Un loup abattu : Communiqué de presse
Paris, le 15 avril 2026
Un loup a été abattu dans la nuit du 13 au 14 avril 2026 dans le Bassigny (Haute-Marne), comme l’a confirmé la préfecture. Derrière le vocabulaire technocratique de « prélèvement », c’est une nouvelle mise à mort, qui s’inscrit dans une politique assumée d’élimination des loups en France.
Dans cette zone, Aria et Charlie, vivent avec leurs louveteaux. Le loup abattu appartenait très probablement à cette famille. À ce stade, il est impossible de savoir lequel a été tué. Mais une chose est certaine : cela affecte toute la structure sociale de la meute.
Privés d’un adulte expérimenté, les jeunes peuvent se retrouver désorientés, sans repères ni apprentissage, ce qui peut entraîner des conséquences importantes sur leur comportement et leur survie.
Non, ce n’est pas un “prélèvement”
Le mot est trompeur.
Ce n’est pas un acte neutre de “gestion”. C’est une mise à mort, aux effets durables. En désorganisant les meutes, ces tirs peuvent provoquer les déséquilibres mêmes qu’ils prétendent éviter… et générer plus de problèmes et justifier plus d’abattages de loups encore. Car n’est-ce pas le but des autorités au service des lobbies ? Les décisions insensées permettent qu’on se pose la question.
Une conséquence directe de politiques de plus en plus permissives
Ce tir s’inscrit dans un contexte d’assouplissement des règles : en Europe, avec la fin du statut de protection stricte du loup et en France, avec des conditions de tirs facilitées et des plafonds de mises à mort élevés.
Les loups sont des animaux solidaires, aux familles structurées, essentiels aux équilibres naturels. Pourtant en France, leur situation est déjà critique : l’espèce est classée « vulnérable » par l’UICN. Leur nombre n’atteint pas le seuil de viabilité estimé à 2 500 loups et 23 % d’entre eux peuvent être abattus chaque année selon les « quotas » désormais fixés.
« Non, ce n’est pas un “prélèvement” : c’est une famille touchée, fragilisée. Des petits peuvent se retrouver sans repères, sans adulte pour les guider. Et ensuite, on s’étonnera de nouvelles attaques. Ces merveilleux animaux, piliers de la biodiversité, sont persécutés sans relâche. On les massacre pour les faire disparaître », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.
One Voice et ses partenaires (ASPAS, ASPA Vosges, Education éthique animale et LPO) avaient attaqué l’arrêté qui a mené à la mort d’Aria ou de Charlie. Et l’association sera également bientôt devant le Conseil d’Etat, pour les loups.