Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Grâce à notre action, le préfet retire les arrêtés permettant aux chasseurs de massacrer des sangliers en Seine-Maritime

Animaux sauvages
29.01.2026
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Depuis le 1er janvier, et alors que la période de chasse est encore ouverte, l’ensemble des lieutenants de louveterie de Seine-Maritime pouvait sortir ses armes pour tirer de manière illimitée des sangliers toute l’année. Trop nombreux, trop de dégâts… les arguments sont toujours les mêmes. Combien de ces animaux auraient été sacrifiés sur l’autel du loisir de quelques-uns ? One Voice a saisi le juge afin d’obtenir la suspension en urgence des tirs. Avant même la tenue de l’audience (prévue ce 3 février), le préfet a retiré l’ensemble de ses arrêtés, preuve que cet énième cadeau aux chasseurs était illégal.

Quand l’année 2026 rimait avec massacres de sangliers

Traqués l’hiver pendant la chasse et classés dans les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), les sangliers sont depuis longtemps les cibles privilégiées des chasseurs. Après les tirs de nuit illimités en Moselle, le préfet de Seine-Maritime avait autorisé les lieutenants de louveterie de l’ensemble du département du 1er janvier au 31 décembre 2026 à tuer les sangliers sans limitation de nombre, de jour comme de nuit. Soit une autorisation permanente de les massacrer à tout-va.

Ces animaux emblématiques de nos forêts sont persécutés partout et par tous les moyens. Outre qu’ils sont précieux en eux-mêmes et pour eux-mêmes, ils sont aussi utiles au sein des écosystèmes – et on l’oublie trop souvent. Leur présence permet d’aérer les sols après avoir retourné la terre : sans eux, l’activité microbienne serait en danger et engendrerait la perte du phénomène appelé « bioturbation ». 

La chasse : un loisir complètement dépassé dont les sangliers paient le prix fort

Les préfets brandissent sans cesse les mêmes épouvantails (dégâts, surnombre, etc.) pour dissimuler la responsabilité de la chasse dans la situation actuelle. Il ne faut pas oublier en effet que ces animaux s’adaptent et favorisent les naissances dès que l’un des leurs perd la vie. À cela s’ajoute l’agrainage, qui les nourrit artificiellement. On s’étonne ensuite de voir les populations augmenter. Pire encore, certains sangliers sont élevés et abattus dans des enclos. Dans ces conditions, comment croire au discours de la « régulation » ?… Il est grand temps de mettre en place des solutions alternatives à ces tirs massifs.

Face à ces arrêtés, nous avons saisi le juge administratif afin d’en obtenir la suspension en urgence. Avant même la tenue de l’audience, le préfet les a retirés, épargnant ainsi les sangliers.

Pour autant, ce retrait ne relève en rien d’une prise de conscience en faveur des sangliers. Il intervient uniquement en raison d’un point de droit négligé par la préfecture. Nous restons donc pleinement vigilants : si le préfet venait à reprendre de nouveaux arrêtés, nous les attaquerions à nouveau sans hésitation.

Pour porter la voix des sangliers contre ceux qui veulent leur éradication, signez nos pétitions pour une réforme radicale de la chasse !

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