One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen

Expérimentation animale
17.07.2026
Strasbourg, France
One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen One Voice fait entendre la voix des primates de Rousset au Parlement européen
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L’Europe se dote d’une feuille de route pour sortir de l’expérimentation animale. Au même moment, la France, elle, prévoit de tripler le nombre de cages du centre de primatologie de Rousset dans les Bouches-du-Rhône. Une aberration au cœur de notre intervention le 9 juillet devant le groupe « Bien-être et protection des animaux » du Parlement européen.

Au lieu de s’enfermer dans un modèle dépassé et maltraitant, la France, premier État membre expérimentant sur les animaux, ne devrait-elle pas être aussi le premier pays d’Europe à financer des alternatives sans animaux ?

Cette question cruciale, nous l’avons mise au centre des débats du Parlement européen, le 9 juillet dernier. Notre objectif : alerter les eurodéputés sur les dangers du projet d’agrandissement de l’élevage de primates de Rousset, alors même que la Commission européenne a publié sa feuille de route le 1er juin pour en finir avec les tests sur les animaux.

Investir aujourd’hui dans l’élevage de primates de laboratoire revient à pérenniser un modèle dépassé

Chaque nouvelle infrastructure rend plus difficile encore l’abandon de ces pratiques, en raison des équipements financés et des emplois créés qui en dépendent. D’autant que ce projet d’extension mobilise un budget colossal de 30 millions d’euros d’investissement d’argent public issus du plan « France 2030 », pourtant destiné à soutenir l’innovation et la transition écologique. Un choix en totale contradiction avec les ambitions initiales, mais aussi avec les attentes des citoyens et celles d’une partie croissante de la communauté scientifique elle-même.

Maintien des captures et des importations

Même agrandi, l’élevage de Rousset ne couvrirait qu’environ 35 % des expérimentations françaises. Des centaines de primates seront toujours importés de Maurice et d’Asie. Nos enquêtes menées en 2023 sous couverture avec nos partenaires locaux l’ont montré : les captures dans la nature continuent d’alimenter la filière. Arrachés à leurs familles et à leurs forêts, transportés sur des milliers de kilomètres, ces êtres sensibles, aux capacités sociales, émotionnelles et cognitives exceptionnelles, paient le prix fort. Au-delà des souffrances endurées par les individus, ces importations augmentent les risques de zoonoses, ces maladies transmissibles des animaux aux humains, comme la tuberculose.

1,2 million de citoyens européens mobilisés

Manque de transparence, gaspillage d’argent public, risques sanitaires, maintien d’expériences cruelles et obsolètes… En poursuivant ce projet, la France envoie à la communauté  internationale un signal désastreux qui menace la feuille de route européenne adoptée, faut-il le rappeler, en réponse à la mobilisation massive d’1,2 million de citoyens à travers l’Initiative citoyenne européenne « Save cruelty – Free Cosmetics – Commits to a Europe without animals testing », lancée en 2021 dans 22 pays. En France, les habitants se sont aussi prononcés à 93 % contre le projet de Rousset.

Chaque euro investi dans de nouvelles cages est un euro de moins pour les alternatives médicales de demain. La place des primates n’est ni dans les laboratoires ni dans les cages de Rousset. En faisant entendre leurs voix au Parlement européen, One Voice expose l’infâme projet de Rousset aux yeux de toute l’Europe.

Retrouvez notre intervention filmée sur le site de l’intergroupe.

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