Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme

Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme

Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme
15.01.2026
Tarn-et-Garonne
Jumbo en grande souffrance: un vétérinaire spécialiste de la faune sauvage tire la sonnette d’alarme
Animaux sauvages

Les 27 et 28 décembre 2025, One Voice a une énième fois filmé l’hippopotame Jumbo alors que le cirque Muller-Zavatta, dont il est prisonnier depuis près de quarante ans, s’installait à Montauban (Tarn-et-Garonne). Le rapport du vétérinaire expert qui a étudié ces images est sans appel: Jumbo souffre terriblement. L’association porte à nouveau plainte contre ses tortionnaires et appelle les défenseurs des animaux à écrire au ministère de la Transition écologique. 

À quarante ans, Jumbo est toujours exploité par les dresseurs qui ont fait de lui l’attraction phare de leur commerce. Quand il n’est pas enfermé dans sa remorque de tôle ou laissé seul à piétiner sur place dans un enclos de fortune, il est traîné laborieusement sur la piste du cirque, transformé malgré lui en bête de foire livrée à la foule de spectateurs, lui, l’hippopotame amphibie qui devrait passer seize heures chaque jour dans l’eau chaude des rivières d’où il a été arraché petit. Le vétérinaire qui a consulté nos dernières vidéos ne cache pas son inquiétude. Jumbo va mal. Victime d’une maladie articulaire dégénérative, en grave surpoids (une tonne en trop), il peine à marcher et le froid risque d’exacerber ses douleurs. Pire, le spécialiste de la faune sauvage décrit l’hippopotame comme l’un des cas les plus graves de maltraitance animale en captivité qu’[il ait] jamais vu”.

Malgré son problème invalidant, le cirque oblige Jumbo à se produire pendant les heures et les jours d’ouverture, et il semble qu’il doive continuer à le faire jusqu’au jour de sa mort ou jusqu’au jour où il ne pourra plus bouger. Dr David Perpiñan Vétérinaire travaillant depuis plus de vingt auprès des animaux sauvages

Dix ans de combat acharné

Depuis 2016, nous suivons les déplacements de Jumbo dans le sud de la France, enquêtant sans relâche, chronométrant le peu de temps qu’il passe en dehors du camion où il est enfermé, filmant et photographiant ses conditions de détention pour mieux les dénoncer… Chaque année, nous avons multiplié les manifestations et les démarches auprès des autorités, déposant de nombreuses plaintes pour mauvais traitements. En 2019, nous avons enfin réussi à organiser son sauvetage. Face à la violence des circassiens, les autorités ont décidé d’annuler la saisie… Depuis, nous n’avons pas renoncé, continuant à accumuler les preuves à charge contre ceux qui exploitent Jumbo. 

Le gouvernement a abandonné les animaux

Alors que nous nous battons sans relâche pour lui, l’État n’a eu de cesse de cracher au visage des animaux qu’il prétendait défendre en adoptant la loi contre la maltraitance animale de novembre 2021. Dès le début, les ambitions étaient faibles: exclusion des animaux domestiques de la loi, interdiction de détention d’animaux sauvages concernant uniquement les cirques itinérants, et ce seulement à partir de 2028… Depuis, le gouvernement a fait bien pire. Balayant d’un revers de main notre proposition d’aide à la reconversion des circassiens, il préfère les payer pour qu’ils continuent à détenir des animaux sans leur proposer la moindre solution de relogement. Cerise sur le gâteau: ces geôliers grassement payés avec l’argent du contribuable n’auront qu’à se sédentariser pour poursuivre leur maltraitance… et même leurs spectacles!

Nous déposons une nouvelle plainte contre le cirque Muller-Zavatta pour toutes les cruautés qu’il inflige à Jumbo. Vous aussi, interpellez le ministère de la Transition écologique en lui écrivant*. Et signez notre pétition pour sauver Jumbo!

*Un modèle de courrier et disponible sur le lien suivant. Il peut être adressé par voie postale à l’adresse indiquée, ou directement en ligne.

Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite

Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite
13.01.2026
Moselle
Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite
Animaux sauvages

En Moselle, le préfet autorise les chasseurs à tuer les sangliers aussi la nuit, avec éclairage et équipement militaire, pendant quatre mois. Pour protéger ces animaux persécutés jour et nuit sans aucun répit, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. Audience le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.

En Moselle, le préfet autorise la « destruction » (sic) de sangliers de nuit, à l’affût, avec usage de sources lumineuses et d’équipements de vision thermique, du 13 décembre 2025 au 14 avril 2026. Pour protéger ces animaux persécutés, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. L’audience aura lieu le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.

Une autorisation généralisée

L’arrêté permet un nombre illimité de tirs de nuit, sur l’ensemble du département, soit 725 communes, pendant 122 jours, sans plafonnement du nombre d’animaux abattus. Les chasseurs peuvent les tuer librement la nuit, et se faire accompagner d’un nombre illimité de tireurs. Tel qu’il est rédigé, ce texte ouvre la voie à l’abattage potentiel de centaines, voire de milliers de sangliers. Un massacre.

Le tir à l’affût consiste à attendre immobile le passage d’un animal pour l’abattre par surprise. De nuit, avec des dispositifs lumineux ou thermiques, cela signifie aucune possibilité de fuite pour les sangliers, un carnage en perspective.

Des sangliers pourchassés toute l’année

Les sangliers sont déjà les animaux les plus traqués en Moselle. Le calendrier cynégétique ne leur laisse que deux semaines de répit par an. Quinze petits jours de paix sans les balles qui sifflent, sur toute une année. Autoriser en plus le tir de nuit sur plusieurs mois revient à instaurer une pression de chasse permanente. La terreur vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour toute la faune sauvage qui tente de survivre dans le département. Cette banalisation de la violence s’inscrit dans un climat de mépris inquiétant, où les sangliers peuvent être traités comme de vulgaires déchets.

Cette pression s’exerce de surcroît avec des armes de chasse à usage militaire, dont la portée peut atteindre plusieurs kilomètres, faisant peser de graves risques sur la sécurité publique, pour les riverains comme pour les promeneurs.

Une prétendue « régulation »

Présentée comme une mesure de régulation, cette décision repose sur un contresens. Malgré des abattages records — 881 372 sangliers tués en 2024-2025 —, les populations continuent d’augmenter et les dégâts agricoles persistent. Partout sur le territoire, les sangliers sont désormais traqués sans relâche, comme dans l’Indre où la préfecture invente le concept absurde de « battue affinitaire » pour justifier toujours plus de mises à mort, ou encore dans le Gard ou en Corse où des battues illégales avaient été autorisées. La chasse entretient un cercle vicieux dont elle est à la fois la cause et la principale bénéficiaire. Et la préfecture permet encore une fois aux chasseurs de s’adonner à leur loisir dans une liberté quasi totale.

La justice face aux fusils

One Voice a saisi la justice et demande la suspension en urgence de cet arrêté préfectoral. L’audience se tiendra le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg. La faune sauvage ne peut être sacrifiée au profit d’un loisir sans limite, au mépris du droit, de la sécurité publique et du respect des êtres vivants. En attendant, signez et partagez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »

7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »
12.01.2026
7 associations lancent une pétition pour sortir les renards de la liste des « Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts »
Animaux sauvages

Une pétition à l’Assemblée nationale vise à retirer les renards roux de la liste ESOD pour stopper les abattages dont ils sont victimes par milliers. Nos associations appellent à une mobilisation citoyenne et organisent le 17 janvier des actions dans 11 villes pour sensibiliser le public aux enjeux de cette démarche.

Une pétition officielle a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander la fin du classement des renards roux en tant qu’ « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD). Les associations à l’initiative de cette démarche appellent à une mobilisation citoyenne urgente afin de mettre fin aux abattages massifs de ces animaux. Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, One Voice organise ce samedi 17 janvier une journée d’action sur le terrain, dans 11 villes.

Un classement ESOD à l’origine d’abattages massifs

Chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, pratiques rendues possibles par leur inclusion sur la liste ESOD, dans 88 départements à ce jour. Ce chiffre glaçant met en lumière une réalité alarmante : les renards subissent ces pratiques cruelles à grande échelle, à l’image du déterrage, une méthode documentée depuis longtemps par nos associations comme étant particulièrement barbare.

Le renard, un allié écologique et sanitaire essentiel

Cette persécution ne repose pourtant sur aucun fondement scientifique. Les renards sont des alliés majeurs de nos territoires : ils régulent les rongeurs ravageurs des cultures et porteurs de maladies telle que la borréliose de Lyme, réduisant ainsi pertes agricoles, dépendance aux rodenticides toxiques et propagation d’une zoonose touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France.

Animaux omnivores disséminant les espèces végétales et charognards éliminant les carcasses, ils constituent en outre un maillon essentiel de nos écosystèmes.

La “régulation” des renards : une inefficacité démontrée

L’ANSES l’a confirmé en 2023 :  les renards ne présentent  pas de risque pour la santé publique. Ils ne sont plus porteurs de la rage depuis l’éradication de la maladie en 2001 et leur abattage accroît la circulation de l’échinococcose.

Les dégâts prétendument invoqués sont tout aussi infondés, les études – dont le programme CARELI – démontrant que tuer des renards ne réduit en rien les prédations et que seules des protections adaptées des poulaillers sont réellement efficaces.

Enfin, la régulation naturelle de l’espèce est parfaitement assurée par la disponibilité des ressources, comme l’illustrent les résultats du Luxembourg où l’arrêt de la chasse aux renards n’a provoqué ni surpopulation ni déséquilibre écologique. Ces conclusions ont été confirmées par plusieurs rapports et études scientifiques récents, qui soulignent l’inefficacité des actions de “régulation” des renards (FRB, 2023) et recommandent expressément de les supprimer de la liste des ESOD (IGEDD, 13 février 2025).

Le Conseil d’Etat a d’ailleurs déjà annulé partiellement leur classement en Aveyron, en Haute-Loire et en Lozère, faute de justification des abattages systématiques. La rapporteure publique avait d’ailleurs à cette occasion considéré que “la raison commande d’accompagner la remise à plat du régime des ESOD”.

Une opposition majoritaire de l’opinion publique

L’opinion publique est elle aussi claire : 65% des Françaises et des Français sont contre ce classement, et 71% s’opposent à ces massacres (sondage IFOP, 2023).

Avec l’effondrement massif de la biodiversité, l’année 2026 devrait être l’année charnière d’une préservation accrue des espèces. Elle ne doit pas être celle du renouvellement de l’arrêté triennal maintenant les renards sur la liste des ESOD, en contradiction totale avec les données juridiques, scientifiques et les attentes sociétales.

Animal Cross, Aves France, l’ASPAS, Focale pour le Sauvage, FERUS, le Pôle Grands Prédateurs et One Voice appellent ensemble le ministère de la transition écologique à mettre fin au classement des renards en tant qu’ « ESOD ».

Chaque voix compte pour eux. Pour changer la loi autorisant cette liste mortifère, nous appelons le grand public à signer et partager massivement notre pétition commune à l’Assemblée nationale.

One Voice organise le 17 janvier une journée d’action dans 11 villes

Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, One Voice organise le 17 janvier prochain une journée d’action sur le terrain, dans 11 villes : Fréjus (83), Nice (06), Metz (57), Brive-la-Gaillarde (19), Montpellier (34), Bar-le-Duc (55), Nantes (44), Troyes (10) et Limoges (87). Deux autres actions sont planifiées, le 18 janvier à Toulouse (31) et La Rochelle (17) le 24 janvier (informations à venir).

Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition Stoppons le massacre des renards : signez la pétition

Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages

Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages

Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages
06.01.2026
France
Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages
Animaux sauvages

Le 2 décembre 2025, le gouvernement a annoncé le lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour soutenir les cirques itinérants dans leur reconversion en établissements fixes. Dans ces zoos au rabais, totalement illégaux, l’enfermement et le dressage des animaux sauvages se poursuivront, l’État ayant définitivement renoncé à leur offrir une retraite dans des sanctuaires. One Voice dénonce une énième trahison de l’esprit de la loi contre la maltraitance animale votée en 2021 et n’hésitera pas à aller en justice si ce projet se concrétise.

Dès janvier 2021, nous avons sonné l’alerte sur les conséquences dramatiques qu’aurait une loi visant uniquement les cirques itinérants. En permettant à ces établissements de se sédentariser, l’ambition de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques a été abandonnée au profit d’une simple interdiction de l’itinérance… Une mesure de surface qui, si elle épargne de longs trajets aux individus captifs, ne les protège ni des violences du dressage ni de la cruauté du confinement… Le parc Saint-Léger, contre lequel nous avons à nouveau porté plainte en 2023, donne déjà un aperçu glaçant de ce qui attend les animaux sédentarisés: enclos minuscules, gamelles vides, spectateurs invités à rentrer dans les enclos, au risque de blesser ceux qui en sont prisonniers…

« Ainsi, le Gouvernement va prochainement lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin de soutenir les cirques itinérants concernés par la loi précitée et souhaitant se reconvertir en établissements fixes accueillant des animaux d’espèces non domestiques. Les structures actuellement itinérantes pourront proposer un projet de reconversion leur permettant de poursuivre la présentation d’animaux d’espèces non domestiques au public. » Ministère de la Transition Écologique 2 décembre 2025

L’État abandonne les animaux: nous contre-attaquons

Le 3 juillet 2023, une nouvelle étape avait déjà été franchie, avec la publication d’un arrêté ministériel établissant une équivalence entre les certificats de capacité des circassiens et ceux des zoos, permettant aux dresseurs qui se sédentariseraient de détenir des animaux de nouvelles espèces, comme des girafes par exemple. Nous avons évidemment attaqué ce texte scandaleux. Pendant ce temps, le ministère de la Transition écologique manquait sciemment de publier les décrets d’application de la loi, à commencer par celui sur la reproduction des grands félins, et de financer des sanctuaires. Depuis des mois, il laisse ainsi les circassiens faire naître lionceaux et tigreaux à tour de bras pour alimenter des trafics illégaux et se débarrasser dans les pires conditions des éléphantes qu’ils avaient enfermées toute leur vie.

En 2024, nous avons interpellé le Conseil d’État à propos de la distinction entre établissements fixes et itinérants. Notre requête a été transmise au Conseil constitutionnel, auprès duquel nous avons plaidé pour l’interdiction des animaux sauvages dans tous les cirques. 

Lorsqu’il répond à la question écrite de la députée Corinne Vignon en proposant un soutien à la sédentarisation des établissements itinérants, le gouvernement s’obstine donc dans son irrespect de l’esprit de la loi de novembre 2021 et dans sa volonté de poursuivre à tout prix la pire maltraitance des animaux sauvages dont beaucoup appartiennent à des espèces menacées. Si cet appel à manifestation d’intérêt honteux est lancé, nous réagirons immédiatement. Signez notre pétition pour joindre votre voix à la nôtre en demandant l’interdiction des animaux dans les cirques.

Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques ! Stop aux animaux dans les cirques !

Grippe aviaire : des dérogations à la pelle pour la chasse aux oiseaux d’eau menacés

Grippe aviaire : des dérogations à la pelle pour la chasse aux oiseaux d’eau menacés

Grippe aviaire : des dérogations à la pelle pour la chasse aux oiseaux d’eau menacés
31.12.2025
France
Grippe aviaire : des dérogations à la pelle pour la chasse aux oiseaux d’eau menacés
Animaux sauvages

Dans la Manche, le Nord, la Loire-Atlantique ou encore en Vendée, les chasseurs ont une nouvelle fois imposé leur loi. Alors qu’une épidémie majeure de grippe aviaire sévit en ce moment, de nombreux préfets, qui avaient pourtant interdit la chasse aux oiseaux d’eau pour des raisons sanitaires évidentes, sont revenus sur leur décision. Sous pression du lobby cynégétique, ces interdictions ont été levées au nom de prétendus « consensus », ouvrant la voie à l’abattage d’animaux, déjà fortement fragilisés par la maladie. One Voice dénonce ces massacres et alerte l’opinion sur les risques sanitaires importants qu’ils engendrent.

Malgré les alertes, la chasse aux oiseaux menacés continue…

Il y a quelques mois, nous avions saisi le Conseil d’État pour faire suspendre la chasse aux oiseaux menacés. Alors que la communauté scientifique sonne l’alerte sur l’état de conservation très mauvais des espèces concernées et que la biodiversité s’effondre à petit feu, la juridiction a rejeté notre demande. En 2025, ce sont des dizaines de milliers de canards pilets, souchets et siffleurs, grives mauvis, cailles des blés, sarcelles d’hiver et d’été, fuligules milouins et fuligules morillons qui sont massacrés au seul nom d’un loisir mortifère. 

Ces mises à mort répétées sont d’autant plus cruelles qu’elles reposent sur l’utilisation d’oiseaux « appelants ». Élevés en captivité, ils sont exploités comme appâts vivants, attachés et privés de liberté de mouvement. Le but est simple pour les chasseurs : tuer plus facilement en les attachant sur l’eau pour attirer leurs congénères migrateurs. 

… et en toutes circonstances

Ces animaux, pris pour cibles une bonne partie de l’année, auraient pu avoir un peu de répit, alors qu’ils affrontent l’épidémie de grippe aviaire, déjà bien néfaste pour leur survie. Nous sonnions déjà l’alerte sur les conséquences de la chasse durant cette période et les risques de propagation de la maladie. Aujourd’hui, un recul majeur est observé : de nouvelles autorisations sont accordées pour favoriser les tirs des fanatiques de la gâchette.

Dans le département de la Manche, la chasse au gibier d’eau avait été interdite en raison de l’épidémie. C’était compter sans les fédérations de chasse, prêtes à tout pour faire perdurer le loisir de leurs adhérents, et ce malgré les risques sanitaires… La préfecture a cédé en réautorisant la chasse dans la zone de surveillance de l’épidémie. Ce phénomène se répète dans plusieurs départements : le Nord, la Loire-Atlantique et la Vendée… Un non-sens pour ces oiseaux, déjà fragilisés par les maladies, le dérèglement climatique et l’urbanisation massive.

Des chasseurs placés sur un piédestal 

La chasse est autorisée dans les zones humides et sensibles, mais à quel prix ? Cette situation illustre une fois de plus le traitement de faveur accordé aux chasseurs, qui sont systématiquement écoutés et entendus au mépris des animaux sauvages et familiers, des humains et de la nature, mais aussi des règles de bon sens. 

Le parallèle est frappant avec la gestion d’autres maladies. À côté de la grippe aviaire, la dermatose nodulaire bovine a, par exemple, engendré ces dernières semaines l’abattage massif de nombreuses vaches pour contenir la propagation du virus. D’un côté, on sacrifie des animaux d’élevage sans hésitation ; de l’autre, on continue de s’incliner devant les revendications des chasseurs. Et au milieu, on retrouve les animaux, toujours victimes des choix incohérents du Gouvernement. Pourquoi l’arrêt des activités n’est-elle pas privilégiée ? La chasse, qui augmente le risque de transmission de la grippe, est à l’évidence la solution la moins adéquate face à une crise sanitaire de cette ampleur. 

One Voice dénonce ces méthodes, toujours plus méprisantes pour les animaux, et écrit aux préfets de Loire-Atlantique, du Nord, de la Manche et de la Vendée. Avec nous, partagez en masse cet article, interpellez vos élus pour refuser ces passe-droits et signez nos pétitions contre la chasse aux oiseaux menacés et la chasse en général

Les têtes de sangliers abandonnées par les chasseurs comme de vulgaires déchets

Les têtes de sangliers abandonnées par les chasseurs comme de vulgaires déchets

Des têtes de sangliers abandonnées comme de vulgaires déchets le long d’un ruisseau à Seyches
22.12.2025
Lot-et-Garonne
Des têtes de sangliers abandonnées comme de vulgaires déchets le long d’un ruisseau à Seyches
Animaux sauvages

Le 11 décembre dernier, le maire de Seyches (Lot-et-Garonne) a constaté l’abandon de dizaines de têtes de sangliers le long des berges d’un ruisseau et d’une route. One Voice dénonce la violence intolérable exercée à l’encontre de ces animaux. Pour les défendre, nous portons plainte.

Il faut s’imaginer face à ce spectacle macabre. Traqués et tués sans merci, très probablement par plusieurs chasseurs, ces sangliers ont également vu leurs dépouilles atrocement mutilées… avant d’être jetées à même le sol, à proximité d’une habitation. Voilà encore un bel exemple du respect de la nature dont les porteurs de fusils nous rebattent les oreilles… Non seulement ces faits foulent au pied tout égard pour les animaux, mais ils contreviennent aussi à la réglementation européenne, qui veille à lutter contre les risques sanitaires.

Des faits récurrents

C’est loin d’être la première fois que nous avons affaire à un tel irrespect des animaux et de la nature. En décembre 2022, une tête de sanglier avait été déposée sur un banc public de la commune de Saint-Maurice-de-Cazevieille (Gard), à la vue de tous, y compris des enfants du village. Quelques mois plus tard, c’est dans le Jura qu’un louvetier a laissé les corps inanimés de dizaines de renards se décomposer au bord d’une rivière. Outrés, nous avons immédiatement déposé plainte et obtenu sa condamnation.

Les sangliers, ces souffre-douleur attitrés

Ce mépris des animaux, les sangliers ne le connaissent que trop bien. Présentés comme des « nuisibles » dont il faut à tout prix se débarrasser, ils appartiennent à l’espèce la plus traquée de France. Durant la saison de chasse 2024-2025, près de 900 000 d’entre eux ont été froidement tués. Un chiffre qui n’inclut même pas les mises à mort exercées dans le cadre des battues administratives ou du régime des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). Ce massacre, aussi cruel qu’absurde, ne change strictement rien aux dégâts dont les agriculteurs se plaignent. Chaque année, les acharnés de la gâchette sont appelés à la rescousse, pour leur plus grand plaisir… sans jamais résoudre le problème auquel ils contribuent grandement en élevant eux-mêmes des sangliers pour leur loisir sanglant. 

Pour les sangliers abattus à Seyches, One Voice porte plainte. Joignez votre voix à la nôtre en signant notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Pure Salmon : stop au projet écocidaire de ferme à saumons dans l’estuaire de la Gironde

Pure Salmon : stop au projet écocidaire de ferme à saumons dans l’estuaire de la Gironde

Pure Salmon : stop au projet écocidaire de ferme à saumons dans l’estuaire de la Gironde
17.12.2025
Gironde
Pure Salmon : stop au projet écocidaire de ferme à saumons dans l’estuaire de la Gironde
Animaux sauvages

Dans le parc naturel du Médoc au Verdon-sur-Mer, Pure Salmon prévoit la création de la plus grande ferme d’Europe terrestre d’élevage de saumons. Chaque année, 3 millions — soit 10 000 tonnes —  de poissons seraient élevés pour mourir et être consommés. Derrière un discours bien rodé sur la « durabilité écologique » et l’innovation se cache un projet destructeur pour les animaux, l’environnement et les ressources naturelles. One Voice s’y oppose fermement. Avec nous, participez dès maintenant à la consultation publique ouverte jusqu’au 19 janvier 2026 pour dire non à ce projet alimentant un modèle loin d’être éthique.

Un projet démesuré dans l’estuaire de la Gironde

275 millions d’euros provenant de fonds singapouriens pour détruire une zone humide sensible : c’est le projet de Pure Salmon, avec la construction d’un élevage intensif terrestre dans un écosystème déjà fragilisé et fortement menacé par l’artificialisation. Sur une quinzaine d’hectares, 10 000 tonnes de saumons seraient « produits » par an, via un « Système d’Aquaculture en Recirculation », dans des bassins clos et de manière ultra-intensive, durant toute leur – trop courte – vie. 

Ce modèle est présenté comme étant plus favorable à l’environnement. Tout comme Local Ocean, il s’agit d’une véritable tentative de greenwashing : en plus d’être expérimental, ce système soulève des risques pour l’écosystème de l’estuaire et les poissons. Les conséquences sont inévitables et nombreuses : libération de bactéries et propagation des pathologies qui en découle, modification durable des habitats notamment par l’eutrophisation, contamination des sols ou encore perturbation des équilibres biologiques de l’estuaire et de la faune marine locale. Sans compter les rejets de phosphore, d’azote et de matières organiques. La liste est longue, et les problèmes seraient décuplés en cas de défaillance du système. 

Les ressources en eau et électricité exploités à profusion : pas vraiment écoresponsable 

Pure Salmon oublie que la « production » massive de poissons va à l’encontre de la préservation des ressources. L’élevage exige un contrôle permanent de la température de l’eau afin d’éviter le stress thermique des saumons, ce qui nécessite une consommation électrique équivalente à celle d’une ville de 40 000 habitants. 

À cela s’ajoute un prélèvement de 270 m 3 d’eau par heure, soit 6 500 m 3 par jour, au niveau des nappes d’eau saumâtre – au-dessus des nappes d’eau douce —, soit 950 piscines olympiques chaque année… Ce qui conduirait à terme à l’infiltration d’eau salée dans les réservoirs d’eau douce. De quoi faire réfléchir avec les phénomènes caniculaires de plus en plus nombreux chaque année. 

10 000 tonnes de saumons par an… et 233 milliards de poissons pêchés pour les nourrir

Pure Salmon prône le bien-être animal pour alimenter le territoire français en saumons. 10 000 tonnes de ces animaux seraient « produits » – soit une estimation de près de 3 millions d’individus — dans des conditions qui laissent perplexe. Ces formidables migrateurs vivraient dans des densités et des conditions de vie incompatibles avec leurs besoins biologiques, et seraient soumis à de forts risques de mortalité qui ne sont pas sans impact sur leurs semblables sauvages

Tous ces être sentients devront être nourris, mais comment ? Les élevages amènent à terme à une pêche d’autant plus intensive : rien que pour produire les farines animales, 233 milliards de poissons nécessiteraient d’être pêchés dans le monde – principalement sur les côtes africaines – et près de 436 000 tonnes de soja devraient être cultivées. Alors que le Gouvernement accumule les retards, avons-nous vraiment besoin d’alimenter ces consommations de masse ? 

Dites non à ce désastre écologique et à la souffrance des saumons

One Voice se mobilise contre ce projet et se tient prête à contester les autorisations si elles venaient à être signées par le préfet. Avec nous, participez à la consultation publique ouverte jusqu’au 19 janvier 2026 : plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de le faire annuler!

Wikie et Keijo : l’espoir d’un sanctuaire pour les orques de Marineland

Wikie et Keijo : l’espoir d’un sanctuaire pour les orques de Marineland

Wikie et Keijo : l’espoir d’un sanctuaire pour les orques de Marineland
12.12.2025
Antibes
Wikie et Keijo : l’espoir d’un sanctuaire pour les orques de Marineland
Exploitation pour le spectacle

COMMUNIQUE DE PRESSE Antibes, le 12 décembre 2025

Le gouvernement français a annoncé son souhait d’un transfert prochain de Wikie et Keijo vers un sanctuaire marin au Canada, une première en Europe pour des orques. Après des années de mobilisation sur le terrain et de travail conjoint avec les vétérinaires et biologistes marins jusque dans les tribunaux, One Voice accueille cette décision comme une victoire décisive pour les orques et un tournant majeur dans la sortie progressive de la captivité des cétacés en France.

Le ministre de la Transition écologique vient d’annoncer son souhait que Wikie et Keijo, les deux dernières orques détenues à Marineland Antibes, soient transférées vers un sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse (Canada) d’ici l’été 2026.

One Voice, qui travaille depuis cinq ans à la concrétisation de ce projet de sanctuaire aux côtés du Whale Sanctuary Project et des plus grands spécialistes mondiaux, salue une avancée majeure et remercie le ministère pour son écoute et son engagement en faveur d’une solution enfin digne pour ces deux orques. Le sanctuaire peut être prêt à les accueillir dès le mois d’août. À terme, il offrira une véritable vie à d’autres individus captifs.

Cette décision ouvre un nouvel horizon pour l’ensemble des cétacés encore captifs en France, alors que plusieurs pays amorcent une transition similaire. Au Mexique, les 135 dauphins détenus en delphinarium doivent être progressivement transférés vers des sanctuaires marins. One Voice appelle Marineland à accompagner pleinement ce mouvement, à maintenir les orques sur place en sécurité jusqu’à l’achèvement du sanctuaire, et à renoncer à tout transfert vers un autre delphinarium.

Il y a deux ans, l’association avait déjà empêché en urgence l’envoi de Wikie et Keijo au Japon. Elle n’a jamais cessé de croire qu’un avenir meilleur était possible – pour Wikie, dont les parents avaient été capturés dans l’Atlantique Nord mais aussi pour son fils Keijo, jeune orque de 12 ans encore fragile, endeuillé par la perte de plusieurs membres de sa famille.

Accompagner Wikie et Keijo vers une vie nouvelle

La préparation du transfert constitue désormais une étape clé. Après des années de captivité, les orques devront bénéficier d’une remise en forme progressive : bilans de santé, soins spécialisés et exercices adaptés pour renforcer une musculature peu sollicitée. Cette transition devra se faire conjointement avec les soigneurs de Marineland et les experts partenaires de One Voice.

Le transport vers la Nouvelle-Écosse, qui s’effectuera par avion, nécessite une logistique rigoureuse et des moyens dédiés. Sur place, les installations du sanctuaire — 40 hectares de mer protégée, au coeur du biotope naturel des parents de Wikie — seront finalisées : double filet sécurisé, zone d’adaptation, surveillance continue. Les orques pourront enfin nager en ligne droite, plonger et évoluer dans un environnement vivant, loin de la monotonie des bassins artificiels.

One Voice appelle à la mobilisation collective pour que ce transfert aboutisse dans les meilleures conditions et ouvre la voie à l’accueil d’autres orques captives dans l’avenir.

Une mobilisation nationale le 13 décembre

One Voice organise ce samedi 13 décembre une grande journée de sensibilisation dans plusieurs villes de France — dont Nantes, Paris, Metz, Brive-la-Gaillarde et Montpellier — pour défendre les droits des animaux et rappeler l’urgence de solutions éthiques pour les cétacés encore détenus.

À Antibes, où se trouve Marineland, l’action aura une résonance toute particulière. Les équipes militantes de One Voice y mèneront une mobilisation renforcée pour informer le public sur la situation de Wikie et Keijo, expliquer le projet de sanctuaire en Nouvelle-Écosse et appeler le parc à prendre enfin ses responsabilités.

Cette mobilisation nationale s’inscrit dans la continuité du combat mené par One Voice depuis des années pour ouvrir la voie aux sanctuaires marins comme alternative crédible et nécessaire.

Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre

Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre

Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre
11.12.2025
Morbihan
Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre
Animaux sauvages

Le 19 novembre 2023, à Langonnet, c’est un vrai carnage auquel se sont livrés plusieurs chasseurs en massacrant des biches et des cerfs. Une fois de plus, ils ont considéré que leur soi-disant droit de tuer ne devait souffrir aucune limite. Alors que des millions d’animaux sont abattus chaque année, pour ces hommes ce n’est jamais suffisant : ils ont sciemment violé les règles et maquillé leurs infractions pour donner libre cours à leur volonté de tuer. Contre ces faits, One Voice se constitue partie civile et sera présente à l’audience du 19 décembre 2025 à 9h00 au tribunal de police de Lorient.

Des quotas trafiqués pour tuer toujours plus

Les chasseurs redoublent d’efforts pour tuer toujours plus. La preuve à Langonnet, où certains d’entre eux ont délibérément enfreint les rares règles censées encadrer la chasse. Le 19 novembre 2023, ils ont abattu de sang-froid, en une seule journée, neuf cerfs élaphes et six biches. Et ce alors même que l’abattage de seulement six individus était autorisé pour le reste de la saison 2023-2024 – et c’est déjà bien trop.

Pour couvrir ces tirs illégaux, deux biches ont été déclarées comme des mâles, une bague a été prise sur un territoire voisin et des documents de chasse ont été falsifiés. Tout a été orchestré pour dissimuler la réalité et contourner les règles, alors même que des dizaines de milliers de cervidés sont déjà tués chaque année par les chasseurs.

Ces infractions sont d’autant plus préoccupantes que sous la pression de l’industrie forestière — qui tend à réduire la nature à une simple « ressource » –, un rapport récent propose de classer ces animaux comme espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). Une logique absurde qui prétend protéger les forêts, ou plutôt la filière bois, tout en sacrifiant ceux qui en sont les habitants emblématiques.

Insécurité à la chasse, un cas de plus

Comme si l’abattage illégal des cerfs (et les fraudes qui l’accompagnaient) ne suffisait pas, les règles de sécurité les plus élémentaires ont été ignorées. Aucun panneau n’indiquait la tenue d’une battue. Depuis un terrain agricole accessible au public, les chasseurs impliqués ont tiré en direction d’un fond de vallée où passe une route départementale, sans se soucier du danger. Et ce, avec des munitions dont la portée s’étend sur plusieurs kilomètres…

Une irresponsabilité sidérante, mais tristement banale. Chaque année, les accidents de chasse se multiplient, touchant animaux familiers, promeneurs et riverains. Malgré nos demandes répétées au Gouvernement pour des mesures réellement protectrices, ces faits illustrent une nouvelle fois l’urgence d’en finir avec ce loisir mortifère.

Pour les cervidés abattus, les sanctions doivent être exemplaires

Manipuler les données officielles pour tuer davantage rend particulièrement difficiles les contrôles. Les chasseurs encourent des amendes, jusqu’à cinq ans de retrait du permis de chasse, ainsi qu’une formation à la sécurité à la chasse pour les organisateurs de battue. Pour tous ces animaux morts dans l’ombre, nous partons au combat pour des condamnations à la hauteur des illégalités constatées.

Nous serons présents à l’audience du 19 décembre 2025 à 9h00 au tribunal de police de Lorient. Apportez votre soutien en dénonçant cette pratique mortelle et cruelle

Une journée dans la peau d’un singe de laboratoire

Une journée dans la peau d’un singe de laboratoire

Une journée dans la peau d’un singe de laboratoire
14.12.2025
France
Une journée dans la peau d’un singe de laboratoire
Expérimentation animale

Ce récit proposé par One Voice, c’est un aperçu du quotidien des 3500 primates que les laboratoires exploitent chaque année en France. Près de 2400  d’entre eux sont mis à mort. Ces bribes de vécu sont issues de plusieurs “fiches individuelles” des animaux expérimentés. Ceux-là sont décédés (causes de la mort non communiquées) ou, nettement moins nombreux, revendus à d’autres laboratoires pour endurer souffrances et peurs, encore. Ces extraits, issus de documents (pourtant) publics, One Voice ne les obtient que rarement et très souvent en se battant jusqu’en justice.

“Ils”, ce sont les laboratoires, qui ne veulent pas que l’on sache ce qui se passe réellement derrière leurs murs. En attendant l’ensemble des documents que le CNRS et l’Université d’Aix-Marseille ont été condamnés à nous transmettre fin novembre, nous avons assemblé, à partir des premiers documents partiels reçus et d’anciens documents et photographies d’autres lieux, des extraits de ce que subissent ces êtres vivants sensibles. 

C’est cette réalité cruelle et douloureuse que les laboratoires tentent de cacher derrière des critères de “bien-être”.

8h00

Je me réveille avec le bruit des clés et des portes métalliques. Les néons s’allument d’un coup, sans prévenir. Je me recroqueville au fond de ma cage froide. Depuis que je suis arrivé dans ce nouveau laboratoire, je ne sais jamais ce qui va se passer.

9h00

J’entends les autres singes s’affoler. Des cris. Des coups contre les cages. Certains mordent les barreaux, leurs dents saignent parfois. Certains se battent entre eux, de peur, comme moi. Mon cœur bat trop vite. Je n’arrive pas à me calmer. Ils me donnent à manger, le goût est différent en ce moment. Ils disent que le “protocole cocaïne” commence. Je sens des choses différentes dans mon corps depuis. Je n’ai pas le choix, c’est la seule nourriture disponible.

10h00

Ils ouvrent la cage de mon voisin. Ils le prennent par le cou avec leur tige métallique. Lui crie, s’accroche. Ils le sortent de force. Un autre compagnon s’est fait arracher un ongle comme ça. Et il n’est pas retourné dans sa cage hier. Je vois et j’entends tout. Je crie maintenant. Je suis le suivant.

Un peu plus tard

Je perds souvent la notion du temps à cause de toutes ces choses qu’on m’injecte. Ils m’installent de force dans un système qui me bloque. Immobile, impuissant, contraint. Effrayé. La compote donnée “en récompense ” n’a jamais suffit. Chaque fois c’est toujours aussi douloureux. Ils me branchent des fils sur le corps. Ils m’ont opéré pour installer du matériel dans ma poitrine je ne sais plus quand. Je subis des chocs électriques en ce moment, chaque jour plus intenses. Aujourd’hui les chocs étaient très forts. Ma main et mon pied tremblent sans que je le décide. Ils me font davantage de piqûres depuis plusieurs jours. Ils disent que mon dispositif s’est infecté. Je reste immobile. Je n’ai pas le choix. J’ai mal.

Retour dans la cage

La porte se referme. Le silence revient, mais pas le calme. Je suis mal, je vomis beaucoup. J’ai peur. Tout le temps. Ils notent des choses sur leurs feuilles. Moi, j’endure chaque minute, chaque heure. Au début j’espérais. La liberté, tout le temps. Maintenant j’attends la fin, encore. Je m’appelle Eliot, ne m’oubliez pas.

Le récit d’Eliot, c’est également celui d’environ 3500 primates qu’ils exploitent chaque année en France. “Ils”, ce sont les laboratoires. 90 % des expérimentations animales qu’ils réalisent ne sont pas imposées par la loi

Pour Eliot et tous les autres, agissez à nos côtés :

  • dites non à l’extension de l’élevage de primate du CNRS;
  • dites stop à l’expérimentation sur les primates.