Derrière une pluie de chiffres, la réalité pour les animaux dans les laboratoires en France

Derrière une pluie de chiffres, la réalité pour les animaux dans les laboratoires en France

Derrière une pluie de chiffres, la réalité pour les animaux dans les laboratoires en France
10.03.2023
France
Derrière une pluie de chiffres, la réalité pour les animaux dans les laboratoires en France
Expérimentation animale

Des dizaines de milliers de souris, de poissons, près de 200 chiens et plus de 130 primates ont subi des expériences « sévères », et des dizaines de milliers de lapins ont enduré des procédures dites « modérées » en France en 2021… C’est ce que nous avons découvert à la lecture des classeurs du ministère de la Recherche. Ces chiffres, en hausse par rapport à l’année précédente, sont consultables sur le site dédié de One Voice.

De la souffrance en général…

La proportion de procédures dites « sévères » est particulièrement haute dans notre pays. Alors qu’elle est d’une sur dix dans l’Union européenne, elle s’élève à une sur sept en France. On nous répond parfois que ce serait parce que l’Hexagone juge avec moins d’intransigeance que d’autres pays les gravités des expériences…

Mais sur quoi se base cette argumentation ? Sur rien. Et tous les membres de l’Union européenne disposent bien des mêmes exemples dans l’annexe de la directive sur les différents niveaux de gravité… Manifestement, la réalité est difficile à assumer dans les couloirs du ministère.

Des lignées génétiquement modifiées et une souffrance accrue

Entre 2015 et 2020, on comptait une centaine de protocoles classés au plus haut niveau de gravité pour la création et le maintien de lignées d’animaux génétiquement modifiés (AGM).

En 2021, ce sont plus de 15 500 souris qui apparaissent dans les déclarations, dont la quasi-totalité pour un seul établissement. L’explication ? C’est ce lieu qui fournit des souches d’AGM aux autres… Admettons. Mais cela n’explique pas pourquoi le nombre d’individus mis au monde avec des modifications génétiques leur occasionnant les pires douleurs a tant augmenté. Sur ce point, le silence du ministère est assourdissant.

Et cette démultiplication n’est pas près de s’arrêter car pour 2022 et 2023, on sait déjà qu’au moins deux projets ont été validés, autorisant chacun l’utilisation de plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de souris dans les années à venir, pour créer de nouvelles lignées d’animaux qui vivront un vrai supplice…

Plus de 150 000 lapins

Parmi tous ceux qui ont le malheur de passer entre leurs murs, les laboratoires ont un « goût » toujours davantage marqué pour les lapins. En 2021, ces derniers étaient plus de 150 000 à avoir enduré des tests, et la quasi-totalité à avoir été tués.

Pire : les procédures leur occasionnant des douleurs dites « modérées » continuent d’augmenter. 54 000 d’entre eux ont été utilisés pour la production de produits à base de sang. Et ce protocole ne risque pas de s’arrêter puisqu’il a reçu une autorisation pour avoir recours à 87 500 individus en 2022.

19 000 lapines ont quant à elles été génétiquement modifiées pour produire une protéine dans leur lait. Des expériences considérées comme « légères » et qui, là encore, ont de beaux jours devant elles, avec un projet de création de nouvelles souches approuvé pour produire ce type d’anticorps en 2022.

Les poissons-zèbres, des victimes au nombre exponentiel

Si les poissons-zèbres ne sont pas aussi nombreux que les lapins dans les établissements français d’expérimentation animale, leur nombre ne cesse de croître et ils font l’objet de plus en plus d’expériences « modérées » et « sévères ». En 2021, ils sont respectivement 23 000 à avoir ainsi enduré les premières pour des tests de toxicologie et d’écotoxicologie qui n’étaient par ailleurs même pas obligatoire ; et 15 000 à avoir subi les secondes pour étudier les « maladies animales ».

Difficile de savoir à quoi tout cela était censé servir, mais ce qui est sûr, c’est qu’une foule de poissons-zèbres en ont souffert, la capacité des poissons à ressentir la douleur ne faisant plus débat depuis longtemps…

Et puis il y a les chiens et les primates

Enfin, près de 200 chiens et plus de 130 primates ont eux aussi subi des procédures « sévères ». Parmi eux, 40 chiens ont été utilisés pour tester la toxicité de médicaments humains, tandis qu’une quinzaine de primates ont été victimes de complications inattendues.

Ces chiffres peuvent paraître anecdotiques au regard des millions d’animaux expérimentés en France chaque année, mais ils sont en réalité très importants quand on sait que la France fait partie des pays qui, en Europe, réalisent le plus de tests sur les chiens et les primates.

Une fois de plus, il a fallu s’armer de patience pour obtenir les dernières données détaillées de l’expérimentation animale. Nous ne céderons sur rien et continuerons à les diffuser, afin que chacun puisse savoir ce qu’il se passe derrière les portes des laboratoires français. Tous les chiffres de 2015 à 2021 sont disponibles sur notre site consacré aux analyses des données ministérielles.

Plus de 1.7 millions de citoyens de l’UE réclament la fin du commerce de la fourrure

Plus de 1.7 millions de citoyens de l’UE réclament la fin du commerce de la fourrure

Plus de 1.7 millions de citoyens de l’UE réclament la fin du commerce de la fourrure
02.03.2023
Europe
Plus de 1.7 millions de citoyens de l’UE réclament la fin du commerce de la fourrure
Exploitation pour la Mode

L’Initiative citoyenne européenne Fur Free Europe a pris fin plus tôt que prévu, après avoir remporté le soutien de plus de 1,7 millions de citoyens de l’UE. À présent, il est temps pour la Commission européenne d’agir et d’interdire cette pratique barbare dans toute l’Union européenne.

Lancée le 18 mai 2022 avec l’objectif d’atteindre un million de signatures en un an, l’ICE appelait l’UE à interdire les élevages d’animaux à fourrure et la mise sur le marché des produits en fourrure issus de ces élevages. Elle a atteint son objectif en moins de dix mois avec le soutien de plus de 80 associations militantes européennes, dont plusieurs comme One Voice, sont membres de la Fur Free Alliance. Hier soir, l’ICE a été officiellement close et les signatures vont maintenant être envoyées pour validation conformément au processus avant d’être présentées à la Commission européenne.

En tant que représentante française de la Fur Free Alliance, One Voice estime que le nombre de signatures recueillies envoie un message très clair de la part des citoyens de l’UE à la Commission européenne : l’élevage d’animaux à fourrure doit cesser. Cette pratique n’est pas seulement cruelle, elle est aussi mauvaise pour l’environnement et soulève de graves problèmes de santé publique comme le prouvent les centaines d’épidémies de COVID-19 chez les visons d’élevage.

À ce jour, les responsables politiques de quatorze États membres dont l’Italie, la France, l’Estonie, la Lettonie et l’Autriche, ont interdit l’élevage d’animaux à fourrure. Les sondages d’opinion continuent de montrer que la population y est opposée, et un nombre croissant de détaillants s’engagent à ne plus utiliser de fourrure, comme en témoigne le succès du programme Fur Free Retailer.

« Je suis ravi que l’ICE Fur Free Europe ait recueilli autant de signatures et je tiens à remercier toutes les personnes qui ont travaillé très dur afin qu’un tel résultat soit possible. Le message envoyé à la Commission européenne est on ne peut plus clair : il est temps de mettre un terme à cette barbarie et de déclarer la fourrure révolue dans l’ensemble de l’Union européenne », a déclaré Joh Vinding, président du conseil d’administration de la Fur Free Alliance (FFA).

L’Initiative a recueilli un million de signatures en sept mois, battant tous les records et faisant de cette ICE l’une des plus réussies de l’histoire avec 1 701 892 signatures finales dix mois après son lancement. Ce nombre record de signatures est la raison de sa clôture anticipée et représente un puissant message à l’adresse de la Commission européenne.

La prochaine phase du processus, qui durera trois mois, est la validation des signatures par les États membres. Ensuite, la Commission européenne doit prendre l’ICE en considération et fournir une réponse dans les six mois.

À l’occasion d’une réunion du Conseil de l’Union européenne (Conseil Agriculture et Pêche) en juin 2021, les Pays-Bas et l’Autriche ont présenté une note d’information, soutenue par la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg et la Slovaquie, demandant à la Commission européenne d’interdire l’élevage d’animaux à fourrure. L’appel à proscrire cette pratique au sein de l’UE pour des raisons de bien-être animal, de santé publique et de considérations éthiques a été soutenu par un total de douze États membres lors des délibérations sur ce document.

  • Les besoins comportementaux complexes des animaux sauvages comme les visons d’Amérique, les renards et les chiens viverrins ne peuvent être satisfaits dans les fermes à fourrure.
  • Les élevages d’animaux à fourrure présentent également un risque inacceptable pour la santé animale et humaine, comme en témoigne la pandémie de COVID-19. Des centaines d’élevages de visons à travers l’Europe et l’Amérique du Nord ont été touchés par des épidémies de coronavirus, entraînant l’abattage massif des animaux, et de nouvelles variantes du virus se sont révélées avoir été transmises du vison à l’humain. Une récente épidémie de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) chez des visons d’élevage en Espagne a suscité un regain d’inquiétude en matière de santé publique.
  • Les élevages d’animaux à fourrure ont un impact environnemental majeur étant donné que le traitement et la teinture de la fourrure nécessitent l’utilisation de produits chimiques toxiques. En matière de pollution des sols par les métaux toxiques, la production de fourrure se classe parmi les cinq industries les plus polluantes. Elle représente également une grave menace pour la biodiversité indigène. Des visons d’Amérique et des chiens viverrins échappés des élevages ont établi des populations dans la nature et sont considérés comme des espèces exotiques envahissantes (EEE) ayant des impacts négatifs importants sur la faune indigène européenne.
  • Plus de 1500 détaillants, dont Gucci, Adidas, H&M et Zara, se sont engagés pour un avenir sans fourrure et ont rejoint le programme Fur Free Retailer.

En mars, One Voice se mobilise pour les loups

En mars, One Voice se mobilise pour les loups

En mars, One Voice se mobilise pour les loups
01.03.2023
France
En mars, One Voice se mobilise pour les loups
Animaux sauvages

Bien qu’appartenant à une espèce protégée, les loups en France connaissent une double peine : ils sont victimes de braconnage en plus des tirs subis pour calmer les éleveurs ! One Voice se mobilise tout au long du mois de mars pour informer le public sur ces massacres.

174. C’est le nombre de loups qui pourront être abattus cette année en toute légalité. Pourtant, on en dénombre seulement 921 en France actuellement. Jusqu’au XVIIIe siècle, ils étaient entre 15000 et 20000. Ils ont déjà été exterminés une fois et, dans les faits, l’État fait tout pour les éradiquer à nouveau.

Les loups, des animaux injustement mal-aimés

Ces animaux intelligents évoluent au sein d’une cellule familiale dans laquelle le rôle de chaque membre est déterminé pour favoriser la survie et l’éducation des louveteaux.

Ils jouent un rôle clé pour la biodiversité et aident notamment au développement de la flore et des forêts : avec le retour des loups, les populations d’herbivores doivent désormais se déplacer à une fréquence plus élevée, passant moins de temps à manger, laissant le temps à la flore de se régénérer.

N’en déplaise aux chasseurs de la Drôme qui demandent à tuer les sangliers, trop nombreux selon eux, et se plaignent parallèlement de ne plus en avoir assez à chasser quand les loups se montrent plus efficaces qu’eux…

Des tirs inefficaces pour protéger des animaux destinés à l’abattoir

Des autorisations de tirs sont accordées facilement par les préfets, sans vérifier si les mesures de protection des troupeaux sont mises en place de manière correcte et effective. Opposée à ces tueries, One Voice ne comprend pas pourquoi ce minimum légal n’est jamais respecté !

En effet, aucune étude ne prouve que tuer des loups réduirait leur impact sur les troupeaux. C’est même l’inverse ! Des travaux scientifiques menés dans l’État du Michigan publiés en 2018 ont conclu que les tirs de loups pouvaient donner lieu à une fausse impression de baisse de prédation. La situation peut même empirer, la meute déstabilisée par la perte d’un membre opérant dès lors de manière désorganisée.

Pour les loups, One Voice en justice

Par définition, les tirs doivent en théorie rester exceptionnels, puisqu’il s’agit là d’une dérogation à la protection des loups. Pourtant, les arrêtés préfectoraux sont des copiés/collés, dont les justifications sont souvent vagues et stéréotypées. Au 27 janvier 2023, 2436 autorisations d’abattage sont donc en vigueur, pour tuer… 174 loups.

Pour faire cesser ces persécutions, One Voice s’est mobilisée auprès des juges : plusieurs années de suite au Conseil d’État d’abord, en demandant l’annulation des arrêtés ministériels fixant les conditions et le nombre de loups pouvant être abattus, puis devant divers tribunaux administratifs pour faire annuler des arrêtés autorisant des tirs mortels.

Si nos arguments ont été entendus par le tribunal administratif des Alpes-Maritimes qui a annulé l’arrêté, les autres ont pour le moment refusé de reconnaître l’urgence à protéger les loups…

Au 27 janvier 2023, deux loups ont déjà été mis à mort (dont un braconné) selon les chiffres officiels. Ces données doivent néanmoins être prises avec précaution. Le tableau n’ayant pas été mis à jour depuis un mois, il est très probable que ce bilan sordide soit en réalité plus élevé…

Pour eux, One Voice se mobilise tout au long du mois de mars. Nos militants seront donc à Saint-Maime le 5 mars ; le samedi 11 mars à Manosque et Nantes ; mais aussi à La Rochelle, Lyon
et Paris où ils élargiront la thématique également à la chasse ; à Besançon, les référents des antennes militantes de Haute-Marne et de Savoie/Haute-Savoie se joindront au cortège collectif à l’appel du Pôle Grands Prédateurs et du Collectif Loup Massif du Jura ; le 18 février, cela se passera à Lille, Nice, Troyes, Angers ; le lendemain à Bordeaux. Enfin, notre action se clora le 25 sur les actions de terrain à Aix-en Provence, Avignon et Langres.

Ci-dessous, les détails à ce jour. Il est possible que de nouvelles villes se joignent au mouvement, par exemple Caen et Tours. L’action nationale répertorie toutes les antennes locales militantes de One Voice participantes. Veillez donc à la consulter avant de vous rendre sur place, car les événements peuvent être modifiés à la dernière minute.

DPT VILLES/ DATE ÉVÉNEMENT EN LIGNE LIEU DE L’ÉVÉNEMENT HORAIRE
04 Saint-Maime 05/11 https://www.facebook.com/events/193363959966919/ Chemin du Fosson, parc de la Gare 10h-14h
05 Manosque 11/03 https://www.facebook.com/events/712633990506417/ 42, rue Grande 9h-13h
06 Nice 18/03 https://www.facebook.com/events/694235115774386/ Place Masséna 14h-16h
10 Troyes 18/03 https://www.facebook.com/events/112215665049853/ 71 Rue Émile Zola 15h-17h30
13 Aix-en-Provence 25/03 https://www.facebook.com/events/1209820216593851/ Allées de Provence 10h30-12h
17 La Rochelle 11/03 (loups et chasse) https://www.facebook.com/events/505658638355742 Place de l’Hôtel de Ville 14h-17h
33 Bordeaux 19/03 https://www.facebook.com/events/697216785468039 Place de la Comédie 14h-17h
44 Nantes 11/03 https://www.facebook.com/events/1268619497111153 Place Royale 15h-17h
49 Angers 18/03 https://www.facebook.com/events/182532021142227 Rue Lenepveu 14h-17h30
52 Langres 25/03 https://www.facebook.com/events/906999283840624 Adresse à confirmer 14h-19h
52 Besançon 11/03 (antennes One Voice de Haute-Marne et de Savoie/Haute-Savoie) https://www.facebook.com/events/3420688851502805/ Communiqué commun – du parking Battant à la préfecture du Doubs 14h30-17h
59 Lille 18/03 https://www.facebook.com/events/758151802564894 Rue des Tanneurs 15h-17h
69 Lyon 11/03 (loups et chasse) https://www.facebook.com/events/580911230129398 Place Saint-Jean 13h30-16h
75 Paris 11/03 (loups et chasse) https://www.facebook.com/events/1854218414927666 Place de l’Hôtel de Ville 13h-15h
84 Avignon 25/03 https://www.facebook.com/events/904637383995467 Place du Change 10h-12h

Mise à jour du 8 mars 2023: ajout de l’événement d’Avignon.

Le braconnier d’oiseaux condamné! One Voice victorieuse

Le braconnier d’oiseaux condamné! One Voice victorieuse

Le braconnier d’oiseaux condamné! One Voice victorieuse
28.02.2023
Var
Le braconnier d’oiseaux condamné! One Voice victorieuse
Animaux sauvages

Le délibéré de l’affaire du braconnier de rouges-gorges et fauvettes est tombé le soir même de l’audience au tribunal de Toulon, hier 27 février 2023. L’octogénaire a été condamné et des centaines d’oiseaux sont donc épargnés dans l’opération! Nous sommes extrêmement heureux de cette décision.

L’homme, habitué à enfreindre la loi depuis des années et récidiviste a été mis face à ses actes pendant l’audience: les photographies des oiseaux retrouvés morts après avoir été piégés, trompés par les sons de leurs congénères diffusés via un magnétophone, ont été montrées, et elles étaient très éloquentes. La présidente l’a souligné. Les inspecteurs de l’Office français de la biodiversité qui avaient dressé le procès-verbal de l’infraction et que l’accusé a tenté de corrompre, étaient, quant à eux, très émus à la barre.

Du braconnage au chantage, il n’y a qu’un pas.

À l’audience, le prévenu aura tenté de faire valoir qu’il avait appris à chasser les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire avec son grand-père (comme si cela était plus excusable…) et qu’il ne pouvait s’en passer.

Sans complexe, l’accusé a même donné au tribunal le certificat d’un médecin que la présidente a lu à haute voix, dans lequel ce dernier a prétendu que le vieil homme avait besoin de chasser des petits oiseaux tant pour son équilibre psychologique que pour son apport en protéines! Et que l’en priver pouvait le conduire à une grande détresse psychologique, voire au suicide. La présidente a dit être scandalisée par un tel certificat, soulignant qu’un médecin n’avait pas à menacer le tribunal ni à faire du chantage au suicide.

Une peine à la hauteur des faits!

Il a reçu une belle correction de la part de la justice: six mois d’emprisonnement avec sursis simple, mille euros d’amende délictuelle et cinq cents d’amende contraventionnelle, la publicité du jugement à ses frais pendant deux mois (mairie, revue et site internet) ; le retrait du permis de chasse et l’interdiction de délivrance pendant trois ans; l’interdiction de détention d’armes pendant trois ans et, enfin, la confiscation des scellés.

Les petits oiseaux, en France, quand ils ne sont pas victimes de la famine, gênés par les sons et la luminosité des espaces urbains, ou encore pris dans la glu et autres pièges des chasses traditionnelles, sont souvent braconnés. Nous nous félicitons de cette décision, qui enfonce le clou de notre engagement contre une France qui tue ses oiseaux.

L’acharnement contre la faune sauvage captive sanctionné par le Conseil d’État

L’acharnement contre la faune sauvage captive sanctionné par le Conseil d’État

L’acharnement contre la faune sauvage captive sanctionné par le Conseil d’État
22.02.2023
France
L’acharnement contre la faune sauvage captive sanctionné par le Conseil d’État
Animaux sauvages

Depuis plus de cinq ans, nous luttons sans relâche devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation des arrêtés adoptés successivement par le ministère de la Transition écologique concernant la faune sauvage captive. Vendredi dernier, le 17 février, nous avons obtenu une nouvelle victoire avec l’annulation partielle d’un arrêté qui encourageait le trafic et l’élimination d’animaux sauvages.

Depuis des années, nous constatons que le ministère de la Transition écologique s’acharne à adopter des textes qui ne protègent absolument pas les animaux sauvages de la misère et de l’exploitation.

Un premier recours gagné il y a cinq ans

En 2018, sous couvert de vouloir simplifier la réglementation sur la faune sauvage captive, ce dernier a adopté un arrêté qui permettait toutes les dérives et tous les excès, en prévoyant un régime de détention facilité des animaux sauvages, notamment des petits, et en ne tenant pas compte des connaissances scientifiques à leur égard. Bien évidemment, accompagnés de nos partenaires, nous l’avions attaqué devant le Conseil d’État et en avions obtenu l’annulation partielle.

Trois ans après, le gouvernement récidivait !

Le ministère, bien loin de suivre la décision de 2020, a adopté un nouvel arrêté en mars 2021, qui indiquait cette fois-ci que les animaux nés dans les élevages n’étaient pas pris en compte dans le calcul des effectifs tant qu’ils étaient juvéniles.

Ce dédain manifeste pour les lois et les décisions de justice est particulièrement choquant. Une nouvelle fois, le texte ouvrait la voie à la détention et au trafic des petits d’animaux sauvages, comme les tigreaux ou les lionceaux, et poussait les éleveurs à se débarrasser des jeunes avant qu’ils aient atteint l’âge adulte. Forts de ces constatations, nous avons immédiatement déposé un recours, seuls cette fois-ci, en demandant l’annulation partielle de cet arrêté de la honte.

Après une lutte sans relâche, le Conseil d’État a annulé vendredi dernier l’article 3 de l’arrêté de 2021. Ainsi, les nouvelles naissances d’animaux sauvages devront être prises en compte dans le calcul des effectifs, ce qui évitera une augmentation du trafic et l’élimination des petits. Cette décision est un véritable soulagement et – soyons optimistes – devrait mettre fin à de longues années de combat devant les juridictions administratives.

Pour autant, nous gagnons une bataille mais pas encore la guerre : un nouvel arrêté ministériel doit être adopté dans les prochaines semaines pour appliquer les nouvelles règles. Nous y veillerons scrupuleusement et n’hésiterons jamais à saisir les tribunaux pour faire entendre et respecter la voix des animaux !

Bouquetins du Bargy tués en 2019 : la justice donne raison à One Voice en appel

Bouquetins du Bargy tués en 2019 : la justice donne raison à One Voice en appel

Bouquetins du Bargy tués en 2019 : la justice donne raison à One Voice en appel
22.02.2023
Haute-Savoie
Bouquetins du Bargy tués en 2019 : la justice donne raison à One Voice en appel
Animaux sauvages

Quatre ans après, la justice tranche : les bouquetins abattus l’ont été illégalement. Et l’État s’entête pourtant à continuer de tuer ces animaux chaque année. Notre recours déposé contre l’arrêté de 2022 est toujours en cours. Jamais nous n’abandonnerons les bouquetins du Bargy.

C’est un signal positif pour les bouquetins du massif du Bargy que nous avons reçu en ce mois de février (quasiment quatre ans après les faits) ! Ces dernières années, en Haute-Savoie, les arrêtés préfectoraux autorisant des abattages n’ont cessé de pleuvoir. Rien ne semble arrêter les autorités, ni l’inefficacité de ces tirs, ni le fait que ces animaux sont protégés par la convention de Berne…

Une victoire a posteriori qui entérine nos positions et encourage pour l’avenir

En 2019, le préfet avait autorisé la capture et l’« euthanasie » de 50 bouquetins séropositifs à la brucellose et ordonné l’abattage indiscriminé de 20 autres, cédant à la pression d’éleveurs inquiets de supposés risques de contamination de leurs vaches.

Nous avons bien entendu volé au secours de ces animaux agiles. Après un malentendu au tribunal administratif de Grenoble sur notre intérêt à agir, qui a mené au rejet de notre demande d’annulation de l’arrêté préfectoral sans décision sur le fond, la cour administrative d’appel de Lyon nous a cette fois donné raison. Elle a ainsi non seulement demandé l’annulation de l’arrêté de 2019 contre lequel nous nous battions, mais a aussi déclaré que tout abattage de bouquetins sans dépistage préalable n’était pas « la solution la plus satisfaisante pour atteindre les objectifs qu’il poursuit tout en préservant cette espèce protégée ».

Arrêtés à venir : la vigilance reste de mise

Nous nous réjouissons de cette décision qui montre la voie vers un traitement plus juste des animaux sauvages. Pour que les bouquetins cessent d’être victimes de massacres, nous continuerons à nous mobiliser comme nous le faisons depuis 2013.

En mai 2022, nous sommes notamment parvenus à faire suspendre avec nos partenaires un arrêté qui prévoyait la mise à mort de 170 individus. Et cet automne, nous nous sommes dressés contre l’abattage d’une soixantaine d’animaux, débuté dès le lendemain de la publication de l’arrêté. Confrontés à ce passage en force, nous n’avons pas pu déposer de référé dans les temps (les tribunaux étant fermés le week-end, et l’arrêté publié vendredi en fin de journée). La préfecture, quant à elle, s’est empressée d’abroger son arrêté avant l’audience en urgence. Le recours en annulation suit son cours, nous attendons une date d’audience.

Ensemble, nous persisterons à attaquer les arrêtés qui s’en prennent aux bouquetins du Bargy, dans l’espoir que la justice rendra de plus en plus de jugements en leur faveur. Et si possible, avant que les animaux en question aient été tués…

Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice

Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice

Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice
22.02.2023
France
Les tours de passe-passe du Nouveau Cirque Triomphe en partie condamnés par la justice
Exploitation pour le spectacle

Dans ces affaires à ramifications familiales labyrinthiques, les circassiens auront déployé l’intégralité de leurs talents de bonimenteurs. Et si les magouilles des Gougeon leur ont permis de retomber cent fois sur leurs pieds, cette fois, ils ont échoué – en partie – à passer à travers les mailles du filet de la justice, grâce à une enquête de One Voice de plusieurs années. Celle-ci nous a menés dans tous les cirques de cette famille, partout en France, et jusque dans l’échoppe d’un taxidermiste qui fait de l’import-export de produits issus d’animaux sauvages, l’un des plus gros trafics de la planète.

Photo : Tarzan, Alexandre Blanchon/Tonga Terre d’Accueil

Les tribunaux correctionnels (TC) de Bourgoin-Jallieu et de Bobigny ont (enfin) traité les dossiers que nous leur avions soumis en 2021… Nous réclamions une sanction exemplaire pour le trafic mené par les Gougeon, notamment au Nouveau Cirque Triomphe, mais aussi au Cirque de Paris (où nous avons obtenu la saisie de Jon, Patty, Marli, Céleste et Hannah), Cirque Idéal et Italiano, où la famille de dresseurs sévit aussi.

Nous avions clairement établi que les animaux étaient détenus illégalement par les divers membres de la famille. Ici, c’est chez Joseph et Stéphane Gougeon, mais aussi chez Guy Mordon, un oncle, mis en cause dans l’affaire (de nombreuses fois repoussée puis traitée à Bourgoin-Jallieu), que de la reproduction avait cours, et qu’un lion finissait dans la boutique d’un vendeur d’animaux « naturalisés » du tout-Paris, un commerce très lucratif.

Nos avocats avaient rassemblé et exposé sur un plateau nos preuves obtenues à l’occasion d’une enquête ayant démarré en 2018. Pourtant, la justice en a décidé autrement. Elle n’a pas tenu compte de l’essentiel. Une occasion manquée.

Tarzan, le lion placé qui cache les autres

Plusieurs lions étaient détenus sans certificat de capacité et ont été soi-disant placés dans le cirque de Mordon sans que celui-ci ait non plus ces autorisations ; l’identification de Jon, le lion squelettique et mutilé, déjà saisi et placé par nos soins dans un refuge des mois auparavant, était attribuée à Tarzan dans le recueil de suivi des animaux du Nouveau Cirque Triomphe… Sous la pression de notre travail sans relâche, Tarzan avait été placé au même endroit que Jon, chez Tonga Terre d’Accueil.

De tout cela, le tribunal de Bourgoin-Jallieu n’a retenu dans sa décision du 20 février 2023 que le fait que Tarzan était détenu illégalement. Seul Stéphane Gougeon est condamné pour détention non autorisée d’animal d’espèce non domestique, à quatre mois de prison avec sursis et des dommages à verser. Les faits n’ont pas été retenus contre Joseph Gougeon. Quant à Guy Mordon, il a été relaxé.

L’affaire dans l’affaire : à vingt mille euros la peau de lion… seulement une tape sur les doigts

Enfin, nous avions retrouvé le taxidermiste non agréé qui travaillait pour le compte du revendeur chez qui Joseph Gougeon avait déposé une dépouille de lion en 2019, avions mené l’enquête et déposé plainte. Le prévenu a été entendu lundi 20 février par la justice. Il avait reconnu sa culpabilité (audience en CRPC). Mais le tribunal de Bobigny a décidé de classer l’affaire sans même entendre nos arguments.

Ces décisions, nous les respectons tout en les déplorant. Signe des temps : l’état de droit, exsangue, doit procéder à des choix, faits au détriment des voix que nous portons. Cependant, rien ne nous arrêtera pour que nos concitoyens, quelle que soit leur place dans la société, sachent ce qu’endurent les animaux dans notre pays. Nous n’en avons pas fini avec notre combat pour les défendre contre l’exploitation, le dressage et la captivité dans les cirques.

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon

Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon
21.02.2023
France
Nous réclamons justice pour les rouges-gorges et les fauvettes à tête noire braconnés. Audience le 27 février à Toulon
Animaux sauvages

Un homme est accusé d’avoir tué de très nombreux rouges-gorges et fauvettes à tête noire de novembre 2017 à octobre 2020. De sinistres faits de braconnage dont il serait en plus récidiviste. One Voice portera la voix des oiseaux victimes de ces actes le 27 février au tribunal judiciaire de Toulon.

En septembre 2022, One Voice s’était déjà portée partie civile dans l’affaire d’un agriculteur retraité qui avait tué pas moins de 20 à 25 rouges-gorges par jour pendant des années et en faisait un commerce juteux. Il avait été condamné.

Ce 27 février, ce sera pour réclamer justice pour des rouges-gorges et des fauvettes à tête noire que nous nous rendrons au tribunal judiciaire de Toulon. Les faits dont le prévenu est accusé sont graves. Non seulement il aurait tué ces pauvres oiseaux durant une très longue période, de novembre 2017 à octobre 2020, mais en plus il aurait déjà été condamné pour cette activité morbide! Par ailleurs, il est également accusé d’avoir utilisé un magnétophone pour tromper et attirer les oiseaux ce qui est… prohibé.

La possibilité qu’un homme tout juste condamné ait pu retourner commettre les mêmes actes de barbarie à peine sorti du tribunal est choquante. Il serait alors difficile de penser que les autorités aient fait tout ce qu’elles pouvaient dans cette affaire pour protéger de futures victimes éventuelles. Et ce n’est pas si surprenant quand on sait le peu d’importance qu’elles accordent aux oiseaux.

Pas plus tard qu’en octobre 2022, le ministère de l’Écologie remettait en place les chasses traditionnelles pour piéger les alouettes, contre les dernières décisions du Conseil d’État et de la Cour de justice de l’Union européenne, et alors même que les oiseaux comptent parmi les espèces les plus durement touchées par la sixième extinction de masse. Pour ces animaux, rien ne semble jamais définitivement gagné et chaque victoire est durement arrachée, comme lorsque le Conseil d’État avait enfin jugé la chasse à la glu illégale en 2021. Contre le braconnage non plus, nous ne céderons rien!

Parce qu’il n’est pas normal que des braconniers puissent impunément tuer des milliers d’oiseaux chaque année, parce que chacun de ces individus mérite de vivre, One Voice réclame que soient prises de vraies mesures dissuasives et de vraies sanctions en cas de condamnation.

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances

Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances
15.02.2023
France
Février 2023 : nouveaux chiffres de l’expérimentation animale. Toujours plus d’animaux et de souffrances
Expérimentation animale

Chaque année, les chiffres de l’expérimentation animale tardent à se faire connaitre. Ce 14 février 2023, les données de l’année 2021 viennent d’être publiées par le ministère de la Recherche et seront bientôt consultables sur les graphiques interactifs du site web spécialisé de One Voice. Sans grande surprise, le nombre d’utilisations d’animaux ne diminue pas alors que les expériences impliquent de plus en plus de souffrances.

Cette année encore, l’enquête statistique est arrivée plus d’un an après la fin de l’année concernée. Ce genre de retard serait facilement excusable s’il n’était pas si fréquent : entre l’absence de mise à jour du vade mecum des inspections des laboratoires par le ministère de l’Agriculture malgré nos demandes, et l’absence de suites données à des problèmes graves et répétés, on est en droit de se demander si tout cela est bien pris au sérieux.

Un nombre d’animaux qui ne diminue pas

Depuis le milieu des années 2000, les chiffres de l’expérimentation animale restent à près de deux millions d’utilisations par an*, encore et toujours scandaleusement hauts. Après une baisse trompeuse en 2020 du fait des confinements, on revient en 2021 au nombre habituel : 1,9 million sur l’année.

Les buts des recherches n’ont pas changé : 90 % d’entre elles sont réparties entre la recherche fondamentale ou appliquée, les tests réglementaires de toxicité et la production de sang, d’anticorps et d’autres substances corporelles.

Toujours plus de souffrances

Pire : la douleur des animaux ne cesse d’augmenter. Les expériences classées « légères » sont en diminution depuis 2015, alors que les expériences « modérées » sont de plus en plus nombreuses**. C’est particulièrement vrai pour les lapins, dont le nombre total et les souffrances sont surpassés chaque année.

Et avec 14 % d’expériences dites « sévères », la France reste championne en ce domaine, qui implique une angoisse et/ou des douleurs importantes et durables. Cela concerne notamment les poissons-zèbres, dont le nombre a été multiplié par six depuis 2015, et dont un quart des utilisations en 2021 sont des procédures de cette magnitude.

Encore des chats, des chiens, des primates…

Comme les années précédentes, plus de 1000 utilisations de chats, plus de 4000 utilisations de chiens et plus de 3500 de primates sont recensées en 2021. Seul élément donnant un vague espoir : le nombre de chiens élevés sélectivement pour être myopathes diminue encore en 2021, pour atteindre quinze individus.

Quant aux primates, presque tous sont des macaques à longue queue, représentants d’une espèce en danger d’extinction pour lesquels nous nous battons au niveau international également. Plus de 600 sont des macaques « F1 », ce qui veut dire que leurs parents ont été capturés dans la nature…

À quand les chiffres de 2022 ?

L’analyse de la base de données européenne ALURES révèle que l’utilisation de plus de quatre millions d’animaux a été autorisée en 2022 en France – plus du double des années précédentes ! Même si cela s’explique probablement par le fait que les laboratoires surestiment largement le nombre d’animaux utiles à leurs projets pour éviter des complexités administratives, cela suggère surtout une absence totale de volonté de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Autre point inquiétant : parmi ces autorisations accordées en 2022, six animaux sur dix devront endurer des expériences « modérées », et près de deux sur dix des procédures « sévères ». Des proportions encore plus élevées que celles de l’année 2021.

Qu’est-ce qu’une expérience modérée ? C’est par exemple le fait d’implanter des électrodes dans le crâne de macaques avant de leur imposer de rester plusieurs heures par jour pendant des mois dans des chaises de contention pour mesurer ce qui se passe dans leur cerveau. Et sévère ? Ce peut être l’infection de cochons avec des virus qui leur infligent des maladies pulmonaires graves, pour produire des vaccins dans le but de conserver la rentabilité des élevages face aux grippes porcines et autres affections qui génèrent des pertes économiques.

Nous demandons au minimum l’exemplarité des autorités sur le respect des textes en vigueur – notamment une transparence réelle de ce qui se passe dans les laboratoires de notre pays – et l’élaboration d’un vrai programme de sortie de l’expérimentation animale en France et en Europe, parallèlement à un vrai financement du développement des méthodes de recherche sans animaux. Il est urgent de respecter la directive européenne.

Les chiffres de l’expérimentation animale en France


* Certains animaux sont comptés plusieurs fois s’ils sont réutilisés dans différents projets au cours de la même année. Mais le taux de réutilisation général étant très bas, le nombre d’animaux utilisés n’est pas loin du nombre d’utilisations recensées.

** La réglementation classifie les souffrances des animaux en quatre catégories : « sans réveil » (expériences entièrement sous anesthésie qui se terminent par la mise à mort de l’animal), « légère », « modérée » et « sévère ». Des exemples de chaque catégorie sont disponibles sur notre site web dédié.

Après les renards pendus… les renards empaillés ?

Après les renards pendus… les renards empaillés ?

Après les renards pendus… les renards empaillés ?
15.02.2023
Aisne
Après les renards pendus… les renards empaillés ?
Animaux sauvages

Traqués toute leur vie, humiliés jusque dans la mort : les renards subissent un acharnement insupportable, entretenu par l’État et les chasseurs, qui conduit aux pires abjections. Le 8 février, One Voice a reçu un nouveau signalement de profanation d’un cadavre, empaillé cette fois-ci, et exposé à la vue de tous dans le village de Blérancourt (02).

Mais qu’ont fait les renards pour subir un tel acharnement ?

Après les corps pendus de Dracy-Saint-Loup et de Vallet, nous avons reçu, le 8 février, le témoignage d’un promeneur choqué après être tombé nez à nez avec une dépouille abandonnée au bord d’une route de campagne dans l’Aisne.

Ce renard étant toujours présent plusieurs semaines plus tard, notre témoin s’est approché, et a pu constater que celui-ci était vraisemblablement… empaillé. Quelle explication à cet acte insensé, sinon la volonté pure et simple de faire régner la terreur dans les campagnes ?

La responsabilité de l’État et des chasseurs dans la multiplication de ces actes est immense : à force d’entretenir sciemment la haine de ces cousins des chiens, pourtant intelligents et sociables, indispensables au maintien de la biodiversité, ils ont laissé libre cours aux actes les plus abjects.

Car pour les renards, la vie ne se résume aujourd’hui qu’à une fuite permanente face à des chasseurs avides de les exterminer. Leur obsession pour ces animaux n’a d’égale que la cruauté des méthodes employées pour les tuer.

Les renards peuvent, bien entendu, être chassés à tir pendant la saison de chasse. Comme les blaireaux, ils peuvent également être déterrés à même leurs terriers : des chiens sont envoyés sous terre et, une fois les goupils et leurs petits acculés, les chasseurs creusent des trous dans le sol pour les en extirper à l’aide de pinces avant de les tuer, parfois à l’arme blanche, parfois au fusil, mais toujours en riant face à la douleur de ces animaux agonisants.

Mais le massacre ne s’arrête pas là. Classés « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » dans de nombreux départements, ils peuvent aussi être piégés par des instruments de torture qui n’ont plus rien à faire dans nos campagnes (pièges à œufs, pièges à lacet ou pièges en X), mais qui jonchent les sols des forêts et font de nombreuses victimes collatérales.

Et comme si cela ne suffisait pas, les préfets autorisent régulièrement des battues administratives, au cours desquelles les renards peuvent être massacrés, mais également leurs petits. Il n’y a décidément aucune limite à la cruauté.

Face à la multiplication de ces événements, nous alertons à nouveau le maire, le préfet et l’Office français de la biodiversité : au nom des renards, au nom de la sécurité de nos campagnes, agissez pour identifier les coupables, les punir et mettre un terme à ces actes ignobles ! Avec nous, signez la pétition pour que les renards soient retirés de la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ex-« nuisibles »).