À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux

À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux

À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux
29.08.2025
Paris
À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux
Autre campagne de l’association (ou multiples)

La place de la Concorde s’apprête à devenir un lieu de promotion du monde hippique auprès des enfants. En perte de fréquentation, le secteur tente de charmer, notamment le jeune public, pour faire naître des vocations – qui restent de la maltraitance animale professionnelle – et gagner de nouveaux accros. En autorisant cette manifestation, la capitale s’éloigne fortement des principes de sa « Charte en faveur du bien-être animal ». One Voice rappelle que derrière les promesses illusoires de gains figure toujours autant de misère animale et humaine. Nous interpellons la mairie.

Une « opération » séduction inadmissible

Les 5 et 6 septembre prochains, France Galop, organisatrice de courses et codétentrice du PMU, proposera en plein centre de la capitale une action promotionnelle déguisée en « grande fête populaire ouverte à tous et entièrement gratuite ». 

Ce lobby – qui ne chôme pas, avec des émissions sur des chaînes ciblant la jeunesse ou spécialisées dans le sport et sûr d’être protégé — annonce en toute transparence son ambition de « conquérir de nouveaux publics ». Des appuis remontant très haut, comme nous l’avons réprouvé récemment, quand même le gouvernement se mobilise, inquiet quant au risque de baisse des paris

Il est inconcevable de prévoir des animations et démonstrations « ludiques » pour embrigader les plus jeunes esprits dans ce milieu tirant profit d’êtres vivants poussés à l’extrême. Que dire, enfin, d’une telle mise en avant des jeux d’argent, sources d’addiction et de surendettement ?

Les modalités de l’exploitation équine : une opacité savamment entretenue

Soumission et injonction à la performance y sont permanentes. Les scandales de dopage et de mutilations pour la rentabilité sont légion. Il n’y a dans ce milieu aucune considération pour ces êtres sensibles, de leur conception forcée à leur mort précipitée.

La filière, aux dix milliards d’euros de chiffre d’affaires, ne veut surtout pas que les citoyens prennent conscience du lourd tribut qu’elle fait payer aux chevaux. 

La preuve en est que le seul chiffre disponible, arraché « à force d’insistance » par le journal Libération, est le suivant : en 2019, 135 d’entre eux sont morts en pleine compétition. Une donnée stable depuis trente ans, soit environ 4000 individus décédés sur cette période. 

S’y ajoutent les équidés abattus après les courses, les blessés ou épuisés, non rentables, qui disparaissent engloutis dans le secteur alimentaire (dont ils représentent 52 % de ceux tués pour leur chair dans l’Hexagone)… 

One Voice interpelle la mairie de Paris !

Pourquoi la municipalité a-t-elle autorisé cette publicité immorale sur l’une des places publiques les plus emblématiques de notre pays ? Cette approbation entre nettement en contradiction avec ses ambitions votées dans une Charte pourtant explicite. Nous écrivons à la maire et à son équipe.

Réclamez à nos côtés le statut d’animaux familiers pour les chevaux

Charnier de canards et sarcelles dans la Somme : One Voice porte plainte

Charnier de canards et sarcelles dans la Somme : One Voice porte plainte

Charnier de canards et sarcelles dans la Somme : One Voice porte plainte
27.08.2025
Somme
Charnier de canards et sarcelles dans la Somme : One Voice porte plainte
Animaux sauvages

Entre 50 et 60 cadavres de canards colverts, souchets, pilets et de sarcelles mutilés ont été découverts le 21 août 2025 près de Péronne, dans la Somme, quelques heures après l’ouverture de la chasse. Face à cet acte cruel et choquant, One Voice porte plainte pour que les responsables soient identifiés et punis. Alors que les oiseaux sont pris pour cibles de toutes parts par le gouvernement et que leurs chants s’éteignent petit à petit, l’heure est, plus que jamais, à la mobilisation citoyenne.

Un massacre insoutenable et une plainte déposée

Lundi 21 août, 18 heures, Péronne. Au cœur de l’été, un habitant de cette commune de la Somme découvre un amas de cadavres de canards sauvages et de sarcelles mutilés, dépecés et entassés par terre. Selon l’Office français de la biodiversité, ils venaient tout juste d’être abattus. Une cruauté insoutenable. Un mépris absolu pour la vie de ces oiseaux d’eau qui débutent leur migration et sont sans cesse harcelés par les chasseurs sur leur trajet, notamment dans les zones humides et les littoraux, à travers l’Europe entière. Et un drame de plus pour les canards dans ce département, où nous avons obtenu il y a quelques mois la condamnation d’un éleveur pour mauvais traitements.

Les auteurs ? Comme toujours, tout porte à croire qu’il s’agit de chasseurs en mal de sensations, pour qui les maigres règles qui protègent les animaux sont déjà insupportables. Les fédérations concernées commencent déjà à nous faire le coup du bon et du mauvais chasseur. Un numéro qui ne convainc plus personne : que ce soit en Sologne ou dans le Vercors, les braconniers disposent toujours d’un permis en bonne et due forme.

Les oiseaux sont assaillis de toutes parts : avec nous, portez leur voix !

Tant que ce loisir sera soutenu par les politiques, qui n’hésitent plus à violer ouvertement des décisions de justice comme le projet visant à réautoriser les chasses dites « traditionnelles »  par piégeage, ce type de massacres perdurera. Alors que la France détient un triste record européen avec 65 espèces d’oiseaux chassables, la solution est pourtant simple : l’interdiction pure et simple des tirs.

Mais le gouvernement et les chasseurs s’accrochent : récemment, la ministre chargée de la chasse a balayé d’un revers de main les récentes recommandations scientifiques appelant à suspendre la chasse d’oiseaux en déclin. Nous vous appelons donc plus que jamais à signer nos pétitions pour dire stop aux abattages d’oiseaux et pour une réforme radicale de la chasse !

Contournement Ouest de Montpellier : pour un projet inutile, combien d’animaux sacrifiés ?

Contournement Ouest de Montpellier : pour un projet inutile, combien d’animaux sacrifiés ?

Contournement Ouest de Montpellier : pour un projet inutile, combien d’animaux sacrifiés ?
22.08.2025
Contournement Ouest de Montpellier : pour un projet inutile, combien d’animaux sacrifiés ?
Habitat naturel

Entre Saint-Jean-de-Védas, Montpellier et Juvignac, l’État s’apprête à autoriser la construction de 6 kilomètres de voies nouvelles pour relier les autoroutes du nord au sud. Derrière les promesses de désengorgement urbain se cache une sombre réalité : un bétonnage aux lourdes conséquences pour les espèces locales, la biodiversité environnante, et la qualité de vie des habitants. Participez avec nous à la consultation du public pour dire non à ce projet anachronique — dont les premières victimes seront, comme toujours, les animaux — alors que des alternatives existent.

La vie sauvage détruite pour renforcer la voiture

Objectif affiché de ce projet : limiter les risques de bouchons dans l’agglomération en reliant deux autoroutes. Judicieux? Pas vraiment. La zone traverse plusieurs espaces naturels, des lieux d’habitats et de nidification très importants. C’est toute une biodiversité, particulièrement riche, qui sera décimée : de nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes et de chiroptères — toutes protégées — subiront de plein fouet le passage des bulldozers et l’urbanisation. Sans compter la hausse des émissions de gaz à effet de serre — jusqu’à 30 % selon l’autorité environnementale —, les particules fines et hydrocarbures qui dégraderont la qualité de l’air, et la pollution sonore pour les animaux et les habitants.

Plus de bitume, moins de nature et de surfaces agricoles. Il ne s’agit pas là de simples liaisons, mais d’une logique d’étalement urbain complètement dépassée. D’autant que l’on sait désormais que la construction de nouvelles infrastructures routières a pour conséquence première… une augmentation du trafic, et de l’utilisation de la voiture.

La création de routes ne favorise pas les modes de déplacement écologiques

Pourtant, des alternatives à ce projet existent : de l’allongement de la ligne de tramway à l’amélioration du réseau cyclable, c’est une approche totalement nouvelle qu’il faudrait désormais adopter. Mais les autorités n’y semblent pas encore prêtes, préférant s’en remettre à des modèles dépassés qui ont fait la preuve de leur caractère néfaste pour l’environnement.

À l’heure où des efforts massifs sont attendus pour lutter contre le dérèglement climatique, des travaux de ce type ne peuvent plus être soutenus. One Voice s’oppose à ce projet, qui va mettre en péril des milliers d’animaux et porter une atteinte irrémédiable à cet écosystème fragile. Avec nous, participez à la consultation ! Vous avez jusqu’au 28 août.

Non à l’abattage de 80 000 grands cormorans !

Non à l’abattage de 80 000 grands cormorans !

Non à l’abattage de 80 000 grands cormorans !
18.08.2025
Non à l’abattage de 80 000 grands cormorans !
Animaux sauvages

Pour « préserver » les cultures piscicoles, la ministre de la Transition écologique s’apprête à sceller le sort de dizaines de milliers de grands cormorans. Alors que l’espèce est protégée en France, 79 698 d’entre eux pourront être tués entre 2025 et 2028. Objectif de la mesure : protéger l’aquaculture, alors que le gouvernement soutient l’implantation d’élevages massifs où sont entassés des dizaines de milliers de poissons. Faites entendre votre voix dans le cadre de la consultation du public sur le projet d’arrêté, et dites non à ces dérogations toujours plus nombreuses : vous n’avez que jusqu’à demain pour le faire.

Des oiseaux emblématiques… harcelés par les tirs

Les grands cormorans sont reconnaissables entre mille. Avec leur plumage noir teinté de blanc, ils vivent tranquillement près des estuaires, des lacs et des cours d’eaux, et construisent leurs nids sur les parois escarpées des falaises ou sur des arbres près du littoral. En France, ces oiseaux majestueux sont protégés. Ils subissent de plein fouet la pollution et le réchauffement des eaux. Interdiction formelle de les déranger, donc… sauf dérogation. 

Quelques mois après avoir facilité l’octroi de ces autorisations de tirs, le ministère, qui est censé incarner la défense de la nature et de ses habitants, s’apprête à fixer le nombre officiel d’autorisations de tuer des cormorans pour les trois années qui viennent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 79 698 en France, avec des quotas de plusieurs milliers dans certains départements. Les arguments avancés sont, comme toujours, la preuve absolue que la vie des animaux n’a aucune valeur pour les autorités, qui cèdent sans résister aux pressions du lobby de l’aquaculture

Accuser les oiseaux… pour protéger l’élevage 

Pour justifier ces massacres à venir, le ministère accuse les grands cormorans de menacer les poissons sauvages… alors même que le Conseil national de la protection de la nature démonte, dans son avis, le mythe des grands cormorans “exterminateurs de poissons” ! 

Le seul objectif de la mesure : protéger l’aquaculture, alors que se multiplient les élevages où sont entassés des dizaines de milliers d’individus, à l’image du projet d’extension d’Aquafrais, au large de Cannes, où nous avons récemment enquêté. 

Alors que nous dénonçons cet acharnement contre ces grands oiseaux depuis des années contre ces grands oiseaux, le gouvernement s’entête. Avec nous, dites non à ce projet d’arrêté, faites entendre la voix de ces oiseaux pris pour cible! Même si les consultations ne pèsent pas lourd face aux lobbys de l’élevage, plus les avis s’opposant aux textes officiels sont nombreux, plus cela nous donne du poids en justice quand nous contre-attaquerons !

Après l’avoir harcelée pendant des mois, son voisin la menace de mort et tire sur son chien

Après l’avoir harcelée pendant des mois, son voisin la menace de mort et tire sur son chien

Après l’avoir harcelée pendant des mois, son voisin la menace de mort et tire sur son chien
14.08.2025
Haute-Savoie
Après l’avoir harcelée pendant des mois, son voisin la menace de mort et tire sur son chien
Animaux familiers

Dans une commune de Haute-Savoie, un harcèlement raciste et misogyne visant une habitante a culminé avec une menace de mort… et une balle dans la tête de son chien le 24 juillet. Si Django a miraculeusement survécu, il va devoir vivre avec des débris de munitions dans le crâne et un traumatisme partagé par son humaine. Nous portons plainte contre le responsable de cette situation dramatique.

« Sale nég****e », « con**sse », « sale p*te ». Retournée vivre chez ses parents il y a trois ans, Amélia (le prénom a été modifié par souci d’anonymat) essuyait depuis des mois les insultes racistes et misogynes de leur voisin, qui était allé jusqu’à la menacer de lui « fo**re une balle dans la tête ». Des propos glaçants qui laissaient craindre, à juste titre, que cette escalade d’agressivité n’était pas finie…

Un acte de cruauté innommable  

Le 24 juillet dernier, Amélia et sa mère étaient chez elles quand elles ont entendu des détonations. Inquiètes de ne pas voir Django, qui était lui aussi la cible d’invectives fréquentes, elles sont parties à sa recherche, d’abord dans la rue, puis dans le jardin de leur voisin. C’est là que les deux femmes l’ont trouvé: apeuré et grièvement blessé, il avait laissé des traces de sang sur le terrain et présentait une plaie préoccupante au niveau du visage. Amélia l’a immédiatement conduit dans une clinique vétérinaire où il a été pris en charge en urgence. 

Les radios réalisées sur place ont permis d’établir que le jeune croisé dogue avait bel et bien été visé par un tir. S’il a miraculeusement survécu, il est loin d’être indemne. Logés trop profondément dans son crâne, les fragments de chevrotine n’ont pas pu être retirés… au risque de lui causer des séquelles neurologiques plus tard. Django et sa famille vont avoir besoin de beaucoup de temps pour se remettre de l’acharnement qu’ils ont subi.

Quand la maltraitance des animaux reflète celle qui s’exerce sur les humains

Choquée par l’horreur dont a été victime Django et craignant pour sa propre vie menacée de nombreuses fois, Amélia a porté plainte. Lorsqu’elle a sollicité notre aide pour obtenir justice, nous avons tout de suite répondu présents. Nous refusons que des individus puissent s’en prendre à des animaux, allant parfois jusqu’à les tuer, et que de tels actes ne soient pas pris au sérieux. La violence exercée à leur encontre doit enfin être reconnue comme telle et dans le Lien tragique qu’elle a trop souvent avec celle visant des humains. 

Pour Django, nous avons déposé plainte pour actes de cruauté et sévices graves. Son bourreau encourt trois ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende. Signez si, comme nous, vous condamnez toutes les violences, quelle qu’en soit la victime.

À Arfeuilles, le « cou de l’oie » n’aura pas lieu cette année!

À Arfeuilles, le “cou de l’oie” n’aura pas lieu cette année!

À Arfeuilles, le « cou de l’oie » n’aura pas lieu cette année!
14.08.2025
Allier
À Arfeuilles, le « cou de l’oie » n’aura pas lieu cette année!
Exploitation pour le spectacle

Grâce à l’action de One Voice, le jeu du “cou de l’oie” prévu à Arfeuilles vient d’être annulé l’avant-veille de l’événement. Cette pratique violente, où un animal mort est décapité devant un public parfois composé d’enfants, a été considérée comme suffisamment problématique par les autorités pour que cette décision s’impose. L’association dénonce ces “traditions” cruelles encore tolérées dans certaines communes, notamment Beaux et Saint-Bonnet-près-Riom (où l’association avait documenté la “fête”) et poursuit son combat pour leur interdiction nationale.

Frapper et décapiter un animal tué spécialement pour l’occasion sous les yeux d’un public en partie constitué d’enfants, quelle que soit la raison invoquée, n’a rien d’une fête. C’est une pratique violente, indigne et hors du temps.

Et comme l’a rappelé la DDPP de l’Allier à la municipalité après notre signalement du 5 août dernier, c’est aussi et surtout illégal!

La préfecture a pris ses responsabilités en interdisant l’événement prévu dans deux jours, comme l’annonce le comité des fêtes

L’après-midi même, cependant, le maire de la ville a envoyé un courrier de contestation à la préfecture.

One Voice reste pleinement mobilisée contre toutes les formes de cruauté envers les animaux, même celles que l’on camoufle derrière l’appellation de “tradition”, notamment à Saint Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme) et Beaux (Haute-Loire), où celle-ci a encore lieu, et pour lesquelles nous avons procédé à la saisine des autorités de chaque département en début de semaine dernière.
Le futur de notre société, notre jeunesse, méritent autre chose.

Nous appelons le public à s’insurger comme nous contre le jeu du “cou de l’oie”, en signant et en partageant notre pétition pour qu’il soit interdit au niveau national.

Photo : @Sylvain Neron (source : La Montagne)

Enquête à Freneuse : des chevaux livrés à eux-mêmes dans un champ de misère

Enquête à Freneuse : des chevaux livrés à eux-mêmes dans un champ de misère

Enquête à Freneuse : des chevaux livrés à eux-mêmes dans un champ de misère
13.08.2025
Yvelines
Enquête à Freneuse : des chevaux livrés à eux-mêmes dans un champ de misère
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Prévenus par des signalements et la maire de Freneuse (Yvelines), les enquêteurs de One Voice ont découvert plusieurs chevaux, dont un jeune poulain, privés de soins élémentaires. Leur détresse ne date pas d’hier. Elle témoigne d’une négligence systématique, ancrée dans les pratiques de leur propriétaire, maquignonne de métier. Les habitants, très préoccupés, s’organisent pour leur venir en aide. Nous déposons plainte.

Sous le soleil, un calvaire quotidien. Le signalement qui nous a été fait témoigne de chevaux amaigris, cherchant désespérément à s’hydrater dans des abreuvoirs où stagnaient plus d’algues que d’eau. 

Nos enquêteurs, immédiatement diligentés sur place, ont découvert des animaux laissés en plein soleil. Avec les fortes températures annoncées ces jours-ci, leur calvaire ne va pas s’arrêter là : ils ne semblent disposer directement d’aucun abri ni protection contre la chaleur et les insectes, dans la totale indifférence de la personne qui en fait commerce. Dans les pâturages jaunis, le seul fourrage fourni est dû à la générosité des voisins choqués, qui tentent d’assurer leur survie avec les moyens du bord.

Un poulain orphelin, une jument oubliée, un champ devenu tombeau

Dans cet enclos, le corps d’une jument en décomposition est resté plusieurs jours exposé, avant que la mairie ne le fasse enfin retirer – alertée non par la propriétaire, mais par les habitants incommodés par l’odeur. 

Un poulain frêle, manifestement orphelin, erre, agité. Sa mère aurait été euthanasiée récemment (à l’aune de ce qu’on apprend sur la dépouille abandonnée, un doute point sur le lien qui les unit)… À son âge, l’absence de lait maternel ou de nourrice équine compromet gravement sa santé et donc ses chances de survie. 

Plus loin, un autre cheval évolue avec un licol cassé, un danger supplémentaire pour un animal déjà affaibli…

Une rentabilité maximisée : la maltraitance comme modèle économique

Cette situation n’est pas une dérive isolée : elle est la conséquence directe d’un système marchand où les équidés sont vus comme une valeur d’échange. La réduction des dépenses est essentielle dans un tel raisonnement. Rien n’est entretenu, à commencer par leurs sabots. Des soins vétérinaires ? On en doute ! Plusieurs signalements de chevaux divagants appartenant à cette maquignonne ont d’ailleurs été faits par le passé.

Ce commerce perdure dans une quasi-impunité. À l’abri des regards, loin des préoccupations législatives, nos représentants tolèrent, laissent faire. Résultat : des êtres sentients sont maltraités, exploités, revendus, trop souvent dans un état lamentable. Pour eux, nous ne nous taisons pas.

Des cas similaires trop fréquents, et notre action pour venir en aide aux victimes

En attendant une réponse opérationnelle des autorités, c’est une fois encore la solidarité des citoyens qui doit être applaudie. Habitants du village et élus locaux se relaient pour apporter un peu de répit à ces chevaux. 

Cette affaire n’est que l’arbre qui cache la forêt. Partout en France, des équidés souffrent dans l’indifférence quasi générale. Il y a quelques semaines à peine, dans un autre dossier, nous faisions appel à la justice : l’un d’eux avait été laissé pour mort attaché à un tracteur

Face à ce scandale, One Voice dépose plainte contre la marchande auprès de la gendarmerie de Bonnières-sur-Seine. La justice doit poursuivre cette maltraitante rapidement et lui interdire formellement d’exercer toute activité en lien avec des animaux.

Assez de souffrances ! Exigeons une véritable protection des équidés

Tant que les chevaux ne bénéficieront pas du même statut que les chiens et les chats, tant que leur exploitation commerciale primera sur leur bien-être, ces drames se répéteront. Avec nous, réclamez pour eux une réforme législative.

Épinglée par la Commission européenne, la chasse traditionnelle aux palombes doit être abolie!

Épinglée par la Commission européenne, la chasse traditionnelle aux palombes doit être abolie!

Épinglée par la Commission européenne, la chasse traditionnelle aux palombes doit être abolie!
12.08.2025
Épinglée par la Commission européenne, la chasse traditionnelle aux palombes doit être abolie!
Animaux sauvages

Le 12 février 2025, la Commission européenne a saisi la Cour de justice de l’Union européenne. La raison? Dans le sud de la France, les chasseurs s’obstinent à tuer les palombes avec des pantes et des pantières non sélectives dont l’usage est prohibé par la Directive Oiseaux. Nous montons une nouvelle fois au créneau et réclamons l’abrogation des arrêtés ministériels autorisant ces pratiques dans cinq départements.

Dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Gers, la Gironde et les Pyrénées-Atlantiques, les palombes, attirées par les cris de leurs congénères utilisés comme appelants se retrouvent prisonnières de filets. Lorsque le piège se rouvre, ce n’est que pour permettre à leurs bourreaux de les achever. Cette chasse « traditionnelle » est pourtant proscrite dans toute l’Union européenne. À tel point que chaque année depuis 2021, nous obtenons du Conseil d’État l’annulation des arrêtés autorisant la capture aux pantes et aux matoles dans la région. La justice est claire : ces méthodes ne sont pas sélectives et présentent des alternatives satisfaisantes. Aucune raison, donc, qu’elles bénéficient de dérogations. La Commission européenne, qui avait mis en demeure la France dès 2019, vient de le rappeler en engageant une nouvelle action pour les palombes.

État et chasseurs rament à contre-courant…

Chasse à la glu déclarée illégale par le Conseil d’État en 2021, recours aux tendelles définitivement interdit en 2023… Grâce aux dizaines d’actions en justice que nous avons menées, les chasses traditionnelles sont plus que jamais sur la sellette. Au grand dam des acharnés de la gâchette, qui n’en finissent plus de crier au scandale. Piéger les palombes, en risquant bel et bien, quoi qu’ils en disent, de blesser d’autres oiseaux, c’est « inscrit dans leur ADN », rien que ça! Et leur loisir cruel devrait passer avant tout… Des caprices soutenus par l’État, qui préfère à la nature les porteurs de fusil et leur loisir, au point d’inventer les prétextes les plus saugrenus pour raviver ces pratiques d’un autre temps

… contre des animaux déjà en déclin

Les oiseaux sont menacés de toutes parts : pesticides, raréfaction des insectes, bétonisation, perte d’habitats… En près de quarante ans, un quart de ces animaux ont disparu d’Europe. En novembre 2024, on apprenait même la première extinction d’un oiseau continental sur l’aire géographique regroupant l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale: celle du courlis à bec grêle. L’effondrement de la biodiversité n’a jamais été aussi tangible. Et ceux qui n’ont qu’une envie, celle de vider le ciel des survivants, osent s’autoproclamer défenseurs de la nature! Ce cynisme mortifère doit cesser.

Pour les palombes, qui sont aujourd’hui les seules à être encore capturées à l’aide de pantes et de pantières en France, nous demandons au ministère de mettre un terme à cette pratique. En cas de refus, nous saisissons le Conseil d’État. Joignez votre voix à la nôtre en signant notre pétition pour une réforme radicale de la chasse!

Le CNRS futur fournisseur national de macaques pour les laboratoires? One Voice s’y oppose

Le CNRS futur fournisseur national de macaques pour les laboratoires? One Voice s’y oppose

Le CNRS futur fournisseur national de macaques pour les laboratoires? One Voice s’y oppose
11.08.2025
Rousset
Le CNRS futur fournisseur national de macaques pour les laboratoires? One Voice s’y oppose
Expérimentation animale

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est décidé à transformer la station de primatologie de Rousset en un élevage de primates d’envergure nationale, avec une capacité de 2000 individus. Un projet qui réduit les animaux à de simples outils au service d’un système lucratif, en totale contradiction avec les engagements européens de réduction de l’expérimentation animale. Face à cette dérive, One Voice se mobilise pour empêcher cette extension.

Financé aux frais du contribuable à hauteur de 30 millions d’euros, le futur Centre national de primatologie prévoyait déjà à l’automne dernier de « produire 40% des besoins de la recherche académique française en macaque cynomolgus ». Dans son impatience de faire de l’actuelle station de Rousset une véritable usine à primates, le CNRS a déjà revu à la hausse l’objectif annoncé. D’après le président du GIRCOR, le lobby de l’expérimentation, il prévoirait désormais de fournir 50% de ces animaux… et 100% des macaques rhésus. Ce sont donc trois fois plus de singes qui devraient être élevés à Rousset pour subir des expériences en France… ou être revendus à travers l’Europe pour subir le même sort hors de nos frontières.

Des souffrances indicibles pour des singes en voie de disparition

Pour que cette juteuse entreprise fonctionne, le CNRS s’allie aux élevages mauriciens qui capturent des macaques à longue queue, aussi appelés macaques cynomolgus, dans la nature pour s’en servir comme reproducteurs, comme notre enquête l’a révélé. Ainsi, il participe directement au trafic de ces animaux classés espèce « en danger d’extinction » sur la Liste rouge des espèces de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)… et qui continuent d’être l’espèce de primate la plus utilisée pour les tests, avec pas moins de 3077 individus expérimentés en France en 2023. Inoculation de virus, pose d’implants crâniens, injections et prélèvements sans fin… la liste des horreurs auxquelles ces animaux sont livrés n’en finit pas.

Des intérêts financiers qui passent avant tout

Depuis 2020, la France est responsable de plus de la moitié des singes utilisés dans les laboratoires européens. Et elle ne compte pas s’arrêter là. À rebours des recommandations de la Directive européenne, préconisant sans ambiguïté la réduction du nombre d’animaux, elle investit massivement dans ce modèle dépassé. Ce que le CNRS entend pérenniser sous prétexte de souveraineté nationale. Peu importe la souffrance des animaux. Peu importe l’existence de méthodes alternatives fiables, qui attendent simplement d’être financées. Tant que les laboratoires tournent, les expérimentateurs persistent —envers et contre tout bon sens.

Comme nous nous sommes opposés -avec succès- à la construction d’un centre de primatologie à Holtzheim, en Alsace, et à l’extension des élevages de chiens de Mézilles et Gannat, nous nous mobilisons contre le projet du CNRS à Rousset.

Dites non au centre national de primatologie et rejoignez-nous le 27 août place Paul Borde à Roussetrejoignez-nous le 27 août place Paul Borde à Rousset autour de notre kiosque d’information.

Vous souhaitez contribuer par des actions informatives ponctuelles à l’échec de ce projet au niveau local? Faites-vous connaître en nous envoyant un mail à: info@one-voice.fr

Cirque Muller : toujours illégal, toujours aussi indécent pour les animaux

Cirque Muller : toujours illégal, toujours aussi indécent pour les animaux

Cirque Muller : toujours illégal, toujours aussi indécent pour les animaux
08.08.2025
Arles
Cirque Muller : toujours illégal, toujours aussi indécent pour les animaux
Exploitation pour le spectacle

Une fois encore, le cirque Muller s’installe et méprise les lois. Infractions, maltraitance animale et exhibitions d’un autre âge sous le couvert hypocrite du « spectacle ». Malgré l’interdiction, des bébés tigres sont nés tandis qu’un singe, menacé d’extinction, est contraint de monter sur le dos d’un poney en piste. Jumbo croupit dans une minuscule benne d’eau stagnante, symbole de l’inaction des autorités. Nous avons de nouveau saisi l’administration, appelant à des contrôles stricts suivis de sanctions exemplaires.

Un cirque à l’existence fantôme, installé sans droit ni respect

C’est sur le parking d’une zone commerciale à Arles qu’a surgi sans autorisation et contre l’avis de la population le « Grand Cirque Zavatta », pour une série de représentations du 22 juillet au 1er août. Derrière cette façade mensongère, sans existence légale, la famille Muller, tristement célèbre pour son mépris constant des lois.

Malgré une plainte des commerçants, soutenus par le maire d’Arles, Patrick de Carolis, le cirque a pu effectuer ses représentations. Le temps que la justice réagisse, les circassiens ont eu tout le loisir de démonter, fuir pour recommencer ailleurs, en toute impunité.

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Des bébés tigres illégalement nés, destinés à souffrir

Dans une remorque, à l’arrière du cirque, trois jeunes tigres âgés de quelques mois. Leur simple existence constitue une infraction : depuis décembre 2023, la reproduction des animaux sauvages dans les cirques itinérants est interdite. Ces petits n’ont pas vu le jour par accident : ils sont nés pour être dressés, exhibés, brisés. Comme les lionceaux du cirque Claudio Zavatta, ils incarnent une dérive mortifère tolérée par un État complice.

En 2028, l’exploitation des espèces non domestiques devra cesser. Mais d’ici là ? Ces jeunes félins n’auront connu que la cage, la contrainte et la peur. La famille Muller, en perpétuant ces naissances illégales, accroît le nombre d’êtres vivants que nous devrons, un jour, arracher à l’exploitation. L’État ferme les yeux. Les sanctuaires, eux, débordent déjà.

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Humiliation sur la piste : un magot, menacé d’extinction, harnaché sur un poney, Jumbo toujours martyrisé

Le sommet de l’abjection est atteint sous le chapiteau. Un macaque de Barbarie — sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction*, vêtu d’un pantalon grotesque, est attaché sur le dos d’un poney contraint de tourner inlassablement sur la piste. Cette scène, que d’aucuns appellent encore « spectacle », est une caricature de l’humiliation animale. Pendant ce temps, des enfants rient. On leur apprend que faire souffrir peut être drôle.

Et toujours, Jumbo que One Voice suit inlassablement depuis dix ans. Enfermement, isolement : les plaintes et signalements se succèdent. Ses conditions de vie, illégales pour un hippopotame, n’ont jamais changé. Il était coincé encore récemment dans une benne d’eau croupie, puante, sous un soleil écrasant. Sur la piste, il est traîné de force. Le directeur, avec une ironie glaçante, vante sa capacité à courir à 50 km/h et affronter des crocodiles. Puis, évoque la « beauté » de sa peau. Est-ce cela que nous voulons transmettre ? Que la souffrance se vend, tant qu’elle brille sous un projecteur ? Et que l’eau croupie serait un secret de beauté ignoré ?

Les Muller étaient déjà réinstallés à Uzès début août. Nous avons signalé aux deux préfectures des Bouches-du-Rhône et du Gard ces constats alarmants et infractions manifestes, et demandé des contrôles suivis de sanctions exemplaires.

Exigeons la fin immédiate de cette ignominie.

Sauvons Jumbo, après 40 ans de captivité ! Réclamons ensemble son placement urgent dans un sanctuaire.

Et exigeons plus encore : signez pour une interdiction totale des animaux dans les cirques. Ce combat n’est pas une lubie. C’est une nécessité morale.

*dernière catégorie avant le statut d’espèce disparue, d’après la classification mondiale établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature – UICN.