Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend
27.07.2020
France
Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend
Exploitation pour le spectacle

La corrida, c’est la torture devant un public de tous âges, d’animaux rendus quasi inoffensifs, suivie de leur mise à mort systématique. Hier, le 26 juillet 2020, avait lieu la première novillada depuis la sortie du confinement en France. Nos enquêteurs s’y sont rendus et ont rapporté des images d’une violence effarante. Les aficionados ont pu oublier le coronavirus en se réjouissant du massacre de six taureaux par des jeunes à peine adultes.

Première novillada de l’année

Car une novillada, c’est l’une des premières corridas de jeunes toreros, tout juste sortis d’une école de tauromachie face à de jeunes taureaux. L’an dernier, nous avions infiltré celle de Nîmes et montré à tous comment on apprend, parfois sous la contrainte, à des enfants à tuer des veaux apeurés.

Taureaux, chevaux, tous perdants dans l’arène

Si les chevaux voyaient le taureau, la violence, le sang, ils se cabreraient et fuiraient. Mais ils sont dressés pour suivre aveuglément les ordres des picadors, qui les emmènent au-devant du danger. Les yeux cachés, ils n’ont d’autre choix que d’obéir sous peine d’être rudoyés. C’est ainsi que ces humains aiment les animaux : soumis et dociles, utilitaires. Qu’ils reçoivent les coups des taureaux luttant pour survivre ou de leurs cavaliers, les chevaux sont, eux aussi, perdants à la corrida.

Parfois à six contre un, armés et organisés, ils humilient et tuent…

Cette année, rien n’a changé. La cruauté, une fois de plus, s’est montrée au grand jour. Six taureaux ont perdu la vie coup sur coup sous les « hourras » et les « bravos ». Mutilés, vidés d’une grande partie de leur sang… dans la terreur et le désespoir, avant que leurs cadavres soient traînés tout autour de la piste, pour assouvir le goût du sang de ces assoiffés de violence gratuite.

Notre enquêteur sur place analyse : «Les taureaux refusent de se battre. Ils fuient l’affrontement. Ils ne font que réagir aux stimulations des humains qui les entourent, les amenant à un acte de combat. Mais c’est uniquement motivé par la peur : ils n’ont d’autre choix que celui-là. Se défendre et répondre à une effroyable douleur.»

Il ne manquerait plus que ce soit sale…

L’un après l’autre, ils tenteront de fuir, puis acculés, provoqués de toutes parts, ils seront forcés d’avancer dans le piège pervers tendu par ces primates humains, et mourront dans d’incommensurables souffrances. Où est la Culture dont parlent nos ministres, dans cette « tradition » perverse qu’est la jouissance de voir mourir un être à petit feu de la pire manière ?

La puntilla, sorte de poignard à lame courte et large, enfoncée entre les deux cornes puis secouée dans le crâne de ces pauvres êtres condamnés, sonnera paradoxalement le glas de leur souffrance. Pendant l’ultime tour de piste, les crottes seront ramassées : il ne faudrait pas que le sol soit sale pour la mise à mort suivante…

Pour manifester votre volonté de mettre fin à la corrida dans notre pays et fermer les écoles taurines pour ne plus que des enfants soient poussés à tuer, partagez nos images d’enquête et signez notre pétition !

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence
23.07.2020
France
85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Alors que les associations de protection animale et leurs soutiens crient leur détresse depuis plusieurs semaines, le gouvernement vient d’exprimer son refus d’accorder un fonds d’urgence qui leur aurait été salutaire. Face à cette situation et à l’incompréhension, 85 personnalités signent une lettre ouverte à l’initiative d’Ethics For Animals, One Voice, L’Arche des Associations et du Collectif Chats 100% Stérilisation Obligatoire parue aujourd’hui dans Mediapart.

Depuis la fin du confinement, les associations de protection animale crient à l’aide, chiffres à l’appui, pour qu’un fonds d’urgence les tire de leur agonie. Malgré une large médiatisation et la création d’un rapport étayé remis au ministère de l’Agriculture, l’octroi d’un fonds d’urgence tant espéré a été refusé à l’Assemblée nationale, le 2 juillet. Une décision qui suscite l’incompréhension et le désespoir, notamment pour les structures qui espéraient une aide financière pour ne pas fermer définitivement.

Alors que les raisons énoncées lors du vote à l’Assemblée paraissent faussées, l’ONG Ethics For Animals demande que soit réexaminée la demande d’un fonds d’urgence en faveur des associations de protection animale et des refuges français. Une requête parue aujourd’hui sur Mediapart, sous la forme d’une lettre ouverte signée par 85 personnalités* dont Kev Adams, Nathalie Baye, Baptiste Lecaplain, Noémie Lenoir, Tryo, Alison Wheeler ou encore Sophie Marceau.

«Notre demande est juste et nous ne pouvons accepter les raisons qui nous ont été données pour justifier le refus d’une aide. Si rien n’est fait pour aider les associations de protection animale, beaucoup fermeront leurs portes et des milliers d’animaux seront livrés à leur sort. Aujourd’hui, plus de 94.000 personnes ont déjà signé notre pétition en ligne (www.sauvonslesassociations.org), 85 personnalités nous prêtent leur voix dans une lettre ouverte pour faire entendre notre cause. Elles viennent rejoindre les rangs des personnalités et des parlementaires qui avaient déjà pris la parole pour soutenir les refuges. Nous sommes mobilisés et il est temps de nous entendre »
Christophe ARVIS, Président d’Ethics For Animals.

Les raisons du refus d’un fonds d’urgence pour la protection animale

Pour Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics au moment du vote, la protection animale aurait déjà bénéficié d’une aide de 19 millions d’euros pour survivre à la crise. Un argument qui avait déjà été utilisé par le cabinet du ministre de l’Agriculture pour justifier son refus d’une aide financière aux associations.

19 millions vous dites ? Une somme dont les refuges n’ont pourtant jamais vu la couleur et pour cause : cette enveloppe ne leur est pas destinée. Contactée par la co-représentante du Collectif Chats Stérilisation 100 % Obligatoire, la DDPP (Direction départementale de la protection des populations, en charge des services vétérinaires) a expliqué que ces 19 millions d’euros avaient été affectés aux cirques avec animaux ainsi qu’aux zoos et autres parcs animaliers. Également sollicité sur la question, le ministère de l’Écologie confirme que la mesure n’a jamais été en faveur des associations et refuges pour animaux domestiques. Mensonge éhonté ou méconnaissance du dossier ? Difficile de penser que Gérald Darmanin n’ait pas eu connaissance du contenu et des bénéficiaires du fameux décret mentionnant ces 19 millions d’euros, vu qu’il en était cosignataire au même titre que Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture. Difficile aussi de croire que ces deux ministres aient pu faire la confusion entre cirque avec animaux, zoo et association de protection animale.

Signataires : Kev Adams – Sveva Alviti – Nora Arnezeder – Karine Arsene – Laurent Baheux – Nathalie Baye – Marie-Paule Belle – Marisa Berenson – Cecile Bois – Caroline Bourg – Frédérique Brugiroux – Camille Brunel – Amira Casar – Fanny Cottençon – Hélène De Fougerolles – Sophie De Menthon – Frank Delay – Mylène Demongeot – Julie Depardieu – Maxime Dereymez – Lola Dewaere – Arielle Dombasle – Mathieu Dumery – Anny Duperey – Jacques Dutronc – Kevin Elarbi – Sylvie Flepp – Marie Fugain – Agustin Galiana – Hélène Gateau – Baptiste Giabiconi – Vahina Giocante – Kim Glow – Gilles-William Goldnadel – Alex Goude – Guillaume Gouix – Gwendoline Hamon – Linda Hardy – Solène Hébert – Elodie Hesme – Cécilia Hornus – Patricia Kaas – Reda Kateb – Laurent Kerusore – Ophelia Kolb – Kreezy R – Alexandra Lamy – Viktor Lazlo – Anne Le Nen – Anne Le Ny – Frank Leboeuf – Baptiste Lecaplain – Virginie Lemoine – Noemie Lenoir – Marc Levy – Natacha Lindinger – Sophie Marceau – Guillaume Melanie – Jean-Pierre Michael – Frederic Michalak – Miou Miou – Jean-Marc Morandini – Sara Mortensen – Eric Naulleau – Vincent Niclo – Barbara Opsomer – Isabel Otero – Alysson Paradis – PETIT BISCUIT – Julia Piaton – Marie Reache – Clément Remiens – Jean Reno – Firmine Richard – Daniel Russo – Medi Sadoun – Michel Sardou – Dany Saval – Louis Schweitzer – Ariane Seguillon – Henry-Jean Servat – Franck Sorbier – Sarah Stern – Tryo – Alison Wheeler

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !
22.07.2020
France
Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !
Animaux sauvages

D’après les derniers chiffres du bilan hivernal du réseau loup-lynx de l’OFB, la croissance de la population des loups en France ralentit. Et leurs territoires au niveau géographique ne se sont pas étendus. One Voice vient d’écrire lundi 20 juillet 2020 un courrier à Barbara Pompili pour demander la suspension en urgence des tirs sur les loups. Par ailleurs l’association de défense des animaux a attaqué devant le Conseil d’État les arrêtés expérimentaux du 26 juillet et du 30 décembre 2019 permettant d’augmenter le nombre des dérogations à leur abattage tout en assouplissant les modalités.

Non seulement One Voice s’insurge contre tout tir sur les loups qui, par leur seule présence, magnifient nos forêts montagneuses, considérant depuis des années que leur retour sur notre sol est une bénédiction pour l’équilibre naturel, mais nous soutenons également avec ardeur qu’ils doivent être protégés à tout prix. Or les loups (canis lupus) sont des individus issus d’une espèce protégée. En théorie, ils devraient donc l’être.

Pourtant, depuis déjà des années, les dérogations ministérielles et préfectorales pour contrevenir à ce statut censé assurer leur sauvegarde fleurissent, et ont été appliquées crescendo, voire de manière exponentielle. Chaque année, toujours plus de loups sont abattus, bien que rien ne prouve que l’amoindrissement de la croissance de leur population soit corrélé à une baisse des attaques sur les élevages, raison invoquée par les pouvoirs publics. En 2019, notre référé n’avait pas abouti faute « d’urgence », selon le Conseil d’État. Pourtant, chaque année, celle-ci est réelle pour les loups qui perdent la vie. Le 6 février 2020 notre procédure de référé n’avait pu aboutir au regard du faible nombre de dérogations alors accordées mais au 15 juillet ce sont déjà trente loups qui sont morts !

En 2018 déjà, notre association a attaqué les décrets présidentiels qui transféraient des compétences ministérielles au Préfet coordonnateur, ce qui ajoute de la confusion à une règlementation déjà complexe qui nuit à la protection de l’espèce. 2020 n’est pas différente. Mais aujourd’hui, la croissance de la population des loups ralentit, et pourtant leur massacre augmente…

Plusieurs éléments sont à prendre en compte. Un préalable : la protection des loups, revenus en France seuls

D’une part, l’augmentation de la population lupine dans notre pays. Puisque les loups sont revenus en France d’eux-mêmes en traversant les Alpes, c’est que le territoire est adapté à leur survie. One Voice accueille donc ce retour comme une bénédiction.

Ce n’est pas l’avis des éleveurs de brebis et autres ovins, toujours prompts à privilégier leurs intérêts, le profit qu’ils tirent des animaux qu’ils envoient à l’abattoir et celui des sommes versées par l’État pour les dédommager des soi-disant dégâts commis par les loups… Hélas les pouvoirs publics ne conditionnent pas systématiquement le versement des dommages aux mesures de protection des troupeaux.

D’autre part, protéger les loups implique que l’on n’organise pas leur massacre exponentiel

Quand le gouvernement décide d’un quota de loups à tuer chaque année sur la population globale, même s’il n’utilise pas clairement ce terme, lui préférant celui de plafond à l’abattage dont les modalités et le nombre maximum sont fixés par arrêtés, cela devrait impliquer tout d’abord un dénombrement strict des loups en France, et non une modélisation du nombre de loups via un calcul très compliqué, ainsi que le pourcentage n’augmente pas d’année en année. Cette modélisation est dangereuse. One Voice demande que soit pris en compte le seuil de viabilité génétique de l’espèce, et non son seuil de viabilité démographique.

Par définition, si un pourcentage est annoncé dès que la population s’accroît, le nombre de loups « à abattre » sera proportionnellement plus important. Augmenter cette part revient à chercher à faire diminuer la population lupine qui est, rappelons-le, protégée en théorie. Nous nous étions déjà opposés à un quelconque « quota » de loups « à abattre », qu’il soit numérique ou proportionnel, et combattons d’autant plus une telle augmentation qui va déjà au-delà du maximum qui était décidé initialement.

Enfin, tirer sur plus de loups n’a pas d’autre effet que de les massacrer!

Mais au-delà de l’augmentation du pourcentage, la nouveauté de ces arrêtés expérimentaux réside dans un assouplissement des modalités de dérogation à l’abattage. Or les « dégâts » augmentent, nonobstant l’augmentation du nombre de tirs sur les loups souvent boucs émissaires à la place des chiens (dont les attaques ne permettent pas de toucher de dédommagement). Il est nécessaire d’étudier les meutes et non de tirer dans le tas, un nombre décidé dans des bureaux, qu’ils soient présidentiel, ministériels ou préfectoraux. Les loups sont des animaux sociaux, intelligents, et qui ont besoin, comme tout un chacun, de se nourrir pour vivre et dont nous avons grand besoin dans la nature de notre pays.

Cette année, il en a déjà été tué trente, il en reste soixante « à abattre » selon nos gouvernants. Notre association a écrit lundi 20 juillet 2020 à la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Barbara Pompili, pour lui demander de suspendre en urgence l’arrêté concerné, en plus d’attaquer devant le Conseil d’État les deux arrêtés du 26 juillet et du 30 décembre 2019.

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !
21.07.2020
Maroc
Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !
Habitat naturel

À Figuig, la vie est douce. Dans les ruelles pavées de cette petite oasis du désert marocain, le temps semble suspendu. Pourtant, à la sortie du confinement, le bruit des bulldozers a secoué la bourgade. Alors la population entière s’est dressée contre ce projet de route qui a commencé sans son accord et menace leur environnement tout entier.

Photo: ©Charaf-Eddine

À la frontière algérienne, Figuig est connue de certains touristes privilégiés. Cette petite ville/palmeraie est un joyau, qui fait l’objet de plusieurs demandes d’inscription au patrimoine de l’humanité. C’est une île verte au milieu du désert, que l’humain a su apprivoiser pour favoriser la vie.

Éventrer Figuig ?

La route qui doit la défigurer va la traverser de part en part et venir perturber les animaux habitant le Jorf, une falaise vieille de 65 millions d’années. Beaucoup d’oiseaux nichent là, mais aussi des reptiles et quelques mammifères. Mais le comble c’est que, malgré la réglementation en vigueur, aucune étude d’impact n’a été réalisée… Il est donc impossible de savoir quels animaux vont subir de plein fouet cette démolition de leur habitat, ni comment limiter les dégâts, voire si cette route signera la mise à mort de certains. Une aubaine pour l’entreprise qui n’aura aucune mesure compensatoire à mettre en œuvre !

Figuig est aujourd’hui un jardin, un joyau de culture et d’histoire, un asile où les animaux du désert alentour peuvent trouver ce qu’il y a de plus précieux : un peu d’eau et de fraîcheur. Au lieu des étroites ruelles actuelles, la route projetée aurait une emprise totale (avec trottoirs) de six mètres de large et serait goudronnée. Son objectif ? Faciliter l’accès des touristes ! Mais jamais le tourisme de masse n’a permis le respect des communautés ou de l’environnement. Cette route ne va pas seulement défigurer la palmeraie, elle va la dénaturer, la priver de son âme et de ses richesses : les nombreuses vies qui y trouvent un refuge.

Pour aider les habitants de Figuig, faites part de votre indignation à l’ambassade du Maroc. Les travaux doivent immédiatement cesser !

Pour écrire à l’ambassade,
Ambassade du royaume du Maroc
5 Rue Le Tasse
75116 Paris
E-mail : info@amb-maroc.fr

Un enfant tue un renardeau: deux victimes

Un enfant tue un renardeau: deux victimes

Un enfant tue un renardeau: deux victimes
21.07.2020
France
Un enfant tue un renardeau: deux victimes
Animaux sauvages

Révoltés par des images de chasseurs obligeant un enfant à tuer un renardeau, des psychologues, professionnels de la protection de l’enfant, philosophes, juristes, scientifiques et artistes dénoncent cette brutalité. Déjà plus de 180 signataires…

Scène de déterrage ordinaire : des chasseurs extirpent brutalement des renardeaux de leur terrier et les tuent à coups de pince sur la tête devant deux enfants de 5 et 12 ans. Ils imposent au plus grand de frapper lui-même un renardeau à mort, au milieu des rires. Le jeune garçon n’y arrive pas. Au sol, le petit animal agonise en agitant les pattes. C’est ce que nous révèlent les images d’une enquête de l’association One Voice.

Apprendre à un enfant à tuer de la sorte un animal, c’est aussi tuer quelque chose de précieux et fragile à l’intérieur de lui-même: sa sensibilité envers le vivant, sa façon d’être au monde.

Nous ne pouvons nous résoudre à accepter sans mot dire de telles violences physiques et psychologiques infligées aux plus vulnérables, qu’ils soient humains ou non humains, notamment au cours des parties de chasse.

Pour ces enfants la banalisation de la violence, l’incitation à infliger des souffrances à un être sensible, sont autant de causes reconnues de traumatismes aux séquelles lourdes. Les animaux occupent une place particulière dans le développement des jeunes humains: lorsqu’ils parlent des animaux, leur vocabulaire est plus étendu que sur d’autres sujets. Les enfants dont les compagnons familiers sont victimes de mauvais traitements sont traumatisés, et ceux qui ont été témoins de violences commises envers les animaux présentent plus de risques de les imiter. Ils s’avèrent également plus à risque de commettre des violences envers des humains. De témoin à victime, de victime à auteur, ce Lien indéniable est reconnu et étudié dans de nombreux États. La force de ce Lien statistique a conduit plusieurs agences publiques à travers le monde (dont le FBI aux États-Unis) à porter leur attention sur la manière dont les gens traitaient les animaux afin de déceler ou d’analyser les violences envers les personnes. Nous devons nous en inspirer.

Nous demandons:

1 – L’interdiction de faire participer des enfants à une chasse. La violence n’est jamais un exemple, quelle qu’en soit la victime. Instrumentaliser un enfant pour la pratiquer ne doit plus être autorisé.

2 – La reconnaissance dans le droit français de la sensibilité des animaux sauvages et libres, afin que cessent les souffrances que la faune subit en toute impunité.

3 – L’instauration de cours dédiés à la sensibilité animale et à l’apprentissage de l’empathie pour les animaux dans les programmes scolaires, car nous sommes convaincus qu’il existe bien d’autres manières de considérer le vivant à transmettre à nos enfants. L’empathie et la bienveillance en font partie.

Premiers signataires:

AJD (association Animal, Justice et Droit) – Anouk Aiméeactrice – Ariane Ambrosini, juriste à l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) – Yaël Angel, docteur en droit, rédactrice du Petit Journal du Parti animaliste – Françoise Armengaud,  philosophe – Charlotte Arnal, journaliste – Muriel Arnal, présidente de One Voice  – Yann Arthus-Bertrand, président de la fondation GoodPlanet – Association Stéphane Lamart – Dominique Audoin, enseignante – Béatrice Babignan, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’Animal – Laetitia Barlerin, Dr vétérinaire et journaliste – Aurélien Barrau, astrophysicien – Delphine Batho, Députée des Deux-Sèvres – Michel Baussier, docteur-vétérinaire – Pr Laurent Bègue-Shankland, professeur de psychologie sociale, membre de l’Institut universitaire de France – Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris – Jean-Marc Benkemoun, psychiatre des hôpitaux honoraire, pédopsychiatre, médecin légiste – Stéphane Bern, animateur radio et télévision – Jean-Michel Bertrand, réalisateur – Yolaine de la Bigne, journaliste L’animal et l’homme, et Université d’été de l’animal et de la Journée mondiale des intelligences animales – Mya Bollaers, comédienne – Pascal Bouchezphilosophe, LLSETI, Université Savoie Mont-Blanc – Allain Bougrain Dubourg, journaliste, écrivain – Lorène Bourdin, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’Animal – Sabine Brels, juriste en droit international animalier – Martine Brousse,présidente La Voix de l’Enfant – Florence Burgat, philosophe – Valérie Cabanes, juriste internationale, auteure de Homo Natura, en harmonie avec le Vivant – Aurélie Cagnard, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’Animal – Béatrice Canel-Depitre, maître de conférences à l’université du Havre – Aude Carfantan-Rousse, enseignante – Evelyne Cash, médecin – Roland Cash, médecin, économiste de la santé – Samantha Cazebonne, députée LaREM, vice-présidente du groupe d’études condition animale et initiatrice d’une proposition de loi visant à protéger les mineurs de l’exposition à la violence exercée sur les animaux – Julie Céardavocat au Barreau d’Aix-en-Provence, Droit animalier, Droit de l’Enfant – Magali Celle, commandant de Police E.R – Georges Chapouthier, biologiste et philosophe – Marie-Christine Charmier, présidente-fondatrice d’Enfant, Animal, Nature – Prévention de la Violence – Gérard Charollois, vice-président honoraire du tribunal judiciaire de Périgueux – Marie Charpentier, directrice de Recherches CNRS – Anne Chicard, thérapeute, auteure, criminologue – Chantal Clady, enseignante CPC – Catherine Collet, ex attachée de presse Unité Jeunesse TF1 – émissions  éducatives – Jean-Yves Collet, réalisateur TV de films animaliers, docteur vétérinaire- Christophe Coret, président d’AVES France – Étienne Clément, éducateur spécialisé, Président LPO Champagne-Ardenne – Dominique Cottereaumaître de conférence associée à l’université de Tours – Réale Couchaux, ancienne enseignante second degré – Pr Jean-François Courreau, vétérinaire, président de Faune Alfort – Michel Cros, journaliste, écrivain – Jennifer Dalrymple, écrivaine-autrice-illustratrice – Émilie Dardenne, maîtresse de conférences en anglais et études animales Univ° Rennes 2 – Mylène Demongeot, comédienne – Pierre Déom, auteur et illustrateur de la revue La Hulotte – Marie-Bénédicte Desvallon, avocat au Barreau de Paris, Présidente de l’association Avocats & Droits de l’Animal et responsable de la section Droits de l’animal de la Société de Législation Comparée  – Philippe Devienne, docteur-vétérinaire et philosophe – Damien Deville, géographe et anthropologue – Mymi Doinet, auteure jeunesse – Sophie Dol, docteur vétérinaire – Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes, docteur vétérinaire, président du groupe d’étude parlementaire condition animale – Caroline Dramais-Boishardy, responsable AJAS-Savoie – Dominique Droz,psychologue clinicienne – Julien Dugnoille, professeur en anthropologie – Catherine Dumonteil-Kremer, autrice, formatrice, instauratrice de la journée de la non-violence éducative en France – Stéphane Durand, éditeur et cinéaste – Catherine Enjolet,fondatrice du Concept Les liens Du Sens-Human Links, Parrainage d’enfants –Pascale d’Erm, auteure, réalisatrice. Romain Espeisse, animateur nature – Muriel Falaise, Maître de conférences en droit privé, Université Lyon 3 – Marion Fargier, juriste à l’ASPAS – Adrien Favre, photographe et réalisateur animalier – Toni Ferri, philosophe et chercheur – Ange Fiorito, juge – Elisabeth de Fontenay, philosophe, essayiste – Cécile De France, actrice – Anne Frémaux  agrégée de philosophie et docteure en écologie politique – Florianne Frenaison, enseignante 1er degré – Céline Gagnepain, consultante en parentalité – Anne-Claire Gagnon,  docteur-vétérinaire, Présidente  de l’association contre la Maltraitance Animale et Humaine (AMAH) – Hélène Gateau, docteur-vétérinaire et journaliste – Camille Génissel, coach-comportementaliste – Pierre Georget, doctorant Paris 2 – Roland Gérard, éducateur à l’environnement et cofondateur du Réseau Ecole et Nature – Agnese Ghersi, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’Animal – Florence Giardi, professeure des écoles – Angelo Giavatto, maître de conférences en philosophie, Université de Nantes/membre de l’Institut Universitaire de France – Marc Giraud, écrivain et chroniqueur animalier – Brigitte Gothière, directrice de L214 et Dominic Hofbauer, éducateur en éthique animale, responsable de L214 Éducation – Blanche De Granvilliers, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’animal – Magali Greiner, avocat au Barreau de Paris, membre de l’association Avocats & Droits de l’Animal – Marie-Emmanuelle Grignon, journaliste – Kheira Guernan, psychologue clinicienne, protection de l’enfance – Astrid Guillaume, sémoticienne Sorbonne, présidente fondatrice de la Société française de zoosémiotique – Laurence Harang, professeur de philosophie, écrivain – Catherine Helayel, juriste, essayiste – Dr Serge Hefez, psychiatre, psychanalyste – Catherine Helayel, juriste, essayiste – Robert Hossein, réalisateur, acteur, metteur en scène – Dimitri Houbron, député LREM de la 17e circonscription du Nord – Cécile Huchard, enseignante-chercheuse en littérature – Julienne Hugy, psychologue clinicienne – Bénédicte Iturria-Ladurée, docteur vétérinaire, Secrétaire générale adjointe de l’OABA, l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir – Yannick Jadot, député européen EELV – Laetitia Jeangros, ancienne enfant placée, auteure – Sophie Joissains, sénatrice – Melvin Josse, directeur de Convergence Animaux Politique – Pierre Jouventin, éthologiste-écologue – Katia Kanas, co-fondatrice et ex présidente de Greenpeace France – Bastien Lachaud, député la France insoumise de la Seine-Saint-Denis – Annie Lahmer, conseillère régionale EELV – Luce Lapin, journaliste – Marie-Laure Laprade, enseignante, présidente Éducation Éthique Animale – Bruno Lassalle, docteur-vétérinaire – Manuel Leick-Jonard et Fiona Mille, Commission Condition animale EELV – Frédéric  Lenoir, écrivain, philosophe, Président d’Ensemble pour les animaux – Joël Lequesne, psychologue clinicien, ancien psychologue de l’Éducation nationale – Patrick LLored, chercheur en éthique animale, Université de Lyon – Thierry Lodé, biologiste, professeur en écologie évolutive  – Ninon Maillard, historienne du droit, Université Paris-Nanterre – Sophie Marceau, actrice – Fabien Marchadier, professeur de droit privé  – Jean-Pierre Marguénaud, agrégé de Droit privé et de sciences criminelles, directeur de la Revue Semestrielle de Droit Animalier – Marie-Claude Marsolier, chercheure en génétique – Gilles Martin, reporter-photographe, street artiste – Olivier Maurel, cofondateur de l’Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire (OVEO) – Laurence Mermet, enseignante – Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur – Anne-Laure Meynckens, présidente de l’association Animal360, intervenante dans les écoles primaires – Raphaël Mezrahi, humoriste – Valérie Michon, maître de Conférences en Sciences de Gestion – ex-enseignante en clinique médico-pédagogique (Annexe du Lycée Lakanal – Sceaux) – Hubert Montagner, professeur des Universités retraité, ancien Directeur de Recherche à  l’INSERM – Arielle Moreau, avocate en droit des animaux – Alexandra Morette, présidente de Code Animal – Sébastien Moromédiateur scientifique en cognition et comportement animal – Vincent Munier, photographe animalier – Philippe Muyl, réalisateur – Nagui, animateur radio/télévision et producteur – Lucie Nayak, sociologue – Jean-Marc Neumann, juriste / consultant en protection animale chargé d’enseignement en droit de l’animal / Université de Strasbourg – Anne-Louise Nicolas-Laurent, avocat au Barreau de Rennes, membre de l’association Avocats & Droits de l’animal – Professeur Jean-Claude  Nouët – Rodolphe Oppenheimer, psychanalyste, psychothérapeute – Matthieu Orphelin, député groupe Écologie démocratie solidaritéde Maine-et-Loire – Jean-Marie Ouary, président association Mille Traces – Yves Paccalet, philosophe et naturaliste – Thierry Paquot, philosophe, Président de La Rue aux Enfants – Candice Patou, actrice – Hélène Patrolé, enseignante 1er degré – Corine Pelluchon, philosophe, professeure à l’université Gustave Eiffel – Julien Peron, Fondateur du Festival pour l’école de la vie et du congrès Innovation en Éducation, réalisateur et producteur de films – Valérie Perrin, auteure – Anne-Laurence Petel, députée LREM de la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône – Maud Petit, députée MoDem du Val-de-Marne, coprésidente du groupe d’études droits des enfants et protection de la jeunesse – Christophe Pioch, psychologue social et du travail – Annabelle Pongratz, psychologue clinicienne – Estelle Prietz-Ducasse, docteur-vétérinaire – Aloïse Quesne, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Saclay, Evry Val d’Essonne – Aurélien Raynaud, peintre sculpteur animalier – Philippe Reigné, agrégé des facultés de droit et professeur du CNAM – Magali Richaud, avocate au Barreau de Béziers – Dr Jean-Paul Richier, praticien hospitalier, psychiatre, coordinateur du collectif PROTEC – Sylvie Rocard, communicante – Muriel Rolland de Rengervé, écrivain  – Corinne Rolland, photographe naturaliste, cofondatrice du Collectif Renard Blaireau – Laurence Rossignol, sénatrice groupe socialiste, ancienne ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes – François-Xavier Roux-Demare, doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Brest – Madline Rubin, directrice de l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) – Amandine Sanvisens, présidente de PAZ – Louis Schweitzer, président de la Fondation Droit Animal, Ethique & Sciences (LFDA) – Agnès Sinaï, journaliste, enseignante à Sciences Po – Pascal Sourdin, Animal Cross – Stop Violence France – Cédric Sueur, maître de conférences à l’Université de Strasbourg – Henry-Jean Servat, écrivain – Olivia Symniacos, avocate spécialiste des droits des animaux – Hélène Thouy, avocate, co-fondatrice du Parti animaliste – Catherine Le Troquier, maire de Valaire (41120) – Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime (2e circonscription) – Alexandre Varga, acteur – Élodie Vieille Blanchard, présidente, Association végétarienne de France – Cédric Villani, député groupe Écologie démocratie solidarité de l’Essonne – Christelle Waysbort, docteur vétérinaire, co-fondatrice de l’association de Protection Vétérinaire – Isabelle Yvos, co-présidente du Parti animaliste

Pour rejoindre les signataires, envoyez vos nom, prénom, qualité (optionnelle) à: stopviolencesenfantanimal@gmail.com

« Museaux & Sacs à Dos », deux sportifs engagés pour les animaux

« Museaux & Sacs à Dos », deux sportifs engagés pour les animaux

« Museaux & Sacs à Dos », deux sportifs engagés pour les animaux
17.07.2020
France
« Museaux & Sacs à Dos », deux sportifs engagés pour les animaux
Animaux sauvages

Manuel et Joris s’apprêtent à arpenter 1300 kilomètres sur la route du GR5, de Wissembourg dans le Grand-Est, à Menton sur la Côte d’Azur, avec pour seul moyen de transport leurs pieds, pour sensibiliser à la cause animale et lever des fonds pour ceux que nous défendons ! Leur projet, à la fois dynamique et engagé, que nous allons suivre de A à Z, ils l’ont nommé « Museaux et Sacs à Dos ».

Les deux amis n’ont pas cinquante ans à eux deux, et sont un savoureux mélange de muscles, d’intelligence, et de cœur. Depuis deux ans, Manuel est coach sportif, un métier qui s’inscrit dans la droite ligne de son diplôme en STAPS. Il a toujours pratiqué la boxe, et depuis peu, s’est pris de passion pour le triathlon. Joris, de son côté, est doublement diplômé, notamment en ingénierie du sport. Ses deux passions s’allient parfaitement puisqu’il s’agit de la nature et du sport, et qu’il préfère celui qui se pratique à l’extérieur, comme par exemple le tennis.

Un goût commun pour les grands espaces et le dépassement de soi

Habituellement, Joris consacre ses étés à des colonies de vacances itinérantes à l’étranger, qui permettent de faire des rencontres, de se dépasser et de découvrir des lieux reculés, magiques. Mais en raison des conditions exceptionnelles que nous subissons cette année, celles-ci ont été annulées. Le GR5 étant un rêve depuis longtemps et grande sa passion pour la montagne, il a proposé à Manuel de mener ce projet ensemble.

De son côté, en grand amoureux de la nature et de tout (tous) ce(ux) qui la compose(nt), notamment ses habitants les animaux qui le fascinent depuis l’enfance, il tenait à défendre une cause. Végétarien depuis des années, son mode de vie ne cesse d’évoluer dans le sens du véganisme. Il ne lui a pas été difficile de convaincre Joris – qui a lui aussi commencé à réduire sa consommation de produits d’origine animale – que les animaux seraient les bénéficiaires de leur projet commun.

Une prise de conscience menant à un engagement pour les animaux

« Museaux & Sacs à Dos » a pris forme. Bien plus qu’une randonnée, c’est une performance sportive de haut niveau qui les attend. Ils vont partir de leur région d’origine, traverser les Vosges, le Jura puis les Alpes, région d’adoption de Joris, avec sur leur dos leurs vivres, leur toit et toutes leurs affaires. Une fois arrivés au bord de la mer Méditerranée, ils auront parcouru 1300 kilomètres à pied et sensibilisé les gens à la cause des oiseaux, des blaireaux, des renards, des loups, des chevreuils, des lapins et de bien d’autres animaux que nous défendons. Au fil de leurs préparatifs, le choix de lever des fonds pour nous s’est imposé à eux comme une évidence, par les valeurs que nous avons en commun, la protection de l’environnement et de la faune sauvage, l’amour de la nature.

Pour eux, «One Voice est une association extraordinaire lorsqu’il s’agit de montrer, partager et aussi (surtout) d’agir ! Voilà pourquoi elle nous tient à cœur. Elle initie un tas de campagnes et se rapproche le plus de l’image et des valeurs que nous voulons véhiculer : la passion, la détermination, l’action. C’est un honneur de pouvoir les représenter.»

Pendant ce périple, ils vont chercher à entrer en communion avec la nature, avec le vivant. Des vidéos sont prévues, qui résumeront les étapes de leur périple, mettront en lumière leurs moments de joie, de dépassement de soi, nous permettront d’admirer les paysages à couper le souffle qu’ils auront traversés, et bien sûr tous les êtres non humains qu’ils auront eu la chance de croiser !

«On espère que cette aventure va ouvrir les yeux à ceux qui ne sont pas sensibles à cette cause. Et puis, ce serait aussi un bon moyen de montrer que ne pas manger de produits animaux et être (très) en forme, c’est possible !»

Nous organisons un live Facebook pour que vous puissiez rencontrer Manu et Joris et leur poser toutes vos questions le 21 juillet 2020 à 19 h. Envoyez-nous vos questions à l’avance à info@one-voice.fr avec comme objet de mail « Museaux & Sacs à Dos » jusqu’au 21 juillet à midi. 

Début du périple le 9 août 2020! Vous pouvez les suivre sur leurs pages Facebook, Twitter et Instagram

Naelys Provence : une marque au double label One Voice

Naelys Provence : une marque au double label One Voice

Naelys Provence : une marque au double label One Voice
17.07.2020
France
Naelys Provence : une marque au double label One Voice
Expérimentation animale

Naelys Provence propose des savons et soins cosmétiques qui s’inscrivent dans une démarche écologique et s’est engagée avec One Voice en obtenant deux labels pour sa marque garantissant l’absence de souffrance animale.

C’est en Provence que Naelys Provence fabrique des savons et produits cosmétiques. L’éthique est le maître-mot de la marque qui sélectionne elle-même ses matières premières issues prioritairement de l’agriculture biologique et de la production locale. Ses savons sont réalisés à la main via le principe de saponification à froid, peu énergivore, qui garantit des produits de haute qualité. Leurs couleurs sont obtenues à partir de pigments naturels, de végétaux et d’argiles.

Naelys Provence se refuse à utiliser l’huile de palme, même biologique, car trouver une huile de culture éthique s’avère difficile voire impossible étant donné les quantités nécessaires. Chaque année, ce sont, en effet, des hectares de forêt qui sont rasés. Avec eux, des orangs-outans et d’autres animaux sauvages menacés ou non d’extinction disparaissent, au profit des cultures de palmiers à huile pour les besoins du secteur agro-alimentaire principalement.

Des valeurs à l’image de One Voice

Le label One Voice garantit une consommation éthique sans expérimentation animale. En y adhérant, la marque certifie que ni le produit fini ni ses ingrédients n’ont été testés sur les animaux et qu’ils ne sont pas commercialisés en Chine où les tests sur les animaux sont toujours susceptibles d’être effectués pour toute mise sur le marché. Naelys Provence s’est, quant à elle, doublement labellisée puisque ses produits assurent également, comme Ratchaprao, l’absence de travail forcé des singes pour la récolte des noix de coco. Cette déclinaison du label est représentée par un petit c sous le tigre du logo. Ce moyen de récolte très économique est, en effet, légion dans les exploitations d’Asie du Sud-Est, cœur de la production mondiale.

Naelys Provence vient s’ajouter aux milliers d’entreprises françaises et étrangères dont les produits ou la marque dans son intégralité sont déjà labellisés One Voice.

Pour Hannah, Céleste, Patty, Marli, la fin du supplice

Pour Hannah, Céleste, Patty, Marli, la fin du supplice

Pour Hannah, Céleste, Patty, Marli, la fin du supplice
15.07.2020
France
Pour Hannah, Céleste, Patty, Marli, la fin du supplice
Exploitation pour le spectacle

Elles ont une quinzaine d’années. Comme Jon, elles sont nées dans un camion et n’ont jamais connu autre chose que le sol métallique et les barreaux des cages, sans protection contre le froid de l’hiver et la chaleur de l’été. Hannah, Céleste, Patty et Marli, les quatre lionnes que nous avons sauvées, portent les stigmates physiques et psychiques de l’enfer qu’elles ont vécu au cirque.

Leur détresse est criante. Les longues années de calvaire ont laissé des marques profondes sur Hannah, Céleste, Patty et Marli. Leurs pauvres corps meurtris témoignent de la souffrance que les quatre lionnes ont endurée depuis leur venue au monde : la captivité, la faim, les blessures, les portées à répétition pour le lucratif trafic de lionceaux et, bien sûr, le dressage. Nos enquêteurs – qui ont visité et filmé beaucoup de spectacles et de ménageries de cirque – ont été frappés par l’extrême violence du numéro qu’elles devaient exécuter avant leur saisie. Sous la menace du fouet, terrorisées, elles peinaient à se déplacer. Même seulement à tenir debout…

Sauvetage bouleversant

Et pour cause… Lorsque nous les avons sauvées le 7 juillet dernier et en les approchant au plus près, nous avons encore pu mieux mesurer l’état déplorable dans lequel elles se trouvaient. Nous avions chargé notre partenaire Natuurhulpcentrum d’assurer leur transfert du cirque au refuge de Tonga Terre d’Accueil, à qui nous avons confié leur suivi quotidien, tandis que nous en assurons la garde et la prise en charge jusqu’au procès du cirque. Ce sont quatre lionnes efflanquées, couvertes de plaies laissées par les coups, édentées, titubantes et hagardes qui sont arrivées dans l’espace de convalescence. Hannah est sortie la première de la caisse de transport avec calme, nous observant de ses grands yeux. Nous avons immédiatement constaté ses difficultés à marcher avec un arrière-train instable. Puis, tour à tour, Céleste, Patty et Marli ont suivi. Pas toutes au même rythme, mais selon leur niveau d’anxiété. Marli s’est montrée particulièrement stressée. Il lui a fallu une heure et demie avant de se résoudre à rejoindre la tanière, tout son être tremblant, ravagé par les traumatismes passés, autant physiques que moraux.

Goûter la vie

En découvrant leur nouveau lieu de vie, les lionnes semblaient éberluées. Quel bonheur de les voir s’essayer à faire leurs griffes sur de grosses souches d’arbre, apprécier le confort d’un terrain sain et moelleux sous leurs pattes, s’y prélasser sur le dos en toute sérénité, manger à leur faim… Quelle émotion d’observer Patty, la plus maigre des quatre, déformée sur la pointe de sa hanche gauche, lourdement handicapée au niveau de l’arrière-train et chutant fréquemment, se saisir de la grosse balle avec laquelle Jon aime aussi tant jouer. Dès qu’elle l’a vue, elle n’a plus voulu la lâcher. Scène bouleversante d’un animal, après quinze ans de privations, s’accrochant à ce jouet comme à un trésor inestimable… Mais quelle colère aussi de se dire que ces lionnes âgées, n’avaient jamais connu jusque-là qu’une cage vide, au sol sale et froid, dans le camion du dresseur.

Panser les blessures

Le chemin sera long avant que Hannah, Céleste, Patty et Marli se remettent des souffrances inouïes qu’elles ont subies. Le rapport vétérinaire du 9 juillet, établi pour le moment uniquement à partir d’observations visuelles, est déjà extrêmement préoccupant. Qu’en sera-t-il lorsque les félines seront examinées plus à fond, dès que leur état leur permettra de supporter une anesthésie ? Nous redoutons le pire. On sent qu’elles sont âgées et fatiguées par leur vie de supplices. Pour l’heure, nous sommes heureux de leur offrir ce temps de convalescence et de reconstruction avec l’espoir qu’il leur soit salvateur. Elles vont à présent être soignées, reprendre des forces et du poids. Dès le lendemain de leur arrivée au refuge, les sas de leurs tanières ont été ouverts et elles ont pu explorer l’espace extérieur. Marcher sur l’herbe, s’allonger au soleil, échanger des câlins leur est extrêmement profitable. Se retrouver ensemble les rassure et les aide à garder confiance en l’avenir. Bientôt, quand leur bilan de santé complet aura été effectué, elles seront à nouveau réunies avec Jon qui peut déjà les voir à distance et échanger avec elles. Puisse la porte de la délivrance rester grande ouverte devant elles et les conduire à la résilience.

Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie

Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie

Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie
13.07.2020
Algérie
Chiens et chats errants : une extermination de masse en Algérie
Animaux familiers

Sous prétexte de combattre la rage, les autorités de la commune d’Alger abattent en masse les chats et chiens errants. La vie de ces animaux voués à une mort certaine est d’une immense tristesse. Une association locale a pu secourir certains d’entre eux. Aidez-nous à les sauver !

Les chiens et chats errants en Algérie ne se comptent plus tellement ils sont nombreux et la pandémie du coronavirus n’a fait qu’aggraver les choses. En prenant la rage pour prétexte, l’établissement public d’hygiène urbaine et de la protection de l’environnement de la commune d’Alger (l’EPIC HUPE), surnommé « galoufa » par les Algériens, extermine de façon quasi industrielle cent à trois cents animaux chaque semaine. Leur vie n’est que misère et solitude et se termine dans d’effroyables souffrances. Cette tuerie ne règle en rien le problème récurrent de l’errance.

Une euthanasie de masse…

Les animaux sont capturés avec de grandes pinces, semblables aux instruments de torture moyenâgeux, et entassés dans des cages minuscules. C’est dans une pièce sordide et sale que les chiens vivent leurs derniers instants. Aucune issue n’est possible. Électrocutés à plusieurs dans une petite cage, ils sont tués à la chaîne. Les gémissements et les aboiements de détresse et de peur de leurs congénères, qui ont compris le sort qui les attendait, résonnent dans cet entrepôt de la mort. Le chien dans la cage d’électrocution est terrorisé, ses mouvements respiratoires comme oculaires témoignent de son affolement. Il est déjà presque asphyxié par la panique ; il sent que quelque chose de terrible va se produire. Les mots manquent pour décrire cette abominable réalité. Les cadavres sont ensuite jetés telles des ordures ménagères par la « galoufa » dans un camion à benne et viennent rejoindre ceux qui s’y entassent déjà. Les corps sans vie sont mêlés à des tas d’immondices, se fondant dans le décor de cette « déchetterie » à ciel ouvert qui ne semble gêner personne. L’horreur ne connaît aucune limite.

… qui n’est pas la solution

Chiens et chats continuent encore à être traités comme des objets, voire ici comme des déchets. La rage n’est qu’un prétexte et en cette période de pandémie, les animaux ont été désignés à tort responsables de tous les maux et leurs abandons se sont multipliés. L’euthanasie n’est pas la solution et ne fait que perpétuer le problème. Il est temps que cessent ces effroyables pratiques d’un âge révolu !

Tout comme cela a été fait dans le sanctuaire des chiens de Darjeeling que One Voice finance depuis 2002, un travail de sensibilisation de la population locale qui craint ces animaux par peur de la maladie est primordial. En Algérie, comme en France, c’est la cause de l’errance qu’il faut traiter en imposant l’identification et la stérilisation des animaux qui arrivent en fourrière, en ouvrant des dispensaires pour les recueillir et en créant des fichiers de suivi des abandons et des stérilisations. Ces mesures doivent s’accompagner d’une responsabilisation des propriétaires et d’une politique de protection animale digne de ce nom.

Agissons

L’établissement public d’hygiène urbaine et de la protection de l’environnement de la commune d’Alger, dont la responsable est vétérinaire, n’est soumis à aucune réglementation et cherche à légaliser l’extermination des animaux errants.

L’association B.C.H.E. (Billy pour la compassion, l’humanité et l’empathie), présidée par le Docteur Haifa REZAGUI, lutte contre cette extermination et continue de sauver autant de chats et de chiens que possible. Aidez-nous à relayer son appel en interpellant les autorités algériennes pour que cesse ce massacre.

Vous pouvez adresser un mail au/à la :

Direction des services vétérinaires : dsv@madrp.gov.dz et dz.dsv.sdsba@gmail.com

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili

Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili
08.07.2020
France
Lettre ouverte à l’attention de Barbara Pompili
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Nous publions cette lettre ouverte à Barbara Pompili, notre nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire. Les annonces tant attendues sur le bien-être animal tardent encore à être prononcées. L’audience au Conseil d’État à propos de l’arrêté delphinarium, prévue initialement demain 9 juillet 2020, vient d’être repoussée à une date ultérieure car le ministère fait encore des promesses d’avancées à venir pour les animaux. En attendant, les cétacés dans les bassins des delphinariums et les individus captifs des cirques meurent. Des mesures urgentes s’imposent.

Madame Barbara Pompili
Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Hôtel de Roquelaure
244, boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Vannes, le 8 juillet 2020

Nous vous adressons nos plus sincères félicitations quant à votre nomination au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Nous espérons que votre ministère va enfin pouvoir fixer le calendrier définitif des mesures annoncées par vos deux prédécesseurs sur la faune sauvage captive et notamment les delphinariums, les élevages d’animaux pour leur fourrure et les spectacles d’animaux d’espèces non domestiques dans les établissements mobiles, étant précisé que notre association était rapporteur du groupe sur les « élevages d’animaux pour leur fourrure » et a participé activement au groupe sur les «animaux sauvages dans le spectacle itinérant» et à celui des «delphinariums».

Nous avons pris connaissance de la lettre du 6 juillet 2020 que vous avez adressée au Conseil d’État dans le cadre du recours en manquement engagé à l’encontre de votre ministère sur la question de l’interdiction de détention des cétacés, laquelle est à l’origine du renvoi de l’audience initialement prévue le 9 juillet 2020 à une date ultérieure.

Nous prenons acte, aux termes de ce mémoire complémentaire :

  • qu’à la demande du cabinet du Premier Ministre et dans le prolongement de la réunion interministérielle du 13 février 2020, vous avez soumis différents scénarios concernant les mesures à adopter en faveur du bien-être animal,
  • que ce processus a été suspendu en raison de l’état d’urgence sanitaire,
  • que cependant s’agissant des cétacés, votre volonté d’adopter des mesures en faveur de leur bien-être demeure réelle.

Nous souhaiterions toutefois que certaines mesures soient prises de toute urgence afin d’éviter des souffrances inutiles.

1- S’agissant des animaux d’espèces non domestiques exhibés dans les structures itinérantes.

La récente saisie conservatoire du lion rebaptisé Jon et de quatre lionnes détenus au sein du Cirque de Paris au bénéfice de notre association a permis de mettre en évidence les graves défauts de soins dont ces animaux ont été victimes. Ce cas fait écho à celui des ours Micha, Glasha et Bony, mais également à celui du lion Elyo/Nal et de l’éléphante Baby, et avant elle Maya. Sans que cet inventaire se veuille exhaustif tant ils sont nombreux à souffrir de ces conditions de détention totalement inadaptées à leurs besoins fondamentaux.

Nous avions adressé à votre ministère des rapports d’experts scientifiques en bien-être animal (Pr Harris, Pr Broom) plaidant pour la fin de telles activités contraires aux besoins physiologiques et comportementaux de ces animaux. Nous tenons à votre disposition ces rapports tout comme les différents dossiers scientifiques et juridiques afférents aux différents individus que nous défendons devant les tribunaux judiciaires ou administratifs.

C’est la raison pour laquelle, dans l’attente des textes interdisant définitivement ces activités, nous vous exhortons à prendre en urgence un arrêté entérinant l’interdiction de la reproduction des mammifères d’espèces non domestiques et organisant leur retrait immédiat des établissements qui les détiennent.

2- S’agissant des delphinariums

Depuis l’abrogation de l’arrêté du 3 mai 2017 par le Conseil d’État pour vice de forme, la reproduction des dauphins a de nouveau été autorisée au sein de ces établissements.

La situation est des plus préoccupantes.

En effet, depuis janvier 2020, trois dauphins sont morts dans les delphinariums français. Le nouveau-né de Lotty au Marineland est décédé quelques heures seulement après sa naissance. Le 16 juin 2020, un delphineau est décédé à Planète Sauvage huit jours après sa naissance.

La reproduction en captivité, de même que les échanges d’individus qui ont lieu entre les parcs, induisent de grandes souffrances pour ces animaux hautement sensibles, socialement complexes et aux capacités cognitives extraordinaires.

Dans la Déclaration de Vancouver de 2012, c’est au regard de ces capacités sociales et cognitives que les scientifiques ont affirmé que les cétacés doivent être considérés comme des personnes et être dès lors protégés par un ensemble de droits.

Lors de la 11e Conférence de la Convention des Espèces Migratrices, l’ONU a d’ailleurs reconnu qu’ « un certain nombre d’espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d’éléphants, montrent qu’elles ont une culture non humaine ».

Au regard de l’ensemble de ces éléments, nous vous demandons d’adopter en urgence un nouvel arrêté interdisant la reproduction, les échanges et les importations de tout nouveau cétacé dans les delphinariums français.

Nous vous remercions de l’attention portée à cette correspondance et vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice