9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort

9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort

9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort
03.04.2026
9 millions d’animaux sacrifiés en 2023, la transition européenne au point mort
Expérimentation animale

9 073 608. C’est le nombre d’animaux broyés par l’expérimentation dans l’Union européenne et la Norvège en 2023. Une baisse de 3 % à peine, autant dire rien.
À l’heure où les citoyens réclament massivement la fin de ces pratiques, où la Commission européenne doit publier sa feuille de route pour en sortir où des méthodes alternatives fiables existent et se généralisent dans le monde, ce chiffre n’est pas un progrès, c’est l’aveu d’un échec : celui d’un système qui refuse de se transformer.

Les 9,1 millions d’animaux victimes de l’expérimentation sont des êtres enfermés, génétiquement modifiés, rendus malades pour mieux servir des protocoles obsolètes. Plus inquiétant encore, les tests pourtant évitables et déjà remplacés par des alternatives fiables établies par notre partenaire Cruelty Free International ont augmenté de 10%.
Des pratiques d’un autre âge persistent. La méthode de l’ascite, particulièrement cruelle, continue d’être pratiquée pour produire des anticorps. La France en est aujourd’hui la dernière adepte en Europe : en 2023, 36 000 souris et cochons d’Inde ont ainsi été soumis à des souffrances intenses et injustifiables.

La France, championne européenne de la souffrance animale

Sans surprise, la France reste en tête des pays européens avec plus de 2 millions d’animaux utilisés (2 046 754) dans ses laboratoires, soit le quart du total européen. Depuis plus de dix ans, rien ne bouge et notre pays s’entête dans des projets archaïques, comme en témoigne la volonté d’investir 80 millions d’euros d’argent public pour agrandir le centre de primatologie de Rousset et y tripler le nombre de primates détenus de 600 à 1800. Une fuite en avant en dépit des doutes scientifiques et de l’opposition citoyenne.

Si la Norvège (1,6 million d’animaux, + 12 %) et l’Allemagne (1,5 million) suivent, la France aligne les records de la honte et se distingue par la cruauté des expérimentations pratiquées : 191 046 procédures « sévères » ont eu lieu en 2023, soit plus du quart du total européen. Dans les laboratoires français, 3 459 primates, soit 41 % du total européen, ont subi des expériences douloureuses et traumatisantes, alors même que leur nombre diminue globalement de 23% dans les autres États membres.

Des millions de vies exploitées, toujours les mêmes

Invisibles, interchangeables, les souris incarnent au premier chef les victimes de cette industrie qui banalise la souffrance et paient le plus lourd tribut avec 3 593 561 individus expérimentés dans les laboratoires européens et norvégiens, soit 44,5 % du total. En France, les lapins sont particulièrement touchés : ils représentent près de la moitié des animaux subissant, notamment des tests de toxicité largement dépassés. L’interdiction des tests pyrogènes en 2025 devrait enfin marquer un recul de ces pratiques.

Des engagements trahis

Aux côtés de notre coalition Cruelty Free Europe, One Voice tire la sonnette d’alarme. Loin de reculer, l’expérimentation animale pourrait au contraire se renforcer au sein de l’Union européenne. En cause, les révisions en cours des textes clés que sont la réglementation REACH (Registration, Evaluation Autorisation and Restriction of Chemicals) et le règlement sur les produits cosmétiques (Cosmetic Products Regulation – CPR). Derrière ces ajustements techniques s’opère en réalité un basculement inquiétant. Car le CPR censé interdire l’expérimentation animale sur les cosmétiques, a déjà été vidé de sa substance. Dans les faits, il est contourné. Dès lors que les produits sont concernés par REACH, les tests sur les animaux reprennent le dessus, même s’il s’agit d’ingrédients utilisés uniquement dans les produits cosmétiques. En clair, si l’interdiction existe sur le papier, elle est bafouée en pratique.

Ce recul trahit les engagements pris par l’Union européenne, la confiance et la volonté des citoyens largement favorables à une science sans souffrance animale.
Face à cette possible trahison, One Voice appelle à se mobiliser autour du 24 avril, Journée internationale des animaux de laboratoire. Des actions nationales auront lieu autour du 25 avril. Rejoignez-nous.

2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme

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2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme
27.03.2026
France
2 041 157 animaux expérimentés en 2024 : la France figée dans l’immobilisme
Expérimentation animale

Depuis plus de dix ans, le seuil des 2 millions d’animaux expérimentés dans les laboratoires français ne recule pas: il s’installe. Alors que depuis 2021 – cinq ans déjà –, l’Union européenne engage ses États membres à sortir de l’expérimentation animale, la France ne ralentit pas. Elle stagne. Et s’enlise dans un statu quo, qui ressemble de plus en plus à un choix.

Les nombres bruts semblent abstraits. Ils ne disent rien des corps contraints, des opérations répétées, des prélèvements, de l’enfermement, du stress permanent. Ils ne disent rien des vies écourtées et résument pourtant une réalité : chaque jour en France, 3 785 animaux sont utilisés dans les laboratoires. Plus de 150 par heure. Plus de deux par minute.

Une industrialisation de la souffrance

L’un des faits les plus marquants de 2024 est l’explosion du nombre d’animaux génétiquement modifiés : plus d’un million, 1 022 805 exactement. Ces êtres vivants sont ainsi conçus pour développer des maladies ou présenter des caractéristiques spécifiques afin de répondre à des protocoles. En clair : fabriqués pour être utilisés puis éliminés. S’ils apparaissent aujourd’hui dans les statistiques, c’est en raison d’un cadre européen imposant – enfin – de déclarer les amputations de queues, de doigts ou de pattes, pourtant classées dans la catégorie « légère ». 

Les espèces les plus exploitées

  • Avec 1 477 726 individus, les souris restent de loin les animaux les plus utilisés. Elles sont aussi les plus touchées par les procédures sévères et les modifications génétiques (962 602). Si elles ne meurent pas des suites de tumeurs induites, elles sont mises à mort à l’issue des expériences.
  • Sur les 160 573 lapins expérimentés en 2024, l’écrasante majorité (154 663) a
    « servi » à des tests dits de « production de routine » : une formule qui banalise la réalité endurée puisque l’on parle d’animaux élevés pour fournir leur sang, leurs anticorps ou leurs fluides. À l’issue de ces procédures, 99,2% d’entre eux ont été tués. Les 1 284 restants ne furent pas mieux lotis: réduits à l’état de ressources, ils ont été réutilisés, enchaînant les protocoles comme des produits, réutilisés, jusqu’à épuisement. Après 2024, ils ne subiront plus de tests pyrogènes : l’Europe les a interdits après de longs combats de nos coalitions européennes. À présent, nous veillerons à ce que cette interdiction soit activement appliquée à l’avenir.
  • Mais ces animaux ne sont pas les seules victimes de l’expérimentation: nos compagnons parmi les plus familiers ne sont pas épargnés. Les chats ont été 574 et les chiens, 3 342. Une grande majorité de ces derniers proviennent d’élevages comme ceux de Gannat et Mézilles, gérés par le groupe américain Marshall BioResources, car la France accueille ces entreprises les bras ouverts.
    En août 2024, 160 chats et 140 chiens ont servi à « former le personnel » et à l’entraîner à donner la mort… Entre-temps, pas de « gaspillage »: prélèvements et injections sont au programme. L’objectif ? Déshumaniser au plus tôt les expérimentateurs tout en osant parler de « bien-être animal ».

Les procédures sévères en baisse : un écran de fumée

À première vue, un indicateur pourrait sembler encourageant. Les procédures dites « sévères » reculent (de 191 046 en 2023 à 159 744 en 2024) et le total « sévère + modéré » passe sous le seuil du million.
Mais à y regarder de plus près, le constat s’assombrit : les expériences dites « légères » explosent et dépassent le million en 2024 (1 079 955). Leur nombre a doublé en quelques années et les souris en paient le prix fort (821 876).
Les explications avancées pour justifier ces résultats, un cadre « plus exigeant », une « pression accrue » pour réduire le nombre d’animaux, ne résistent pas à l’analyse.
Réduire le nombre d’animaux n’a rien d’une pression : il s’agit d’une obligation inscrite dans la stratégie européenne. C’est aussi une attente forte des Français et Françaises

Par ailleurs, One Voice a passé au crible les projets de laboratoires expérimentant sur les animaux cette même année : une soixantaine révèlent des cas flagrants de minimisation des souffrances. Pour certains laboratoires, l’enjeu est clair : éviter la catégorie « sévère » permet de réutiliser les animaux et évite des bilans rétrospectifs qui pourraient démontrer l’inutilité de ces souffrances.. Une logique d’optimisation budgétaire où la douleur et la mort ne sont que des variables d’ajustement.

La France s’accroche à des pratiques qu’un nombre croissant de pays abandonne. Elle reste aujourd’hui le dernier pays de l’Union européenne à recourir à la méthode de l’ascite pour produire des anticorps, pourtant largement décriée pour sa cruauté malgré l’existence d’alternatives. En 2024, 24 090 utilisations ont été recensées, dont 24 043 classées en procédure sévère.

Face à ces chiffres, les autorités ne peuvent plus détourner le regard.

One Voice appelle à rompre cette logique aberrante. Sortir de l’expérimentation animale n’est pas une utopie, c’est une volonté politique, déjà engagée chez nos voisins européens. Au nom des animaux victimes des laboratoires, signez notre pétition.

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats

À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats
12.03.2026
Varennes-Vauzelles
À Varennes-Vauzelles, le premier Chatipi de la Nièvre améliore la cohabitation entre humains et chats
Animaux familiers

Installé dans l’enceinte de l’EHPAD de Pignelin à Varennes-Vauzelles près de Nevers, le premier Chatipi de la Nièvre sera inauguré le 26 mars. Ce projet collectif a permis de résoudre les tensions liées à la présence de chats errants tout en améliorant leur bien-être et en créant de nouveaux liens avec les résidents.

L’inauguration aura lieu jeudi 26 mars à 14h, en présence de Véronique Coureau, présidente de l’association locale Les P’tits Félins de Pignelin, Morgane TILLIER, cadre de santé de l’EHPAD Pignelin, Cyrille CANTIN, responsable bâtiment et électricité, Paul Rosette, responsable logistique pour le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers (CHAN) et Mathilde Perrot de l’association One Voice.

Un projet collectif né d’une situation conflictuelle

Avant la mise en place du projet, la présence de chats non stérilisés dans l’enceinte de l’EHPAD était devenue source de fortes tensions : reproduction incontrôlée, nuisances dans les espaces de promenade et souffrances animales alimentaient une vive polémique.

Face à cette situation, la direction de l’établissement avait choisi d’interdire le nourrissage des chats afin d’éviter qu’ils ne s’approchent des bâtiments. Alertée par des salariées et bénévoles attachées au bien-être des animaux, One Voice a alors pris contact avec le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers pour proposer une alternative concrète : la mise en place d’un projet Chatipi.

Chatipi, un dispositif concret pour protéger les chats

Chatipi est un projet pédagogique prenant la forme d’un petit chalet aménagé qui permet d’offrir un abri aux chats tout en organisant leur nourrissage et leur suivi sanitaire. Associé à la stérilisation et à des actions de sensibilisation à propos des chats errants, il permet de stabiliser les populations et d’informer le public sur l’importance de faire stériliser les chats.
Dans le cadre de ce projet, One Voice a pris en charge quinze stérilisations, identifications et tests pour les principales maladies félines, ainsi que l’achat du chalet, des chatières, d’un panneau d’information et de 30 kilos de croquettes.

Le Centre Hospitalier de l’Agglomération de Nevers a réalisé la dalle en béton accueillant l’installation et assurera l’entretien et les réparations éventuelles des équipements dans le temps.

L’association Les P’tits Félins de Pignelin, créée spécifiquement pour ce projet, a monté et aménagé le chalet. Elle assure aujourd’hui le nourrissage des chats, leur suivi sanitaire, le trappage si nécessaire, l’achat de la nourriture et l’entretien du chalet. C’est également elle qui prend en charge les frais vétérinaires à long terme des pensionnaires du Chatipi.

Des effets positifs pour les chats… et pour les résidents

Depuis la mise en place du dispositif, la situation a profondément évolué. Les tensions se sont apaisées et les chats, désormais stérilisés et suivis, sont en meilleure santé et beaucoup plus apaisés.

Le projet a aussi permis aux résidents de vivre des moments précieux. Une dame descend chaque après-midi donner des croquettes aux chats et entretient un lien particulier avec « Titi », le doyen du groupe, qu’elle a connu chaton. Un autre résident conserve régulièrement un peu des restes de ses repas pour aller les partager avec les félins.

Une autre résidente a, elle, tricoté une couverture destinée aux chats, retrouvant ainsi un peu de mobilité dans ses mains.

À terme, des projets thérapeutiques autour de la présence des animaux pourraient également voir le jour au sein de l’établissement.

Informations pratiques

L’inauguration du premier Chatipi de la Nièvre aura lieu jeudi 26 mars à 14h, au Chatipi situé dans l’enceinte de l’EHPAD de Pignelin, 5, route de la Guesse, 58640 Varennes-Vauzelles.

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés
19.03.2026
Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés
Animaux sauvages

Entre le 30 novembre 2025 et le 7 mars 2026, on recense au moins deux incidents liés à la chasse par semaine ! Trois chasseurs ont trouvé la mort en pratiquant ce loisir cruel et létal, et deux joggeurs ont été victimes de balles perdues. Chaque saison, la même rhétorique revient : la chasse serait une tradition, un loisir rural, une pratique encadrée. Pourtant, les faits racontent une tout autre histoire. One Voice se bat pour une réforme radicale de cette pratique qui ajoute de nombreuses victimes collatérales aux 45 millions d’animaux massacrés chaque année.

Entre fin novembre 2025 et début mars 2026, les accidents se sont accumulés en France, rappelant que la chasse n’est pas seulement dangereuse pour les animaux qu’elle vise, mais aussi pour les humains qui n’y participent pas.

Deux joggeurs blessés par des balles perdues

Le 30 novembre 2025, à Plémet (Côtesd’Armor), une balle tirée lors d’une battue traverse la vitre d’une maison et termine sa course dans un four encastré. Un drame évité de peu : la cuisine était vide au moment de l’impact.

Quelques semaines plus tard, le danger frappe directement un promeneur. À VaisonlaRomaine, un joggeur de 25 ans est grièvement blessé par un chasseur qui affirme l’avoir confondu avec des sangliers. La balle lui détruit le genou et lui laisse des séquelles permanentes.

Ces faits n’ont malheureusement rien d’exceptionnel. Les accidents de chasse se produisent chaque année et touchent des personnes totalement étrangères à cette pratique.

Dans les forêts comme sur les chemins publics, et même chez soi, chacun peut se retrouver pris dans la ligne de tir. À BormeslesMimosas, deux cueilleurs de champignons se sont retrouvés coincés au milieu d’une battue et ont dû se jeter à terre en criant pour éviter d’être pris pour cible.

Dans le Jura, une joggeuse reçoit une balle dans le pied. Sur une route de l’Aisne, un convoi de mariage est stoppé par une chasse à courre et des tirs retentissent à quelques mètres des invités.

Trois Chasseurs victimes de leurs pratiques, des animaux pourchassés et tués

Si la violence de la chasse frappe les humains, les chiens en paient aussi le prix fort. Des battues aux sangliers se soldent régulièrement par des animaux gravement blessés ou tués. Dans les Landes, huit chiens ont été blessés lors d’une chasse. En Vendée, deux sont morts et cinq autres ont été mutilés.
Sans parler de nos compagnons, trop souvent pris au piège de ces chasses armées : en HauteSaône, le chat d’un château a été massacré par des chiens de chasse entrés sur une propriété privée.

Et la faune sauvage subit des scènes d’une brutalité rarement montrée. En février 2026, un cerf poursuivi par des chiens s’est retrouvé sur une autoroute (avec tous les risques que cela implique pour les automobilistes) après avoir été mordu aux jambes, avant d’être abattu.

Une saison meurtrière

Sur la saison 2024/2025, l’Office français de la biodiversité (OFB) recensait 11 accidents mortels de chasseurs, contre six les deux saisons précédentes. L’hiver 20252026 a été jalonné d’incidents : tirs accidentels dans les mains ou les jambes, ricochets de balles, chutes de miradors, ou encore chasseurs blessés par leurs propres armes. Dans la Somme, un homme est tué par balle lors d’une battue tandis qu’un autre est grièvement blessé le même jour.

Dans l’Eure, un chasseur meurt après avoir trébuché dans des barbelés avec son fusil chargé. En Charente, un autre se noie après être tombé dans une rivière. Ces drames s’ajoutent aux nombreux incidents déjà recensés en début de saison, et ce uniquement sur la base de notre revue de presse : il est probable que de nombreux autres accidents soient passés inaperçus. 

La chasse, un risque pour tous

Ces événements ne sont pas des accidents isolés. Ils sont la conséquence logique d’un système qui autorise l’usage d’armes à feu dans des espaces publics, fréquentés par tous : chemins, forêts, routes et campagnes habitées.

La question n’est donc plus de savoir si ces drames peuvent arriver, mais combien de temps encore la société acceptera qu’un loisir armé fasse courir un tel risque à la population et inflige une telle violence aux animaux.

Rejoignez notre combat et signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse !

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non
13.03.2026
Alpes-de-Haute-Provence Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non
Animaux sauvages

Saisi par One Voice, le tribunal administratif de Marseille a annulé six arrêtés le 27 février 2026, pris par la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, autorisant des éleveurs à tirer des loups. Cette victoire intervient alors que le gouvernement vient d’adopter un texte facilitant les tirs. Face à ce recul, nous sommes sur le pont.

Le tribunal a jugé ces arrêtés illégaux sur deux points essentiels. D’abord, la préfecture a considéré que les troupeaux bovins ne pouvaient pas être protégés, sans en apporter la moindre preuve concrète. Or cette présomption ne tient pas : chaque situation doit faire l’objet d’une analyse individualisée, technique et économique, avant toute autorisation de tir. Ensuite, il appartenait au préfet de démontrer que l’éleveur avait effectivement mis en place des mesures de protection. Ce n’était pas le cas.

Vers une jurisprudence plus protectrice des loups

Ce verdict en faveur des loups n’est pas isolé. Il s’inscrit en effet dans le prolongement d’une jurisprudence bâtie patiemment : en 2024, le tribunal administratif de Besançon avait déjà censuré des arrêtés similaires pour les mêmes raisons. En janvier 2026, c’est le tribunal de Nice qui a annulé sept arrêtés de la préfecture des Alpes-Maritimes. Victoire après victoire, une ligne jurisprudentielle se dessine : les dérogations à la protection des loups ne sont pas un droit automatique. Elles doivent se mériter, se justifier.

Une victoire réelle mais oblitérée par le gouvernement

Cette décision est une bonne nouvelle pour les loups des Alpes-de-Haute-Provence. Mais elle intervient alors que les annonces du gouvernement viennent d’entrer en vigueur. Fini l’obligation de protéger les troupeaux avant de pouvoir tirer. Fini l’analyse préalable. Les éleveurs pourront faire feu sur simple déclaration, sans avoir à démontrer quoi que ce soit. Ce que la justice vient de condamner — l’absence de preuves et de protection — est censé devenir la norme légale.

Ce texte qui marque un recul éthique, écologique et politique, nous l’avons dénoncé dès le départ. D’autant qu’il envoie un signal désastreux à ceux qui considèrent les loups non comme des êtres essentiels à nos écosystèmes, mais comme des cibles.

On ne cède rien !

Face à cette déclaration de guerre, One Voice ne restera pas les bras croisés. Nous préparons la riposte.

Parce que le droit peut être un bouclier, à condition de s’en emparer. Parce que derrière les procédures, il y a des familles de loups. Comme Milo, Mina et leurs petits en Corrèze, menacés de braconnage et d’une battue illégale organisée par la FDSEA locale et sauvés de justesse grâce à une mobilisation d’urgence.

Six arrêtés illégaux annulés à Marseille, sept à Nice : la jurisprudence protectrice des loups avance. Mais le gouvernement entend tout effacer. Pour que cette victoire ne soit pas la dernière, il faut agir maintenant : signez la pétition pour les loups !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice

Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice
12.03.2026
Audience à Gap : le braconnage et la mort d’Aramis devant la justice
Animaux sauvages

En décembre dernier, un homme membre de la société de chasse de Vars a été placé en garde à vue pour des infractions liées à sa pratique de la chasse : des armes non déclarées, des restes d’animaux tués hors du cadre légal et un husky répondant au nom d’Aramis abattu. One Voice s’est constituée partie civile dans cette affaire documentée par l’Office français de la biodiversité (OFB). Nous serons présents au tribunal judiciaire de Gap le 19 mars 2026 à 13h30 pour demander un verdict à la hauteur de la violence infligée.

L’affaire a émergé lors d’une enquête portant initialement sur des violences aggravées, commises entre décembre 2023 et décembre 2025 par un membre de la société de chasse de Vars. Mais à mesure que les enquêteurs approfondissent leur investigation, la liste des infractions s’allonge…

Des restes d’animaux conservés comme trophées

Le prévenu a braconné des chamois et des chevreuils en dehors de la saison de chasse ou en violation des plans de chasse établis. Les perquisitions ont conduit à la saisie d’armes non déclarées et d’un pick-up qui aurait servi aux sorties de braconnage. Les investigations ont également mis au jour une quantité importante de restes d’animaux : têtes de chamois et de cerfs, et pattes de chamois conservées. Autant de dépouilles qui auraient dû être remises à l’équarrissage.

Chasser ne suffit-il donc pas ? Pour certains, jamais, quitte à s’affranchir des règles censées encadrer une pratique déjà lourde de conséquences pour les animaux sauvages. Le braconnage n’est pas une erreur, mais une décision : celle de tirer sans se soucier ni des saisons ni des quotas ni de l’équilibre fragile des milieux naturels. Celle de tuer sans entrave.

Aramis, un chien considéré comme une cible

Plus grave encore : lors d’une de ces sorties illégales, le suspect aurait abattu un chien de race husky, portant un harnais et répondant au nom d’Aramis. Que représente-t-il dans cette histoire ? Une présence jugée indésirable sur un territoire que certains considèrent comme le leur ?

La violence liée à la chasse ne s’arrête pas aux animaux classés comme « gibier ». Elle déborde. Elle frappe aussi les chiens de promeneurs, les chiens et chats errants. Les vaches, les ânes, les chevaux. Les chiens de chasse, eux-mêmes, ne sont pas épargnés. Trop souvent, ils sont traités comme de simples instruments : négligés, abandonnés, détenus dans des conditions indignes. Nous l’avons documenté à de nombreuses reprises : dans l’Ain, dans le Lot-et-Garonne et ailleurs. Aramis s’ajoute à cette liste sans fin. Il rappelle que, dans le monde de la chasse, les chiens paient eux aussi le prix fort.

Le 19 mars 2026, les animaux auront des voix pour les défendre

Cette affaire sera examinée le 19 mars 2026 à 13h30 devant le tribunal judiciaire de Gap. One Voice y sera. Parce que le braconnage n’est pas une simple irrégularité : c’est la négation même de la vie sauvage. C’est décider, seul, du moment où un animal doit mourir, sans cadre ni limite.

Nous nous étions déjà mobilisés lors de l’audience des braconniers du Cher. Aujourd’hui, cette même question revient : combien d’animaux devront encore tomber avant que l’on admette que cette violence n’est pas marginale mais révélatrice d’un système à revoir en profondeur ?

Le 19 mars 2026 à 13h30, au tribunal judiciaire de Gap, nous porterons la voix des chamois, des cerfs, des chevreuils et d’Aramis. Car derrière chaque dossier judiciaire, il y a des vies brisées. Car le braconnage et les tirs sur des chiens ou d’autres animaux domestiques ne sont pas des faits isolés. Ils appellent à une réforme radicale de la chasse. Exigeons-la : signez notre pétition.

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non

Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non
10.03.2026
Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non
Animaux sauvages

Ces prochains mois, les préfectures vont proposer d’autoriser des périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux.

Dans le cadre de ces consultations publiques, chacun peut donner son avis.

Opposons-nous à cette pratique cruelle et archaïque.

Dans le cadre des consultations publiques, les citoyens peuvent transmettre leurs observations et propositions par voie électronique. Il est essentiel d’y participer massivement. Pour que les contributions soient bien prises en compte, elles doivent être argumentées.
Voici quatre arguments que vous pouvez reprendre en les reformulant et en les personnalisant :

1. Une pratique cruelle

La vénerie sous terre provoque des souffrances et des angoisses extrêmes pour les blaireaux : les terriers sont détruits à coups de pelles, de pioche ou de barre à mine, les animaux acculés par des chiens en sont extraits avec des pinces métalliques avant d’être abattus au fusil ou achevés à l’arme blanche, quand ils ne meurent pas auparavant de stress ou des morsures des chiens. Cette pratique est exercée uniquement pour le loisir des chasseurs.

2. Une méthode non sélective

Les terriers de blaireaux sont souvent partagés avec d’autres espèces, parfois protégées. L’introduction de chiens dans les galeries peut entraîner des perturbations, blesser ou tuer des animaux qui ne sont pas visés.

3. Une période qui condamne les blaireautins

La période complémentaire de déterrage intervient alors que les jeunes ne sont pas encore autonomes. Par ailleurs, tuer une femelle à ce moment-là condamne presque toujours ses petits à mourir dans le terrier.

4. Une pratique contraire au droit

L’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de tuer les petits de mammifères. La cour administrative d’appel de Bordeaux (24 février 2026, n° 24BX00637) a récemment précisé qu’un « petit » s’entend bien d’un jeune animal incapable de vivre de manière autonome sans dépendre de sa mère. Or la vénerie sous terre pendant la période complémentaire expose directement (ou indirectement par la mort de la mère) les blaireautins à la mort.

Un combat toujours nécessaire

Chaque année, nos actions en justice le prouvent : la mobilisation fait reculer la barbarie. En 2025, douze arrêtés préfectoraux ont été suspendus par les tribunaux, ce qui a permis d’épargner 1000 blaireaux de l’Aisne à la Haute-Vienne en passant par l’Eure. Malgré ces avancées, et alors que 84 % des Français se disent opposés à la vénerie sous terre (sondage IPSOS/One Voice 2024), le lobby de la chasse exerce des pressions continuelles.

One Voice reste pleinement mobilisée et continue à utiliser tous les moyens juridiques disponibles pour défendre les blaireaux et à porter leur voix auprès du public face aux mensonges des chasseurs. Votre mobilisation citoyenne demeure essentielle.

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux

Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux
10.03.2026
Europe
Détergents : l’Europe dit stop aux tests sur les animaux
Expérimentation animale

Victoire ! En modifiant la réglementation sur les détergents à usage domestique ou industriel, le Parlement européen vient de franchir une étape historique. Désormais, le recours à l’expérimentation animale est interdit pour développer de nouveaux produits en Europe. Cette avancée majeure est le fruit de longues années de mobilisation. Nous y avons activement contribué aux côtés de la coalition européenne Cruelty Free Europe, dont nous sommes les représentants en France.

Interpeller les décideurs politiques, mettre les industriels face à la réalité de leurs pratiques, informer les citoyens… Depuis de nombreuses années, nous agissons pour en finir avec les tests sur les animaux, qu’il s’agisse de cosmétiques ou de produits ménagers. En 2024 et 2025, One Voice a ainsi mené une vaste enquête auprès des fabricants. Elle a mis en lumière les réponses floues et l’embarras de nombreux géants du secteur. Nous avons aussi documenté la souffrance des animaux utilisés pour ces expérimentations, notamment celle des lapins, en première ligne dans ces tests liés aux produits d’entretien.
Engagée au sein de la coalition européenne Cruelty Free Europe, One Voice a activement contribué à construire ce travail de plaidoyer. Cette avancée en témoigne : l’exploitation animale n’est jamais une fatalité.

Ce que change la nouvelle réglementation

Concrètement, que prévoit ce nouveau règlement et jusqu’où va réellement cette interdiction ?

  • Les modifications apportées au règlement (CE) n° 648/2004   interdisent le recours à l’expérimentation animale pour la production de détergents à usage domestique et industriel.
  • L’interdiction concerne à la fois les ingrédients et les produits finis afin que le développement, l’innovation et la réglementation des nouveaux détergents puissent se faire sans recourir à des tests sur les animaux.
  • Il s’agit de la première interdiction de tests sur les animaux dans la législation européenne depuis leur abolition en 2013 pour les cosmétiques. Ces nouvelles règles entreront en vigueur trois ans et demi après leur adoption formelle, soit en juillet 2029. 

Des avancées… et des lacunes

Malgré ces avancées importantes, des failles demeurent. L’interdiction ne concerne que les tests réalisés « aux fins du présent règlement ». En pratique, certaines molécules utilisées dans les détergents peuvent encore faire l’objet d’expérimentations animales dans le cadre d’autres réglementations, comme REACH sur les substances chimiques (peintures, colorants de textiles, additifs alimentaires, etc.).

Autre limite : contrairement à ce qui existe pour les cosmétiques, le texte ne prévoit pas d’interdire la commercialisation des détergents qui auront été testés sur des animaux en dehors de l’Union européenne.

Une dynamique qui doit s’amplifier

Beaucoup de chemin reste à parcourir depuis que l’Union européenne, par sa directive 2010/63/UE, a acté la fin de l’expérimentation sur les animaux pour tous ses États membres. Un objectif ambitieux et nécessaire que nous suivons de près avec nos coalitions européennes. Plusieurs pays européens sont déjà mis en action en lançant leur plan national de fin de ces pratiques sur des êtres vivants. En 2023, la Commission européenne s’est engagée à élaborer une feuille de route pour éliminer progressivement les tests sur les animaux dans l’évaluation de la sécurité chimique. Ce document, attendu au premier trimestre de cette année, doit définir les étapes permettant de remplacer les expérimentations animales par des méthodes scientifiques modernes et fiables. Il fait suite à l’Initiative citoyenne européenne « Sauvons les cosmétiques sans cruauté – Engageons-nous pour une Europe sans tests sur les animaux », lancée en 2020 et signée par plus de 1,2 million de citoyens et citoyennes de l’Union européenne.

Cette victoire est essentielle mais elle ne signifie pas pour autant la fin du combat. Tant qu’un seul animal pourra encore être utilisé pour tester nos substances chimiques ou traitements médicaux, nous continuerons à nous battre. La fin de l’expérimentation animale n’est plus une utopie mais une trajectoire engagée.

L’Europe doit maintenant s’atteler à mettre fin sans exception à l’expérimentation animale pour ses autres réglementations et inciter les États membres encore en retard comme la France. Nous y veillerons.

La période de chasse s’arrête, la violence contre les animaux, elle, continue

La période de chasse s’arrête, la violence contre les animaux, elle, continue

La période de chasse s’arrête, la violence contre les animaux, elle, continue
09.03.2026
La période de chasse s’arrête, la violence contre les animaux, elle, continue
Animaux sauvages

Fin février marque la fermeture officielle de la chasse. Cette date pourrait laisser croire que la faune sauvage bénéficie enfin de quelques mois de répit. Il n’en est rien. Dans les forêts, cerfs, biches et chevreuils seront traqués jusqu’à fin mars lors de chasses à courre, tandis que les sangliers, considérés comme des bêtes à abattre, et tous les oiseaux et mammifères classés « Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD), peuvent être abattus toute l’année. Ce clap de « fin de saison » n’est qu’un trompe-l’œil.

On voudrait croire qu’après février, les animaux sauvages peuvent enfin vivre en paix, sans craindre les balles ou les pièges dissimulés dans les sous-bois. Mais la traque ne s’arrête pas à l’aube du printemps. Des chasses à courre prolongées jusqu’à fin mars aux chasses anticipées des daims et des chevreuils qui reprendront le 1er juin, en passant par la sadique vénerie sous terre des blaireaux et des renards, ou les battues administratives souvent injustifiées, parfois illégales, la pression sur la faune sauvage ne s’interrompt jamais. Derrière l’idée d’une saison de chasse « encadrée » dans le temps, un vaste système de dérogations permet de prolonger les persécutions tout au long de l’année, bien au-delà du calendrier officiel.

La saison de chasse ? Une fiction !

Car ce système de « saison » entretient une fiction : celle d’une chasse limitée et régulée. Dans les faits, de nombreux animaux sauvages, notamment les sangliers et les renards – inscrits sur la liste des ESOD –, peuvent être abattus tout au long de l’année pour le seul plaisir des chasseurs. Sans parler de la brutalité des pratiques !

 

Des animaux mutilés, des actes banalisés et impunis

En Haute-Savoie, dans la réserve naturelle de Veigy-Foncenex, un renard a été retrouvé mutilé et accroché à un arbre, exposé comme un macabre avertissement. En Gironde, à Noaillan, un jeune cerf a été découvert les pattes sectionnées, abandonné dans une forêt. Dans le Tarn, à Paulinet, c’est un sanglier qui a été traîné sur près de deux kilomètres à l’arrière d’un véhicule, laissant une longue trace de sang sur un chemin privé.

Ces actes, qui témoignent de la façon dont les chasseurs considèrent les animaux, nous n’avons de cesse de les dénoncer. Pour autant, ils n’ont rien d’illégal, et restent encore trop souvent minimisés et rarement sanctionnés.

Loin d’être isolés, ces faits mortels rappellent l’urgence de remettre en question un système qui, derrière des règles et dates de pure forme, n’a de cesse de semer la mort. Ensemble, mettons fin à cette hypocrisie. Pour le déclassement des renards et pour une réforme radicale de la chasse, signez nos pétitions.

Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée

Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée

Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée
03.03.2026
Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée
Animaux sauvages

Depuis la fin de l’année 2025, nous avons renforcé nos actions pour Jumbo dont les douleurs atteignent une intensité que les vétérinaires spécialistes n’ont jamais observée dans leur carrière. Nous suivons le cirque hors-la-loi de la famille Muller dans chacun de ses déplacements, semaine après semaine. À chaque nouvelle installation, le même constat accablant : des infractions, des animaux souffrants, et un sentiment d’impunité qui ne faiblit pas. Jusqu’à quand ?

Jumbo, symbole vivant d’une maltraitance assumée et continue

À chaque étape du cirque Muller, les manquements sont là, sous nos yeux. Le constat est le même : depuis près de quarante ans, Jumbo, qui a besoin de passer seize heures chaque jour immergé dans l’eau chaude, est bloqué dans une remorque en tôle. Ses articulations portent un animal de trois tonnes qui devrait n’en peser que deux. Jumbo souffre, comme cela a déjà été confirmé il y a quelques semaines par un vétérinaire expert.

Victime de douleurs à chaque déplacement, il est présenté au public sans aucun dispositif de sécurité, par une personne qui n’est même pas titulaire d’un certificat de capacité.

Ce ne sont pas des détails administratifs. Ce sont des faits graves. Ce sont des atteintes à la loi, à la sécurité du public et, surtout, au bien-être d’animaux captifs condamnés à souffrir jour après jour. Jumbo, en particulier, incarne cette maltraitance institutionnalisée : un animal sauvage condamné au bitume, à la solitude, exposé au bruit.

Des condamnations, et pourtant l’impunité

La famille Muller, qui multiplie les installations illégales partout où elle passe, n’en est pas à son premier contentieux judiciaire.

Alexandre Muller a déjà été condamné à de multiples reprises pour outrage, menaces de mort et violences sur agents dépositaires de l’autorité publique, rébellion et entrave à la circulation. Edmond Muller a pour sa part été condamné pour violences physiques et morales commises sur des défenseurs des animaux qui manifestaient pacifiquement et légalement.

Mais surtout, tous deux ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Valence en 2020 pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; placement ou maintien d’un animal dans un environnement cause de souffrance ; utilisation d’un mode de détention inadapté pouvant être cause de souffrance ou de blessure. »

Ces faits concernent directement les conditions de vie imposées à Jumbo dans le cirque. Le comble ? La saisie de l’hippopotame avait été ordonnée avant l’audience. Elle a échoué face à la violence des circassiens. Et l’État, la justice ont plié. Même après la condamnation de ses geôliers, Jumbo leur a été laissé.

Le silence des autorités : que protège-t-on exactement ?

Nous savons que le cirque a été contrôlé par les services préfectoraux du Lot-et-Garonne courant février. Ce département sanctuaire pour tant de cirques hors-la-loi, où tant de fauves croupissent dans des remorques parce que les autorités ferment les yeux. Depuis des jours, nous demandons l’accès au rapport d’inspection. Nous nous heurtons au silence. Pourquoi refuser de transmettre un rapport si « tout est conforme », comme cela nous a été indiqué ? Que contient-il ? Pourquoi ce refus de transparence ? Qui protège la famille Muller ? Pour quelles raisons ?

Lorsque des infractions sont constatées, lorsque des condamnations existent, lorsque la souffrance animale est aussi cruellement visible, le silence administratif devient une faute morale.

 

Pour Jumbo et ses compagnons de misère, nous avons déposé une nouvelle plainte.

Nous refusons que la peur ou la complaisance permettent à une famille condamnée à de multiples reprises de poursuivre, génération après génération, l’exploitation et la torture d’animaux captifs.

Jumbo n’est ni un numéro une attraction. S’il meurt dans la remorque, après avoir enduré des douleurs continues et impossibles à décrire tant elles sont intenses, les responsables devront en répondre. Nous obtiendrons justice pour lui. Mais il est encore temps de le sortir de là. Signez notre pétition.

Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition