ils seront expérimentés, souffriront atrocement, avec la mort pour seule délivrance. Les primates peuvent changer de laboratoire et être expérimentés durant des décennies.

Merci de continuer à soutenir notre campagne avec Action for Primates et Animal Rights Foundation of Florida en contactant les entreprises concernées:

E-mail: contact@csaviation.fr

E-mail: comercial@skybusperu.com

Contactez également le gouvernement mauricien pour les exhorter d’arrêter ces expéditions :

Après notre enquête au Cambodge, et notre campagne de 2007 dénonçant la capture de macaques dans leur habitat naturel, leur élevage par milliers dans des entrepôts-usines à l’Ile Maurice, et leur envoi par avion dans de nombreux pays dont la France, nous n’avons cessé de convaincre les compagnies aériennes commerciales de se détourner de ce commerce. Air France semble l’une des dernières en Europe à continuer ce transport d’animaux entreposés à côté des bagages des vacanciers sur des vols commerciaux.

De la naissance dans ces élevages à la mort, en passant par ces trajets à travers le monde, ces macaques souffriront le martyre. Dans les avions : stress, déshydratation et extrêmes variations de température mènent à de nombreux décès, avant même d’arriver jusqu’aux laboratoires qui ne leur réservent que la terreur de cruelles manipulations, parfois pendant des années.

Nous venons de recevoir une information selon laquelle Primate Products en Floride, un important importateur et fournisseur de primates de l’industrie de la recherche, aurait été en contact avec un courtier français de l’aviation, CS Aviation, concernant l’envoi de trois cents macaques à longue queue qu’il souhaiterait transporter de l’Ile Maurice à Miami pour un laboratoire aux États-Unis.

CS Aviation aurait accepté de s’en charger et aurait engagé SkyBus Air Cargo pour effectuer le transport de ces primates. Le dirigeant n’a pas répondu au mail de notre partenaire. Au standard en France, l’interlocuteur refuse de nous transmettre le dirigeant de l’entreprise pour qu’il s’exprime, et nie toute connaissance de transport d’animaux par sa compagnie.

Nous avons besoin de vous de toute urgence ! Tous ensemble, écrivons à CS Aviation et à Skybus Air Cargo pour les exhorter à refuser d’être associés à la cruauté du commerce international des primates pour l’expérimentation animale.

Sur Twitter:

Avec @Action4Primates, @animalrightsfl et @onevoiceanimal, je demande à @CsAviation de renoncer à l’envoi des 1200 macaques de l’Ile Maurice aux Etats-Unis pour l’#ExpérimentationAnimale et au @GouvMaurice de ne pas autoriser ces décollages! https://one-voice.fr/news/empechons-lenvoi-par-avion-de-macaques-vers-les-laboratoires/

 

Par courrier ou email à CS Aviation (lettre-type à télécharger ici).

CS Aviation
M. le Directeur, Daniel Colin
30-36, rue du Sergent Bauchat
75012 Paris, France
E-mail : contact@csaviation.fr

Par courrier ou email à SkyBus Air Cargo (lettre-type à télécharger ici).

SkyBus Air Cargo
Direction
Av. Angamos Oeste N° 1071 Oficina 2,
Miraflores,

Lima 18, Perú

E-mail: comercial@skybusperu.com

Louveteau de Valberg, lettre à l’OFB

Louveteau de Valberg, lettre à l’OFB

Louveteau de Valberg, lettre à l’OFB
05.05.2020
Louveteau de Valberg, lettre à l’OFB
Animaux sauvages

Photo © Réseau loup lynx

Monsieur Louis Bernard
Chef de service
Service départemental de l’Office français de la biodiversité
Le Broc Center – ZID
1er avenue – BP 454

Monsieur le Chef de Service,

Le 2 novembre 2019, un louveteau a été capturé par vos services aux portes du parc national du Mercantour avant d’être placé en observation dans un centre de soin à la faune sauvage.

Monsieur Yoann Toubhans, sous-préfet des Alpes-Maritimes, avait ainsi déclaré à la presse que la possibilité de sa remise en liberté serait décidée par les autorités environnementales.

De très nombreuses personnes se sont émues du sort de ce louveteau et souhaitent avoir de ses nouvelles. Ainsi, la pétition en ligne « Où est le louveteau de Valberg ? », lancée le 28 mars 2020 à l’initiative de citoyennes, a récolté à ce jour 45 029 signatures.

Dans le cadre du droit d’accès aux informations environnementales prévu par l’article L124-1 du code de l’Environnement, nous vous prions ainsi de nous informer sur la situation actuelle du louveteau.

Nous souhaiterions que vous nous communiquiez la date de sa remise en liberté ou de son décès le cas échant. A défaut, nous souhaiterions que vous nous indiquiez le nom de l’établissement dans lequel il est détenu.

Nous vous remercions en conséquence de nous transmettre une copie des documents attestant de sa situation.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Chef de Service, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal,
Présidente de One Voice

Captifs ou libres, les éléphants en Inde ont besoin de nous!

Captifs ou libres, les éléphants en Inde ont besoin de nous!

Captifs ou libres, les éléphants en Inde ont besoin de nous!
04.05.2020
Captifs ou libres, les éléphants en Inde ont besoin de nous!
Animaux sauvages

Les éléphants d’Asie sont en train de disparaître, et ceux qui survivent en captivité subissent un enfer. Nous nous joignons à STAE, notre partenaire, pour interpeller le gouvernement indien et lui enjoindre de sauver les derniers éléphants d’Asie.

Photo : Save The Asian Elephants

La qualité variable des chiffres officiels rend toute statistique discutable. Mais le tableau est sombre : le nombre d’éléphants d’Asie a diminué, passant de plus d’un million d’individus à la fin du XIXe siècle à moins de 40 000 aujourd’hui. Parmi eux, 10 000 vivent en captivité.

Le « pajan », une pratique barbare pour soumettre les éléphants

Le sort qui attend les éléphanteaux capturés est terrifiant. Ils sont tout d’abord isolés puis enfermés de force dans un enclos et attachés avec des cordes pour les empêcher de bouger. Ils sont privés d’eau, de nourriture et de sommeil. Terrifiés, ils sont brutalement, souvent mortellement, battus avec des baguettes, des chaînes ou des ankus (bâtons se terminant par une pique et un crochet métallique) et poignardés avec des couteaux et des clous. Cette pratique dénommée «pajan» est conçue pour briser leur esprit, les rendre dociles et les soumettre par la brutalité.

Des animaux classés en voie de disparition

On sait les éléphants d’Afrique menacés de toutes parts. En Asie, cela se sait moins, ils seraient dix fois moins nombreux que sur le continent africain. C’est pourquoi les éléphants d’Asie sont classés en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 1986. En plus du sous-continent indien, on trouve encore des éléphants d’Asie dans certaines parties de la Thaïlande, du Myanmar, de la Malaisie, de l’Indonésie, du Népal, du Bangladesh, du Bhoutan, du Laos, du Cambodge, du Vietnam et de la Chine. Mais dans certains endroits, comme Java, la population d’éléphants indigènes a à présent complètement disparu.

Déforestation, captivité et trafic d’ivoire en cause

L’effondrement dramatique du nombre d’éléphants d’Asie est principalement attribuable à la dégradation et à la perte de leur habitat naturel, à leur capture pour une exploitation commerciale brutale à des fins de divertissement humain et au braconnage d’ivoire.

Leur habitat forestier naturel est de plus en plus envahi et fragmenté par l’urbanisation et l’agriculture en plein essor. Forcés à entrer en contact avec les humains, ils sont alors abattus ou empoisonnés. Beaucoup d’éléphants meurent également électrocutés par des câbles électriques et de collisions avec les trains. Les troupeaux survivants sont plus petits et coupés des autres groupes car leurs anciennes routes migratoires sont obstruées par l’activité humaine. Cela entrave leur bonne santé génétique, augmentant leur vulnérabilité aux maladies.

Parmi les éléphants libres, la majorité vit en Inde et au Sri Lanka. C’est pourquoi nos efforts se concentrent sur le gouvernement indien qui à lui seul pourrait sauver des dizaines de milliers d’éléphants. Nous nous joignons à Save The Asian Elephants pour demander au Premier ministre indien d’interdire le pajan et de placer les éléphants captifs en Inde dans des sanctuaires, prier le gouvernement britannique de tenir sa parole en aidant à protéger les éléphants d’Asie, et d’enjoindre aux voyagistes de ne plus proposer d’activités de divertissement avec des éléphants maintenus en captivité.

Signez la pétition (en anglais)

Répondre aux consultations du public sur la traque des blaireaux

Répondre aux consultations du public sur la traque des blaireaux

Répondre aux consultations du public sur la traque des blaireaux
30.04.2020
Répondre aux consultations du public sur la traque des blaireaux
Animaux sauvages

À la suite de la publication de nombreux arrêtés préfectoraux en faveur de la chasse aux blaireaux, nous vous proposons des arguments pour participer aux consultations du public et vous opposer à ces massacres.Comme toujours, les avis ne sont pas pris en compte par les autorités préfectorales s’ils sont jugés injurieux, opposés à la chasse par principe, hors sujet, etc. Il faut à tout prix éviter également les copiés-collés et les avis trop polarisés. Reformulez donc avec vos propres mots, tout en veillant à rester dans un registre qui sera pris en compte par les préfectures concernées!

Consultation ici jusqu’au 05/05/2023.Les consultations du public actuellement en cours (mise à jour le 04/05/2023) :

Pas-de-Calais : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 1er juin 2023. Consultation ici jusqu’au 04/05/2023.

Finistère : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 15 mai 2024. Consultation ici jusqu’au 05/05/2023.

Marne : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 15 juin 2023. Consultation ici jusqu’au 08/05/2023.

Allier : arrêté prévoyant deux PCVST à partir du 1er juillet 2023 et du 15 mai 2023. Consultation ici jusqu’au 08/05/2023.

Meuse : arrêté prévoyant deux PCVST à partir du 15 mai 2023 et du 15 mai 2024. Consultation ici jusqu’au 10/05/2023.

Sarthe : arrêté prévoyant deux PCVST à partir du 1er juillet 2023 et du 8 juin 2024. Consultation ici jusqu’au 10/05/2023.

Mayenne : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 15 mai 2024. Consultation ici jusqu’au 11/05/2023.

Aube : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 15 juin 2023. Consultation ici jusqu’au 11/05/2023.

Aveyron : arrêté prévoyant deux PCVST à partir du 1er juillet 2023 et du 15 mai 2024. Consultation ici jusqu’au 11/05/2023.

Ardennes : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 15 mai 2024. Consultation ici jusqu’au 12/05/2023.

Loire : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 1er juin 2023. Consultation ici jusqu’au 12/05/2023.

Indre-et-Loire : arrêté prévoyant une PCVST à partir du 1er juillet 2023. Consultation ici jusqu’au 22/05/2023.

 

Arguments communs à tous les arrêtés

Les blaireaux : une dynamique de population lente à protéger

Les blaireaux européens (meles meles) figurent sur la liste des espèces protégées à l’annexe III de la Convention de Berne de 1979.

Ainsi, plusieurs pays européens comme notamment l’Espagne, la Belgique, le Danemark ou encore les Pays-Bas considèrent les blaireaux comme une espèce protégée dont la chasse est interdite.

Ces pays ne rencontrent pas les problèmes qui justifient la destruction des blaireaux en France : dégâts aux cultures ou infrastructures. Du moins, des méthodes non létales sont mises en place avec succès.

En effet, la croissance des populations de blaireaux est naturellement faible, la mortalité infantile étant très importante (50% des jeunes meurent la première année).

D’autre part, les populations de blaireaux sont fragiles : les accidents de circulation sont aujourd’hui la première cause de mortalité des blaireaux, qui doivent également faire face à la disparition de leurs habitats naturels. Il est donc particulièrement risqué d’ajouter une pression exogène supplémentaire sur cette population.

L’absence de certitude quant à l’état de conservation du blaireau en France doit impliquer sa protection

Nous disposons de très peu de données sur l’état de conservation des blaireaux en France. De rares études sont menées localement mais elles ne permettent pas de connaitre le nombre de blaireaux au niveau national. Il est donc nécessaire de mener des enquêtes de terrain, avec un recensement des terriers habités et secondaires pour obtenir un état des lieux actualisé et fiable sur les populations de blaireaux en France, au niveau départemental et national.

Les actions de chasse continuelles, tout au long de l’année, sans connaissance de la population ni de l’impact des « prélèvements », mettent en péril la survie des blaireaux en France.

Aux Pays-Bas, il a ainsi fallu attendre que les blaireaux soient en voie de disparition dans les années 1980 pour qu’ils obtiennent le statut d’animal protégé.

Continuer à exercer une prédation sur les blaireaux sans avoir connaissance des effets des prélèvements sur leur état de conservation contrevient au principe de précaution qui affirme qu’en l’absence de certitude scientifique sur les effets potentiellement graves d’une action sur l’environnement, il convient de prendre toutes les précautions pour éviter que ce risque se réalise.

Les blaireaux sont accusés de tous les maux sans aucune preuve

Il est très difficile d’identifier les blaireaux comme responsables de dégâts aux cultures car ses dommages peuvent être confondus avec ceux des sangliers. Les dégâts avérés sont minimes en termes financiers et ne justifient pas un tel acharnement. Les préfectures avancent toujours de soi-disant dégâts, mais ne se fondent sur aucune étude scientifique ou aucune analyse statistique propres à leurs départements. Et pour cause : les dégâts imputés aux blaireaux ne sont pas recensés. Une fois de plus, les blaireaux sont en réalité victimes d’une mauvaise réputation colportée à travers les siècles et qui n’a aucun fondement scientifique.

Par ailleurs, comme pour les potentiels dégâts aux cultures, les dégâts aux infrastructures (digues ou emprises ferroviaires), il est possible de les prévenir par des mesures non-létales efficaces : clôtures, grillages ou encore barrières olfactives.

Enfin, lorsque cela n’est pas possible, il est envisageable de relocaliser la population des blaireaux : sas anti-retour et obturation des terriers après le départ des blaireaux, et création de terriers artificiels s’il n’y a pas d’autres lieu de relocalisation.

A titre d’exemple, les Pays-Bas, où les digues sont nombreuses, considèrent les blaireaux comme une espèce protégée et parvienne à cohabiter avec lui en harmonie.

Arguments spécifiques à l’extension du déterrage à partir du mois de mai

Le déterrage des blaireaux à partir du mois de mai conduit à la mise à mort de blaireautins

L’article L. 424-10 du code de l’environnement interdit formellement la mise à mort de petits ou de portées.

Or, l’extension du déterrage au printemps et en été constitue une mise en danger de la population des blaireaux car elle intervient en pleine période de reproduction et de mise bas.

L’accouplement des blaireaux a lieu de janvier à mai, la durée de gestation est de 6 à 7 semaines.

Les blaireautins sont dépendants de leur mère pendant trois mois car ils ne peuvent se nourrir seuls. Ils commencent à sortir du terrier un mois et demi après leur naissance mais ne sont pas pour autant indépendants. Ils n’atteignent leur maturité sexuelle que plusieurs mois après leur naissance. De fait, des petits blaireaux sont présents dans les terriers pendant l’intégralité de la période complémentaire de vénerie sous terre.

Ainsi, les périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux sont contraires à l’article L.424-10 du Code de l’Environnement qui prévoit qu’il est interdit de détruire « les portées ou petits de tous animaux ».

La vénerie sous terre : un loisir cruel et violent

La chasse sous terre dont les blaireaux sont encore victimes en France au nom de la tradition est une pratique d’une cruauté sans nom durant laquelle certains individus sont traqués pendant des heures dans leur terrier à l’aide de chiens, puis tués, à coups de hache, de pelle ou de carabine d’abattage à canons sciés.

Cette pratique entraine stress et souffrance pour les animaux, et laisse les survivants traumatisés et désorientés. Le reste de la famille peut être enterré vivant par obstruction des accès.

Le déterrage est interdit dans la plupart des pays européens, seules la France et l’Allemagne l’autorisent encore en Europe de l’Ouest.

Cette pratique cruelle n’a pas d’autres objectif que celle d’assouvir les passions morbides des veneurs dans la mesure où la chair des blaireaux n’est jamais consommée.

La vénerie sous terre a des conséquences désastreuses sur les autres animaux et la biodiversité. Les terriers, souvent habités par d’autres animaux, y compris par des espèces protégées comme les chauves-souris ou les chats forestiers, sont dégradés quand ils ne sont pas détruits, et les entrées et sorties peuvent être obstruées condamnant également les autres habitants à une lente agonie.

Arguments spécifiques aux arrêtés justifiés par la lutte contre la tuberculose bovine

Nous disposons aujourd’hui de très peu de données sur le rôle joué par les blaireaux dans l’épidémiologie de la tuberculose. Son rôle étant conditionné par les structures familiales et les modèles de déplacements, il est nécessaire de mener des études localisées et contextuelles avant toutes mesures de destruction.

Dans son avis du 20 août 2019 l’ANSES affirme que les données disponibles en France sur le rôle des blaireaux montre qu’ils sont des hôtes de liaison et non des hôtes de maintien de la tuberculose.

La contamination pouvant se faire de manière directe ou indirecte, il est donc important de mettre en place un système de surveillance strict des troupeaux dans les zones à risque. Des mesures dissuasives peuvent également fonctionner pour éviter les contacts entre des bovins potentiellement malades et les blaireaux : clôtures, et barrières olfactives.

Enfin, il est établi que la vénerie sous terre constitue un mode de chasse susceptible de faciliter la propagation de la tuberculose bovine. En effet, les chiens sont envoyés dans les terriers et peuvent donc être mis en contact direct avec des zones infectées, devenant ainsi vecteurs de la maladie.

Chasse des blaireaux : l’enfer sous terre

Chasse des blaireaux : l’enfer sous terre

Chasse des blaireaux : l’enfer sous terre
28.04.2020
France
Chasse des blaireaux : l’enfer sous terre
Animaux sauvages

Nous lançons une vaste campagne basée sur notre infiltration à hauts risques dans le milieu de la vénerie sous terre pour dénoncer cette chasse ignoble qui fait subir les pires sévices aux blaireaux. Ensemble, faisons interdire cette abomination !

En matière de cruauté, les chasseurs n’ont jamais manqué d’inspiration. Et parmi leurs pires inventions, il en est une particulièrement monstrueuse : la vénerie sous terre. Cette pratique parfaitement légale consiste à harceler un animal jusqu’au fond de son terrier pour lui faire subir des heures de terreur et de douleurs avant son dernier râle. Les adeptes de ce « loisir » ô combien ludique, adorent s’acharner notamment sur les blaireaux… Vous savez, ces petits mammifères timides. Quoi de mieux en effet que de persécuter des êtres sans défense pour savourer le plaisir de les voir souffrir et de se féliciter d’être « le plus fort » ?

Infiltration à hauts risques

À nos risques et périls, nous sommes parvenus à infiltrer le milieu extrêmement fermé du déterrage. Depuis des années, nous tentions d’y pénétrer pour en dénoncer les horreurs. Il a fallu beaucoup de courage et d’aplomb à nos enquêteurs pour intégrer les « équipages » sans être démasqués, côtoyer des sadiques en se faisant passer pour leurs, assister aux massacres sans broncher et les documenter pour faire avancer la cause des blaireaux. Si les membres de notre équipe ont parfaitement réussi leur mission et en sont revenus physiquement indemnes, ils ont néanmoins été très affectés moralement par les scènes insoutenables dont ils ont été témoins. Il suffit de regarder leurs images, inédites en France, pour mesurer le niveau de violence et d’imbécillité crasse atteint lors de ces « parties de chasse ».

Gang armé et alcoolisé contre famille assoupie

C’est accompagnés de leurs chiens et armés de pelles, de pioches, de haches, de pinces de déterrage, de carabines d’abattage à canon scié et de packs de bières que les groupes de déterreurs traquent leurs victimes. Ils savent parfaitement où aller. Les terriers sont connus. Les fanfarons alcoolisés en font la « tournée » régulièrement en dehors de la période de chasse pour les repérer à l’avance et savoir où se rendre pendant la saison… La prise promet d’être bonne et le carnage savoureux ! Aussitôt arrivés sur les lieux, ils bouchent les issues des galeries, à l’aide de bouts de bois ou de pelles plantées à la verticale, afin d’empêcher leurs proies de s’échapper par d’autres trous que ceux d’où viendront les chiens. C’est le début du printemps, les couples de blaireaux ont mis au monde leurs petits et les familles dorment encore paisiblement au fond de leurs logis. Mais voilà que, soudain, leur monde bascule…

 

Faire souffrir c’est bien, plus longtemps c’est mieux

Ils ont élu domicile sous un grand chêne, dont les racines majestueuses forment la structure de leur terrier. Entre elles, le terrier ne peut s’effondrer. À la fois colonnes entre lesquelles les couloirs peuvent s’étendre, et protection naturelle. Mais voilà que les ouvertures de leur terrier se ferment une à une, bouchées par des pelles ou des branchages.

Soudain, un tonnerre retentit au-dessus de leurs têtes. Des coups de pelle frappés à plat sur le sol ou sur les arbres surplombant leur terrier éclatent comme autant de détonations. C’est l’affolement. Un blaireautin sort péniblement de son sommeil et voit ses parents paniqués.

Le couple ne sait quelle direction prendre pour mettre à l’abri son petit : les issues sont fermées, et des intrus sont entrés dans le terrier. Ils doivent faire face aux aboiements et aux crocs qui se rapprochent, aux cris des humains en surface enivrés par l’alcool et l’odeur du sang. Les blaireaux hurlent, implorants, bouleversants, mais seuls les rires leur répondent.

Les parents blaireaux cherchent alors à empêcher les chiens d’accéder à la pièce souterraine où ils se sont réfugiés, à l’à-pic du tronc du chêne. Pour ce faire, il faut au plus vite fermer tous les conduits, pour créer une poche hermétique au reste du terrier, dernier recours face aux intrusions. Et c’est cernés de toutes parts que les animaux terrorisés vont assister impuissants, durant près de cinq heures, à la démolition implacable de leur unique refuge.

Les déterreurs, armés de sondes qu’ils enfoncent dans le sol jusqu’aux galeries, puis oreilles plaquées au sol, écoutent d’où viennent les cris des animaux, estiment la profondeur du terrier et le lieu le plus stratégique où creuser. Mais là, il semble que le chêne se dresse entre eux et leurs futures victimes. Qu’à cela ne tienne : armés d’une hache, ils se relayeront pour couper l’une des trois racines principales de l’arbre, mesurant plus de vingt centimètres de diamètre.

Manquant d’air, le père tentera de permettre à son petit de respirer en ouvrant un peu la poche protectrice. Il n’en faudra pas plus pour que les chiens parviennent, après des heures de recherche, à les situer. Le blaireau qui tentait de sauver son bébé se fait mordre et lance un gémissement déchirant. Soudain, des pinces métalliques surgissent. Son petit se fait saisir par l’abdomen entre les barres de fer et arracher du trou. Le malheureux sera ainsi « présenté » dans son extrême détresse aux chasseurs et à leurs fans en liesse… Le coup de feu retentit. Le blaireautin s’immobilise, puis convulse pendant de longues secondes. Un veneur entame une petite danse, et chante « Pointu comme un couteau, aiguisé comme une lame ». Quelques instants et un nouveau coup de feu plus tard, le mâle adulte sera à son tour abattu, directement dans le trou, après un combat qui fera perdre un bout d’oreille à l’un des chiens exténués. Sa dépouille rejoindra celle de son fils, abandonnée au sol. Quant à la mère et aux autres blaireautins, protégés par les racines restantes, les chasseurs « fatigués » les laisseront dans leur terrier ravagé, sans manquer de reboucher la tranchée, pour qu’ils y meurent asphyxiés…

Les cadavres seront ensuite traînés à travers bois jusqu’à la remorque servant au transport des chiens, où ils seront jetés sans ménagement.

Plus de dégâts en un jour que les blaireaux en un an !

Les chasseurs laisseront derrière eux une mère blaireau endeuillée et traumatisée avec potentiellement d’autres petits, un chêne amputé, des dizaines de mégots de cigarette ensevelis. Sans compter les dégâts occasionnés aux cultures dans le champ adjacent au bois, bien supérieurs à ceux qu’une famille de blaireaux peut faire en un an, à force d’allers et retours pour aller chercher qui un outil, qui des boissons supplémentaires…

Abolissons le sadisme !

Combien de milliers de cadavres et d’images ignobles faudra-t-il pour rallier le public et les politiques à la cause de ces animaux martyrs ? Il faut faire interdire ce scandale, les blaireaux doivent être protégés. Chacun doit ouvrir les yeux sur les réalités honteuses de la vénerie sous terre, telle qu’elle se pratique dans le secret des sous-bois. Et regarder en face l’ampleur de la tragédie vécue par les blaireaux.