Non à la chasse par dérogation pendant le reconfinement

Non à la chasse par dérogation pendant le reconfinement

Non à la chasse par dérogation pendant le reconfinement
03.11.2020
Non à la chasse par dérogation pendant le reconfinement
Animaux sauvages

Depuis l’annonce du reconfinement, Willy Schraen ne cesse de « harceler » le ministère de la Transition écologique, afin de parvenir par tous les moyens à outrepasser les règles qui s’appliquent à tout un chacun. Comme à chaque fois qu’une objection est faite à leur loisir mortifère, les lobbyistes et représentants de la Fédération nationale des chasseurs cherchent à obtenir des passe-droits. Nous écrivons au ministère pour nous inscrire en faux contre sa décision de les leur accorder.

Un lobby qui ne cesse d’obtenir des passe-droits

L’exception qui permet aux chasseurs de sortir de chez eux en dehors des cas autorisés par la réglementation en vigueur a été obtenue après avoir essuyé le refus d’une «heure de détente cynégétique » dans un rayon d’un kilomètre autour de chez soi.

C’est bien le signe que pour les chasseurs, quelque justification que ce soit aurait fait l’affaire pour continuer à tuer. Ils ne sont pas mus par le désir de rendre un quelconque service au public, mais bien par le plaisir de faire couler le sang des animaux.

 

“Sentinelles sanitaires”, “heure de détente cynégétique”… Les publications WTF du patron des chasseurs !
Si Willy n’existait pas, il faudrait l’inventer (ou pas). #LaChasseUnProblèmeMortel pic.twitter.com/zqiGiWUzkE

— One Voice (@onevoiceanimal) October 31, 2020

Une circulaire ministérielle qui élargit des prérogatives préexistantes

Le 31 octobre, une circulaire du ministère de la Transition écologique a demandé aux préfets des départements «la mise en œuvre de dérogations au confinement en matière de régulation de la faune sauvage et de destruction d’espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts».

Ainsi, le ministère entretient une confusion entre deux pratiques distinctes : celle de «régulation», et celle de «destruction». La chasse (de régulation) vient donc s’ajouter à une pratique (de destruction) qui était déjà autorisée en temps de confinement, sur autorisation administrative en cas de dégâts.

 

«L’heure de détente cynégétique» demandée par @WillySchraen n’ayant pas eu de succès, c’est la fumeuse “régulation” des animaux qui a fait mouche. @Ecologie_Gouv, ce boniment du pompier pyromane est pourtant facile à contrer… #LaChasseUnProblèmeMortel https://t.co/tPgjAEx0zn

— One Voice (@onevoiceanimal) November 1, 2020

Une inégalité entre les Français

En cette période douloureuse pour tant d’entre nous, la solidarité et la décence devraient primer sur le plaisir destructeur et les intérêts futiles des chasseurs. Un tel passe-droit est la consécration du privilège d’une toute petite catégorie de la population, qui ne concède aucun sacrifice sur son temps de loisir, y compris pour protéger autrui.

Nous écrivons ce jour à la ministre et à sa secrétaire d’État chargée de la biodiversité, afin de faire modifier cette circulaire : les forêts, les prairies et leurs hôtes appartiennent au patrimoine commun de la nation et les «non-chasseurs», qui sont majoritaires, ont le droit dans la limite imposée d’un kilomètre, de pouvoir se promener en toute quiétude et harmonie avec la nature.

 

 

 

 

Combats de chiens sur Instagram: stop à l’influence!

Combats de chiens sur Instagram: stop à l’influence!

Combats de chiens sur Instagram: stop à l’influence!
26.10.2020
République Démocratique du Congo
Combats de chiens sur Instagram: stop à l’influence!
Animaux familiers

Signalé à de nombreuses reprises, le compte dogman_business243 sur Instagram diffuse depuis Lumumbashi en République Démocratique du Congo des combats de chiens, leur entraînement à l’attaque et au mordant, et propose même des chiots à la vente. Joignez-vous à nous, réclamons que les réseaux sociaux agissent!

Les trafics de chiens doivent être mieux contrecarrés, bien entendu, et les chiens, mieux protégés, y compris en France. Mais quand ils ont lieu hors de France, l’une des choses que nous pouvons faire est au minimum de signaler les comptes incriminés. Les animaux ont droit au respect, l’exposition de la violence doit trouver ses limites.

Des chiots dressés à tuer

Dès leur naissance, ces chiens ne sont confrontés qu’à la violence. Ils seront encouragés à tuer, recevront blessure sur blessure des mois et des années durant et mourront dans d’indicibles souffrances.

Les chiens n’ont pas à servir d’arme par destination, ni de « chair fraîche » pour que les tendances sadiques de ces éleveurs trouvent à se satisfaire du spectacle du sang qui coule. L’argent des paris sur la mort de tel ou tel est une manière immorale de prospérer.

 

Attention le contenu ci-dessous est violent.

Voir cette publication sur Instagram

C’est ma religion!!!

Une publication partagée par @ dogman_business243 le 18 Oct. 2020 à 1 :43 PDT

Les réseaux sociaux ne peuvent rester indifférents

Il est grand temps que les réseaux sociaux, notamment ici Instagram, fassent le ménage au sein des comptes qu’ils hébergent, en bannissant ceux qui font l’apologie de la maltraitance et de la cruauté. La prise en compte des signalements est un minimum sur lequel ils ne doivent faire aucun compromis. En tout cas, nous ne transigerons pas sur ce point.

Pour signaler ce compte et ses publications, cliquez sur les trois petits points à droite de son nom, puis choisissez : «Signaler un utilisateur» / «contenu inapproprié» / «Violence ou organisations dangereuses» / «Maltraitance sur animaux» / Envoyer le signalement

Première Journée mondiale des kangourous le 24 octobre 2020: appel à un moratoire national en Australie contre le commerce de leur massacre

Première Journée mondiale des kangourous le 24 octobre 2020: appel à un moratoire national en Australie contre le commerce de leur massacre

Première Journée mondiale des kangourous le 24 octobre 2020: appel à un moratoire national en Australie contre le commerce de leur massacre
23.10.2020
Première Journée mondiale des kangourous le 24 octobre 2020: appel à un moratoire national en Australie contre le commerce de leur massacre
Animaux sauvages

Un sondage effectué en Nouvelle-Galles du Sud (NGS) en Australie, montre qu’une majorité écrasante de citoyens soutient la protection des kangourous contre la chasse commerciale. One Voice soutient la première Journée mondiale des kangourous et joint l’appel de ses partenaires à l’arrêt de leur massacre pour le commerce de leur chair et de leur pelage.

Crédit photos: Kangaroos Alive

Le kangourou, l’une des icônes les plus reconnaissables et renommées d’Australie à travers le monde, disposera de sa propre journée internationale de célébration avec, ce samedi 24 octobre, la toute première Journée mondiale des kangourous, dont One Voice est partenaire.

En Australie, les kangourous considérés comme des animaux nuisibles…

Mick McIntyre, le cinéaste d’investigation à l’origine du documentaire controversé primé en 2019 Kangaroo: A love-hate story  (dont One Voice avait organisé deux séances en avant-première en France en 2018 à Paris et Strasbourg) et co-fondateur de Kangaroos Alive, a contribué à l’instauration de la Journée mondiale des kangourous. Il déclare :

«Le samedi 24 octobre marque la toute première Journée mondiale des kangourous. Cette Journée a pour but d’élever le statut de ces icônes australiennes très appréciées en appelant à leur protection par la loi. Malheureusement, les kangourous sont souvent plus aimés à l’extérieur de notre pays qu’à l’intérieur, car beaucoup d’Australiens les considèrent depuis longtemps comme des ‘‘nuisibles’’ pour les agriculteurs. »«C’est fantastique d’assister au changement des mentalités, reflété dans les dernières statistiques de l’Animal Justice Party. Les kangourous n’ont pas à être tués pour fabriquer des chaussures de foot ou finir en saucisses ou aliments pour animaux. Il s’agit là d’un moment décisif pour notre icône nationale. Allons-nous NOUS LEVER et rejoindre le mouvement international croissant contre la chasse cruelle et barbare des kangourous, ou allons-nous NE RIEN FAIRE et laisser ces atrocités continuer ? »

Des soutiens de poids

Le légendaire joueur de cricket et défenseur des animaux Jason ‘Dizzy’ Gillespie rejoindra l’association à but non lucratif Kangaroos Alive dédiée au traitement éthique des kangourous ainsi que l’Animal Justice Party, ralliant le soutien du monde entier à un moratoire sur le massacre commercial des kangourous – lequel se poursuit en dépit de l’impact inconnu sur cette espèce des incendies de l’ « Été Noir », considérés comme l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire moderne. Grâce à la mobilisation du public nous avions pu soutenir les associations locales.

Gillespie a déclaré :

«Le monde a regardé cet été avec horreur brûler notre beau pays, éprouvant de l’amour pour sa précieuse faune dont les kangourous font partie. Le désastre a atteint des proportions que cette génération n’avait jamais connues. Les kangourous sont une espèce indigène, ils appartiennent à notre terre. Comment pouvons-nous permettre que leur chasse commerciale se poursuive alors que l’impact réel de cette catastrophe demeure inconnu ? Le kangourou est un animal élevé au rang d’icône nationale. Il a besoin d’être protégé par la loi, comme l’ensemble des oiseaux, reptiles, amphibiens et mammifères indigènes.» «Les mauvais traitements infligés à la faune présente sur les armoiries de notre pays sont une honte nationale. Il est temps de nous lever et de montrer au monde entier que les Australiens se soucient de la protection des kangourous. Rejoignez-moi sur worldkangarooday.org afin d’appeler le gouvernement fédéral à cesser les tueries et d’exiger une évaluation scientifique de l’impact des incendies sur notre icône nationale.» a poursuivi Gillespie.

Un sondage sans appel, en faveur de l’arrêt du massacre des kangourous

La décision de protéger les kangourous de la chasse commerciale est soutenue par la majorité des résidents de la NGS, a révélé une nouvelle enquête menée par l’Animal Justice Party de cet État qui est celui où l’on massacre le plus de kangourous à l’échelle nationale.

L’étude, sondant plus de 1000 résidents de la NGS a confirmé que la majorité d’entre eux (74%) pensait que le gouvernement de la NGS devrait faire un dénombrement de la population de kangourous ainsi qu’une évaluation scientifique de l’impact des incendies sur les kangourous et autres animaux sauvages, tandis que seulement 15% étaient d’accord pour que la chasse des kangourous continue.

Malgré les feux de brousse de l’« Été Noir », le quota de « prélèvement » des kangourous décidé par le gouvernement de la NGS pour 2020 est encore plus élevé que 2019.

L’Honorable Mark Pearson MLC, de l’Animal Justice Party, a déclaré :

«Une nouvelle enquête menée chez plus de mille résidents de la NGS a confirmé que la majorité d’entre eux (74 %) estime que le gouvernement de la NGS doit procéder au dénombrement des kangourous ainsi qu’à une évaluation scientifique de l’impact des incendies sur les kangourous et les autres animaux sauvages, tandis que 69 % pensent que le gouvernement doit suivre l’exemple de Victoria en appliquant un moratoire sur le massacre des kangourous à la suite des récents incendies. Seuls 15 % jugent que la chasse aux kangourous doit continuer. 17 % des répondants ont déclaré pour leur part n’être pas sûrs de leur réponse. »

M. Pearson a affirmé qu’un moratoire national sur la chasse commerciale des kangourous pour les protéger légalement était nécessaire afin de garantir le rétablissement de leur population.

La croyance selon laquelle les kangourous pullulent et doivent donc être abattus est sans fondement puisqu’il n’existe aucune étude récente sur la taille de leur population.

«J’invite tous ceux qui invoquent ce préjugé comme excuse pour tuer à faire la preuve de ce qu’ils avancent. Conduisez-moi dans les endroits où les kangourous soi-disant prolifèrent, parce que je n’en ai vu aucun jusque-là – pas avant ces incendies, et encore moins depuis.» a ajouté Pearson.

Chacun d’entre nous peut signer la pétition (et publier un selfie avec les oreilles de kangourous) pour demander un moratoire sur le massacre commercial des kangourous à cette adresse : https://www.worldkangarooday.org/

Betty et Mambo, deux éléphants asphyxiés dans le camion de cirque des Casselly

Betty et Mambo, deux éléphants asphyxiés dans le camion de cirque des Casselly

Betty et Mambo, deux éléphants asphyxiés dans le camion de cirque des Casselly
22.10.2020
Hongrie
Betty et Mambo, deux éléphants asphyxiés dans le camion de cirque des Casselly
Cirques

L’un des fils Casselly, acrobate et dresseur, multiplie les vidéos avec des éléphants détenus par le cirque allemand sur les réseaux sociaux, donnant l’impression d’une « complicité » entre les animaux et lui. Mais la réalité est tout autre, et nous venons d’en avoir une énième démonstration tragique. Avec la mort par suffocation de Mambo et Betty en Hongrie à la fin du mois de septembre, la famille Casselly a toujours plus de sang sur les mains.

Betty, ballotée de violence en violence

Avant d’arriver chez les Casselly, Betty était détenue par Mario Masson, lequel maintient actuellement dans une usine désaffectée de l’Oise, derrière des voitures d’occasion à vendre, dix tigres à l’intérieur d’un camion. À l’époque du cirque Maximum, quand elle avait la vingtaine, elle fut témoin du décès de son amie Tatcha, dans le camion qui les menait quotidiennement de ville en ville. Tatcha mourut à ses pieds, dans la remorque, des suites d’une longue agonie, sans avoir bénéficié d’aucune assistance. Par la suite, Masson fut accusé de mauvais traitements sur Betty qu’il avait frappée à coups de pique. Il fuit alors les Pays-Bas pour la France afin d’échapper à la justice néerlandaise. Une fois sur place, il se débarrassa de la jeune éléphante en la vendant à un « confrère » dresseur, Casselly.

Mambo, surexploité été comme hiver

Mambo, quant à lui, a été capturé dans la nature en 1983 alors qu’il vivait libre avec les siens. Ses parents ont probablement été massacrés à ce moment-là (c’est souvent le cas lors des captures). Puis, comme tout éléphanteau destiné au dressage, il a subi brutalité sur brutalité pour être soumis à loisir. Depuis des années, il figurait fréquemment dans les innombrables vidéos d’acrobaties et de dressage du fils Casselly sans jamais être nommé.

Nous avions également dénoncé celle où il tire un traîneau d’enfants dans la neige, sous les coups d’ankus. Il avait alors déjà les pattes déformées à cause de ces interminables périples sur la route enfermé dans le camion, et des numéros indigents qui font tant de mal aux membres fragiles de ces grands marcheurs. Quand on sait aussi combien la peau des éléphants est délicate et que l’on réfléchit une minute au climat dans lequel ces animaux évoluent naturellement… on ne peut que souffrir par procuration.

Encore une image respectueuse ET pédagogique: un éléphant sous la neige tirant des enfants sur un traîneau. Cela s’appelle de la cruauté. C’est en Allemagne. Il est temps que l’Europe n’autorise que des #CirquesSansAnimaux. #ReutlingerWeihnachtszirkus pic.twitter.com/p8KLnMtgsZ

— One Voice (@onevoiceanimal) January 6, 2019

Que s’est-il passé ? Nous exigeons une enquête !

Deux trompes cherchant le moindre courant d’air frais, et l’oxygène à tout prix !
À 36 ans, Betty a disparu de cette terre, sans au revoir. Elle avait le même âge que Baby et Samba. Mambo s’est éteint à ses côtés. Deux doux et tristes géants s’en sont allés.

Combien de temps Mambo et Betty ont-ils suffoqué à l’arrière du camion ? Se sont-ils endormis sans avoir conscience qu’ils ne se réveilleraient plus? Ou ont-ils barri des heures pour appeler à l’aide? Que s’est-il passé exactement? Les circassiens ont-ils préféré – comme a menacé de le faire dans les médias Solovitch Dumas avec les fauves qu’il détient – tuer ces deux grandioses animaux plutôt que de s’en séparer?

Nous ne le saurons peut-être jamais, puisqu’aucune enquête n’a été menée, et pour cause : le cirque n’a même pas évoqué sa tristesse de les avoir perdus.

Voici à quoi se résume la vie d’un éléphant captif d’un cirque en Europe en 2020 ! Être né libre, subir les pires traitements et mourir dans la plus grande indifférence de ses tortionnaires. En tout cas, nous ne laisserons pas une fois encore des éléphants disparaître sans avoir remué ciel et terre pour eux ! Afin que toute la lumière soit faite sur ce qu’il s’est passé, signez la pétition exigeant une enquête !

Expérimentation animale : sauvons les singes de Maurice !

Expérimentation animale : sauvons les singes de Maurice !

Expérimentation animale : sauvons les singes de Maurice !
16.10.2020
Ile Maurice
Expérimentation animale : sauvons les singes de Maurice !
Expérimentation animale

Nous venons de l’apprendre : Biosphere Trading LTD, située à Maurice, veut multiplier par dix la capacité d’élevage de sa ferme de singes destinés aux laboratoires et passer de 800 à 7 500 primates en captivité. Cette entreprise de la honte a également demandé l’autorisation de capturer les primates dans la nature pour les livrer à l’expérimentation. Ensemble, écrivons aux autorités mauriciennes pour que l’horreur cesse !

Ce sont nos proches cousins et ils vivent dans une détresse indicible. Élevés dans des cages, entassés dans des entrepôts-usines de l’île Maurice, ces primates n’ont jamais connu la vie dans la nature à laquelle, pourtant, ils appartiennent. Leur destin est cruel : nés en captivité, ils sont destinés aux laboratoires et acheminés dans les soutes à bagages des compagnies aériennes telle Air France, comme de vulgaires marchandises. La République de Maurice est l’un des plus gros exportateurs mondiaux de primates. En 2019, les entreprises d’élevage mauriciennes ont ainsi exporté des milliers d’animaux vers des laboratoires aux États-Unis, au Canada, en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Au mépris des lois

Non contente de détenir les singes dans des conditions inhumaines, la société Biosphere Trading LTD veut augmenter ses cadences infernales, passer de 800 à 7500 primates en captivité, mais aussi obtenir l’autorisation des autorités mauriciennes de capturer des individus dans la nature, au mépris de leurs droits fondamentaux. Enlever les singes de leur habitat, les arracher à leur groupe ou à leur famille est à la fois cruel et illégal. Appliquée depuis 2013, une directive de l’Union européenne le reconnaît : la capture de primates est particulièrement stressante pour les animaux concernés. Si cette directive vise à y mettre fin, à l’île Maurice, le risque est bien réel.

Mobilisons-nous !

En mai dernier, notre campagne avec nos partenaires Action For Primates et Animal Rights Foundation a porté ses fruits. À la suite de nos actions, la compagnie aérienne Astral Aviation a cessé le transport aérien international de singes venant de la République de Maurice pour les laboratoires d’expérimentation animale. Elle a décidé de ne plus participer à la cruauté et à la souffrance.
Nous avons gagné une bataille, mais aujourd’hui, le combat continue. Pour sauver ces animaux de la barbarie :

  • demandons ensemble au gouvernement mauricien de refuser cette extension.
  • demandons ensemble de refuser l’autorisation de capture de singes dans la nature.

Merci de continuer à soutenir notre campagne avec Action for Primates en contactant le gouvernement mauricien pour les exhorter d’arrêter ces expéditions :

Exemple de lettre à télécharger ici

Message pour Twitter:

Avec @onevoiceanimal, @Action4Primates, #ProgressScienceMauritius, je vous demande, @JugnauthKumar, de refuser que Biosphere Trading agrandisse ses installations et capture des singes pour les livrer à l’#ExpérimentationAnimale! @GovMauritius @SeeMauritius https://www.experimentation-animale.fr

 

Tweet

Merci de signer notre pétition. Votre mobilisation est essentielle !

Fourrure : l’élevage de Montarlot devant la justice

Fourrure : l’élevage de Montarlot devant la justice

Fourrure : l’élevage de Montarlot devant la justice
12.10.2020
Fourrure : l’élevage de Montarlot devant la justice
Exploitation pour la Mode

Si la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a annoncé la fin des élevages de visons pour leur fourrure en France d’ici cinq ans, la vie de souffrance de ces animaux se poursuit. Le 13 octobre prochain à 11h, le tribunal administratif de Besançon est interpellé sur l’agrandissement de l’élevage de Montarlot-lès-Rioz. Nous ne pouvons accepter que des élevages à fourrure continuent de prospérer sur le sol français.

Dans la nature, les visons aiment courir, plonger dans les eaux vives des rivières, creuser leur tanière dans les racines. Pour ces animaux toujours en mouvement, la vie en captivité est d’une cruauté inimaginable. S’il ne reste que quatre fermes à fourrure en France, les conditions de vie des visons y sont toujours abominables. Preuve en est, les images que nous avons révélées en août dernier. On peut y voir des visons détenus dans de petites cages insalubres et nauséabondes, souffrant de maladies de peau, de nécroses, de mutilations multiples. L’horreur reste entière et l’air irrespirable, pollué par des stalagmites de déjections qui contaminent les sols de façon durable.

Que justice soit faite pour les visons !

Alors, certes, la ministre a pris des mesures, mais notre combat continue. Car en attendant l’application de la loi, les visons souffrent. Ce 13 octobre, nous serons une nouvelle fois devant la justice pour demander l’arrêt de l’exploitation de Sylvain Chassain à Montarlot-lès-Rioz. Grâce à un arrêté émis par le préfet de la Haute-Saône en décembre 2017, cet éleveur a pu augmenter la capacité d’accueil de son élevage pour passer de 2 000 à 7 700 animaux en captivité.

Dès le mois de janvier 2018, nous demandions l’annulation de cet arrêté pour excès de pouvoir. Nous avions alors dénoncé de nombreuses irrégularités sur la procédure d’enquête et lancé une pétition ayant récolté à l’heure actuelle plus de 110 400 signatures.

La France, encore à la traîne

  • Rappelons que la Pologne, deuxième fournisseur de fourrure au monde, va cesser ces activités.
  • Rappelons que les Pays-Bas ont décidé de fermer leurs 160 élevages de visons en mars prochain, alors qu’ils avaient trois ans pour le faire.

En France, sept élevages de visons ont fermé en quatre ans à la suite de nos enquêtes et aux campagnes de sensibilisation. Sur les quatre élevages restants, nous avons engagé des procédures de justice contre deux d’entre eux. Retrouvez les dernières images de notre enquête sur les fermes à fourrure de France et signez la pétition !
Pour Montarlot, l’audience est donc fixée ce 13 octobre à 11h. Fait assez rare pour être souligné, le tribunal entend soulever d’office l’irrecevabilité de l’association des éleveurs de fourrure.

Nous demandons justice pour le chat anonyme, jeté vivant comme un vulgaire déchet

Nous demandons justice pour le chat anonyme, jeté vivant comme un vulgaire déchet

Nous demandons justice pour le chat anonyme, jeté vivant comme un vulgaire déchet
11.10.2020
Nous demandons justice pour le chat anonyme, jeté vivant comme un vulgaire déchet
Animaux familiers

Blessé et couché sur le flanc dans une rue de Montélimar, un chat blanc a été ramassé à la pelle par un agent de propreté et jeté dans un camion benne au milieu des déchets. La scène a eu lieu le 6 mai dernier et l’animal est mort peu de temps après, sans doute étouffé sous le poids des ordures. Pour lui, nous avons porté plainte. L’audience en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité se déroule ce 12 octobre au tribunal de grande instance de Valence à 15h30.

6 h 30, le 5 mai, à Montélimar, dans la Drôme. Ce matin-là, rue des Quatre Alliances, dans le centre-ville, une jeune fille, à la fenêtre de son appartement, va être témoin d’une scène indicible. Un chat est couché sur le flanc, visiblement en mauvais état. Soudain, un camion benne surgit. Armé d’une pelle, un employé de Véolia, société chargée de la collecte des déchets par la municipalité, ramasse l’animal blessé comme s’il s’agissait d’un détritus, et le jette sans ménagement dans la benne du camion.

À sa fenêtre, non seulement la jeune fille a assisté à la scène mais elle l’a aussi filmée. Sa vidéo de la honte a suscité une vague d’émotion et d’indignation bien légitime sur les réseaux sociaux.

Interpeller les autorités

Aussitôt, notre association s’est alarmée du sort réservé à ce pauvre chat.

«En France, la gestion des onze millions de chats errants qui survivent dans nos rues est affectée au budget déchets des mairies.» a twitté, choquée, Muriel Arnal, notre présidente, dès le 6 mai. Ce jour-là, aux côtés d’autres associations de défense des animaux, nous avons porté plainte auprès du procureur de la République. Nous avons également rédigé une lettre ouverte au maire de Montélimar pour interpeller les autorités. Car si nous avons été scandalisés par la façon dont cet être sensible a été traité, nous sommes aussi révoltés par la gestion de son cadavre. Nous avons donc posé la question au premier édile :

«Qu’est-il advenu du cadavre de cet animal ? Un vétérinaire a-t-il pu effectivement confirmer cette mort et également vérifier si ce chat était ou non identifié ? Le cas échéant, sa famille a-t-elle été prévenue ?»

Cinq mois plus tard, nous sommes encore sans réponse.

One Voice le dit et le répète : les animaux ont des droits

Car oui, les animaux domestiques sont considérés comme des membres à part entière de leur foyer. Oui, la France est signataire de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, et nul ne doit causer inutilement des douleurs, des souffrances ou de l’angoisse à un animal de compagnie. Et, oui, les chats errants bénéficient de ces mêmes droits ! En l’occurrence, ils sont placés sous la responsabilité du maire, qui peut faire procéder à leur capture quand ils n’ont pas d’identité et assurer leur suivi sanitaire.

Nous demandons justice

L’audience en comparution préalable sur culpabilité est fixée ce 12 octobre à 15h30 au tribunal de grande instance de Valence. Nous demandons justice pour ce pauvre chat anonyme. Il aurait mérité une assistance médicale d’urgence. Il a été jeté, vivant, aux ordures.

Baby hors du camion, mais toujours exploitée

Baby hors du camion, mais toujours exploitée

Baby hors du camion, mais toujours exploitée
07.10.2020
Loiret
Baby hors du camion, mais toujours exploitée
Exploitation pour le spectacle

À la suite de nos campagnes au sujet du calvaire de Baby, séquestrée dans une remorque, son propriétaire a fini par la placer dans un domaine privé. Mais l’éléphante lui appartient toujours et se trouve encore à la merci des lubies humaines.

Gilbert Bauer aurait-il reçu la révélation? Le détenteur de Baby l’a retirée de l’itinérance. Mieux: il l’a installée dans une vaste propriété située à Sury-aux-Bois (45), avec enclos de grandes dimensions et piscine en pleine nature. Dans ce site aux allures d’Arche de Noé, l’éléphante âgée, désormais hors de son camion, est supposée couler des jours heureux. Pensez donc, elle vous donne même “Rendez-vous en terre animale pour partager son bonheur…

Ne pas se fier aux beaux discours

Mais attention, les apparences sont trompeuses. Le domaine appartient à Muriel Bec, une dresseuse “renommée”. Malgré un programme et des formules aguicheuses: “Apprendre à connaître cet animal pour mieux aimer et mieux protéger, nous avions à cœur de vous le faire découvrir et de vous permettre de le rencontrer en toute liberté”, Baby continue d’être exploitée. La pauvre éléphante sert en effet désormais d’appât à touristes, incités à l’accompagner lors de sa promenade “entre bois et prairie”, la nourrir et faire de la balançoire sur ses défenses… Tout cela sans respect des consignes de sécurité les plus élémentaires et faisant ainsi courir des risques au public et à Baby…

 

« Solution » temporaire

Est-ce vraiment de ce genre de « distractions » que la vieille dame – soumise aux humains depuis sa plus tendre enfance – a besoin pour ses vieux jours? Bien sûr que non! Handicapée, elle a assez subi d’avanies au cours de sa triste vie. Cela suffit… Elle doit être sédentarisée, mise à la retraite dans un refuge digne de ce nom et goûter enfin à la compagnie de ses congénères… hors des mains de Gilbert Bauer qui demeure toujours, à l’heure actuelle, son propriétaire. Nous ne sommes pas dupes du personnage. S’il a placé Baby chez Muriel Bec, c’est uniquement parce que nous avons fait pression sur lui. Nous sommes convaincus qu’il tente de détourner l’attention, temporairement, pour mieux récupérer sa proie plus tard. Il y a quelques années, le dresseur avait déjà pratiqué ce genre de stratagème: il avait prévu que Baby reste à Varès, puis finalement lui avait fait rejoindre son frère au Parc Saint Léger. De fait, l’homme a pris l’habitude de se déplacer au gré de nos plaintes… Et nous nous retrouvons dans la même situation que pour les éléphantes Maya et Lechmee, transférées loin des cirques à la suite de nos campagnes, mais sans que nous puissions nous assurer qu’elles sont vraiment bien…

Nouvelle plainte

L’histoire a assez duré. Nous maintenons notre plainte contre Gilbert Bauer pour les actes de cruauté qu’il a perpétrés sur Baby en la séquestrant dans une remorque. Et nous déposons aussi une nouvelle plainte auprès de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) pour exploitation irrégulière. Grâce à notre collaboration efficace avec les agents de l’OFB, des lions ont pu être sauvés in extremis. Baby a besoin elle aussi de notre intervention commune. La question de la détention d’un animal appartenant à une espèce protégée sans document officiel (Baby n’a été identifiée qu’en 2016…) se pose! Compte tenu de la gravité des délits et de l’état de récidive légale concernant les infractions à la sécurité, nous sollicitons la saisie conservatoire immédiate de l’éléphante. Notre association dispose d’une place pour elle dans un refuge français agréé, ainsi que de toute la logistique nécessaire pour mener à bien cette opération. D’ici là, continuez à signer notre pétition pour elle!

Face aux annonces de Barbara Pompili, Loro Parque ment sur les delphinariums… Quelle surprise !

Face aux annonces de Barbara Pompili, Loro Parque ment sur les delphinariums… Quelle surprise !

Face aux annonces de Barbara Pompili, Loro Parque ment sur les delphinariums… Quelle surprise !
07.10.2020
Face aux annonces de Barbara Pompili, Loro Parque ment sur les delphinariums… Quelle surprise !
Exploitation pour le spectacle

Sur son site, en date du 3 octobre 2020, Loro Parque écrit une lettre ouverte à Barbara Pompili, pleine d’inexactitudes et de contre-vérités ! Analyse.

Pour le delphinarium espagnol, bien connu pour avoir été le lieu de la mort tragique du dresseur Alexis Martinez en 2009, relatée dans le documentaire « Blackfish », la ministre aurait pris une décision populiste en annonçant la fin de la reproduction en captivité et de l’acquisition de nouveaux cétacés captifs par les delphinariums français, ainsi que la sortie des orques de ces bassins d’ici deux ans, et des dauphins d’ici sept à dix ans.

Les delphinariums seraient, selon lui, des centres ayant grandement « contribué au bien-être animal et à la préservation de la biodiversité sur notre planète ». Pourtant, quand on pense à la famille de Lolita, détruite lors des captures des années 1970 dans la mer des Salish, à celle des parents d’Inouk en Islande… Aux petits volés à leurs parents, aux morts… À ceux nés malades comme Ula chez lui, justement, ou dont la fin a été précipitée par la détention… Aux rapports obligatoires sur les actions des parcs en faveur de la biodiversité, que les parcs rechignent à rendre publics… Aux témoignages des anciens dresseurs etc., mieux vaudrait que le parc se fasse discret.

Inexactitudes et mensonges éhontés !

Tout d’abord, l’article est bourré d’erreurs factuelles, à commencer par ses affirmations sur les mesures prises, qui résulteraient d’un arrêté ministériel (si c’est le cas, on aimerait le voir !) et non d’une loi, car, selon lui, nos représentants se désintéressent de la question. Ce billet de blog est littéralement publié quelques jours à peine après que la proposition de loi du groupe EDS a été validée en commission.

Inutile de perdre notre temps à contredire chaque point un par un. Nous avons développé de nombreuses fois dans les années et mois passés, les arguments et exemples. Si l’on écoute attentivement ces parangons autoproclamés du bien-être animal, les points qu’ils mettent en avant sont, pour les uns, faciles à contredire, pour d’autres, risibles, pour les derniers, illogiques ! Mais en voici quelques-uns tout de même :

Seuls les vétérinaires pro-captivité devraient pouvoir s’exprimer sur la question

Premier exemple : il soutient que seuls les vétérinaires favorables à la captivité devraient donner leur avis sur le bien-être animal, pas ceux qui sont aussi défenseurs des animaux. Forcément, puisque les premiers ne remettent pas la captivité en question alors qu’elle est la source de tous les problèmes des cétacés ! On leur rappellera les dents rongées jusqu’à la pulpe d’Inouk, le suicide d’Aïcko, le delphineau mort-né d’Amtan, Ekinox, le fils de Femke envoyé en Grèce, etc.

L’industrie de la captivité avoue n’avoir plus de place dans les delphinariums européens !

En revanche, ce qui a attiré notre attention est que le parc, de son propre aveu, dise qu’il n’y a plus de place pour de nouveaux dauphins dans les bassins. « The success of breeding in European dolphinariums has meant that there is no longer any space available » (« Le succès de la reproduction dans les delphinariums européens a conduit à ce qu’il n’y ait plus de place disponible »). Ce qui signifie qu’au moins une partie de ce que vient d’annoncer Barbara Pompili devait arriver (et qu’on a évité le pire grâce à notre campagne, à savoir que les orques de Marineland ne soient pas envoyées en Chine !)

Autrement dit, même sans les mesures ministérielles, ils allaient devoir s’appliquer à eux-mêmes les points 2, 3 et 4 de leur raisonnement absurde, à savoir qu’empêcher la reproduction perturberait le comportement des animaux, que ces contraceptifs poseraient problème.
Et enfin, la cerise sur le gâteau : dans le point 4, le delphinarium s’attriste de la fermeture des delphinariums français car ils ne pourront plus recevoir de nouveaux cétacés échoués venus de l’océan (comme ils l’ont fait pour Morgan, sans jamais l’avoir relâchée !)…

Mais attendez… ne viennent-ils pas de dire qu’il n’y avait plus de place, de toute façon ?

Une série de lieux communs erronés, un classique du genre

Malhonnêteté intellectuelle : en effet, pointer du doigt les mauvaises actions d’autres personnes (ici les pêcheurs et pollueurs) n’absout pas de ses propres fautes (gagner de l’argent sur le dos des dauphins et orques captifs dans leurs bassins) ! On passera aussi sur les pseudo-découvertes scientifiques, qui seraient pourtant bien mieux menées en milieu naturel sans la détention des intéressés. Enfin, le chantage à l’emploi, un incontournable…

Pas de sanctuaires marins ? On en connaît pourtant déjà deux ouverts et qui fonctionnent !

Pour finir, le delphinarium, qui ne recule décidément devant rien pour nous faire rire et berner le public non averti, prétend qu’il n’existe de sanctuaire ni pour orques, ni pour dauphins à l’heure actuelle. Pourtant, le Ric O’Barry’s project à Bali fonctionne depuis plus d’un an ! Et même un autre sanctuaire, bien entendu, où Little White et Little Grey viennent d’être placées pour continuer à vivre en semi-liberté en Islande.

Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons qu’espérer que le gouvernement travaillera main dans la main avec les delphinariums pour construire des sanctuaires. Nous avons proposé notre aide dans cette démarche, pour qu’enfin les orques et dauphins détenus en France, soient hors des bassins. Pour de bon.

Troupeaux de montagne peu protégés : c’est les loups qui trinquent !

Troupeaux de montagne peu protégés : c’est les loups qui trinquent !

Troupeaux de montagne peu protégés : c’est les loups qui trinquent !
05.10.2020
Troupeaux de montagne peu protégés : c’est les loups qui trinquent !
Animaux sauvages

Animal Cross, ASPAS, Ferus, FNE AuRA, LPO AuRA et One Voice publient un communiqué commun et une tribune sur la protection des loups en Haute-Savoie après des tirs contre eux.

Animal Cross, ASPAS, Ferus, FNE AuRA, LPO AuRA et One Voice publient un communiqué commun et une tribune sur la protection des loups en Haute-Savoie après des tirs contre eux.

Le département de la Haute-Savoie est le théâtre de 71 tirs de défense, dont deux renforcés, pour une population lupine estimée à une vingtaine d’individus. Deux loups ont déjà été tués sous ce régime cette année, l’un aux Villards-sur-Thônes, et l’autre sur le plateau de Cenise.

Or les tirs de défense ne peuvent être ordonnés que sous condition de protection du troupeau (Arrêté ministériel du 19/02/19), sauf lorsque celui-ci est considéré comme improtégeable par la DDT. C’est le cas des troupeaux de bovins, fort étonnamment, ce qui conduit la DDT et la préfecture à autoriser des tirs multiples, comme à plaine de Dran sur les Glières, où dix-huit tireurs peuvent se relayer, avec l’appui de lieutenants de louveterie, sur huit espaces proches et contigus (arrêtés préfectoraux DDT-2020-0863, DDT-2020-0864, DDT-2020-0865, etc…).

Même si le montage juridique rend cette situation inattaquable, elle heurte le bon sens commun, d’autant plus que c’est seulement pendant leurs premières semaines que les veaux sont réellement exposés à la prédation ; les solutions sont les enclos de vêlage comme en Espagne, des parcs légers électrifiés, la présence d’une vache de race Hérens, mais aussi la surveillance par un berger, comme cela se pratiquait autrefois.
Concernant les ovins et caprins, nos associations de protection de la nature (APN) constatent que les conditions de protection prévues dans les arrêtés préfectoraux ne sont bien souvent pas réunies : chèvres en divagation permanente à Bernex, brebis sans aucune protection de jour aux Villards sur Thônes, etc… Nous détaillons nos constats dans cet article.

Le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) a pourtant bien rappelé dans sa Délibération n° 2020-19 de Juillet 2020 que la seule politique en France consiste à « freiner la croissance de l’espèce » et a rappelé « son inquiétude sur la capacité de l’administration à vérifier sur le terrain la mise en place effective des dispositifs de protection ».

  • Nous dénonçons ainsi la faiblesse des contrôles préventifs sur le terrain,
  • nous dénonçons que les tirs soient privilégiés par les services de l’Etat par rapport à la protection,
  • nous dénonçons de nombreux « appâts » à loups sur tout le département (moutons en dehors des parcs, parcs non fermés ou clos sur trois côtés seulement, etc…),
  • nous dénonçons tous ces grands troupeaux d’ovins venant de lointains départements, difficiles à protéger et élevés pour la viande (effet des subventions de la PAC *),
  • nous dénonçons que sous prétexte « d’agribashing » les éleveurs, encouragés par le préfet (**), saisissent les tribunaux à l’encontre des APN qui ne font que montrer la réalité.

 

C’est le loup qui paie un lourd tribut à cette politique laxiste : 82 loups exécutés au 25 septembre 2020 sur le territoire national.

(*) la moyenne des subventions annuelles des éleveurs déplaçant leurs troupeaux en Haute-Savoie, et ayant obtenu des tirs, est de l’ordre de 132.000 euros/an
(**) compte-rendu du comité départemental loup de Haute-Savoie du 9 décembre 2019