Chasse aux tourterelles des bois : Communiqué de presse

Chasse aux tourterelles des bois : Communiqué de presse

Chasse aux tourterelles des bois : Communiqué de presse
11.09.2026
France
Chasse aux tourterelles des bois : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Le juge des référés du Conseil d’État a rejeté ce vendredi 11 septembre la demande de suspension  déposée par One Voice contre l’arrêté du 26 août 2026, qui autorise la mise à mort de 12 000  tourterelles des bois. La voie est libre pour les chasseurs qui en ont déjà abattu près de 8000 en 12  jours… Notre recours pour excès de pouvoir, lui, reste d’actualité : c’est l’annulation de cet arrêté  que nous demandons, comme nous l’avions obtenue en 2021. Le Conseil d’Etat statuera alors sur sa  légalité.

Près de 8 000 tourterelles tuées avant même l’audience 

Le fond reste entier. L’arrêté, publié le 29 août et applicable dès le 30, porte le quota de 10 560 à 12 000  oiseaux et avait avancé de cinq jours l’ouverture : cinq jours de tirs de plus, au pic de la migration. 

En douze jours d’ouverture, 1 113 chasseurs ont tué 7 995 tourterelles des bois. Ils se sont jetés sur leurs  fusils pour en abattre le plus possible avant que le juge ne statue, ne laissant aucune raison de sauver  celles qui n’ont pas encore été tuées. Ces oiseaux avaient mené leurs couvées dans des habitats brûlés  par les incendies et la sècheresse de l’été, et entamaient leur migration vers l’Afrique, au moment où ils  sont les plus nombreux et les plus faciles à tuer. 

À l’audience, le déclin français n’a pas été contesté 

Personne n’a soutenu qu’il y avait davantage de tourterelles des bois en France. La défense de cette  chasse a consisté à déplacer la focale à l’échelle européenne, comme si la disparition de l’espèce dans  notre pays était un détail. Les données n’ont pas bougé : l’UICN classe l’espèce « vulnérable », le  programme européen PECBMS relève une chute de 88 % des effectifs entre 1980 et 2024, le Muséum  national d’Histoire naturelle une baisse de 54,7 % en France entre 2001 et 2025, et le comité d’experts  sur la gestion adaptative ne recommande pas cette chasse. Le 30 décembre 2021, le Conseil d’État  annulait un arrêté semblable (n° 443460) : un quota ne suffit pas. C’est sur ce terrain que nous  poursuivons. 

« Douze jours ont suffi pour en tuer près de huit mille. Voilà ce que vaut un quota : l’Etat n’a jamais  défendu ces oiseaux, il a organisé leur mise à mort, et les chasseurs ont couru pour les exécuter avant  la décision du juge. Qu’est-ce qui justifie ce massacre ? Rien si ce n’est un abjecte loisir. » Muriel Arnal,  présidente et fondatrice de One Voice. 

One Voice remercie les scientifiques qui ont éclairé cette procédure de leur avis, et le cabinet Gossement Avocats, qui a remué ciel et terre pour ces oiseaux. Les tourterelles des bois ne sont tuées ni pour  empêcher une surpopulation, ni pour préserver des cultures mais pour l’activité aussi écœurante que  scandaleuse d’un millier d’individus. Nous continuerons notre combat pour l’interdiction de cette chasse. 

« Cou de l’oie » : Communiqué de presse

« Cou de l’oie » : Communiqué de presse

« Cou de l’oie » : Communiqué de presse
10.09.2026
Saint-Bonnet-près-Riom
« Cou de l’oie » : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

Le « jeu du cou de l’oie » serait de nouveau au programme de la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), du 19 au 21 septembre. One Voice va écrire à la la préfète. À Arfeuilles, dans l’Allier, la même animation se tiendra désormais avec une oie factice : la preuve qu’une fête peut se passer de cadavres.

Lors de ces fêtes, le corps d’un animal tué pour l’occasion (oie, lapin, faisan) est suspendu par les pattes à plusieurs mètres du sol. Les participants, hissés sur un cheval, doivent lui arracher la tête à mains nues ou la trancher, sous les applaudissements. En 2023, l’enquête de One Voice sur place avait révélé des images d’une grande violence, où de jeunes gens étaient félicités pour ces gestes.

Deux fois l’État a rappelé le droit, deux fois en vain

L’édition 2024 avait été annulée après un rappel préfectoral : tuer un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. En 2025, la préfecture a demandé au maire d’agir. Le « jeu » s’est tenu malgré tout, le 21 septembre, avec l’appui des chasseurs, qui ont fourni les faisans et les lapins qu’ils avaient tués. La préfecture a transmis des éléments au parquet de Clermont-Ferrand. Arfeuilles a prouvé qu’une tradition survit sans cadavre

Dans l’Allier, le maire et l’ensemble des conseillers municipaux l’ont écrit noir sur blanc : « la manifestation du cou de l’oie est autorisée sous réserve que l’oie soit factice ». La municipalité y voit la garantie de « la pérennité » de sa fête. Le rassemblement, la fête, la transmission demeurent ; seule la violence s’en va. À Saint-Bonnet-près-Riom, l’enquête ethnologique annoncée par la municipalité après 2024 n’a, elle, jamais donné signe de vie.

« À Arfeuilles, il a suffi de quelques lignes du conseil municipal : une oie factice, et la fête continue. Faire arracher la tête d’un animal par des adolescents qu’on applaudit, ce n’est pas une tradition, c’est leur apprendre la violence et l’insensibilité», déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice appelle à interpeller respectueusement la mairie de Saint-Bonnet-près-Riom et la préfecture du Puy-de-Dôme pour demander l’annulation du jeu, et à signer la pétition « Stop au jeu du cou de l’oie » : https://one-voice.fr/petition/stop-au-jeu-du-cou-de-loie/

L’été de la tourmente pour les ours des Pyrénées, harcelés par les tirs d’effarouchement

L’été de la tourmente pour les ours des Pyrénées, harcelés par les tirs d’effarouchement

L’été de la tourmente pour les ours des Pyrénées, harcelés par les tirs d’effarouchement
10.09.2026
France
L’été de la tourmente pour les ours des Pyrénées, harcelés par les tirs d’effarouchement
Animaux sauvages

Pendant que les Pyrénées s’animent, les ours subissent. Depuis le 15 juin 2026, une pluie d’arrêtés préfectoraux a autorisé des tirs d’effarouchement — ces détonations à double explosion qui peuvent terroriser les ours, séparer les mères de leurs petits et causer des dommages auditifs irréversibles. One Voice tente de les protéger devant les tribunaux.

L’été, les Pyrénées se transforment en pâturages géants pour des troupeaux comptant des milliers de brebis et les vallées bourdonnent d’activités humaines. Pour les ours bruns, cette saison est la plus dure : celle où les arrêtés préfectoraux s’accumulent, où les tirs d’effarouchement claquent dans la montagne et où chaque détonation peut briser une famille.

Deux détonations, un monde de stress

Les tirs d’effarouchement sont souvent présentés comme une mesure anodine, presque bienveillante : des tirs à blanc, envoyés en l’air, pour éloigner l’ours sans le blesser. Mais la réalité est bien plus brutale. Chaque munition génère deux explosions successives : une première à distance, une seconde quelques instants plus tard. Double détonation, double choc. Pour les ourses accompagnées de leurs petits, l’effet peut être dévastateur : fuite désordonnée, séparation accidentelle entre une mère et ses oursons… Ce que l’on présente comme une solution de cohabitation peut, concrètement, détruire une famille.

Depuis le 15 juin dernier, 27 arrêtés préfectoraux ont été pris. Une moyenne de plus d’un par semaine, la plupart publiés le vendredi soir et les veilles de jours fériés ! La préfecture de l’Ariège, particulièrement zélée, a clairement affiché ses priorités. One Voice tente d’attaquer ces arrêtés en justice et se rend aux audiences pour demander leur suspension. Car derrière ces arrêtés, il y a des ours en danger et des éleveurs qui veulent confisquer la nature pour leurs animaux, bientôt envoyés à l’abattoir. Mais, alors que la justice nous avait donné raison le 4 août pour l’estive d’Arreau, le ministère de la Transition écologique a fait appel de cette décision au Conseil d’État et obtenu gain de cause. Cette décision, aussi décevante soit-elle pour les ours des Pyrénées, ne tranche cependant pas la question de la légalité de ces arrêtés pris en cascade. Par ailleurs, nous avons constaté que nos recours en justice obligent les préfets à exiger la mise en place de mesures de protection des troupeaux et à en augmenter les contrôles. 

Pour Trepador et Claverina

Ces ours ont des noms. Trepador, fils de Claverina, est né en 2025 à Aragon. Comme tous les oursons, il a passé ses premiers mois collé à sa mère, apprenant à grimper, à chercher sa nourriture, à exister dans la montagne. Comment imaginer cette famille soumise à des détonations répétées ? Quand pourront-ils vivre en paix, sans être constamment harcelés ? 

Trepador et Claverina ne sont pas seuls. En 2025, selon le Réseau Ours Brun (ROB), la population totale est estimée entre 109 et 143 individus, avec une valeur moyenne de 130. Une progression qui ne doit pas masquer la fragilité de l’espèce : les ours bruns sont classés « en danger d’extinction » sur la liste rouge nationale des espèces menacées de l’UICN, et le niveau de consanguinité reste préoccupant. On ne parle pas d’une espèce florissante, mais d’une population qui survit. 

Les chiffres que certains préfèrent ignorer

Toujours selon le Réseau Ours Brun dont l’OFB fait partie, 289 attaques sur cheptel domestique ont été recensées en 2025 pour lesquelles la responsabilité de l’ours ne peut être écartée (mais pas confirmée). C’est moins qu’en 2024 (310 attaques) et qu’en 2023 (349 attaques), alors même que le nombre d’ours a augmenté, passant de 83 à 108 individus sur la même période. Trois ans de baisse consécutive. Peut-on légitimement supposer que les mesures de protection fonctionnent ? 

D’autant que les ours ne sont pas nécessairement responsables de toutes les attaques observées. La présence de chiens errants dans les Pyrénées constitue un enjeu réel et sous-estimé. Et quoi qu’il en soit, moins d’1 % du cheptel ovin, caprin et bovin français est victime des ours, qui restent, rappelons-le, la seule cause de mortalité systématiquement indemnisée dans les Pyrénées. Les accuser rapporte de l’argent aux éleveurs.

Ces chiffres, certains préfèrent les ignorer. La FDSEA des Pyrénées-Atlantiques l’a redit sans détour le 23 avril dernier : « Nous sommes et avons toujours été pour l’éradication ou le retrait de l’ours dans les zones où il y a de l’élevage ». Le ton est donné, et le camp clairement choisi : celui de ceux qui ont toujours considéré qu’une cohabitation entre les ours et les activités humaines est impossible, et qui entendent bien en rester là.

Une dérogation qui devient la règle

Le lobby agricole extrémiste a obtenu davantage. Une modification de l’arrêté-cadre est parue le 13 juillet, élargissant considérablement le champ des « effarouchements renforcés »   : éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives et lieutenants de louveterie pourront désormais procéder à ces tirs dévastateurs. Ce qui était censé rester une dérogation exceptionnelle devient un outil ordinaire, banalisé, multiplié. 

Le plus édifiant ? Lors de la consultation publique organisée avant cette modification, plus de 80 % des avis exprimés étaient défavorables ! 80 %. Or ce résultat n’a rien d’étonnant. Un sondage One Voice effectué fin 2024 le confirmait : neuf Français sur dix sont favorables à la présence des ours. 83 % estiment qu’ils jouent un rôle clé dans les écosystèmes. 87 % considèrent qu’ils ont largement leur place dans la nature en France. Les Français ne sont pas contre les ours : ils sont pour eux. Ce sont les préfectures qui choisissent délibérément de ne pas les entendre. 

La seule voie viable est celle de la cohabitation réelle entre activités humaines et faune sauvage, grâce à des moyens de protection efficaces, une meilleure sensibilisation du public, un accompagnement sérieux des éleveurs… Les ours ont leur place dans les Pyrénées. Pas comme cibles de dérogations administratives en série, mais comme habitants à part entière d’une montagne qui leur appartient autant qu’à nous.

27 arrêtés en deux mois et demi, une modification réglementaire imposée contre l’avis de 80 % des citoyens : l’été 2026 a été brutal pour les ours des Pyrénées. One Voice ne les abandonne pas. Pour Trepador, Claverina et tous ceux dont on ne connaît pas encore le nom : signez la pétition et rejoignez le combat.

Tourterelles des bois : Communiqué de presse

Tourterelles des bois : Communiqué de presse

Tourterelles des bois : Communiqué de presse
08.09.2026
France
Tourterelles des bois : Communiqué de presse
Animaux sauvages

Le Conseil d’État examine ce vendredi 11 septembre à 11 h le référé-suspension déposé par One Voice contre l’arrêté du 26 août 2026, qui autorise la mise à mort de 12 000 tourterelles des bois pour la saison 2026-2027, soit 1 440 de plus que la saison précédente. Le ministère chargé de l’Écologie a de surcroît avancé l’ouverture au 30 août, au sortir d’un été d’incendies et de sécheresses. Représentée par Gossement Avocats, notre association demande la suspension immédiate de cette chasse.

L’arrêté, publié le 29 août, porte le quota à 12 000 oiseaux contre 10 560 la saison précédente, avec une ouverture de la chasse depuis le 30 août Le Conseil d’État a été saisi d’un référé-suspension et d’un recours pour excès de pouvoir par notre association.

Des nids brûlés et des oiseaux en phase de migrer

Les tourterelles des bois mènent deux à trois couvées de mai à août, et leurs petits ne s’envolent pas avant trois semaines. Les régions frappées par les incendies de cet été coïncident avec les aires de présence de ces oiseaux : ce sont leurs habitats de reproduction qui ont brûlé. Deux études publiées en 2025 le confirment : la disponibilité en eau est le facteur qui influe le plus sur la densité d’occurrence de l’espèce, et un seul grand incendie, survenu en 2023 dans la région d’Evros en Grèce, a affecté près du quart des habitats favorables identifiés dans la zone étudiée. Espèce migratrice, la tourterelle des bois est essentiellement tuée dans les premières semaines de septembre : avancer l’ouverture de cinq jours ajoute cinq jours de tirs au moment où les oiseaux sont les plus nombreux, et où ils entament leur voyage vers l’Afrique.

Un risque pour la survie de l’espèce

Le comité d’experts sur la gestion adaptative ne recommande pas la chasse de cette espèce : dans son avis du 17 juillet 2026, il retient une évolution de la population française seulement de +3 % depuis 2021. Le reste des données va dans un seul sens. L’UICN classe l’espèce « vulnérable ». Le programme européen PECBMS relève une chute de 88 % des effectifs entre 1980 et 2024, et encore 11 % sur la seule période 2015-2024. En France, les tendances calculées par le Muséum national d’Histoire naturelle donnent une population en baisse de 54,7 % entre 2001 et 2025.

Le Conseil d’État a déjà jugé qu’un quota ne suffisait pas

Le 30 décembre 2021, saisie par One Voice et la LPO, la haute juridiction annulait l’arrêté pour excès de pouvoir (décision n° 443460) : la chasse portait atteinte à l’état de conservation de l’espèce, malgré la présence d’un quota. Cinq ans plus tard, les chiffres sont plus mauvais encore, et le quota plus élevé.

« Le ministère recommence, et il choisit pour cela la fin d’un été de feu, quand les nids viennent de brûler et que les tourterelles des bois prennent la route. Il n’y a rien à réguler, aucun dommage à prévenir : il y a juste un loisir morbide, et un ministère qui une fois encore sert des oiseaux fragiles aux chasseurs sur un plateau. » Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice.

Ces tourterelles si jolies ne sont pas tuées pour empêcher une surpopulation, ni pour préserver des cultures. Elles sont cruellement décimées pour un loisir. Vendredi, One Voice sera au Conseil d’État.

Cirque Franco-Belge : Communiqué de presse

Cirque Franco-Belge : Communiqué de presse

Cirque Franco-Belge : Communiqué de presse
03.09.2026
Corbas
Cirque Franco-Belge : Communiqué de presse
Exploitation pour le spectacle

Le cirque Franco-Belge s’est installé le 31 août sur un terrain privé de Corbas (Rhône) sans aucune autorisation communale. Les services de l’État sont saisis pour contrôler les conditions de détention des animaux. Ce cirque détient illégalement plusieurs fauves et d’autres animaux dans des conditions plus que préoccupantes. One Voice salue cette fermeté et demande la saisie des animaux, dont deux lionceaux de quatre mois nés en violation de l’interdiction de reproduction.

Dans un communiqué du 2 septembre, le maire de Corbas indique avoir réclamé à l’exploitant les pièces réglementaires, en cours d’instruction, et précise qu’à ce jour « la commune n’a autorisé ni l’installation ni l’exploitation de ce cirque ». Le 1er septembre, jour de rentrée, des salariés du cirque distribuaient des tracts devant les écoles : la municipalité leur a demandé de cesser. Elle annonce des passages de la police municipale et la saisine des services de l’État. Le 28 juin, ce même cirque s’installait sans autorisation sur un parking commercial de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), où le maire avait pris un arrêté d’interdiction d’ouverture au public. 

Le cirque Franco-Belge appartient à la famille Muller, dont One Voice documente les agissements depuis des années : en mai encore, ses enquêteurs constataient dans trois cirques de cette famille des fauves enfermés dans des remorques métalliques surchauffées, présentant des stéréotypies, sortis uniquement dans de petites cages posées sur le bitume, parfois sans accès visible à l’eau. Il y a seulement quelques jours, une militante a été agressée par un membre d’un de ces cirques actuellement basé à Anglet, qui détient par ailleurs l’hippopotame Jumbo, en grande souffrance.  En 2020, deux membres de la famille ont été condamnés pour exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques et pour maintien d’animaux dans des conditions sources de souffrance. Depuis, aucun animal n’a été saisi et les tournées se poursuivent de commune en commune, ce qui complique les contrôles. La plainte de One Voice contre ce cirque est toujours en cours. Et pendant ce temps, ce cirque continue impunément à s’asseoir sur les réglementations en vigueur.

Des lionceaux qui n’auraient jamais dû naître

Le cirque détient deux lionceaux de quatre mois. Or la reproduction des animaux d’espèces non domestiques dans les établissements itinérants est interdite depuis 2023 : ces naissances sont illégales. 

Des lions sont aussi visibles dans les cages mais ne sont même pas présentés au public — seuls les tigres sont exhibés. Là encore, la législation est piétinée, car la détention d’animaux sauvages est illégale s’ils ne font pas de spectacle. 

À trois ans de l’échéance de la loi qui interdira toute détention d’animaux sauvages dans ces établissements au 1er décembre 2028, des fauves continuent de naître et de vivre dans des remorques. Enfermés là, ils n’ont aucune distance de fuite, subissent la route, le bruit, les démontages, et vivent dans une peur constante.

« Un cirque s’installe sans autorisation sur un terrain qui n’est pas le sien, y détient des lionceaux qui n’auraient jamais dû naître et des lions qui ne servent même pas au spectacle : à Corbas, tout est illégal, et pourtant les animaux sont toujours là. Le maire a fait son travail. Il reste à l’État de faire le sien : ces fauves doivent être saisis et conduits en refuge. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice appelle la préfecture du Rhône et les services de l’État à contrôler sans délai les conditions de détention, puis à saisir ces animaux et à les placer en refuge, seule issue acceptable. L’association invite le public à ne pas cautionner ces spectacles et à signer sa pétition.

Alouettes des champs : communiqué de presse

Alouettes des champs : communiqué de presse

Alouettes des champs : communiqué de presse
02.09.2026
France
Alouettes des champs : communiqué de presse
Animaux sauvages

Vendredi 4 septembre à 14 heures, le Conseil d’État examine au fond notre recours contre les deux arrêtés du 28 août 2025 qui rouvraient le piégeage des alouettes des champs aux pantes — des filets refermés à la volée sur des oiseaux attirés par les appels de congénères captifs, attachés par la patte — en Gironde, dans les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Ces textes autorisaient d’en tuer 98 702 en une seule saison. Nous avions obtenu la suspension du quota ; nous demandons aujourd’hui l’annulation d’une pratique que la haute juridiction a déjà jugée illégale.

Le premier arrêté ouvrait le piégeage du 1er octobre au 20 novembre. Le second fixait le nombre d’alouettes des champs pouvant être piégées pendant la saison 2025-2026 : 56 672 dans les Landes, 38 600 en Gironde, 2 200 dans les Pyrénées-Atlantiques et 1 230 dans le Lot-et-Garonne, sans compter la chasse au fusil. Saisi en urgence, le Conseil d’État a suspendu ce second arrêté. L’audience de vendredi porte cette fois sur le fond : c’est la légalité même de ces textes qui est en jeu.

Des oiseaux attachés par la patte pour attirer les leurs, puis tués à la main

Les chasseurs piégeurs tendent au sol des filets horizontaux, puis attachent par la patte des oiseaux vivants dont les appels font descendre leurs congénères. Quand ceux-ci sont posés, les pièges sont déclenchés et se rabattent violemment par le bas. Les alouettes prises dessous sont écrasées, immobilisées, ramassées, puis tuées à la main. Cette chasse est violente, barbare et cruelle : elle repose sur des oiseaux réduits à l’état d’appâts vivants, elle tue sans distinguer, et elle ne poursuit aucun autre objectif que le loisir de quelques-uns.

La tradition n’a jamais été un motif d’exception au droit

C’est l’argument que l’État avance depuis des années, et il a été tranché. En 2021, nous avons obtenu de la Cour de justice de l’Union européenne une décision qui juge que la tradition ne suffit pas à autoriser des modes de capture par ailleurs interdits, et qui rappelle l’obligation de sélectivité. Depuis, le Conseil d’État a annulé les quotas année après année, puis les arrêtés cadres eux-mêmes : en 2021 pour la chasse à la glu, en 2023 pour les tendelles de l’Aveyron et de la Lozère, en 2024 pour les pantes, matoles et filets de Gironde, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et des Ardennes.

En 2025, le gouvernement a pourtant rouvert le piégeage aux pantes par un texte en tout point identique à l’arrêté du 4 octobre 2022, que le Conseil d’État avait annulé le 6 mai 2024. Cet acharnement à servir à tout prix le lobby des chasseurs est le cœur de notre recours.

Des filets qui ne trient rien, sur des populations qui s’effondrent

Un filet qui se rabat prend tous les oiseaux présents, y compris ceux d’espèces protégées, qu’il blesse et qu’il tue. Aucune sélectivité n’est possible : c’est ce défaut que le droit européen sanctionne. S’y ajoute l’état des populations. L’UICN relève un déclin « lent mais régulier » de l’alouette des champs en France, soit 20 % des effectifs perdus en moins de quinze ans ; les programmes ACT et FLASH de l’OFB font état d’une baisse de 36 % des populations nicheuses entre 1996 et 2019 et de 49 % des populations hivernantes entre 2000 et 2019. Ces oiseaux sont par ailleurs chassés au fusil : près de 180 000 pour la seule saison 2013-2014 selon la dernière enquête nationale de l’OFB sur les tableaux de chasse. Les pantes s’ajoutent à ce total.

« Année après année, l’État réécrit le même arrêté. Ce n’est pas une tradition qu’il défend sans souci pour la préservation du vivant, c’est un piégeage barbare, au profit des chasseurs qui tiennent les politiques à leur botte. Quand le ministère de l’Ecologie va-t-il enfin s’armer de courage pour dire non au lobby des fusils et protéger notre biodiversité déjà tellement mise à mal ? », déclare Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Devant le Conseil d’État, notre association est représentée par le cabinet Gossement Avocats. L’audience est publique et se tient au Palais-Royal, à Paris ; la décision sera rendue dans les semaines qui suivent.

En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État

En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État

En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État
26.08.2026
Pyrénées-Orientales En vingt-quatre heures, deux portées de chatons abandonnées et tuées dans les Pyrénées-Orientales : derrière l’horreur, la responsabilité de l’État
Animaux familiers

Des chatons jetés par la fenêtre d’une voiture. Quelques jours plus tard, des nouveau-nés jetés dans un sac plastique et emportés par le courant d’une rivière. Ces deux signalements, survenus dans le même département des Pyrénées-Orientales, sont d’une cruauté insoutenable. Mais ils racontent aussi autre chose : l’urgence de lutter contre la misère féline et de mettre enfin la stérilisation au cœur d’une véritable politique nationale. Parce que ces chatons ne doivent pas être oubliés, nous déposons plainte.

Des chatons traités comme des déchets

La scène est difficile à concevoir. Pourtant, c’est bien ce que cette automobiliste affirme avoir vu. Alors qu’elle circulait entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et le péage du Boulou, elle a d’abord aperçu, à distance, des personnes jeter des « choses » par la fenêtre de leur voiture. Pendant plusieurs kilomètres, elle a cru qu’il pouvait s’agir de déchets. Puis, lors d’un nouvel épisode, elle a compris l’impensable : ce n’étaient pas des détritus qui étaient jetés sur la route, mais des chatons. Le témoin, aujourd’hui profondément choqué, a eu le bon réflexe de photographier la voiture. Ces éléments seront précieux pour identifier les auteurs des faits. Les chatons n’ont malheureusement pas été retrouvés à ce jour.

Et comme si ce drame ne suffisait pas, quelques jours plus tard, c’est un nouveau signalement qui nous parvient, depuis Thuir, toujours dans les Pyrénées-Orientales. Le 22 août, alors qu’elle promenait son chien, une femme a vu des gens jeter un sac plastique dans une rivière. En s’approchant, elle a découvert qu’il contenait des chatons nouveau-nés, emportés par le courant. Immédiatement, elle s’est jetée à l’eau. Elle n’a pu en récupérer qu’un seul. Un deuxième a été découvert mort en contrebas. Les autres n’ont pas pu être retrouvés.

Et qu’en est-il des deux mères, qui doivent depuis chercher inlassablement leurs petits ?…

Deux signalements dans le même département en quelques jours. Deux portées de chatons traités comme de vulgaires déchets. Est-ce une épidémie de cruauté ? Ou le symptôme d’un problème plus profond ? Les deux sans doute.

Derrière ces drames, le même problème : l’absence de stérilisation

Aussi terrible que soient ces histoires, elles n’ont malheureusement rien d’un fait isolé. Chaque année, des centaines de milliers d’animaux sont abandonnés en France. Les chats sont les plus nombreux. Derrière les chiffres, il y a des petits félins livrés à eux-mêmes, victimes de l’errance, de la faim, des maladies, des accidents, de la malveillance humaine et, souvent, d’une fin tragique.

L’absence de politique publique en dit long sur la place accordée aux chats dans notre société. Combien de temps encore seront-ils considérés comme des animaux dont on peut simplement se débarrasser lorsqu’ils deviennent trop nombreux ?

Les associations, elles, héritent des conséquences de l’incurie collective. Elles capturent, soignent, stérilisent et recueillent les félins, avec des moyens limités. Elles ne peuvent cependant pas, à elles seules, empêcher les naissances et prendre en charge indéfiniment la souffrance perpétuelle. En attendant, les chats continuent à payer de leur vie les conséquences de l’inaction générale.

L’histoire de ces chatons rappelle avec une violence particulière l’urgence d’agir. Derrière chaque abandon se trouve un animal qui paie le prix de l’irresponsabilité humaine. Nous ne pouvons pas accepter que des chats naissent, soient abandonnés, errent dehors et finissent souvent leur vie dans des conditions dramatiques alors que des solutions existent. Jeter des chatons par la fenêtre d’une voiture ou dans une rivière n’est pas un simple fait divers. C’est le symptôme le plus brutal d’un problème plus large : celui d’une société qui continue de produire des animaux, de les vendre et de les abandonner sans mettre en place les moyens nécessaires pour prévenir cette souffrance. Les chatons n’ont pas pu être sauvés. Mais leur sort tragique ne doit pas être oublié. En leur nom, nous déposons plainte auprès du tribunal judiciaire de Perpignan. Signez notre pétition pour la mise en œuvre d’un véritable plan national contre l’errance féline, à la hauteur de l’urgence.

Action pour les loups : Communiqué de Presse

Action pour les loups : Communiqué de Presse

Action pour les loups : Communiqué de Presse
22.08.2026
Limoges
Action pour les loups : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Samedi 22 août, de 11 h 30 à 13 h, place de la Motte à Limoges, l’association One Voice tient une action publique d’information sur la situation des loups en France. Alors que le statut de protection des loups a été revu à la baisse et que les tirs sont facilités, l’association rappelle qu’un cinquième de la population lupine est tué chaque année et défend la cohabitation comme seule réponse durable. Le Limousin est directement concerné : sur le plateau de Millevaches vivent des loups et louveteaux au patrimoine génétique unique en France.

Pendant une heure et demie, les militantes et militants de One Voice iront à la rencontre des Limougeauds pour présenter la réalité des loups, loin des représentations héritées des contes et alimentées par la Coordination Rurale de Haute-Vienne et la FDSEA Corrèze qui avaient appelé à leur braconnage, ce pour quoi l’association les avait fait condamner. Documentation, pétition et échanges avec les bénévoles seront proposés sur place.

 

Rendez-vous samedi 22 août 2026, de 11 h 30 à 13 h, place de la Motte, à Limoges.

 

Un statut de protection affaibli, des tirs facilités

 

Revenus naturellement en France après y avoir été exterminés, les loups ne sont plus strictement protégés et les dérogations de tir se multiplient. Le plafond national fixé par l’État peut s’élever à 248 animaux pour une population estimée à 1 082 individus : un loup sur cinq peut être tué chaque année, et le ministère de l’Agriculture a annoncé une augmentation de 10 % de ce quota. Depuis janvier, 85 loups ont déjà été abattus légalement, quand les scientifiques situent le seuil de viabilité entre 2 500 et 5 000 individus. Les louveteaux ne sont pas épargnés. Adopté le 21 juillet, l’article 14 de la loi d’urgence agricole va plus loin encore : simple déclaration a posteriori au lieu d’une autorisation de tir, troupeaux bovins, équins et asins réputés « non protégeables », tirs permis jusque dans les réserves naturelles.

À cette curée légale s’ajoute celle de l’ombre : neuf loups tués par un réseau de braconnage dans les Hautes-Alpes, dont trois membres seront jugés en janvier 2027 — One Voice est partie prenante de la procédure. Le 16 juillet, Pomme était abattue dans les Alpes à La Bréole alors que les données de son collier GPS démontrent qu’elle n’avait attaqué aucun troupeau.

Le système fonctionne à l’envers. Un éleveur est indemnisé dès lors que la responsabilité du loup « n’est pas écartée », et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs. One Voice demande que l’argent public aille à ce qui protège réellement les troupeaux — clôtures, chiens de protection, bergers, regroupement nocturne — et que l’indemnisation y soit conditionnée. Sur le terrain juridique, l’association attaque les arrêtés qu’elle estime illégaux : plusieurs décisions récentes nous ont donné raison, rappelant que la protection des loups est une obligation légale.

 

En Limousin une famille de loups objet de nombreuses menaces

 

Sur le plateau de Millevaches, Milo et Mina formaient un couple au patrimoine génétique unique en France. Malgré la traque et les blessures subies, des naissances ont été constatées en mai 2025. Milo a depuis disparu… Mina et un nouveau mâle ont eu deux petits en mai 2026 : Girolle et Truffe. Ce qui devrait être une excellente nouvelle pour la biodiversité du territoire est devenu, pour d’autres, une cible. 

Face à la multiplication des discours hostiles, notamment de la part de syndicats agricoles particulièrement virulents dans le Limousin, One Voice continue de porter la seule approche qu’elle juge tenable et qui reste écartée par les pouvoirs publics : la cohabitation entre les activités humaines et une espèce protégée infiniment utile. C’est le message que l’association portera samedi à Limoges, où le public est invité à venir échanger avec les bénévoles.

 

One Voice appelle par ailleurs le grand public à signer sa pétition « Une vague d’attaques sans précédent contre les loups » qui a déjà collecté près de 125 000 signatures. 

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse

Neuf louveteaux : Communiqué de Presse
18.08.2026
Haute Marne
Neuf louveteaux : Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Neuf louveteaux ont été photographiés ensemble le 2 août par l’Office français de la biodiversité, en
Haute-Marne. Ils appartiennent à la seule famille de loups du département, celle d’Aria et de Charlie, qui
a perdu quatre des siens en dix mois. One Voice se réjouit de ces naissances mais redoute ce qui les
attend.

C’est une nouvelle rare qui devrait réjouir tout un chacun. Aria a donné naissance à neuf louveteaux cet été en Haute-Marne. Pourtant, leur naissance vient nourrir un discours anti-loup plus que préoccupant porté par l’Etat lui-même. One Voice s’inquiète de l’avenir de ces petits, dans une famille déjà endeuillée par la mort de quatre des siens en 10 mois.

Le communiqué de la préfecture de Haute-Marne est édifiant. Elle énumère les soi-disant victimes des loups pour mieux organiser le massacre des louveteaux. Le clientélisme vis-à-vis des syndicats d’éleveurs les plus extrémistes et des chasseurs, dans ce qu’il a de plus abject.

La réalité, c’est que les 477 victimes imputées aux loups cachent la problématique de l’errance des chiens abandonnés, qui sont plus souvent responsables des attaques de troupeaux que les loups. Les éleveurs sont cependant plus enclins à désigner les loups, puisque cela leur ouvre droit à une indemnisation.
La menace la plus immédiate qui pèse sur ces neuf petits, ce sont ces éleveurs, en l’absence d’obligation de protéger leurs troupeaux. One Voice se bat pour que l’argent public aille aux clôtures, aux chiens de protection, aux bergers, au regroupement nocturne, et que l’indemnisation y soit conditionnée.

Au lieu de cela, le plafond national de destruction peut atteindre 248 animaux pour une population estimée à 1 082 individus, et l’article 14 de la loi du 21 juillet remplace l’autorisation de tir par une simple déclaration a posteriori. La préfecture dans son communiqué ne manque pas de rappeler sans ciller « s’agissant d’une espèce protégée, l’État a pris des mesures renforcées depuis février 2026 pour simplifier les procédures de tir ». Protégée, donc plus facile à tuer ?

Sans évoquer tous les loups tués dans l’ombre. Ceux qui, comme la Coordination rurale de Haute-Vienne et la FDSEA de Corrèze, ont appelé publiquement au braconnage des loups : dans le 87, One Voice a fait condamner le syndicat. Ceux qui, dans les Hautes-Alpes, ont monté un réseau et tué neuf loups dans l’ombre : trois d’entre eux seront jugés en janvier 2027, et notre association est partie prenante de la procédure.

« La biodiversité, le patrimoine des générations futures, cette faune sauvage agressée en permanence par les chasseurs et les éleveurs, dans une nature en feu sous les canicules et la sécheresse, cela n’intéresse pas les autorités, qui rampent devant les syndicats dont elles ont peur », s’indigne Muriel Arnal, Présidente de l’association One Voice.

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse

Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse
17.08.2026
Lyon
Mobilisation pour un renardeau: Communiqué de Presse
Animaux sauvages

Un jeune renard est menacé d’être tué dans l’ouest lyonnais après avoir mordu des personnes qui cherchaient à l’attraper ou à jouer avec lui. Le centre de sauvegarde de la faune sauvage l’Hirondelle a proposé de le capturer et de le placer en quarantaine : sa proposition n’a pas été retenue. One Voice demande la suspension immédiate de toute mesure visant à abattre ce renardeau et l’autorisation de sa capture.

Depuis le début du mois d’août, un jeune renard est observé dans le quartier des Trois-Renards, à Tassin-la-Demi-Lune, dans la métropole de Lyon. L’animal, sans crainte de l’homme et possiblement orphelin, a mordu à plusieurs reprises — après que des personnes ont voulu jouer avec lui ou tenter de l’attraper, selon le centre de sauvegarde L’Hirondelle, qui a alerté sur son sort.

 

Le 9 août, ce centre, installé à SaintForgeux a saisi par courrier la direction départementale des territoires, avec copie à la direction départementale de la protection des populations et à la mairie de TassinlaDemiLune. Il y détaille ses moyens : capture, mise en quarantaine, relâché loin des zones habitées ou placement en captivité si l’animal est imprégné. 

 

Cette proposition n’a pas été retenue. Écarter cette offre pour lui préférer la mort est tout simplement inenvisageable pour l’association One Voice.

 

L’argument de la rage ne résiste pas aux faits

 

La mise à mort serait motivée par la possibilité que l’animal soit porteur de la rage. Or, le dernier cas de rage vulpine y remonte à 1998, et l’élimination a été acquise en 2001 à l’issue des campagnes de vaccination orale des renards. Le dicton lié à la rage n’a jamais été aussi bien illustré… 

 

Le risque lié à une morsure est réel, c’est pourquoi il est indispensable de respecter les règles en matière d’interactions avec les animaux de la faune sauvage : on les laisse tranquilles. Ils ne sont ni des doudous, ni des jouets. Cet important respect des distances est le message dont le rappel devrait occuper les autorités pas la gestion à coups de fusil de la biodiversité dont nous avons encore la chance d’être entourés.

 

À la date de ce communiqué, One Voice n’a pas eu connaissance d’un arrêté autorisant de tuer ce renardeau. Une mise à mort décidée sans acte publié ni motivation opposable n’est pas acceptable.

 

One Voice réclame la suspension immédiate de toute opération visant à tuer ce renardeau et l’autorisation, sans délai, de la capture et de la mise en quarantaine proposées par le centre de sauvegarde L’Hirondelle.