Arc en Sels: une démarche exemplaire

Arc en Sels: une démarche exemplaire

Arc en Sels: une démarche exemplaire
30.11.2021
International
Arc en Sels: une démarche exemplaire
Expérimentation animale

Soucieuse de proposer des produits non issus de stratégies commerciales mais porteurs de richesses ancestrales, Arc en Sels s’implique pour créer un commerce vertueux. Elle nous rejoint en adhérant à notre charte pour une éthique animale et planétaire.

Depuis 2001, année de sa création, la société Arc en sels ne cesse d’innover pour se tourner vers un avenir respectueux de l’environnement et des valeurs morales. Elle s’inscrit dans la droite lignée de l’association Aux cœurs du Monde, aujourd’hui disparue, mais qui nous avait soutenus en 2009 pour sauver les derniers ours dansants en Inde .

Implantée sur le Bassin d’Arcachon, Arc en Sels se montre soucieuse de distribuer des aliments et des cosmétiques biologiques d’une qualité exceptionnelle, utilisés depuis longtemps dans leur pays d’origine : en Afrique et au Moyen-Orient, essentiellement. Tous disposent du label BIO ECOCERT et pour plusieurs d’entre eux, du label équitable ECOCERT FFL. La gamme de crèmes « Ultimate Bio » contient un pourcentage élevé d’ingrédients biologiques (82 % minimum) et sont certifiées par ECOCERT/COSMOS. Les matières végétales biologiques utilisées dans leur confection ont été sélectionnées sur différents territoires en accord avec des coopératives et ce de manière éthique. La marque apporte en effet un suivi régulier de ses produits « tant au niveau du processus de fabrication, qu’à celui des conditions de travail sur place du personnel, afin de pérenniser une qualité haut de gamme au consommateur. » Tous sont naturels, vegan, non testés sur les animaux et garantis sans nanoparticules.

Les valeurs d’Arc en Sels la conduisent à s’engager à nos côtés pour une consommation éthique, dénuée de souffrance animale. Nous sommes heureux de la compter parmi les nombreuses marques qui ont fait le même choix! 

La corrida, une histoire de tripes et de boyaux

La corrida, une histoire de tripes et de boyaux

La corrida, une histoire de tripes et de boyaux
25.11.2021
Gard
La corrida, une histoire de tripes et de boyaux
Exploitation pour le spectacle

Alors que les aficionados vantent la dimension quasi mystique de leur « art », les enquêteurs du CRAC et d’Alliance Éthique ont filmé le traitement des cadavres sitôt sortis de l’arène. De leur naissance à leur mort, les taureaux ne connaissent aucune issue. Nous diffusons ces images exclusives de nos partenaires.

Décidément, le week-end dernier était à marquer d’une pierre noire dans le Gard. Ce samedi 20 novembre 2021, à quelques encablures de Vergèze où, la veille, un renard roux a été retrouvé mutilé et suspendu à un arbre, la ville de Saint-Laurent-d’Aigouze célébrait dans le sang le départ à la retraite d’un banderillero. Pour l’occasion et aussi pour clore la saison tauromachique espagnole en France, les aficionados ont organisé un « festival taurin » en toute discrétion, avec la mise à mort de cinq taureaux dans les arènes de la commune.

Éviscération à ciel ouvert

Même si la mairie était de mèche et n’a pas communiqué publiquement, le CRAC a eu vent de la tuerie à venir et est parvenue à s’infiltrer. Ses enquêteurs nous ont transmis leurs vidéos. Pour la première fois, on voit comment sont traités les taureaux après avoir été massacrés. Sitôt poussé leur dernier râle, ils sont évacués de l’arène avec un tracteur. Ensuite, le corps encore chaud, ils sont éviscérés dans la cour du service technique de la ville, puis entreposés dans un camion, aux côtés de ceux ayant déjà été tués. Même post-mortem, ils ne reposent jamais en paix.

Protection des gendarmes

Après avoir filmé ces scènes surréalistes sans être repérés, les enquêteurs ont été surpris par les aficionados furieux qui les ont dénoncés aux gendarmes.

Mais ces derniers les ayant défendus contre les violences, ils ont pu continuer leurs prises de vue et rapporter ce témoignage révélateur de tout le « respect » que le milieu de la tauromachie a pour ses victimes.

Moana, un jeune orque en piteuse santé au Marineland d’Antibes

Moana, un jeune orque en piteuse santé au Marineland d’Antibes

Moana, un jeune orque en piteuse santé au Marineland d’Antibes
23.11.2021
Alpes-Maritimes
Moana, un jeune orque en piteuse santé au Marineland d’Antibes
Exploitation pour le spectacle

Au Marineland d’Antibes, tout comme Inouk son oncle, sa mère Wikie et Keijo son frère, Moana tourne en rond dans les eaux encrassées du delphinarium vieillissant. Les orques peuvent vivre aussi longtemps que les humains. Or Moana a dix ans. Et à son âge, les lésions sous-dermiques que nous avons photographiées sont très préoccupantes. Son état a empiré. Il a été analysé et expertisé par la Dre Ingrid Visser, biologiste marine, grâce à nos images et à plusieurs visites au parc ces dernières années, et par le vétérinaire spécialiste des cétacés, le Dr Pierre Gallego. Nous déposons plainte pour actes de cruauté contre le delphinarium.

« L’installation est petite et en mauvais état (et se détériore) et la mauvaise qualité de l’eau est préoccupante. Je pense que les données relatives à l’alimentation, à la santé, au comportement et aux agressions de Moana, ainsi que les données relatives à la qualité de l’eau, devraient être mises à la disposition d’experts indépendants en orques. Cela permettrait une évaluation précise de l’étendue des problèmes auxquels Moana est confronté. » Dre Ingrid Visser PhD

Une proposition de loi insuffisante pour les orques

Comme nous l’avons dénoncé il y a deux ans, la menace d’un départ en Chine pour les orques françaises du Marineland Antibes plane toujours. D’autant plus à présent que la loi contre la maltraitance animale tout juste votée contient des failles permettant de contourner ce qu’elle préconise.

En effet, la loi propose de pouvoir maintenir les orques et dauphins dans les bassins pour de la recherche. Mais pour étudier quoi exactement ? Comment ils souffrent en vase clos ? La maladie chez les individus captifs ? Comment développer des pathologies diverses en détention ?

Moana est en mauvaise santé!

Son menton, par exemple, est en très mauvais état, comme en attestent les nombreux clichés photographiques du rapport écrit par la Dre Visser (consultable en pied de page). La couleur de sa peau a changé ! Et son état empire. Or l’état délétère de l’eau est un facteur aggravant.

Il est aussi la cible d’agressions de la part des orques plus âgées, comme c’est le cas partout chez les cétacés détenus dans les bassins des delphinariums. C’est l’un des (nombreux) problèmes de la captivité.

Enfin, le fait de tourner en rond dans un environnement trop petit et totalement artificiel, ajouté à l’absence de profondeur, la piètre qualité de l’eau, l’absence de choix et la difficulté de communiquer, crée un stress dommageable pour le système immunitaire des orques, qui mène irrémédiablement au développement de maladies mentales et physiques.

La petite Ula, au Loro Parque de Tenerife, n’a pas tenu trois ans avant de s’éteindre. Et au Marineland d’Antibes, on ne compte plus le nombre de décès depuis l’ouverture…

« L’état de santé de Moana […] est critique, et nécessite une prise en charge vétérinaire urgente. Le processus pathologique dont semble être victime Moana est susceptible de mettre sa vie en danger. » Dr Pierre Gallego

Notre plainte pour le protéger

Nous déposons plainte pour actes de cruauté vis-à-vis de Moana, dans laquelle nous demandons notamment l’ordonnance d’une inspection indépendante et sa saisie conservatoire.

Car la saisie conservatoire permettra d’interdire tout déplacement ainsi que l’arrêt des spectacles ou des expérimentations. Ainsi, ni lui, ni, par extension, Wikie, Keijo et Inouk, ne risqueront de transfert… par exemple en Chine où ils seraient encore et encore exploités pour les spectacles. Qui plus est dans un pays qui ne dispose d’aucune réglementation en matière de bien-être animal. Ils ne seront plus non plus exploités pour les spectacles ni les « études », deux activités qui leur imposent un rythme et des actes qu’ils ne peuvent choisir… un dressage très stressant.

Nous demandons également que Moana nous soit confié afin de pouvoir le transférer un jour, dans le sanctuaire marin que nous sommes en train d’élaborer avec les meilleurs spécialistes mondiaux, qui en ont l’expérience.

Moana, orque mâle de 10 ans, né en captivité, avec des lésions tissulaires sous-dermiques

Télécharger le rapport rédigé pour One Voice par Ingrid N. Visser (Dr)

Dans le Gard, un renard roux mutilé et exhibé comme une menace

Dans le Gard, un renard roux mutilé et exhibé comme une menace

Dans le Gard, un renard roux mutilé et exhibé comme une menace
19.11.2021
Gard
Dans le Gard, un renard roux mutilé et exhibé comme une menace
Animaux sauvages

Qu’a dû endurer ce renard roux?… Retrouvé et photographié par un lanceur d’alerte ce matin*, suspendu à un arbre à Vergèze, au croisement de deux chemins en bordure d’un bois, mutilé de toutes parts, il a été posé là comme pour menacer. Puni d’exister, sans doute. Et pour être vu par le plus grand nombre… pour intimider les opposants.

Tant de chasseurs cherchent à exterminer les renards de nos campagnes, considérés comme des concurrents, eux qui traquent essentiellement les rongeurs et évitent ainsi les épandages de pesticides. Celui-ci porte une marque de fracture à la patte arrière gauche, et n’a pas reçu de coup de feu. A-t-il été battu à mort? Est-il mort, lentement, dans un piège? Une patte avant a été coupée, ainsi que sa queue. Typique des trophées de chasse. Le « crime » semble signé.

Les chasseurs entretiennent la mauvaise réputation de ces petits canidés

Plus d’un demi-million de renards sont massacrés chaque année en France, sans compter ceux qui ne sont pas déclarés. La mauvaise réputation qui leur colle à la peau – à tort- permet aux chasseurs de faire accepter leurs exactions par la population. Mais les temps changent, la société civile, elle, évolue. Notamment car la science apporte des preuves. Et le fait que ces atrocités soient intolérables est enfin partagé par une grande partie de nos concitoyens. Preuve en sont les nombreux signalements que nous recevons. Nous remercions d’ailleurs chaleureusement ces lanceurs d’alerte.

Les chasseurs ne sont plus une référence. Les renards n’ont pas à être persécutés au nom d’arguments fallacieux. Les arrêtés des préfets, reprenant ces prétextes, sont d’ailleurs souvent suspendus et annulés en justice.

La torture des animaux sauvage: un grave vide législatif

Si les renards roux ont été pendant longtemps sur la liste des « nuisibles », cette liste a changé de nom ils sont dorénavant qualifiés d’espèce « susceptible d’occasionner des dégâts ». Dégâts qui doivent donc être estimés et bel et bien attribués aux renards pour que les arrêtés « tiennent ». Le résultat est malheureusement encore trop souvent le même, mais la justice avance petit à petit.

En France, aucun texte ne protège les animaux sauvages libres. Et ceux qui font partie de cette liste sont à plus forte raison l’objet de toutes les barbaries. À l’heure actuelle, rien n’empêche quiconque de torturer, mutiler, massacrer en faisant souffrir en toute connaissance de cause un animal sauvage. À partir du moment où il est libre, c’est autorisé. La société doit se doter urgemment d’outils pour protéger les animaux, quels qu’ils soient. Car il n’y a pas de différence intrinsèque entre la souffrance des chiens et celle de leurs cousins vulpins.

Signez notre pétition Renards: nuisibles, vraiment?!

* Une mention de la date et de l’auteur de la prise de vue a été ajoutée au chapô le 9 septembre 2022.

Des singes destinés aux laboratoires américains meurent à bord d’un vol Wamos Air

Des singes destinés aux laboratoires américains meurent à bord d’un vol Wamos Air

Des singes destinés aux laboratoires américains meurent à bord d’un vol Wamos Air
17.11.2021
International
Des singes destinés aux laboratoires américains meurent à bord d’un vol Wamos Air
Expérimentation animale

Les groupes de protection des animaux appellent la compagnie aérienne espagnole de charters de vacances, Wamos Air, à cesser immédiatement de transporter des singes pour les laboratoires à la suite de la mort tragique cette semaine de plusieurs singes à bord de son vol du Cambodge vers les États-Unis.

Le drame prend sa source dimanche 14 novembre. Selon l’alerte que nous avons reçue d’une personne à Madrid, Wamos Air a transporté 720 macaques à longue queue en tant que fret sur le vol EB998 du Cambodge (PNH) à Houston (IAH) (AWB 46090129060). Ces singes ont subi l’enfermement dans de petites caisses de transit pendant 24 heures de vol, avec une escale supplémentaire de six heures à Tbilissi, en Géorgie, qui comprenait un retard de trois heures. Sans compter les nombreuses heures consacrées au transit vers et depuis les aéroports… Une épreuve.

Ces derniers mois, les groupes de protection des animaux Action for Primates (Royaume-Uni), One Voice (France) et Stop Camarles (Espagne) ont mené une campagne à travers l’Europe appelant Wamos Air à cesser de transporter des singes après avoir découvert que la compagnie aérienne basée à Madrid faisait voler des milliers de singes vers des laboratoires aux États-Unis.

« Cette tragédie expose la réalité choquante de la souffrance inhérente au transport de ces êtres intelligents et sensibles. Il n’est tout simplement pas possible de confiner des primates non humains dans de petites caisses, loin de leur environnement familier, et de les transporter sur de longs voyages à travers le monde sans causer une détresse et des souffrances physiques et psychologiques considérables. C’est un problème qui suscite l’inquiétude du public, et il est temps pour Wamos Air de rejoindre la longue liste de compagnies aériennes qui refusent désormais de faire partie du cruel commerce mondial de singes pour la recherche » Sarah Kite, co-fondatrice d’Action for Primates

« Quelle souffrance ont dû endurer ces petits singes chargés comme des marchandises dans des caisses en bois après avoir été arrachés aux bras de leur mère qui n’ont pas survécu au voyage interminable… Mais ce qui brise le coeur plus que tout, c’est de devoir se dire qu’ils n’ont souffert que quelques dizaines d’heures tandis que les survivants vont endurer le pire pendant les dix à quinze prochaines années entre privation d’eau, chaise de contention et expériences invasives. » Muriel Arnal, présidente-fondatrice de One Voice

« Nous savons que des décès surviennent sur des compagnies aériennes faisant voler des singes à des fins de recherche, mais les détails sont rarement rendus publics. Cet incident choquant et déchirant à bord d’un vol de Wamos Air est un rappel brutal de la souffrance très réelle impliquée dans le commerce mondial et le transport des primates non humains pour la recherche. » Sarah Kite, co-fondatrice d’Action for Primates

Les macaques à longue queue (Macaca fascicularis) sont une espèce de primates non humains la plus commercialisée pour l’industrie mondiale de l’expérimentation animale, les États-Unis étant l’un des plus grands importateurs et utilisateurs de primates non humains pour la recherche. En 2020, les importations de macaques à longue queue du Cambodge par les États-Unis ont augmenté de 82,8%, passant de 8 571 en 2019 à 15 664 en 2020.

Wamos Air, anciennement Pullmantur Air, exploite principalement des vols charters de passagers vers des destinations de vacances, notamment dans les Caraïbes. Il s’agit d’une filiale du groupe Royal Caribbean basé à Miami (anciennement Royal Caribbean Cruises Ltd), la deuxième plus grande compagnie de croisières au monde, qui exploite Royal Caribbean International, Celebrity Cruises et Silversea Cruises.

Pendant le transport, les singes sont détenus dans de petites caisses de transit et voyagent comme fret. En plus des conditions d’exiguïté, ils peuvent être contraints de supporter une ventilation inadéquate, des bruits inhabituels et forts, des fluctuations de température et d’humidité et des retards en cours de route. Les singes peuvent tomber malades ou mourir en transit, comme cela s’est produit cette fois-ci. Pour d’autres, l’anxiété et le stress peuvent conduire à des infections et à l’apparition de maladies qui peuvent rester latentes jusqu’à ce que les animaux atteignent leur destination.

Action militante coordonnée de One Voice pour les chiens « de chasse » fin novembre

Action militante coordonnée de One Voice pour les chiens « de chasse » fin novembre

Action militante coordonnée de One Voice pour les chiens « de chasse » fin novembre
16.11.2021
France
Action militante coordonnée de One Voice pour les chiens « de chasse » fin novembre
Animaux familiers

Aujourd’hui en France, il existe un deux poids deux mesures pour certains animaux. Prenez les chiens, par exemple… Les chiens « de chasse », plus précisément. On les imagine courant à travers bois et campagnes, heureux. Stop. Rembobinons! Pour accompagner ses images d’infiltration dans le milieu de la chasse au plus près des chiens, One Voice organise deux week-ends de sensibilisation dans une douzaine de villes en France à la fin du mois. La vie de chien de chasse n’en est pas une.

Derrière l’image d’Épinal, la réalité est bien différente. La vie des chiens de chasse est une vie asservie, d’outil, d’accessoire.

Une fois les fusils remisés, les chiens épuisés, souvent blessés, sont enfermés dans des fourgonnettes grillagées. Direction le chenil : les chiens y sont attachés à des piquets à même la boue, ou confinés dans des cages.

Assoiffés, malnutris, souvent battus s’ils n’obtempèrent pas assez vite, plusieurs portent des colliers électriques qui envoient des décharges s’ils osent aboyer.

Comble de l’horreur, certains vivent même au milieu des dépouilles de leurs congénères : nos enquêtes en Dordogne et dans le Jura l’ont montré!

Et en justice, ils ne bénéficient dans les faits pas des mêmes protections que les autres chiens, alors que la législation est la même pour tous.

Les chiens de chasse ne doivent plus être traités comme des esclaves corvéables à merci. Nous demandons à ce qu’ils soient protégés comme les autres. Outre sa pétition et la publication de ses images d’enquête en infiltration au plus près de ces chiens, One Voice se mobilisera pour sensibiliser le public les dimanche 21, samedi 27 et dimanche 28 novembre 2021 à ce qu’est la vie de chien de chasse.

Événement national récapitulatif : https://www.facebook.com/events/319135359612483/

VILLES ÉVÉNEMENT LIEU DATE ET HORAIRE
Aix-en-Provence (13) https://www.facebook.com/events/1370534533342357 Allées de Provence Samedi 27/11/21 de 10h à 11h30
Anglet (64) https://www.facebook.com/events/1203225586827415/ Esplanade des Gascons Dimanche 21/11/21 de 14h30 à 16h
Beauvais (60) https://www.facebook.com/events/423224556037322 15 Rue Carnot Samedi 27/11/21 de 10h30 à 12h
Bordeaux (33) https://www.facebook.com/events/1537169186635113 Place de la Comédie Dimanche 21/11/21 de 13h30 à 16h30
Château-Arnoux-Saint-Auban (04) https://www.facebook.com/events/292635826042239 Place Péchiney Dimanche 21/11/21 de 10h30 à 13h
Évreux (27) https://www.facebook.com/events/987238715188026 13, rue Charles Corbeau Dimanche 21/11/21 de 14h30 à 16h
Fréjus (83) https://www.facebook.com/events/1263544627444635/ Boulevard de la Libération Dimanche 21/11/21 de 11h à 13h
La Rochelle (17) https://www.facebook.com/events/637707300586625 Place de la Caille Attention, reporté du samedi 27/11/21 au 04/12/21 de 15h à 17h
Lille (59) https://www.facebook.com/events/643649506626961 Grand’Place Dimanche 21/11/21 de 14h30 à 16h
Lyon (69) https://www.facebook.com/events/2001018786739238 Place Saint Jean Dimanche 21/11/21 de 15h à 16h30
Metz (57) https://www.facebook.com/events/482925879569740/ 64, rue Serpenoise Samedi 27/11/21 de 14h30 à 16h30
Nantes (44) https://www.facebook.com/events/583776059508838 Place du Bouffay Dimanche 21/11/21 de 11h à 12h30
Paris (75) https://www.facebook.com/events/587108675873025 Place Edmond Michelet
75004
Samedi 27/11/21 de 14h30 à 16h
Strasbourg (67) https://www.facebook.com/events/215867053952464 Place Kléber Dimanche 21/11/21 de 11h à 13h
Tours (37) https://www.facebook.com/events/192047359671769 Place Jean Jaurès Samedi 27/11/21 de 15h à 16h30
Troyes (10) https://www.facebook.com/events/2707872132852276 71, rue Émile Zola Samedi 27/11/21 de 15h30 à 17h30

Partager sur

Exploités, utilisés comme des outils: la vie des chiens de chasse

Exploités, utilisés comme des outils: la vie des chiens de chasse

Exploités, utilisés comme des outils: la vie des chiens de chasse
16.11.2021
France
Exploités, utilisés comme des outils: la vie des chiens de chasse
Animaux familiers

Nous publions nos images d’infiltration du monde de la chasse spécifiquement consacrées aux chiens. Le traitement qui leur est réservé, bien loin de celui dont parlent les chasseurs, est révélateur de la manière dont fonctionne ce milieu. Chez les chasseurs, il y a le laïus officiel, et il y a les faits. Nos enquêtes ne cessent de révéler ce double discours. Malheureusement, le sort qu’ils infligent à leurs chiens n’y fait pas exception…

Des politiciens flattant les fusils au nez et à la barbe du reste d’entre nous

Nous l’avons montré à de multiples reprises et depuis des années: dans le monde de la chasse, les participants ainsi que les dirigeants des fédérations de chasse se croient tout permis. En effet, on ne compte plus les passe-droits dont ils bénéficient. Il n’y a qu’à voir combien ils sont courtisés à chaque campagne électorale… Pourtant, la population développe année après année un sentiment anti-chasse croissant, et se sent de moins en moins en sécurité à proximité des zones où la chasse est autorisée (sondages IPSOS/One Voice de septembre 2021 et d’octobre 2018).

Quand il s’agit des chiens, les chasseurs parlent d’amour…

En réalité, les chiens sont violemment rudoyés quand ils n’obéissent pas au doigt et à l’œil. Ils sont remisés dans des chenils extérieurs à l’année, affublés fréquemment de colliers anti-aboiements électrifiés, ne recevant en guise d’ « amour » que leur pitance.

Nos enquêteurs l’ont vu, pendant la saison de chasse: ils sont surexploités, comme du matériel agricole. Ils sont préparés à l’avance, sous-alimentés. Et pendant la chasse ils doivent être performants, sous peine d’être la cible de la colère des chasseurs. Souvent nous les voyons, isolés, perdus, errant dans les champs et sur les routes, se mettant ainsi en danger, quand ils ne meurent pas de fatigue, assoiffés sur le bas-côté…

Certains reçoivent, comme les riverains ou automobilistes, des balles perdues, quand il ne s’agit pas d’erreurs directes d’identification de cible dont les chasseurs sont familiers. Pourquoi sinon, avant chaque battue, les consignes de sécurité mettent-elles un point d’honneur à souligner lourdement d’y faire attention, anecdotes tragiques à la clé (voir notre vidéo)? Les chiens se trouvent aussi en première ligne face aux animaux traqués qui tentent par tous les moyens de survivre.

Quand les chiens sont blessés, ils doivent dans le meilleur des cas patienter plusieurs jours avant de voir un vétérinaire, souffrant dans l’intervalle. Dans les autres cas, comme nos enquêteurs l’ont filmé, ils peuvent aussi être opérés ou recousus par des mains non expertes, sans hygiène ni anesthésique sur le terrain, à deux pas des corps des animaux abattus! Mais la plupart du temps, on laisse leurs blessures, si on les estime « légères », cicatriser toutes seules. Quoi qu’il en soit, s’il meurt, un chien, même le « meilleur », se remplace.

…pour parler de chiens-outils jetables

Quand la chasse est finie, les chiens sont une fois de plus entassés comme des outils, souvent de force, dans des remorques sombres ou des camionnettes à plusieurs niveaux.

Leur vie compte-t-elle pour les chasseurs ? Ils sont utiles, à l’évidence. Mais quel est le sort qui leur est réservé quand ils ne sont plus performants? Dans les faits, ces chiens sont interchangeables. Et quand le temps est venu de s’en procurer de nouveaux, les chasseurs se tournent vers l’un des leurs qui fait de l’élevage, tel Mandral par exemple… Et nous avons révélé dans quel univers ces pauvres chiens se reproduisent et grandissent.

Enfin, quand des actes de maltraitance sur un chien « de chasse » sont requis en justice, son « usage » entre en compte alors qu’il n’y a qu’une législation pour tous les chiens! Le regard que l’on porte sur eux ne devrait pourtant pas différer de l’un à l’autre! La société a encore beaucoup à faire pour nos compagnons. Un grand pas en avant est indispensable.

Nous organisons une action de sensibilisation dans toute la France pour les chiens de chasse les deux derniers week-ends de novembre. Nous vous y attendons nombreux! Et que vous nous rejoigniez ou non, nous comptons sur vous pour signer notre pétition pour qu’ils soient traités exactement comme tous les autres chiens. Avec un amour qui a leur intérêt à cœur et une justice réellement protectrice.

Au Nouveau Cirque Triomphe, les lions se reproduisent au lieu d’être envoyés en sanctuaire…

Au Nouveau Cirque Triomphe, les lions se reproduisent au lieu d’être envoyés en sanctuaire…

Au Nouveau Cirque Triomphe, les lions se reproduisent au lieu d’être envoyés en sanctuaire…
04.11.2021
France
Au Nouveau Cirque Triomphe, les lions se reproduisent au lieu d’être envoyés en sanctuaire…
Exploitation pour le spectacle

Depuis le 22 juin 2021, il est interdit au Nouveau Cirque Triomphe de détenir le moindre fauve. Pourtant, début octobre à Jons, nos enquêteurs y filmaient un accouplement entre un lion et une lionne. Cela montre à quel point les circassiens, au premier rang desquels Joseph Gougeon, cousin des circassiens du Cirque de Paris, Italiano et Idéal, passent outre aux décisions des autorités et font bien ce qu’ils veulent en permanence. La reproduction a bien cours dans ce cirque, qui n’en est pas à son premier acte délictueux, puisque rien que l’année dernière, il a vendu un lion à un taxidermiste du tout-Paris et détient un lion ayant le même numéro d’identification que Jon, pourtant saisi au Cirque de Paris plusieurs mois auparavant! Nous renforçons nos démarches administratives.

Si nos représentants pensent qu’en laissant la reproduction perdurer encore deux ans, ils font des compromis et permettent aux circassiens de « se retourner », ce qu’ils permettent surtout, c’est au trafic de fauves de perdurer ! Car des compromis, les circassiens en bénéficient déjà en ignorant consciencieusement les réglementations qui s’appliquent à leur corps de métier.

Des procédures renforcées contre un cirque qui ne cesse de piétiner les règles

Après la constatation en octobre par nos enquêteurs que le cirque détenait bien quatre lions en dépit de l’arrêté de fermeture partielle d’établissement, nous avons déposé un complément de plainte (pour exercice d’une activité en violation d’une mesure de fermeture).

Nous avons aussi écrit à la DDPP du Rhône, le service de la préfecture qui a la responsabilité des animaux sauvages captifs sur son territoire, pour lui réclamer notamment le justificatif de décès du lion mort le 16 février 2021 et envoyé chez le taxidermiste parisien.

Dans le cadre de notre recours au tribunal administratif du mois de juin 2021, la préfecture a engagé une procédure pour que les lions soient placés dans une structure adaptée, mais si Gougeon a fait appel comme on le dit, il pourrait les garder en attendant, du moment qu’ils ne sont pas présentés en spectacle… Pourtant, l’arrêté préfectoral n’a pas été contesté au tribunal administratif par le cirque.

Quoi qu’il en soit, nous avons renforcé notre recours d’un mémoire complémentaire pour ces lions. Et comme la DDPP du Rhône dit que la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive doit se réunir et statuer notamment sur la demande d’obtention de certificat de capacité de Gougeon, nous avons écrit à la Commission. C’est hallucinant ! On ne permettrait pas le quart de ce que les circassiens osent faire à n’importe quel autre citoyen. Nous demandons à être entendus sur les graves et nombreuses défaillances et la mauvaise volonté du dresseur vis-à-vis de la réglementation.

Ces lionnes et lions doivent nous être confiés!

«Il y a des mauvais traitements sur ces animaux qui sont enfermés dans des conditions absolument abjectes. Ce cirque ne devrait plus détenir de fauves! Or, ce que nous avons filmé il y a quelques semaines en octobre, ce sont des animaux en train de se reproduire. Donc il va encore y avoir des bébés?! Qui vont encore alimenter le trafic… Tout cela est très lucratif pour le cirque, mais totalement illégal et scandaleux.» Muriel Arnal, présidente de One Voice

À la suite de ces nouveaux éléments, nous écrivons un autre courrier au préfet, cette fois-ci pour lui demander de procéder au retrait des animaux et de nous les confier. Signez la pétition des habitants de Brindas, déjà soutenue par plus de 20 000 personnes.

Au Cirque Muller, des tigreaux naissent, sont exhibés puis disparaissent année après année…

Au Cirque Muller, des tigreaux naissent, sont exhibés puis disparaissent année après année…

Au Cirque Muller, des tigreaux naissent, sont exhibés puis disparaissent année après année…
03.11.2021
France
Au Cirque Muller, des tigreaux naissent, sont exhibés puis disparaissent année après année…
Exploitation pour le spectacle

Au mois d’octobre 2021, des lanceurs d’alerte nous ont prévenus que la famille Muller, propriétaire exploitant Jumbo, exhibait un tigreau au public, et permettait même de le toucher. Nos enquêteurs se sont rendus sur place, il y en avait deux. Cela constitue une maltraitance et une infraction. Et que deviennent les petits? Nous déposons une nouvelle plainte contre le cirque et mettons en demeure la DDPP de la Drôme.

Les cirques sont censés obéir à des règles. En l’espèce, c’est l’arrêté du 18 mars 2011. Chaque dresseur possède un certificat de capacité pour certaines espèces animales, et un nombre maximal est déterminé. Muller détient notamment un hippopotame : Jumbo, et des tigres. Mais tout n’est pas permis! Ces animaux doivent tous participer au spectacle (ce qui est souvent loin d’être le cas), sinon pourquoi leur faire subir le transport et l’enfermement dans des camions-cages? Quant aux spectacles proprement dit, ils doivent être encadrés: pas d’exhibition de bébé tigre par exemple dans l’arrêté autorisant l’ouverture de ce cirque! Or, c’est bien à cela qu’ont assisté nos enquêteurs! Des petits de quelques semaines, séparés de leur mère dès le plus jeune âge, tirés hors de leur cage sans ménagement par une patte, puis tripotés par le public.

Bien-être, sécurité et santé: piétinés par les dresseurs

Les manipulations des tigreaux notamment sont totalement contraires au bien-être des bébés, mais une simple séparation est déjà un problème pour les petits comme pour leur mère.

Ces interactions sont formellement interdites. Pour des raisons de sécurité bien évidemment, mais aussi pour des raisons sanitaires : des maladies, dites zoonoses quand elles sont transmissibles d’une espèce à l’autre, peuvent se transmettre. Ce que fait le cirque Muller va même à l’encontre des recommandations de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA).

Comment, dans de telles conditions, peut-on espérer que les enfants considéreront les animaux, notamment les tigres dont l’espèce disparaît, autrement que comme des objets qui sont à leur disposition? Comment envisager la protection de la planète si la nature est ainsi chosifiée?

Pour les bébés tigres et leur mère, nous avons déposé plainte contre le cirque pour mauvais traitements commis par un exploitant, exploitation irrégulière et mode de détention susceptible d’occasionner des souffrances.

Que deviennent les petits ? Alimentent-ils le trafic ?

De plus, et nous l’avons déjà dit lors d’autres affaires, le sort de ces bébés nous inquiète vivement. Au Parc Saint Léger, chez Mario Masson, aux Cirques Triomphe, de Paris, Idéal ou Italiano des cousins Gougeon : que deviennent les petits au bout de quelques semaines ? Quelques mois ? Car les cirques ne peuvent dépasser un certain nombre de félins qui sont autorisés dans chaque arrêté d’ouverture. Et les naissances ont beau être chaque fois qualifiées d’« insolites », il y en a pourtant tous les ans. Que deviennent-ils alors, puisque les circassiens doivent s’en dessaisir, voire s’en débarrasser sous peine d’être mis à l’amende ?

Nous mettons également en demeure la préfecture de la Drôme (service de la DDPP) afin de connaître le nombre de naissances survenues dans ce cirque et le sort réservé aux animaux. La proposition de loi sur la maltraitance animale (PPL Animaux) prévoit de n’interdire la reproduction que d’ici deux ans dans les cirques itinérants. Cela n’aidera en rien ces bébés grands félins, victimes de ce genre de choses et d’autres trafics, comme par exemple, de finir chez un taxidermiste où leur dépouille est vendue des dizaines de milliers d’euros !

Deux procédures sont donc en cours: une au pénal, et une administrative.