Loi anti-loups : le permis de tuer est voté

Animaux sauvages
24.07.2026
France
Loi anti-loups : le permis de tuer est voté
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Tuer les loups le jour. Tuer les loups la nuit grâce à des lunettes à vision thermique. Tuer les loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles. Tuer les loups coûte que coûte et renoncer à protéger les troupeaux.
Adopté le 21 juillet, l’article 14 de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole entend orchestrer la disparition des loups. Nous ne les laisserons pas faire.

En Corrèze, Truffe et Girolle, les louveteaux de Milo et Mina grandissent dans la peur des traques. En février, dans le Cantal, un loup tombe sous les balles. En avril, en Haute-Marne, l’un des jeunes d’Aria et Charlie perd la vie dans une battue. Pomme, la louve prise dans un piège en Seine-Maritime et que nous avions sauvé, est abattue cet été dans les Alpes… Qu’ils vivent seuls, en couple ou en meute, partout en France, les loups sont traqués sans répit : une situation reconnue par l’administration elle-même.
Présentés comme une menace permanente pour les troupeaux, responsables de la crise agricole, les loups servent de boucs émissaires, alors que les faits racontent une autre histoire.

Permis de tuer

Pourtant, aujourd’hui, les lobbies de l’élevage et de la chasse viennent d’obtenir un élargissement sans précédent pour les abattre. L’article 14 voté ce 21 juillet légalise cette guerre déjà bien réelle sur le terrain et vise un peuple persécuté, dont le niveau de protection a déjà été abaissé à l’échelle européenne, passant de « strictement protégée » à « protégée » en 2024. Avec ce nouveau texte, la protection devient l’exception, l’abattage la règle via plusieurs mesures dévastatrices, comme :

Ø  La possibilité de tuer des loups jusque dans les parcs nationaux et les réserves naturelles.

Ø  La possibilité de faire feu à l’aide de lunettes thermiques, impliquant de tirer la nuit.

Ø  Le report des quotas non consommés sur l’année civile suivante.

 

Une loi qui repose sur la haine et le mensonge

Cette loi repose d’abord sur la haine. Celle des amoureux de la gâchette qui ne voient dans les animaux que des cibles à abattre ou des nuisibles à éliminer. Au-delà de l’article 14 qui vise les loups, l’article 15, lui, facilite en plus le piégeage des renards, des blaireaux et de tous les autres. Une pratique qui, faut-il le rappeler, ne fait aucune différence entre les animaux, qu’ils soient familiers, sauvages ou protégés.

Mais cette loi se base aussi sur un mensonge. Derrière l’image du berger vivant en harmonie avec la nature, le pastoralisme entraîne une dégradation réelle de l’environnement, entre érosions des sols, dégradation de la qualité des cours d’eau, raréfaction des forêts… Dans le même temps, les loups n’ont jamais été autant tirés alors que les attaques sur des animaux destinés à l’abattoir continuent de diminuer. Le rapport parlementaire sur le pastoralisme l’établit sans aucun doute possible : les pertes représentent moins de 0,15 % du cheptel ovin.


Une politique de la terreur insensée

Si la crise agricole est réelle, tuer davantage de loups ne résoudra rien. Cette politique de la terreur ne fait que désorganiser les meutes et peut même contribuer à augmenter les attaques, puisque des jeunes en plein apprentissage se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans le soutien de leurs aînés. Les études scientifiques le montrent : l’abattage ne constitue pas une solution durable. Nécessaires aux écosystèmes, les loups sont des êtres sensibles et intelligents qui ont toute leur place dans nos montagnes.

Pour Truffe, Girolle et leurs parents. En mémoire de Pomme. Pour les loups qui vivent encore libres, One Voice ne cédera rien. Face à la loi des fusils, nous continuerons à défendre celle du vivant. Signez et partagez notre pétition.

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