La persécution permanente des singes à Maurice

La persécution permanente des singes à Maurice

La persécution permanente des singes à Maurice
11.03.2022
La persécution permanente des singes à Maurice
Expérimentation animale

Action for Primates et One Voice ont été alertés du piégeage de macaques à longue queue qui a lieu à Maurice. Au fond de la forêt près de Tamarind Falls, l’un d’eux a été découvert en grande détresse par un promeneur. Il était pris dans un piège. Inquiet de son sort, le promeneur l’a filmé avant de lui porter secours. Ce macaque a donc été relâché, libre de retourner dans sa famille et son groupe social. Une exception.

Une tragédie

D’autres n’ont pas cette chance. A Maurice, les singes libres ne sont pas protégés. Ils sont piégés pour de nombreuses raisons, notamment pour être mangés, gardés comme « animaux de compagnie », directement exportés vers des laboratoires ou, après avoir été utilisés pour l’élevage, leurs petits, par des sociétés d’exportation de singes, ou enfin, simplement tués parce qu’ils sont considérés comme des êtres nuisibles.

Beaucoup de gens ignorent d’ailleurs qu’à Maurice, les singes peuvent être capturés pour être vendus comme « animaux de compagnie » ou pour servir de nourriture. La viande de brousse – comme la chair des macaques à longue queue capturés et abattus, peut, en effet, être trouvée en vente sur l’Ile.

Le piégeage, un procédé terrible et inhumain

En 2021, Biosphere Trading, l’une des sociétés exportatrices de singes, a obtenu l’autorisation du gouvernement d’agrandir ses installations et de capturer jusqu’à 1 000 singes pour la reproduction. Selon un reportage de l’époque, Biosphere avait l’intention de fournir aux propriétaires terriens et aux exploitants des pièges pour capturer des singes et leur auraient proposé ensuite d’acheter des individus sélectionnés. L’entreprise n’a pas indiqué ce qu’il était prévu pour les individus restants, pour les « indésirables » …

Biosphere Trading plaçait effectivement une prime sur la tête des singes ! Ces macaques auraient été arrachés à leurs familles et à leur habitat naturel pour être exportés eux-mêmes vers des laboratoires ou emprisonnés pendant des années dans des enclos en béton à des fins de reproduction ; les nourrissons, continuellement arrachés à leur mère pour être ensuite exportés vers des laboratoires.

Biosphere Trading, une société au cœur de la capture pour l’expérimentation animale dans les pays occidentaux

Nous savons que la majorité des macaques à longue queue sont utilisés dans des tests pour évaluer la toxicité des médicaments et des produits chimiques. Dans ces tests « d’empoisonnement », les singes reçoivent une substance par injection ou ingestion forcée pour voir les effets néfastes des matériaux. En 2021, il y a eu une forte augmentation à 14 640 du nombre de macaques à longue queue exportés de Maurice pour la recherche et les tests de toxicité ; ce chiffre représente une augmentation de plus de 35 % des personnes envoyées à l’étranger en 2020 (10 827). L’an dernier, des députés européens ont d’ailleurs porté nos questions à la Commission européenne pour ces macaques.

Traiter des êtres sensibles et intelligents de cette façon est abjecte. Le piégeage des singes libres est une pratique universellement condamnée en raison de la cruauté et des souffrances causées par le piégeage et le retrait d’individus de leur habitat naturel et de leurs groupes familiaux et sociaux.

Vous aussi, agissez pour que cela change !

Rejoignez l’action de Action for Primates et de One Voice en défendant les singes de l’île Maurice. Nous devons mettre fin au traitement cruel et épouvantable des macaques libres à longue queue.

Envoyez un e-mail aux personnes suivantes pour leur demander de mettre fin au piégeage des singes libres et d’introduire une législation pour les protéger ( vous trouverez un exemple de texte ici ):

Si vous vivez à Maurice et que vous avez connaissance de singes piégés, mangés ou gardés comme « animaux de compagnie », contactez-nous : info@actionforprimates.org et info@one-voice.fr.

Neuf ans après l’interdiction de l’UE de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux, ces derniers vont à nouveau mourir au nom de la beauté

Neuf ans après l’interdiction de l’UE de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux, ces derniers vont à nouveau mourir au nom de la beauté

Neuf ans après l’interdiction de l’UE de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux, ces derniers vont à nouveau mourir au nom de la beauté
11.03.2022
Neuf ans après l’interdiction de l’UE de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux, ces derniers vont à nouveau mourir au nom de la beauté
Expérimentation animale

Le 11 mars, les ONG de protection animale Cruelty Free Europe (dont One Voice est la représentante française), Eurogroup for Animals et GAIA ne fêteront pas le neuvième anniversaire de la loi européenne interdisant la vente des produits cosmétiques testés sur les animaux, les règlements sur les produits chimiques semblant prêts à vider les proscriptions de leur sens.

Les associations ont organisé hier le 10 mars 2022, une veillée pour l’interdiction des tests cosmétiques sur les animaux près du siège de la Commission européenne et du Conseil à Bruxelles. L’artiste de rue français Ckeja s’est joint à elles et a peint en direct tout au long de l’événement.

Malgré un énorme soutien populaire en faveur des interdictions [1], des tests barbares sur les animaux sont désormais exigés par les autorités européennes, y compris pour des ingrédients utilisés uniquement dans les cosmétiques. Les propositions visant à étendre le champ d’application de la législation sur la sécurité chimique, dans le cadre de la Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques, semblent devoir augmenter massivement le nombre d’essais réglementaires sur les animaux en Europe, y compris pour tester les ingrédients entrant dans la composition des cosmétiques, notamment le maquillage, les shampooings, les soins hydratants, les savons, les parfums et les dentifrices.

Une étude menée en 2021 par le Centre européen pour la validation de méthodes alternatives à l’expérimentation animale (CEVMA) a révélé que, dans la base de données sur les produits chimiques de l’UE, soixante-trois dossiers d’évaluation de la sécurité chimique avaient eu recours aux résultats de nouveaux tests sur les animaux pour évaluer les risques liés aux cosmétiques, ce nombre devant augmenter à mesure que l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) procède à d’autres analyses. Ces tests ont eu lieu depuis l’entrée en vigueur des interdictions [2].

« On entend souvent les dirigeants européens vanter la valeur des interdictions européennes des tests cosmétiques sur les animaux – leur aspect révolutionnaire et le fait qu’elles sont un modèle pour le monde. Nous savons cependant que de plus en plus de tests sur les animaux sont exigés par les régulateurs pour les ingrédients cosmétiques, contre la volonté des consommateurs européens et des marques elles-mêmes. Mais nous pouvons tous agir pour réclamer le retour de nos interdictions ainsi que leur renforcement. Comment ? En signant l’Initiative citoyenne européenne Save Cruelty Free Cosmetics sur www.savecrueltyfree.eu. Nous en avons le pouvoir ! » Kerry Postlewhite directrice des affaires publiques de Cruelty Free Europe « Des méthodes sans animaux destinées à garantir la sécurité des cosmétiques et autres produits de consommation sont couramment utilisées dans l’UE depuis des décennies. Il n’y a aucune raison de tester des ingrédients sur les animaux lorsque des stratégies d’évaluation éthiques sont disponibles et offrent des alternatives fiables. Avec cette ICE, nous exhortons la Commission européenne à assurer la protection de la santé humaine et environnementale en gérant les produits chimiques sans utiliser d’animaux, ainsi qu’à investir dans des méthodes éthiques, non animales, pour les prises de décisions réglementaires. » Reineke Hameleers PDG d’Eurogroup for Animals « Des millions d’animaux souffrent en Europe dans les laboratoires. Pendant neuf ans, nous avons bien vu combien il était possible et sans danger d’acheter et d’utiliser des produits cosmétiques non testés sur les animaux. D’autres méthodes existent pour garantir leur innocuité et leur efficacité. L’Histoire et le progrès vont dans le sens d’un arrêt, certes progressif, de l’expérimentation animale, mais réel, et cela doit commencer au plus vite. Il est important de signer l’ICE pour garantir que nous ne reviendront pas en arrière. Il n’y a plus de temps à perdre pour les animaux des laboratoires. » Muriel Arnal présidente de One Voice Signez l’ICE pour mettre fin aux tests sur les animaux

Notes  : 

[1] Pour 74 % des adultes des États membres de l’UE, les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients sont inacceptables en toutes circonstances. Enquête Savanta ComRes pour Cruelty Free Europe, juillet 2020

[2] Outre l’interdiction de 2013 de vendre tous les produits cosmétiques testés sur les animaux, l’UE a banni les tests de cosmétiques sur les animaux en 2004 et de leurs ingrédients en 2009

ICE Cosmétiques Sans Cruauté

En mars, action nationale de One Voice appelant au respect des loups

En mars, action nationale de One Voice appelant au respect des loups

En mars, action nationale de One Voice appelant au respect des loups
10.03.2022
En mars, action nationale de One Voice appelant au respect des loups
Animaux sauvages

Après avoir été exterminés pendant des siècles, les loups sont revenus en France mais peinent à franchir le seuil, vital, des 500 individus. L’État organise l’abattage de plus d’une centaine d’entre eux chaque année. One Voice dépose des recours au Conseil d’État chaque année pour les défendre. Samedi 12 mars (ou dimanche 13 et samedi 19 mars pour certains événements), dans dix-huit départements (voir ci-dessous), les militants de l’association sensibiliseront le public à ces êtres solidaires et sensibles, essentiels aux écosystèmes.

Malgré les aides de l’État qui les dédommagent, chasseurs et éleveurs pourchassent les loups alors que leur espèce est juridiquement protégée. Des groupes de braconniers armés se créent même pour les tuer. Récemment, c’est même un syndicat agricole qui a appelé dans deux départements à massacrer des loups. Et chaque année, des corps sont retrouvés. En septembre dernier, une louve pendue était exposée devant une mairie… Le ministère de la Transition écologique, dans le cadre du « Plan Loup », fixe année après année des quotas d’abattage croissants. Cette année encore, un loup sur cinq sera abattu, ce qui est dramatique pour les individus concernés, pour l’état des meutes en France, et constitue in fine un soufflet à la réglementation internationale sur la biodiversité.

Incapables d’accepter de cohabiter avec les canidés sauvages, les éleveurs et chasseurs font pression sur les autorités pour obtenir le massacre des loups. Pourquoi ? Ils ne les voient que comme des prédateurs de leurs propres proies. Et ne perçoivent la nature et ses habitants qu’à travers le prisme du profit qu’ils peuvent en tirer à court terme, au lieu de se projeter dans une réflexion d’avenir.

Pourtant, les loups font partie intégrante de la biodiversité de notre pays. Ils participent à sa préservation ainsi qu’à celle de nos territoires et ont toute leur place à nos côtés. Réapprenons la tolérance envers ces êtres extrêmement intelligents, sensibles et sages qui méritent tout notre respect. Ils ont tant à nous apprendre, notamment sur la solidarité – primordiale chez eux.

Nous refusons que nos gouvernants se fassent dicter la loi par quelques citoyens hostiles au monde sauvage. Nous réclamons que nos dirigeants cessent de faire des entorses régulières à la réglementation internationale sur les espèces menacées et interdisent définitivement de nouveaux abattages.
Année après année, One Voice attaque au Conseil d’État les arrêtés permettant l’abattage de plus de loups. Mais même quand l’association obtient l’annulation de l’arrêté et donc l’illégalité des tirs a posteriori, comme le Conseil d’État l’a encore décidé l’an dernier, les loups sont morts et elle ne peut s’en satisfaire. One Voice se bat pour eux, pour leur existence, pour la préservation de leur habitat, pour la restauration de leur réputation. La pétition lancée par l’association dépasse déjà les 69 000 signatures.

Nos événements sont susceptibles d’être modifiés jusqu’au dernier moment, pour des raisons météo ou d’autorisations. Veillez à bien consulter le lien de l’événement avant de venir sur place. Nous les mettons à jour en direct.
Dpt VILLE Événement Facebook Lieu précis Horaire (et date si différente du 12/03)
74 Annecy https://www.facebook.com/events/1272574779931419 65, rue Carnot 14h30 à 16h30
60 Beauvais https://www.facebook.com/events/507313900966194 15, rue Carnot 15h30 à 17h
33 Bordeaux https://www.facebook.com/events/975192419791220 Place de la Comédie 13h30 à 16h30 le 13 mars
05 Digne-les-Bains https://www.facebook.com/events/2765612320407324 69, bd Gassendi 11h30 à 14h le 13 mars
14 Falaise https://www.facebook.com/events/491746512349258 Place Belle-Croix 8h à 11h
17 La Rochelle https://www.facebook.com/events/351115616907425 Cours des Dames 14h30 à 16h
59 Lille https://www.facebook.com/events/509830144098084 Grand’Place Attention décalé à une date ultérieure (bloquage de poids lourds)
69 Lyon https://www.facebook.com/events/168124871878046/ Place Saint Jean 14h30 à 16h30 le 13 mars
57 Metz https://www.facebook.com/events/662604558524230 64, Rue Serpenoise 14h30 à 16h
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/1135115370584520/ Place de la Comédie, au sein de la marche climat. Attention décalé au 9 avril pour cause de pluies torrentielles
44 Nantes https://www.facebook.com/events/203740421888550 Place Royale 15h30 à 17h
06 Nice https://www.facebook.com/events/693750618294996 Place Garibaldi 11h30 à 13h
75 Paris / Événement spécial https://www.facebook.com/events/203740421888550 Nation ATTENTION One Voice se joint à la marche organisée par la Voix des Loups qui rejoindra la marche climat 12h30 à 16h30
76 Rouen https://www.facebook.com/events/487818929592682 Place de la Calende 14h30 à 16h
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/950394689173859 Place du Corbeau 14h à 16h
37 Tours https://www.facebook.com/events/623194855413009 Place Jean Jaurès 14h30 à 16h
10 Troyes https://www.facebook.com/events/336367331741981 71, rue Émile Zola 15h30 à 17h le 19 mars

SOS pour les animaux d’Ukraine

SOS pour les animaux d’Ukraine

SOS pour les animaux d’Ukraine
10.03.2022
Europe
SOS pour les animaux d’Ukraine
Animaux familiers

Alors que les bombes pleuvent sur l’Ukraine, des milliers d’animaux sont esseulés dans des refuges devenus inaccessibles ou après la disparition massive de leurs familles humaines. Depuis le début du conflit, nous sommes aux côtés de nos partenaires, qui sont aux frontières et sur place, pour leur apporter le meilleur soutien possible. Aidons-les !

Photo : UAnimals

Les médias ont relayé les images bouleversantes d’Ukrainiens quittant leur terre avec leurs compagnons domestiques dans les bras. Fuir, oui. Mais pas sans eux. Pas sans leurs meilleurs amis, membres de la famille à part entière. Hélas, traverser les frontières, accompagné d’un chien ou d’un chat, rend l’exil plus difficile encore. Alors, de nombreux réfugiés ont dû se résoudre à un terrible dilemme : laisser leurs animaux derrière eux ou demeurer à leurs côtés, sous les bombes… Ceux qui ont fait le choix de partir ont eu le cœur déchiré. Les autres sont restés au péril de leur vie… et pour beaucoup, l’ont déjà perdue.

Aujourd’hui, des milliers de chiens et de chats errent dans les rues sans quiconque pour veiller sur eux. Et ceux qui se trouvaient dans des refuges avant le début de la guerre sont aussi privés d’aliments et de soins en raison des problèmes logistiques pour parvenir jusqu’à eux. Des bénévoles se dévouent corps et âme pour tenter de les secourir, jusqu’au sacrifice ultime : celui de leur propre existence.

Nous mettons tout en œuvre pour prendre part aux sauvetages. Au début du conflit, nous sommes immédiatement entrés en contact avec l’association ukrainienne UAnimals, notre partenaire, pour savoir comment leur apporter la meilleure et la plus efficace aide possible. Plus que tout, il s’agit d’être à leurs côtés pour sauver des vies. Rejoignez notre action auprès d’eux, ainsi que de nos partenaires historiques Otwarte Klatki, en Pologne, et Magyar Szőrmellenes Liga, en Hongrie, afin de prêter main forte aux refuges accessibles ! Acheminer la nourriture vers tous les chiens et chats en détresse représente un énorme défi. Merci.

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L’arrêté permettant le massacre des palombes à leur arrivée de migration est partiellement suspendu !

L’arrêté permettant le massacre des palombes à leur arrivée de migration est partiellement suspendu !

L’arrêté permettant le massacre des palombes à leur arrivée de migration est partiellement suspendu !
09.03.2022
L’arrêté permettant le massacre des palombes à leur arrivée de migration est partiellement suspendu !

La préfecture de l’Aude avait publié un arrêté permettant que les pigeons ramiers – appelés joliment palombes dans les Pyrénées-Orientales – soient considérés comme des ESOD (espèce susceptible d’occasionner des dégâts, nouvelle formulation pour « nuisibles »), et à ce titre puissent être tués par les chasseurs avant la période de chasse « conventionnelle ». De multiples arguments en main, nous avons remis en cause cet arrêté, et il vient d’être suspendu jusqu’au 31 mars inclus. Une victoire en demi-teinte mais une victoire tout de même pour ces oiseaux, que nous partageons avec le lanceur d’alerte qui nous avait interpellés.

Il semblerait que le tribunal administratif de Montpellier ait été touché pendant l’audience, par l’argument selon lequel les pousses n’apparaissent pas avant le mois d’avril. Ce point remettrait en question l’existence même de dommages aux cultures par les palombes en février-mars, phase critique (car actuelle) de l’arrêté publié. Le président a entre autres souligné un « dossier pas bien fait », notamment pour le manque de documentation éclairante à ses yeux.

La décision est formulée de telle manière que nous comprenons que ce sont les dates qui ont importé in fine aux juges des référés :

«Article 2 : L’exécution de l’arrêté du 25 février 2022 par lequel le préfet de l’Aude a, d’une part, classé comme nuisible le pigeon ramier et, d’autre part, défini les modalités selon lesquelles il pourra être procédé à sa destruction est suspendue en tant qu’elle concerne la période du 25 février au 31 mars 2022.»

Nous sommes très heureux de cette suspension, même partielle. Elle permettra que des centaines de palombes puissent voler en paix.

Pour les chats errants, inauguration du site internet dédié au programme Chatipi et point presse au chatipi de Vannes, le 3 mars à 14h

Pour les chats errants, inauguration du site internet dédié au programme Chatipi et point presse au chatipi de Vannes, le 3 mars à 14h

Pour les chats errants, inauguration du site internet dédié au programme Chatipi et point presse au chatipi de Vannes, le 3 mars à 14h
02.03.2022
Pour les chats errants, inauguration du site internet dédié au programme Chatipi et point presse au chatipi de Vannes, le 3 mars à 14h
Animaux familiers

Le Cercle des chats libres du pays de Vannes, dans le Morbihan, a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants sur la commune. L’association de défense des animaux, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats avec des municipalités et des associations locales pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un abri et des panneaux pédagogiques. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. À Vannes, un point presse aura lieu au chatipi le jeudi 3 mars à 14h, organisé par la municipalité. One Voice ouvrira le même jour au public son site internet dédié au programme Chatipi.

Crédit photo: Mairie de Vannes

Un point presse aura lieu devant le chalet des chats, le jeudi 3 mars à 14h, au 8, rue de la Salle d’Asile à Vannes.

Monsieur Thépaut, maire-adjoint en charge du climat, de la biodiversité et des finances, et madame Manchec, conseillère municipale, déléguée au cadre de vie et à l’alimentation, seront présents, ainsi que les deux associations locales impliquées dans le projet, en les personnes de la présidente du Cercle des chats libres du pays de Vannes, madame Marie-Christine Vidal (dont l’association n’était pas encore créée au démarrage du projet), et la présidente de la SPA de Vannes, madame Marie-France Le Gallou, signataire de la convention. Monsieur Sylvain Gillet, vétérinaire de la fourrière de Vannes, en charge des stérilisations, est également invité. Enfin, c’est madame Cécile Gillet, responsable du bureau de Vannes, qui représentera One Voice.

Ce même jour sera l’occasion pour One Voice d’inaugurer son site internet dédié au programme Chatipi pour lutter contre l’errance féline, actuellement développé dans une trentaine de communes, dont voici l’adresse : www.chatipi.fr

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique permettant de créer dans les communes des espaces pour les chats errants, de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPADs, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles. Le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats pour avancer vers une résolution durable de cette problématique.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants et autonomes, alors qu’ils sont vulnérables en cas d’abandon (bien plus fréquent et bien moins visible que celui des chiens).

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. Il existe environ onze millions de chats errants en France. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car les familles humaines concernées ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui ont également un impact sur la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Vannes

Il y aura quinze pensionnaires au chatipi. Les chats n’y ont pas encore été installés car le montage du chalet vient d’être terminé. One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet, les panneaux d’information et les croquettes au démarrage de l’opération. Elle assurera également les frais vétérinaires initiaux de quinze chats (stérilisation, identification, tests). La mairie a réalisé la dalle en béton, le montage et l’aménagement du chalet. Le Cercle des chats libres du pays de Vannes et la SPA de Vannes réaliseront les trappages pour la stérilisation. C’est aussi elles qui s’occuperont de l’entretien du chalet, du nourrissage, du suivi sanitaire des chats et des frais vétérinaires au long cours. Les chats seront identifiés au nom de la mairie.

Contre la chasse en enclos, chasseurs et défenseurs des animaux dépassent leurs différences

Contre la chasse en enclos, chasseurs et défenseurs des animaux dépassent leurs différences

Contre la chasse en enclos, chasseurs et défenseurs des animaux dépassent leurs différences
28.02.2022
Contre la chasse en enclos, chasseurs et défenseurs des animaux dépassent leurs différences
Animaux sauvages

Les présidents de One Voice et des Amis des chemins de Sologne s’allient contre la chasse en enclos et l’engrillagement de la nature. La rencontre entre Muriel Arnal, présidente de One Voice, et Raymond Louis, président des Amis des chemins de Sologne, aura lieu le mardi 8 mars 2022.

Les deux présidents des associations mettent leurs différences de côté pour mieux s’unir autour de ce qui les rassemble, la nature et la biodiversité en France et en Sologne en particulier, où la chasse en enclos est un fléau.

Là où les Amis des chemins de Sologne, chasseurs par ailleurs, combattent l’engrillagement de ce territoire depuis des années, puisqu’il empêche les animaux sauvages de circuler, One Voice combat toutes les chasses et a mené une enquête en infiltration dans des chasses en parcs fermés pour en dénoncer l’extrême cruauté.

Les deux associations ont été reçues par les parlementaires pour consultation, notamment dans le cadre de la proposition de loi contre l’engrillagement de la nature. Elles espèrent que les chasses dans des propriétés fermées ne laissant aucune chance de survie aux animaux piégés à l’intérieur et empêchant la bonne circulation des animaux libres appartiennent bientôt au passé. Une interdiction en Sologne serait un signal fort.

Elles en appellent au minimum la responsabilité des parlementaires pour voter cette interdiction, ou, à défaut, interdire l’engrillagement des propriétés, lequel empêche les animaux de circuler pour y entrer comme pour en sortir.

Il a été convenu que Raymond Louis recevrait au siège de l’association les Amis des chemins de Sologne, Muriel Arnal, fondatrice de One Voice, et qu’après une courte conférence de presse ils se rendraient sur le terrain, au plus près des propriétés grillagées.

Oseriez-vous torturer et tuer un poisson pour la science ?

Oseriez-vous torturer et tuer un poisson pour la science ?

Oseriez-vous torturer et tuer un poisson pour la science ?
25.02.2022
Oseriez-vous torturer et tuer un poisson pour la science ?
Expérimentation animale

Dans son nouveau livre, Laurent Bègue-Shankland explore nos relations avec les autres animaux et la manière dont notre empathie est parfois mise de côté. Grâce à un poisson-robot et à une expérience inspirée des travaux de Milgram sur la soumission à l’autorité, il montre que cette dernière n’est pas aussi passive que ne l’imaginait ce dernier : de nombreuses personnes ont réellement choisi de mettre de côté leur empathie envers le poisson, allant jusqu’à lui infliger des souffrances et la mort au profit d’un objectif scientifique qu’elles trouvaient légitime.

Laurent Bègue-Shankland, professeur de psychologie sociale à l’Université de Grenoble-Alpes, vient de publier un livre sur nos relations avec les autres animaux (Face aux animaux, Odile Jacob, 2022). La première partie du livre parle de la manière dont nous nous considérons en dehors et au-dessus du règne animal, ce qui nous donne l’impression que nos envies et notre confort doivent passer bien avant les besoins les plus élémentaires des autres animaux – quitte à cautionner des actes de cruauté envers eux. La seconde partie du livre raconte une expérience réalisée pour étudier la manière dont l’adhésion à la science et la perspective de bénéfices pour des personnes humaines peuvent motiver la plupart des gens à mettre de côté leur empathie pour infliger des souffrances à un animal.

L’obéissance à l’autorité

L’expérience en question est inspirée des travaux bien connus de Stanley Milgram, qui a demandé à de nombreuses personnes, dans les années 1960, d’infliger des chocs électriques de plus en plus forts à d’autres personnes lorsqu’elles se trompaient dans une tâche d’apprentissage. Les chocs électriques étaient factices et les victimes, qui faisaient semblant d’avoir mal, des complices du chercheur. Ne se doutant apparemment pas du subterfuge, et malgré les cris et les supplications de leur victime, la majorité des sujets sont allés jusqu’à infliger un choc de 450 volts sous le regard du chercheur en blouse blanche.

Certaines personnes ont supposé que les sujets savaient en fait que les chocs électriques étaient factices, et que les résultats de l’expérience étaient donc biaisés. Pour évaluer cette possibilité, deux chercheurs ont mis au point une version particulièrement cruelle de cette expérience, que l’on connaît moins bien, en demandant à des étudiants et à des étudiantes d’administrer des chocs électriques réels à un chiot. Les trois quarts des sujets sont allés jusqu’à infliger le choc maximal de 450 volts aux pauvres chiots malgré leurs supplications bien réelles.

Pour Milgram, ces expériences prouvaient la soumission totale des sujets à l’autorité, ceux-ci n’étant même plus responsables de leurs actes puisqu’ils se trouvaient dans un « état agentique ». Pourtant, après l’expérience et avant de connaître le subterfuge, la plupart des sujets se sont dits satisfaits d’avoir pu apporter leur aide à la recherche scientifique. En fait, ils n’étaient apparemment pas dans un état d’obéissance aveugle, et leur cruauté apparente était peut-être due au fait qu’ils avaient mis de côté leurs propres réticences à infliger des souffrances à une autre personne, dans la mesure où ils jugeaient crédible et légitime le but scientifique annoncé et le chercheur qui l’incarnait.

Torturer un poisson pour la science

C’est pour tester cette hypothèse que Laurent Bègue-Shankland a monté sa propre expérience, mettant en scène un (faux) poisson et l’administration progressive d’un produit toxique dans son aquarium par 750 personnes de profils variés, recrutées parmi le grand public. Les sujets croyaient qu’il s’agissait de tester la dose acceptable d’un produit qui aiderait les personnes souffrant de troubles de la mémoire. Par contraste, le logiciel qui servait à réaliser l’expérience était fait pour que les sujets ressentent un maximum d’empathie envers le poisson, qu’ils voyaient dans son aquarium à quelques mètres d’eux et dont les battements de cœur étaient reproduits sur l’écran et par des bips aigus.

Auriez-vous administré ce produit au poisson en pensant que cela pourrait le tuer ? Si vous deviez répondre, vous diriez probablement que non – ou que vous n’auriez pas utilisé, en tout cas, la dose maximale. Pourtant, alors que seulement 12 % des gens interrogés supposaient qu’ils iraient jusqu’à la dose maximale, 53 % des sujets qui ont vraiment été mis dans la situation sont allés jusqu’au bout, administrant une dose pour laquelle le logiciel indiquait que le poisson avait 100 % de chances de mourir. Cette proportion était variable selon le niveau de « dominance sociale » des sujets et leur degré de spécisme (mesuré sur une échelle en six points élaborée par l’Université d’Oxford), mais aussi selon leur attitude vis-à-vis de la science : les sujets du groupe pro-science sont généralement allés plus loin que ceux du groupe critique vis-à-vis de la science.

Un entretien filmé était réalisé à la sortie de l’expérience avec chaque sujet. La MSH Grenoble/Alpes diffuse sur sa chaîne YouTube des extraits de ces entretiens, qui montrent que la plupart des gens, même parmi ceux qui sont allés jusqu’au bout, jusqu’à « tuer » ce poisson-robot, s’étaient sentis coupables de ce qu’ils faisaient, et s’étaient justifiés en se disant que le but de l’expérience était important, ou que le poisson ne ressentait pas la douleur comme d’autres animaux plus proches de nous (ce qui est faux).

Plutôt que d’une obéissance aveugle, il s’agissait donc bien d’une mise à distance volontaire de leur propre empathie pour répondre à ce qu’ils imaginaient être des buts scientifiques louables, quitte à infliger d’énormes souffrances à ce poisson

Expérimentation animale et empathie

C’est peut-être ce même processus qui est à l’œuvre chez les personnes qui apprennent à pratiquer l’expérimentation animale et qui en font leur métier : plutôt que des sadiques en blouse blanche, ces personnes sont certainement convaincues que ce qu’elles font est utile et bon, et que cela justifie d’oublier leur propre empathie pour les animaux. De nos jours, les animaux sont d’ailleurs tellement standardisés qu’il serait bien difficile dans la plupart des cas de les reconnaître en tant qu’individus.

L’expérimentation animale est-elle « nécessaire » pour la santé humaine ? Dans certains cas, il est clair que non – entre les tests d’ingrédients cosmétiques qui se poursuivent malgré la réglementation européenne et les entreprises pharmaceutiques auxquelles il est difficile de faire confiance vu le nombre de fois où elles ont été condamnées par le passé, on voit difficilement comment les chantres de l’expérimentation animale parviennent encore à la défendre.

La science n’est pas le problème – l’auto-critique fait partie de son ADN et aura un jour raison des problèmes qui gangrènent le système depuis longtemps. Le vrai problème est ailleurs, chez ces personnes qui tentent de convaincre le public que sans l’expérimentation animale, la recherche s’arrêterait – chez ces personnes qui, en plus de ne pas vouloir reconnaître les mérites de certaines méthodes non animales déjà disponibles, n’arrivent pas à imaginer les voies que pourrait emprunter la science si l’argent était redistribué d’une manière qui ne nous oblige pas à cautionner des actes de cruauté aux dépens de nos propres valeurs morales.

Expérimentation animale dans le Finistère : la justice demande une fois de plus la transparence de l’administration

Expérimentation animale dans le Finistère : la justice demande une fois de plus la transparence de l’administration

Expérimentation animale dans le Finistère : la justice demande une fois de plus la transparence de l’administration
23.02.2022
Finistère
Expérimentation animale dans le Finistère : la justice demande une fois de plus la transparence de l’administration
Expérimentation animale

Ce lundi 22 février 2022, le tribunal administratif de Rennes a enjoint au préfet du Finistère de communiquer les derniers rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale de son département sous deux mois à Nicolas Marty (depuis devenu chargé de campagne chez One Voice), qui a adressé la même demande à toutes les préfectures en mai 2020. Cette fois-ci, ce sont notamment l’Université de Bretagne-Occidentale et l’unité de Pisciculture Expérimentale de l’INRA à Sizun qui seront concernées par les rapports demandés.

Déjà quinze jugements qui demandent la transparence

Après que la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a donné un avis favorable à cette communication en octobre 2020, et après qu’une quinzaine de jugements allant dans ce sens ont été rendus par dix tribunaux concernant d’autres départements depuis l’automne 2021, on peut difficilement s’étonner de ce résultat. Pourtant, de nombreuses préfectures, guidées par le ministère de l’Agriculture, continuent de résister face à ces demandes de communication, invoquant notamment des « risques de sécurité » à communiquer ces documents.

Sur ce point, le jugement du tribunal de Rennes est très clair :

«La seule communication de ces documents n’[est] pas, par elle-même, de nature à favoriser des intrusions, des dégradations ou tout autre acte de malveillance à l’encontre des établissements concernés »

De même, le préjudice moral, le secret de la vie privée et le secret des affaires ne peuvent pas être invoqués pour justifier quoi que ce soit d’autre que l’occultation du nom des personnes qui travaillent dans les établissements inspectés, et des inspecteurs et inspectrices qui ont contrôlé ces établissements.

Le ministère et les labos prétendent déjà être « transparents »

L’an dernier, le lobby de l’expérimentation animale a publié une « charte de transparence » qui continue d’être signée par de plus en plus d’établissements. Le ministère de l’Agriculture (dont on se demande encore pourquoi il est chargé de s’assurer du bien-être des animaux dans les laboratoires) affiche de plus en plus de textes sur la page qu’il dédie à l’expérimentation animale – on peut notamment y remarquer, cet automne, la publication du vade-mecum des inspections des laboratoires, et très récemment, quelques lignes de texte concernant les résultats des inspections menées en 2019 et 2020.

De la poudre aux yeux

Poudre aux yeux s’il en est, puisqu’en parallèle de ces quelques ajouts très superficiels, il ne ménage pas son temps ni son énergie pour tenter d’empêcher le public d’avoir accès aux informations de première main sur ces inspections et sur les suites qui y sont données : rassurez-vous, le ministère veille — mais ne posez pas trop de questions.

On peut espérer qu’avec l’accumulation des jugements qui demandent la transparence, la culture de l’opacité administrative et l’omerta qui entoure l’expérimentation animale disparaissent, afin que le public puisse se faire une idée concrète de ce qui se passe à l’intérieur des laboratoires, dans le Finistère comme ailleurs. One Voice continuera de se battre pour cela.

 

Photo : Adobestock

À la mort de Micha, s’ajoutent désormais les décès de Mina et d’au moins deux psittacidés

À la mort de Micha, s’ajoutent désormais les décès de Mina et d’au moins deux psittacidés

À la mort de Micha, s’ajoutent désormais les décès de Mina et d’au moins deux psittacidés
22.02.2022
Loir-et-Cher
À la mort de Micha, s’ajoutent désormais les décès de Mina et d’au moins deux psittacidés
Exploitation pour le spectacle

Les images des conditions de détention, des plaintes, un procès pénal, une condamnation bien légère… Depuis le jugement, nous avons tout mis en œuvre pour obtenir le rapport d’inspection de la DDPP (préfecture) du Loir-et-Cher, et nous nous sommes portés devant le tribunal administratif pour obtenir le retrait des animaux… Nous apprenons après une longue et âpre procédure que Mina est morte, ainsi que deux oiseaux. Les services de la préfecture se sont bien gardés de nous en aviser, et laissent encore les animaux aux Poliakov ! Nous déposons une requête en référé au tribunal administratif d’Orléans et une plainte contre les dresseurs, notamment pour actes de cruauté et mauvais traitements par un professionnel auprès du tribunal de grande instance de Blois. Nous demandons le retrait immédiat des animaux et l’accès au rapport d’autopsie de Mina.

Il aura fallu continuer le combat. Par deux fois, nous avons demandé à la préfecture du Loir-et-Cher l’accès au dernier rapport d’inspection réalisé au sein de l’établissement géré par le couple Bruneau-Poliakov afin de connaître notamment l’état de santé et les conditions de détention des animaux que la justice avait cru bon de leur laisser. En effet, dans le cadre d’une saisie administrative, il est possible de « saisir » les animaux tout en les laissant sur place, aux bons soins de leurs tortionnaires !

Une procédure harassante face à l’administration

Nos demandes d’accès à ce rapport sont restées lettre morte. Nous avons alors, quasiment comme toujours, dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour obliger l’administration à s’exécuter. Et sans surprise, celle-ci s’est déclarée favorable à notre demande. Avec cet avis, nous avons dû réécrire aux services de la préfecture qui a enfin daigné nous transmettre ce mois-ci le rapport datant du 2 juin 2021… Nous apprenons donc que plusieurs des animaux qu’ils détenaient sont morts. Et le rapport, fortement caviardé par ailleurs (même les noms des dresseurs sont « occultés », une absurdité), conclut à des non-conformités importantes.

Mina et les oiseaux, prisonniers à vie

Après Micha, Mina est morte, ainsi que deux des oiseaux rares… Tous ont vécu dans des espaces minuscules et obscurs, en toute illégalité, au su et au vu des autorités qui ont fermé les yeux pendant plus d’une décennie. Les rédacteurs du rapport, agents de la DDPP, cyniques et détachés à souhait, concluent « A la date d’édition du rapport, Mina est décédée, levant la non-conformité ».

Les dresseurs Bruneau-Poliakov n’auront ainsi jamais eu besoin de posséder de certificat de capacité pour la guenon magot, alors qu’ils l’exploitaient lors d’événements fort lucratifs. Elle a passé onze années dans une cage sans lumière de 50 cm3 qui n’était que rarement nettoyée. Ces faits étaient connus des autorités. Qu’ont-elles fait pour l’en sortir ?! Coché des cases, encore et encore, et fixé des délais jamais respectés… Il aura fallu que nous tournions des images dans ces lieux innommables, que la nourriture avariée soit filmée pour que son enclos soit agrandi et enrichi d’une malheureuse balançoire.

La quantité de non-conformités majeures du rapport est stupéfiante

Il y a, selon les critères mêmes de la DDPP, toujours un problème au niveau du personnel, un problème de concordance au niveau des certificats de capacité et des espèces détenues, un souci au niveau du règlement, des dysfonctionnements concernant le suivi vétérinaire. Mais de qui se moque-t-on dans ce pays ? Quand les préfectures feront-elles enfin respecter les règles afférentes au respect et au bien-être des animaux sauvages captifs ?!

Dans un article précédent, nous nous demandions s’il y avait en France une réelle protection des animaux sauvages. La réponse est claire et limpide : elle est inexistante.

Nous déposons donc plainte pour actes de cruauté notamment, pour avoir accès aux informations sur les conditions de la mort de Mina et surtout pour obtenir la saisie immédiate des autres animaux, en plus de notre requête en référé.