Plus de 300 000 animaux utilisés illégalement par les laboratoires français entre 2015 et 2020

Plus de 300 000 animaux utilisés illégalement par les laboratoires français entre 2015 et 2020

Plus de 300 000 animaux utilisés illégalement par les laboratoires français entre 2015 et 2020
27.07.2022
France
Plus de 300 000 animaux utilisés illégalement par les laboratoires français entre 2015 et 2020
Expérimentation animale

Le nouveau rapport de l’Union européenne sur les chiffres de l’expérimentation animale en 2019 vient de sortir. Comme le rapport précédent, il dénonce l’utilisation d’expériences pour lesquelles des alternatives existent depuis plus de dix ans. Et comme à son habitude, la France a un rôle prépondérant dans ces utilisations illégales. One Voice a obtenu un document du Ministère de la Recherche, grâce auquel on décompte plus de 300 000 utilisations illégales sur les données de 2015 à 2020 !

Le nouveau rapport de l’Union européenne sur les chiffres de l’expérimentation animale en 2019 vient de sortir. Comme le rapport précédent, il dénonce l’utilisation d’expériences pour lesquelles des alternatives existent depuis plus de dix ans. Et comme à son habitude, la France a un rôle prépondérant dans ces utilisations illégales. One Voice a obtenu un document du Ministère de la Recherche, grâce auquel on décompte plus de 300 000 utilisations illégales sur les données de 2015 à 2020 ! Nous venons d’écrire au ministère de la Recherche pour lui demander des explications.

En tout, plus de 250 000 animaux ont donc été utilisés illégalement en France entre 2015 et 2019, alors que les lobbies et les ministères ne laissaient pas de nous vanter la réglementation et l’obligation stricte d’utiliser les alternatives existantes. En ajoutant les données sur l’année 2020, disponibles dans un fichier obtenu par One Voice sur demande au ministère chargé de la Recherche, on atteint plus de 300 000 utilisations illégales.

Entre 2015 et 2019 au sein de l’Union européenne, la France est responsable :

  • de presque 40 % des tests pyrogènes (mesure de l’induction de fièvre par une substance injectée à des lapins), alors que des méthodes alternatives sont inscrites dans la Pharmacopée européenne depuis 2009 ;
  • de plus du tiers des tests de corrosion et d’irritation de la peau et des yeux de rongeurs, de lapins et de cochons, alors que des méthodes alternatives ont été homologuées par l’Agence européenne chargée de leur validation (ECVAM) dans les années 2000 ;
  • de 95 % des utilisations de rongeurs pour produire des anticorps monoclonaux par la méthode douloureuse de l’ascite, alors que dès 1998, l’ECVAM affirmait que « la production d’anticorps monoclonaux par la méthode de l’ascite n’est plus scientifiquement nécessaire, sauf dans certains cas exceptionnels ».

La directive européenne sur l’utilisation des animaux à des fins scientifiques prévoit pourtant que dès qu’une alternative sans animaux vivants existe, elle doit être utilisée. Les laboratoires d’expérimentation animale seraient-ils donc dispensés de respecter la loi ? Même si l’on met de côté l’aspect illégal de ces utilisations, on explique difficilement comment la France a doublé son utilisation de lapins pour les tests pyrogènes alors que leur utilisation globale dans l’UE diminuait d’un tiers. Ou comment l’idée que les anticorps monoclonaux sont demandés « en très grande quantité » par l’industrie pourrait justifier qu’une méthode cruelle soit utilisée à la place des alternatives disponibles.

Face à l’inaction des autorités censées faire appliquer la réglementation, on comprend facilement la défiance du public.

Dans un courrier adressé au ministère de la Recherche, nous demandons des explications sur les raisons de ces utilisations illégales, sur les sanctions prévues pour les établissements responsables et sur les mesures mises en place pour s’assurer de n’accepter désormais aucun projet d’utilisation d’animaux lorsque des alternatives existent.

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En Ariège, on tire sur les ours pour les faire fuir…

En Ariège, on tire sur les ours pour les faire fuir…

En Ariège, on tire sur les ours pour les faire fuir…
26.07.2022
En Ariège, on tire sur les ours pour les faire fuir…
Animaux sauvages

Pour combattre l’effarouchement des ours des Pyrénées, nous serons présents à l’audience de référé au tribunal administratif de Toulouse le 27 juillet prochain. One Voice demande l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Ariège. L’audience concernant notre recours au Conseil d’État sur ce même sujet n’est, elle, pas encore fixée.

Edit au 4 août 2022:

Victoire pour les ours ! L’arrêté du 22 juin 2022 autorisant l’effarouchement simple et par tirs non létaux sur l’estive du groupement pastoral d’Ustou Col d’Escots durant la saison d’estive 2022 de la préfète de l’Ariège est SUSPENDU.

Edit au 29 juillet 2022:

La décision du juge des référés sur cette requête sera rendue le 3 août 2022.
Les six autres requêtes concernant les autres zones du département dans lesquelles les effarouchements d’ours sont autorisées (par six autres arrêtés préfectoraux) seront traitées lors d’une seule audience prévue le 8 août, à nouveau au tribunal administratif de Toulouse.

Après avoir réintroduit des ours là où les éleveurs avaient fait en sorte qu’ils disparaissent, l’exécutif autorise les préfets à organiser des tirs d’effarouchement, essentiellement pour leur faire peur, mais pouvant aussi les blesser. Nous attaquons les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture au Conseil d’État, et la préfecture de l’Ariège au tribunal administratif de Toulouse. Il est invraisemblable d’avoir fait quasiment disparaître les ours de ce territoire, pour ensuite en faire venir de l’étranger et leur rendre la vie impossible à leur tour !

Différents niveaux d’arrêtés et de recours imbriqués

Depuis 2019, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture autorisent par arrêtés la mise en place de mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées. Ces mesures ont dans un premier temps été autorisées à titre expérimental de 2019 à 2021, avant d’être pérennisées par un récent arrêté ministériel pris le 20 juin 2022. Sur la base de cet arrêté, les préfets peuvent désormais délivrer chaque année des autorisations d’effarouchement des ours sur l’ensemble des estives pyrénéennes.

Deux types d’effarouchement des ours qui réduisent peu à peu leur territoire naturel

Les mesures d’effarouchement sont de deux types : l’effarouchement simple qui consiste en l’utilisation de moyens d’effarouchement olfactifs, sonores et lumineux et l’effarouchement renforcé, qui consiste en des tirs non létaux à l’aide d’un fusil chargé de cartouches sonores ou de munitions en caoutchouc.

Ces mesures présentent des risques importants pour les ours : blessures provoquées par les projectiles en caoutchouc, blessures auditives causées par des dispositifs sonores, séparation des mères et des oursons lors de la mise en fuite, fausses couches liées au stress, risque de dérives en raison d’un encadrement insuffisant des bergers et des chasseurs lors des opérations. Bref, un mélange explosif.

La mise en œuvre de ces tirs conduit entre autres à repousser systématiquement les ours des zones de leur habitat naturel, qui se réduit peu à peu comme peau de chagrin. Les animaux sont donc dissuadés de fréquenter sur le long terme des pans essentiels de leur aire de répartition naturelle !

Des animaux protégés pour de bonnes raisons !

Or, les ours bruns sont des animaux protégés au titre du droit européen et du droit français. Le dernier décompte fait état d’environ 70 individus en 2021 alors que le seuil minimal de viabilité de l’espèce est estimé à 110 individus. Les effaroucher « pour protéger les troupeaux » (qui sont dans tous les cas destinés à l’abattoir…) est une absurdité de plus, puisqu’ils sont si peu nombreux…

Une justice administrative qui a déjà cassé des décisions du gouvernement. Et pourtant…

Le Conseil d’État a déjà annulé les arrêtés pris en 2019 et 2020 de mise en œuvre des mesures d’effarouchement qui présentaient un risque pour l’amélioration de l’état de l’espèce ursine dans le massif des Pyrénées… Pourtant, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture n’ont pas tiré les conséquences de ces annulations et ont pérennisé le dispositif permettant aux préfets d’autoriser l’exécution des mesures d’effarouchement par arrêté du 20 juin 2022. One Voice attaque donc cet arrêté au Conseil d’État afin d’en obtenir à nouveau l’annulation. L’audience n’en est pas encore fixée.

En se basant sur cet arrêté ministériel, le préfet de l’Ariège a autorisé des groupements pastoraux à recourir à des mesures d’effarouchement (au moins sept à ce jour), qui peuvent donc actuellement être mises en œuvre sur les estives pyrénéennes. Nous avons saisi le Tribunal administratif de Toulouse afin d’obtenir la suspension en urgence de ces autorisations.

Nous considérons que ces autorisations sont illégales car les mesures d’effarouchement menacent gravement l’amélioration de l’état de la population ursine, et que, comme pour les loups, des solutions alternatives plus efficaces existent pour protéger les troupeaux (par la combinaison de la présence de bergers, de chiens de protection et des parcs nocturnes électrifiés par exemple). D’ailleurs, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est du même avis, et l’a fait savoir lors de la séance du 15 mars 2022. Pour lui, l’efficacité de l’effarouchement n’est pas prouvée dans le temps et il « est possible d’assurer la cohabitation de l’ours et du pastoralisme moyennant une bonne protection des troupeaux ».

En attendant l’audience au Conseil d’État, nous serons donc présents au tribunal administratif de Toulouse le 27 juillet prochain face au préfet de l’Ariège, pour défendre les ours de nos massifs montagneux.

Protection des animaux en Chine : sensibiliser dès le plus jeune âge

Protection des animaux en Chine : sensibiliser dès le plus jeune âge

Protection des animaux en Chine : sensibiliser dès le plus jeune âge
25.07.2022
Chine
Protection des animaux en Chine : sensibiliser dès le plus jeune âge
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Aux côtés de notre partenaire ACTAsia, nous soutenons ses programmes pour sensibiliser la population chinoise au respect des animaux.

On le sait, la Chine est loin d’être un modèle en matière de protection animale. Mais en creusant bien, force est de constater que la relation pervertie des humains avec les êtres plus fragiles tient à un défaut de sensibilisation, notamment dans les régions les plus pauvres. C’est pourquoi nous œuvrons auprès de notre partenaire ACTAsia pour remédier à la situation en soutenant des programmes d’éducation à la bienveillance. Et une fois les graines semées, le miracle opère…

Éveiller la compassion, stimuler la gentillesse et ce qu’il y a de meilleur en l’humain, voilà l’objectif que nous nous sommes fixé en soutenant le programme éducatif Caring for Life de notre partenaire ACTAsia. Cette ONG mène en Chine un formidable travail de sensibilisation au respect de la vie sous toutes ses formes. Elle a beaucoup œuvré pour alerter l’opinion sur l’état des zoos du pays et le commerce de viande de chien. Elle se mobilise chaque année contre le festival de Yulin et agit aussi auprès des vétérinaires asiatiques afin qu’ils se rendent compte que les animaux ressentent peur et douleur.

La fourrure a toujours le vent en poupe

Car en Chine, rares sont encore les personnes ayant pris conscience de cette évidence. Même les dangers représentés par les zoonoses ne sont toujours pas pris en compte. Alors que la pandémie de Covid-19 a conduit de nombreux pays – dont la France – à interdire l’élevage d’animaux à fourrure sur leur sol, l’industrie chinoise n’en tire aucune conclusion. Au contraire ! Elle voit, avec la disparition de ses concurrents, l’occasion d’acquérir une plus grande part de marché dans le commerce mondial et de promouvoir de plus belle l’exploitation des visons, des renards bleus, des renards argentés et des chiens viverrins dans les pires souffrances… Tout en se moquant bien des enjeux de santé publique d’une industrie extrêmement toxique et polluante.

L’empathie, cela s’apprend

Avec ACTAsia, nous sommes convaincus que développer l’empathie passe par l’éducation, idéalement dès le plus jeune âge. En témoignent le mieux celles et ceux qui ont bénéficié du projet Caring For Life (CFL). Ce programme unique de six ans au cours des années d’école primaire aborde à la fois le bien-être social, la citoyenneté, le bien-être animal, les questions environnementales et reconnaît l’interdépendance de tous les êtres. Madame Fang, institutrice, l’a découvert en 2013 et a pu en mesurer les bienfaits tant sur son fils que sur elle-même : « CFL m’a appris à pratiquer la compassion dans tous les aspects de ma vie et je crois fermement que c’est une base sur laquelle nous devrions tous vivre notre vie. »Depuis, très investie, elle l’enseigne en incluant les cours CFL aux apprentissages scolaires. Et l’impact positif des leçons, distribuées à l’école et lors de camps d’été, est remarquable. Madame Fang ne cesse de constater des changements dans le comportement quotidien de ses élèves. Elle voit grandir chez eux la gentillesse et les conduites civilisées et responsables. Afin de mesurer le succès du programme, elle a commandé une étude de deux ans comparant deux classes – l’une qui a suivi l’éducation CFL et l’autre non. L’attitude prosociale et compatissante était très évidente chez les étudiants qui avaient reçu l’éducation CFL. Beaucoup plus calmes et ne manifestant pas de signes d’agressivité, ils montraient un plus grand respect des autres. À la suite de cette étude, davantage de classes adoptent maintenant l’enseignement CFL. Une nouvelle génération d’enfants compatissants et empathiques est en train d’émerger, prête à mettre en œuvre ces « compétences non techniques » dans tous les aspects de leur existence et dans la société au sens large à l’avenir. Et nous sommes là pour les y encourager !

Pour une réforme urgente des comités d’éthique en expérimentation animale

Pour une réforme urgente des comités d’éthique en expérimentation animale

Pour une réforme urgente des comités d’éthique en expérimentation animale
20.07.2022
Europe
Pour une réforme urgente des comités d’éthique en expérimentation animale
Expérimentation animale

Alors qu’on nous répète depuis des années que le passage par les comités d’éthique est une garantie de respect de la réglementation, le Comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale (CNREEA) a récemment jugé que ces comités n’ont pas assez de moyens pour fonctionner correctement. Ses recommandations, qui restent intéressantes, ne vont pas assez loin. One Voice a écrit au président du CNREEA pour demander une réforme plus ambitieuse.

Le 8 avril dernier, le CNREEA a rendu un avis concernant les conditions d’agrément des comités d’éthique en expérimentation animale (CEEA). Une très bonne chose, quand on sait que les 130 CEEA français n’ont jamais été agréés depuis 2013 et que leur fonctionnement ne permet pas de respecter les impératifs d’impartialité et de transparence prévus par la réglementation. On s’étonnerait presque que le ministère de la Recherche les utilise encore aujourd’hui comme alibi pour justifier l’autorisation de projets impliquant des chocs électriques et de la nage forcée.

Malheureusement, l’avis du CNREEA reste frileux sur des points aussi importants que la composition des comités, l’augmentation de la participation des personnes non impliquées dans l’expérimentation animale et l’indépendance des comités vis-à-vis des établissements dont ils évaluent les projets. One Voice a donc adressé une lettre ouverte à Pierre Mormède, président du CNREEA pour appeler à une réforme plus ambitieuse des comités d’éthique.

L’avis sur les CEEA

Les recommandations du CNREEA sur les comités d’éthique concernent majoritairement les moyens financiers et logistiques : formation des membres et « lettre de mission » leur permettant de réaliser ces évaluations sur leur temps de travail, augmentation du nombre de membres et participation régulière aux évaluations, mais aussi moyens matériels et logistiques nécessaires au fonctionnement de base.

Jusque-là, les propositions nous semblent tout à fait sensées et bienvenues, et il semble à propos d’en remercier le CNREEA. La limite majeure de ses recommandations tient plutôt à ce qui n’y est pas abordé, à savoir la composition des comités et le fonctionnement des évaluations elles-mêmes.

Les limites des CEEA

Les comités d’éthique en expérimentation animale (CEEA) apparaissent clairement déficients quand on les compare avec leur équivalent pour les recherches impliquant des personnes humaines : les Comités de protection des personnes (CPP).

Les CEEA ont une composition minimum de cinq personnes, dont quatre sont impliquées directement dans l’expérimentation animale, tandis que la cinquième n’a pas à justifier de la moindre compétence. Les CPP sont composés de vingt-huit personnes, dont la moitié représente des associations de patients et des spécialités telles que la sociologie et le droit, mais aussi l’éthique – une spécialité tout à fait absente des comités « d’éthique » en expérimentation animale.

De plus, un dossier devant passer par un CPP est soumis de manière aléatoire à l’un des 38 CPP de France, ce qui garantit une certaine impartialité dans les jugements effectués. Au contraire, un dossier devant passer par un CEEA est soumis au comité rattaché à l’établissement qui présente le projet – ce qui fait qu’il y a actuellement environ 130 CEEA en France, un nombre dix fois supérieur à la moyenne européenne, ce qui est loin de garantir l’indépendance et l’harmonisation du fonctionnement des comités.

L’urgence de la réforme

Si l’avis du CNREEA est appliqué en l’état, les comités d’éthique en expérimentation animale entameront un changement de fonctionnement impliquant des investissements non négligeables. On pourrait alors difficilement aller vers des réformes plus ambitieuses avant plusieurs années.

D’où notre demande d’envisager dès aujourd’hui une réforme inspirée par le modèle des CPP. Une demande qui n’est pas isolée, puisqu’elle fait également partie du programme du Parti Animaliste et des propositions de la campagne Engagement Animaux 2022, à laquelle nous avons participé.

Cela impliquerait un changement plus important, mais permettrait au moins d’atteindre l’objectif fixé par la réglementation européenne et par la Charte sur l’éthique de l’expérimentation animale : l’impartialité et l’indépendance des comités d’éthique, pour aller vers un meilleur contrôle de l’expérimentation animale en attendant son abolition.

Pour en savoir plus : un peu d’histoire

Alors que le CNREEA n’a laissé aucune trace au cours de ses dix premières années d’existence (2005-2014) en dehors d’une charte nationale sur « l’éthique » de l’expérimentation animale, l’arrivée de la directive européenne en 2013 semble avoir motivé quelques travaux (recensés sur le site du ministère de la Recherche). En particulier, l’activité semble plus soutenue depuis 2019 avec la nomination des nouveaux membres, présidés par Pierre Mormède : le bilan d’activité 2020 mentionne quatre réunions dans l’année (au lieu de deux les années précédentes), plusieurs avis rendus en 2021 et d’autres avis en cours d’élaboration. La prochaine nomination aura lieu en 2024 – nous nous battrons pour que One Voice ait sa place dans ce futur comité.

Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale

Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale

Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale
19.07.2022
Union Européenne
Plus qu’un mois pour demander une Europe sans expérimentation animale
Expérimentation animale

L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Save Cruelty Free Cosmetics n’est pas une simple pétition : atteindre un million de signatures astreindra la Commission européenne à étudier la proposition et à y apporter une réponse. Vous avez jusqu’au 31 août pour signer et faire signer vos proches ! Sans vous, sans eux, nous n’y parviendrons pas.

L’année dernière, One Voice et de nombreuses associations, coalitions et marques engagées se sont associées pour lancer une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) contre l’expérimentation animale, notamment en ce qui concerne les cosmétiques. La date butoir du 31 août 2022 approche, et nous vous appelons à nouveau à signer et à diffuser (voir en fin d’article) le plus largement possible cette initiative.

Un acte politique engagé

Une pétition n’engage généralement pas ses destinataires. Mais une ICE est beaucoup plus qu’une pétition car si celle-ci recueille plus d’un million de signatures, la Commission européenne est obligée d’en étudier les demandes et d’y répondre.

Signer l’ICE est donc réellement un acte politique engagé.

Les demandes de l’ICE SaveCrueltyFreeCosmetics

Vous avez trois raisons de signer cette ICE :

  1. Garantir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques

En effet, d’après une analyse publiée en 2021, plus de 60 ingrédients exclusivement cosmétiques ont fait l’objet de tests sur des animaux dans l’Union européenne malgré les interdictions de ces tests depuis 2009 et 2013. Et c’est compter sans les milliers d’ingrédients à usages multiples. Nous vous avions fait part de nos inquiétudes sur ce retour en arrière dramatique

  1. Réformer la réglementation de l’UE relative aux produits chimiques.

Cette réglementation oblige régulièrement les entreprises à pratiquer des tests sur les animaux concernant notamment les plastiques et autres produits du pétrole, mais aussi les métaux, les colorants, les huiles essentielles, et ainsi de suite.

  1. Établir une feuille de route pour sortir de l’expérimentation animale.

Le Parlement européen a adopté à l’unanimité, en septembre 2021, une résolution pour sortir de l’expérimentation animale.

Signer l’ICE permettra de maintenir la pression sur l’Union européenne pour l’avènement d’une politique vraiment ambitieuse !

Nous devons encore trouver plus de 300 000 signatures

Onze pays, dont la France, ont atteint le seuil minimum de signatures, ce qui remplit le premier critère nécessaire à la réussite de l’ICE. Le deuxième critère est d’atteindre un million de signatures – sans compter les doublons. Nos eurodéputés sont d’accord avec nous, ils sont en faveur d’un plan d’action de sortie de l’expérimentation animale. Il ne reste que la Commission européenne à saisir. Nous comptons sur vous pour nous aider à atteindre ce but !

Avec déjà plus de 100 000 signatures (presque 200 % du seuil national), la France est en bonne place parmi les signataires. Mais l’heure n’est pas au relâchement, il n’y a plus une minute à perdre : d’autres pays sont allés encore plus loin. La Slovaquie en est à presque 250 %, la Finlande et l’Allemagne à presque 300 %, la Bulgarie a dépassé les 300 % et la République tchèque est sur le point d’atteindre 600 % de son seuil de signatures !

Et il en manque encore 300 000 pour atteindre le seuil minimal… Vous pouvez participer au changement pour les animaux utilisés dans les laboratoires !

Pour aider à sortir de l’expérimentation animale, vous pouvez signer l’ICE (si vous ne l’avez pas déjà fait) et encourager vos proches et vos réseaux à faire de même et à diffuser le lien http://savecrueltyfree.eu ou https://endanimaltesting.eu/fr ainsi que le QR Code.

Pour les motiver, vous pouvez expliquer à vos proches que le processus de signature est aujourd’hui très simple et se fait sans carte d’identité. Vous pouvez également leur rappeler que malgré les apparences, il ne s’agit pas d’une simple pétition, mais d’un processus politique qui pourra avoir un impact réel et profond.

Modèle de tweet à partager :

Modèle de message à partager sur vos autres réseaux sociaux, Facebook, Instagram, … :

Plus qu’un mois pour atteindre le million de signatures nécessaires à l’ICE #SaveCrueltyFreeCosmetics ! Sans elle, pas d’avancée possible contre l’#ExpérimentationAnimale. Signez, partagez, parlez-en à vos proches! http://www.savecrueltyfree.eu/ @onevoiceanimal #EndAnimalTesting

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !

Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !
18.07.2022
Opposons-nous au projet d’envoyer des macaques japonais croupir dans un zoo en Uruguay !
Animaux sauvages

One Voice relaie l’appel de son partenaire JAVA à empêcher l’envoi de macaques libres de la ville japonaise d’Otia dans un zoo uruguayen. Ensemble, empêchons ce transfert !

Edit au 26 août 2022

Grâce au travail de nos amis de JAVA et à la mobilisation internationale, Ōita annule son projet ! Les macaques libres de cette ville japonaise n’iront pas croupir dans un zoo uruguayen. Plus d’infos sur le site de notre partenaire (en japonais).

 

La ville d’Oita au Japon poursuit son projet visant à capturer des macaques japonais sauvages au Mont Takasaki (1) et à les donner au Bioparc « Washington Rodriguez Piquinela » en Uruguay, autrement dit à un zoo.

C’est lors du Tournoi japonais de la Coupe du monde de rugby 2019 que les discussions ont commencé. Oita, pour justifier la raison qui la pousse à donner des singes, a fournit une explication aberrante : « Nous aimerions que les singes relient nos deux pays et accroissent la renommée de notre ville. »… Sans commentaire.

Ce projet se heurtant à de nombreux écueils, notamment en matière de bien-être animal. Notre partenaire JAVA a envoyé le 23 mai 2022 un courrier au maire d’Oita l’enjoignant de procéder à l’annulation du projet, et a également adressé une lettre au gouverneur de la préfecture d’Oita, qui a le pouvoir d’accorder les permis de capture d’animaux sauvages, l’exhortant à ne pas en délivrer. Puis, le 29 juin, JAVA a demandé au gouverneur du département de Durazno, en Uruguay de refuser le don de singes.

Capturer et arracher à leur famille des macaques libres et les assigner à résidence, un non-sens!

Les macaques japonais vivent en groupes composés
d’environ 10 à 100 individus, centrés autour des femelles et des enfants. Ils mènent
des vies d’une grande complexité et très riches sur le plan social. Il est établi
que ce sont des animaux très intelligents, dotés d’une mémoire et de capacités
cognitives excellentes.

Ce projet arrachera des singes libres à leurs
groupes respectifs afin de satisfaire au nombre d’animaux requis pouvant être
élevés au zoo. En outre, les macaques japonais sont nomades. Leur rayon d’action s’étend sur
plusieurs dizaines de kilomètres carrés, voire jusqu’à cent kilomètres carrés
dans certains cas. Enfermer ces animaux dans un zoo leur causera une profonde
détresse émotionnelle et constitue une violence psychologique indéniable.

La capture et la détention requises pour pratiquer les tests de maladies infectieuses sont éprouvantes

La méthode actuellement envisagée pour capturer les
singes et les tester pour les maladies infectieuses consiste à les piéger dans
des cages de dix mètres carrés, à les transférer un par un dans des cages
individuelles pour les tester, et à les y enfermer pendant six semaines jusqu’à
la fin des tests. Ces animaux qui vivaient librement dans les montagnes se
retrouveront soudain pris au piège, séparés de leurs amis et prisonniers de
cages exiguës pendant de longues périodes. Ils seront en proie à la terreur, ne
sachant pas à quoi ils seront soumis ni s’ils seront tués.

Le transport constitue également une épreuve

Lorsque les animaux sont transportés par voie
aérienne, ils sont généralement placés dans la soute avec la cargaison. Ils sont
enfermés dans de petites cages, soumis au fracas des moteurs, à l’obscurité
totale, aux températures élevées en été et négatives en hiver, ainsi qu’à la peur
de ne pas savoir où ils vont débarquer. Il faut environ trente heures pour se
rendre du Japon en Uruguay par avion, environ un mois par mer. Ce à quoi s’ajoute le
temps de transport intérieur au Japon et en Uruguay. Voilà tout ce que ces
singes devront endurer! (2)

Ces situations démontrent que le transport a de
lourdes conséquences sur la santé physique et mentale des animaux et qu’il
s’agit d’une pratique extrêmement préoccupante relativement à leur bien-être.

C’est un gaspillage d’argent public

Oita a déjà obtenu un budget de 7 millions de
yens (environ 51000 euros) pour les frais de préparation tels que l’achat de
cages pour l’élevage. Il paraît que les frais de transport seront garantis pour le prochain exercice financier. Cependant, à cause de la crise de
la COVID-19, les finances de la ville sont dans une situation difficile. Il s’agit
donc d’un énorme gaspillage d’impôts.

Les Macaques japonais ne sont pas une espèce rare et sont tués à Oita

Pour commencer, les Macaques japonais ne vivent pas
uniquement dans la ville d’Oita, mais dans presque toutes les régions du Japon.
Ils ne sont pas une espèce rare et sont plutôt traités dans le pays comme des
« nuisibles » en raison des dégâts qu’ils causent aux cultures.
Ainsi, près de 20000 d’entre eux sont massacrés chaque année. Le nombre de campagnes
d’abattage dans la préfecture d’Oita, était de 341 en
2018.

Jusqu’en 2001, Oita a fourni les laboratoires en singes provenant du Mont Takasaki

De plus, de 1980 à 2001 environ, la ville a
capturé des singes du Mont Takasaki pour les envoyer à l’Université médicale d’Oita
(aujourd’hui l’Université d’Oita) à des fins d’expérimentation. À l’époque,
JAVA avait engagé des poursuites en justice contre la ville pour ces captures
illégales et publié une pétition. À la suite des nombreuses
critiques reçues, Oita a mis fin à cette pratique. Les humains ne devraient
plus jamais utiliser de singes à des fins égoïstes.

Nous nous demandons quel objectif poursuit la
ville d’Otia en voulant accroître sa notoriété en Uruguay. Si elle veut
augmenter sa popularité et approfondir son amitié avec ce pays, elle doit faire
appel à la culture, à la nature, etc., qui lui sont propres, et
donner aux citoyens la possibilité d’interagir les uns avec les autres, et non à des individus sentients.

Selon les médias, en 1977 Oita avait déjà fait un don de singes du
Mont Takasaki à un zoo de Rome. La ville ne doit pas répéter ce qu’elle
a fait il y a 45 ans.

Passez à l’action !

La ville d’Oita a répondu à JAVA qu’elle avait l’intention
de demander à la préfecture l’autorisation de capture vers le mois de septembre
de cette année. Nous vous remercions de votre coopération pour faire entre-temps
annuler ce projet, en écrivant très poliment aux autorités !

Au maire d’Oita

Merci de faire part de votre avis au maire d’Oita :
« N’envoyez pas les singes du Mont Takasaki en Uruguay ! », et
« Je demande à ce que le projet de don de singes à l’Uruguay soit annulé. »

Maire d’Oita, M. Kiichiro Sato
2-31 Niagemachi, Oita City, Oita Pref. 870-8504 Japan
kochokoho@city.oita.oita.jp

Au gouverneur du département de Durazno

Merci de faire part de votre avis au gouverneur du département de Durazno :
« N’acceptez pas les singes de la ville d’Oita ! »

Intendant de Durazno
Lic. Prof. Carmelo Vidalín Aguirre
intendente@durazno.gub.uy

(1) Il y a le jardin zoologique naturel de Takasakiyama (ouvert en 1953), géré par la ville d’Oita, au Mont Takasaki. Des singes sauvages y sont nourris dans le but d’attirer les touristes. Étant donné que le zoo et ses environs sont des zones où la capture est interdite, les singes destinés à être donnés devraient être capturés ailleurs.

(2) Les normes en vigueur relatives au transport d’animaux
sont les suivantes :

Traduit de l’anglais par Méryl Pinque

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet

Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet
13.07.2022
Pour les animaux détenus dans les delphinariums et cirques, One Voice sensibilise le public dans 13 villes en juillet
Exploitation pour le spectacle

En juillet, dans 13 villes de France, One Voice sensibilisera le public sur l’exploitation des animaux pour le divertissement, dans les cirques et delphinariums. L’association organise une action militante nationale coordonnée, le 16 juillet à Annecy, Antibes (où une manifestation aura lieu à proximité du Marineland), Lyon, Metz, Montpellier, Nantes (où un hommage au dauphin Aïcko mort à Planète Sauvage aura lieu), Rouen et Troyes, le 17 à La Rochelle et Sisteron, le 23 à Aix-en-Provence, le 24 à Lille, et le 30 à Strasbourg.

Pour One Voice, qu’ils soient marins ou terrestres, c’est dans leur milieu naturel que les animaux doivent être préservés et protégés.

Cirques et delphinariums : des lieux d’ennui et de souffrance intense

Les orques et dauphins mènent une vie misérable dans les bassins en béton des delphinariums, où ils souffrent tous cruellement de la captivité. Ils y meurent jeunes, malades, blessés et parfois rendus agressifs par l’ennui, la frustration et les innombrables privations. Nous appelons le public à nous rejoindre et à réclamer à nos côtés le transfert des cétacés captifs des deux derniers delphinariums en France, Planète Sauvage près de Nantes et Marineland Antibes, dans un sanctuaire marin.

Dans les cirques, les animaux sont maintenus dans la souffrance par leurs conditions de détention, par la violence du dressage, la fureur des spectacles, la dureté de l’itinérance.
Un calvaire sans fin qui fait dire à des spécialistes qu’il s’agit d’une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue. Beaucoup naissent et meurent dans un camion ; et disparaissent dans l’indifférence.

Une loi inaboutie et une campagne de plus de vingt ans

La loi contre la maltraitance animale est un pas en avant sur certains sujets, mais elle ne va absolument pas assez loin pour les animaux détenus et exploités pour le divertissement. One Voice continue donc son travail de sensibilisation du public à la réalité derrière les paillettes grâce à des images d’enquête et des procédures. Ses militants inciteront un maximum de personnes à ne pas se rendre dans ces lieux de misère animale, comme elle le fait depuis plus de vingt ans. C’est de cette manière qu’elle a contribué à faire en sorte que les chapiteaux et les delphinariums ferment les uns après les autres par manque de spectateurs.

Ces animaux à la dignité bafouée subissent tous le même sort épouvantable.
Pour eux, nous ne lâcherons rien.

Attention, avant de vous rendre sur place, veuillez consulter l’événement en ligne
mis à jour en direct pour vous assurer qu’il n’a pas été modifié.

Dép. VILLES Evénement Facebook Adresse Dates Horaires
13 Aix-en-Provence https://www.facebook.com/events/1439219893178530 Allées de Provence Le 23 juillet 10h30 à 12h30
74 Annecy https://www.facebook.com/events/358469066419147/ Carnot Le 16 juillet 14h30 à 16h30
6 Antibes https://www.facebook.com/events/540236677589677 1715, route de Nice Le 16 juillet 16h30 à 18h
17 La Rochelle https://www.facebook.com/events/586837823005366 Cours des Dames, Vieux port Le 17 juillet 15h à 17h
59 Lille https://www.facebook.com/events/2303900679763394 1, rue des Tanneurs Le 24 juillet 14h30 à 16h
69 Lyon https://www.facebook.com/events/1504208013330881 Porte des Enfants du Rhône
Parc de la Tête d’Or
Le 16 juillet 15h à 16h30
57 Metz https://www.facebook.com/events/477162744169050/ 64, rue Serpenoise Le 16 juillet 14h30 à 16h 30
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/599699914699651/ Place de la Comédie Le 16 juillet 10h30 à 12h
44 Nantes https://www.facebook.com/events/5499447786742538 Lieu à définir Le 16 juillet 16h à 18h
76 Rouen https://www.facebook.com/events/1217000419126750 Place du Général de Gaulle Le 16 juillet 14h30 à 16h
5 Sisteron https://www.facebook.com/events/560755435453390/ Plan d’Eau des Marres Le 17 juillet 10h30 à 13h
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/574302834134367 Place du Corbeau Le 30 juillet 10h30 à 12H
10 Troyes https://www.facebook.com/events/385590263541291/ 71, Rue Emile Zola Le 16 juillet 15h30 à 18h

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler

À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler
12.07.2022
France
À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’expérimentation animale fait rigoler
Expérimentation animale

Pour tester des techniques de chirurgie vétérinaire, l’École nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) utilise des juments et des chevaux « expérimentaux », qui ne connaitront jamais rien d’autre que l’expérimentation animale. Dans une vidéo publiée en 2021 dans un article de l’EnvA, on entend le personnel rire de bon cœur alors que l’un de ces chevaux est en pleine chirurgie expérimentale.

Image : Capture d’écran de la vidéo S1 du papier « Balloon catheter occlusion of the maxillary, internal, and external carotid arteries in standing horses »

Suite à la publication de certains messages virulents sur les réseaux sociaux contre l’école vétérinaire, le personnel voire les étudiants, nous appelons à faire preuve de mesure et à rester dans l’absolue non-violence, comme nous l’avons toujours fait. Les insultes, menaces et injures n’aideront jamais les animaux ni les combats que nous menons ensemble. Merci à vous.

L’utilisation de l’expérimentation animale en recherche vétérinaire est un sujet complexe : est-ce acceptable d’utiliser des animaux pour développer des médicaments et des procédures chirurgicales pour d’autres animaux ? La question se pose avec cette étude de l’EnvA, publiée en février 2021, qui teste la faisabilité de l’occlusion de diverses artères chez des chevaux et des juments debout, dans l’idée d’avoir une solution moins risquée que l’anesthésie générale pour traiter les chevaux et les juments atteintes de mycose des poches gutturales, une maladie grave.

De la chirurgie expérimentale à la table d’anatomie

Cette même question se pose beaucoup moins quand on sait que les animaux utilisés pour la première phase de l’étude ne présentaient aucune maladie – alors même que la deuxième phase de l’étude a testé la procédure sur des juments et des chevaux malades, avec l’accord de leurs « propriétaires », dans le but de les soigner.

C’étaient donc quatre juments et quatre chevaux non malades, « expérimentaux », qui n’avaient rien demandé mais qui ont eu la malchance d’avoir été élevés pour ça. Pour l’étude qui nous intéresse, ces individus ont subi des actes chirurgicaux invasifs à deux reprises, au niveau du cou, du visage ou de la gencive.

Après leur utilisation dans ces chirurgies expérimentales, tous les animaux ont été tués pour être utilisés dans le cadre de l’apprentissage de l’anatomie équine. À croire que les méthodes alternatives pour la formation spécialisée (telles que les simulateurs ou les applications en réalité augmentée) n’ont pas encore réussi à s’imposer en France.

Attention les images sont dures.

L’expérimentation animale fait rire

Évidemment, les opérations chirurgicales ne se passent pas toujours comme prévu – ce qui est tout aussi vrai pour les chirurgies expérimentales. Le « cheval 4 » a donc subi calmement la première chirurgie, mais a montré des signes d’anxiété et d’accélération de sa respiration pendant la deuxième chirurgie, allant jusqu’à bouger de manière incontrôlée malgré le sédatif.

L’article fournit un extrait vidéo de ce moment de la chirurgie. Attention, les images sont dures. Évidemment, elles sont dures parce qu’il s’agit d’une chirurgie. Mais elles sont d’autant plus dures à regarder quand on sait que ce cheval allait parfaitement bien avant d’être obligé de subir cette intervention, et qu’il a été tué quelques jours plus tard. Surtout, la fin de la vidéo (après que l’occlusion de l’artère est relâchée et que le chirurgien est sorti du champ de la caméra), où l’on entend les rires du personnel, est tout à fait indécente.

Comme si les manifestations d’angoisse et les troubles neurologiques de cet individu prêtaient à rire. Décidément, l’expérimentation animale alimente une conception bien particulière des animaux.

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye

Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye
11.07.2022
Tiercé de cochons : lettre au maire de Vabres l’Abbaye
Exploitation pour le spectacle

Nous avons reçu des images et vidéos du 46ème tiercé de cochons de Vabres l’Abbaye. Elles donnent à voir des cochons hurlants, exposés à la foule et au bruit et forcés à avancer le plus rapidement possible… Nous avons écrit au maire.

Monsieur Frédéric Artis
Maire de Vabres l’Abbaye
Hôtel de Ville
12400 Vabres l’Abbaye

Vannes le 11 juillet 2022

Monsieur le Maire,

Nous avons été alertés par l’organisation du 46ème tiercé de cochons le 3 juillet dernier à Vabres l’Abbaye.

En notre qualité d’association ayant pour objet notamment de protéger et de défendre les animaux et l’environnement, nous sommes préoccupés par le traitement qui leur est réservé.

Les images et vidéos qui nous ont été communiquées montrent des cochons hurlants, exposés à la foule et au bruit et forcés à avancer le plus rapidement possible. Les animaux sont clairement désorientés et ne comprennent absolument pas ce qui est attendu d’eux.

Soumettre volontairement les animaux à un tel niveau de stress dans un but purement récréatif est cruel et contraire à l’éthique. Les cochons, qui sont pourtant des animaux aux capacités cognitives et sensibles extraordinaires, sont ici réduit à des numéros.

Un tel évènement a des répercussions grave sur le public et notamment sur les enfants. Les cochons sont considérés comme des objets de divertissement, sans aucune considération pour leurs besoins ou leurs désirs. Ce spectacle est à rebours de l’éducation de générations futures au respect de leur environnement et des individus avec qui elles le partagent.

Aucune tradition ne saurait légitimer la maltraitance animale. Cette situation ternit assurément l’image de Vabres l’Abbaye qui dispose par ailleurs d’un intérêt culturel incontestable. La célébration de la fête du village ne doit pas s’effectuer au détriment du respect des animaux.

C’est pourquoi, nous vous demandons de renoncer, à l’avenir, à l’organisation des tiercés de cochons, en privilégiant des évènements plus éthiques.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’assurance de notre parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux

Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux
09.07.2022
Union européenne
Des dizaines de milliers de souris sont toujours tuées pour le botox ! One Voice exige l’interdiction des tests sur les animaux.
Expérimentation animale

La Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), dont One Voice est membre, a révélé que des dizaines de milliers de souris sont tuées dans des tests de botox d’une grande cruauté en dépit de l’existence de tests sans animaux. Le 9 juillet, l’ECEAE organise une Journée européenne d’action et demande à l’autorité responsable, la Direction européenne de la qualité du médicament & soins de santé (EDQM), de supprimer ce test de la réglementation.

La toxine botulique (appelée « botox ») est une neurotoxine utilisée à des fins cosmétiques comme l’élimination des rides du visage, mais aussi dans le cadre d’applications médicales. Chaque lot est testé sur des souris dans le test dit « DL50 ». Différentes doses de cette substance sont injectées dans l’abdomen de groupes de souris afin de déterminer la quantité à partir de laquelle la moitié des animaux décède. Le poison paralysant les muscles respiratoires, les souris meurent par suffocation alors qu’elles sont pleinement conscientes. En 2011, le fabricant américain Allergan a reçu l’approbation de son test cellulaire. En raison des protestations continues émanant de l’ECEAE et d’autres associations de protection animale, les sociétés Merz et Ipsen ont également remplacé la plupart de leurs tests sur animaux, mais ce combat n’est pas terminé.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

«Il est inacceptable que des animaux, des êtres sentients, soient encore soumis à une mort atroce pour un produit largement utilisé à des fins cosmétiques malgré la disponibilité de technologies non animales.»

Les résumés non techniques accessibles au public ont montré que des tests de botox pratiqués sur 22 440 souris ont été approuvés par l’Allemagne en 2021. En 2019, 46 800 souris (chiffre pouvant s’élever jusqu’à 150 000 au cours des années précédentes!) ont été utilisées dans des tests de botox rien qu’en Allemagne. En 2019 et 2020, des projets impliquant l’utilisation de toxine botulique sur des rongeurs et des oiseaux ont été approuvés en France pour étudier différentes pathologies des muscles ou de la douleur ou modéliser le botulisme aviaire. En Europe, l’Irlande a longtemps été le pays pratiquant le plus de ces tests. Les statistiques officielles de 2020 révèlent que 100 848 souris ont été soumises à ce qu’on appelle des tests de puissance par lot, très probablement de botox. 92 887 souris ont été tuées à cette fin en 2019, 138 846 en 2018 et 192 015 en 2017. La réduction est donc visible mais, aux yeux de l’ensemble des membres de notre coalition, quel que soit le nombre de souris sacrifiées, il est inacceptable.

La Pharmacopée européenne, qui réglemente les tests par lots de produits à base de botox, autorise un certain nombre de tests sans animaux mais également le fameux test DL50 sur les souris. L’ECEAE prie instamment l’autorité de régulation EDQM de le supprimer de la Pharmacopée afin de mettre un terme aux souffrances atroces qu’il inflige aux animaux.

Chaque année, début juillet, notre coalition organise une Journée d’action contre les tests de botox pratiqués sur les animaux afin de marquer la première approbation réglementaire, en 2011, d’un test éthique de culture cellulaire de botox.

L’ECEAE soutient également l’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics » visant à éliminer progressivement l’expérimentation animale dans son ensemble. Un million de signatures doivent être recueillies d’ici le 31 août pour que la Commission européenne agisse. Nous comptons sur vous!