Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée

Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée

Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée
03.03.2026
Cirque Muller : l’indicible souffrance de Jumbo, l’impunité organisée
Animaux sauvages

Depuis la fin de l’année 2025, nous avons renforcé nos actions pour Jumbo dont les douleurs atteignent une intensité que les vétérinaires spécialistes n’ont jamais observée dans leur carrière. Nous suivons le cirque hors-la-loi de la famille Muller dans chacun de ses déplacements, semaine après semaine. À chaque nouvelle installation, le même constat accablant : des infractions, des animaux souffrants, et un sentiment d’impunité qui ne faiblit pas. Jusqu’à quand ?

Jumbo, symbole vivant d’une maltraitance assumée et continue

À chaque étape du cirque Muller, les manquements sont là, sous nos yeux. Le constat est le même : depuis près de quarante ans, Jumbo, qui a besoin de passer seize heures chaque jour immergé dans l’eau chaude, est bloqué dans une remorque en tôle. Ses articulations portent un animal de trois tonnes qui devrait n’en peser que deux. Jumbo souffre, comme cela a déjà été confirmé il y a quelques semaines par un vétérinaire expert.

Victime de douleurs à chaque déplacement, il est présenté au public sans aucun dispositif de sécurité, par une personne qui n’est même pas titulaire d’un certificat de capacité.

Ce ne sont pas des détails administratifs. Ce sont des faits graves. Ce sont des atteintes à la loi, à la sécurité du public et, surtout, au bien-être d’animaux captifs condamnés à souffrir jour après jour. Jumbo, en particulier, incarne cette maltraitance institutionnalisée : un animal sauvage condamné au bitume, à la solitude, exposé au bruit.

Des condamnations, et pourtant l’impunité

La famille Muller, qui multiplie les installations illégales partout où elle passe, n’en est pas à son premier contentieux judiciaire.

Alexandre Muller a déjà été condamné à de multiples reprises pour outrage, menaces de mort et violences sur agents dépositaires de l’autorité publique, rébellion et entrave à la circulation. Edmond Muller a pour sa part été condamné pour violences physiques et morales commises sur des défenseurs des animaux qui manifestaient pacifiquement et légalement.

Mais surtout, tous deux ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Valence en 2020 pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques ; placement ou maintien d’un animal dans un environnement cause de souffrance ; utilisation d’un mode de détention inadapté pouvant être cause de souffrance ou de blessure. »

Ces faits concernent directement les conditions de vie imposées à Jumbo dans le cirque. Le comble ? La saisie de l’hippopotame avait été ordonnée avant l’audience. Elle a échoué face à la violence des circassiens. Et l’État, la justice ont plié. Même après la condamnation de ses geôliers, Jumbo leur a été laissé.

Le silence des autorités : que protège-t-on exactement ?

Nous savons que le cirque a été contrôlé par les services préfectoraux du Lot-et-Garonne courant février. Ce département sanctuaire pour tant de cirques hors-la-loi, où tant de fauves croupissent dans des remorques parce que les autorités ferment les yeux. Depuis des jours, nous demandons l’accès au rapport d’inspection. Nous nous heurtons au silence. Pourquoi refuser de transmettre un rapport si « tout est conforme », comme cela nous a été indiqué ? Que contient-il ? Pourquoi ce refus de transparence ? Qui protège la famille Muller ? Pour quelles raisons ?

Lorsque des infractions sont constatées, lorsque des condamnations existent, lorsque la souffrance animale est aussi cruellement visible, le silence administratif devient une faute morale.

 

Pour Jumbo et ses compagnons de misère, nous avons déposé une nouvelle plainte.

Nous refusons que la peur ou la complaisance permettent à une famille condamnée à de multiples reprises de poursuivre, génération après génération, l’exploitation et la torture d’animaux captifs.

Jumbo n’est ni un numéro une attraction. S’il meurt dans la remorque, après avoir enduré des douleurs continues et impossibles à décrire tant elles sont intenses, les responsables devront en répondre. Nous obtiendrons justice pour lui. Mais il est encore temps de le sortir de là. Signez notre pétition.

Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition Pour le placement de Jumbo dans un sanctuaire : signez la pétition

Victoire au Conseil d’État : La chasse des lagopèdes alpins enfin suspendue!

Victoire au Conseil d’État : La chasse des lagopèdes alpins enfin suspendue!

Victoire au Conseil d’État : La chasse des lagopèdes alpins enfin suspendue!
02.03.2026
Victoire au Conseil d’État : La chasse des lagopèdes alpins enfin suspendue !
Animaux sauvages

Chaque année, l’État français autorise la chasse des lagopèdes alpins, des oiseaux dont l’espèce est pourtant en déclin, notamment gravement menacée par le changement climatique. En 2024, le Comité Écologique Ariégeois (CEA), la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et One Voice ont demandé au ministère de la Transition écologique un moratoire sur la chasse pour sauver ces galliformes. Face au refus implicite du Ministère, les associations ont saisi le Conseil d’État. Sa décision rendue le 02 mars 2026, donne raison à nos associations et enjoint le gouvernement à suspendre la chasse pendant cinq ans.

Une espèce de plus en plus rare et menacée

Essentiellement présent dans les régions arctiques et boréales d’Europe du Nord, les lagopèdes alpins ne subsistent dans les Alpes et les Pyrénées que sous forme de petits groupes isolés, séparés de leur zone de vie principale depuis la fin de la dernière glaciation. Parfaitement adaptés au froid, ces galliformes de montagnes vivent entre 1800 et 3000 mètres d’altitude et peuvent supporter des températures allant jusqu’à – 35 ° C !

Le changement climatique représente pour ces habitants des sommets une menace existentielle, aggravée par le dérangement lié aux activités humaines en haute montagne (surfréquentation, construction de nouvelles infrastructures…). Inscrite sur la Liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’espèce connait un déclin alarmant : depuis le milieu du 20e siècle, le nombre de communes où elle est présente a régressé de 33 % dans les Alpes et de 21 % dans les Pyrénées.

En dépit de ce contexte extrêmement défavorable, la France s’entête chaque année à autoriser la chasse des lagopèdes alpins ajoutant de fait une pression supplémentaire injustifiée sur cette espèce fragile.

Cinq années de répit pour les lagopèdes : une victoire juridique pour nos associations

Depuis des années, les associations se battent pour faire cesser ces morts inacceptables, incompatibles avec la survie de ces oiseaux dans nos montagnes, attaquant systématique en justice – et avec succès – les autorisations annuelles. Pour le seul département de l’Ariège, près de 20 décisions de justice successives ont ainsi annulé ou suspendu les arrêtés de chasse.

Face au refus du Ministère d’agir, le Conseil d’État a tranché et rappelé le droit !

Pour Thierry de Noblens « Cette décision de la plus haute juridiction est une vraie satisfaction. Un grand merci au juriste de notre Fédération, Hervé Hourcade. Précédemment, on aura pu mesurer à quel point les services de l’Etat et le ministère lui-même se sont acharnés depuis deux décennies à faire perdurer la chasse aux lagopèdes pour complaire à quelques chasseurs.  … tout en médiatisant abondamment de beaux discours sur la préservation de la biodiversité »

Pour Allain Bougrain Dubourg « Une fois de plus, le droit, par la voix du conseil d’Etat s’est exprimé en faveur de la biodiversité.  Il offre ainsi un peu de répit à cette espèce menacée. Nous attendons maintenant que le Ministère prenne des mesures pour l’ensemble des espèces menacées qui sont encore chassées dans notre pays »

Pour Muriel Arnal « Chaque année, il nous a fallu saisir inlassablement les tribunaux pour défendre ces magnifiques oiseaux, si fragiles, face à des préfectures qui les livraient aux chasseurs et à leur soif de les tuer. Cette décision forte du Conseil d’Etat leur accorde un vrai répit. Et le temps pour le ministère responsable de la Nature de protéger enfin tous les galliformes de montagnes, on peut rêver… »

Errance féline : téléchargez nos outils pédagogiques !

Errance féline : téléchargez nos outils pédagogiques !

Errance féline : téléchargez nos outils pédagogiques !
27.02.2026
Errance féline : téléchargez nos outils pédagogiques !
Animaux familiers

One Voice a développé des outils pédagogiques spécialisés afin d’accompagner les Mairies, de sensibiliser le grand public mais aussi les plus jeunes à la problématique de l’errance féline et aux besoins des chats errants.

N’hésitez pas à nous contacter à info@one-voice.fr pour recevoir certaines de ces ressources en version papier !

Nos ressources pour les enfants :

Jeu de plateau : la vie d’un chat errant – A3 Règles du jeu de plateau Affiches : « Les besoins des chats » – A3 Livret « à la rencontre des chats des rues »

Nos ressources pour le grand public :

Parcours pédagogique « errance féline » – A2 Quizz Tract « chats sans famille » Vidéo : L’errance des chats : explication en 1’30 Tract Compagnonnage Chat Fiche sentience chat Rapport  » chats errants en France »

Nos ressources pour les Mairies

Affiche pour la stérilisation – A3 Livret « La stérilisation, pour éradiquer l’errance féline et ses conséquences » Présentation Chatipi

Centre de primatologie de Rousset: tripler le cages, ignorer les alertes… Le CNRS passe en force

Centre de primatologie de Rousset: tripler le cages, ignorer les alertes… Le CNRS passe en force

Centre de primatologie de Rousset: tripler le cages, ignorer les alertes… Le CNRS passe en force
27.02.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Centre de primatologie de Rousset: tripler le cages, ignorer les alertes… Le CNRS passe en force
Expérimentation animale

Les citoyens disent « non ». Des eurodéputés interpellent la France. Des scientifiques eux-mêmes expriment des doutes et un avis contraire. Malgré cette opposition générale et alors qu’un nombre croissant de pays s’engagent vers la sortie de l’expérimentation animale, le CNRS persiste dans son entêtement et entend bien dépenser 80 millions d’euros d’argent public pour agrandir le centre de primatologie de Rousset et tripler le nombre de primates destinés aux laboratoires. Un choix dogmatique à rebours de l’histoire, des droits des animaux et des orientations européennes. Face à ce déni de démocratie, nous interpellons les candidats à la municipalité de Rousset. Ils ne pourront pas rester silencieux.

Les défenseurs du projet peuvent bien invoquer la « souveraineté scientifique », leurs justifications restent bancales et nos arguments têtus. Le plan du Centre de primatologie de Rousset prévoit un agrandissement des installations afin d’élever 1800 animaux au lieu des 600 actuels dans le but de les vendre à des laboratoires. En clair, sous couvert de « recherche fondamentale », il s’agit bien de pérenniser une filière, pensée pour produire et commercialiser des êtres sensibles : une industrie fondée sur le dos des primates.

Mobilisés depuis des mois contre ce projet anachronique, nous avons alerté les élus, les médias et les habitants, dévoilant notamment la souffrance des primates enfermés dans les cages de Rousset et leurs  tristes destinés. Des bribes de vies sacrifiées issues des documents obtenus en justice en novembre dernier face au CNRS et à l’Université d’Aix-Marseille

La contestation s’est propagée des citoyens aux eurodéputés. Elle n’a fait que grandir au fil des mois, les doutes sur la pertinence de ce projet gagnant même les scientifiques. Le 27 janvier, le COMETS, comité d’éthique indépendant, a ainsi rendu un avis réservé, appelant notamment à « une expertise scientifique et contradictoire ». Le garant de la Commission nationale du débat public (CNDP) a lui aussi souligné l’ampleur de l’opposition et recommandé une concertation continue ainsi qu’une justification des enjeux éthiques.

Qu’importe ! Dans un document de 33 pages publié ces jours-ci, le CNRS balaie critiques et recommandations d’un revers de main et l’on relève plus une version retravaillée de leurs arguments maquillant leurs aberrations. Nous l’avons analysé, en voici quelques extraits. Au menu : des mensonges, des approximations, des contradictions, des zones d’ombre, encore.

Le rassurant objectif de « bien-être » animal : un affichage de façade

Sur le bien-être animal, sujet des plus questionnés et mis en doute, les défenseurs du projet affirment vouloir dépasser les standards réglementaires fixés par l’arrêté ministériel du 1er février 2013. Lumière naturelle, taille des cages, accès extérieur, surveillance sanitaire… Point par point, notre analyse démontre l’écart entre cet affichage de façade et la réalité (réglementaire).

S’appuyant sur ces annonces, ils estiment même proposer un cadre « qui dépasse les simples exigences biologiques ».
Comment quelques mètres carrés de béton grillagé et des croquettes dans un tube peuvent-ils valoir mieux que des forêts et la liberté ? 

Le CNRS va jusqu’à oser prétendre que ce projet « devient ainsi un instrument de progrès, non seulement pour la science, mais aussi pour les standards de bientraitance animale ».

Débouchés économiques : des contradictions manifestes

Sur les débouchés économiques, le flou demeure. « Tout projet à visée commerciale est exclu », écrit le CNRS, tout en prévoyant un « accès limité aux acteurs privés ». Exclu ou limité ? La question se pose. Et quid alors des recherches qui expérimentent des traitements ? Seront-elles mises gratuitement à la disposition des patients ? On peut en douter.

Concertation : vous pouvez circulez !

Quant à la recommandation d’une concertation continue, elle est rejetée au motif qu’elle « prolongerait un débat de principe ». En clair, circulez, il n’y a rien à discuter.

Ce document censé répondre à la concertation initiée par le CNRS lui-même relève une fois encore de l’opération de communication plutôt que de la transparence et de la remise en question. Aucun engagement clair sur la nécessaire réduction de l’expérimentation sur les primates demandée par la directive européenne 2010/63/UE.

Face à cette mascarade, nous avons envoyé un courrier aux candidats de la mairie de Rousset. Il appartiendra au futur édile de délivrer ou non le permis de construire nécessaire à cette extension et d’en assumer les conséquences politiques. La presse locale a été informée de cette démarche.

Le combat reste long, chaque action compte. Nous ne cédons rien.

Partagez votre opposition à ce projet en signant notre pétition, et restez informé(e)s pour participer à la prochaine action nationale contre le projet prévue en avril prochain.

Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !

Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !

Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !
25.02.2026
France
Chats errants : interpellez vos candidat(e)s !
Animaux familiers

En France, près de 11 millions de chats sans abri survivent comme ils peuvent, dans l’ombre de nos villes et villages. Froid, faim, maladie, malveillance : leur quotidien est une lutte permanente contre ces maux. Pourtant, cette misère n’a rien d’inéluctable : des solutions existent. Encore faut-il la volonté politique de les mettre en œuvre.

Ce que dit la loi

La gestion des chats errants relève de la responsabilité des maires. Vos futur.e.s élu.e.s ont le pouvoir et le devoir d’agir ! Les élections municipales constituent un moment décisif.

Une charte à faire signer pour interpeller vos candidat.e.s  : 

Vous pouvez exiger des engagements concrets pour une politique durable et éthique et participer ainsi à la lutte contre l’errance féline. One Voice a préparé une charte expliquant les enjeux et détaillant les mesures à prendre par les municipalités pour véritablement agir contre l’errance féline. D’ici les élections de la mi-mars, sollicitez vos candidat(e)s et transmettez-nous les signatures obtenues !


Un engagement clair en cinq mesures :
  1. Mettre en place ou soutenir activement des campagnes de stérilisation, en lien avec les associations locales et les vétérinaires.
  2. Créer et pérenniser des lieux de vie pour les chats stérilisés, relâchés et laissés libres, notamment via des dispositifs adaptés comme Chatipi.
  3. Conduire des actions de sensibilisation auprès de la population, car l’errance féline trouve sa source dans les abandons et l’absence de stérilisation.
  4. Déployer des outils pédagogiques, pour transmettre dès le plus jeune âge les valeurs de responsabilité, de respect des animaux et de cohabitation harmonieuse.
  5. Soutenir la stérilisation obligatoire de tous les chats dès 6 mois au niveau national, assortie de sanctions en cas de non-respect (à l’exception des chats inscrits au Livre Officiel des Origines Félines et n’ayant pas accès à l’extérieur) afin d’agir à la racine du problème.

 Chatipi : plus qu’un abri, un lieu de vie

Depuis des années, One Voice agit contre l’errance féline et accompagne les municipalités prêtes à s’engager. En attendant un plan national d’urgence, le dispositif Chatipi permet de créer des espaces destinés aux chats errants stérilisés : des lieux sécurisés, où ils peuvent être protégés, nourris et bénéficier d’un suivi sanitaire tout en sensibilisant les citoyen(ne)s à leur détresse. Plus de soixante partenariats existent déjà dans toute la France.

Samedi 14 mars 2026 : mobilisation nationale

Pour alerter et sensibiliser l’opinion à l’errance féline, One Voice organise une action militante coordonnée dans plusieurs villes de France le samedi 14 mars 2026. 

Les chats sans famille ne votent pas. Vous, si !
Envoyez la charte d’engagement à vos candidat.e.s !

Non, la rue n’est pas la liberté. Contrairement aux idées reçues, la vie d’un chat errant n’est ni libre ni heureuse. Elle est précaire, violente et souvent brève. Laisser faire, c’est cautionner la souffrance. Téléchargez nos outils pédagogiques Participez à l’action nationale Découvrez nos Chatipis

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?

Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?
24.02.2026
France
Arroser d’argent public des cirques hors-la-loi. Jusqu’où ira l’État pour protéger ces délinquants?
Exploitation pour le spectacle

En mai 2025, le ministère de la Transition écologique dévoilait un plan d’accompagnement financier des cirques itinérants. One Voice avait immédiatement dénoncé l’abandon des animaux, laissés entre les mains de leurs tortionnaires, sans aucun espoir de rejoindre un sanctuaire. Ces dernières semaines, ce projet s’est concrétisé lorsque l’Agence de service et de paiement a présenté l’aide financière prévue pour les circassiens. One Voice a contacté cet opérateur de l’État pour demander que les établissements condamnés par la justice ou ne respectant pas la loi ne touchent aucun financement public. 

Animaux détenus illégalement ou livrés à d’immondes trafics, reproduction et naissances illicites, maltraitance, escroquerie… Les cirques sont nombreux à s’affranchir des lois pour tirer toujours plus de profit de ceux qu’ils ballotent de ville en ville. Et il faudrait maintenant, à la demande de l’État, que les contribuables paient grassement ces mêmes criminels… pour qu’ils puissent continuer à abuser des animaux dans des établissements fixes?

Des violences à n’en plus finir

Alors que nous nous battons depuis toujours contre la souffrance infinie des individus captifs, la justice commence elle aussi à reconnaître cet état de fait. En novembre 2022, le dresseur Mario Masson a été déclaré coupable, entre autres délits, de mauvais traitements sur dix tigres enfermés vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans un camion-cage. Nous les avions sauvés de ce sort abominable deux ans plus tôt.

Et il est loin d’être le seul circassien des griffes duquel nous avons arraché des animaux malmenés. Pour avoir maltraité le lion Jon et les lionnes Céleste, Patty, Hannah et Marli et avoir détenu des lions sans procéder à leur identification, Steve Gougeon a été condamné pour mauvais traitements. Quelques semaines avant la décision du tribunal, le directeur du Cirque de Paris avait laissé pendant près de trois mois deux lamas, deux dromadaires, deux chevaux et deux vaches à l’abandon dans un champ en plein hiver…

Que ce soit pour mauvais traitements ou pour exploitation irrégulière, les circassiens du Cirque William Zavatta, du Nouveau Cirque Triomphe et du Cirque de Rome ont eux aussi été reconnus coupables par les tribunaux.

Des naissances illégales

On pourrait croire que les dresseurs s’arrêteraient là dans l’indécence. Il n’en est rien. Alors que la reproduction est interdite dans les établissements itinérants depuis le 1er décembre 2023, nombreux sont ceux qui se sont lavés les mains de la loi contre la maltraitance animale de 2021.

Des tigreaux ont continué de naître au sein du Cirque Boletti, du Cirque Europa, du Cirque Franco-Belge, du Cirque Muller-Zavatta… Dans le Tarn, dans l’établissement “Au cœur des félins”, trois bébés ont vu le jour pas plus tard que le 30 juin dernier, entraînant un signalement de notre part aux autorités. Et que dire du Cirque Claudio Zavatta, sur lequel nous avons enquêté, documentant la naissance de neuf lionceaux à l’été 2024, après qu’il a lâchement abandonné neuf lions adultes âgés ou en mauvaise santé? 

Une éléphante brutalement “disparue”

Après plus de trois décennies d’exploitation, le dresseur Max Aucante a profité de l’inaction du gouvernement pour vendre Samba à un cirque sédentaire hongrois, ni vu ni connu. Ainsi, pas besoin de se conformer à la loi ou de la placer dans un sanctuaire, alors que nous proposions depuis des années de prendre en charge son transfert vers un lieu de retraite digne. Et ce n’est pas tout. Pour le débarrasser de l’éléphante, le dresseur n’aurait fait aucune des demandes d’autorisation obligatoires, ni auprès de la CITES, ni auprès des services vétérinaires. Nous avons porté plainte et une enquête est en cours. 

Nous avons écrit à l’Agence de service et de paiement pour l’informer de ces multiples condamnations. Nous l’appelons à ne pas accorder d’aide aux circassiens responsables de mauvais traitements et d’exploitation irrégulière. Ces délits, pas plus que la souffrance immense des animaux, ne doivent être récompensés par l’argent public, ni encouragés à perdurer. Pour aller plus loin, signez notre pétition pour la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques.

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique

Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique
20.02.2026
Annonces gouvernementales sur les abattages de loups : un scandale éthique, écologique et politique
Animaux sauvages

En déplacement en Haute-Marne en début de semaine, les ministres Annie Genevard et Mathieu Lefèvre ont annoncé les futures mesures de « gestion » des loups. Derrière ce langage administratif, un cap politique se confirme : tuer toujours plus de loups. Chaque annonce, chaque décision, chaque arrêté, résonne comme une sentence pour des animaux qui cherchent simplement à vivre. C’est un recul historique que nous ne cesserons de combattre.

Augmentation du nombre de loups à éliminer annuellement, abandon de la protection des troupeaux au profit des tirs létaux… Derrière ces choix, il y a des vies, des meutes, des familles. Les loups ne sont pas des « nuisibles » : ce sont des êtres sensibles, dotés de liens sociaux profonds, qui parcourent nos forêts et montagnes depuis des millénaires.

Loin de favoriser la coexistence, le gouvernement choisit la violence au nom d’une fausse solution qui sacrifie la vie animale sur l’autel de la facilité et du profit d’un certain monde de l’élevage.

Un choix politique assumé : tirer plutôt que protéger

Ce n’est pas une politique de sauvegarde d’une espèce protégée : c’est un permis de tuer, un recul moral et écologique inacceptable, sous couvert de paix sociale.

Les loups d’aujourd’hui portent le poids de leur passé : il y a un siècle, ils ont été exterminés en France. Désormais, l’histoire se répète sous une forme plus sournoise : d’abord stopper la protection des troupeaux, puis multiplier les tirs, banaliser leur pratique et, demain, rendre les loups chassables. Ce scénario n’a rien d’exagéré. Quand la protection s’affaiblit année après année, l’extermination redevient une possibilité.

La cohabitation est possible. Elle exige seulement de l’intelligence, du courage et de la responsabilité : protection obligatoire des troupeaux, intégralement financée par l’État, accompagnement technique des éleveurs. Tuer davantage ne résoudra rien. Céder à la pression court-termiste n’est pas une solution.

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la question des loups : c’est notre capacité collective à défendre la biodiversité face au choix de détruire encore et toujours. Nous ne pouvons pas accepter un tel recul pour les animaux. Pour les loups, notre combat continue : nous contesterons ces arrêtés devant la justice. Signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris

Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
16.02.2026
France
Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
Exploitation pour le spectacle

En 2017, ce très jeune lion a été arraché à sa mère captive d’un cirque pour être vendu et exploité dans un clip vidéo. Signalé aux autorités par un lanceur d’alerte, il a été retrouvé très affaibli et portant des traces de coups. Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris examinera cette affaire jugée en première instance en 2022. One Voice sera présente au tribunal pour défendre ce petit félin, dénoncer les trafics liés aux cirques et rappeler que ces pratiques illégales continuent de briser des individus, loin des regards.

Crédit photo : © Pompiers de Paris.

Les faits remontent à 2017. Grâce à des images diffusées sur les réseaux sociaux, les autorités découvrent qu’un jeune félin est détenu dans un appartement de Seine-Saint-Denis. Présenté comme un « petit tigre », il s’agit en réalité d’un lionceau. Acheté pour un clip vidéo à des circassiens stationnés en Normandie, puis transporté en voiture jusqu’en Seine-Saint-Denis, il se retrouve enfermé dans un appartement de Noisy-le-Sec.

Une enfance volée

À cet âge, un lionceau devrait téter sa mère et commencer son apprentissage de la vie. Mais, confiné au fond d’une remorque de cirque, séparé de sa famille trop tôt, le petit a d’emblée été livré à la cupidité et l’exploitation. Lorsque des policiers le retrouvent à Noisy-le-Sec, il souffre de multiples pathologies – déshydratation, parasites, carences alimentaires –, arbore une dent cassée et des plaies sur la truffe et le crâne. Saisi in extremis, il a pu être pris en charge dans un refuge.

L’homme poursuivi a reconnu avoir cherché un bébé lion pour le tournage d’un clip vidéo. Il a admis l’avoir fait venir depuis un cirque et l’avoir fait garder dans un appartement, puis, le jour de son interpellation, a prétendu ne plus le détenir. Comment justifier de tels actes et affirmer prendre soin d’un animal, acheté illégalement et transporté d’un appartement à l’autre, dans le but de le dissimuler aux autorités ? Ses mensonges n’ont pas tenu longtemps : le jeune animal a été retrouvé le jour même, faible, blessé et traumatisé dans ce logement.

Des circassiens prêts à tout

Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les réseaux impliquant les cirques alimentent d’autres marchés, notamment ceux des taxidermistes, où les animaux, vivants ou morts, ne sont que des marchandises.

En 2018 déjà, la jeune lionne Cersei avait été saisie par les douanes après avoir traversé les mêmes réseaux. Ces affaires s’inscrivent dans le cadre des agissements que nous dénonçons depuis des années, notamment les trafics et maltraitances.

Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris se penchera à nouveau sur cette affaire. Nous serons présents au tribunal pour défendre ce lionceau et rappeler que les animaux sont des individus à part entière. Agissez avec nous, signez et diffusez notre pétition pour que les animaux des cirques aient enfin une voix.

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !

Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
13.02.2026
Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
Animaux sauvages

Le 4 février, un loup a été abattu illégalement dans le Cantal. Le tireur évoque une « confusion » avec un renard. Et déjà dans la presse, il est annoncé que l’affaire pourrait se conclure par un simple rappel à la loi. Nous refusons cette banalisation. Nous déposons plainte pour que la mort de ce loup ne sombre pas dans l’indifférence et pour que la loi cesse d’être une promesse vaine.

La fable de « l’erreur »

Selon les déclarations rapportées par le journal La Montagne, le chasseur aurait cru viser un renard avant de découvrir qu’il s’agissait d’un loup. Cette justification soulève une profonde inquiétude. La différence de taille, de morphologie, d’allure est manifeste…

L’identification certaine constitue un principe élémentaire et non négociable de la chasse. Tirer sans certitude relève au minimum d’une négligence grave… et d’un fait très inquiétant pour la sécurité des humains également.

Plaider « l’erreur » ne suffit pas à effacer les faits. Un animal protégé a été abattu. Sa mort est bien réelle. Derrière le mot « confusion », il y a un tir irréversible et un être sentient qui, une fois encore, paye le prix du laxisme.

Une espèce protégée… vraiment ?

Contrairement aux renards, les loups bénéficient d’une protection en droit français et européen, car ils ont été éradiqués par le passé. Leur abattage est interdit par principe, sauf dérogations encadrées. Sur le papier, le cadre juridique est clair.

Pourtant, il est aujourd’hui question d’un simple rappel à la loi pour un acte qui s’apparente à un délit de braconnage. Cette perspective envoie un signal désastreux. Peut-on sérieusement affirmer qu’une espèce est protégée si l’abattage illégal d’un individu se solde par une mesure aussi légère ?

Chaque loup compte. Banaliser la mort de ce loup, c’est nourrir un sentiment d’impunité et affaiblir la crédibilité de l’État de droit en matière environnementale.

Face à cette situation, nous refusons le silence et nous déposons plainte. La loi doit être appliquée avec sérieux, surtout lorsqu’il s’agit de protéger des êtres vivants. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que des suites judiciaires proportionnées soient engagées.

Il en va de la crédibilité des politiques de protection de la nature. Il en va aussi du respect dû à une espèce qui n’a fait que retrouver naturellement une partie de son territoire.

Avec nous, exigez la fin de ces massacres, signez notre pétition.

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !

Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
12.02.2026
Rousset, Bouches-du-Rhône Agrandissement de Rousset : le doute gagne les scientifiques !
Expérimentation animale

Les révélations de One Voice sur le projet d’agrandissement de Rousset ont déclenché une tempête qui ne faiblit pas. Après la contestation citoyenne, associative et politique, le doute gagne désormais la sphère scientifique. Saisi par le CNRS, le COMETS, comité d’éthique indépendant, a rendu le 27 janvier un avis réservé. Il remet en question la pertinence de ce projet, reconnaît publiquement les capacités cognitives et sociales exceptionnelles des primates non humains et appelle à une transparence totale. Des positions qui font directement écho à nos expertises et nos revendications. Et font vaciller le modèle de l’expérimentation animale.

Après l’opposition massive exprimée lors de la concertation préalable, les questionnements du garant et ceux plus récemment d’un groupe d’eurodéputés, l’avis rendu par le COMETS — groupe composé notamment de douze scientifiques issus de disciplines variées du CNRS  — marque une rupture. Car au-delà des profondes réserves émises contre le projet d’agrandissement du centre de primatologie, il remet en question le recours même aux animaux pratiqué par les laboratoires. Historique.

À l’origine de la mobilisation, One Voice a été entendue par ce comité. Nous avons notamment partagé notre expertise sur les graves problèmes de transparence et d’éthique entretenus par les laboratoires, et porté la voix des milliers de primates soumis chaque année à des expériences.

Le projet de Rousset remis en question

En résonance avec nos arguments, le comité indépendant émet d’abord un sérieux doute sur la « pertinence stratégique et économique » du projet. Dans un contexte européen et mondial qui s’oriente vers la fin de l’expérimentation sur les primates – voire sur tous les animaux – le COMETS demande des réponses documentées et une évaluation par une « expertise scientifique collective et contradictoire », notamment du principal argument de ses partisans : le recours aux primates et sa « nécessité » pour des expériences censées profiter aux seuls humains. Il soulève en outre une question cruciale : est-il moral et acceptable de gaspiller plus de 30 millions d’euros d’argent public pour un projet dont les fondements scientifiques et éthiques restent hautement contestables dans ce milieu et dans la société ?

Les primates enfin considérés

Autre avancée importante que nous saluons : la reconnaissance de la sensibilité incroyable des primates: leurs capacités cognitives, sociales et émotives y sont reconnues au même niveau d’importance que les autres enjeux. Le groupe s’inquiète d’ailleurs de savoir si ces aspects ont été pris en considération dans la conception même du projet.

Le manque de stratégie nationale pointé du doigt

Le COMETS ne s’arrête pas au projet de Rousset. En écho, une fois encore par rapport aux alertes et aux revendications de One Voice, le comité souligne l’urgence d’engager des réformes pour se conformer aux objectifs fixés par l’Union européenne : davantage de rigueur dans les autorisations, une transparence totale, un véritable dialogue avec les citoyens, ainsi que des outils d’évaluation et de contradiction renforcés.

Selon cet avis, ces évolutions ne sauraient se limiter au seul CNRS ; elles doivent être portées collectivement à l’échelle nationale et européenne.

L’avis du COMETS marque un tournant décisif dans la lutte contre le projet d’agrandissement de Rousset et souligne l’urgence d’un plan national de sortie de l’expérimentation animale. Ces constats, émis par des pairs de la communauté scientifique du CNRS, confirment ce que nous dénonçons depuis le début. Lors de la concertation préalable, les promoteurs du projet avaient tenté de discréditer l’opposition, arguant que les citoyens, « sans connaissance scientifique », n’avaient pas la légitimité de juger le bien-fondé d’un tel projet. Aujourd’hui, les questionnements sont unanimes. Le CNRS, qui doit prochainement répondre à la concertation, se doit de stopper ce projet et de réorienter les fonds publics vers le développement d’alternatives sans animaux.

 

Ne cédons rien, continuons à dénoncer ce projet ensemble. Partagez cet article et signez notre pétition.

Le rapport intégral est disponible ici.